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 Civilisation et environnement familier [Valéria]

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Isabeau Lazarë
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MessageSujet: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mar 26 Aoû 2008 - 16:28

Isabeau redécouvrait totalement la ville de Diantra après de nombreux mois d'absence. Elle avait passé une saison entière au cœur de la forêt Anaëh et jamais encore elle ne s'était rendue compte à quel point la compagnie d'inconus lui était essentielle. Mais ce petit séjour qu'elle n'avait absolument pas prémédité lui avait fait le plus grand bien. Elle se sentait pleine d'une énergie nouvelle qu'elle avait hâte de dépenser.

Durant ces "vacances" qu'elle avait nommées "Voyage de l'Esprit", elle n'avait fait qu'un avec la nature, se nourissant de la chasse et des fruits des arbres et autres végétaux, s'abreuvant de l'eau pure des ruisseaux qui abondaient dans une forêt aussi humide que celle d'Anaëh. Mais pourquoi y avait-elle passé tant de temps? La réponse résidait en une rencontre qu'elle avait faite en passant dans la forêt alors qu'elle n'était là que pour la traverser. Elle avait donc rencontré un animal, un predateur immense aux dents aiguisées dont elle ne se rappelelait plus le nom. Elle l'avait combatut aux cotés d'un hybride en sa compagnie au moment où le monstre l'avait attaquée. Un combat acharné avait fait rage et Isabeau crut plusieurs fois que sa fin était arrivée. Cet adversaire avait été bien plus rapide et puissant qu'elle ne l'avait imaginé. Elle l'avait hautement sous-estimé. Quoi qu'il en soit, cet animal avait offert sans le vouloir une fantastique leçon de vie à la jeune femme qui s'en était sortie avec une affreuse blesssure à la jambe. Le pire pour avait été le fait qu'elle ne s'en serait probablement pas sortie si l'hybride n'avait pas combattu à ses côtés. Sa fierté en avait pris un coup et une fois sa jambe soignée, elle avait décidé de rester un moment seule avec elle même pour recouvrer sa force mentale du temps où elle avait fait son apprentissage de guerrière. Cette force était "la clef de la réussite ou de l'echec d'un combat", lui avait enseigné son maitre. Avec le temps, elle avait manqué de rigueur et l'avait perdue.

Les pendules étaient donc aujourd'hui remises à l'heure et elle se sentait plus puissante que jamais, elle était sortie de la forêt une semaine plus tôt et avait commencé par marcher jusqu'au village le plus proche où elle s'était procurée un cheval. Elle avait ensuite chevauché jusqu'a Diantra, ville qu'elle n'avait plus revu depuis un moment. Elle y était parvenue le jour même. Après avoir déambulé dans le dédale de rues, le soir tombé, elle était entrée dans une auberge sombre qu'elle avait jugée parfaite pour une éventuelle action.Assise seule à une table dans un cion reculé de l'auberge, Isabeau observait les clients d'un oeil vif tout en sirotant une bière. Elle se sentait parfaitement dans son élément: l'ambiance était électrique. L'endroit semblait être le repaire de bandits et autres malfrats et avec un peu de chance, l'ambiance passerait du stade tendu à celui d'explosif. Elle ne voulait pas rater cela.
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Valeria
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mar 26 Aoû 2008 - 16:59

Pour ce qui est de Valeria, la civilisation était son truc. Elle était d'ailleurs trèèès civilisée, on vous en assure. Les méandres des quartiers mal famés des cités étaient sa maison : elle en connaissait les recoins, les coutumes, les choses à éviter et les opportunités à provoquer. Comme un poisson dans l'eau, elle reconnaissait un garde à cent mètres, sentait presque un dealer à l'odeur et avait, en plus de ça, la tête de l'emploi. C'est d'un pas calme qu'elle entra dans la taverne, emmitoufflée dans sa cape, capuchon rabaissé. A sa ceinture, le fourreau d'une rapière qu'elle avait sans doute volé quelque part. Ce n'était pas vraiment une arme de pauvre. Pour autant, elle ne semblait pas essayer de se cacher.

Elle baissa son capuchon, et certains se tournèrent vers elle pour envoyer des regards plutôt hostiles. Elle était assez discrète pour qu'on ne la reconnaisse pas vraiment, si ce n'était de visage... Pourtant, son air maladif n'inspirait pas confiance, d'autant moins avec la récente épidémie de peste. On avait d'ailleurs failli la mettre en quarantaine. Ca aurait été problématique.

Ses yeux marron firent le tour de la salle. La capacité d'observer en un coup d'oeil l'entièreté des occupants d'une pièce était une nécessité dans ce milieu. La présence d'un garde aurait causé, soit une retraite discrète, soit une prudence encore accrue. Comme si elle n'était pas encore assez paranoïaque. Bien sûr, elle nota la présence de la jeune femme isolée, assise à la table habituelle de la voleuse, qui n'avait pas vraiment l'air d'être du coin. Valeria n'était pas sociable. D'un autre côté, les étrangers étaient des pigeons. C'était de notoriété publique : fallait déjà être con pour s'incruster dans une taverne aussi miteuse sans être du coin et espérer en sortir en vie. Elle allait donc faire un beau geste. La lui sauver avant que quelqu'un de moins magnanime ne se charge de l'égorger après l'avoir violée. Ou l'inverse...

Valeria s'approcha donc de quelques pas et tira la chaise qui était face à Isabeau.


"Un petite partie de dés, ça vous tente ? Ca vous donnera l'air intégré. Les types de la deuxième table à gauche vous ont déjà repérée... Avec intérêt. S'ils voient que c'est moi qui m'occupe de vous, ils passeront à autre chose."

En effet, quatre types qui jouaient aux cartes dans leur coin avaient jeté des regards plutôt appuyés à Isabeau. Et à sa poitrine. Et, bien sûr, à sa bourse. Mais ça, Valeria l'avait repérée aussi. Mieux valait, après tout, que ce soit elle qui la vole plutôt qu'eux. D'un autre côté, ce n'était pas sûr qu'ils abandonnent pour la cause. C'était juste une excuse bidon qui marchait avec les bonnes poires qui s'étaient trompées de taverne.
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Isabeau Lazarë
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mar 26 Aoû 2008 - 17:37

Isabeau avait repéré la femme qui vint lui parler quand elle était entrée. La première chose qu'elle avait remarqué avait été les regards que les occupants de la taverne lui avaient jetés. Isabeau ignorait qui elle était exactement mais elle voyait en elle quelque chose d'étrange, un air maladif qui poussait tout individu normal à en rester bien éloigné pour éviter tout ennui. Mais Isabeau ne cherchait pas à les éviter, au contraire. Si elle avait été attirée par cette auberge c'était pour l'unique fait qu'elle grouillait d'individus aux intentions douteuses. Ces gens là étaient dans leur monde ici et la jeune femme savait qu'en tant qu'inconnue elle se ferait obligatoirement remarquer dans un lieu comme celui là. C'était inévitable. Soit on attendrait qu'elle se trouve dans une impasse sombre pour la dépouiller, soit on l'attaquerais directement à la taverne.

