AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Chère cousine... [Earl]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Rima-Marcil
Ancien
Ancien
avatar

Masculin
Nombre de messages : 348
Âge : 441
Date d'inscription : 04/03/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Chère cousine... [Earl]   Dim 4 Jan 2009 - 10:36

*Kÿria… Pourquoi a-t-il fallut que cela tombe sur moi ?*

Rima-Marcil se frottait le front du bout de ses doigts, tentant de chasser la migraine qui commençait à poindre, tout en écoutant les deux plaignants. Les doléances, voila bien ce que détestais le plus le régent elfe. Entendre geindre les gens toute la journée… Il n’y avait pas de torture pire que celle-là. Enfin, heureusement qu’ils n’étaient pas chez les humains, il paraitrait que c’est pire chez eux. Ils se plaignent pour un oui ou pour un non. Là pour le coup, un client se plaignait parce que les prix proposés par un marchand demi-elfe étaient selon lui exorbitant, et relevait du vol. Peut-être bien que les prix étaient chers, mais le marchand était en droit de mettre ceux qu’il voulait. Toute cette mascarade n’était qu’un masque pour cacher le fait que le client était raciste et n’aimait pas les sangs-mêlés. Manque de pot, Fine-Lame n’était pas la bonne personne à qui il fallait se plaindre pour ça.

Le régent releva la tête et soupira avant de parler.

« - Très bien, écoutez. Cet homme est dans son droit de mettre le prix qu’il souhaite sur ses marchandises. Il ne vous a pas contraint à acheter quoi que ce soit que je sache ?
-Mais si ! Il m’a forcé je vous dis !
-Hein ? Mais c’est n’importe quoi ça ! Je ne vous ai jamais forcé à quoi que ce soit !
-Menteur ! »


*Et voila, c’est partit pour une engueulade !*

Cette fois, le régent en eu marre et se leva.

« Silence ! »

Les deux hommes se calmèrent instantanément.

« J’en ai assez de vous entendre vous plaindre pour une chose aussi stupide ! Donc maintenant vous allez partir d’ici, tous les deux et ne plus revenir vous plaindre sans une excellente raison qu’une racisme déguisé. Suis-je clair ? »

L’elfe aurait bien aimé protester, mais au vu de la carrure du régent, et surtout de la colère dans ses yeux il comprit qu’il ne fallait pas insister et partit. Rima soupira et se rassit tranquillement tandis que son conseiller venait le voir.

«- Vous vous êtes énervé. Ce n’est pas une chose à faire.
-Je sais mais je n’en pouvais plus. J’en ai soupé de ces racistes qui veulent à tout prix punir les demi-elfes pour tout et rien.
-Je comprends sire, mais vous devez apprendre à mieux vous contrôler.
-Je ne le ferais ne vous en faites pas. Et cessez de m’appeler Sire, je ne suis pas encore roi que je sache. »


La colère de Fine-Lame venait en partie du fait que les métis le touchaient beaucoup. C’est normal, après tout il avait sa fille, et puis Hélios. Il était frustré de ne pouvoir le voir, et cela avait du jouer dans sa mauvaise humeur. Prenant appui sur les accoudoirs, l’ancien commandant se leva et se dirigea vers sa chambre.

«- Elle n’est pas encore arrivée ?
-Non sire, pas encore.
-Faites savoir que les doléances sont finies, et prévenez-moi lorsqu’elle sera là.
-Bien sire. »


Fine-Lame ne releva pas le sire. Il savait très bien qu’il continuerait à l’appeler ainsi jusqu’à son couronnement. Dire qu’il allait être roi, il n’en revenait toujours pas. Une fois arrivé dans sa chambre, le colosse se vêtit d’habits propres, prenant pantalon et une chemise bleue ornée d’arabesques argentées. Un cadeau d’Hélios. Il ceignit sa tête d’une fine couronne en argent et attacha ses cheveux derrière la tête en une longue natte. Une fois prêt, il s’assit sur son lit et relu la lettre que lui avait envoyé sa cousine, la petite Earl Lyvaldie. Il ne l’avait jamais connue, ayant passé des décennies emprisonné, mais il avait bien connu son père. Quelle tristesse qu’il soit mort. Maintenant, Earl se retrouvait privée de son domaine et de son rang jusqu’à ce qu’elle épouse quelqu’un. Sans doute était-ce de cela qu’elle venait lui parler. On verrait bien.

Le marquis sortit de sa chambre pour se rendre dans son bureau lorsqu’on vint le prévenir que sa cousine était arrivée. Sans attendre, il s’en alla aux portes du palais pour aller l’accueillir en personne. Arrivé là-bas, il la rejoint et s’inclina devant elle.

« Duchesse Earl Fÿerisle Lyvaldie, chère cousine, c’est un plaisir que de vous rencontrer. »
Revenir en haut Aller en bas
Earl
Elfe


Féminin
Nombre de messages : 28
Âge : 27
Date d'inscription : 09/12/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Dim 4 Jan 2009 - 13:13

" Nous arriverons au Palais incessament sous peu, Mademoiselle. "

C'était a peine si Earl entendait la voix du chauffeur lorsqu'il lui annonça la fin du voyage. La petite elfe était ailleurs, et se sentait loin en cet instant. Voila maintenant quelques heures qu'elle voyageait dans son carosse aux dorrures et autres pierres précieuses, dans le but de rejoindre la grande cité d'Alëandir. Heureusement, le Duché de la Quatrième Saison n'était pas trop éloigné de la cité éternelle, et pourtant la jeune fille ressentait déjà le malaise qu'elle éprouvait dès qu'elle foulait un sol qui lui était inconnu. C'était une des rares fois ou elle était montée à la capitale, et regarder tout le monde s'affairer lui donnait une migraine effrayante. La jeune fille soupira pour exprimer son mécontentement, désireuse de se dégourdir un peu les jambes. Elle detestait les voyages de se genre, encore plus lorsqu'elle y allait pour des causes aussi importantes que celle-ci. Earl allait de plus rencontrer son cousin, un elfe des plus importants qui se trouvait être le Régent parmi ses semblables, et ressentait une certaine apréhension a l'approche du moment fatidique. La jeune fille souriait tout de même, curieuse de savoir a quoi il ressemblait. Etait-il beau ? Etait-il fort ? Naturelement, il était son cousin après tout, et l'inverse aurait été peu plausible.

Le carosse de la petite elfette penetra dans l'enceinte du chateau et se déposa juste devant les grandes marches de l'entrée. Il s'agissait a vrai dire d'un petit carosse de couleur claire, rond et décoré comme une boite à bijoux, aux larges roues scintillantes. Immédiatement, un des nombreux gardes royales vint lui ouvrir la porte et laissa penetrer un fort filet de lumière dans la petite cabine de la jeune Duchesse. Celle-ci se leva et déscendit les petites marches qui la menaient à terre d'un pas gracieux et ferme, comme les convenances le demandaient. La lumière du jour l'éblouit un peu, et la vue de ce magnifique ciel bleu lui inspira une bouffée de courage certaine. Déja les rayons de l'astre du jour faisaient briller sa chevelure d'argent, ainsi que son petit diadème de métal précieux du même nom, qu'elle avait soigneusement déposé sur sa petite tête. La petite elfe portait une ravissante tenue mauve aux reflets cuivrés, qui affirmait son âge faiblement avancé et son esprit encore baigné d'enfance et de candeur. Elle leva les yeux en face d'elle et le découvrit enfin. Son cousin était la, en compagnie d'un autre homme qui ne devait être autre qu'un conseiller. Earl pouvait le deviner a l'attitude qu'il adoptait par rapport à son cousin. Une allure qu'elle avait souvent vue chez les hommes qui entouraient son père, de son vivant. Elle chassa cette macabre pensée d'un battement de cils éloquent et s'empressa de faire un charmant sourire quand son cousin vint la saluer en s'inclinant avec courtoisie.

" Duchesse Earl Fÿerisle Lyvaldie, chère cousine, c’est un plaisir que de vous rencontrer. "

La petite détailla très rapidement l'elfe qui lui faisait face. Il était indéniablement un homme de terrain, son imposante carrure pour un elfe ainsi que sa posture droite et imperturbable rappelait aisément celles des dirigeants millitaires, bien qu'elle n'en ait connut que très peu. Sa tenue aux coutures argentées démontrait qu'il savait prendre soin de lui, et sa coiffure sans parler de la couronne brillante qui terminait de lui donner un aspect royal. Decidement, il devait être ce genre de personne qui donnent une envergure épique au moindre de leur gestes et qui font taire une salle remplie de conseillers verreux, lors de leur arrivée. C'est alors qu'Earl effectua elle aussi une délicate reverence avant de s'exprimer de sa voix si mélodieuse et si chantante qu'on aurait dit celle d'un oiseau.

" Plaisir amplement partagé, Marquis d'Eregcül, mon très cher cousin. Je suis ravie de pouvoir faire votre connaissance. "

Elle agrémenta la fin de sa phrase d'un malicieux clin d'oeil qui aurait sans doute été facheux dans d'autre circonstances et avec d'autre personnes mais qui, en vue du jeune âge de la Duchesse, passait pour une manifestation affectueuse tout à fait polie. Quand bien même ils se rencontraient pour la première fois.

" Quel soulagement de pouvoir fouler ces marches, le voyage à été plus long que je ne l'escomptais, j'espère ne pas vous avoir trop fait attendre. Mes visites à la capitale sont rares et je me suis sans doute amusée a faire quelques détour pour l'admirer, en chemin. "

Bien qu'elle parlait presque d'excuse, son visage montraitqu'elle n'était pas désolée du tout et que ces mots n'étaient présents que pour la forme. Il était evident qu'elle était fautive, son chauffeur pourrait témoigner des nombreux virages qu'il a du prendre afin qu'elle s'émerveille devant de futiles endroits tels que les grandes places, les longs boulevards et les parcs magnfiques de la cité éternelle. Bien evidemment, il n'en fit rien, restant à sa place et excusant tout comportement déplacé de la jeune fille comme il devait le faire.
Dans les mains de la petite se trouvait un précieux étuis à violon qu'elle transportait sur elle même à chauqe instants, ne laissant aucun domestique poser sa main grasse dessus. Il s'agissait en fait de l'écrin qui renfermait Sibellius, son instrument fétiche avec lequel elle jouait tout les morceaux possibles et imaginable. Earl le tenait de manière discrète, sans pour autant chercher a le cacher aux yeux des autres, souhaitant simplement montrer qu'elle ne le tenait que par plaisir et non pour en faire l'éloge constante lors d'une discussion

" C'est tout simplement magique. "

La petite Lyvaldie ajouta ensuite avec douceur.

