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 Alonna... Là où la guerre a commencé

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Belegar
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MessageSujet: Alonna... Là où la guerre a commencé   Jeu 25 Déc 2008 - 16:25

HRP : Il va falloir préciser plusieurs points avant de commencer !

Je rappelle le scénario :
Citation :
La guerre est proche. Les nains menés par le sage Garmin ont ralliés la communauté de la Lumière et se prépare à jetter leurs forces pour tenter de faire pencher la balance de la bataille. Les elfes et les humains, pansant les dernières blessures, regroupent leurs forces, prêt à porter le coup fatal aux drows, cette race maléfique.


Mais les drows n'ont pas dit leur dernier mot. Alors que la guerre totale va bientôt eclatée, remplaçant les petites escarmouches frontalières, ils se préparent également, mettant au point de sombres plans pour mettre à bas la communauté de la lumière...

La grande reine drow se prépare à une offensive fulgurante. Quels sont ses sombres desseins ?

Alors que c'est le calme avant la bataille, les grandes races de Mira s'apprêtant à s'entre-déchirer, un brouillard tombe sur la forêt d'Aduram et ses alentours. Rien de bien surnaturel en cette saison direz-vous... Pourtant, la vile magie des sombres est à l'oeuvre. Ce brouillard n'a rien de naturel, bien qu'il le semble... Grâce à cette couverture, de nombreuses bandes de drows pénètrent dans la forêt, évitant les patrouilles humaines. Malgré le brouillard, la vigilance des humains leur permet de réparer quelques bandes et une série de violentes escarmouches éclatent dans la forêt. Mais là encore, aucune raison de s'inquiéter, car n'y a-t-il pas de telles escarmouches depuis plus d'un an ?

Pourtant, la menace est bien là. Les drows, aux nombres de centaines a présents, grouillent dans la forêt d'Aduram. Alors que la tension devient palpable, les drows lancent une attaque généralisée le long de la frontière, détruisant de nombreux villages avant de se replier. Nombreux sont ceux a penser désormais que l'offensive des sombres va viser la forêt d'Anaeh et les elfes. Pourtant, les yeux des seigneurs drows sont fixés sur le royaume humain. Car ce sera la bas que le conflit commencera...

Les centaines de drows passés par petites bandes grâce au brouillard persistant se regroupent peu à peu, pour éviter d'éveiller la méfiance des humains. Mais rien n'échappe aux yeux de Belegar, le forestier, quand il s'agit de drow et de forêts... Sentant le danger de l'armée drow qui naissait juste sur la frontière humaine, il rassemble ses quelques rangers nains, et vide la garnison du fortin nain provisoire dans la forêt d'Aduram, puis se dirige vers la cible probable des drows, décidé à la défendre coûte que coûte...

Alonna, c'est ici que se jouera le premier acte de la guerre. C'est un duché humain tranquille, dont le chef lieu, autrement dit la ville la plus importante, porte le même nom. La vie là bas est facile, les habitants sont heureux. Bien que le territoire soit un peu désorganisé, car aucun duc n'est encore là pour le diriger, les gens sont en confiance. La guerre n'a jamais touché le duché, enfin jamais durement. Quelques villages incendiés, rien de plus... Mais le régent n'est pas un imbécile non plus. La cité est dûment fortifiée, et il y a une garnison suffisante pour assurer la sécurité des rues et même repousser les attaques de bandits de la Dross. Mais elle ne sera jamais suffisante contre les sombres...

Les forces de l'ombre sont des centaines a présent. Un imposant ost est rassemblé, prêt à frapper la ville de toute sa rage destructrice... Ils ont même assemblés des machines de guerre avec le bois de la forêt, bien qu'elle ne soient pas d'excellente qualités elle feront l'affaire pour briser les défenses de la ville. Avec cette victoire, les drows gagneraient une position fortifiée tout prêt des humains, pour pouvoir frapper au coeur même du royaume et le saigné à blanc. De plus, la perte d'Alonna mettrait à bas le moral des alliés de la Lumière.

La guerre dans cette contrée viendra promptement.

Le recrutement c'est fait à cette adresse :
-> http://miradelphia.forumpro.fr/foire-au-rp-f238/animation-rp-importante-que-la-guerre-commence-on-manque-d-assaillants-t8305.htm

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Ordre de postage :

Il semble evident que nous ne pourrons utilisé l'ordre de postage habituel dans les scénarios à plusieurs tant nous sommes nombreux !
C'est pourquoi nous allons utilisez une autre méthode :

Vous pouvez postez au moment que vous voulez, à condition qu'il y ait au moins 2 messages d'autres personnes entre chacun de vos posts.

Simple n'est-ce pas ?

Il est à noté que le nombre de messages entre chacun de vos posts pourra varié à l'entré des assailants, puis des renforts

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Entrée des assaillants, puis des renforts :

Pendant une certaine durée, il n'y aura que les défenseurs sur ce post, car ils devront se préparer. Ensuite entreront les assaillants, dans peu de temps. Puis enfin entreront les renforts.

J'indiquerais sur le sujet du scénario à la foire aux RPs, ainsi que dans ce sujet quand entreront les assaillants et les renforts, car cela dépendra du temps que les défenseurs mettent à s'organiser, et du temps du siège... Mais que les renforts ne s'inquiètent pas, ils ne resteront pas longtemps sur la touche !

--> Pour l'instant, seuls les défenseurs, dans un soucis de claireté dans les messages, peuvent posté ici.
Mais je vais demander l'ouverture d'un autre sujet pour simuler la préparation des assaillants, et un troisième pour les renforts.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Je crois que c'est tout !

Une dernière chose, une dernière fois je préviens que le GrosBillisme (demandez à un modérateur par MP si vous ne connaissez pas le mot) est proscris, et qu'il sera punis... Vous êtes prévenus !

Maintenant, bon jeu !

PS : Dans 5 minutes je post le Rp d'ouverture à la suite de ce message :huhu:
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Belegar
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Jeu 25 Déc 2008 - 16:35

Belegar était un jeune nain fringant d’une soixantaine d’année (soit l’équivalent d’un humain de vingt ans) qui avait vécu toute sa vie dans la forêt. Etrange concept pour les autres nains, si bien qu’il passait souvent pour une curiosité. Son existence s’était autrefois limité a la patrouille le long des route de la forêt d’Aduram, pour sauver les voyageurs en péril et tuer tous les drows sur son passage. En effet, quelques jours à peine après sa naissance (sa mère ayant accouché durant un voyage commercial dans la forêt) le convoi où étaient ses parents fut massacré par une meute de Kargs. Bien qu’ils ne soient que des marchands, les nains se battirent fort bien, mais ne pouvaient gagner la bataille. Tous les nains du convoi moururent, et le jeune bébé qu’était Belegar ne du sa survie qu’à une patrouille qui passaient par là. Il fut elevé dans la forêt, mais reçu tout de même une éducation naine solide. On lui enseigna également le maniement de la hache et de l’arbalète, et tout ce qui était utile de savoir de la forêt… Et il avait patrouillé pendant quelques quarante années le long des routes, pour sauver les voyageurs en danger du même sort que ses infortunés parents…

Cela faisait maintenant plusieurs mois que Belegar était devenu général, un peu contre son gré. Il s’y était plus ou moins fait… Même si sa vie avait littéralement changé, il avait su s’en accommoder. Son mode de vie plus ou moins nomade et solitaire avait mué, et maintenant il dirigeait un morceau de l’armée naine. Il était général des éclaireurs, ou rangers si on préfère, ainsi que des troupes légères. Oh, bien sûr, le concept de ranger pour les nains était totalement nouveau, car jusqu'à présent Belegar avait été le seul et unique nain à vivre en forêt, comme les vrais rangers. L’ancienne armée naine avait bien des éclaireurs avant, mais ils connaissaient à peine la forêt et servaient plus d’avant-garde que d’autre chose… Mais, grâce au nouveau corps d’armée ouvert spécialement pour Belegar, de nombreux nains avaient imités son exemple, et maintenant l’armée naine disposait de près de 150 rangers nains plus ou moins formés…

Pour optimiser l’efficacité et la discrétion de ses rangers, le jeune général les avait divisés en cinq groupes d’une trentaine de rangers et dans chacun de ces groupes, il y avait trois divisions d’une dizaine de nains. Belegar avait pris la tête d’un groupe et avait nommé des recrues prometteuses à la tête des autres.

Ce matin, Belegar marchait à la tête de son groupe. D’intenses activités drows avaient été rapportées dans la forêt d’Aduram, le long de la frontière humaine. Evidemment, il était allé sur place… En toute objectivité, il était assez doués pour traquer, puis tuer, les sombres. Avec l’aide des nombreuses patrouilles humaines envoyées par le duché d’Oesgard, il ne lui aurait pas fallu beaucoup de temps pour nettoyer la forêt ! Par malheur, le brouillard était pas tombé. Pas UN brouillard, mais LE brouillard… Au début, rien d’anormal a ce qu’un épais brouillard s’abatte sur la forêt en cette saison pour quelques heures. Puis les heures c’était transformées en jours, puis même en semaine, transformant ce petit contre-temps en véritable problème ! Et alors Belegar sentit qu’il n’y avait quelque chose de pas net. De la magie sombre était à l’œuvre, il en aurait mis sa main à coupé !

Le groupe du jeune général nain déboucha sur la plaine d’Atral. Ici aussi, la brume persistait toujours… Mais alors que les nains marchaient, les bruits de la forêt se turent petit à petit, laissant un léger bruit de fond, tel un petit bourdonnement. Le forestier leva le poing, pour faire signe à ses compagnons. Puis il appela deux d’entre eux pour l’accompagner, tandis que le reste des jeunes guerriers attendaient. C’était sans doute une patrouille humaine qui faisait un tel bruit, mais la prudence est mère de sagesse…

Accompagné des deux jeunes appelés, il traversa les nappes de brumes. Le chemin fut coupé par un affleurement rocheux, et en bas de nombreuses formes bougeaient…

- Grisemine, toi qui a le regard plus acéré que le fer de ma hache, que vois-tu ?

La réponse se fit attendre quelques secondes, alors que le concerné plissait les yeux pour tenter de percer le brouillard. Il finit par dire, résigner :

- Des drows…

Belegar le regarda, espérant vaguement que c’était une blague. Voyant le concerné mortellement sérieux, il se retourna pour tenter de dénombrer les formes indistinctes. Peut être pourraient-ils les arrêter avant qu’ils ne dévastent quelques villages sans défenses

- Mais ils sont des dizaines… Impossible que des drows se baladent si nombreux !

- Des centaines même !

Des centaines. Des centaines de drows… C’était très inquiétant ! La brume jouait clairement en leur avantage, car des centaines de drows faisait a peine autant de bruit qu’une patrouille d’une vingtaine d’humains…

- Grisemine, y’en a qu’on l’air de porter un truc… c’est quoi ?

- Un bélier.

Belegar grimaça. Ca allait de mal en pi ! Un bélier, ça servait à quoi ? A faire un siège. Et si les drows étaient assez nombreux pour menés un siège, c’était pas bon signe. Pas bon signe du tout !

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Une bonne heure après, Belegar et son état major tenaient réunion dans une tente, au beau milieu du camp qu’il venait d’ériger en bordure de la forêt. Au centre de la tente se trouvait une table basse en bois où le général avait déplié une carte finement détaillé du territoire humain et d’une partie de la forêt d’Aduram.

Les officiers nains débattaient depuis maintenant de longues minutes sur la cible des drows. En effet, pour que les drows se regroupent par centaines avec des armes de siège, ce n’était sûrement pour aller détruire le village de pêche du coin ! Après quelques débats plus ou moins houleux, les nains réussirent à trouver deux cibles potentiels : Alonna et Oesgard. La première des villes étaient une ville fortifiée proche de la frontière, pas très défendue selon les rapports, mais sans grande importance stratégique. La seconde était la place forte d’une bonne partie de l’armée humaine, la clé de voûte du système militaire humain. Mais après avoir réduit le choix des cibles, les nains ne purent tomber d’accord sur un choix commun. Les uns targuaient que Oesgard était sûrement la cible, a cause de son importance. Même si la conquête du duché d’Oesgard serait une tache ardue pour les drows, la perte serait terrible pour les humains… Mais les autres répliquaient justement que parce que ce duché était trop défendu, l’attaque se porterait sur Alonna. Les débats s’échauffèrent un peu, et les cris ne tardèrent pas à venir. C’était souvent comme ça dans les débats stratégiques chez les rangers de Belegar, surtout quand la bière venait à manquer (En effet, les escarmouches des derniers temps avaient empêchés les nains de se rendre dans une ville pour se réapprovisionner en bière…)

Belegar, lui, restait silencieux, fumant tranquillement sa bonne vieille pipe en bois et dégageant des volutes de fumée d’un bleu brillant. Ah ! ces amateurs. Si seulement ils avaient vu plus de batailles que de poils dans leur barbe, ils sauraient de quoi ils parlaient ! Belegar, en vieux baroudeur, savait parfaitement où, et pourquoi, se tiendrait l’attaque des sombres. Il voulait juste voir si ces subalternes allaient arriver à la même décision que lui…

Il se décida à agir lorsque ces compagnons allaient en venir aux mains. Rien de bien grave entre nains, car ils se bagarraient tant entre eux que un coup de poing était vite autour d’une bonne chope de bière ! Un peuple qui avait la rancune sévère, mais seulement pour les choses importantes…

La voix grave de Belegar trancha dans les disputes, et tout le monde se tut. Le jeune général était très respecté de ses hommes, ou de ses nains plus généralement, car il en connaissait beaucoup plus qu’eux, même s’il était a peine plus vieux que la plupart des guerriers présents, et on écoutait ses conseils. Quand tout le monde fut calme, il dit alors tout simplement :

- L’attaque se portera sur Alonna.

Et il expliqua ses raisons à ses compagnons. En effet, les drows n’étaient pas assez stupides pour faire le siège d’Oesgard… Durant ses longs voyages à travers Miradelphia, il était une fois passés par le duché et avait vu son chef-lieu (autrement dit sa capitale) : c’était une cité dûment fortifiée avec une forte garnison. Il était peu probable que les drows arrivent à s’en emparer avant que des renforts de l’armée de la Lumière leur tombe sur le dos. Alors qu’Alonna, en dépit de son manque d’intérêt stratégique, était une cible des plus intéressantes : la garnison n’était pas très puissante (quelques centaines de soldats tout au plus) et, si les drows parvenaient à la conquérir, ils disposeraient d’une base avancée fortifiée dans le territoire humain, et seraient capable de lancer des raids au cœur même du royaume de l’humanité…

- Bien, nous devons faire vite. D’après ce qu’on sait, Alonna n’a pas vraiment les moyen de se défendre contre une attaque, ne serait-ce que de quelques centaines de drows…
Grisemine, envoi un message aux autres groupes de forestier pour leur demander de dérouter sur la ville, et envoi un autre message au commandant du fort nain dans la forêt, qu’il m’envoi mes troupes de réserves et prévienne les autorités de la communauté de la Lumière pour qu’ils préparent des renforts dans les plus bref délais…
Messieurs, la guerre se prépare !

Il assigna plusieurs d’autres hommes, notamment à ce que l’on mette au courant ses autres compagnons et l’inventaire de leur réserve.

La guerre était venue plus vite que prévue… Et son premier acte se tiendrait à Alonna.

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Belegar
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Jeu 25 Déc 2008 - 16:35

Deux jours plus tard, le groupe fut rejoint par deux autres bandes de rangers ayant reçu le message de mobilisation du général avant qu’ils ne soient trop loin. Il y avait a présent une centaine de rangers qui marchaient dans la plaine, d’une démarche légère et rapide (enfin aussi rapide que peut être la démarche d’un nain). Ils allaient bientôt entrer en vue de la forteresse.

Une petite heure plus tard, la ville apparut doucement a leurs yeux.


La ville était construite dans la plaine d’Atral, donc sur un terrain relativement plat si l’on exceptait les quelques collines au nord-ouest. Alonna fut bâtie sur le flanc d’une petite montagne : sans doute une ancienne ville minière. Mais la cité avait prospéré et peu à peu avait grignoter de l’espace sur les plaines environnantes.

La cité était ceinte d’un premier rempart ayant une forme de demi-cercle (et dont les bouts s’appuyaient contre la montagne) qui faisait 7 mètres de haut pour près de 400 de long et 3 de large. Sur ces remparts, il y avait 4 tours : deux encadraient la porte, qui se situait au milieu du mur, de leur forme trapue, tandis que les deux autres se situait à 100 mètres de part et d’autres de la porte.

Puis, derrière ce mur, il y avait un large espace d’habitations, avec de nombreuses maisons, un grand marché, et tout ce qu’on trouvait habituellement dans une ville de cette taille. Il y avait de nombreuses ruelles, mais on pouvait discerner deux rues principales : l’une d’elle était parallèle au mur d’enceinte, tandis qu l’autre était perpendiculaire à la première et permettait de pénétrer plus profondément dans la ville.

Après cette large partie d’habitation et de vie, qui devait bien faire 300 mètres de large, il y avait un second rempart, qui représentait les limites de la villes à sa construction. Ce deuxième rempart faisait 14 mètres de haut, pour seulement 150 de long et 4 de large. En effet, comme la muraille était plus proche de la montagne, elle avait moins de surface à couvrir et sa taille en était réduite. Mais comme le second rempart était plus court et que la montagne empêchait les débordements, il ne serait que plus facile à défendre !

Derrière ce rempart, il y avait un quartier beaucoup plus luxueux, dont les maisons ou les immeubles en marbre rivalisaient en beauté les uns les autres. Sans doute le quartier des riches ! Et, en dernière place, adossée à même le pan de la montagne, se trouvait la citadelle. Formidable ouvrage défensif, forteresse au cœur de la forteresse, dernier recours désespéré des défenseurs pour gagner du temps…

La cité, grâce a son calme et le fait que la guerre ne semble vouloir l’atteindre, avait encore plus prospéré ces dernières années… Un petit anneau d’habitation c’était constitué à l’extérieur de la première muraille, juste au pied de la ville. C’était comme ça le développement : la ville croissait hors des murs jusqu'à ce que je duc ou autre noble décide enfin de créer une nouvelle ligne de rempart. La plupart du temps, ils ne le faisaient qu’une ou deux fois, car cela revenait beaucoup trop cher après !

Vous devinez bien que l’entrée d’une centaine de nains en arme ne passa pas inaperçu ! Une foule s’amassa très vite autour de la colonne de nains qui progressait vers la citadelle. Les humains les regardaient avec des yeux pleins de curiosité, mais aussi de peur. Oh, on avait déjà bien vu quelques nains traîner dans la ville… Mais pas autant… Et pas aussi armés ! Heureusement, les badauds se contentèrent de s’amasser autour d’eux, ne bloquant pas leur passage.

Ils traversèrent rapidement ces premières habitations et arrivèrent devant les portes. Devant ces dernières, qui étaient grandes ouvertes, se tenaient une demie-douzaine de gardes. Devant ce groupe très importants de guerriers nains, ils ne surent pas vraiment quoi faire… Logiquement, ils auraient dû les arrêter, leurs poser quelques questions sur leurs nombres et leur confisquer leurs armes pendant tout le temps qu’ils resteraient en ville, mais ils semblaient pas très enthousiasmes à cette idée… Puis un jeune soldat (pas garde, un soldat !), qui semblait avoir les galons d’un officier, arriva. Evidemment, comme il n’y avait pas d’excès de zèle devant un gradé, les gardes firent barrage et bloquèrent le passage, tandis que leur capitaine s’adressa aux guerriers nains :

- Halte là messires ! Où vous croyez aller comme ça ?