Cette deuxième possibilité s'imposa lorsque Valeria vint l'aborder. De ses mots ressortait des intentions tout à fait honorables mais de son regard, Isabeau ne lisait que l'envie de la détrousser. Le court instant qu'elle accorda à la détailler en s'attardant à peine une seconde sur sa bourse, attachée à sa ceinture lui confirma sa certitude. Isabeau c'était trop souvent faite avoir pour ne pas remarquer ce genre de détail. La femme avait l'air... douée et reconnue dans son petit monde de voleurs. Elle laissait d'ailleurs implicitement entendre que les quatre hommes savaient qui elle était. Rien n'était sûr pour Isabeau et elle resta dans le doute quelques infimes secondes, le temps qu'il lui fallait pour élaborer une stratégie d'attaque. Elle fut d'abord tentée d'assouvir la pulsion en elle qui l'empêchait de laisser qui que se soit la sous-estimer. Après tout, avait-elle l'air que quelqu'un qui s'était égaré? Elle était sûre d'elle et à aucun moment elle n'avait manifesté la moindre crainte envers les occupants de la taverne. Que cette femme puisse croire qu'elle ne pourrait pas se débrouiller face à ces trois lourdeaux lui était insupportable. Elle domina cependant des instincts primitifs pour opter pour la voie de l'intelligence et de la manigance, la voie de la sagesse et du machiavélisme, la voie qui lui permettrait d'obtenir ce dont elle avait envie. En un mot, la meilleure voie.

Isabeau leva les yeux sur Valeria et lui adressa un sourire naïf tout en lui faisant signe de prendre place.

-
Volontiers, j'en serais tout à fait ravie ! elle se pencha sur la table d manière à se rapprocher de la jeune femme et lui chuchota: Entre nous, je n'était pas particulièrement rassurée à la vue de tous ces gens douteux.

Elle sourit et se redressa, croisa les jambes et but une gorgée et bière en observant avec plus d'attention la femme qu'elle avait devant elle, restant aussi naturelle qu'elle pouvait l'être, changeant progressivement l'air assuré qu'elle avait en arrivant en une admiration fictive envers sa "sauveuse"
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Valeria
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mar 26 Aoû 2008 - 18:19

Valeria se méfiait des sentiments qu'arboraient les autres à son égard. En vérité, elle se méfiait de tout. C'était une habitude, aussi ne tint-elle aucun compte de la reconnaissance d'Isabeau. Décrochant sa cape, elle la posa sur le dossier de sa chaise et s'assit sur celle-ci, pour se mettre à fouiller pendant quelques secondes dans l'une de ses poches. Alors qu'elle sortait trois dés et une pièce, elle baissait légèrement le visage pour renifler discrètement et passer un doigt sous son nez, comme pour le nettoyer de façon superficielle : geste certes peu élégant, mais effectué de façon rapide et subtile, ce qui atténuait largement cette atteinte à son apparence déjà suffisament miteuse comme ça. Néanmoins, si ses fringues étaient plutôt pourris, elle semblait propre au niveau corporel, notamment des cheveux relativement bien coiffés. Une sorte d'ultime sauvegarde d'une dignité depuis longtemps perdue.

"On commence avec un écu..."

Elle leva les yeux vers Isabeau, un sourire aux lèvres. Le genre de sourire sans humour ni joie. Les sourires convaincants et sincères n'avaient pas illuminé son visage depuis longtemps... Peut-être même n'y étaient-ils jamais apparus, en vérité.

"... Je ne voudrais pas vous ruiner tout de suite. Ca vous sauverait la vie, mais ça mettrait la mienne en danger."


Oui, elle avait un humour particulier, qui ne la faisait même pas rire. Derrière, l'un des types se pencha sur son camarade et chuchota quelque chose d'inaudible à cette distance, ce qui arracha à l'autre un rire gras et bruyant. Le genre de rire qui ne présage rien de bon : Valeria, qui leur tournait le dos, le savait, mais cela ne l'empêcha pas de calmement pousser les dés vers son adversaire sans avoir l'air de s'en soucier outre-mesure.

"A vous l'honneur."

Ils n'allaient sans doute pas tarder à venir chercher la merde. C'était même couru d'avance, en fait.
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Isabeau Lazarë
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mar 26 Aoû 2008 - 19:10

Isabeau observait les attitudes de Valeria avec une grande attention
et gardait également un œil en biais sur les quatre maraudeurs qui
commençaient à s'agiter d'après leur excitation si forte qu'Isabeau
pouvait presque la palper du bout des doigts. Elle resta cependant
impassible, faisant mine de ne rien remarquer, soucieuse de garder son
image de femme naïve et facile à duper. Elle sortit un écu de sa
bourse, - faisant tinter les pièces d'or, histoire d'aider les voleurs
à se décider à l'attaquer - le posa sur la table puis sourit et attrapa
les dés que Valeria lui tendait. Après les avoir vigoureusement secoués
avec un air d'intense concentration, elle les jeta sans ménagement sur
la table. Un seul tomba à l'endroit voulut, les autres s'éparpillèrent
sur le parquet poussiéreux de la taverne.


Jeune femme
se leva et marcha autour de la table, à la recherche de ses dés. C'est
ce moment que choisirent les voleurs pour se lever et lui faire face en
ricanant, convaincus qu'Isabeau était faite comme un rat. Celle-ci,
pour ménager son effet de surprise, avait pris soin de camoufler son
épée sous sa cape. La première chose qu'elle vit d'eux fut un gros plan
de quatre paires de pieds puisqu'elle s'était courbée pour chercher les
dés. Elle se redressa lentement, tentant tant bien que mal de dessiner
une forme de peur sur son visage. Peur pourtant inexistante. Elle était
plutôt très joyeuse et excitée à l'idée d'un bon combat. Elle renonça à
son air effrayé après deux minutes de face à face et récupéra son
visage résolu et sur de lui avec une teinte de moquerie. Pour finir, un
sourire carnassier se forma sur son visage.

Les hommes
n'avaient encore rien dit et elle vit la surprise dans leur regard
quand elle changea soudain d'attitude. Elle finit par prendre la parole.

- Que puis-je pour vous messieurs ?

Ils ricanèrent devant la résolution étonnante de cette jeune femme frêle et délicate. Le plus imposant des quatre - manifestement le chef de la bande - s'avança, les bras croisés sur la poitrine, regardant Isabeau de haut.

- Deux possibilités s'offrent à toi : Tu peux nous donner immédiatement ton or ou bien t'y refuser. Dans le premier cas tu partira indemne, dans le deuxième, les choses risquent de bien mal tourner pour toi, au delà de tout ce que tu peux imaginer.

Isabeau sourit largement et le défia du regard. Elle n'attendait que ça, qu'il essaye de lui faire du mal, de la violer, de la tuer. Seulement il ne le savait pas, la personne qu'il pensait être une victime deviendrais bientôt son tortionnaire. L'assassin assassiné. Effet de surprise. Dans l'immédiat, elle resta immobile à le regarder calmement. Il aurait bientôt une réponse, inutile de perdre du temps avec les mots. Pourtant, elle ajouta un petit effet théatral à la scène.

- Tu as oublié une troisième possibilité.
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Valeria
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mar 26 Aoû 2008 - 21:15

Valeria eut un léger soupir nasal en regardant le dé, l'air presque triste. Un peu de sang coula encore de sa narine gauche, vers sa lèvre supérieure, et elle l'essuya d'un air agacé. Juste après, elle se tournait sur sa chaise pour s'y placer latéralement, se doutant que les choses allaient mal finir. Pourquoi les étrangers devaient-ils toujours chercher les ennuis ? Dans un endroit pareil, en plus. Elle aurait pu se faire braquer pacifiquement, mais non.

L'un des types, un petit maigre du genre crasseux, s'approcha un peu d'Isabeau, un sourire carnassier aux lèvres.


"Ouaaais ! La troisième, c'est qu'tu t'décide à passer une nuit avec moi... T'vas voir, beauté, nous on n'est pas des bourges mais on en a..."