" C'est la première fois que je viens au Palais. "

En effet, la petite avait passée son enfance, et donc presque toute sa vie, cloitrée dans son domaine par pure égoïsme et ne s'ouvrait aux autres que depuis très peu de temps. Il était impensable pour elle il y a quelques années de venir ici au Palais et ce jour était en quelque sorte une revenche sur son passé solitaire. La jeune enfant mourrait d'envie de dévorer des yeux les salles de cette prodigieuse demeure et tentait discrètement d'échaper au regards de ceux qui étaient présent pour jeter de rapides coups d'oeil par la porte, avant de remarquer que tous la regardaient et avait préssentit son impatience. Elle rougit quelque peu avant de passer une main brêve sur sa joue pour retrouver son teint habituel.
Revenir en haut Aller en bas
Rima-Marcil
Ancien
Ancien
avatar

Masculin
Nombre de messages : 348
Âge : 441
Date d'inscription : 04/03/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Mer 7 Jan 2009 - 10:04

[Rhaaa trop dur à la troisième personne, je repasse au à la première Razz]

J’observais ce petit bout de femme qu’était ma cousine tout en descendant les marches du palais. Elle se tenait droite, les yeux pétillants de vie et était vêtue d’une tenue des plus enfantines. Après tout c’était ce qu’elle était, une jeune fille d’une soixantaine d’années dont la famille toute entière lui avait été arrachée brutalement. Son frère avait été bannit, et ses parents en étaient morts de chagrins. Quelle tristesse. Je souriais doucement en repensant à la lettre qui me montrait quelqu’un qui n’était pas si enfantine que celle que j’avais en face de moi. On grandit beaucoup trop vite lorsque l’on perd ses proches.

Earl était telle que je me l’imaginais, mais je me demande si elle se doutait de ce à quoi je ressemblais. Elle était jeune, mais devait avoir quelques notions de beauté, aussi devait-elle se rendre compte que je n’étais pas beau. Je ne parle pas du visage, mais de ma stature. Les elfes n’aiment pas les montagnes de muscles comme moi, c’est repoussant selon elles. Au contraire les Drows préfèrent cela, je suis bien placé pour le savoir.

Une fois arrivé au bas des marches, je fis la révérence et elle fit de même, telle que le voulait la coutume et le protocole. Par contre là où elle me surprit ce fut son clin d’œil ce qui me fit sourire. Même si elle m’est encore inconnue, la voir agir avec moi aussi familièrement me réchauffait le cœur. J’en avais assez de la froideur des rapports entre nobles de par les convenances et autres bêtises, c’est pourquoi je souris de plus belle tout en lui faisant à mon tour un clin d’œil.

« Non ne vous en faites pas. J’espère que ce vous avez vu vous a plut. Et si le cœur vous dit de visiter notre cité, n’hésitez pas à me le faire savoir, je vous donnerais une escorte, ou bien me joindrais-je à vous en personne si on me le permet. »

J’espérais vraiment pouvoir lui faire visiter Alëandir, cela nous permettrait de mieux nous connaitre et surtout d’échapper aux obligations royales pendant quelques heures. Earl s’extasiait devant la vue du palais, aussi me tus-je, la laissant admirer en silence. Sa remarque me fit sourire.

« Le palais n’est pas le seul endroit magique qui existe chez nous. Ardamir est un bel exemple, tout comme l’Epine dorée. Si j’en ai l’occasion je vous le ferais visiter ces deux marquisats, ils devraient vous plaire. »

Et ce n’était que deux des merveilles de notre pays. Si je ne peux les lui faire visiter je demanderais à Aglarer de s’en occuper, cela lui donnera l’occasion de connaitre sa cousine. Je remarquais alors l’étui à violon qu’elle portait. Décidemment tout le monde se mettait à la musique dans la famille, il ne devait y avoir que moi qui avait choisit l’art de la guerre. Je me rendis à ses cotés et lui tendis mon bras.

« Voulez-vous que je vous fasse la visite ? »
Revenir en haut Aller en bas
Earl
Elfe


Féminin
Nombre de messages : 28
Âge : 27
Date d'inscription : 09/12/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Mer 7 Jan 2009 - 14:51

" Non ne vous en faites pas. J’espère que ce que vous avez vu vous a plut. Et si le cœur vous dit de visiter notre cité, n’hésitez pas à me le faire savoir, je vous donnerais une escorte, ou bien me joindrais-je à vous en personne si on me le permet. "

" Oh ! Cela serait vraiment très distrayant ! Je suis certaine que vous pourriez me montrer chaque coins et recoins de cette cité, les yeux bandés ! "

C'est alors que la jeune elfette plaqua sa main gauche sur ses deux grands yeux, comme pour se cacher la vue et imiter un Rima-Marcil à qui on aurait bandé les yeux. Aussi, la petite fit un franc sourire avant d'éclater d'un rire cristalin et enivrant, tout en restant bien entendu très courtoise et noble. Un des plus grands atouts de la jeune elfette était de savoir user de sa nature enfantine pour se permettre bon nombre de petites boutades que les convenances n'autoriseraient pas. Elle cessa ensuite pour plonger son regard dans celui de son cousin, songeant aux repercutions de son acte. L'avait-elle outré ? Apparement pas, il paraissait aprécier cette petite fraicheur qui n'était pas du goût de chacun. Il lui parla ensuite de deux autres endroits aussi mystiques et joliement faits que le Palais. Il s'agissait de deux marquisats, l'Epine dorée qui n'était autre que le domaine de son cher cousin, ainsi que celui d'Ardamir. Ce dernier était gouverné par un certain Dragan Tiril. Earl savait tout cela, elle était au courant de tout ce qui concernait la noblesse et avait été chargée d'étudier chaque cas avec une précision magistrale. Son âge ne l'exemptait pas de faire ce genre de choses. Particulièrement quand on se retrouve dans une situation aussi inconfortable que la sienne. Mais elle s'occuperait de cela plus tard, pour le moment elle arrivait et comptait bien s'amuser un peu.

Earl souria de plus belle, cachant ses opressantes pensées a son cousin grace a une habile manière de jouer à la fillette oisive et particulièrement naïve. Earl sentit un petit vent traverser la cours et s'enveloper autours d'elle, faisant virvolter les pans de robe de sa tenue, en cadence avec ses deux petites couettes argentées. Il lui tardait d'entrer dans le Palais, car bien que le soleil soit de sortie, une brise glaciale parcourait docilement les lieux. C'est alors que comme en lisant dans ses pensées, Rima-Marcil s'approcha de la jeune fille et lui proposa son bras avec charme et élégance.

" Voulez-vous que je vous fasse la visite ? "

La jeune Earl le regarda avec deux grands yeux ronds, surprise par l'acte de son cousin. La petite ne s'attendait vraiment pas à ce qu'il agisse de cette manière, ayant toujours pensé à tord que les régents étaient de nature prozaïque et contre se genre de futilité, en particulier avec les enfants. Elle baissa les yeux vers son bras, puis les remonta jusqu'a son visage, et continua à faire de petits vas et viens entre les deux avant de sourir de nouveau. Earl donna son précieux violon, enfermé dans son étuis à double tour, à son chauffeur qui s'occupa egalement de sortir les quelques sacs que la petite avait enmenée avec elle. Leur nombre conséquent invita également quelques gardes à venir aider le pauvre subalterne. L'elfe ne prêta pas la moindre attention à ceux-ci, ayant confiance en leur sens de l'équilibre pour porter les différents paquets, et tendit très doucement son bras vers celui de Rima-Marcil. Elle finit par l'agriper avec ses deux mais, comme l'aurait fait une fille avec son père et laissa echapper un petit rire qui marquait son contentement. Elle ajouta même une petite réponse en transformant sa voix pour la rendre plus bourgeoise et sophistiqué encore, par pure plaisanterie.

" J'en serais enchantée, mon cher Marquis. Nous y allons ? "

La jeune Duchesse était impatiente d'y aller, maintenant qu'elle était fermement aggripée à lui, le Palais les attendait et son esprit brulait littéralement de curiosité. Que renfermaient donc ces salles si mystèrieuses ? Elle allait bientôt le découvrir, tandis qu'ils commençaient à marcher tout deux vers le hall principal du Palais.
Revenir en haut Aller en bas
Rima-Marcil
Ancien
Ancien
avatar

Masculin
Nombre de messages : 348
Âge : 441
Date d'inscription : 04/03/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Sam 10 Jan 2009 - 5:12

Qu’est-ce qu’elle me pait cette petite. Elle apporte une touche de fraicheur et de candeur à ma nouvelle vie. Je ne vois plus Alglarer ni même Dragan et les enfants tant je suis coincé ici avec mes obligations. Et voila qu’apparait ma cousine et que par son innocence et sa jeunesse et me fait sourire et oublier tous mes tracas. La magie des enfants. Earl se met la main devant les yeux et commence à me singer avant de se mettre à rire avec un ton enfantin. Moi-même je souris et rit doucement avant de me mettre à répondre.

« Le faire les yeux bandés n’est pas une bonne idée. J’ai beau connaitre Alëandir par cœur, je risque plus de tomber qu’autre chose. Et puis, je ne pourrais pleinement te faire la visite si je ne vois pas. »

Je lui fais un clin d’œil avant de lui promettre de lui faire visiter Ardamir et l’Epine dorée, les deux marquisats aux merveilles somptueuses. J’espère pouvoir le faire un jour. Mais avec mes obligations… J’ai vraiment l’impression d’être prisonnier, de ne pouvoir rien faire d’autre que rester assis sur mon trône à attendre. Moi qui avait toujours l’habitude de bouger, c’est bien la pire torture qu’on pouvait m’imposer. Enfin aujourd’hui j’ai l’occasion d’avoir une visite agréable, alors autant en profiter.

Je tends mon bras pour qu’elle s’y accroche et lui propose une visite du palais. Earl laissa on violon à la garde du cocher, et ensemble nous voici partis visiter le palais. D’un geste je congédiais mon conseiller, n’ayant pas envie d’avoir quelqu’un qui nous dérange. Il s’en va de son coté, et nous commençons à arpenter les couloirs du palais.