Belegar joua un peu des coudes pour se dégager, puis avança pour se mettre à hauteur de l’humain. Il dût relever la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux, et il dit de sa voix de basse :

- Ecartes toi gamin. Je dois voir ton chef…

- Tiens donc ? Si j’avais toucher un écu à chaque fois que j’avais entendu ça ! Et qui es-tu donc, petit être, pour demander tel audience ?

- Belegar, général nain. Et toi gamin, qui es-tu pour m’arrêter ?

Il n’eut pas réponse. L’officier fit un signe à l’un des gardes qui partit… Et revint avec d’autres gardes quelques minutes plus tard.

- Vous aller pouvoir parler avec le chambellan. Mais pas aussi nombreux…

Belegar choisit rapidement plusieurs membres de son état major, ainsi que deux des ingénieurs du groupe, tandis que le restes des officiers avaient pour charge de surveiller les guerriers nains. Puis, une vingtaine de gardes les escortèrent jusqu’à la citadelle…

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Belegar fut introduit dans un bureau. Dans la pièce, il y avait un grand bureau et derrière ce bureau, un vieil homme parcheminé. Le chambellan sans doute… Le genre de vieux bureaucrate borné a priori. Belegar devait s’en débarrasser pour ne pas l’avoir dans les pattes ! Il le regarda dans les yeux, puis demanda :

- C’est vous qui commandez ici ?

Le vieil homme observa son petit interlocuteur avec un regard appuyé, puis dit d’une petite voix tremblante :

- En effet…

- Plus maintenant. Je suis Belegar, général nain, et je prend le contrôle de la cité !

Et pour affirmer son ordre, il plaqua contre la table un papier. C’était un accord que les dirigeants de la communauté de la Lumière avaient pris lors du sommet de Kirgan : en cas de force majeur, un général ou un officier supérieur pouvait prendre le commandement d’une ville ou d’une armée. Bien sûr, cela devait rester un cas de figure extrêmement rare… Mais ici, il n’avait pas beaucoup le choix, car cela aurait beaucoup étonné le général que le chambellan eut quelques enseignements militaires tactiques…

Avec un calme placide, l’homme se saisit du papier et l’examina durant deux longues minutes. Il avait été mis au courant par une missive du roi de cet accord, et il semblait peu probable que les drows soient au courant. Et peu probable aussi que « Le forestier », sa réputation le précédant, aide des sombres pour prendre une ville qui n’avait aucune importance stratégique ! Il reposa le papier, puis dit :

- Tout me semble en ordre. Et puis-je savoir quel cas de force vous oblige à prendre le commandement ?

- Les drows vont marcher sur cette ville dans la semaine qui vient.

L’homme réfléchit un petit moment, puis hocha la tête.

- Alors c’est avec plaisir que je vous passe le commandement. Comptez même sur moi pour vous aidez.

Belegar sourit. Finalement, il était beaucoup plus sympathique qu’il n’y paraissait au premier regard… Cette étape passée, il fallait maintenant préparée la ville à la guerre…

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le lendemain, les portes étaient fermées : plus personnes ne pouvaient sortir ! En effet, il y avait beaucoup de drow au dehors dans les alentours, et trop peu de soldats pour escorter une colonne de civiles...

Dans toute la ville, de nombreuses affiches furent placardés. Elles disaient toutes la même chose : si vous vouliez aidez à la défense de la ville, il fallait vous présentez à la caserne de la ville pour qu'on vous fournisse un rôle à jouer et un équipement convenable...

La guerre était presque aux portes de la cité... Les humains sauraient-ils résister ?
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Marius
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Ven 26 Déc 2008 - 9:52

Mais la merde! La grosse merde! Un brouillard de merde qui vous empêcher de voir loin, mais quel malheur!
Enfin, peut être aujourd'hui serait-ce un jours de chance pour notre bon Marius, en effet, il savait qu'il devait y avoir une ville humaine non loin, comment s'appelait elle déjà? Le paladin resta un instant perplexe, cherchant dans ses souvenirs le nom de la ville, Allanoma? Avanoa? Inavoé? Non, ce n'était pas ça...Amora? Rah! Mais c'était quoi le nom de cette foutu citée! Le chevalier soupira lorsqu'en fin il l'a vit...Alonna! Voilà, c'était Alonna, elle avait de la gueule , bien posé, l'air tranquille, ouais, franchement, il avait de la chance, enfin une ville et pas un village pourrit avec des habitants trop...Euh...Malades mentaux.

Le paladin entra dans la ville qui semblait être secoué par une agitation récente, comme si quelques choses se préparées, mais que se passait il? Une fête, rooh, se serait vraiment de la chance d'avoir une petite fête, un bon petit Bal avec des danseuses, du vin...
Le malheureux Marius était loin de se douter que cette agitation était dût à l'arrivée surprenante de la cohorte Naine.

Enfin, laissons le se bercer dans ses illusions, de toutes façon, la réalité le rattraperait bien vite. Ainsi, espérant avoir le droit a une belle fêtes (d'ailleurs, il ne serait certainement pas déçut) dans les jours à venir, le paladin alla trouver une auberge, le "Lion d'Or", jolie nom, même s'il ignorait ce qu'était un lion. Ah, que tout semblait paisible dans cette ville, pas de brigand dans la taverne, pas de voleuses à l'étalage...
C'est ainsi que Marius pris une chambre, pas chère, mais confortable et passa sa journée à se reposer, s'endormant d'un seul et même bloc tellement la fatigue du voyage l'avait épuisé.

Ce n'est qu'au petit matin qu'il compris que cette légère "chance" qu'il semblait avoir n'était qu'une façade pour dissimuler une énorme mouise... En effet, alors qu'il descendait pour prendre son petit déjeuner, l'agitation dans la taverne battait son comble, le tavernier discutait à voie haute te l'on entendait des "saloperie de drows" ou encore des "comem si on avait pas assez de misère comme ça"...
Ah, visiblement, ça sentait le tas de cendre...

Le Paladin s'approcha du tenancier et sourire aux lèvres demanda pour s'informer :


-Euh, il se passe quelques choses? Et uen bière je vosu prie

Le tavernier fixa Marius d'un oeil mauvais et souffla avec une haleine digne d'un cadavre alors qu'il servait son client :

-Les drows sieur, yep! Ces saloperies viennent attaquer not' bonne citée! Et faut aller à la caserne pour s'engager si on veut garder nos biens..;Mais bon moi...j'suis papa, alors bon, faut comprendre, j'suis pas du...

Marius ne l'écoutait déjà plus, les drows, encore ,toujours, une guerre, une nouvelle, ça avait un air de déjà vue, comme lorsque l'on relit une nouvelle fois la même histoire. Le paladin soupira, ouais, la chance d'avoir trouvé une magnifique citée? Tu parles, et vue comme était défendu la citée, il était fort à parier que les portes étaient dors et déjà fermé....Bon, bah il restait plus qu'a se battre...Encore...Putain de malchance de merde!

Avalant son breuvage d'une traite, Marius se leva et sortie pour aller à l'écurie là où résidait son cheval. Rapidement, il l'arracha et s'apprêta à partir vers le poste de commandement lors qu'il se dit qu'il avait oublier l'essentiel...Son épée et son armure dans sa chance. Oui, se battre avec ses poings n'est pas conseillé. Il remonta rapidement dans sa chambre et partie au pas vers le poste de recrutement. Il y avait foule, mais la plus part des personnes là-bas n'était pas des soldats de natures, ils serviraient de bouche-troue, de chaire à canon...Enfin, Marius chercha du regard quelqu'un susceptible de l'orienter un peu mieux ,lui n'ayant pas besoin ni d'équipement, il lâcha dans la foule :


-Euh...excusez moi, je suis Paladin de mon état..;Si quelqu'un pourrait m'indiquer..;que sais-je, un capitaine, ou un quelconque gradé auquel je donnerais mon aide...

L'appel aux armes résonnaient, et une nouvelle bataille allait naître sous les yeux de Marius. D'ailleurs, quel allureavait il ce dernier? Il ne ressemblait pas à grand chose, même pas engoncé dans son armure complète, épée dans le fourreau, bouclier pendant, on avait peine à croire qu'il avait été un cavalier émérite et qu'il savait manier les armes bien mieux que la majorité des gardes présents.
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Etheldred
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Ven 26 Déc 2008 - 13:54

Etheldred était arrivée en même temps que Belegar et son armée, exténuée par le rythme de marche des nains. Encore heureux qu'elle ait toujours eu l'habitude de marcher, depuis toute petite, sinon elle n'aurait jamais pu s'adapter à son nouveau mode de vie. Mais elle avait dit à Belegar qu'elle voulait se rendre utile dans la guerre contre les drows et elle n'allait pas revenir sur sa décision pour si peu. Elle avait donc pris le parti de suivre le général et son armée, se rendant utile pour soigner les blessures de toutes sortes.

Sitôt arrivée en ville, elle avait abandonné les nains pour faire un tour au marché et renouveler le stock de ce dont elle aurait besoin si bataille il y avait. Elle ne savait pas exactement ce qui allait se passer. Elle avait laissé Belegar s'organiser, estimant qu'aller poser des questions à son ami toutes deux minutes sur le sujet ne servirait à rien. Elle savait juste qu'ils s'étaient dirigés vers cette ville car les drows faisaient de même. Elle, elle n'avait plus qu'à s'équiper au cas où on aurait besoin de ses talents.

Bref, elle avait abandonné l'armée un instant pour se rendre au marché. Le but était d'acheter des draps qui serviraient de bandages une fois découpés et certaines plantes qu'elle n'avait pu renouveler vu qu'on était encore en hiver, voir certaines espèces trop rares pour qu'elle les ramasse elle-même, hiver ou non. Elle ne voulait pas devoir courir après l'ingrédient miracle au beau milieu d'un siège. Quand elle soignait, chaque seconde comptait, aussi elle se devait de rester organisée. Sa sacoche comptait déjà le principal mais même bourrée à craquer, il y aurait toujours de quoi compléter...

Quelques heures plus tard, ayant fait ses emplettes, elle s'efforça donc de retrouver les nains, alors que la ville était en effervescence. Belegar avait l'air d'avoir secoué tout le monde. D'ailleurs, dès le lendemain, les portes furent fermées. Au moins, elle avait passé une bonne nuit qui l'avait fait récupérer de sa marche forcée. Comme les autres, Etheldred lu les affiches qui avaient été placardées et auguraient des jours difficiles.

Bien sur qu'elle allait aider, elle était là pour ça. Du moins, pour ce qui était soins médicaux. Car au niveau combat, même si elle avait apporté son arc et son épée, elle doutait d'être très utile. Oh, elle savait s'en servir, en particulier elle était plutôt douée en archerie, mais là où elle pouvait se rendre plus qu'utile, c'était en soignant. A la caserne, donc elle attendit pour signaler qu'elle ne demandait pas mieux que de prendre en charge les futurs blessés. Elle n'était pas sure que ce soit l'endroit pour parler de ça, mais les affiches ne précisaient rien. Sans compter qu'elle n'avait pas encore revu Belegar depuis la veille, le général étant probablement occupé à gérer l'organisation de la ville.

Elle se retrouva donc dans la caserne, avec sa sacoche d'herboriste au côté. Beaucoup de monde, un joyeux fouillis. Elle n'était pas pressée, elle patienterait. Adossée à un mur, elle releva les yeux vers un homme qui s'adressait à la foule. Malheureusement pour lui, elle ne voyait pas comment l'aider dans ce bazar. Quoique c'était peut-être la solution pour arriver à quelque chose : hurler un bon coup pour se faire entendre... C'est sur qu'elle, elle passait plutôt inaperçue et on pouvait bien se demander ce qu'elle faisait là. Elle était armée, d'accord, mais vêtue toujours aussi simplement, robe et surcot verts, bottines de marche, pas vraiment le style de la guerrière acharnée - qu'elle n'était absolument pas, de toutes façons.
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Malaurie Mytheiril
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Ven 26 Déc 2008 - 20:52

Le jeune homme réitéra sa proposition avec un air désespéré.

« Mademoiselle Mytheiril, s’il vous plait, veuillez comprendre…

-Désolé mon cher Harien, je refuse de vous aider. Votre compensation n’est pas assez grande.

-Mais je… »

L’émissaire dénommé Harien se renfrogna, tripotant machinalement sa chevalière serti d’opale, symbole du duché d’Alonna. Il épousseta ses manches, détournant son regard de la femme qui se tenait affalée devant lui, sur un sofa. La magicienne reprit :

« Comprenez bien que cette guerre ne me concerne pas. Humains, elfes, drows, nains, peu m’importe, je trouverai toujours des clients. Me proposer seulement un accès aux documents de l’Arcanum et une « médaille du mérite », c’est peu cher payé en comparaison des milliers de vie que selon vous je peux sauver. »

Le messager d’Alonna savait que la partie était déjà perdue rien qu’en entrant dans cette mystérieuse maison où la magicienne avait élue domicile. Ce genre de femme demande toujours une compensation équivalente au souhait demandé. Pourtant, bien au-delà de ce mode de fonctionnement, dame Mytheiril restait l’une des plus puissantes mages des environs. Le duché d’Alonna avait sollicité son aide, mais en vain. L’émissaire ressentait au plus profond de son être le malaise du travail mal fait. Qu’allait-il dire à ses supérieurs ? Tous les autres arcanistes des environs avaient refusé, à l’exception des plus cupides. L’or et la promesse de connaissances étaient moteurs pour la plupart d’entre eux. Il soupira. Ca s’annonçait mal. Les pratiquants des arcanes qui avaient rejoins le duché étaient compétents pour tout faire sauter, mais la ville manquait d’enchanteurs pour renforcer les défenses. L’Arcanum aurait du retard par rapport aux prévisions. Alonna n’aurait pas de mages dignes de ce nom avant longtemps…Harien Galloway frémit. A quoi bon savoir tout détruire quand des vies humaines ont besoin d’être sauvées ? Quoiqu’il en soit, la fameuse dame Mytheiril ne semblait vraiment pas vouloir les aider contre les engeances Drows. Au contraire, elle souriait. Rien ne pouvait être plus antipathique à l’idéaliste qu’il était. Elle était dérangeante…moqueuse et il devinait dans ses yeux gris un esprit manipulateur sans bornes.

La magicienne bailla, puis d’un geste fit signe à l’émissaire.

« Messire Harien, vous m’ennuyez…Je ne vous aiderai pas pour tout l’or du monde. Demandez à quelqu’un d’autre, j’ai mieux à faire… »

L’émissaire ne répondit pas, se contentant de ramasser ses affaires. Il se leva, salua une dernière fois la dénommée Deidre Mytheiril et prit congé. Harien ne savait plus vraiment à qui s’adresser quand il passa le portillon en fer forgé de la demeure de la magicienne. Au total, il y avait moins d’une vingtaine de magiciens dans la place forte. C’était trop peu, vraiment trop peu. Il se mordit la lèvre inférieure. Sa liste de recrues potentielles était maintenant vide, complètement vide. Il se retint de hurler de rage. Le bon émissaire allait rentrer bredouille à Alonna. Qu’allait-il dire au seigneur Belegar ? Ce nain contrôlait maintenant tout dans la cité et ceci d’une main de fer. Quoiqu’il soupçonna le seigneur Belegar de ne point apprécier les magiciens, il le savait assez intelligent pour ne pas les négliger sur le champ de bataille.

Son cheval l’attendait à la sortie du domaine. Il lui flatta l’encolure d’un air songeur.

« Hey ! Est-ce vous l’émissaire d’Alonna ? »

Il se retourna et vit une jeune silhouette féminine assise sur un rebord de la murette en pierre vieillie.

« Oui je suis bien l’émissaire en question. Que voulez-vous ?

-Et bien, j’ai entendu votre discussion avec Deidre…

-Et donc ?

-Je suis prête à vous aider.

Il soupira. L’armée n’avait pas besoin de l’aide d’une gamine. La jeune fille descendit de la murette et s’approcha de lui. Son délicieux parfum embaumait l’air. De la rose blanche…Un parfum si délectable. Elle lui sourit.

-Je n’ai pas l’air à la hauteur n’est-ce pas ?

-C’est exact. Désolé fillette, je ne peux pas me permettre de te prendre avec moi.

-Deirdre est une imbécile…La vie des gens ne devraient pas se marchander ainsi.

-Je suis tout à fait d’accord, mais je ne peux pas m’opposer à sa décision.

-Mais moi si.

Un sourire malicieux illumina le visage de la jeune femme réchauffant un peu le cœur désespéré du messager. Ainsi donc, cette jeunette était prête à l’aider à défendre le duché. A la vue de sa frêle constitution, il doutait pouvoir en tirer quelque chose. A supposer que ce soit la fille de Deirdre, elle ne la laisserait jamais partir pour une bataille.

-J’ai cru comprendre que vous avez besoin d’une enchanteresse pour vos défenses. Je vous propose mes services.

-Comment !? Vous seriez donc magicienne ?

-Entre autre oui…

Ainsi donc, elle était magicienne. Elle ne ressemblait pas du tout à Deirdre, fort heureusement. Ce devait être son apprentie...

-Comment vous nommez-vous ?

-Mytheiril, Malaurie Mytheiril.

-Mademoiselle Mytheiril, si vous êtes capable d’aider le duché d’Alonna de quelques façons que ce soit, vous êtes la bienvenue à bord. Mais je doute que...

-Parfait. Le temps de prendre mes affaires, et je suis à vous.

Elle sauta par-dessus la murette et se retourna avec toujours son air malicieux. Elle n'avait meme pas laissé le temps à Harien d'émettre des doutes quant à sa maîtrise des arcanes dont lui-même n'était pas expert.

-Au fait, ne vous inquiétez pas pour Deirdre. Elle n’a pas plus d’autorité sur moi que moi sur elle. Et pour ce qui est de mes compétences, je pense pouvoir me débrouiller autant que Deirdre aurait pu le faire. A propos…vous avez une charrette ?

________________________________________________________________
Au travers de la fenêtre du domaine de Deidre Mytheiril, la magicienne observait la scène d’un air satisfait. Malaurie était si facilement portée sur la défense de la veuve et de l’orphelin…Ca la perdrait. Une voix familière s’éleva du fond de la pièce.

« Vous vous amusez toujours autant à ce que je vois ma chère Deirdre… »

La magicienne ne se retourna pas, préférant continuer l’observation de la scène se déroulant devant elle. Elle sourit.

« C’est exact…Tu sais comme moi qu’elle s’en sortira, elle est douée pour se sortir des plus gros pétrins.

-Tu n’as pas peur qu’elle en revienne différente. La guerre change bien des gens.

-Je ne me fais pas de soucis…L’ignorant craint les changements…le sage s’en fait une arme…Malaurie est solide. Quelque que soit la voie qu’elle empruntera, elle s’en sortira.

-Si tu le dis… »

________________________________________________________________
« Harien, quand arriverons-nous à Alonna ?

-D’ici peu ma chère Malaurie, encore quelques heures de voyage et nous y serons, soyez-en certaine.

-Je vous crois alors….