Pour appuyer son propos, il tira la langue, la faisant tourner entre les quelques dents qui lui restaient et l'agitant pour "exciter" Isabeau. Et à propos de beau, c'était justement vraiment pas beau à voir.

"Et toi, la pouilleuse, t'en penses quoi ? T'es avec nous ou avec l'étrangère ?", dit un autre, à destination de Valeria.

Sa loyauté était limitée. Pour tout dire, elle n'existait pas. L'opportunité de partager les gains avec ces messieurs était plutôt alléchante, compte tenu de sa situation financière actuelle. Elle essuya encore son nez, eut un léger toussottement qu'elle réprima à moitié, cachant sa bouche à l'aide de la paume de sa main. Son regard croisa la bourse de la jeune femme, puis remonta vers ses yeux. Elle pesait le pour et le contre.

"Tu rigoles, Gerd ? J'bosse pas avec ça. Elle va réussir à nous refiler sa saloperie. Laisse-la crever dans son coin. Pas comme si elle était dangereuse, hein."

Valeria n'avait aucune dignité, et très peu de fierté. Malgré tout, ça ne faisait jamais plaisir... Et elle pourrait toujours braquer la touriste ensuite. Le combat n'était pas vraiment son truc. Prendre la défense de quelqu'un, certainement pas non plus. Malgré tout ça, elle se releva doucement, laissa ses bras le long du corps pour se mettre face aux quatres types, pas loin d'Isabeau. Un regard à moitié fou se fixa sur eux. Un regard qui reportait toute sa haine sur ces quatre personnes, et qui se concentra pour le moment sur leur chef.

"J'aurais accepté l'offre. Partagé en cinq, c'est un peu minable, mais j'avais rien d'autre de prévu... (elle regarda celui qui l'avait insultée, et son ton monta légèrement) Vous devez toujours faire chier..."


Ca montait. Sa mâchoire se serra, et elle dégaina doucement un poignard de sa botte, provoquant une réaction défensive de la part des autres qui hésitaient à se battre en pleine taverne. Ses muscles étaient tendus, nerveux, presque tremblants. Petit à petit, sa respiration s'était accélérée, son regard était devenu encore plus noir.


"Je me serais chargée de la nouvelle. Y'aurait eu aucun blessé ! Je veux blesser personne. Putain, y'a des dizaines de débiles dans son genre qui trainent dans les rues, pourquoi vous choisissez forcément celle de ma taverne ?... (le ton monta encore, sur le ton du reproche) Pourquoi, hein ?!"

Valeria toussa encore une fois, fermant à moitié les yeux. Plus ou moins calmée par ce rappel à l'ordre de son corps, et lentement, elle leva un bras et remonta sa manche pour passer le fil de sa lame dessus, afin d'y faire une petite entaille qui la souillerait de son sang.


"...Ca pue la merde, patron ! Allez, on se les fait !"

Armés de matraques et de dagues, ils les dégainèrent malgré les protestation du tavernier. En un éclair, Valeria avait tendu le bras tenant la dague de lancer, l'envoyant sur l'un des voleurs, le visant au bras droit. Elle ne tuait pas, mais l'impact lui refilerait sans doute la maladie qui la rongeait de l'intérieur. Qu'importe ! Si elle vivait avec, il le pourrait aussi. Juste après, elle dégainait sa rapière de l'autre main - la gauche, donc, étant gauchère -, prête à accueillir le prochain.

Le chef, armé d'une lourde matraque, fonça quant à lui sur Isabeau, la brandissant afin de tenter de la frapper au niveau de la tempe.


[HJ : j'ignore si on peut gérer les PNJs dans les combats, mais je pense que vu que ce sont des pouilleux complets qui doivent avoir une puissance à 10-15, ça doit passer. Après tout c'est surtout pour faire un truc de notre rp. :D]
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Isabeau Lazarë
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mer 27 Aoû 2008 - 9:41

Jamais Isabeau n'aurait imaginé - pas même une seconde - que cette femme, voleuse parmi les voleuses, combattrait à ses côtés. A vrai dire, elle s'était imaginée qu'elle resterais de côté sans moufter. Évidemment, ils semblait plutôt logique qu'elle ne souhaite pas partager la bourse d'Isabeau en cinq, elle devait être de ceux qui n'aiment pas faire équipe avec des lourdeaux tels que ces quatre là. Quoi qu'il en soit, elle était là, prête à se battre, réduisant nettement le taux d'excitation d'Isabeau qui avait espéré avoir à se débrouiller seule. Oui, elle aimait la bataille, elle adorait son épée et encore plus la sortir de son fourreau pour l'utiliser. Le plus intéressant était de défier quelqu'un de son niveau d'armes mais ils étaient rares, malheureusement. Elle devait donc se contenter de ces minuscules amuses-gueule. C'était mieux que rien après tout.

Le temps pendant lequel Isabeau analysa la situation suffit pour qu'une première victime vienne s'agiter sous sa lame. Le chef fonçait sur elle, brandissant un imposant gourdin. Elle sourit, il était si lent. Elle s'écarta à l'ultime seconde tout en tirant son épée hors de son fourreau en un délicieux chuintement de lame. Elle fit une profonde entaille sur le flan de l'homme qui perdit l'équilibre dans sa surprise. Le sol en trembla sous cette masse de muscles.

Isabeau resta dos à lui, la pointe de son épée touchant le sol. Il allait repasser à l'action, elle le savait. Effectivement, elle le sentit prendre quelque chose sous sa veste - un poignard probablement - et se relever avec difficulté. La jeune femme se retourna au moment où il levait son arme pour la lui planter dans le dos et lui administra un coup violent sur la tête avec le pommeau de son épée. Assommé, hors de combat, il tomba à ses pieds.

-
Et d'un, chuchota Isabeau pour elle même.

Elle rangea son épée dans son fourreau et se baissa pour tira deux dagues de chacune de ses bottes. En un mouvement d'une grande rapidité, elle les envoya toutes deux en direction d'un deuxième bandit. Elles atterrirent au niveau de ses manches, le clouant au mur sur lequel il avait été propulsé. Elle s'avança vers lui et l'assomma avant de récupérer ses dagues qu'elle rangea à leur place.

- Et de deux.

Isabeau se tourna vers Valeria, espérant s'en faire un troisième mais celui-ci fonçait déjà sur sa "coéquipière". Tans pis, elle aurait d'autres occasions. Elle se contenta de se rassoir à sa chaise après avoir ramasé les dés. Elle constata soudain que la taverne était devenue étonament silencieuse. Tout le monde avait regardé le combat sans bouger, les yeux ébahis. "Héhé, vous ne vous attendiez pas à une telle fin." Elle était tout à fait satisfaite de sa prestation même si elle se décida à changer de lieu, tout le monde ici savait qu'elle pouvait parfaitement se défendre, plus de surprise possible mais elle avait le temps, elle resterait pour le moment.

[HJ: Je pense que ça ira comme ça. Ca risque de devenir compliqué si on fait des PNGs pour ces débiles ^^]
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Valeria
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mer 27 Aoû 2008 - 10:19

Valeria fit un pas de côté tout en levant le bras droit, détournant la dague de son ennemi à l'aide du bracelet protecteur qu'elle y portait, sous sa tunique. Plutôt que de lui planter sa rapière dans la gorge comme elle en aurait eu l'occasion, elle se contenta de la placer juste à un centimètre de sa pomme d'adam avant de l'y arrêter. Son regard mauvais resta fixé sur le type qui s'était figé, réhaussant encore l'agressivité de sa respiration accélérée.