« Puisque nous sommes seuls tous les deux, pourrais-je te proposer que nous nous tutoyons ? Après nous sommes de la même famille, et je dois reconnaitre que vouvoyez une jeune fille comme toi m’est assez difficile. »

Je souris tout en disant cela, montrant qu’il n’y a aucune malice dans mes paroles. Je suis sincère, j’ai envie que l’on se tutoie. Au diable le protocole, nous sommes en famille tout de même. Nous marchons ensemble jusqu’au bout de la salle où deux grandes portes s’ouvrent pour laisser paraitre la salle du trône. Des piliers sculptés sont disposés de part et d’autres, chacun représentant l’un des rois de jadis. Des gardes sont postés entre chaque pilier, prêt à me défendre pour le cas où attenterait à ma vie. Tranquillement nous arrivons aux trônes. Il y en a quatre, deux grands pour le couple royale, deux plus petits disposés de part et d’autre pour les princes et princesses. Bien évidemment, il est possible d’en ajouter d’autres.

« Earl, voici comme tu t’en doutes la salle du trône. Mon siège, celui destinée à ma femme et ceux de mes enfants. Du moins c’est ce que voudrait la tradition. Mais tu le sais je ne suis pas marié, et je n’ai qu’une fille. Et pour le moment, elle n’a aucune envie de venir s’installer à Alëandir. Ce sera différent lorsque je serais roi. »


Malheureusement oui, là elle ne pourra rien dire du tout et sera forcée de venir vivre ici les premiers jours. Ensuite, libre à elle de retourner en Ardamir.

« On continue la visite ou tu as des questions à me poser ? »
Revenir en haut Aller en bas
Earl
Elfe


Féminin
Nombre de messages : 28
Âge : 27
Date d'inscription : 09/12/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Dim 11 Jan 2009 - 9:09

Earl et son cher cousin, le régent du peuple elfique, marchaient ensemble vers le palais. Il se tenaient gaiement par le bras, ou tout du moins la petite était aggripée au bras de Rima-Marcil qui mesurait beaucoup plus qu'elle. Cette scêne était touchante à voir/ Celle d'un roi a l'apparence dure et belliqueuse, son corps étant une véritable force de la nature parmi les elfes, tandis que la jeune elfette représentait à elle seule toute la grace et la fragilité du monde. Svlete, petite, douce et délicate, le contraste qui existait entre ces deux êtres était très saisissant. Tant qu'on pouvait aisément imaginer qu'il put la casser en deux comme une vulgaire brindille s'il venait à s'énerver. Ce qui, dieu merci, n'était pas le cas. Elle esperait vivre encore quelque siècles. La jeune Duchesse avançait gentiment, traversant en premier lieu les grandes portes du Palais pour finalement arriver dans un Hall superbe, aux allures gigantesque et raffinées. Construit à la manière d'une cathédrale de pierre, les différents voiles et autres teintures colorées donnaient un aspect subtil a l'immense salle de pierre, réduisant quelque peu son aspect effrayant. Rima-Marcil la conduit alors dans une autre pièce. Dès que le duo nobiliaire arriva devant les grandes portes, au fond, elles souvrirent comme par enchantement, poussées en réalité par deux gardes, mais cela Earl ne pouvait le voir, et les laissa pénétrer dans un autre endroit.

Plus beau et décoré que le lieu précedent, celui-ci regorgait de richesses de toutes part. Des tableaux, des sculptures et d'autres merveilles jonchaient le sol, les murs et le plafond. La jeune Lyvaldie pouvait d'ailleurs en reconnaitre quelques unes, reconnaissant tantôt le style d'un peintre, tantôt celuid 'un sculptrice. Elle avait vécu dans l'opulence artistique depuis son plus jeune âge. Son père, ainsi que tout le Duché de la Quatrième Saison, était réputé pour ses divers rôles de mécène envers moult artistes de renoms. La plupart découvert grâce à lui. En somme, Earl représentait désormais une vraie encyclopédie de l'art à elle seule, ayant passé les soixantes premières années de sa vie a se préocuper de se qui l'interessait le plus : à savoir la musiques et les autres disciplines artistiques. La petite remarquait également la présence de grandes colonnes qui représentait des elfes fiers et dédaigneux, sans doute les grands rois du passé, les anciens occupant de ce Palais éternel. Tout d'un coup, la fillette s'échapa de ses pensées lyriques pour écouter son cousin :

" Puisque nous sommes seuls tous les deux, pourrais-je te proposer que nous nous tutoyions ? Après tout, nous sommes de la même famille, et je dois reconnaitre que vouvoyer une jeune fille comme toi m’est assez difficile. "

La petite eut un moment d'hésitation, en proie a un doute sordide. Elle se souvenait la dureté avec laquelle sa mère la réprimendait dès qu'elle faisait en entorse au protocole, soucieuse que sa fille soit élevée dans toutes les règles de l'art. Cela n'enlevait pas tout l'amour qu'elle lui avait portée de son vivant, et même encore aujourd'hui dans l'au delà, et d'ailleurs grâce à elle la petite était aussi bien élevée que la plus adroite des princesses. Elle savait aujourd'hui rester la plus droite possible, suivant à la lettre toute phrase du règlement et pouvait néanmoins trouver quelques brides de mots qui lui permettait des sourires malicieux, des courbettes malignes et d'autres rires enfantins. Quoi qu'il en soit, lorsque Rima-Marcil lui proposa qu'ils utilisent le tutoiement l'un envers l'autre, Earl ne sut que répondre. Elle esquissa un sourire quelque peu gêné et mal à l'aise en songeant à ce qu'elle allait faire, mais se résigna bien vite en remarquant que si le futur roi des elfes le lui avait demandé, elle n'avait aucune raison de faire une erreur.

" Je saisi parfaitement ce que tu entends par la, mais je suppose qu'il serait préférable que nous restions courtois l'un envers l'autre quand nous sommes devant d'autres personnes ? Je serais très honorée de pouvoir te parler d'une manière aussi peu protocolaire en privé, mais prefererais reprendre les fonctions officielles en dehors, j'espère que tu me comprendras ? "

Chacun des mot de cette tirade avaient été préalablement scrupuleusement choisit. Elle avait d'ailleurs un air nettement moins enfantin lorsqu'elle s'exprimait de cette manière, et le faciès qu'elle avait employé pour exprimer son malaise lui donnait quelques dizaines d'années suplémentaire. Bien eidemment, très vite elle souria et reprit son visage d'antant, candide et illuminé.

Il avancère tout deux vers la dernière partie de la salle, et elle vit les quatres sièges destinés aux membres dela famille royale. Rima-Marcil logeait sur l'un d'eux, le plus grand. Elle regarda bien les différents trones tandis qu'il lui demandait si elle avit des questions. C'est en voyant ces différentes places qu'elle repensa a cette fameuse nuit il y avait quelques jours. Alors qu'elle marchait tranquilement dans le grand Atrium du Palais ducal, voyageant entre des plantes et oiseaux plus rares et exotiques les uns que les autre, un grand homme aux oreilles longues et au teint blafard était venu lui rendre visite. Un serviteur l'avait conduit jusqu'a elle et elle l'avait reçu sans même savoir qui il était ... Trois jours plus tard, elle quittait son domaine pour se rendre dans la demeure de son cousin, et il fallait être certain que ses deux evênement étaient étroitement liés. Quand bien même Earl était gentille, elle n'aurait jamais pris le temps de se rendre au Palais sans raison particulière. La jeune Duchesse resta ainsi quelques instants a contempler le vide, se remémorant ses songes. Puis elle souria au régent et lui dit avecune voix qui semblait chantée tant elle était musicale.

" Mon pauvre cousin, tu dois hélas te sentir bien solitaire une fois déposé sur ce trône de pierre glacée. La couronne me semble morne et triste quand elle n'est pas en heureuse compagnie. "

Allez-donc savoir ce que la jeune fille entendais par la. Earl dansait avec grâce, virvoletent près de son cousin, comme une gamine qui s'amuserait à faire voleter les pans de sa robe en tissu précieux. C'est vrai que sa tunique et ses nombreux volants se balançaient à l'instar de ses mouvements vifs et précis. Peut être faisait-elle vraiment cela pour les regarder danser à leur tour ? La jeune fille reprit ensuite le bras de Rima-Marcil, pianotant de ses petits doigts fins sur l'avant bras du régent, en lui adressant de nouveau un clin d'oeil complice. Elle semblait attendre la suite de la visite avec impatience.
Revenir en haut Aller en bas
Rima-Marcil
Ancien
Ancien
avatar

Masculin
Nombre de messages : 348
Âge : 441
Date d'inscription : 04/03/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Mar 13 Jan 2009 - 9:37

Ma proposition la laisse indécise, comme si elle cherchait une malice ou un piège dans mes paroles. Seulement il n’y en a pas. Le protocole a toujours été quelque chose que j’ai envoyé voler au loin lorsqu’il s’agit de ma famille. Il suffit de nous voir Aglarer et moi-même ensemble, nous en ferions s’empourprer n’importe quel noble elfe. Pourquoi ne pas être nous-mêmes, pourquoi réfréner les élans de nos cœurs par des convenances idiotes ? Donc non, il n’y a aucun piège dans mes paroles, et il faut un moment à la petite Earl pour le comprendre.

Elle me fait découvrir ce que je soupçonnais déjà : une fille adulte dans ses réflexions et bien au fait du protocole à suivre. Elle cache en elle une personne bien plus mâture que l’on ne pourrait le soupçonner au premier abord. C’est ce qui fait sa force, cacher une maturité gagnée trop vite derrière un visage jeune et innocent.

« Bien sûr que je te comprends. Pourquoi crois-tu que j’ai attendu que nous soyons seuls pour te le proposer ? Mon conseiller ne l’aurait pas vu d’un très bon œil. Il faut savoir respecter les convenances, même avec sa famille. Je trouve pour ma part cette règle idiote. Pourquoi devrions-nous faire comme si nous étions des étrangers ? La famille est quelque chose de bien trop sacré pour être bridé par le protocole. »


Je lui souris chaleureusement avant de reprendre.