L’émissaire ne dit mot. Le voyage s’était déroulé sans encombres, les deux voyageurs empruntant un itinéraire connu de la plupart des badauds et peu propice à une embuscade. Harien Galloway en tête, sur son palefrois et Malaurie à l’arrière avec son petit attelage comprenant une petite charrette et attelée à un cheval bourru, mais volontaire nommé « Brise ». Brise tirait tranquillement son fardeau sans broncher. Malaurie était affalée sur la banquette en bois, laissant son cheval guider l’attelage vers Alonna. Elle lisait un roman à l’eau de rose. La jeune femme était alors vêtue d’une tunique aux manches bouffantes et serrée par un corsage mauve. Sa jupe blanche était sertie d’un liseré violet tandis que de magnifiques bottes noires à talons enrobaient ses pieds jusqu’à ses genoux. Un nœud blanc encadrait son visage aux longs cheveux sombres et depuis son cheval, Harien pouvait deviner que Malaurie portait des pendants d’oreilles en améthyste. Vision agréable selon l’émissaire. Harien regarda par-dessus son épaule et vit la magicienne détourner le regard de son livre pour plonger son regard violet et or dans le sien. Une bien étrange jeune fille…L’émissaire d’Alonna n’avait pas de doutes quant au fait qu’elle soit magicienne, mais il émettait des réserves quant à sa santé mentale dans le feu du combat. Fort heureusement, il savait que la jeune serait placée à un endroit où elle ne risquerait pas grand-chose : les lignes arrière. Le duché n’avait besoin d’elle que pour les aider à renforcer magiquement les défenses de la ville. Par la suite, le seigneur Belegar la renverrait sûrement chez elle…Enfin, il l’espérait. Mais en temps de guerre, toutes les troupes étaient nécessaires et Harien lui-même savait qu’il aurait à porter les armes pour défendre sa famille…Il resta songeur, évitant le regard de Malaurie pour se concentrer sur leur objectif.

Bientôt ils arrivèrent en vue d’Alonna. La magicienne laissa s’échapper un soupir de soulagement…

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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Ven 26 Déc 2008 - 20:53

« Alors Harien, que nous ramènes-tu là ? »

Le garde en armure de cuir posté devant la porte semblait très intéressé par la jeune femme à la peau pâle assise sur la charrette. L’émissaire lui répondit.

« Ouvre nous les portes Marcus, je suis pressé… »

Le garde en fut offusqué, mais il obéit et hurla à ses camarades postés derrière d’actionner le mécanisme d’ouverture. Les grandes portes s’ouvrirent dans un grincement inquiétant.

« Allez-y «votre seigneurie »….

-Marcus….dit le messager d'un air exaspéré.

-Je rigole ! Viens prendre un godet après ton service !, répliqua-t-il d'un air enjoué.

-Je n’y manquerai pas. »

Le messager se retourna vers la jeune femme. Il lui fit signe d’entrer dans la cité. Brise avança d’un pas joyeux dans les entrailles de la cité. En passant par la grande porte, le regard de la magicienne se porta sur l’imposant édifice qui soutenait tout le mécanisme d’ouverture. Elle y décela trop de faiblesses. Ces portes et ces herses ne survivraient pas au siège si elles n’étaient pas renforcées d’ici peu. Mais fort heureusement, des équipes de mécaniciens s’affairaient à cette tâche. Malaurie savait qu’elle reviendrait là pour consolider les portes par magie…Elle en était presque sûre.

Son guide et elle passèrent devant d’autres quartiers, des portes aux lourds battants. Toute la ville semblait en ébullition. Les plus âgés aidaient du mieux qu’ils pouvaient, sans compter les jeunes qui allaient de places en places pour véhiculer des messages de la plus haute importance. Les forgerons travaillaient d’arrache-pied à satisfaire les quotas demandés par les hautes autorités de la cité. Tout le monde avait une utilité. Les cheminées des forges crachaient des monceaux de fumées noirâtres dans les airs. Malaurie dépassa un entrepôt où étaient stockées les flèches et autres projectiles nécessaires au siège.

Plus loin, des femmes du peuple s’affairaient à préparer de la nourriture pour tenir le siège. Les salières étaient remplies de viandes diverses. Ainsi conservées, elles dureraient plus longtemps et ne pourriraient pas. Malaurie était envahie par autant de détails frappant, si bien que même en projetant son esprit aux quatre coins des rues, elle ne parvenait pas à satisfaire sa soif de sensations et de connaissances. Tant de gens, organisés, allant dans un même sens, celui de la survie, c’était à la fois merveilleux et effrayant. Submergée par les sensations les plus variées du monde, Malaurie était à la limite de l’extase. C’était magnifique.

Bientôt, elle arriva aux portes de la citadelle, trônant au beau milieu de la cité. Les gardes laissèrent passer les deux nouveaux arrivants. Harien conduit Malaurie vers les écuries où elle put laisser Brise se reposer. Ses affaires restaient dans le chariot.

« Venez Malaurie, je vais vous montrer vos appartements. Je vais faire monter vos affaires dès que possible.»

Malaurie emboîta le pas à l’émissaire. Peu de temps après, elle se retrouvait dans la tour annexe, une tour fixée à même le donjon, qui servait de refuge pour les magiciens de la cour d’Alonna et…en temps de guerre, de poste avancé pour toute la communauté de défense magique.

Cette tour placée sur le flanc Ouest du donjon, comprenait 6 étages. Les quartiers à la base de la tour des mages leurs servaient de dortoirs tandis que les étages supérieurs comprenaient des laboratoires et autres bibliothèques occultes nécessaires à tout bon pratiquants des arcanes profanes. Seulement, la présence des autres mages recrutés pour l’occasion avait transformé la tour annexe en véritable champ de bataille. A peine entrée dans ce capharnaüm, Malaurie fut attaquée par un petit diablotin survolté. De rage, elle jeta le serviteur par la fenêtre. Déjà, les premiers occupants avaient jetés pêle-mêle leurs affaires dans les locaux, chacun s’arrogeant un espace de travail personnel. Ils ne devaient être qu’une vingtaine, mais ils prenaient autant de places qu’une centaine d’hommes en armes. Malaurie parvint à se frayer un chemin dans les locaux envahis par les parchemins et les fioles vides et finit par se trouver une alcôve dans laquelle était posé un matelas. Elle y installa son petit havresac. Les magiciens vivant dans la tour semblaient plus intéressés par ce qu’ils allaient manger ce soir que par l’amélioration des défenses de la cité. Peut être avaient-ils devancé Malaurie dans certains points et prenaient-ils un repos mérité ? Elle n’en était pas vraiment sûre…

Elle essaya de discuter avec les actuels occupants de la tour. Tous n’étaient pas des magiciens confirmés, mais savaient se battre. C’était un bon début. Bien que Malaurie ne fut point une combattante hors pair, elle connaissait les rudiments du combat, magique ou non. Les mages avaient déjà entamé la production de masse d’un stock de sortilèges sur parchemins, preuve qu’en fin de compte, ils ne s’étaient pas tournés les pouces à ne rien faire. Certains avaient commencé à préparer potions et enchantements pour les lieutenants de l’armée. Malheureusement, le manque de place limitait la production et faute de meilleur endroit pour stocker les articles magiques, tout s’entassait ici.

Malaurie se proposa d’en toucher un mot à Harien quand il reviendrait. Après tout, un émissaire devait bien avoir ses entrées parmi les instances dirigeantes de la forteresse. Il devrait bien pouvoir faire quelque chose. Les magiciens avaient besoin de temps, d’espace, et de composantes livrées rapidement et efficacement. Or dans ce brouhaha de mots, d’idées, de serviteurs volants et de grimoires, personne ne pouvait travailler à son maximum. Si le seigneur actuel ne veillait pas à convenir aux besoins du pôle de défense magique, il pourrait rapidement se trouver une ribambelle de saltimbanques pour palier à ce manque.

_______________________________________________________________
Quelques heures plus tard, Malaurie se retrouvait face à la grande porte d’entrée de la cité. La renforcer n’allait pas être de la tarte, mais les ingénieurs avaient veillé au grain. D’imposantes barres de fer forgé renforçaient sa structure. Les fissures avaient été colmatées par les menuisiers et les portes semblaient presque neuves. Finalement, il ne manquait plus que la dernière touche à cette porte : un enchantement. Si ses prévisions étaient exactes, les Drows viendraient avec du matériel de siège dont la puissance serait amplifiée par leur magie.

Or le meilleur moyen de combattre la magie, c’est d’en faire soi-même. La jeune femme avait du pain sur la planche, rien que pour cette porte, cela lui prendrait plus de deux heures. Les ouvriers étaient en pause. Seuls quelques gardes veillaient près de l’édifice. Malaurie se présenta aux gardes. Le dénommé Marius n’était pas là apparemment. Tant pis… Les gardes la laissèrent manipuler la porte une fois le papier officiel que lui avait donné l’émissaire montré.

La jeune femme attrapa une échelle. Un peu lourde…mais pas insoulevable. Elle la plaça contre la porte fermée. Les herses étaient encore levées, fort heureusement. Malaurie bloquait entièrement la circulation, mais qu’importe, elle n’en avait pas pour très longtemps. Deux heures au minimum, ce n’était pas la mort…Elle fouilla dans son havresac et en sortit une petite baguette en merisier sertie d’un rubis. L’outil parfait pour tracer un enchantement.

Elle inspira. Les gens se massaient près des portes, se demandant pourquoi elles étaient fermées et surtout pourquoi une imbécile de jeune fille se tenait sur l’échelle. Malaurie traçait d’étranges symboles sur les portes, descendant de l’échelle, remontant, allant de gauche à droite, s’arrêtant pour reprendre son souffle. De ses mains jaillissaient les multiples et innombrables équations magiques nécessaires à l’enchantement. Les symboles gravés sur les portes s’illuminaient peu à peu, tandis que l’enchantement prenait forme finale. Les flux magiques manipulés par Malaurie se pliaient à sa volonté tandis que de la baguette de merisier les équations marquaient le bois et le fer dans un rayon fin de lumière iridescente.

Bientôt, Malaurie eut fini. Sa baguette se brisa sous le contrecoup magique et tomba en miettes sur le sol. Ce n’était pas cher payé pour la protection de la porte principale. Maintenant, il fallait passer aux herses de la ville. Sa main tâtonna dans son sac et parvint à y dénicher une autre baguette du même type que celle utilisée. Elle ordonna aux gardes de descendre les grilles et recommença à enchanter.

Deux heures et demi après s’etre attaquée aux portes, Malaurie descendit de l’échelle avec un air satisfait. Ce devait être l’une de ses plus belles créations. Un enchantement solide, protégeant les portes et les herses avec une force magique impressionnante. Il faudrait du temps aux Drows avant de détruire ça. Mais au fond d’elle-même elle savait que ceux-ci parviendraient à ouvrir les portes, quoiqu’il advienne. Passer par les murailles était chose aisée, et malgré toute sa bonne volonté, Malaurie n’était pas capable d’enchanter des murailles entourant toute une cité. Elle préféra se diriger vers les autres portes.

« Autant en terminer rapidement, se dit-elle à haute voix, je pourrai ensuite m’occuper des stocks de flèches. »

En effet, la jeune demi-drow sentait que ces projectiles en bois pouvaient être employés de façon rudement efficace pour peu qu’elle y mette le nez dedans. Fort heureusement pour elle, le fait qu’elle soit une demi-drow ne se voyait pas vraiment à tel point qu’on put la confondre avec une demi-elfe au teint très pâle. Un bon point de marqué. Au moins, elle ne serait pas embêtée lors de ses tâches. Elle se demandait aussi si l’émissaire Harien allait bien…Il n’était pas vilain pour un jeune messager. Son regard se plongea vers la citadelle, d’où elle pouvait entendre les voix exaspérées de mages en train de préparer la défense d’Alonna…Elle se demanda si Harien leur avait obtenu une audience auprès du seigneur Belegar pour obtenir de nouveaux locaux pour stocker leurs compositions.

Malaurie avait réussi à convaincre certains d’entre eux à aider les ingénieurs à préparer des armes pour les lieutenants et avait encouragé l’un d’entre eux à s’occuper du système de distribution des onguents. Il devait rester au moins 6 magiciens dans la tour à ce moment là. Ceux-ci étaient occupés à mettre au point l’une des plus brillantes idées de Malaurie…Ce n’avait pas été facile de les convaincre, mais l’idée était brillante et elle était presque sûre que tout le monde l’adopterait. Les autres magiciens qui n’étaient pas occupés à de nouvelles tâches continuaient à préparer l’arsenal magique. Malaurie se félicita d’avoir réussi à organiser un peu ces mages. La modestie ne va qu’un temps, il faut savoir reconnaitre son propre mérite quand il le faut. Cependant, elle redoutait ce qui se préparait derrière le nuage de poussière au-delà des plaines. Si elle devait se battre réellement, elle espérait être à la hauteur.

Mais le pire, c’était l’ingéniosité des mages Drows……..Sans les gens de l’Arcanum, les quelques magiciens appelés à la défense d’Alonna ne tiendraient pas longtemps…Malaurie n’échappait pas à la règle.

(Désolé pour le double post, mais le message était trop long.)
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Ven 26 Déc 2008 - 23:34

Aussitôt que Belegar avait pris le contrôle, il s'était attelé à l'organisation de la défense de la cité, aidé en cela de son état major, ainsi que quelques officiers humains et du chambellan. Et cette tâche était loin d'être facile, loin de là ! Cette cité n'avait jamais connut la guerre...

- Bien, commençons. Il faut évacuer d'urgence tout les villages alentours de la ville, ainsi que celle qui sont sur le chemin des drows. Faites quérir des messagers et qu'ils partent au plus tôt... Je ne puis détacher des étachements armés pour escorter ces villageois, il faudra que leurs gardes se suffisent à eux mêmes.

A peine eut-il finit qu'un des officiers humains appela un page qui attendait à la porte (effectivement, il y avait beaucoup de monde derrière la porte du bureau. La situation étant extrement vague pour l'instant, ils tentaient de grapiller quelques informations...), puis il envoya ce page alerter les éclaireurs de la garnison pour qu'ils aillent alerter les villages alentours.

- Faites placarder des affiches dans toutes la ville. Chambellan, votre garnison, même renforcée de mes hommes, ne tiendra pas à la première vague... Il nous faut des guerriers, des archers, des mages, tout. Cette cité ne s'attendait peut être pas à la guerre, et pourtant elle vient frapper à nos portes ! Que tous les hommes et femmes, et oui les femmes aussi, volontaires soient présents dans les prochains jours à la caserne...

Une fois de plus, un page fut appelé pour transmettre le message à la caserne et la guilde des imprimeurs...

- Qu'en est-il des stocks d'armes ? continua Belegar.

- Nous avons de quoi équiper environ 500 hommes d'armes, et au moins la moitié de ce nombre en archers...

- Ce sera insuffisant. Que toutes les forges de la ville cessent leurs commandes et fabriquent des armes. Grisemine, assure toi même cette commande, puis va à l'armurerie et assure toi du bon répartissement des armes.

Le nain hocha la tête sans un mot, puis sortit. C'était le meilleur officier que Belegar avait sous ces ordres, et il avait pleine confiance en lui. Ancien gestionnaire avant la guerre, il était parfaitement adapté à la tâche... Belegar demanda un plan de la ville, qui lui fut apporté dans les plus bref délais.

- Chambellan, ces plans de la ville sont-ils d'actualité ?

- Oui monseigneur.

- Bien. Damminsson ?

Un nain à la barbe rousse avec des lunettes farfelues (dont un verre grossissait son oeil gauche d'une façon comique) et une coupe de cheveux fantaisiste joua des coudes pour sortir de la masse d'officier. Il étudia un moment le plan, puis le siasit à pleine main avant de quitter la pièce sans rien dire à personne et sans demander la permission, marmonnant des paroles inintelligibles dans sa barbe rousse. Belegar sourit, quand il était parti dans un plan celui là... Le chambellan, visiblement inquiet par l'attitude du nain roux, demanda d'une voix inquiète :

- Monseigneur, que compte-t-il faire ?

- Damminsson est mon ingénieur personnel, et je suis persuadé qu'il saura trouvé dans la cité de quoi faire ses armes... Pendant que nous sommes sur ce point, avez vous de l'artillerie ici ? Des balistes, des trébuchets ?

- Aucun monseigneur.

Tant pis. Mais d'ici peu, Alonna deviendrait un véritable atelier de construction... Belegar continua :

- Il va falloir installer des hopitaux pour gérer les blessés qui nosu tomberont sur les bras. Vous avez des medecins ? Les batiments necessaires ?

- Euh, nous avons un hopital pour les civils dans le premier niveau, avec le personnel qui va avec mais...

- Un seul hopital ne suffira pas, surtout s'il est au premier niveau. Il faut installer trois hopitaux, un dans le premier niveau, un dans le second et le troisième dans la citadelle même. dans le premier niveau seront mis les blessés légers, et devra pouvoir être rapidement évacué si le premier rempart tombe. Le second sera occupé par les patients moyennement blessés, et dans la citadelle ne seront mis que les cas les plus graves... Mon médecin personnel prend le commandement du corps médical.

Il se retourna pour chercher Etheldred du regard, mais visiblement elle n'était pas là. Tiens, c'était bien elle ça ! Il lui dirait ça plus tard, pour qu'elle s'en occupe... Comme si de rien n'était, il continua :

- La brume qui est au dehors n'est pas naturel, et cela veut dire que les drows ont des mages. On a quoi nous ?

- Monseigneur, sans vouloir vous faire du tort... Les contingents de la cité n'ont aucun mages !

- Ca m'aurait étonné tiens. Envoyez des messagers chez les mages connus et recruter les. Proposez leur ce que vous voulez mais il va falloir qu'ils viennent !

Un officier humain claqua des talons, salua, puis sortit pour executer l'ordre. On peut dire que Belegar savait se faire respecter...

- Nous les logerons dans la citadelle.

Vous savez chambellan, Alonna est une formidable citadelle, mais il y a un atout de taille dans sa défense...

- Lequel ?

Belegar pointa de son gros doigt la ceinture d'habitation qui c'était créée au dela de la première muraille, dans la campagne.

- Le concepteur de la cité n'avait sans doute pas pensé que des habitations se construiraient au délà du premier mur. Il faut que nous puissions écrasez les drows sous une grêle de flèches lorsqu'ils s'approcheront des remparts. Hors actuellement, les drows pourraient utiliser les nombreux couverts offerts par les maisons pour approcher sans mal leurs échelles, leurs béliers, leurs troupes... Que sais-je d'autres ?
Il nous faut raser les habitations qui sont au dela du premier mur

- Mais vous n'y pensez pas monseigneur, ils y a des centaines de villageois qui y vivent !

- Je prefere qu'une poignée de villageois perdent leur maisons plutôt que la citée soit réduite en cendres !

L'argument se répercuta, et un silence de mort plana sur l'assistance. Ca ne faisait plaisir à personnes, mais c'était necessaire...

- Nous affecterons à la démolition quelques mages ainsi que les volonatires pour les entrainer un peu...

Les débats se poursuivirent toute la nuit...

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Belegar bailla. Il n'avait pas dormit, il n'avait pas pu... Et cela depuis deux jours, car la nuit précédente il avait fait une marche forcée avec ses rangers pour atteindre au plus vite la ville. Il avait des cernes sous les yeux et on pouvait lire la fatigue qui s'était imprimée dans son petit corps...