"Va ramasser tes potes. Vire-les d'ici et ramène moi la bourse de ton patron et ma dague. T'as dix secondes."

Elle lui laissa son arme, et l'observa, la rapière à la main, alors qu'il s'exécutait, relevant ou aidant les quatres abrutis. Puis, il envoya la bourse en question, très mince, mais qui permettrait au moins de boire un coup et de manger à leurs frais ce soir. C'était un dédommagement correct pour la nuisance qu'ils avaient apporté. Une fois qu'elle eut récupéré l'argent et sa dague de lancer, qu'elle rangea dans l'un des fourreaux planqués dans ses hautes bottes, elle revint vers la table d'Isabeau. Dans le même temps, son regard s'était porté sur le tavernier, à qui elle envoya la bourse du voleur.

"Ton meilleur vin, et autant à manger que possible pour cette somme."

Oui, elle dépensait tout direct... Et stockait la nourriture en en mangeant un maximum d'un coup, ce qui permettait de tenir plus longtemps, au cas où elle n'aurait rien pour le lendemain. Elle se rassit donc, rapière rangée.

"J'aurais dû me mettre avec eux. Quelqu'un qui se bat comme ça doit avoir pas mal de fric... Surtout si se battre l'amuse. T'es venue faire quoi dans la région ?"

Elle la fixa de son regard mauvais, presque inquiétant, alors qu'elle remontait sa manche pour mettre à nu l'entaille qu'elle avait fait près de son poignet. Bien qu'elle ne l'avait pas montré... Ca faisait mal. Elle se contenta néanmoins d'utiliser un mouchoir en tissu, déjà taché de sang noirci depuis longtemps, pour éponger la blessure qui était relativement bénigne. Intérieurement, elle se reprocha de faire autant de cinéma et de se faire mal à elle-même pour des conneries...
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Isabeau Lazarë
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mer 27 Aoû 2008 - 10:36

Isabeau avait regardé la fin du combat sans ciller. Cette femme ne manquait pas de style même si elle semblait rongée de l'intérieur par une étrange maladie dont Isabeau ne connaissait pas le nom. Elle avait pourtant rencontré quelques cas similaire dans le plus obscur des villes qu'elle avait visitées. C'était une véritable saleté, elle espéra ne jamais en être atteinte. La femme s'assit après avoir commandé de quoi nourrir tout un régiment. Étrange manière de procéder mais, après tout, elle faisait ce que bon lui semblait de son argent.

- Tu aurais été déçue par le contenu de ma bourse. La force au combat ne fait pas la richesse.

En effet, l'argent n'avait jamais été sa préoccupation. Elle effectuait parfois de menus travaux comme protéger un convoi marchand pour remplir sa bourse. La manière dont elle vivait était plutôt rustre et elle se contentait du strict minimum, quelques pièces d'or pouvaient lui servir à vivre confortablement pendant tout un mois, voire plus.

- Si je suis ici, dans une taverne si sombre et mal fréquentée, c'est simplement pour entrainer mon épée. Il n'y a presque que des lourdeaux et des incapables mais c'est toujours mieux que rien.

Que ne donnerait-elle pas pour un véritable combat ?

- Mais dis-moi, pourquoi t'es-tu rangée de mon côté ? Ce n'est certainement pas par sympathie ou dans une envie soudaine de faire une bonne action, n'est-ce pas ?

Isabeau savait que cette femme profiterais de la première occasion pour la voler et cela en toute connaissance de cause. Elle devrait être très vigilante. Elle avait eut un aperçut de ce qu'elle valait en tant que combattante mais pas en tant que voleuse. Il était clair qu'elle ne si prendrait pas de manière aussi grossière que les quatre hommes. Elle devait sûrement opérer tout en finesse et discrétion, peut être ne se rendrait-elle même pas compte que sa bourse s'échappait de sa ceinture. Elle se redressa sur sa chaisse et mit tous ses sens en éveil.
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Valeria
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mer 27 Aoû 2008 - 11:51

Valeria ne remercia pas la serveuse qui apportait la bouteille de vin ainsi qu'une coupe en bois, juste avant de déposer une sorte d'assiette qui tenait plus du plat dans lequel s'enchevêtraient une sorte de potée de pommes de terres, légumes et tranches de lard. Il y avait assez pour trois personnes de la taille de la jeune femme, mais ça n'avait pas l'air de la gêner. Elle commença par remplir son verre de la piquette que constituait le "meilleur vin" de la taverne. Une vraie merde.

"Il a choisi les mauvais mots..."

Elle sourit légèrement, releva ses yeux alors que le liquide coulait puis reposa la bouteille, tout en explicitant :


"Ils me faisaient chier depuis un bon moment. Je n'aime pas être insultée. Maintenant, l'un d'eux va connaître la douleur. C'est un cadeau que je lui fais, dans le fond. Un cadeau qui ne m'empêchera pas de te détrousser pour autant et qui les calmera un petit moment. Je suis gagnante sur tous les plans, tu vois."


Valeria prit son verre et le porta à ses lèvres, qui se trempèrent dans le liquide rouge et âcre. Elle s'en foutait, elle ne connaissait presque rien au vin.

"Tu aimes te battre. C'est ce que je pensais. Il y a bien d'autres endroits où le faire dans cette ville, de façon plus intéressante."


L'amour de la violence ne l'étonnait plus. Quelque part, elle le ressentait aussi, même si cela ne lui plaisait pas vraiment. Elle tourna le visage plutôt vivement vers l'endroit où une tasse venait de tomber au sol, comme si elle avait ressenti le son brusque comme une douleur... Laissa passer deux secondes, puis regarda à nouveau Isabeau en prenant sa cuillère pour piocher dans la tambouille.

"Pourtant, tu n'es pas soldat. Je le verrais. Pourquoi ne pas avoir choisi l'armée ?"


Le ton était celui de la discussion, mais Valeria semblait pensive, légèrement apathique, un peu comme quelqu'un qui parlerait dans sa fièvre, ou en étant fort fatigué. On vous rassure, elle n'était pas toujours en crise. Isabeau tombait juste en pleine rechute de sa maladie. Tout bruit lui semblait assourdissant, provoquant comme un tonnerre qui lui martelait l'intérieur du crâne. Les contours et les formes semblaient plus nets, mais presque blessants au regard, et ses poumons lui semblaient engorgés par quelque corps étranger inconnu. Ca la plongeait dans un état étrange qui, au fond, n'était pas si désagréable une fois qu'on y était habitué. Une forme d'ivresse lucide, s'installant de façon insidieuse, mais tellement débordante...
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mer 27 Aoû 2008 - 14:59

Elle semblait bien sûre d'elle, cette voleuse. Sûre qu'elle finirait par s'emparer de toutes les richesses d'Isabeau. Dans son sens, cette dernière était persuadée qu'elle parviendrais sans le moindre problème à conserver son dû. La question ne se posait pas, c'était évident. C'était ce genre de mode de pensée braqué sur la certitude de réussite qui lui avait valut cette imposante cicatrice à la jambe. Trop de confiance en elle lui braquait la vue, c'était une faiblesse, sa faiblesse. Elle s'en rendit compte quand elle se mit à s'imaginer vainquant cette voleuse. Elle se maudit intérieurement et se ressaisit, évaluant toutes les possibilités imaginables et y trouvant une solution pour garder le dessus.

Tout en cogitant sa manière d'agir, elle écoutait Valeria. Elle n'avait pas l'air d'un caractère facile. Elle semblait faire ce que bon lui semblait. Un peu comme elle même finalement.