« Donc nous sommes bien d’accord ? Tant que nous sommes tous les deux nous nous tutoyons, mais dès qu’il y a du monde, nous nous vouvoyons de nouveau, afin de respecter le protocole. »

Je réponds à son sourire candide par un clin d’œil avant de continuer notre visite du palais. Nous arrivons à la salle du trône, et je lui montre les sièges royaux, dont un seul actuellement est utilisé, celui du roi. Mon trône. Ou du moins il le sera réellement dans quelques semaines. Déjà. Il faut que je repousse la date, je ne peux pas encore être couronné voyons. C’est insensé. Mais je sais que je n’y couperais pas. Quoi que je fasse, je serais roi, que je le veuille ou non. Une nouvelle fois, Earl fait preuve d’une grande maturité en me parlant. Je lui fais un sourire timide et triste avant de lui répondre.

« Je ne porte pas encore la couronne. Je ne suis que régent pour le moment. Mais bientôt, oui, je la porterais. Seul, n’ayant nulle compagne ou femme à mes cotés pour gouverner. Qui sait, peut-être un jour me trouverais quelqu’un pour régner à mes cotés, mais je ne pense pas que ce soit pour tout de suite. »

Non, c’était loin d’être pour tout de suite. J’avais déjà quelqu’un dans mon cœur, et ce n’était pas une femme, mais un homme. Si je pouvais je régnerais avec lui, mais le pourrais-je seulement un jour ? Un roi aimant un homme ? Ca ne s’est jamais vu. En ce qui concerne la descendance ils n’ont aucun souci à se faire, j’ai déjà Aglarer, mais sans doute préféreraient-ils un enfant qui soit uniquement elfe, et non une métis.

Earl me reprit le bras, et je l’emmène continuer la visite du palais. Des couloirs défilent, ornés de peintures d’anciens monarques et de portes richement ouvragées. Derrière l’une d’elle, une chambre, derrière une autre, une salle de bal. Plus loin, une salle de conseil. Après plusieurs bonnes minutes de visite, nous arrivons à ma chambre, doté d’un bureau dans le coin. Un lit à baldaquin immense prend la majeure partie de la pièce, tandis que des armoires et des divans viennent s’ajouter au décor.

« Voici ma chambre, celle que les anciens monarques ont habités avant moi. On raconte que parfois ils viennent rendre visite à leurs successeurs, afin de leur prodiguer conseils et soutien. Depuis le temps que je vis ici, je n’en ai jamais vu un seul. Pourtant, j’aurai bien besoin de conseils par moments. »

Je me tourne vers Earl, un sourire malicieux sur les lèvres.

« Hé bien nous avons fait le tour. Ah non, il reste un endroit que nous n’avons pas encore visité, et je crois bien qu’il te plaira. »

Reprenant son bras, je l’emmène dans le couloir et une fois au bout ouvre deux grandes baies vitrées menant au jardin. Un étalage de fleurs plus exotiques les unes que les autres se présente à nos pieds, tandis que leurs senteurs exquises parviennent à nos narines.

« Le jardin du palais. Qu’en penses-tu ? »
Revenir en haut Aller en bas
Earl
Elfe


Féminin
Nombre de messages : 28
Âge : 27
Date d'inscription : 09/12/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Jeu 15 Jan 2009 - 10:39

Earl écoutais les paroles du régent. Il n'étais pas accompagné, ou du moins pas officilement. D'ailleurs à en juger par son regard, il semblait n'avoir aucune femem en vue pour le moment. La petite le savait et eprouvait une joie etrangement amère à cette entente. Il lui expliqua que pour le moment rien ne pressait et qu'il ne souhaitais pas se remarier. Il avait tout à fait tord et le savait lui même. Un monarque ne reste que peu de temps sans épouse et se doit d'ailleurs de procréer un héritier pour le royaume. Voila ce qu'étais le destin de tous ceux qui avaient foulés le pas sur ce Palais. Les rois étaient éphémères, même chez les elfes ou l'esperance de vie est relativement longue. Earl n'étais pourtant pas dupe et voyait la position inconfortable de son cher cousin. Il n'était pas très à son aise à cette place, et les multiples sourires qu'il envoyait ne pouvait lui cacher cette lourde décision. Peut être se sentait-il seul ? Peut être avait-il peur qu'on le force a prendre épouse trop rapidement ? Il n'avait pas tout à fait tord après tout.

La petite Duchesse continua ensuite la visite, toujours au bras de Rima-Marcil, découvrant pièce après pièce les différentes merveilles du Palais. Tout d'abord une chambre, meublée de manière assez austère comparée au reste du Palais mais pourtant dans un faste incroyable, puis un corridor aux grandes tapisseries et tableaux de maïtres. Chacun signant le règne d'un monarque ou de plusieurs. Sans doute un jour Rima-Marcil figurera dans la longue liste des régnants d'Alëandir. Elle essayait d'imaginer son cousin prenant la pose devant un artiste peintre et s'amusa de cette pensée. Toujours à ses côtés, elle essayait elle aussi de prendre la pose de quelques monarques, singeant de manière élégantes leur sourires faux ainsi que leur coup de sourcil charmeur. Ses imitations étaient parfois déplacée mais aux côtés de Rima-Marcil, elle était certaine de ne pas choquer. De plus, elle était généralement proche de la personne initiale. Earl riait d'une voix cristaline dans les longs couloirs, faisant briller d'une lueur d'argent les murs triste de se palais de glace. Peu de monde devait rire chaque jours ici, elle s'en rendait compte tant l'atmosphère était lourde et opressante. Evidemment, la petite ne laissait rien paraïtre. Elle avait cette magnifiuqe faculté de faire penser aux autres que le monde extèrieur ne pouvait pénétrer sa petite bulle de candeur et de malice.

Ils passèrent ensuite vers la salle de balle. Une salle gigantesque, aux plafonds très hauts et a la taille considérable. La petite sze demandait combien de personnes pouvait tenir dans un endroit pareil et avait d'ailleurs l'envie se crête de faire une grande reception ici. Elle trouverait bien un prextexte, les fêtes n'ataient pas ce qu'il y avait de plus rare parmi les membres de corps nobiliaire. Le Duché de la Quatrième Saison était réputé pour ses evênnements artistiques et receptions en présences des plus grands musiciens du royaumes et même souvent des autres. Peut être cela remonterait-il le moral de son cousin ? Quoi qu'il en soit, elle doutait du fait que la guerre autorise se genre d'excès, même de la part d'une Duchesse ayant seulement une soixantaine d'année. Elle se contenta alors de faire quelques exclamations d'emerveillement devant la magnifiscience des lieux.

" Oh ! C'est tellement merveilleux ! "

Et la visite continua, les entrainant tout deux dans les pièces et lieux les plus divers du chateau. Tant qu'ils ne virent pas l'heure apssée et que le soir aprochait presque dès qu'ils arrivèrent dans la chambre de Rima-Marcil. Elle qui était venue voir le régent dans une heure proche de celle du déjeuner, était maintenant ravie de voir parvenir vers eux l'heure du gouter. Elle ne dit cependant rien, trop occupé a observer le moindre bibelot qui se trouvait dans les parages. La petite Earl s'amusait a contempler les grands canapés et divans, les chaises larges et les tableaux que comptait cette chambre. Sa chambre à elle ressemblait tant à une chambre de poupée dans son petit écrin e velour rosé qu'une suite de souverain l'étonnait beaucoup. Il lui suffit alors de poser ses yeux sur le grand lit à baldaquin pour avoir envie de sauter dans les etoffes et autres draps bouffants. Mais elle se dit qu'il serait très déplacé de se jeter sur le lit d'une personne qu'elle conaissait à peine. Il avait beau être son cousin, rien ne lui laissait le droit de commettre un tel acte. La Duchesse se contenta donc de fixer les oreillés immenses. Son cousin leva ensuite la voix pour rompre le silence de sa concentration.

" Voici ma chambre, celle que les anciens monarques ont habités avant moi. On raconte que parfois ils viennent rendre visite à leurs successeurs, afin de leur prodiguer conseils et soutien. Depuis le temps que je vis ici, je n’en ai jamais vu un seul. Pourtant, j’aurai bien besoin de conseils par moments. "

Le petite se retourna presque brutalement et le regarda avec crainte, une lueur de doute emplissant ses grands yeux aux couleur magnifiques et audacieuses.

" Tu entends par la qu' ... Qu'il y a des revennants qui se promènent dans le Palais une fois la nuit tombée ?! "

Elle frissona de tout son être, et s'obligea a penser à autre chose. La vue de sa cousine ainsi sembla l'amuser, sans être mesquin pour autant, et son cousin ajouta ensuite qu'il avait un autre endroit à lui faire partager. Une pièce spéciale qu'elle allait sans doute aprécier. Earl se sentit toute d'un coup attrapée par le bras, comme elle avait du lui faire precedemment, sauf qu'elle n'avait pas sa force et du presque courrir pour égaler les grands pas rapides du régent. Il fixait droit devant lui, à la recherche d'un lieu mystèrieux et sans doute très particulier. Les deux êtres arrivèrent près d'un couloir qui les enmena encore plus loin dans le Palais, croisant sans cesse des enluminures de toutes sortes, avant de précéder deux grandes baies vitrées. Des portes entièrement faites de verre, une rareté que peu de lieux pouvaient se permettre. Le Grand Atrium du Palais ducal de la petite était à lui seul une oeuvre d'art unique, et ces deux grandes portes relevait de toutes evidence du même style architectural précieux et peut être même du même auteur. Elle commença a repérer quelques touches qu'elle connaissait bien, quand Rima-Marcil la fit de nouveau avancer, franchir ce portail de verre et arrivé en dehors du chateau. La un spectacle magnifique se présentait à elle.

Louange à l'Eternité de Jésus - Olivier Messiaen

Earl et le régent venait d'arriver devant les Jardins du Palais. La petite lacha délicatement la main de son cousin et fit un pas en avant. Au loin, un soleil bas donnait une lueur rose au ciel, teinté de flammes orangées et d'un voile conscienscieusement doux, preuve d'un vent frais en altitude. Au sol, des parterres de fleurs splendides, ainsi que des arbustes magnifiques étaient à l'origine d'un lieu simplement parfait. Rose aux milles couleurs, plantes de regions inconnues et délicieuses, sucres lointains et épices d'un autre monde, l'exacte totalitée des lieux était d'un rafinement digne des plus hautes instances celestes. Quelques marches de marbre permettaient de déscendre sur le sol verdoyant tandis que la lumière tamisée de la fin d'aprés-midi aparaissait. La jeune Duchesse avanàa doucement et posa ses pieds sur les marches, une a une en les passants. A quelques mètres d'elle, se trouvait un arbre magnifiques aux longues branches sinueuses et noires, mais aux fleurs plus sucrées et douce qu'un arc en ciel, ainsi que plus blanches et lumineuse qu'un flocon de neige. Cet arbre elle le connaissait bien, le même était planté dans son Grand Atrium. C'était l'arbre préféré de son père, une trouvaille rare qui n'existait maintenant qu'en de rares points du monde. La Duchesse posa une petite main sur le tronc frêle et sentit une vague d'émotion forte la parcourir. Elle resta quelques instants a singer la contemplation de l'arbre et cacha en réalité ses larmes de tristesse, Rima-Marcil dans son dos ne pouvait les déceler. Quand la petite Lyvalide se retourna vers, lui, elle était aussi parfaite dans son rôle que lors de son arrivée. Ses yeux plissés de joie et sa bouche grande ouvert epour laisser échaper le plus beaux des rires d'enfant. Elle ne cessa pas de rire, même pour parler.