Mais il en fallait plus pour faire plier la volonté inflexible du jeune nain. Il était dans la caserne, à superviser en même temps le recrutement et les milles autres choses qu'il devait faire. Il avait tant de tâches à accomplir, et si peu de temps... Même avec toute l'aide que lui apportait les humains et ses compagnons nains, il sentit qu'il n'allait pas dormir la nuit prochaine !

Il entr'aperçu la jeune Etheldred dans la foule qui se pressait pour s'enrôler. Il rejoignit la jeune femme en jouant des coudes dans la foule... Il serra brièvement son amie dans ses bras, puis lui dit :

- Tu as la chance, ou la malchance à toi de voir, d'être le nouveau chef de tout ce qui touche à la médicine dans cette ville. Fais installer un hopital dans chaque niveau de la ville, pour le premier niveau l'hopital devra pouvoir être évacuer rapidement et il n'y aura que les blessés légers. Au second niveau les blessés moyens, et au troisième les blessés graves. T'as compris ? T'as carte blanche pour tout ce qui est bandage ou herbe, ainsi que le recrutement de medecins et d'infirmiers supplémentaires chez les volontaires...

Et il repartit, la laissant à ses nouvelles obligations. Il aurait bien aimé entendre son avis, mais il n'avait pas le temps... de plus, elle n'avait pas trop le choix : c'était un ordre ! Et dans de telles situations, Belegar n'était guère enclin à négocier...

Il décida d'aller rendr visite à Dammisson, pour voir si il avait besoin de quelque chose pour l'artillerie lourde qu'il devait créer. Il croisa un paladin à cheval qui demandait à qui il pouvait donner son aide. Il lui dit brièvement, avant de partir :

- Renseigne-toi avec les autres pour qu'on te recense et qu'on te donne une place, même si t'as deja ton équipement...

Alors qu'il rejoignait le bureau pour un nouveau conseil d'état major, il se dit qu'ils n'aborderaient la question du nombre d'hommes disponibles que quand le recrutement serait terminé... Un officier humain à l'air alarmé le trouva sur le chemin. C'était ce même officier qui avait ramené Malaurie durant la nuit dans la ville, suite à la demande du général.

- Monseigneur, une magicienne c'est mise en tête de renforcer les défenses de la ville ! C'est honorable en soit mais...

- Quoi ? Elle n'a pas attendu MES ordres ?

- Et bien... Non.

- La brave petite ! Enfin une qui a une cervelle... Et pas tout ces glandus qui attendent dans leur tour, comme si j'avais tout mon temps pour aller les diriger alors que je connais rien à la magie ! Et bien nomme la chef des magiciens, ou je sais pas quel titre ! Que les autres magiciens lui obéissent, comme ça avec un peu de chance ils s'organiseront correctement...

Et Belegar repartit dans sa course folle...

Le brouillard était encore là, ses nappes de brume ensserrant la cité d'Alonna...
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Etheldred
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Sam 27 Déc 2008 - 15:16

Etheldred fut contente de retrouver Belegar dans la cohue. Il la serra brièvement dans ses bras avant de lui annoncer, sans lui laisser le temps de répondre :

" Tu as la chance, ou la malchance à toi de voir, d'être le nouveau chef de tout ce qui touche à la médecine dans cette ville. "

Elle écarquilla les yeux, estomaquée. Quoi ? Elle ? Dans toute la ville ?

" Fais installer un hôpital dans chaque niveau de la ville, pour le premier niveau l'hôpital devra pouvoir être évacué rapidement et il n'y aura que les blessés légers. Au second niveau les blessés moyens, et au troisième les blessés graves. "

D'accord, d'accord, c'était logique, mais... Il continuait sans se préoccuper de ce qu'elle pourrait en dire :

" T'as compris ? T'as carte blanche pour tout ce qui est bandage ou herbe, ainsi que le recrutement de médecins et d'infirmiers supplémentaires chez les volontaires... "

Il était repartit aussi vite, la laissant figée au milieu de la foule. Elle avait juste hoché la tête pour acquiescer. Elle n'avait jamais eu à gérer ce genre de chose. Au mieux, elle avait travaillé en collaboration avec un autre soigneur, jamais plus. Prendre tout ça en main la dépassait.

Cependant, si Belegar le lui avait demandé à elle, c'est qu'il estimait qu'elle en avait les capacités. Donc, pas question de le décevoir. Et puis, elle savait ce que ça donnerait lorsque la guerre aurait éclaté : au niveau soin, on finirait par être débordé et en manque de certains médicaments. Elle préférait avoir les moyens d'y remédier que de dépendre des autres. après tout, elle se savait compétente, elle savait comment organiser un hôpital pour qu'il soit efficace. Il fallait juste qu'elle voit son herboristerie à l'échelle de la ville.

Enfin, elle ne pouvait pas tout faire toute seule, c'était évident, et Belegar avait bien parlé de réquisitionner du monde. Elle avisa un gamin qui apparemment avait en tête de venir s'enrôler. Douze ans peut-être, déterminé, mais pas un guerrier...

" Toi, là ! Tu connais bien la ville ? Le quartier au moins ? T'as des amis qui connaissent les autres quartiers ? "

Réponse affirmative, il semblait assez dégourdi. Parfait. Si c'était comme à Diantra, les enfants pouvaient se révéler très efficaces quand il s'agissait de se débrouiller dans le dédale des rues.

" Tu vas me rassembler ici toutes les personnes qui savent soigner, et tous les herboristes, apothicaires. Tu leur dis de venir ici, de demander Etheldred Laenia pour l'organisation des soins aux futurs blessés. Tu sauras faire ça ? C'est très important. "

Le gamin hocha la tête, fier de pouvoir aider, et disparut dans la foule. Etheldred alla ensuite voir l'homme qui s'occupait de récupérer ceux qui répondaient à l'appel des affiches et lui demanda de rabattre vers elle tous ceux qui étaient plus compétents en soins qu'en combat.

Voilà déjà qui était fait. Ensuite, il lui fallait trouver les lieux pour installer les hôpitaux . Pour ça, même façon de faire, elle héla une femme qui passait par là et qui avait l'air de se demander si elle avait raison de venir proposer ses services. L'air motivée, mais inquiète à l'idée de se battre... Bien, elle serait plus utile à lui donner un coup de main.


" Savez vous où il y aurait assez de place pour installer des hôpitaux pour les futurs blessés ? Il faut trois endroits, un à chaque niveau de la ville, accessibles facilement, avec un point d'eau à proximité et un foyer. Protégés au maximum, également, en particulier le dernier. "

Elle expédia la femme lui trouver ça, elle irait voir plus tard si ça collait ou non. Déjà s'approchaient deux personnes qui semblaient intéressées par le sujet. Elles n'y connaissaient pas grand chose, comprit l'herboriste, mais souhaitaient se rendre utiles. Bien, c'était un début. Restait à organiser les hôpitaux en rassemblant des réserves de plantes, voir de médicaments déjà préparés. Il fallait aussi qu'elle fasse le tri entre ceux qui savaient soigner, ceux qui savaient préparer les potions, ceux qui savaient faire les deux, comme elle, et ceux qui n'avaient que leur bonne volonté, mais, elle l'espérait, un peu de jugeote et de sang froid.

Elle posa quelques questions médicales et de bon sens, détermina les plus aptes à soigner, ce qui, pour l'instant, était assez déprimant. La plupart des gens connaissaient des recettes de grand mère pas trop mauvaises et savaient que face à une plaie ouverte il valait mieux bander, mais ça s'arrêtait là.

Sur ces entrefaites, la femme déléguée pour trouver les lieux adéquats revint. Etheldred décida de laisser quelqu'un sur place pour continuer à rabattre vers elle les intéressés puis la suivit avec les personnes déjà présentes. Au premier étage, il s'agissait d'une grande bâtisse, servant d'écuries, qui avait été vidée. Sans doute pas d'une hygiène irréprochable, mais il y aurait de la place et juste à côté une grande cheminée permettrait de faire chauffer tout ce dont il y aurait besoin. Elle sélectionna une des personnes qui l'accompagnait comme responsable du lieu avec pour ordre de dégager l'espace, installer des paillasses et rassembler des chaudrons et autres ustensiles qui seraient nécessaires par la suite.

Puis elle continua vers l'étage supérieur de la ville. Là, il s'agissait du dispensaire d'Alonna, donc tout allait pour le mieux et était prêt, même si le lieu n'était pas très grand. Elle parla rapidement au responsable, lui expliquant la situation. L'homme avait l'air compétent, aussi, elle lui demanda, lorsqu'il aurait fini de s'organiser là, d'aller à l'étage inférieur pour organiser les écuries au mieux.

Dernier étage. Tout ce qu'avait trouvé la femme, c'était un groupe de maisons aux pièces assez vastes, dont le habitants protestaient, refusant de faire quoi que ce soit qui leur imposerait des blessés. Sauf qu'il y avait de la place et tout ce qu'il fallait. Etheldred négocia d'un ton ferme, expliquant que s'ils vivaient à moitié dans l'infirmerie, ils seraient bien mieux protégés. L'argument fit mouche et elle lança également l'organisation de ce troisième hôpital.

L'idée, maintenant, c'était de rassembler ce qu'il fallait pour les soins. Elle-même avait sa sacoche, mais forcément, ça ne suffirait pas. Elle alla donc d'étage en étage pour, d'une part envoyer les personnes qui savaient reconnaitre les plantes faire provision de ce qu'il fallait, au marché où chez des particuliers - elle se demandait encore si elle était en droit d'exiger quoi que ce soit - et elle envoya les autres dénicher ce qu'il fallait de chaudrons et récipients de toutes sortes.

Une fois tout le monde partit, elle souffla deux minutes. C'était étonnant comme les gens pouvaient se montrer motivés quand il s'agissait de défendre leur ville. Bien sur, ce n'était pas le cas de tout le monde, il y avait des râleurs et des paresseux partout, mais, dans l'ensemble, elle trouvait qu'elle avait de la chance. Elle avait aussi été surprise que les gens la suivent - quoiqu'elle n'avait pas eu le temps de s'interroger plus que ça sur le sujet - alors qu'après tout, elle n'avait pas vraiment l'habitude de diriger quoi que ce soit. Mais les gens avaient l'air d'être soulagé qu'une autre qu'eux prenne les choses en main. Et ils suivaient. En fait, elle aimait organiser, elle se demandait juste ce que ça donnerait lorsque les premiers blessés débarqueraient. Belegar lui avait donné une grosse responsabilité et elle ne comptait pas le décevoir.

Elle avait à peine eut le temps de se poser deux secondes qu'elle dut se relever pour continuer à prendre les choses en main. Les jours allaient être longs... d'ailleurs, avec tout ça, elle n'avait pas vu le temps passer.

Quand elle eut vérifié - à grand renfort de marche à pied entre les trois niveaux de la ville - que chaque hôpital était approvisionné et que chacun savait à peu près que faire, elle entreprit de rassembler les plus inexpérimentés pour un apprentissage exprès des premiers soins. L'idée était de faire en sorte que les blessés puissent attendre dans les meilleures conditions de véritables soins. Bander simplement une plaie ouverte, coucher les inconscients sur le côté. Des gestes simples à la portée de tous à condition de savoir quand et comment les faire.
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Tauril
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Sam 27 Déc 2008 - 16:03

Quel voyage! Et ce n'était que le début des aventures pour Tauril, un jeune rôdeur au service d'un duc.
Suspectant une attaque drow à la suite des mouvements de troupes dans Anduram, trop importants pour n'être que les petites agitations quotidiennes de la région, Jiriad, duc de Daranovar avait préparé des elfes qu'il enverrait lorsque la situation lui semblerait le nécessiter. Quand enfin il eut la quasi-certitude que les drows visait le royaume humain il envoya son rôdeur personnel et ses vingts soldats (Pour être précis avec dix fantassins légers c'est à dire équipés d'épées et de petits boucliers et non pas de lances et de pavois, dont Ederinnon son second, six archers légers équipés d'arcs courts et entrainés pour rester mobiles, et quatre éclaireurs) en messagers pour les contrées humaines il aviserait ensuite si il pouvait mobiliser des troupes importantes pour servir de renforts. Retenu par une affaire importante, Tauril chargea Ederinnon, le plus fidèle de ses elfes de conduire le groupe le plus vite possible à Diantra puis d'aller préparer la défense dans la région concernée par l'invasion. Le jeune rôdeur dû prendre part à un combat contre des drows, il y perdit sa monture et se fit légèrement blessé au talon.

Il arrivait sur une colline d'une bonne hauteur et contempla les alentours, cherchant à analyser la situation. Malgré la brume surnaturelle qui se répandait depuis la forêt Tauril distinguait des ombres mouvantes parmi celles des arbres, aucun doute c'était des drows. Il ressentait de loin leur nature sombre et fît le lien avec l'impression étrange que lui procurait le brouillard. Si les sombres prenait autant de soins pour cacher leurs déplacements c'est sûrement qu'ils arrivait avec des moyens notoires. La brume gagnait peu à peu du terrain, mais elle semblait étendre son bras fantomatique en particulier vers ce qui semblait être un petit duché. Tauril chercha dans sa mémoire des cours de cartographie qu'on lui avait dispensé plus jeune, Alonna, un petit duché sans grande histoire militaire ou politique; c'est sans aucun doute sur cette proie non préparée que les drows allaient se jeter. Mais l'agitation semblait avoir gagné la région, si les humains s'organisaient Ederinnon devrait sûrement se diriger par ici, il devait rejoindre la cité et ses elfes.

~~~~~~~~~~~~~~

Tauril arrivait enfin devant la cité Elle était adossée à la montagne est protégée par deux demi-cercles concentriques, de bonne conception certes mais avec un manque notoire aussi bien d'esthétisme que de tactique militaire dans leur construction, défendre cette ville sera une tâche bien ardue. Au-delà des portes les rues fourmillaient d'excitation. Tauril s'approcha des gardes, ils semblaient stressés par l'idée d'un combat proche :

-Cette cité semble se préparer à un grand péril, en tant que membre de la communauté de la lumière j'aimerais joindre mes forces aux vôtres pour la défense du duché. dit le rôdeur elfe avec assurance.

-Votre aide sera je pense la bienvenue sire elfe. Aux dernières nouvelles le général Nain Belegar a pris en charge l'organisation des défenses, c'est sûrement auprès de lui ou d'un des ses hommes, ou plutôt des ses nains que vous pourrez trouvez des renseignements." Répondit le garde visiblement un peu soulagé de voir arriver des renforts mais néanmoins désespéré par leur faible nombre.
Des nains? Voilà qui était coquasse, leur arrivée avait dû faire du bruit dans les rues de la ville.

-Vous ne semblez pas très surpris de voir un elfe par rapport à la plupart des humains, n'auriez vous pas rencontré une vingtaine d'elfes menés par un dénommé Ederinnon ?

-"J'ai bien laissé passé un groupe d'elfes mais j'ignore leurs noms, nous sommes preneurs de tout les renforts possibles et nous ne prenons garde qu'à la race de nos alliés."

-Bien, merci beaucoup.


Tauril entra et accéléra le pas malgré sa blessure au pied, il devait retrouver son groupe le plus vite possible.
Enfin il les aperçut, c'était bien eux, ils marchaient au pas en direction du cœur de la cité.

-Ederinnon ! Comment c'est passé ton voyage ? appela Tauril.

Son second lui raconta alors qu'il avait été à Diantra où on l'avait instruit que l'on connaissait la situation et que les terres de l'est du royaume humain s'armaient contre la menace, il avait alors accourut dans la région et s'apprêtait à s'instruire de l'organisation de la défense.

-Bien, nous allons devoir aider à la défense de cette ville en attendant d'éventuels renforts. Tâche d'informer ce fameux Belegar ou un de ses subordonnés de notre venue et dis lui que j'aimerais voir avec lui comment il souhaite s'organiser et que je suis ouvert à tout les postes qu'il pourra nous proposer. Soit respectueux sans trop t'embourber dans les politesses. Je vais aller arranger un peu mes blessures j'ai cru voir un hôpital quelque part.

En passant dans les rues, Tauril vit plusieurs hommes commencer à démonter des bâtisses et emmener les matériaux vers ce qui semblait être des chantiers improvisés. Ce nain semblait voir les choses en grand, si il y a défaite on ne pourra au moins pas dire que la défense fût inactive !