- C'est très simple, l'armée m'aurait privée de ma liberté et ça, j'y tiens par dessus tout.

Oui, dans l'armée, on était brimé, il fallait obéir aux ordres, agir pour l'honneur et dans l'honneur, faire passer son pays avant soit même, il fallait suivre, aller là où on vous demandait d'aller, combattre ceux que l'on vous demandait de combattre. Tout ça était exactement l'inverse de ce qu'elle voulait, de ce pourquoi elle avait quitté sa ville natale et apris le maniement de l'épée. Donnc, le mieux restait de moins se battre mais au moins de combattre des individus qui le mérittaient. Comme ces bandits, probablement même contre cette fille qui avouait à voix haute qu'elle allait la voler. "Tu n'y arriveras pas" songea-t-elle.

[HJ: Désolée, c'est pas beaucoup]
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mer 27 Aoû 2008 - 15:17

Valeria mangea avec un appétit plutôt enthousiaste, mais sans y aller à la barbare. Ayant avalé une troisième bouchée bien fournie, elle prit encore un peu de vin et regarda Isabeau, droit dans les yeux, sans aucun détour ni hésitation. Son regard était toujours aussi calme et blasé. Le regard de quelqu'un qui supporte la vie plus qu'il ne la vit. Sa main gauche, toujours gantée, se leva au niveau de ses cheveux pour en déplacer une mèche gênante derrière l'oreille correspondante en un geste rapide et anodin.

"La liberté. Oui, c'est quelque chose que je peux comprendre."

Evidemment. On ne peut que comprendre et apprécier ce dont on a été privé des années durant. Elle réfléchit une seconde, puis haussa doucement les épaules.

"Pourtant, tu n'es pas vraiment libre. Je vais récupérer ton argent. Tu vois, on est toujours la bonne poire de quelqu'un, dans l'armée ou ailleurs... Le seul truc qui me désole, c'est que tu comptes sans doute te défendre. Contrairement à ces imbéciles, je ne suis pas du genre à user de la violence. De plus, on s'est battues ensemble. On croirait pas, comme ça, mais ça crée des liens."

Elle sourit d'un air cynique avant de reprendre à boire, s'installant dans le fond de sa chaise pour regarder Isabeau, la coupe en main et le coude appuyé à la table. Des liens. Ben voyons.

"Aussi, si tu as quelque chose d'intéressant à me proposer et qui m'enrichirait, financièrement ou d'une autre manière, j'éviterai d'en vouloir à ta bourse. Ne me dis pas que tu n'as jamais rien fait d'illégal. Les gens comme nous ne peuvent s'en empêcher tôt ou tard. Puis, je suis ouverte d'esprit. Même les idées légales me conviennent."

D'une autre manière voulait dire qu'elle était prête à tout prendre. Il n'y avait pas que l'argent dans la vie... Enfin... Il n'y avait quasiment que l'argent, en fait.


[ Pas de problème, on n'est pas là pour faire des pavés forcément :mrgreen: ]
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mer 27 Aoû 2008 - 16:03

Isabeau garda un regard et une attitude neutre à chacune des paroles qu'avaient prononcées Valeria. Elle ne paraissait atteinte par aucune d'elles pourtant lorsqu'elle arrêta de parler, elle bouillonnait de l'intérieur. Pas libre? Elle ignorait pourquoi mais ces mots l'atteignirent en plein cœur. Ce n'était que des mots, prononcés en l'air, ils n'avaient pas la moindre valeur, leur sens n'était même pas fort. Aucune explication plausible ne tenait la route. Elle ferma un instant les yeux pour se calmer. Quand elle les rouvrit, elle était sereine. Elle dit alors d'une voix froide, presque menaçante:

- Tu sembles certaine que tu arriveras à me voler. Elle se pencha en avant et appuya ses coudes sur la table. Si par chance tu y parviens, saches que tu n'en ressortira pas indemne.

Elle avait insisté forcement sur ces mots et s'était appuyée sur le dos de sa chaise en souriant sincèrement. Elle parla de nouveau, cette fois différemment, sur le ton de la conversation, comme si elle n'avait jamais proféré les mots qu'elle venait de prononcer.

- Je ne vois pas comment tu pourrais t'enrichir, si ce n'est en travaillant, honnêtement ou pas. A moins que tu n'ai envie de t'introduire dans la maison de l'un des nobles de Diantra et de voler tout ce qui à de la valeur pour ensuite les revendre. Mais cette solution est assez risquée, il faut choisir la bonne maison et être très discret. J'ignore si tu en es capable.

Il était une fois arrivé à Isabeau de s'introduire chez quelqu'un
pour le voler, c'était lors de son apprentissage, pour développer
rapidité et discrétion. Tout s'était parfaitement déroulé et elle avait
effectué sa mission à merveille jusqu'au moment où, au moment de
sortir, elle avait fait claquer une porte. Elle se serait faite prendre
si son maître n'était pas intervenu.


[HJ: Tant mieux si ça ne te gêne pas. Je sais juste que certains sont très à cheval sur le nombre de lignes ^^]
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mer 27 Aoû 2008 - 16:13

Valeria était hermétique aux menaces. Elle nota l'énervement de l'autre, et ça la fit légèrement sourire, alors qu'elle prenait une nouvelle gorgée de vin(aigre). En plus, Isabeau s'était décidée à mettre en doute ses capacités. Elle aurait pu le prendre mal, mais elle était blindée : il en fallait beaucoup pour l'énerver comme les autres l'avaient fait juste avant - et des jours auparavant aussi.

"Ne t'inquiète pas pour ma santé. Ce n'est pas parce que je marche que je ne suis pas déjà morte."

Combien de fois était-elle morte ? Au final, elle ne saurait le dire. Peut-être qu'elle n'avait tout simplement jamais été vivante, excepté le jour où elle avait revu la lumière du soleil pour la première fois depuis des années. Un jour déjà lointain. Tout, maintenant, avait à nouveau un goût et une couleur ternes, obscurci par les ombres qui hantaient son âme. Elle se redressa et se reconcentra sur la nourriture, touillant un peu dedans à l'aide de sa cuiller avant d'en reprendre un peu, et continuant sur un ton anodin.

"Je sais me cacher, mais tu as sans doute plus d'expérience que moi en la matière. Il y a de nombreuses maisons qui attendent que quelqu'un s'y charge d'une redistribution des richesses. Si c'est la voie que tu décides de choisir, je t'y suivrai... Et qui sait, j'apprendrai peut-être en t'observant."

Elle eut un léger sourire de mauvaise foi devant toute cette fausse humilité. Valeria faisait ça tellement souvent que c'était devenu une sorte de routine. Son receleur la connaissait par coeur, sans doute un peu trop, à force de la voir refourguer les quelques objets de valeur qu'elle trouvait dans les bicoques de la ville. Généralement, elle faisait ça sur ordre des Silencieux, mais elle ne crachait pas sur un peu de travail indépendant... Même si ça devait être fait en compagnie d'une amatrice, vers laquelle elle releva le regard.

"Aurais-tu déjà un endroit en vue ?"

[Comme je dis toujours, ce n'est pas la taille qui compte :mrgreen:]
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mer 27 Aoû 2008 - 17:10

Isabeau sourit. De toute évidence, cette femme se fichait d'elle. Elle s'imaginait qu'elle allait jouer le "mentor" en braquage de maisons alors qu'elle ne l'avait fait qu'une fois et que ce n'était pas son métier, comparé à Valeria pour qui c'était un pain quotidien. Elle avait de la suite dans les idées, vraiment. Isabeau en était admirative. Elle répondit d'un ton neutre, sans enthousiasme mais sans être non plus monotone.