" Haha ? J'adore les jardins. "

Les paroles étaient loin du compte, la petite nouait un lien tellement étroit avec la nature qu'elle se sentait toute chose dès qu'elle apercevait une fleur. Elle claqua des doigts et Rima-Marcil ne comprit pas vraiment ce qu'elle souhaitait exprimer par la. Mais cependant, quelques minutes après ce geste, le cocher de la petite fillette arriva avec le précieux instrument entre les mains. Il l'offrit à la jeune fille avec respect et courtoisie, retournant ensuite à l'intèrieur et laissant les deux être dans la plus parfait intimié. Cette vision de rêve avait enchanté la fillette au point de lui donner une envie irrésistible de jouer.

" Prête attention ... "

Et lorsqu'elle prononàa ce mot, la petite avait une voix si douce et faible qu'elle n'était qu'un murmure. Le seul murmure dans les environs, le seul balbutiement qui regnait dans un silence magistral. Dès qu'elle se saisissait de ses instruments magique, le temps semblait comme suspendu. La petite allait jouer, et la nature s'ouvrait pour l'entendre faire ...
Revenir en haut Aller en bas
Rima-Marcil
Ancien
Ancien
avatar

Masculin
Nombre de messages : 348
Âge : 441
Date d'inscription : 04/03/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Lun 26 Jan 2009 - 5:02

Nous continuons la visite, Earl ouvrant de grands yeux scintillants à chaque merveille qu’elle découvrait. Je lui fis découvrir tout le palais ainsi, m’amusant de la voir s’extasier ainsi devant toutes les pièces. Elle me fit même sourire quand elle se mit à prendre des poses pour ressembler aux monarques des tableaux. Pourquoi faut-il que tous aient des poses aussi ridicules ? Dire qu’il faudra sans doute que je fasse pareille. Je ne pourrais même pas être naturel, il faut avoir un air prestigieux, majestueux et tout le tralala. Je vais avoir l’air idiot, c’est tout ce que je vais gagner oui.

Earl riait, emplissant les couloirs de sa voix de cristal, rendant le palais plus vivant qu’il ne l’avait été pendant des années. Depuis combien de temps un enfant n’avait-il rit ici ? Des années, voire des siècles. C’était étrange d’entendre cette petite voix résonner dans les couloirs, comme si ce simple son était incongru dans cet endroit devenu froid et austère. Bien que les couloirs soient riches et chaleureux, l’atmosphère et l’ambiance eux sont devenus tellement impersonnels et sans vie.

Nous arrivons à la salle de bal, faite pour accueillir plusieurs centaines de personnes. Cela devait faire des mois qu’elle n’avait pas servis. Sans doute depuis l’annonce des fiançailles entre Anàrion et Illydril. Voila que repenser à cet instant me fait penser à ces deux pauvres jeunes gens dont nous sommes sans nouvelles. Des expéditions ont été envoyées, mais aucune n’est revenue. Vu les mois qui sont passés, ils sont certainement morts. Prisonniers des drows durant tout ce temps, ils ont du être torturés à mort. Si au moins nous pouvions récupérer leurs cadavres…

Je chasse rapidement ces pensées, ne voulant pas assombrir mon humeur alors qu’Earl est ici. Je l’imagine déjà en train de danser dans la salle de bal sur un menuet ou une valse. Elle a du apprendre l’art de la danse de sa mère, ou d’un professeur particulier, vu qu’ils ont bien poussé son éducation. Je n’ai aucun mal à l’imaginer dansant et s’amusant comme une folle.

Nous reprenons la visite et arrivons dans ma chambre, enfin celle de tous les rois qui ont régnés avant moi. Je lui parle alors des légendes qui courent sur cette chambre, faisant pâlir involontairement ma petite cousine. C’est vrai, ce n’est encore qu’une enfant.

« Ne t’en fais pas, jusqu’à ce jour je n’ai vu aucun fantôme venir me déranger. Tari veille bien trop sur eux pour leur laisser la moindre chance de quitter son royaume. Donc tu n’as rien à craindre, personne ne vient hanter le palais la nuit, mais si tel était le cas, je les chasserais si tu veux. »

J’espère qu’elle ne va pas faire de cauchemars la nuit maintenant. Je me vois déjà en train de débarquer dans la chambre pour chasser des spectres imaginaires. Bien qu’adulte sur certaines choses, il ne faut pas oublier qu’elle n’a qu’une soixantaine d’années.

Je l’emmène ensuite voir ce qui pour elle sera la pièce maitresse de ce palais : les jardins. Une fois arrivés, Earl lâche ma main pour s’en aller marcher un peu au milieu de tous ces parterres de fleurs, contemplant même un instant l’arbre au centre, l’Elwyn, un arbre rare et précieux. Il trône majestueusement au milieu du jardin, témoin d’une ère où bon nombre d’entre eux florissaient de ci de là dans la forêt avant la corruption des drows. Seul l’avènement des druides a pu sauver les derniers Elwyns de l’extinction totale.

Après un moment à contempler l’arbre, elle se tourne, riant d’un rire que j’aurais tant aimé voir sortir de la bouche d’Aglarer. Je souris doucement et m’approche un peu d’elle avant qu’elle ne me stoppe dans son élan en claquant des doigts. Etrange, qu’est-ce que cela veut dire ? La réponse ne tarda pas, le cocher arrivant avec son violon. Elle se mit en position, prête à jouer.

« Tu as toute mon attention. »

Je me tiens debout, et j’écoute. Ce son, cette musique, elle joue magnifiquement. D’où tient-elle cette virtuosité, je l’ignore, mais c’est envoutant. Décidemment, elle est pleine de surprises. Je me laisse transporter par les notes et la musique, mon esprit errant au fil des harmonies, ne revenant à la réalité que lorsqu’elle eut fini de jouer. Je la regarde un moment, admiratif, avant d’applaudir chaleureusement et m’approcher d’elle.

« C’était magnifique Earl. Bravo, et merci pour cet air magique. »

Le soleil commençait sérieusement à décliner, indiquant que la nuit n’allait pas tarder.

« Si nous rentrions ? Il va bientôt faire sombre, et surtout c’est bientôt l’heure de dîner. J’imagine que tu dois avoir faim non ? »
Revenir en haut Aller en bas
Earl
Elfe


Féminin
Nombre de messages : 28
Âge : 27
Date d'inscription : 09/12/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Ven 30 Jan 2009 - 9:40

Sans se douter du temps qui défilait, la petite Earl jouait de pluis belle. Ses notes vibraient au travers de son archet majestueux et s'envolaient dans les airs, comme des brises trop froides dans un univers ou l'ambiance est chaude. Sa musique mélancolique avait le pouvoir de regner en maître incontesté sur l'univers qui lui faisait face. Dès lorsque la petite Duchesse jouait, le ciel s'assombrit et la luminosité baissa. Ce fut comme si la nature était aux écoutes de la petite, et se fermait délicatement au fur et a mesure que la fillette avançait dans son morceau. C'est alors que lorsqu'elle eut terminée de jouer les dernières notes, et tandis qu'elle gardait les yeux fermés pendants encore quelques instancs, la nuit était désormais presque complètement tombée. Quand Earl les ouvrit de nouveau, elle souria faiblement et prit un peu de temps pour sortir de sa torpeur lyrique. Il ne lui fallut que quelques secondes pour reprendre pleinement le contrôle de ses pensées et d'écouter les applaudissements de son cher cousin. Ainsi Rima-Marcial avait aimé ? Il aurait été difficile d'en être autrement, un tel talent ne s'entendait pas tout les jours. D'autant plus chez une enfant. La jeune fille lui souria calmement, et tendis son violon ainsi que son archet au chauffeur de son carosse qui était répparut juste pour la dernière note de sa maîtresse. Decidemment, le personnel était de qualité chez les Lyvaldie. C'est alors qu'après quelques remerciements et acclamations, le Régent du peuple éternel proposa a sa cousine de rentrer pour dîner.

" Si nous rentrions ? Il va bientôt faire sombre, et surtout c’est bientôt l’heure de dîner. J’imagine que tu dois avoir faim non ? "

A vrai dire, Earl n'avait pas très faim. Une boule s'était formée dans son ventre dès son arrivée, et la journée qui défilait ne faisait que le lui faire ressentir. Elle savait qu'il fallait qu'elle tente sa chance au plus vite, et cette visite était d'ailleurs prévue dans ce but précis. Quand bien même la Duchesse aurait aimé quitter les lieux sur le champs, elle ne le pouvait pas. Earl répondit alors cordialement qu'elle acceptait de rentrer, et reprit la main de Rima-Marcil, comme une petite fille l'aurait fait avec son père ou son grand-frère. Il y avait un symbole touchant dans se geste qui pour eux deux était maintenant tout à fait naturel. Ils venaient de passer presque toute une journée la main dans la main, a défiler dans les plus belles salles du Palais, et Earl ne se rendait maintenant même plus compte que ce simple acte était en lui seul la violation de plusieurs règles de la haute société.