~~~~~~~~~~~~~~~

En se renseignant, le rôdeur trouva enfin les hospices de la ville. Une agréable soigneuse pris en charge de panser la profonde entaille qu'il avait au talon. En discutant, Tauril appris que la construction de deux hôpitaux de fortune aux niveaux qui en étaient dépourvus était en cours. Le fameux Belegar était en train de reconstruire toute la ville ! Au moins ils seront équipés pour une autre attaque, du moins si on gagnait la bataille.

~~~~~~~~~~~~~~~

Tauril sortit de l'hôpital et commença à se diriger vers l'endroit d'où semblait venir tout les ordres, Ederinnon devrait avoir pris contact avec les dirigeants maintenant. Leur groupe d'elfes n'était certes pas très important mais le général nain avait l'air de vouloir tout organiser à la perfection et tout groupe organisé comme le leur doit être au clair sur ses fonctions.
En fait, bien que d'une taille restreinte, leur petite escouade était spécialisé dans la finesse, or même lors d'un siège comme celui-ci on a besoin d'une petite force de frappe discrète capable d'aller détruire des points précis de la force ennemie.


Dernière édition par Tauril le Sam 3 Jan 2009 - 15:03, édité 2 fois
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Darqam irash
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Lun 29 Déc 2008 - 3:46

Darqam venait dans la citée, histoire de se remettre d'aplomb pour la vie. Il avait passé du temps dans une auberge sympa et se promenait souvent dans les quartiers calmes de la ville.

"Tout ceci à cause d'une querelle contre un magicienne, va falloir que je fasse plus attention dorénavant."

Le temps pour la relaxation était passé, faute d'avoir pu trouvé un contrat dans cette ville paisible, il se décida à retrouver les sentiers ou il saurait surement trouvé un marchand ambulant voulant d'une protection en plus. Faut d'un marchand, il irait vers Ydril, la ville portuaire. Surement là au moins un marchant ou navigateur aurait besoin de ses services.

Il se mit donc en route vers la grande porte de sortie quand il vit soudainement tous les gardes s'agiter. Se disant qu'une routine d'entrainement devais être en cours, il passa son chemin jusqu'au moment ou il arriva à la porte, bien sur celle-ci était fermée. Un seul garde était posté devant, et cherchant des information, Darqam l'interrogea.

- Pourquoi les portes sont-elles fermées, vous n'avez pas le droit de me retenir ici!?

- Les portes sont fermées par ordre du général Belegar, nul ne peux entrer ni sortir.

- Ah? et pourquoi donc soldat, la guerre serait-elle proche, les méchants Drow seraient-ils aux portes? Il n'avait aucune idée a quel point il avait raison, sa blague se retourna durement contre lui.

- Oui mon bon monsieur, la guerre est imminente, les Drows sont sur le chemin de guerre. Vous avez deux choix, rejoindre un groupe de réfugiés qui seront emporter hors de la citée et de ses dangers ou alors rester et combattre. Quelque soit votre choix, j'ai une tache a remplir.

Choqué par le retournement de situation, Il mit un moment avant d'accepter les paroles du gardes. Jamais ne les mit-ils en doutes et sa décision fût vite prise. Il avait souffert d'une défaite il y a quelques jours, et à présent, Calimehtar lui offrait une vengeance. Il n'allait tout de même pas se retirer à la volonté des dieux.

Il se dirigea donc vers le centre de la citée espérant trouvé ce général. Ils se rendit cependant assez rapidement compte que sa quête était désespérée car ce Belegar devait être assis à un bureau entrain de préparer la citée au combat. Il décida donc d'accoster un soldat qui semblait un peu plus gradé que les autres.

-
Dit moi, je cherche quelqu'un qui pourrait m'indiquer ou je pourrais trouver le général Belegar, je souhaite participer à la défense de la citée. Certes je ne suis pas un combattant aguéris mais je sais me battre que ce soit au corps à corps ou à distance. Cependant donnez moi une bonne mêlée et je me jeterrais dedans sans hésitez avec ma fidèle lame Nimak.

- Je ne peux pas vous donnez d'ordre précis mais je vais m'assurer qu'ont vous donne un poste appropriée, nous ne pouvons pas refusé un combattant en ce moment. Restez dans les environs et je tacherais que quelqu'un vous contact sur votre rôle. Bienvenue à la guerre mon jeune!

Le soldat tappa l'épaule de Darqam et s'en alla le laissant là. très bien, il attendrait mais si il tardait de trop, il se trouverait une position pour sois-même.
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Marius
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Lun 29 Déc 2008 - 9:00

Bon, visiblement, sa prestation n'avait fait mouche sur personne...Personne? Vraiment? Non Alors qu'il pensait passer pour un..;Nul, en effet, parler fort pour n'avoir aucune réponse ce n'était pas vraiment quelques choses du commun des mortels, c'était même le genre de truc ou lorsque l'on est ignoré comme venait de l'être Marius, on passait pour un con. Enfin, ce n'était pas la première fois de sa vie ni la dernière, il en était sûr.

Ainsi, notre preux paladin resta plusieurs minutes figé, laissant ses paroles en suspend. Il s'apprêta d'ailleurs à réitéré sa demande, après tout, le ridicule ne tue pas lorsque soudainement , un nain, ou amis lecteurs, vous lisez bien, un nain passas à ses côtés pour lâcher simplement un :


- Renseigne-toi avec les autres pour qu'on te recense et qu'on te donne une place, même si t'as deja ton équipement...

Le paladin s'apprêta à remercier son interlocuteur ainsi qu'à lui demander son nom lorsque ce dernier disparut dans la foule, visiblement bien pressé, nul doute qu'il avait de nombreuses besogne à faire et que par là même, s'entretenir avec Marius lui serait pas le plus bénéfique du tout, vous même connaissant les bavardages incessant du chevalier. Bien, bah, il fallait faire la queue. Attachant son cheval par la bride à un quelconque poteau, Marius resta plusieurs minutes à se vêtir de son armure, il s'engonça dans son plastron divisé en deux morceau et tenu par de lourde lanière de cuir. Il ajusta ses brassard, et mit ses grèves. Pourquoi tant s'arracher autant? Autant faire bonne impression lors du recrutement. Il laissa cependant la gorgerine de côté, attacha son fourreau à sa ceinture, pris son bouclier et partis vers le poste de recrutement...Et il attendit que la queue avance, c'était lent, terriblement lent...

Au bout de plusieurs minutes parmi divers paysans et autres corps de métier, il arriva finalement devant un homme, assis à une table, entouré de plusieurs scribes, ce derniers leva ses yeux pour fixer Marius, il réprima d'ailleurs un léger hoquet? En effet, face à lui, le paladin était vêtu de son armure noir jais, il semblait à un de ces chevaliers de la mort, venu accomplir leur sombre besogne sur le champ de bataille.
L'homme lâcha avec quelques difficulté :


-Euh...Vous êtes?

Le paladin eut un léger sourire et lâcha finalement un petit sourire amusé, c'est vrai qu'il avait toujours eut fière allure dans ce genre de "vêtement", ses longs cheveux d'or contrastant avec cette armure si noire. Il lâcha en se penchant vers cet homme, c'était l'exemple même du vieux gardes, la barbe grisonnante, un léger embonpoint dût à peu d'exercices physiques, mais de magnifique yeux bleus qui gardaient un je ne sais quoi de malice. Marius souffla finalement :

- Marius, mettez juste Marius sur votre liste....Euh, en passant, j'ai quelques notions de combat et...

Semblant s'être assez vite remis du choc de la vision avec un te personnage, le recruteur qui s'appelait Signum d'ailleurs, lâcha simplement en écrivant le nom du paladin :

-Si vous voulez vous rendre utile, allez dans la cours et montrez quelques mouvements de combats aux nouveaux...

Le chevalier hocha la tête et partis derechef vers la cours, là, il y avait déjà plusieurs dizaines d'hommes en armes, en armes, de l'équipement qui n'était pas fait pour eux, certains avait des casque trop grands, d'autres des côte de maille trop petite, mais bon...A la guerre comme à la guerre.
Marius se plaça face aux groupes, et toussa un peu, il n'avait jamais été un leader, et d'ailleurs, détestait donner des ordres, où quoique se soit d'autre, mais là, là c'était la survie de ses gens qui en dépendait. il chercha alors dans sa mémoire que dire, trouver les paroles d'un héros oublié, mais il ne se souvenait que des paroles de son père à son égale la première fois qu'il l'avait entraîner, la première fois qu'il avait touché un bouclier et une épée. Marius les fixa et lâcha d'une voie forte qui, comme un souffle qui éteints une bougie, fit disparaître le brouhaha :


-Messieurs, je vais vous apprendre les bases du combat! Je ne vais pas faire de vous des Héros! Mais je vais vous donner la possibilité de tuer un drow ou deux avant de mourir! Je vais faire de vous des êtres capable de tenir plus de dix secondes faces à un simple soldats! Je Vais vous donner juste ce qu'il faut pour espérer revoir un jours votre famille une fois la bataille terminé et gagné...Par nous!

Le paladin marqua une pause, laissant un silence gêné envahir l cours, le coeur des soldats venait de devenir subitement lourds, il comprenait petit à petit que ce n'était pas un jeux, la guerre devenait soudainement bien plus présente, mais, Marius espérait bien se servir de ce désespoir pour en faire....Des hommes...Des vrais. Il continua :

-Si vous voulez vivre! Si vous voulez un jours revoir votre famille, alors vous allez suivre tout ce que je vous dit, vous avez compris...

Là, c'était la bougie, cette minuscule bougie qui brille dans le noir, cette chose à laquelle on s'accroche pour ne pas plonger, c'était l'espoir, il y eut un léger murmure dans l'assistance :

-ouais...
-Je ne vous ait pas entendu!
-Oui!
-C'est votre seul détermination!
OOOUUUUUUIIIIIIIIII!!!!!!!

Marius eut un nouveau un sourire et posta ses pieds en position de combat, invitant tout les combattants dans la cours à faire de même, leur expliquant qu'une telle posture pouvait permettre d'encaisser un violent choc sans chuter. D'ailleurs, c'était amusant car, si l'on regardait bien, certains soldats suivait avec attention le cours de Marius, cherchant à amélioré leur entraînement basic de soldat.
Marius, une fois sa "théorie" des pieds démontré continua :


-Le bouclier est votre protection, mais aussi une arme, n'hésitez pas à donner un bon coup dans la gueule de ces putains de drow, bien, maintenant vous répétez les même mouvement que moi, chaque mot que je dirais devra vous êtres assimilé, car chaque mouvement correspond à une situation...Vous êtes prêt?
Coup Droit!
A ce moment là, Marius frappa l'air avec son épée, partant d'un point en haut à droite vers une "nuque" invisible
Revers! Ce fut le même geste mais dans l'autre sens
Parade! Le Paladin mit son bouclier face à lui et tout les soldats l'imitèrent, le synchronisme n'était pas parfait mai, il fallait un peu d'entraînement
Contre-Attaque! A ce moment là, Marius mit sa lame sur le haut du bouclier et donne un vif coup droit dans le vide
Flèches! A ces mots, le paladin mit un genou à trre, relevant son bouclier au-dessus de lui, permettant ainsi en cas de "pluie" de flèches de se protéger efficacement.
Il se releva alors et lâcha :


-Bien, on recommence alors!

et ils recommencèrent, encore te encore, chaque hommes (dont des nouveaux qui arrivaient petit à petit) se mettait en position et suivait les mouvement de Marius, écoutant sa voie, copiant ses gestes pourtant si simple mais qui pouvait se trouver salvateur. Coup Droit, revers, parade, contre-attaque, flèches, ces mots résonnait dans la salle et petit à petit, le capharnaüm géant qui avait lieux au début commença a se transformer en un gigantesque ballet, bien entendu, c'était des choses simples je vous le conçoit, mais ça pouvait leur sauver la vie. Marius avait arrêter de faire le mouvement, se contenant se contentant de lâcher avec sa voie les mouvements à entreprendre, des fois, il donné différentes combinaisons et passait dans les rangs, lâchant des "arrêtes ta coupe bien plutôt, tu veux le tuer, pas le trancher en deux", ou bien soufflant des "écarte un peu plus tes jambes pour être plus stable". Il donnait ici et là des conseilles sur les poses à adapter, mais il ne se faisait pas d'illusion, il risquait que parmi eux, aucun ne survivent, d'ailleurs lui même survivrait-il à cette bataille? Enfin, chassant cette noire pensée, il lâcha un nouveau :

-Coup Droit!

Et à ces mots, ils firent une nouvelle fois tous le même geste, le bruissement de leur lame fendant l'air de manière presque synchronisé, c'était un son délicats, bien plus délicat que bientôt où ce serait le bruit immonde d'un homme que l'on pourfend...Seraient-ils prêts? ....
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Malaurie Mytheiril
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Mar 30 Déc 2008 - 17:32

“Parfait, encore quelques petites touches, et ça devrait aller !!!”

Malaurie était prise d’une frénésie de créer. Ca avait commencé par les portes, puis, dès sa montée en grade, elle avait directement eu sous ses ordres, la totalité des magiciens de la tour annexe. Tout de suite, elle avait pu mettre en place l’une de ses plus brillantes idées.

Si la jeune femme ne brillait pas dans ce qui était des techniques de combat, elle était experte dans le soutien des troupes, du moins, c’est ce qu’elle croyait après avoir eu cette idée génialissime. Pour ça, elle avait fait libérer le dernier étage de la tour. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, la nuée de serviteurs invoqués avait rangé, trié, balayé, ciré, tout l’étage, avant de nettoyer le reste de la tour.
Il ne restait dans le dernier étage que quelques étagères soigneusement rangées ainsi que deux tables rondes.

Une bonne dizaine de minutes plus tard, Malaurie se retrouvait accompagnée de deux mages et mettait au point son invention. Bon d’accord, c’était pas une invention totalement révolutionnaire. Elle avait déjà vu les plans quelque part dans un vieux grimoire et les rapports d’antiques batailles en faisait mention; mais c’était tellement utile que même un soldat comme le seigneur Belegar ne pourrait s’en passer.

Ce n’était qu’un simple autel, contenant un mince rideau d’eau bleutée en son centre. Une marre de vision...C’était aussi simple et aussi terrifiant que ça. Malaurie sourit, ses compagnons étaient ravis. L’enchantement de cet autel leur avait pris du temps, mais il était à présent opérationnel.
Le principe était d’une simplicité enfantine, même un étudiant de premier année à l’école de magie l’aurait compris, et dieu sait que ces gens sont des imbéciles arrogants. Il s’agissait de survoler mentalement le champ de bataille afin de prévenir les chefs de guerres des mouvements de troupes. Cette relative omniscience sur le terrain était redoutable. Malaurie songeait à ces centaines de vies qui seraient épargnées lors de la bataille grâce à sa merveilleuse mare de surveillance.

Seulement deux mages pouvaient la contrôler en se relayant, donc, pas de problèmes du point de vue de la mise en service. Ca leur demanderait un minimum de concentration, mais au vu de ce que Malaurie avait pu voir chez certains, celà ne leur poserait aucun problème.


“Passons à autre chose...”


Maly avait une autre idée en tête: celle de renforcer magiquement la tour annexe. Il fallut peu de temps aux auxilliaires de la jeune femme pour mettre en place un champ magique tout autour de la tour des mages. Au moins, ils pourraient résister aux agressions extérieures et contrôler le champ de bataille tranquillement. Il fallut ensuite régler le problème de la communication...Comment communiquer avec les lieutenants et l’état-major sans sacrifier des pigeons? La réponse était toute simple, la télépathie. Il suffirait aux mages de connaitre le nom et le visage des chefs de guerre comme le seigneur Belegar, et ainsi, les utilisateurs de la mare de surveillance pourraient envoyer des informations directement sur le terrain.

C’était tout simplement génial !!!

Il se posa rapidement le problème de la gestion des mages disponibles pour la bataille qui s’annonçait. Ce brouillard à perte de vue était d’origine magique et bien que les forces occultes disponibles furent assez compétentes pour en dissiper tout ou partie, Malaurie préférait les employer à des tâches plus importantes.
Après quelques heures de paperasse et de discutions ininterrompues avec ses subordonnés, elle en vint à dresser la liste des effectifs magiques et leurs compétences.

Il n’y avait pas moins de 26 mages disponibles dans toute la cité, du moins, ceux qui s’étaient présentés au recrutement. C’était très peu...beaucoup trop peu. Entre les façonneurs qui s’atelaient à la conception des potions et à l’amélioration de l’armement, les deux mages employés pour surveiller la mare de vision et ceux qui étaient en train de préparer des parchemins occultes, il devait rester au moins 8 mages disponibles pour le combat.
Sur ces 8 mages, tous avaient les bases du combat, mais peu avaient eu l’occasion de tuer, Malaurie non plus. Entre abjurateurs, évocateurs, maître du feu et de l’air, invocateurs, il y avait le choix. Ils sauraient se battre, mais l’Arcanum les sauveraient certainement. Ces mages étaient compétents dans le lancer de sorts offensifs, elle espérait seulement qu’ils les lanceraient sur les ennemis et pas sur les défenseurs.

“Bon...je suppose que vous saurez vous débrouiller quand les Drows seront sur Alonna.”

Une voix s’éleva parmis l’assistance.


“Bien sûr qu’on saura !!! Mais de nous tous, c’est toi la plus prompt à nous trahir.”

Malaurie resta de marbre. Le jeune demi-elfe en face d’elle ne semblait pas jouasse à l’idée d’avoir Malaurie comme supérieure hiérarchique.


“Si tu as un problème avec mon autorité, tu peux toujours te faire engager dans l’infanterie, ils te donneront une épée et tu pourras t’amuser..D’ici là, c’est moi qui commande, est-ce que c’est clair?

-Oui, si vous trouvez ça normal d’être dirigés par une demi-drow.

Des voix s’élevèrent parmis le regroupement de mages. Les regards étaient tournés vers Malaurie, des regards interrogateurs et certains assassins. Il en rajouta.

“Je refuse d’être sous les ordres d’une batarde de Drow.”

D’autres suivirent. Comment avaient-ils deviné qu’elle était à moitié Drow? Mystère...quoique...les batards se reconnaissent entre eux, et ce demi-elfe était diablement perspicace...Quelque chose avait forcément du le déranger dans son apparence. Pourtant, son héritage lui permettait de se confondre avec les bâtards des elfes sylvains. Dans tous les cas, celui-ci avait semé la zizanie dans ses rangs et malgré toute sa bonne volonté, elle ne pouvait accepter ça.


“Encore un mot de ce genre, et je te jure que tu devras apprendre un sort pour te faire pousser des ailes.


Elle montra du menton la meurtrière donnant sur l’abysse...et les remparts. Une chute serait...mortelle.


-C’est ça...Hey camarades, allons-nous nous laisser diriger par quelqu’un qui trahit sang damné? Qui sait si elle ne nous trahira pas en retour?”


Le sang de Malaurie ne fit qu’un tour. Elle se jeta à corps perdu sur le demi-elfe au regard goguenard. Les deux silhouettes tombèrent sur le sol, Malaurie sur son adversaire. D’un geste de la main, elle invoqua le feu magique et lui attrapa le visage. Il hurla, son visage marqué par des brûlures légères. Le malheureux se débattit, sa main aggripa fortement la jeune femme qui dût lâcher prise. Sa main enflammée lui retourna le poignet et de rage, elle lui brûla l’avant-bras gauche. Elle n’eut pas le temps d’en faire plus car déjà, les mains et les sorts des spectateurs médusés fondirent sur la jeune demi-drow. Elle sentit une décharge magique d’une force inouie percuter son dos, l’assomant à moitié. Son corps s’engourdit, tout devint flou. Elle tenta désespérément de lancer un dernier sortilège, mais sa vision fondant comme neige au soleil, elle ne parvint pas à bouger convenablement. Quelques étincelles jaillirent du bout de ses doigts avant qu’elle sombre dans l’inconscience...
Les magiciens sautèrent de joie. Une ennemie de moins...les idiots.

________________________________________________________________
*Qu’est-ce c’est?*

La main de Malaurie toucha quelque chose de soyeux et chaud...Elle ouvrit doucement les yeux. Un couinement mécontent lui signifia qu’elle était en train d’attraper un rat. La bestiole échappa à l’étreinte de Malaurie et se carapatta dans son trou.
La douleur dans son dos était fulgurante. Ces crétins de magiciens ne l’avaient pas loupé. Elle toussa. Un peu de sang coula le long de ses lèvres. Hémorragie interne. Ils y étaient allés très forts...
Elle sentit une démangeaison agréable lui parcourir le dos. Ses tatouages...les papillons donnés par cet esprit qu’elle avait autrefois aidé. Ils supprimaient peu à peu les effets néfastes des sortilèges sur son organisme. C’était un don merveilleux, dommage pour ces crétins qu’ils n’eussent pas soupçonné ce détail. La jeune femme se mit sur les coudes. Où était-elle?

A en juger par l’apparence de ce cloaque immonde remplit de rats, ce devait être les geôles. D’immondes visquosités emplissaient les murs crasseux tandis que la moisissure s’épanouissait pleinement sur le sol. Elle jeta un coup d’oeil à sa droite. Des fers vide, enfin, si le squelette prisonnier complètement desséché ne comptait pas comme une personne. Une forte odeur de mort et de pourriture emplissait l’air. Une petite gamelle pleine de gruau l’attendait près de la grille en fer forgé. D’innombrables fissures parcouraient les quatre murs de cette prison. Au loin, elle pouvait entendre les bruits des soldats s’apprétant à la guerre. Une petite fenêtre donnant sur la cour de la citadelle lui ajoutait un peu de lumière, ce qui n’était pas un luxe.

Malaurie n’était pas vraiment impressionnée par le fait que les humains l’aient considéré comme une traitresse avant meme la bataille. Les Drows et encore plus les demis-Drows étaient les bêtes noires de la population. Suivant la logique des humains, autant les exterminer le plus vite possible avant qu’ils n’envahissent toutes les strates de la société. La pauvre femme arrivait jusqu’à présent à cacher son héritage avec facilité, mais il avait fallu que cet imbécile de demi-elfe vienne tout gâcher...

Celà lui laissait un goût amer dans la bouche de savoir que malgré toute l’aide que l’on apporte, elle n’est pas remerciée à sa juste valeur. En attendant, elle croupissait dans cet endroit immonde. Comment allait-elle se sortir d’ici? A supposer que les Drows parviennent à pénétrer dans la ville, allait-il la tuer? Et s’ils perdaient la bataille, les humains la tueraient-ils? Des milliers de questions la traversèrent tandis que les bruits de pas des soldats emplissaient la cour et les environs. Malaurie se doutait bien que Belegar n’avait pas été mis au courrant de cette rébellion soudaine. Après tout, pourquoi s’en soucierai-t-il? Il avait à présent tous les mages “fidèles”...et tout l’équipement magique qu’il lui fallait. L’émissaire Harien devait sûrement être attelé à d’autres tâches...Tout le monde allait l’oublier et elle allait mourir ici.


“Je savais que j'aurai du écouter Deirdre...”
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Belegar
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Mar 30 Déc 2008 - 22:48

L'après midi fut pénible. Outre les nombreux idiots qui venaient l'interrompre pour des renseignements bénins ou des conseils stratégiques sans valeurs, il dut affronter le 'conseil provisoire' des citoyens, qui étaient passablement en rogne contre le nouveau seigneur de la ville... Les travaux de destruction avaient commencés, et les villageois expulsés demandaient des comptes. Quand il pouvait, Belegar rendait la justice aux pauvres gens comme eux... Mais là il n'avait pas le temps. Pire que ça, les citoyens ne voulaient pas comprendre que la guerre necessitait des sacrifices, et revenaient continuellement à la charge. Et ca enervait Belegar profondement... Il aurait encore préféré affronter des drows !

Mais il n'y avait pas que des points sombres. L'ingénieur nain avait fait des merveilles : sur chacune des quatre tours du premier rempart, une baliste naine avait été installé. Sur les deux murs, le nain avait installé des arbalètes lourdes à répétition tout les quinze mètres. L'ingénieur avait également installé de nomrebxu stocks de flèches et d'armes à plusieurs points clés de la muraille. Il avait renforcé les portes du mieux qu'il avait pu, en plus des sorts de protection, et avait prévu une équipe de madriers équipés pour les réparer si, ou plutôt quand, elle tomberait dans la bataille.

La jeune Etheldred avait également bien travaillé. Elle avait installé ses hopitaux de manière efficace. Belegar était fier d'elle ! Il y avait plusieurs guerriers qui avait émergé des rangs. La plupart du temps il s'agissait d'anciens soldats ou même de soldats de métier qui entrainaient les jeunes recrues de manière rudimentaires, mais il fallait tout de même ça pour qu'il résiste plus de dix secondes dans la bataille... La plupart des habitations qui étaient devant la première rempart étaient détruites, et bientôt il n'y aurait plus que de la plaine devant le mur.

Il devait maintenant aller voir les magiciens, avant qu'ils ne fassent exploser la tour. Puis il voulait voir si la jeune femme qu'il avait nommé comme organisateur était compétente...

Il passa devant le second rempart et voulut passer la porte de la citadelle. Il tomba nez à nez avec un groupe d'elfe, une trentaine environ, qui avait été arrêté par la gardes. On ne rentrait pas dans la citadelle comme dans un moulin, seul un nombre restreint de personnes y avaient accés... Il les regarda, puis leur dit :

- Si vous voulez avoir une assignation sur le rempart et être répertorié, vosu allez à la caserne et vous vous faites recruter, comme tout le monde... Si vous avez des capacités spéciales, parlez en au capitaine de la caserne il saura tirer partit au mieux de la situation, mais moi je n'ai pas le temps pour m'occuper de vous !

Il passa la porte et rentra dans la citadelle... Plus loin, un soldat indiquait à un jeune demi-elfe nommé Darqam qu'il devait aller à la caverne, comme tout les autres personnes, pour qu'on lui donne sa place...

Il entra dans la tour, escorté de Grisemine, son fidèle second, et d'un autre nain. Il y avait là une vingtaine de mages de toutes sortes, plus ou moins occupés à de nombreuses tâches. Belegar n'avait jamais vraiment aimé les mages, mais il savait qu'ils pouvaient être très utile... Il alla au milieu de la pièce, puis frappa trois coups secs pour attirer l'intention des sorciers. Une fois le silence relatif dans la tour, il dit :

- Qui est-ce que j'ai nommé responsable ici ?

Il y eu un silence. Forcément, car la responsable légitime était aux cachots pour l'instant ! Mais ça, Belegar ne le savait pas... Agacer par ce silence (il avait les nerfs assez à vifs depuis qu'il était dans la ville, et ce n'était pas prêt de s'arranger !), il hurla :

- QUI EST LE RESPONSABLE ?!

Nouveau silence gêné. Puis un des mages s'avança, et dit d'une voix assurrée et prétentieuse :

- C'est moi !

Un réponse qui ne plut pas beaucoup au général nain. Il saisit l'imposteur par le col et le plaqua à terre avec un violence inouïe. Le pauvre avait l'air sonné... Belegar lui posa un pied sur le torse et appuya pour le maintenir à terre, puis il sortit sa hache et la mit sous la gorge de l'homme, avant de dire d'une voix lugubre :

- Mauvaise réponse, j'ai nommé une femme pour vous organiser. Maintenant tu vas me dire où elle est sinon tu connaitras vraiment la souffrance !

Il y eu une vague de protestations parmis les autres mages, qui refusait qu'on maltraite leur camarade de la sorte à cause de leur mini-révolution... Belegar entendit quelques incantations, des sorts qui se préparaient contre lui. Il leva sa hache, qui décrivit un cercle pour défier les membres de l'Arcanum.

- N'y pensez même pas, ou je vous tue un par un ! Les nains sont résistants à la magie !

Ce derner point était parfaitement vrai. Cette petite race était très résistante à la magie, notamment au contrôle d'esprit, à la télékinésie et autres fariboles... Aussitôt, les magiciens de pacotilles reculèrent. Courageux mais pas téméraires comme le dit l'expression ! Surtout contre trois nains à l'air patibulaire... Une fois l'esprit de rébellion calmée chez les autres, il empoigna de nouveau l'imposteur par le col et commença à la secouer comme un prunier :

- Je te jure que si jamais tu ne me dis pas où elle est, JE T'ETRIPES SUR PLACE !

Terrorisé, l'imposteur finit par raconter toute l'histoire, et Belegar se mit en route pour les cachots...

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Quand il y arriva, il n'eut aucun mal à trouver la jeune femme. Effectivement, elle était la seule prisonnière. Elle semblait regardé par la fenêtre. Belegar se saisit des clés qu'il avait confisqué aux gardes pour ouvrir les barreaux. Il pénétra dans la cellule, toujours escorté de Grisemine et un autre nain. Il salua la jeune femme, avant de dire un peu gêné :

- Je ne sais pas depuis combien de temps vous êtes ici, gente demoiselle, mais je viens d'apprendre le sort auquel vos camarades sorciers vous ont laissée... A cause de vos ascendances en partie drow. Je veux que vous sachiez que cela ne fait aucune différence pour moi et que j'ai pleine confiance en vous avec votre travail accompli, plus en tout cas que les autres sinistres crétins de la tour...

Il la fit sortir de la cellule.

- Je vais veiller à ce que cela ne se reproduise plus. Il se retourna et designait les deux nains qui le suivaient. Ces deux nains vous escorterons et vous protégerons jusqu'a ce que Alonna soit sauvée, pour éviter ces désagréments et vous protéger lorsque la bataille débutera.

Grisemine, Harod, vous répondrez de sa vie. Cependant, Grisemine j'aurai besoin de vous après, vous demanderez à un autre ranger de vous remplacer.

Les deux nains hochèrent de la tête pour dire qu'ils avaient compris... Belegar repris, en regardant la jeune magicienne :

- En attendant, j'ai quelques minutes... Peut être pourriez-vous me dire vos dernières trouvailles magiques ?
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Tauril
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Mer 31 Déc 2008 - 12:27

Enfin il trouva Ederinnon. Celui-ci s'était renseigné, on avait semble-t-il organisé un recrutement à la caserne. Le temps de se déplacer et Tauril et ses hommes arrivait dans la cour du bâtiment, l'agitation frénétique qui occupait toute la ville était ici à son comble, pas une seule personne n'était immobile, alors que certains organisaient la distribution des armes des soldats novices parfaisaient leur entrainement, ici et là grouillait des hommes aux bras chargés d'équipements, faisant rouler des tonneaux, ou transportant des matériaux de construction, on se serait cru dans une fourmilière.
Plus loin, une petite file de personnes se pressait devant un bureau où le responsable du recrutement et ses scribes enregistraient les combattants volontaires. Quelques minutes plus tard ils étaient en face du recruteur, celui les regarda d'un drôle d'air, il n'avait visiblement jamais rencontré d'elfes. Se ressaisissant il tâcha de se comporter comme pour n'importe quel volontaire.

-Noms, origines, capacités ? annonça-t-il en levant un œil suspicieux.

-Tauril, et voici mes soldats, nous venons du duché elfique de Daranovar, nous sommes six fantassins légers, quatre archers et trois éclaireurs, spécialisés dans l'infiltration et le combat discret.

L'humain n'avait sans doute aucune idée de ce qu'était le duché de Daranovar mais devant son apparente rigidité Tauril avait préféré donner ce qu'il fallait de détails.

-Infiltration... Allez voir le capitaine là bas, il a besoin de gens discrets pour le prévenir de l'avancée des drows.

Tauril et ses hommes traversèrent la cour et arrivèrent en face d'un homme équipé d'un uniforme de plus de prestance que les autres soldats, voyant ainsi arriver un groupe d'elfes à lui, il demanda:

-Que nous vaut votre visite guerriers elfes ?

-On nous a indiqué que vous cherchiez des soldats furtifs.

-C'est cela même, vous pensez pouvoir être utile ?

-Pour sûr c'est notre métier, et il est connu de tous que les elfes sont plus discrets que les humains.

L'humain eu un petit rictus nerveux à ses paroles mais la situation ne lui permettait pas de perdre du temps en se disputant.

-Bien sûr, j'ai déjà envoyé des hommes en observation mais si pouvez traverser ce brouillard maléfique alors nous aurions un temps d'avance sur les drows, je ne vous explique pas la procédure, pas de confrontation inutile juste du repérage, revenez alerter la cité quand vous savez qu'ils attaquent.

Tauril s'était attendu à une mission semblable, l'officier humain ne semblait pas apprécier de reposer sur des inconnus mais il n'avait malheureusement pas d'hommes suffisamment expérimentés.