- Je ne compte pas m'amuser à cambrioler des maisons, meilleur moyen pour perdre ce que j'ai de liberté.

Isabeau avait vraiment du mal à cerner cette voleuse dont la personnalité changeait d'une seconde à l'autre. Elle jouait la comédie. Elle la flattait pour la faire entrer dans son piège. Malheureusement pour elle, Isabeau se méfiait de tout, elle voyait la manipulation et la mesquinerie n'importe où, surtout dans ce genre d'endroits. "Attention, personne ici ne te veux le moindre bien." se dit-elle à elle même. Pourtant, malgré la distance qu'elle se forçait à garder entre elle et la voleuse, elle éprouvait une certaine sympathie pour elle. Une sympathie mélée de pitié pour son pauvre cas. Elle ne savait pas vraiment d'où venait ce sentiment mais il était là et elle devait se battre contre lui. Sinon, c'était pour elle une moyen efficace de se faire avoir et à chaque fois que cela lui arrivait, sa fierté en prenait un sacré coup. Elle ne supportait pas qu'on s'attaque à son amour propre et quand ça arrivait, elle perdait tout contrôle sur elle même et devenait faible, très faible, elle agissait bêtement sans prendre le temps de réffléchir.

- Je n'ai pas repéré de maison, c'était une proposition sans le moindre sérieux. J'ai de quoi vivre pendant quelques mois dans cette bourse, je n'ai pas besoin d'aller à la chasse aux pièces d'or.

Elle marqua une pause pour commandr une autre bière. Voir Valeria s'empiffrer et se saouler lui donnait soif.

- Agis comme bon te semble.

[HJ: Je suis tout à fait d'accord ^^]
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mer 27 Aoû 2008 - 17:29

Valeria fut déçue. Sincèrement déçue...

... Comme si le mot "sincère" faisait partie de son vocabulaire. Non, sérieux, elle avait espéré que l'autre était sérieuse. Ca lui aurait fait de la compagnie, bien qu'elle bosse généralement en solo, c'était toujours le bienvenu. Et évidemment, elle n'avait pas cru une seule seconde qu'Isabeau lui apprendrait quelque chose. Ce serait plutôt l'inverse. Elle baissa de nouveau les yeux vers ce qui lui servait de nourriture et en reprit un peu pour la mâcher plus ou moins goulûment.


"Vous gâchez toujours les bonnes opportunités... C'est presque triste."

Elle avait soupiré, un énervement totalement feint, et cela se voyait largement. Comme pour appuyer ses propos, elle eut un petit toussotement devant lequel elle fit écran d'une main et qui, heureusement, avait pu être retenu jusqu'à ce qu'elle ait avalé la bouchée précédente. Dans le cas contraire, les conséquences pour sa dignité en auraient été dramatiques. Mais elle n'était plus vraiment à ça près...

"Généralement, j'agis plutôt comme je dois plutôt que comme bon me semble. Je n'ai aucun besoin de l'argent que tu as dans ta bourse pour l'instant. Je préfère m'en prendre aux riches, pour tout dire, beaucoup sont moins dangereux pour un gain supérieur. C'était... Pour rigoler, si on veut."

En fait, ça avait plutôt été pour tâter le terrain, histoire de voir à quel point son interlocutrice était sûre d'elle. Valeria le savait maintenant sans aucun doute, c'était quelqu'un qu'il ne serait pas rentable de tenter de voler. Il y avait bien plus facile, comme cible, qui courait les rues. Maintenant silencieuse, elle se remit à manger. Après quelques secondes, elle la regarda à nouveau.

"Au fait... La touriste a un nom ?"

La question avait peu d'intérêt. Elle était sans doute d'humeur sociable, ce soir. Ou l'autre lui inspirait confiance...

... Non, elle avait juste envie de parler, maintenant qu'elle y était.
Après tout, elle avait quasiment un kilo de nourriture à ingurgiter et un bon litre et demi de vin, rien ne pressait.
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mer 27 Aoû 2008 - 18:07

- Tu devrais plus agir selon tes envies, nous n'avons qu'une seule vie, autant en profiter.

Isabeau la serveuse qui venait de lui apporter sa bière. Elle en but une gorgée, reposa la choppe sur la table et se mit à s'amuser avec un petit morceau de bois qui trainait sur la table. Peut-être aurait-elle dû accepter l'offre de cambriolage, cela aurait ajouté un peu de piment à sa journée qui avait commencé et finit d'une manière bien monotone... De plus, il aurait été amusant de s'en prendre aux riches, elle les avait en horreur, leur impression d'être systématiquement au dessus de tout l'insupportait. Mais il était trop tard, elle n'était pas du genre à revenir sur ses décisions. Elle se battrait d'avantage demain. Dans un cas extrême, elle déclancherait une bagarre dans une autre taverne ou auberge de la ville. Les gens fréquentant ce genre d'endroit étaient faciles à provoquer.

- La "touriste", comme tu dis, s'appelle Isabeau. Et la résidente de Diantra, quel est le sien?

Isabeau avait quelque peu hésité avant de se nommer, elle n'aimait pas dire qui elle était à des inconnus mais après tout, elle quitterait bientôt Diantra pour un long moment, que risquait-elle à donner son simple prénom ? Rien. Il fallait qu'elle cesse d'être si suspicieuse, c'était mauvais, cela ne lui ressemblait pas. Elle était de ceux qui agissent spontanément. Cela l'avait parfois conduite dans les pires ennuis mais ces dernières années, elle réfléchissait d'avantage avant d'agir, elle avait gagné en maturité. Le seul bémol à cela était qu'elle s'amusait un peu moins. Mais après tout, mieux vallait cela que de se retrouver égorgée au fond d'une ruelle pour ne pas avoir été prudente.
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mer 27 Aoû 2008 - 19:08

Valeria n'avait pas spécialement peur de se nommer. Son nom, s'il n'était pas spécialement le plus courant, l'était assez pour qu'elle reste introuvable. Ce n'est pas comme si elle avait eu un nom de famille.

"Valeria", répondit-elle d'un air un peu absent, avant de reprendre une bouchée. C'était du moins le nom qu'on lui avait donné. Qu'elle devrait presque renier pour cette raison. Mais il fallait bien s'appeller d'une façon ou d'une autre.

"Certains n'ont même pas une vie. Difficile d'en profiter dans ce cas... Mais généralement, mes envies ont tendance à correspondre à mes besoins. Les choses fonctionnent donc."

C'était surtout une façon de légitimer ses actes par une prétendue nécessité de les accomplir. Il était vrai que sans le vol, elle ne mangerait sans doute pas. Elle crèverait dans un caniveau quelconque et les gens passeraient sans la regarder, indifférents. Ou ils l'y couleraient encore plus... Ah ! Elle leur rendait bien, au final ! Ces salopards l'avaient assez traînée dans la boue comme ça. Ceux de ce soir avaient déjà payé, l'un d'eux atteint du mal qui la rongeait de l'intérieur. Celui-là, au moins, comprendrait. Il y serait bien forcé. Ses yeux, graves et tristes, légèrement injectés de sang de part le mal de tête qui l'étreignait toujours, se relevèrent encore vers Isabeau. Ils la fixèrent sans ciller.

"Et toi, quelles sont tes envies ?"