" Tu dois avoir raison, rentrons vite dîner avant que nos estomacs ne crient famine. Allons, hâtons-nous ! "

La petite avançait d'un pas ferme et déterminé, comme pour se redonner une once de courage. Ils leur fallait maintenant atteindre la salle à manger ou des serviteurs et autres domestiques du Palais avaient sans doute déjà dréssé une jolie table. La jeune Duchesse sautillait d'un pas léger et mélodieux, sembable à une petite danse, qui contrastaient avec la démarche soïque et millitaire de Rima-Marcil. Ils rentrèrent tout deux dans un grand couloir, quittant définitivement les jardins maintenant cachés par le linceul d'ombre de la nuit et retrouvèrent un palais qui s'illuminait d'une multitude de bougies. Ainsi, le noir n'était pas total, et une nouvelle ambiance naissait. L'austère palais royal s'était transformé en une cathédrale mystique et pleine de magie. Le tout était vraiment saisissant. Et pourtant une chose etonna la jeune fille. Elle qui était habituée aux excentricités du Duché de la Quatrièeme Saison s'étonnait qu'il n'y ait pas de bouquets de lumières aggripés dans les hauts plafonds. La vie royale n'était pas donc aussi fastueuse qu'elle ne le pensait ? Pourquoi diable ce couloir était-il aussi peu enluminé ?

Les pensées intriguées de la petite furent toutes bafouées lorsqu'ils entrèrent tout deux dans la grande salle de reception du Palais. Ainsi, elle n'avait pas encore vu toutes les salles. Pour l'occasion, une immense table de plusieurs mètres de long était dréssée, parsemée de fleurs et d'autres décoration naturelles. Agrémentées d'un service de cristal entièrement ciselée à la main et dont chaque pièce étaient unique. Les verres, couverts, assiettes et autre plats scintillaient dans une salle allumée par un lustre gargantuesque. Ce style de décoration sans doute un peu trop ostentatoire pour le Régent convenait idéalement à la Duchesse qui y reconnaissait plus son style de vie. La pauvre avait déjà des manières très peu ascétiques. Comme pour s'assurer que Rima-Marcil ne critique pas ce genre de caprices réservé aux gens de la grande noblesse, elle enchaina une phrase délicieusement bien tournée. Après tout, un millitaire pouvait-il vraiment comprendre ce genre de chose ? Quand bien même il était Régent, il avait été général et restait de surcroit un être masculin.

" Quelle belle attention, j'étais certaine que les monarches avaient une vision très raffinées des choses. Je suis persuadée que le Palais possède de véritables virtuoses des Arts Culinaires. "

Earl allait sans doute se laisser aller encore un peu. Cette journée sortait vraiment de l'ordinaire. Grâce à cela, ils avaient tout deux échappés pendant quelques heures à la vie de la grande noblesse. Pourtant il était certain que la routine allait les rattraper et qu'il devraient reprendre leur fonctions officielles dès demain matin.
Revenir en haut Aller en bas
Rima-Marcil
Ancien
Ancien
avatar

Masculin
Nombre de messages : 348
Âge : 441
Date d'inscription : 04/03/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Ven 6 Fév 2009 - 4:01

Si mon conseiller voyait comment je me comporte avec Earl, il en deviendrait fou. Respecter le protocole, voila ce qu’il me dirait. Je dois respecter le protocole, même si je n’en ai pas envie. Quelle idiotie. Mais bon, il n’est pas là alors je peux me comporter comme je veux. C’est ma cousine, et aussi une enfant. Je ne vais pas lui imposer une présence frigide alors qu’elle vient de perdre sa famille ? Ce n’est pas mon genre.

Je lui propose d’aller diner, le soir commençant à tomber, son estomac devant commencer à réclamer à manger. Elle me prend la main, et nous retournons à l’intérieur du palais, en direction de la salle à manger. Ce doit être la seule salle qu’elle n’a pas encore découverte. Elle fonce comme une folle, ignorant où elle va, mais elle fonce. Je reprends la marche en tête, la guidant dans le dédale de couloirs.

Nous arrivons enfin à la salle à manger, et à voir la tête qu’elle fait, je suis certain qu’elle ne s’attendait pas à cela. Que pensait-elle donc ? Qui peut savoir. Sans doute quelque chose de moins pompeux, qui soit plus dans mon style, mais disons qu’on ne me laisse pas le choix. Les grandes tablées, seul, ne m’ont jamais attirées. A l’Epine Dorée, j’avais Aglarer, et puis après Aldyura. Aldyura… Ma pauvre cousine, tu dois t’ennuyer seule dans le palais là-bas.

« Hé bien, tu me diras ce que tu en penses après avoir goûté non ? »

Je regarde la table qu’ils nous ont servie, et constate alors une chose. Trois assiettes. Trois chaises. Mais à distance raisonnable. Etant un invité de marque, je n’allais pas le contraindre à manger ailleurs même en la présence d’Earl. Même mon conseiller à convenu que ce n’était pas correct par égard à son rang. Nous seront trois à dîner ce soir, il y a bien longtemps que telle chose ne m’était pas arrivée.

« Avant que nous ne nous installions, sache que je reçois en ce moment même la visite d’un baron humain, Hélios Dilandro. Tu pourras faire connaissance avec lui, il va se joindre à nous pour dîner. »

D’ailleurs quand on parle du loup, on en voit la queue. Hélios entre dans la salle, pareil à lui-même avec Uriel sur son épaule. Je me demande si la vue du dragonnet va effrayer ou intéressé Earl.

« Tu arrives au bon moment Hélios, nous allions nous mettre à table. »

Puis je me tourne vers ma cousine et tend la main vers le chevalier.

« Earl, je te présente Hélios Dilandro, Baron de Missède. Hélios, voici ma cousine, Earl Lyvaldie, duchesse de la Quatrième Saison. »

Hélios sait très bien que je recevais sa visite. Mais je me demande s’il s’attendait à trouver une enfant, ou une adulte.
Revenir en haut Aller en bas
Hélios Dilandro
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 380
Âge : 30
Date d'inscription : 10/03/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Ven 6 Fév 2009 - 4:40

J’entre dans la salle à manger, mes pas sont lourd, le son métallique de mon ceinturon et de diverses parties de fer, d’or ou d’argent, semble un rythme régulier et étrange. Je ne porte ni épée ni armure… C’est rare, très rare même. Se soir, une simple chemise blanche de lin fin met en valeur un jabot de la même étoffe, un peu de dentelle et beaucoup de simplicité. Une tunique de velours bleu roi vient ensuite s’y accorder, bien mon simple, richement paré de pierreries et d’argent. Le pantalon de la même étoffe bleu est remonté jusqu’aux genoux et s’engouffre dans ses bottes d’un cuir noir et simple, malgré la boucle ornée qui se trouve sur le dessus.

Mon visage est ce que l’on peut nommer une facétie de la nature. Mes traits ne sont aussi fins et doux que ceux d’une femme et pourtant, impossible de ne pas trouver à mon visage quelques aberrances masculines. Mon regard est d’un bleu glace anormale, ma peau presque laiteuse. Ainsi, nul ne serait capable de dire si l’être présent est homme ou femme, mais quelque chose ne trompe pas, ma taille, ma carrure large et mon port princier. Je suis taillé comme l’est Rima pour la guerre et le combat brutal des champs de bataille.

Dans ma chevelure blonde tirant indéniablement sur le blanc, de plus en plus avec les années de lien partager avec Uriel. La dragonne est dans sa forme première, celle pas plus grande qu’un chien, perché sur mes épaules et mon dos. Son museau repose sur mon épaule, passant au travers de mes cheveux libre et ondoyant, de l’autre coté, sa queue remue en un balancier régulier. La dragonne quitte son perchoir, s’envolant pour venir se poser sur le dossier d’une chaise, comme une gargouille ancienne que les humains affectionnent.

« Bonsoir Rima »

Ma voix est aussi ambiguë que le reste, grave et pourtant… non, cela ne se peut de douter ainsi.

« J’arrive toujours à point tu le sais bien. »

Mon visage ce tourne avec la lenteur du sphinx vers la demoiselle. Je reste hautain, je suis baron tout de même et suffisamment façonné par le protocole pour rester dans les limites du raisonnable que Rima et moi n’étions pas seuls. Il me présente a elle et je m’incline avec souplesse, ma taille ne semble pas m’handicaper ou du moins pas plus que de raison. Je prends sa main dans la mienne et l’approche de mes lèvres, laissant juste mon souffle effleurer sa peau et non la pulpe sombre de ma bouche.

« Enchantée jeune Duchesse. C’est avec ravissement que je puis enfin vous connaître. »

Je me redresse, délaissant sa main avec douceur. Oui, je savais sa présence et non, je ne m’étais pas attendu a voir une enfant. J’approche de Rima et lui lance un regard orné d’une fin sourire. Me voila ensuite qui tire une chaise, invitant Earl à s’asseoir, en grand habitué de la cours et de ses dames.

« Si Mademoiselle veux bien prendre place. »


Uriel garde ma place, regardant d’un œil curieux la demoiselle. Vile Dragonne qui trahit mes pensées… Rima peux le voir lui, il connaît le lien étrange qui m’attache a ma dragonne.
Revenir en haut Aller en bas
Earl
Elfe


Féminin
Nombre de messages : 28
Âge : 27
Date d'inscription : 09/12/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Ven 6 Fév 2009 - 9:54

Ainsi dont, Earl ne l'avait pas sentit venir. Elle se trouvait encompagnie de Rima-marcil, dans une salle fabuleuse et à la décoration hautement somptuaire. Un style de lieu qu'elle affectionne particulièrement, et d'autant plus quand il s'agit de manger. Pendant plusieurs decennies, alors que la Duchesse se refusait à quitter la forêt dominiale de la Quatrième Saison, ces seuls plaisirs autre que ses incroyables dons musicaux avaient été la gastronomie exotiques et quelques autres formes d'art qui allait aussi bien de la Littérature classique à la composition florale. Quoi qu'il en soit, Earl était aujourd'hui un fin gourmet et savait élégament reconnaître des saveurs envoutantes, autant que de les mêler entre elles pour créer un met de toute beautée. Le repas qui allait suivre serait sans nul doute à la hauteur de ses attentes. Du moins, elle l'esperait intimement. Rima-Marcil lui indiqua qu'il désirais connaître son avis une fois le dîner terminé. La petite ne se ferait pas attendre pour exprimer ses pensées a propos des préparations des cuisiniers royaux. La jeune Duchesse jouait machinalement avec une de ses couettes quand le Régent lui annonça la visite d'une tierce personne. Il était vrai qu'après un rapide coup d'oeil, trois couverts étaient disposés de part et d'autre d'une longue table. Qui était donc cet autre visiteur qui venait troubler cette fin de journée aussi parfaite ? La réponse ne fut pas longue à attendre.