~~~~~~~~~~~~~

Près d'une demi-heure plus tard, ils étaient dans la plaine d'Atral et approchaient de la lisière d'Anduram, ils se camouflaient dans de hautes herbes grâce à leurs capes gris-vertes dont ils avaient solidement attaché les capuchons sur leurs têtes. Le brouillard les avalait peu à peu mais leurs yeux d'elfes discernaient au loin les ombres des premiers arbres. Ils avançaient sans que rien ne bouge autour d'eux. La nature s'était tût sous l'influence de la mauvaise magie que diffusaient les drows. Ils perçurent bientôt les premiers sons quelques rares discussions, des bruits de pas et un brouhaha d'armes et d'autres matériel, en avançant encore un peu ils virent les premières silhouettes drows se détacher de l'immobilité des arbres. Tauril fit un signe de la main pour arrêter ses elfes. Ils s'accroupirent au plus près du sol et il murmura à l'oreille d'Ederinnon:

-Ceux-là semblent aux aguets, ce doit être l'avant-garde mais les drows sont normalement plus discrets, il doit y en avoir d'autres qui se faufilent discrètement en direction d'Alonna. On va tacher de contourner l'avant de l'armée pour ramener des informations consistantes.

Il refit un signe et tous le suivirent les plus discrètement possible. Les elfes était passés maîtres dans l'art de la furtivité mais la présence de cette brume les perturbait car elle corrompait la nature et tout ce qui est, ils devaient être encore plus prudents qu'en temps normal.
Plus ils avançaient et plus le grondement s'intensifiait, les drows préparaient une offensive d'envergure, ils allaient frapper le royaume humain et ils allaient frapper fort, leur seul espoir résidait dans l'envoi de renforts de tout leurs alliés alentours.
Tauril s'arrêta et réorganisa leur groupe, il envoya ses trois éclaireurs devant et derrière eux pour les prévenir des mouvements de troupes, il plaça les archers sur le côté pour leur permettre de tirer rapidement s'ils étaient découverts et continua d'avancer avec ses fantassins.
Il fallait qu'ils rapportent un maximum d'informations pour organiser la défense au mieux.
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Barik DentDur
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Mer 31 Déc 2008 - 14:05

Voila des semaines, pour ne pas dire des mois, que j'avais quittée ma belle cité. Passer l'hiver sur la route etait une dure epreuve, mais le choix ne se portait pas, je n'avais plus de maison et le peu d'argent que j'avais sur moi devait me servir pour les cas d'urgence; c'est ainsi que j aivais passer de nombreuses nuit dans ma tente, recroquevillés sur moi même, attendant que le soleil se repointe avec ses quelques degrés de plus.

J'avais traversée de nombreuses villes et villages, en fin de compte tous se ressemblaient et etaient chers, je m'abstenait même de boire de la biere, me contentant des ruisseaux que je rencontrais. Peu de gens venait a mon encontre, il est vrai que depuis mon depart, je negligeais de plus en plus ma presentation.

J'en etais venus a traverser cette foutue forêt; je n'aime pas les forêt, mais alors quand elle est alliée a un de ces brouillards qu'on ne verrait même plus sa biere, alors là, on pourrait m'entendre pester a des lieus a la ronde. Apres avoir passé une nuit "forcé" dans ce bois (que j'aurais bien brûlé si je pouvais) je me remis en route, quittant cette forêt pour toujours.

Je me dirigeais vers un village au loin, en m'approchant, je vis une etrange activité dans l'enceinte de la ville. Alonna, voila comment se nommait ce lieu. des gardes etaient placés a l'entrée, l'air quelque peu inquiet, ce qui me laissa de marbre; ils me laisserent passer sans grande motivation.

Une fois a l'interieur, l'ambiance etait tout autre: tout le monde courait, il y avait une acticité hors normes pour une cité de cette taille, puis je vis une affiche

- Recrute... guerre....Drow

Me passant les doigts dans la barbe (ce que je faisais souvent quand j'etais en reflexion) je songeais a cette situation, devait je participer a ce conflit ou passer mon chemin; j'avous que la deuxieme solution aurait été la meilleure en temps normal, mais suite a mon errance, cette bataille permettrait a mes os et muscles de se defouler un peu. Ainsi je me dirigeais vers la caserne, lieu ou se tenait les recrutements; il y avait du monde, preuve que cette guerre ne serait pas minime, en même temps toute bataille concernant les sombres se doit d'être pris au serieux.

-Suivant! lâcha un homme âgé assis a une table entouré de deux scribes, et ce apres l'avoir repeté deja des dizaines de fois.
Je m'approcha naturellement de lui, il me regarda a peine une seconde.

- Votre nom, origine et capacités?

- Ha! Barik Dentdur, a une vingtaine de lieus de Kirgan et capacité, bah, combat rapproché.

-Bien, mettez vous là bas, en attendant qu'on vous assigne un poste et ...qu'on vous equipe. il avait lâché la fin de sa phrase en regardant ma hache de l'air de croire que je n'etais qu un vagabond tout juste bon a repandre des maladies.

Ainsi je rejoignis un groupe d'etrangers plus ou moins solide. Plus loin plusieurs personnes s'entrainaient ecoutant les conseils d'un humain, je me separa de mon groupe un instant, pour m'entrainer un peu et reveiller un peu mon instinct de defense.
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Darqam irash
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Mer 31 Déc 2008 - 18:42

- Si vous voulez avoir une assignation sur le rempart et être répertorié, vous allez à la caserne et vous vous faites recruter, comme tout le monde... Si vous avez des capacités spéciales, parlez en au capitaine de la caserne il saura tirer partit au mieux de la situation, mais moi je n'ai pas le temps pour m'occuper de vous !

Darqam venait d'entendre ce cri du haut des remparts ou il tourna les yeux. Quand son regard se posa sur celui qui avait crié.

- Un nain! Pourquoi cela le surprenait tant, il n'en sut pas trop, c'était peut-être le fait que dans une citée d'homme un nain gouvernait, qui sait. Quelque soit le cas, le message passa bien et il se mit en quête de la caserne. Il chercha pendant un moment son objectif et allait abandonné lorsqu'il vit une ligne d'homme sortir d'un bâtiment, la voila donc la caserne. Après avoir passé un moment en ligne, il commença à entendre chaque personne répondre à trois question: nom, origine et capacité. Parce que en plus on ne venait pas simplement dire ce qu'ont voulais faire simplement, eh bien, y'a pas a dire, même en temps de guerre, la paperasse gagne sur tout. Avant qu'il ne le réalise, il se trouvait devant le bureau avec une personne lui demandant: "Votre nom, origine et capacité". Il hésita, n'étant pas près a ces questions.

- "Votre nom, origine et capacité monsieur" fit-il en le regardant.

- "Oui bien sur, Darqam Irash de la forêt d'Anëa. Je préfère de loin le combat rapproché mais je peux aussi assister à l'archerie.

- "Très bien, prenez place la bas et attendez qu'on vous assigne un poste".

Darqam se plaça avec un groupe qui patientais calmement. Il fit comme eux un moment, mais vus soudains des groupes s'entrainer. Il réalisa rapidement à quel point il était avec une bande de feignasses alors que les vrais âmes guerrières s'entrainaient. Il se déplaça rapidement vers la section ou les archers s'entrainaient à tirer. Darqam vit rapidement qu'il n'avait aucun entraineur digne du nom et ne put s'empêcher de donner certains conseils à ceux qui semblait en avoir le plus besoin.

- "Non non, vous ne pourrez jamais visé correctement avec un œil fermé, ouvrez les deux et du regard suivez la trajectoire que dois prendre votre flèche. Gardez votre vue sur la cible et tirez."

Deux jeunes s'exécutèrent et du manque complet de la cible au troisième anneau. Voila maintenant si jamais quelqu'un avait des problèmes avec ses actes il pourrait montré un résultat, cependant il ne faudrait pas qu'ont lui demande de s'occuper d'eux, à ça non il préférait de loin devoir s'occuper de sa vie et de simplement aider ceux en besoin... et encore cela que si il ne le faut.
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Marion
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Sam 3 Jan 2009 - 1:37

[HJ : Juste un petit RP pour me placer, puisque je suis déjà sur place en théorie... sinon jamais Marion se serait pointé là si elle avait su... elle est pas suicidaire...]

C'est pas parce qu'un affrontement sanglant se prépare que ça fait moins de boulot pour Marion. L'étal Factysiriss était déjà debout sur la place du marché (devant l'échoppe du pharmacien, évidement) depuis quelques jours à l'annonce de la menace qui approche. Mais ça, ça n'empêche par Marion de bosser. Au contraire. Mieux valait presser les femmes sur le point d'accoucher avant le jour fatidique. Mieux valait guérir les grippes du printemps avant le jour fatidique. Mieux valait soigner les blessures quotidiennes avant le jour fatidique.

Marion ne chôme pas, oeuvrant dans le coin le plus pauvre de la petite ville. C'étaient elle qu'ils venait voir. Elle était beaucoup moins cher que les guérisseurs en place. Et tout avait meilleur goût. Marion réfléchissait rapidement. Pas le choix. Et avec tout ces saletés d'elfes noirs qui arrivaient...

- Fait chier, grogne-t-elle.
- De ? interroge le jeunot qui lui prête assistance, inquiet de savoir ce qui se passe de grave avec ce cas là.
- Rien... grogne-t-elle. Un bref silence. On peut pas laisser ces femmes-là paniquer quand les crétins de p'tits noirs vont entrer dans la ville.
- Ils n'entreront pas, voyons.
- Non, bien sûr que non.