Le ton était désabusé, comme si, au final, ça importait peu. Certes, Valeria était libre, et peut-être Isabeau l'était-elle aussi. Mais comme elle l'avait dit, on est toujours le con de quelqu'un. En l'occurence, Valeria était plus ou moins soumise aux ordres des Silencieux - plus ou moins car ils n'étaient pas omniprésents et qu'elle gardait, ou pensait se garder, les garanties suffisantes en cas de merde. Entre autres, personne ne savait où elle vivait.
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mer 27 Aoû 2008 - 20:08

- Ta vie est exactement ce que tu en as fait. Ceux qui prétendent ne pas avoir de vie ne peuvent s'en pendre qu'a eux mêmes.

Cette affirmation, peu plausible pour certains, était évidente pour Isabeau. Dans une vie, certes, il arrivait parfois des évènements que l'on ne pouvait contrôler mais tôt ou tard, par ses choix, on pouvait tout changer. Lorsque l'on se résigne à survivre dans une vie que l'on qualifie de maudite ou de merdique, on pense souvent que c'est parce qu'on à pas de chance. Pour Isabeau, ce n'était pas un manque de bol, c'était seulement qu'on avait pas fait le bon choix au bon moment et tout ce qu'on peut faire, c'est essayer de tout réparer. Ainsi, pour Isabeau, il n'y avait pas de véritables malheureux en ce monde. Ils n'étaient pauvres et désemparés que par une succession de choix, donc, implicitement, volontairement. Ils avaient eux mêmes choisis cette destinée. Ils pouvaient en choisir une autre à tout moment, même si ce n'était pas facile.

-
Mes envies sont simples : voyager pour voir et faire le plus de choses possibles car, comme je l'ai dit, on a qu'une vie, ce serait bête de laisser passer des occasions. Et bien sûr, la plus important dans tout ça, c'est d'agir sous mon propre chef, n'obéir à personne, ne dépendre de personne. C'est ça pour moi, être libre.

Isabeau but quelques gorgées de bières, songeuse.Elle n'avait pas toujours été libre, elle avait d'abord dû obéir aux gens de l'orphelina où elle avait passé les premières années de sa vie, puis elle avait dû faire exactement tout ce que son maître lui avait ordonné de faire mais aujourd'hui, grâce à ces périodes d'obéissance forcée, elle était entièrement libre.
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Mer 27 Aoû 2008 - 21:11

Valeria eut un sourire en coin, d'un cynisme à couper au couteau, en acquiesçant légèrement d'un mouvement de tête et en levant, l'espace d'une seconde, les yeux au ciel, l'air agacée. Ce discours, elle l'avait entendu à tour de bras. C'était toujours les mêmes conneries.

"Le couplet habituel de ceux qui naissent le cul dans le beurre. Tu sais rien de ma vie. Le monde ne tourne pas forcément comme on veut, tu sais. Des fois, on n'a pas le choix. T'as une direction à suivre, et c'est marche ou crève. Mais je t'en veux pas... T'as sûrement eu la bonne éducation nécessaire à ce genre de façon de penser. Vis seulement une semaine, en hiver, dans une caisse sous l'un des ponts de la ville et tu comprendras de quoi je parle."

Certains étaient des nazes, c'était vrai. Mais Valeria, elle, avait subi le système. Elle n'avait rien demandé à personne, mais l'univers tournait autour d'elle pour systématiquement la couler, la renfoncer, l'humilier plus avant. Du moins, c'est ce qu'elle ressentait, quelque part. Sans se poser complètement en victime, fallait avouer qu'on ne lui avait jamais fait de cadeau. Ca tombait bien, finalement : elle n'en faisait pas non plus. Elle baissa son regard sur son repas et en reprit, encore un peu plus sombre. Ce genre de façon de penser l'énervait toujours un peu.

"Enfin... J'ai voyagé, moi aussi, il y a longtemps. Rien de bien passionnant."

Et si elle avait pu, elle n'aurait pas voyagé. Si elle avait pu, elle aurait fait un truc de sa vie. Peut-être des études. La magie, pourquoi pas, ou l'histoire. Mais l'état des choses en avaient décidé autrement. Des forces contre lesquelles il était impossible de lutter s'étaient acharnées contre elle depuis sa naissance. Aucun passé et un avenir rendu de toutes façons impossible par une mort qui pourrait survenir à n'importe quelle crise de sa maladie, de façon abrupte et sans prévenir. Comment croire qu'elle pouvait y changer quoi que ce soit ? C'était trop tard. Beaucoup trop tard.
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Jeu 28 Aoû 2008 - 11:54

Isabeau observa Valeria en silence pendant un moment. Elle ne savait que penser. Finalement, elle dit d'une voix assez tranchante sans pour autant être empreinte de colère.

- Si tu crois que j'ai eut une vie facile, tu te trompes.

Isabeau vida sa bière et en commanda une autre dans la foulée pour noyer sa colère qui commençait à croitre en elle. Heureusement, elle l'arrêta avant qu'elle ne soit trop importante. Tout redevint paisible et joyeux en elle. Après tout, Valeria pensait ce qu'elle voulait, Isabeau s'en moquait éperdument. Elle se promis à elle même qu'elle cesserais de s'énerver pour un rien. Elle avait tendance à être trop facilement atteinte par certaines paroles et quiconque s'en rendrait compte pourrait la battre sans problème.

Pour éviter de sombrer de nouveau, elle changea de sujet, sur le ton de la conversation, reprenant le sujet des voyages qu'elle avait laissé de côté.

- Alors tu n'aimes pas voyager ? J'avoue que j'ai du mal à comprendre, je trouve ça fantastique. Découvrir tant de paysages, de cultures différentes, galoper dans les plaines vides d'humanité... C'est vivifiant. Et comme je n'ai pas réellement d'attaches sentimentales dans un lieu précis, je vais où bon me semble. Enfin, chacun est différent après tout.

Isabeau sourit et bû une gorgée de bière, rêveuse. Elle songeait à tous les endroits qu'elle avait vus. Les beaux comme les plus iquiétants lui avaient toujours laissé le souvenir d'une bonne expérience. Elle aimait cela des voyages et puis de toute façon, elle était incapable de rester en place plus de quelques mois. Impossible, elle étaouffait au bout d'un certain temps.
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Jeu 28 Aoû 2008 - 12:07

Valeria eut un léger haussement d'épaules, accompagné d'un haussement de sourcils, pour souligner l'inutilité de la remarque, et qu'à côté de sa vie à elle, même celle du pire clodo de la ville était un doux paradis. Enfin, elle n'aimait pas spécialement se plaindre et surtout rabattre le sujet gênant de son passé, qui n'intéressait de toutes façons personne. Aussi, elle se contenta de prendre une vaste gorgée de vin, vidant son verre par la même occasion avant de le remplir en répondant à Isabeau, les yeux sur le verre en question. La bouteille ne suffirait pas à la saoûler, et certainement pas à calmer sa douleur. Quelle dèche...

"Vivifiant, ouais. J'avoue que j'aime les endroits vides d'humanité, comme tu dis... Mais je n'ai jamais été très proche de la nature. La ville offre bien plus d'opportunités intéressantes. Après tout, c'est ici que les gens survivent."

En pleine nature, il n'y avait personne à voler. Ici, sans qu'il y ait forcément plus d'humanité - car à son avis, bien peu des personnes qui l'entouraient étaient vraiment humaines -, il y avait largement de quoi vivre plus ou moins à l'abri du besoin. Valeria n'avait pas l'éducation pour survivre de part elle-même dans une forêt ou autre milieu naturel : c'était une citadine, rien d'autre. Néanmoins, elle aimait le calme de la nuit, même dans les villes. Quand tout le monde dormait, qu'aucun bruit ou presque ne perçait le voile des ténèbres, et que seules les étoiles les éclairaient encore. La ville devenait un élément naturel, et on ne pouvait y ressentir de plus grande liberté : sans entrave, sans regards qui la jugeraient ou la surveilleraient. Alors, toutes les choses qui l'entouraient étaient presque sous contrôle, un contrôle rassurant. Discrète comme l'ombre, elle ne risquait rien : les ténèbres qui hantaient les rues étaient son oxygène, et leur sécurité illusoire la faisait s'y sentir comme un poisson dans l'eau.