A peine le Marquis avait mentionné le nom du Baron de Missède, un illustre inconnu aux yeux de la petite qui ne s'y connaissait que très peu en noms de provinces humaines et de leur dirigeant, que ce dernier arrivait. Des pas lourds et bruyants, armés de quelques tintement métallique provenaient du long corridor jouxtant la salle à manger, et précédent l'arrivée d'un être pour le moins non-commun. Aussi loin qu'elle pouvait s'en souvenir, jamais Earl n'avait rencontrée d'être humain semblable à celui-ci. Trop doux pour être un homme, mais trop carré pour être une femme. Il était grand et aussi fort que Rima-Marcil, mais son visage était bien plus doux et fin que tout être de la gente masculine. De longs cheveux blonds aux reflets immaculés, ainsi qu'une peu opaline et un regard outre-mer, tels étaient les caractéristiques principales de son physique singulier. Mais le plus étrange résidait sur cette affreuse créature qui se trouvait sur son épaule. A moitié caché dans la chevelure de l'être asexué. Une sorte de lézard plus clair et majestueux que ceux qu'elle connaissait et doté de deux grandes aîles. Voila bien la première fois qu'elle contemplait une chose aussi formidable. La petite Duchesse émit un léger rire cristalin en la voyant mais cessa bien vite. La créature s'envola et voyagea se manière oisive jusque sur le dos d'une chaise et ne cessait de la fixer avec des yeux emplis de curiosité. Earl eut la soudaine idée que cet être était un Dragon, mais elle ne signala pas cette pensée.

" J’arrive toujours à point tu le sais bien. "

Rima-Marcil présenta ensuite la petite au nouvel arrivant. Elle fut d'ailleurs surprise qu'il se permette de tutoyer ce dernier. Ils étaient sans doute amis, au dela des relations purement diplomatiques qu'elle avait imaginée. Helios tourna très lentement son visage sur la cousine du Régent et après une démarche hautaine et qui se voulait impressionnante, il la salua en efleurant sa main douce de ses lèvres. Sans la toucher de sa bouche, bien evidemment. Le Baron ponctua ceci d'une légère phrase de contentement qui voulait dire qu'il avait déjà entendu parlé d'elle ? Rima l'aurait-il prévennu de sa venue ? La jeune Duchesse n'était pourtant qu'en seimple visite de courtoisie et était d'ailleurs officiellement toujours au Palais Ducal. Soit Rima-Marcil divulguait bien vite des informations futiles, soit il aimait à parler de ses journées avec Helios Dilandro. La petite jugeait la première solution comme assez peu plausible, en vue des prouesses millitaires de son cousin.

" Enchantée jeune Duchesse. C’est avec ravissement que je puis enfin vous connaître. "

Earl se laissa faire, et éxécuta à la suite une ravissante courbette en relevant un peu les pans de sa robe pourpre. Elle était véritablement angélique et avait l'apparence d'une enfant on ne peut plus adorable. Ses longs cheveux argent coiffés en deux jolies couettes élégante, ainsi que sa robe violacé aux reflets mauve et dont la coupe était griffée des grands tisserands elfique, lui donnaient un air très aristocratique. Le style de personne qui vous fait immédiatement vous regarder dans un miroir pour s'assurer qu'en effet elle est plus belle et et plus raffinée que vous. Earl se savait radieuse et ne prit même pas le temps de se regarder ne serait-ce qu'un instant dans une quelconque vitre. Elle sourit aimablement au Baron et lui laissa entendre sa voix chantante et mélodieuse, semblable au prouesses vocales d'un oiseau de printemps.

" Je suis de même ravie, Baron de Missède, de connaître celui qui fait de sa présence ajouter un troisième couvert à notre table. "

Cette phrase tout à fait singulière fut ponctuée d'un odieux sourire faux que seul Helios pouvait voir et dont Rima n'avait l'idée. Les attitudes hautaines du Barons avaient animées la suffisance puérile de la petite qui avait été cachée au Régent jusqu'a présent. Son faciès était dès lors la personnification même de l'hypocrisie, une expression propre aux fillettes de bonnes famille. Earl avait cette immonde habitude à l'égard de tout ceux qu'elle ne connaissait pas, ce qui evidemment laissait peu de place a la courtoisie venant de ses interlocuteur. Il est aisé de comprendre pourquoi elle peut compter ses amis sur les doigts de sa main. Après ces salutations, le Baron lui permit de s'asseoir gracieusement sur une des chaises de la table. Le plan était simple aux yeux de la petite. Elle était a plusieurs mètres de distance de la créature qui devait garder la place du Baron. Ils se trouvaient tout deux d'un bout à l'autre de la table, laisant à Rima-Marcil le soin de se placer au centre. La soirée promettait d'être caucasse. Dès que le Baron eut terminé ses actes de galenteries, qui plaisait particulièrement à la fillette et commençait a faire naître un léger remord en elle, il marcha silencieusement jusqu'a son siège. Juste avant, la Duchesse le gratifia de nouveau d'un agréable faux-sourire et d'une petite phrase de nouveau animée par sa voix enchanteresse.

" Je vous remercie. "

Ce genre d'insolence était celle que seules les petites filles peuvent se permettre et qu'il n'y a qu'a elles que l'on peu pardonner. Elle attendit ensuite que le régent ne prenne son propre siège pour oser de nouveau regarder le lézard volant qui lui faisait face, tout comme son maître, et dont les écailles reluisantes lui faisait froid dans le dos. Earl entendit ensuite une petite clochette tinter non loin d'eux, preuve que le repas arrivaient iminement. Elle mourrait de faim.

" Ainsi dont, cher Baron, j'espère que vous me parlerez de cette formidable créature qui gît sur votre épaule, si le cas y échet bien entendu. Je ne savais guère que les lézards volants existaient encore. Serait-ce une fantaisie des terres humaines ? "

Et tandis qu'elle parlait, les différents domestiques et gouvernantes du Palais s'affairait a amener des monceaux de plats richements décorés et dont la seuteur faisait pâlir d'envie. De plus, les boissons aux milles couleur arrivaient désormais dans des carrafes de cristal et faisaient d'autant plus briller la table et les convives qui y siégeaient. La petite saute d'humeur passée, la fillette enchaîna immédiatement un sourire complice et malicieux a Rima-Marcil.
Revenir en haut Aller en bas
Rima-Marcil
Ancien
Ancien
avatar

Masculin
Nombre de messages : 348
Âge : 441
Date d'inscription : 04/03/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Ven 6 Fév 2009 - 11:14

On dit les elfes androgynes, mais de tous les êtres que j’ai rencontré, Hélios est celui qui caractérise le mieux cette définition. Son visage est doux, fin et délicat, et pourtant certains traits sont durs. Trop doux pour être celui d’un homme, trop dur pour être celui d’une femme. Il convient tant à un sexe qu’à un autre. Le pire est quand il a les cheveux détachés. Là, la différence est plus dure. On aurait plus tendance à le croire femme dans ces moments-là, comme maintenant. Toutefois, certaines choses me rappellent à l’ordre.

Tout d’abord, sa musculature. Quelqu’un d’aussi musclé n’est nullement une femme, bien que l’on parle de certaines femmes guerrières dans les Terres Stériles, ayant une musculature très développée. Mais j’ai vu Hélios torse nu, et il n’a absolument aucune poitrine. Toute femme en aurait un minimum, même une elfe. La seconde chose qui me rappelle à l’ordre, c’est son entrejambe. C’est bien la preuve de sa masculinité. Il suffit de voir (pour mon cas de toucher aussi) pour s’en rendre compte. Hélios est un homme, certes étrange, mais un homme quand même. Et bel homme qui plus est.

« Je le sais oui. Il semblerait que ce soit un don chez toi. »

Egal à lui-même, Hélios est vêtu de somptueux vêtements bleus, mais ayant laissé ses épées dans ses appartements. Rares sont les fois où il s’en sépare. Uriel, voleta de son épaule à la chaise, où elle se tient en attendant qu’Hélios daigne la rejoindre. Mais comme à son habitude lorsqu’il est en société, le voilà qui se fait charmeur et enjôleur, même si traine toujours cette suffisance dû à son rang.

Après les avoir présentés, Hélios s’incline, présentant ses marques de respect à ma cousine. Cette dernière fit la révérence avec une aisance étonnante pour une fille de son âge avant de répondre à Hélios d’une voix charmeuse, mais dont les paroles ne l’étaient pas entièrement. Elle n’aimait pas le fait qu’il soit à notre table. J’avais bien besoin de cela. Apparemment elle est possessive, comme toutes les enfants. Mais bien sûr Hélios n’est pas du genre à se laisser faire, et réplique aussi sec sur le fait que sa présence lui semble indésirable. Avec deux caractères comme les leurs, j’espère qu’une dispute ne va pas éclater.

« Si nous passions à table ? »

Désarmer le conflit en leur faisant penser à autre chose, c’est la première idée qui me vient en tête. Hélios s’avance vers la chaise d’Earl, et fait preuve de civilité en l’invitant à s’assoir. Même si je suis certain que sa réaction ne la guère enchanté, au moins il sait toujours se montrer aimable avec elle. Pour combien de temps. Quand ils furent tous deux installés, je prends place à mon tour, mon regard allant de l’un à l’autre dans la crainte d’un nouveau conflit. Une fois assis, une cloche tinte signe que nous sommes prêts à dîner. La question d’Earl me laisse pantois. Houla, se rend-elle compte de ce qu’elle vient de faire ? Insulter Uriel n’est pas une bonne idée, pas bonne du tout. D’une part, Hélios va s’énerver, d’autre part Uriel va s’énerver. J’ai intérêt à les stopper avant qu’il soit trop tard.

« Ce n’est pas un lézard, Earl, mais un drake. On en trouve un peu partout dans Miradelphia, même s’il n’est guère facile de les apprivoiser. »

Je lance un regard à Hélios et Uriel, les suppliants de ne pas faire trop de vagues. Mais les connaissant tous les deux, ils n’en feront qu’à leur tête. Les plats arrivent, des saladiers d’argents posés au milieu de la table, emplis de légumes appétissants, préparés et assaisonnés de manière divine. Un plat en argent arrive à son tour, couvert d’une cloche que l’on enlève une fois le dit-plat posé, révélant deux solides morceaux de viande. Un autre saladier arrive, empli de viande saignante pour Uriel.

Je détourne l’attention d’Earl, qui doit être choquée de voir quelqu’un manger de la viande.