J'vous ai dit que Marion envisage toujours le pire ? Déjà qu'elle était coincée ici et devrait surtout rester ici, puisque les bois pour aller voir ailleurs si elle y est était surement aussi, sinon plus dangereux que la ville.

- Fait chier...

Non, Marion n'était pas de bonne humeur. Mais elle tentait de ne pas trop le faire remarquer aux nouveaux parents... et surtout pas à la nouvelle maman... elle était ravie, la pauvre, mais en même temps terrifiée à l'idée de tout perdre à cause d'une bande de... de... sauvages noirs !

    °°°°°°°°°°°°°


Plus tard, beaucoup plus tard, elle est propre et elle déambule dans les rues. Marion réfléchit à ce qu'elle doit faire. Prendre le risque de se pousser ou prendre le risque de rester. Gros dilemme. Son procyon caché sous une épaisse cape de feutre grossier et noir, elle s'arrête devant la caserne et observe le va et vient.

Elle ne peut pas laisser ces nouvelles mères dans le village, comme ça. Elle doit les cacher. À quoi ça sert d'avoir des enfants si c'est pour qu'ils meurent tout de suite ou qu'elles se fassent tuer ? Non. Elle doit les mettre à l'abri.
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Etheldred
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Sam 3 Jan 2009 - 15:01

C'était impressionnant la quantité de travail à abattre. Sitôt qu'elle avait fini d'organiser quelque chose, Etheldred se rendait compte qu'il y avait une nouvelle tache à commencer. Outre l'organisation pratique pour installer les paillasses pour les patients, stocker les plantes, ustensiles, réserves de bois et autres, il y avait toujours de quoi faire pour améliorer le système. Une sacrée pagaille régnait dans les trois hôpitaux et ne pouvant tout gérer seule, Etheldred avait tenté de déléguer. Le problème, c'est que tant qu'on ne connait pas quelqu'un c'est difficile de savoir si on peut faire confiance. Résultat, la chance y était pour beaucoup dans l'organisation. Pourtant, peu à peu, certaines personnes prenaient leurs responsabilités et parvenaient à établir un semblant d'ordre. En continuant comme ça, ils finiraient par être prêts. Il n'y avait plus qu'à espérer que ce soit avant l'arrivée des drows.

A chaque fois qu'elle n'avait plus rien à faire, elle rassemblait les intéressés pour un apprentissage en accéléré des premiers soins. Ils avaient déjà quelques patients qui passaient. Loin de les renvoyer pour pouvoir organiser tranquille, Etheldred les soignait sous l'œil attentif de ses "apprentis". Il y avait pas mal d'enfants d'une dizaine d'années, voir un peu moins, parmi eux. Elle avait hésité avant d'accepter leur aide : les blessés qui arriveraient risquaient de présenter des blessures plutôt désagréables à regarder. Elle avait craint de les traumatiser. Puis elle s'était dit qu'elle-même avait commencé son apprentissage à sept ans et que de toutes façons il valait mieux pour ces enfants se rendre utiles que rester cloitrés chez eux terrorisés. La plupart étaient plein de bonne volonté, ou suivaient un adulte, membre de leur famille qui avait décidé de donner un coup de main.

L'herboriste se demandait sincèrement, qui, parmi tous ces gens, se rendait compte de ce qui les attendait. Récupérer des blessés ayant juste une petite plaie c'était une chose, se retrouver à devoir soigner un grand brulé, ou réaliser une amputation dans le feu de l'action, c'en était une autre ! Au bout du compte, ils n'étaient pas très nombreux à avoir déjà vécu ce genre de situation. Etheldred elle-même savait très bien que même avec une certaine habitude il fallait bien s'accrocher pour patauger dans le sang à longueur de journée. Alors elle ne les ménageait pas, préférant que les plus sensibles quittent les lieux de suite ou soient affectés à des taches moins dures.

Elle ré expliqua une énième fois comment gérer une plaie ouverte puis décida d'aller faire un tour à la caserne voir si elle trouvait Belegar. Elle ne savait même pas si il savait où elle en était et voulait qu'il sache qu'elle avait pris les choses en main, elle-même n'aurait pas aimé ne pas savoir sur qui compter. Au passage, elle comptait redire un mot à celui qui gérait les arrivées de volontaires pour qu'il n'oublie pas de lui envoyer ceux qui avaient des connaissances en médecine.

La caserne était toujours aussi encombrée et elle dû se frayer un passage à grand renfort de coups de coude et d'excuses. Ce n'est que lorsqu'elle eut parlé à l'homme qu'elle s'aperçut qu'elle reconnaissait quelqu'un dans la foule. Une femme vêtue de vert, avec une cape noire. Celle qu'elle a croisé dans les bois et qui avait pu lui indiquer où trouver... de l'eupatoire si elle se souvenait bien.

Elle joua à nouveau des coudes pour aller jusqu'à elle et se planta devant, de l'air de celle qui espère de l'aide mais n'a pas le temps de tourner autour du pot pour l'obtenir. Elle sourit à la femme d'un air un peu fatigué et s'exclama d'une traite :

" Bonjour ! Vous vous souvenez de moi ? Etheldred Laenia, herboriste, on s'est croisée en forêt... J'ai été nommée responsable de la médecine dans la ville. Je recherche l'aide de toutes les personnes qui s'y connaissent un minimum en soins. Vous m'aviez semblé en savoir plus que le villageois commun, je me trompe ? Trois hôpitaux, un à chaque niveau de la ville ont été montés, j'ai vraiment besoin de l'aide de quelqu'un de compétent, même s'il y a déjà quelques personnes qui s'en sortent bien et pas mal de volontaires. "

Elle s'arrêta enfin, attendant avec une impatience mal dissimulée une réponse qu'elle espérait positive. Elle n'avait pas le souvenir de quelqu'un de très ouvert en la personne de Marion, dont elle ne connaissait même pas le nom, mais ce dont elle avait besoin avant tout, c'était de quelqu'un de compétent. Jusqu'à présent, ils n'étaient qu'une poignée à savoir réellement soigner sur l'ensemble des trois hôpitaux.
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Tauril
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Sam 3 Jan 2009 - 15:17

Une ombre se faufilait dans la brume entre les troncs suivie d'un petit cortège d'ombres elles-même suivies par une dernière ombre qui fermait la marche. Cet étrange bruissement à peine perceptible avançait, s'arrêtait, communiquait par des signes les arrêt et les départs tant et si bien que n'importe qui aurait pu imaginer qu'il ne s'agissait que du passage d'un animal.
Des animaux il n'y en avait cependant plus un seul, les sorts des drows ont effrayé tout ce qui pouvait se mouvoir, pensa Tauril qui menait sa troupe silencieuse, il était la tête et coordonnait les mouvements du corps d'elfes en suivant les indications des éclaireurs sur les côtés.
Ils contournaient petit à petit l'armée drow pour évaluer sa taille, mais les êtres sombres s'étalaient sur une très grande surface et eux aussi ils avançaient. Tauril tâchait d'évaluer leur nombre, il n'en avait à peu près vu qu'un petit millier mais il en avait bien vaguement entendu deux mille et son intuition penchait pour encore un millier de plus, il était tout à ses calculs quand une voie inconnue vint les surprendre.

-Tu as entendu ?

- Non, quoi? répondit une seconde voix.

En moins d'une seconde les signaux avait été lancés et les fantassins elfes s'étaient couchés parmi les herbes, les archers, restés en recul était accroupis et restaient immobiles parmi les buissons, parés à décocher leurs flèches.
Une sentinelle drow avait perçu leur présence et s'approchait d'eux en cherchant partout autour et surtout au loin, sans se douter que ce qu'il cherchait se trouvait non loin de ses pieds.

- Mais non c'était rien qu'un coup de vent ou une bestiole.

- Pas sûr, ça s'est arrêté quand on a parlé.

Il continuait d'avancer et s'approchait dangereusement de leur position. Si il les découvrait Tauril aurait vite fait de lui bondir pour lui trancher la gorge et les archers abattraient le deuxième drow sans un bruit mais il n'était pas tout à fait sûr que leurs ennemis soient seuls.
Il ne restait que quelques pas d'ici qu'il les voit et il continuait d'approcher, Tauril se mit lentement en position pour frapper, sa main crispée sur la poignée de son épée, le drow avança encore jusqu'à arriver entre eux.

- Ça peut pas être des espions, tout le monde sait très bien que les humains ne sont pas discrets.

Le drow fit encore un mouvement de tête pour regarder autour de lui puis acquiesça.

- Mmh, c'était rien. Il revint auprès de son compagnon et maugréa, je déteste les forêts.

Le groupe d'elfes retint un soupir et repris progressivement sa marche encore plus silencieusement. Tauril affichait un sourire satisfait, une fois de plus il avait vérifié que la plupart des gens se contentent de chercher loin autour d'eux, soit par manque d'attention soit pour se persuader que si danger il y avait, celui-ci restait éloigné.

~~~~~~~~~~~~~~~~

Plusieurs minutes plus tard, les rôdeurs elfes avait à peu près pu estimer la taille de l'armée drow. Ils s'arrêtèrent et Tauril annonça le véritable objectif de a mission qu'il s'était fixé.

- Bien, nous avons contourné l'armée drow, ceci pour estimer leur puissance mais aussi et surtout pour envoyer un message à nos dirigeants. Cebririon, tu vas partir prévenir le duc de Daranovar de la situation, il décidera ensuite de ce qu'il doit faire. Nous autres allons revenir à Alonna pour faire notre rapport et aider la cité.

Cebririon était un éclaireur d'une carrure assez mince mais à la course très rapide, cela lui prendrait facilement une semaine pour faire la distance et il faudrait encore probablement une semaine aux renforts elfes pour faire la distance, du moins s'il avaient des troupes disponibles. A vrai dire Tauril imaginait assez facilement qu'ils enverraient quelques troupes en soutien mais qu'ils garderaient suffisamment de troupes pour prévoir un retour des drows sur les terres elfiques.
Maintenant que son éclaireur était parti en contournant largement l'arrière garde de l'armée, le jeune rôdeur cherchait s'il ne pouvait pas aider un peu plus, par exemple avec un léger sabotage, il chercha autour de lui et se rappela quelle genre de mécaniques il avait bien pu apercevoir en chemin mais les drows ne semblaient avoir que quelques échelles et sûrement un bélier, il devait compter sur des méthodes plus classiques et brutales que la technologie, rien qui vaillent la peine d'un bon sabotage donc. Les échelles sont facilement détruites lors de l'assaut et il est difficile de les saboter sans que ça se remarque.
Il fallait donc rentrer sans se faire prendre.

~~~~~~~~~~~~~~~~

Il leur fallut plus d'une heure pour commencer à apercevoir la lisière de la forêt, il n'avait pas rencontré d'autres obstacles que des patrouilles vigilantes et avançaient à même le sol pour éviter de se faire voir des guetteurs drows toujours plus actifs au fur et à mesure que l'armée avançait.
Il progressaient sans difficulté apparente quand soudain.

- Hé ! fit un drow surgissant des fourrés.
Prenant à peine le temps de comprendre il dégaina son épée et en transperça le corps de l'elfe qu'il avait aperçu sans que celui-ci ai eu le temps de réagir.

Il s'apprêta à prévenir ses camarades mais six flèches acérées filèrent depuis les fourrés avoisinants pour venir se ficher dans sa gorge. Il s'écroula avec un bruit mat sans pouvoir émettre le moindre son.
Aussitôt l'agitation parcourut la végétation, des drows arrivaient, attirés par les mouvements. Les éclaireurs de queue se précipitèrent pour emmener le corps du drow et les fantassins emportèrent leur camarade tombé. Ils s'enfuirent dans les hautes herbes et attendirent que la patrouille passe sans les voir.

Ils ne prirent ensuite que le temps de faire quelques vagues adieux à leur compagnon dont ils cachèrent le corps sous des branchages et jetèrent le corps du sombre dans un fossé, les drows ne devraient pas s'apercevoir très vite de sa disparition.

Maintenant dix-huit il reprirent leur marche discrète vers la cité, le cœur endeuillé de leur perte.


Dernière édition par Tauril le Lun 23 Fév 2009 - 11:30, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Sam 3 Jan 2009 - 17:35

Elle ajusta la sangle noire sous sa poitrine. C’était convenablement serré. Sa ceinture bardée de sacoches à composantes pendait négligemment sur le dossier d’une chaise en bois d’if de cette petite chambre d’hôtes. La jeune femme s’examina dans la glace cadrée d’or placée juste à côté d’un lit moelleux en acajou. Cette protection était parfaite. Une armure de cuir noir souple et de fils tressés d’ombreline et d’argent, une matière empruntée aux artisans Drows. C’était de la soie d’araignée colossale tressée avec de la matière que l’on ne trouve que sur les enveloppes laissées par les ombres. L’ensemble donnait un tissu à la fois léger et résistant, aussi doux que de la soie et aussi noir que la nuit de laquelle l’armure était à moitié issue.
Le cuir avait été traité magiquement par ses soins et ceux de l’artisan, de sorte qu’elle le sentait à peine peser sur son corps. Déjà qu’elle n’était pas très robuste, il valait mieux avoir une bonne protection facile à porter. Oh bien sûr, ça n’arrêterai en rien une lance en fer forgé plantée en plein dans sa poitrine, mais elle espérait ne pas en arriver à ce genre de situation.

Cette armure était un cadeau d’un de ceux qui avait fait appel à ses services il y avait longtemps. L’artisan Drow qui l’avait fabriqué lui était redevable d’un service, et sa dette eut vite fait d’être remboursée. Il voulait un remède pour son fils...il l’a obtenu. Mais dans ce monde tout à un prix...L’armure était la compensation parfaite pour ce genre de cas. C’était il y a quelques années...dans une des communautés Drows jouxtant le Puits d’Eda. Malaurie détestait cet endroit...mais son métier l’obligeait à se déplacer dans des endroits aussi détestables que celui-ci...
Songeuse, elle reserra d’un cran la boucle argentée sur son bras droit. Sa main droite lissa la jupe sombre, aux tons pourprés et aux liserés noirs qui descendait jusqu’à mi -cuisse. La sensation de confort que procurait cette armure était magique...et ce n’était pas que du figuré.
Elle tira la chaise vers elle et y posa son pied. Sa main tira sur le haut de ses bottes noires. Ces bottes étaient bien pratiques, même si les talons étaient plutot hauts comparés à des bottes plates. Mais elle s’en accomoderait fort bien. Elle avait l’habitude. De toute façon, elle espérait ne pas avoir à trop user de son armure.

Elle attrapa les pics à cheveux et les noua. La pensée de se faire tuer à cause d’une mèche de cheveux plantée en plein milieu des yeux la fit à moitié sourire. Impossible avec ça de cacher le fait qu’elle était une bâtarde. On pouvait voir que ses oreilles étaient pointues comme celles des demis des deux espèces. Son sourire s’effaça dans la glace. Le souvenir des évènements des dernières heures lui laissait une sensation bizarre dans l’estomac. Elle posa son regard sur la porte de la chambre. Dehors l’attendaient les deux nains affectés à sa protection...Malaurie se demanda pourquoi elle était traîtée avec autant de déférence. Ce n’était pas dans sa nature de se mettre en avant de la sorte, alors il était facile de comprendre sa gène alors qu’en à peine une journée, elle se retrouvait du statut de “vendeuse de voeux” à celui de mage de bataille commandant une vingtaine de personnes.

Elle passa sa ceinture autour de sa taille. L’ensemble émit d’agréables cliquetis alors qu’elle passait la sangle dans la boucle en argent. Le bruit des baguettes et des composants...C’était un son agréable...La magicienne attrapa dans sa malle une petite boite en bois de frène et en extirpa le contenu. Quelques potions...c’était relativement utile en cas de blessures ou de coups d’épées non létaux. Mais le plus important dans cette boite était la présence de quelques cachets aux couleurs variées. Elle les plaça rapidement dans une des poches accrochées à sa ceinture et s’en retourna à ses préparatifs.

Le brouillard à l’extérieur était toujours aussi épais...Ce n’était vraiment pas naturel. Les gardes et les conscrits au dehors semblaient vigilants. Malaurie attrapa un fourreau placé sur le lit et le noua autour de sa jambe. C’était sa nouvelle dague. Elle avait laissé l’originale dans son coffre, de peur de ne pas pouvoir compter sur sa présence. En effet l’arme avait la facheuse tendance à ne pas être dans son fourreau au moment où l’on a besoin d’elle.
Elle enfila une cape et se dirigea vers la sortie. Les deux nains l’attendaient. Ils affichèrent une mine impassible quand ils la virent. Autant ne pas en dire plus que ce qu’il était nécessaire.

Maly avait fait son rapport à Belegar directement à sa sortie de prison. Elle lui avait montré comment faire fonctionner la mare de surveillance et lui avait montré les stocks de parchemins, de potions et d’armes enchantées. C’était peu, mais ils auraient de quoi tenir jusqu’à l’arrivée des renforts. Elle avait ordonné aux mages de dissiper le brouillard de guerre, mais ils avaient rencontré peu de succès jusqu’à présent. Ne voulant pas encore avoir à faire avec ces demeurés congénitaux, elle avait décidé de se rendre en ville pour constater des efforts de guerre et proposer son aide pour renforcer les défenses de la ville et aider à la mise à l’abri de la population.

Elle descendit les marches de la citadelle, les deux nains lui emboitant le pas. Elle n’essaya pas d’entamer la discussion avec eux. La jeune femme n’avait pas grand chose à leur dire...du moins pour l’instant.

________________________________________________________________
Les habitations autour de la ville avaient été complètement rasées. C’était un mal pour un bien, et Malaurie approuvait entièrement la décision de Belegar. Elle comprennait parfaitement la raison de ce choix. Harod, Grisemine et Malaurie arpentaient le champ brûlé à la va-vite par les conscrits. Il ne restait presque rien, et la vue était dégagée. Le brouillard restait néanmoins présent. Sous ses pas craquaient les morceaux cendrés de ce qui furent autrefois des habitations mitoyennes et des quartiers animés. Il restait encore des structures debout mais calcinées.

Malaurie était là au départ pour s’assurer que les gardes affectés à la porte étaient convenablement équipés. Fort heureusement pour eux, ils avaient quelques potions curatives, des carreaux d’arbalètes prêts à l’emploi, des armes solides...mais un moral douteux. Un gamin de 16 ans semblait terrifié à l’idée de se battre et serrait son glaive d’un air absent. Le moral n’était pas là parmis les troupes trop vite mises en situation de guerre. Malheureusement, Malaurie ne pouvait rien faire, c’était le rôle des chefs de leur remonter le moral.
La plupart ne passeraient pas la bataille. Le ventre de la jeune femme était noué. Elle jaugea du regard les jeunes qu’on avait équipé, harnaché et à qui on avait donné une arme avec pour seul motif “C’est toi ou eux!”.

Soudain, ses sens s’affolèrent. Son ouïe fine avait entendu des pas soutenus provenant de l’opaque brouillard. Elle porta sa main à son arme et fit signe aux gardes de se tenir prêt. Un groupe émergea de la brume...mais ce n’était pas des Drows, c’était la troupe d’éclaireurs elfes. Celà allait de soi que l’on ne tire pas dessus...La troupe semblait harassée et morose. Le premier réflèxe de la magicienne fut d’aller se porter à la rencontre des éclaireurs.