"Et alors, quelle est ta prochaine destination ?"

Pas que ça la fasse rêver. C'était pour la discussion. Elle était très bien là où elle était. A vrai dire, c'est surtout que ça ne devait pas être mieux ailleurs : où que l'on se trouve, le monde était pourri. Pourquoi gaspiller son énergie à bouger ?
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Jeu 28 Aoû 2008 - 12:38

Mieux valait vivre que survivre. Pour Isabeau, la ville était limitée en actions et en possibilités. En ville, il fallait obligatoirement avoir de l'argent, donc travailler ou voler. Bref, la simple survie ne tenait qu'au fait d'avoir de l'argent ou non. L'idée de dépendre de petits morceaux de métal poussait Isabeau à ne fuir la ville et à ne s'y rendre que lors de quelques occasions ne serais-ce que pour s'informer des progrès ou des guerres qui parcouraient le monde, histoire ne pas être totalement ignorante, même si tout cela l'importait peu.

Dans la nature, il était possible de se nourrir soit même et de subvenir à tous ses besoins sans l'aide de personne. C'était la véritable indépendance après laquelle Isabeau courrait même si elle n'était pas encore arrivée au but puisque de temps en temps, elle avait besoin d'aller en ville pour dormir dans un vrai lit, se laver avec de l'eau chaude, manger dans une assiette un plat cuisiné correctement et boire du vin (chose qu'elle ne savait pas du tout faire elle même).

- Je ne sais pas. Peut être au Nord, peut être au Sud. Peut être à l'Est, peut être à l'Ouest. J'aviserais en moment voulut.

Elle sourit. Elle aimait l'imprévu, tant qu'elle ne programmait jamais rien à l'avance et attendait que quelque chose la pousse dans une direction ou une autre.

- Et toi, que compte-tu faire une fois que tu auras quitté cette taverne ?

Elle n'était pas réellement curieuse de le savoir, la vie de cette femme ne semblait pas tellement... palpitante mais la conversation devait être entretenue. Elle vida de nouveau sa choppe de bière et en commanda une autre. Encore. Elles n'étaient pas chères et avaient plutôt bon gout. Deux raisons pour elle d'en prendre une de plus. Une fois une nouvelle choppe posée sur la table, elle but une gorgée et sortit une dague de sa botte droite. Ensuite, elle s'amusa à tailler un morceau de bois qu'elle avait détaché de la table. Table qui, soit dit en passant, se décomposait de toute part tant elle était pourie.
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Valeria
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Jeu 28 Aoû 2008 - 12:55

Valeria, quelque part, admirait cette insouciance. Elle-même ne prévoyait rien qu'en termes de jours, généralement même pas plus de vingt-quatre heures. Dans le métier, mieux valait être flexible au niveau de son emploi du temps, et elle n'avait aucun projet particulier. Enfin, si. Faire le casse du siècle et s'en aller en vacances sur une île paradisiaque, pas loin du désert, où elle pourrait se la couler douce le restant de ses jours dans un manoir payé aux frais de celui qu'elle aurait ainsi détroussé...

... Autant dire que non, elle n'avait rien de prévu. Pas plus à long qu'à court terme.


"J'irai sans doute faire un tour, histoire de repérer les occasions en question. Puis, j'ai un bouquin à finir. Voyager par l'esprit est une aussi bonne solution qu'user ses bottes sur les chemins."

Léger sourire. Presque sincère. Oui, elle savait lire, pas comme la plupart de ceux qui l'entouraient dans la misère. Elle avait un minimum d'instruction... Vraiment un minimum. Elle finit son repas en une dernière cuillèrée, qui servit à rassembler ce qui restait dans le plat, afin de pouvoir se concentrer pleinement sur la boisson, se remettant confortablement dans le fond de sa chaise.

"Hé non, je n'emprunte pas que de l'argent. Pour autant que cela t'intéresse. Après tout, on ne parle que parce que tu as failli te faire détrousser."

Pas pour une quelconque sympathie. Valeria n'éprouvait de sympathie pour personne, c'est bien connu. En tous cas, elle rigolait toujours intérieurement à l'idée de voir la gueule de ceux qui se rendaient compte que le cambrioleur leur avait piqué non seulement des objets de valeur, mais aussi deux ou trois volumes intéressants de leur bibliothèque. C'était un peu sa signature. En tous cas, ça sortait de l'ordinaire. Parfois, elle en refilait même à d'autres miséreux. Mais attention, ça n'en faisait pas une sainte. Au final, c'était plus pour se donner bonne conscience qu'autre chose.
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Isabeau Lazarë
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MessageSujet: Re: Civilisation et environnement familier [Valéria]   Jeu 28 Aoû 2008 - 13:44

Elle savait non seulement lire mais aussi elle lisait. Apparemment régulièrement. Les parents d'Isabeau le lui avaient appris lorsqu'elle était petite, avant qu'ils ne meurent bien sûr. Elle avait un peu lut à son orphelinat mais très peu. Aujourd'hui, l'occasion d'ouvrir un livre ne se présentait que dans de rares occasions. Non pas qu'elle n'aime pas cela, mais surtout parce qu'elle avait tellement d'autres choses à faire. Notamment vivre sa propre vie plutôt que de s'évader dans celle des autres. Peut être étais-ce un tort mais la vie de voyageuse coïncidait peu avec celle de lectrice. Un livre était lourd et volumineux et s'encombrer d'une telle charge pouvait s'avérer handicapant.

- C'est une solution effectivement, bien que souvent, après avoir lut un livre, on souhaite à notre tour vivre notre propre aventure. Enfin, c'est mon cas, je ne sais pas ce qu'il e est pour les autres.

Isabeau trouva amusante la manière dont Valeria qualifiait ses vols d'emprunts. On peut parler d'emprunts lorsque l'on rend à son possésseur la chose qu'on lui a prise. On parle de vol quand on ne la rend pas. Isabeau douttait que Valeria rembourse chacune de ses victimes. Mais finalement, peut être que, fatalement, les pièces volées revenaient dans les mains de leur possésseur à force d'échanges d'un vendeur à l'autre.

Isabeau n'avait plus qu'n minuscule bout de bois dans les mains et finit par le jetter par terre. Elle se mit à graver à même la table à l'aide de sa dague. Dessinant ou écrivant des phrases ou des mots seuls. Elle leva les yeux et observa autour d'elle. Il n'y avait plus grand monde dans la taverne. Cela lui fit songer qu'elle ne savait pas où elle irait dormir cette nuit là. Peu importait pour le moment, il n'y avait rien d'urgent. Cependant, elle commanda une bière qu'elle qualifia de dernière. Dernière avant de s'en aller.

- J'ai failli me faire détrousser et toi, tu as failli te faire égorger. Heureusement, tu as fait le bon choix, celui de laisser ma bourse tranquille. Ce qui ne fut pas le cas de nos quatres lourdeaux.

Elle sourit, repensant à l'expression qu'avaient eus les hommes qu'elle avait assomés. Hilarant. Cela lui donna de nouveau envie de se battre. Demain.
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Civilisation et environnement familier [Valéria]
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