“Rentrez vite, il ne fait pas bon rester dans cette brume. Plus vite !”

Elle demanda aux soldats d’apporter de la nourriture et de l’eau au corps expéditionnaire, ce qu’ils firent immédiatement. Après quelques dizaines de minutes dans le silence d’une salle d’un poste de garde, elle finit par demander au chef, qui n’était autre que Tauril, de faire son rapport en personne à Belegar. Au vu de l’expression de l’elfe et de ses compagnons, il semblait abattu...et la présence de Malaurie n’arrangeait rien du tout. C’est fou comme on peut se mettre à dos des gens rien qu’en étant une demi-drow...

Elle prit rapidement congé des éclaireurs et alla se poster sur les remparts intérieurs pour décompresser un peu...Elle se surpris à entamer la discussion avec ses deux gardes du corps.
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Marion
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Sam 3 Jan 2009 - 18:10

Marion doit vraiment trouver un endroit où placer ses propres blessés. Il doit certainement y avoir une cave pas trop froide où ils pourraient s'entasser le temps que ça finisse... elle a encore du temps pour régler les détails de logistique. Mais pas beaucoup. Assez, mais elle ne doit pas traîner... surement que parmi ceux qui habitent les bas-fonds de cette ville, certains sachent tenir une arme et la manier assez adroitement pour défendre une cave. Marion a de solides bases... elle a tout de même eu son entraînement elfique... jadis... s'en souvient-elle ? Elle sait savoir encore très bien manier l'arc... mais elle n'est sans doute plus à jour dans le reste... est-ce que les guerres évoluent tant que ça en plus de 200 ans ? Ça reste à voir.

Soudainement, une femme vient se flanquer devant elle. Marion la dévisage et la reconnaît. Mais elle n'a pas le temps de le marquer avant que l'autre ne se mette à parler.

- Bonjour ! Vous vous souvenez de moi ? Etheldred Laenia, herboriste, on s'est croisée en forêt...
- L'eupatoire et le gamin, affirme-t-elle, avouant du coup qu'elle s'en souvient très bien. Marion a une bonne mémoire. C'est essentiel pour apprendre le nom et les propriétés de centaines, voir milliers de plantes et autres ingrédients potentiels pour des potions et remèdes.
- J'ai été nommée responsable de la médecine dans la ville. Je recherche l'aide de toutes les personnes qui s'y connaissent un minimum en soins. Vous m'aviez semblé en savoir plus que le villageois commun, je me trompe ?
- Non. Marion n'est pas vraiment loquace... sauf quand elle est contrariée... et quand elle a des choses à dire.
- Trois hôpitaux, un à chaque niveau de la ville ont été montés, j'ai vraiment besoin de l'aide de quelqu'un de compétent, même s'il y a déjà quelques personnes qui s'en sortent bien et pas mal de volontaires.
- Les volontaires, c'est bien, mais ils en savent si peu, même avec tout leur bon vouloir.

Le regard acajou de l'apothicaire dévisage la jeune femme. Marion réfléchit toujours beaucoup. Non, on ne gagnait pas Marion à sa cause facilement. Marion était une marchande. Elle vendait ses services à ceux qui avaient les moyens de payer. Mais pour Marion, avoir les Moyens de payer était très relatif. Ses critères étaient très étendus. Plus ils avaient de l'argent, plus elle coûtait cher. Marion a sa propre justice et son propre protocole.

Et voilà qu'une femme rencontrée en forêt lui demande de faire du bénévolat... y'avait peut-être finalement un possibilité de mettre ses nouvelles mamans et leur marmaille à l'abri.

- J'oeuvre surtout dans les bas fonds des villes et villages. J'ai 3 nouvelles maman et je cherche un endroit sûr pour leur permettre se reprendre des forces. Ces nouvelles mamans et leurs rejetons sont l'avenir de cette ville. Du moins si tout ce qui se passe est fondé. Vos hôpitaux sont gardée ? Je ne veux pas risquer le futur de cette ville. Un bref silence, avant qu'elle ajoute : J'ai aussi un fraichement amputé à cause de la gangrène. Blessure banale, mal soigné, j'ai pas eu le choix. Tant qu'à mettre des mamans à l'abri, mieux valait mettre tout ceux apte à vivre, mais incapable de se défendre à l'abri aussi. Marion pose ses poings sur ses hanches et fixe Etheldred. Et plusieurs bambins trop jeunes pour soulever une arme et trop pauvres pour espérer se retrouver derrière les armes des soldats. Si évidement, vos hôpitaux ne sont pas réservés à ceux qui ont des titres ou des souverains, insinue-t-elle, le ton méprisant qui implique si si c'est comme ça, Etheldred peut faire une croix sur son apport.

Marion est implacable.
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Tauril
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Sam 3 Jan 2009 - 19:21

Ils étaient enfin rentrés, fatigués et attristés mais rentrés et en vie.

Les démolisseurs avaient fini de tout réduire en cendres et ils marchaient sur des amas noir et fumants, le prix à payer pour la survie était élevé mais c'est sans aucun doute ce qu'il y a avait de mieux à faire. Il contempla des restes d'intérieurs dévastés, le plus gros des affaires importantes avait été emporté à la va-vite par les habitants.
Une jeune fille leur offrit le repos et de la nourriture, elle ressemblait à une humaine mais de nombreux signes tendaient à faire penser le contraire. Nombre de ses hommes avaient dû se rendre à l'évidence comme lui, c'était sans aucun doute une demi-drow. La plupart de ses compagnons durent la regarder avec une méfiance prononcée, pour sa part, Tauril avait l'esprit plus ouvert et curieux que la majorité de ses congénères et c'est donc avec curiosité qu'il la détailla du regard. Elle parut contrariée et prit congé d'eux non sans leur conseiller d'apporter leurs nouvelles importantes à Belegar en personne.
C'est ce qu'il ferait, le capitaine qui l'avait envoyé semblait certes digne de confiance mais aussi orgueilleux, il aurait vite fait de porter son propre jugement sur ses informations avant de les transmettres au Général, mieux valait informer directement le plus concerné.
Ederinnon le questionna justement sur ce point.

- Vous comptez suivre les conseils de cette sorcière ? demanda-t-il discrètement, il semblait avoir perçu les pensées de son supérieur.

- Pourquoi tant de véhémence dans tes paroles ? répondit Tauril, tu as su sentir qu'elle disposait d'un fort pouvoir magique mais si tu avais été plus attentif tu aurais aussi percu que ses intentions sont l'exact contraire des lanceurs de brumes que nous avons apercus. Elle semble tout à fait disposé à servir notre cause et elle n'a pas l'âme d'une traîtresse.

Ederinnon se tût, il comprenait facilement quand il valait mieux se taire et obéir.

Quelques instants plus tard et la troupe cessa son repos. Ils franchirent les portes séparant les niveaux de la cité pour se diriger vers la citadelle d'où partait et revenait encore régulièrement des messagers pour l'organisation de la défense.

Réfléchissant aux évènements passés il se dit qu'il serait mieux de venir s'adresser au général en petit nombre, et il préférait ne pas trop avoir à détailler les raisons de l'amoindrissement de leur groupe. Il congédia tout ses elfes à l'exception d'Ederinnon.

- Allez à la caserne et trouvez de quoi vous entrainer ou entrainer les humains qui en ont besoin.

Il murmura à son second de ne pas faire mention de leur perte et de le laisser intervenir et s'approcha enuite du garde qui contrôlait les entrées et les audiences.

- J'ai des informations importantes à communiquer au général Belegar. annonça-t-il simplement.

Le garde, comme beaucoup d'humains semblait à la fois admirer et craindre leur prestance d'elfes mais il ne se démonta pas et appliqua la procédure.

- Quel genre d'informations si ce n'est pas trop demandé ?

Tauril s'y attendait et répliqua comme s'il sortait d'un entrainement de routine.

- Des informations sur la composition de l'armée drow et leur nombre.

Le soldat afficha un air incrédule, ils auraient franchi la brume maléfique sans se faire prendre par les drows et auraient pu espionner l'armée sombre dans le brouillard !

- Je...je vais voir ce que je peut faire.

Gardant son expression abasourdie il franchit la porte et s'enfonça dans le couloir juste derrière .
Étonner ainsi la population locale n'était pas vraiment nécessaire mais le récit étonnant du garde incrédule susciterait probablement l'intérêt du nain, de plus cette histoire ferait rapidement le tour de la ville et cela raviverait le courage des humains de se savoir entouré de soldats aussi compétents. C'était le mécanisme des légendes, elle n'existe que parce qu'on y croit.

Ils attendirent tout deux à la porte de la forteresse, Tauril réfléchit à son rapport. Belegar était sûrement comme la plupart des gradés et des tacticiens, il préférait les informations claires et précises qui ne portaient pas à la confusion. Maintenant qu'il y pensait, il savait en fait déjà ce qu'il allait dire et commença à se préparer à toutes les questions qu'il pourrait lui poser, avoir l'air sûr de soi ne pourrait qu'être bénéfique. Une seule crainte lui venait à l'esprit, parlerait-t-il de son affrontement ? La "coutume" du travail de l'éclaireur était de ne laisser strictement aucune trace. Leur intervention n'avait certes pas dû faire énormément de bruit mais les drows découvriraient peut-être le cadavre de leur soldat ou commencerait à se douter qu'ils avaient été épiés et même infiltrés. Quant à son messager envoyé vers les terres elfiques c'était certes une action remarquable mais aussi une prise de risques dangereuse.

Mais le jeune rôdeur dû cesser ses réflexions car le garde avait de nouveau franchit la porte et s'apprêtait à transmettre la réponse...
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Belegar
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Dim 4 Jan 2009 - 17:02

Belegar était fatigué. Il avait l'impression d'avoir 400 ans alors qu'il en avait que 60... Les jours à Alonna s'étiraient, de même pour les nuits où il n'avait même plus le temps pour s'offrir le luxe de dormir. Il y avait tant de choses à faire pour préparer la cité, et si peu de temps !

Alors qu'il lisait des rapports dans son bureau, durant une brève "pause" qu'il s'accordait dans son bureau, le garde qui était devant sa porte vint l'avertir que des elfes demandaient audience. Bah tiens ! Comme si il avait du temps pour des elfes... Mais le garde poursuivit, en disant qu'ils avaient des informations précises sur l'armée drow. Il ne voyait pas bien pourquoi ils étaient allés crapahuter dehorspour des informations non capitales. Et il allait botté les fesses des gardes, c'est vrai à la fin, il avait ordonné qu'on ferme les portes !

Alors que le garde retournait voir les elfes, Belegar le bouscula dans le couloir qui menait à son bureau, puis arriva devant les elfes, hache à la main :

- Je vous préviens tout de suite, si c'est une blague je vous égorge !

Une entrée en matière à la Belegar...

- Qu'est ce que vous êtes aller faire dehors ? Une reconnaissance ?

Il laissa les elfes s'expliquer. Ainsi, les drows étaient près de 4000 et avaient des armes de siège, mais pour ce dernier point Belegar était déjà au courant. Les informations précises calmèrent un peu le nain, qui grommela :

- Bien. Mais maintenant vous ne sortez plus de la ville !

Il avait peut être été un peu brusque et agressif. Mais il était sur les nerfs ces derniers temps, et ne pas dormir n'arrangeait rien à son humeur... Ainsi, il laissa les elfes à leurs occupations et repartit à d'autres occupations...

Alors qu'il supervisait la création d'un nouveau corps d'armée d'une cinquantaine d'hommes, qu'il déléguerait à Etheldred pour la protection d'Etheldred, des hopitaux et des brancardiers, un cor résonna dans la ville. Pas un cor humain, encore moins d'elfes, noirs ou pas, Il y avait là le son grave d'une corne de brume naine ! Le général se précipita sur les remparts, juste au dessus de la porte.

Le spectacle lui réchauffa le coeur. Sous ses pieds, dans le terrain vague devant le premier mur qui avait jadis été occupé par des habitations, deux cohortes d'une centaine de nains chacune attendaient devant la porte. Les renforts venant de la garnison de la forteresse forestière des nains... Ils arrivaient à point nommé !

- Ouvrez les portes ! cria-t-il de sa voix grave.

Il descendit, et alla accueillir le commandant des cohortes naines, qui était par ailleurs un vieil ami à lui. Les nains nouveaux venus étaient de l'infanterie légère, mais avaient un équipement plus régularisé que les rangers de Belegar. C'étaient tous des combattants de métiers, au contraire des nombreux paysans qui s'étaient enrôlés dans l'armée pour protéger la ville. Il attrapa un jeune page qui passait près d'eux.

- Toi, message prioritaire à l'état major, réunion immédiate dans la tour Est de la porte !

Le jeune page ne discuta pas. En effet, le dernier ecuyer qui avait désobéi à Belegar s'était vu gratifier de deux dents cassées et d'un magnifique oeil au beurre noir...

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Une vingtaine de minutes plus tard, tout l'état major de Belegar était rassemblé dans la tour Est de la porte du premier mur. Cette salle ressemblait beaucoup au bureau de Belegar et servait de poste de commandement durant la bataille, car il était impossible de commander la bataille de la citadelle, qui était trop éloignée du premier mur...

- Messieurs, les drows ne sont plus très loin, quelques heures de marche au maximum. Il faut maintenant faire les derniers préparatifs. Faites barrez la porte, plus personne ne sort ni ne rentre, même des amis, et ceux jusqu'à nouvel ordre !
Faites regrouper tout ceux qui ne combattent pas dans le second niveau de la ville, je veux éviter les pertes civiles.
Damminson, rapport de la logistique ?

- Les arbalètes lourdes à répétition sont prêtes au combat, pareil pour les balistes en haut des tours. Les stocks de flèches devraient être suffisant pour tenir plusieurs jours, et de nouveaux stocks sont crér à chaque heures. Il y a un dépôts d'arme dans chaque tour pour ceux qui casserait leurs lames ou les perdraient dans la bataille. Les stocks de flèches sont eux disposés tout le long des remparts pour petit groupe. Je viens de finir notre trébuchet. Il est installé sur le second rempart et nous avons assez de munitions : ce sont les restes des habitations qui étaient devant le premier mur. Si je peux me permettre général, je voudrais rester près de la catapulte.

- Si tu penses que c'est le mieux, fais le. Il se tourna vers un humain : Davip, les troupes ?

- La garnison de la ville se monte a près de 1100 hommes. Il y a 20 mages sous le commandement de Dame Mytheiril, environ 250 archers et 500 hommes d'armes, dont à peine 200 guerriers entrainés. Il y a vos 100 éclaireurs ainsi que les 200 guerriers nains qui viennent d'arriver et les artilleurs...
Nous placerons 200 archers sur le premier mur, ainsi que 300 hommes d'armes, tous vos rangers et 100 guerriers nains. Cinquante guerriers, nains et hommes confondus, sont affectés à la défense des brancardiers et de l'hopital du premier niveau pour assurer l'evacuation des blessés si la porte tombe. Derrière la porte, pour tenir un peu de temps si elle vient de tomber, un nouveau corps de 50 guerriers nains et hommes. Nous gardons donc en réserve sur le second mur 50 archers, 50 hommes d'armes et 50 guerriers nains. C'est un peu maigre comme réserve mais nous ne pouvons faire autrement...

- Parfait...

Mais la discussion ne faisait que commencer, et durerait longtemps, très longtemps...


HRP : Mon prochain post, dans quelques jours, verra l'entrée dans le RP des drows, alors préaprez vous !
Quand à votre place pour la bataille, on assigne à chacun des guerriers une place sur le premier ou second rempart, à vous de choisir votre place !
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Etheldred
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MessageSujet: Re: Alonna... Là où la guerre a commencé   Dim 4 Jan 2009 - 18:39

La femme se souvenait, c'était déjà ça. Elle fit remarquer que les volontaires en savaient peu et Etheldred eut un geste d'impuissance. On faisait avec ce qu'on avait... La femme réfléchit, Etheldred s'efforça de patienter.

J'œuvre surtout dans les bas fonds des villes et villages. J'ai 3 nouvelles maman et je cherche un endroit sûr pour leur permettre se reprendre des forces. Ces nouvelles mamans et leurs rejetons sont l'avenir de cette ville. Du moins si tout ce qui se passe est fondé. Vos hôpitaux sont gardée ? Je ne veux pas risquer le futur de cette ville.


Etheldred acquiesça :

" Oui, je viens d'être prévenue, une cinquantaine d'hommes. "

Mais la femme continua en parlant d'amputation. Si elle était capable de ce genre d'opération sans mener à la mort du patient, c'était qu'elle était réellement qualifiée. Charcuter, c'était à la portée de beaucoup de monde, mais garder la victime en vie c'était plus délicat.

La femme se posta devant Etheldred, les poings sur les hanches, déclarant qu'elle avait aussi des enfants, pauvres, qui n'avaient nulle part où aller. Etheldred réfléchit rapidement. Pour l'instant, elle avait de la place à revendre. En revanche, elle avait bien besoin de deux mains expérimentées supplémentaires. Sa décision fut vite prise.


" Si tout ce petit monde se tient tranquille, voir donne un coup de main pour ceux qui le peuvent, je n'y vois pas d'inconvénient. Quant à privilégier les riches, je ne suis pas comme ça ! "

Elle l'entraina avec elle en continuant à parler :

" Suivez moi : je vous explique comment on fonctionne et vous pourrez aller chercher vos protégés. Au fait, vous avez un nom ? "

Elle enchainait déjà, détaillant les effectifs. L'étage inférieur, pour les blessés légers, organisé dans une ancienne écurie, était géré par une femme, Jeanne, qui avait une bonne expérience de sage femme mais rien de plus. Celui du dessus, pour les blessés un peu plus graves, comptait le dispensaire de la ville, géré par un vieil homme, Gaspard, parfaitement capable de guérir et enfin le troisième, pour les blessés graves, comptait deux guérisseuses relativement expérimentées, Asa et Rixende. Ce dernier hôpital avait été installée dans des maisons de particuliers. Pour finir elle parla de l'enfant d'une dizaine d'années, le petit Alaric, qui l'aidait depuis le début et servait de messager, ayant sous ses "ordres" une poignée d'autres gamins qui permettaient un dialogue rapide entre les hôpitaux, voir à travers la ville.

Elle expliqua ensuite que le plus gros était fait au niveau stocks de plantes et de remèdes, que par contre un peu d'aide ne serait pas de refus pour former autant que possible les volontaires. Enfin, après un bref instant d'hésitation, elle ajouta :


" J'ai déjà organisé autant que possible en déléguant les taches, mais un coup de main pour superviser l'ensemble ne serait pas de refus. S'il m'arrive quelque chose, il faut que ça continue à tourner. "

Elle eut un petit rire fatigué et ajouta :


" Ça demande de bonnes chaussures pour passer d'un hôpital à l'autre. "

Elle lui faisait énormément confiance alors qu'elle la connaissait à peine, mais elle n'avait pas vraiment le choix. Elle n'avait encore trouvé personne d'autre pour l'aider sur ce point. Restait à savoir si elle accepterait.

En tous cas, tout était près. Mis à part les cours de premiers soins qui se déroulaient en continu, il n'y avait plus rien à préparer. Juste à attendre... En fait, Etheldred préférait presque s'agiter et avoir la tête occupée à régler les derniers détails que rester plantée là à imaginer l'arrivée des drows. Alors elle essayait d'envisager tout ce qu'elle aurait pu oublier lors de l'organisation des hôpitaux.
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Alonna... Là où la guerre a commencé
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