« Dis-moi Earl, tu ne m’as pas dit la raison de ta visite. Qu’est-ce qui t’as poussé à venir me voir ? »

Je sais qu’elle a perdu ses parents, mais je doute qu’elle soit venue uniquement pour connaitre sa famille. Il doit y avoir autre chose, et je suis curieux de savoir quoi. Peut-être a-t-elle un service à me demander qui sait ?
Revenir en haut Aller en bas
Hélios Dilandro
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 380
Âge : 30
Date d'inscription : 10/03/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Mer 11 Fév 2009 - 6:20

La beauté… quelque chose d’inconstant et d’éphémère pour les humains. Pour moi, cela ne serais qu’un peu plus loin. Ma vie ne serait pas qu’un petit patiemment de cil dans l’éternité de Rima… Se serais une inspiration, un sourire… peux être même une journée… mais je suis tout de même loin de l’existence longue que attendais l’elfe. De plus, qu’est ce que la réel beauté pour quelqu’un comme moi ? Ni homme ni femme… un peu des deux, tout en n’en étant aucun.

Pour moi la jeune demoiselle n’étais rien d’autre qu’une gamine et ça s’arrêtait la, mais la façon qu’elle avait de me parler et de s’exprimer avait un don naturelle pour m’irriter. Je n’affectionnais pas la façon qu’elle avait eu de croire que ce n’était pas SA présence qui avait fait une énorme différence dans les projets que nous avions concocté Rima et moi. Vilaine petite pièce rapportée qui m’exaspérait déjà plus que de raison.

Rima proposait de se mettre a table et je fis donc maint effort de politesse et de courtoisie. Mais le cœur n’y était pas je l’avoue et sans en éprouver aucune honte. Inutile de vous préciser que ma mâchoire se contracta sous le sourire horrible qu’elle me dévoila. Je grinçais des dents jusqu’as m’en faire mal alors que rien ne transparaissait dans mon visage d’apollon grec. Ma voix s’éleva, loin dans la cantate qu’elle venait de nous offrir, quelque chose de pincé, une petite pointe de contrariété sans doute dans la voix.

« Mais de rien jeune demoiselle. »

Prenant place à mon tour, je passais mes doigts distraitement le long de la gorge de ma dragonne, cette dernière ronronnant alors que la paume passait sur sa poitrine. Je cherchais à reprendre mon calme alors que ma respiration s’apaisait doucement, mon poitrail dévoilant ma maitrise malgré les insultes répétées de l’elfette pas plus haute qu’une enfant de 10 ans tout au plus… du moins c’étais la ma pensée.

Mais ma respiration se coupa, mon cœur rata un battement alors que mes poings se serrait jusqu’as rendre mes articulations blanche. Uriel releva sa tête triangulaire, son regard passant de la surprise a l’agressivité et je du l’attraper pour la caller sur mes jambes alors qu’elle émettait des grognements sinistre. Ma main se crispa sur la jeune dragonne alors que celle libre serrait le bord de ma chaise, laissant sans doute d’étrange marque sur le métal ou le bois.

Rima se mit en devoir de dévoiler les secret d’Uriel alors que mes paupières se fermaient, perdant le contrôle de cet étrange lien sous ma colère me voila qui devait arborer des yeux fendu tel ceux de ma moitié au sang froid. Lentement je relâchais mon emprise sur l’animal qui fêla en direction de la demoiselle. Une nouvelle ample respiration et voila mon regard bleu glace, de la même étrange couleur que l’animal a mon coté, mais munies d’iris et de pupille tout a fait humaine.

« Les compagnons comme Uriel sont très délicat a contrôler… il est souvent difficile voir rare de survivre a leurs compagnie, aussi petit et inoffensif qu’elle en ait l’air. »


Ma main passant dans mes cheveux, dévoila un court instant les oreilles longiligne et pointue, dévoilant aux yeux de tous une appartenance de demi-elfe, sans aucun doute. La nourriture arriva et déjà la dragonne grognait amoureusement contre ma gorge, se frottant comme si j’eu été son repas. Je n’avais aucun sans de la discipline suffisante pour m’interdire a moi ou a Uriel la viande, pas plus que je n’en ressentais l’envie u le besoin.

Le saladier d’argent déposé sur la table, Uriel sauta sur cette dernière, plongeant la tête dans les morceaux de chair et de sang. Maculant ses écailles bleu de carmin. J’avais faim, du même coup, la voila qui se gave comme la dernière des affamées. Pour ma part, sans un mot j’écoutais la suite, attendant autant que Rima une réponse a sa question. Cela ne m’empêchait pas de manger, avec toute fois plus de raffinement que ma compagne.
Revenir en haut Aller en bas
Earl
Elfe


Féminin
Nombre de messages : 28
Âge : 27
Date d'inscription : 09/12/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Jeu 12 Fév 2009 - 10:04

Earl regardait l'étrange créature qui se trouvait sur l'paule du Baron avec une certaine apréhension. Elle était etrangement fascinée par la ressemblance qu'il y avait entre ces deux êtres. Et tandis qu'elle se perdait dans des pensées délirantes ou elle chevauchait le petit être aîlé qui lui faisait face, tout en carbonisant le Baron de Missède et ses regards froids et réprobatteurs, Rima-Marcil lui expliqua qu'il s'agissait d'un Drake. Ainsi il n'avait rien d'un lézard, comme elle l'avait pensée. Les Drake étaient, parait-il, des choses bien mystèrieuses car très difficiles a approcher. Celui la devait être un des rares a avoir été aprivoisé. Et encore, il y avait encore du travail. A peine eut-elle prononcée sa phrase que l'animal grogna de manière macabre. Si le Baron Dilandro ne l'avait pas collé contre lui, sans doute se serait-il jeté sur la jeune enfant. Elle eut un petit mouvement de recul à cette pensée, frissonant à l'idée que son petit coup tout frêle soit croqué par une telle chose.

" Les compagnons comme Uriel sont très délicat a contrôler… Il est souvent difficile voir rare de survivre a leurs compagnie, aussi petit et inoffensif qu’elle en ait l’air. "

La jeune Duchesse s'en rendait compte désormait. Comment pouvait-on aprécier la compagnie d'une telle horreur ? Il avait été pourvé mainte fois que les maîtres et les chiens se ressemblait, cet exemple de faisait pas d'exception. Cette autre pensée, songe futile de la jeune elfette, lui fit érpouver un sentiment de satisfaction absolument puéril. De plus, elle ria tout doucement, dans la barbe qu'elle n'avait pas, en consiédérant le duo qui lui faisait face. Rima-Marcil qui avait passé la journée aux côtés d'une enfant sage et irréprochable devait se trouver bien surpris de voir de telles manières chez sa cousine. Puis, les plats arrièvrent. Des fruits miraculeux, des salades et des soupes glacées vinrent leur rendre visite, acompagnée par des serveuses elfique aux traits délicats. Un grand saladier remplis de morceaux de viande crue fut également apporté pour le Drake du Seigneur Dilandro. La jeune fille eut un haut le coeur en le voyant se gaver ainsi de telles atrocités. Il était vraiment une créature barbare. Earl se contenta elle des quelques salades sucrées, remplies de fruits coupés en ronds. Sa main saisie une fourchette en argent et alla directement se planter dans une cerise. Elle leva tout doucement sa main et croisa le regard du Baron. Cette fois-ci se n'était pas le fait qu'il mangeât de la viande qui la choqua, mais plutôt l'idée qu'elle venait d'avoir. Si elle transformait ses couverts en catapulte, envoyant des gerbes fruitées l'invisté de son cousin, lui en tiendrait-il rigeur ? Sans doute.

Earl mit alors bien gentiment le fruit dans sa bouche, riant de nouveau. Decidemment, cette soirée était amusante. La petite ne manqua pas la main d'Helios qui, en passant dans ses cheveux blancs, laissa remarquer des oreilles trop longues pour un simple humain. Se pourrait-il que ce Baron soit en fait un Demi-Elfe ?Ensuite, le Régent elfique lui posa la question qui pouvait tou faire chavirer. Que faisait-elle ici ? Quel était l'objet de sa visite ? Earl se figea, sa fourchette surmontée cette fois-ci d'un morceau de fruit semblable à une pomme mais dont la couleur était violette. Comment pouvait-il lui demander une telle chose alors qu'ils étaient tous en train de dîner. Pour une fois que la jeune Duchesse s'amusait. Il fallait a tout prix éviter cette question, et la réthorique était le point fort la fillette. Elle savait comment faire en sorte que l'on ne l'agace pas avec certains détails, en jouant sur son âge et son apparence délicate.

" Une Duchesse ne peut-elle pas rendre visite à son très cher cousin sans raison particulière ? "

Le léger trémolo poussé sur les mots "très cher" exprimait une nature possessive au possible. Grâce a ces deux petits mots, elle annonçait clairement que Rima-Marcil était son cousin. Qui était Helios Dilandro, comparé a la cousine du Régent ? La petite s'amusa a regarder le visage du Baron qui changeait de couleur dès qu'elle faisait ce genre de choses. Comme pour l'agacer un peu plus, elle s'amusa a piquer un fruit dans l'assiette de son cousin, s'alongeant pratiquement sur la table tant celui-ci était loin, bien qu'il le fut moins qu'Helios. La petite s'amusait beaucoup. Finalement, inviter un pareil personnage était tout a fait distrayant. Mais à côté de cela, elle sentait une aura particulière émaner de l'ambiance de la soirée. Pourquoi était-il la seule a s'amuser ? Earl avait la nette impression qu'elle se trouvait de trop à cette assemblée, et les multiples et brefs regards en coin entre les deux hommes faisaient grandir cette impression bien trop vite à son goût.

" A vrai dire, je ne suis pas tout à fait honnête en disant cela. Comme tu le sais sans doute, j'ai été confrontée à un tragique evênnement il y a peu. " La jeune Duchesse marqua une pose, puis reprit. " L'administration du Duché de la Quatrième Saison necessite certaines qualifications qui me font défaut, à mon plus grand désarroi tu le comprend sans doute. Ce domaine est la seule chose qu'il me reste d'eux et je ne saurait m'en passer. Vous devriez d'ailleurs vous y promener, Baron de Missède, et avec ... Uriel. Il y a de belles pièces de viandes toute fraiches dans nos forêts. "

Le ton qu'elle employait était on ne peut plus ironique. Pourtant, le visage de la fillette arborait le même sourire et la même complaisance qu'a son habitude. Les joies d'être née dans une bonne famille et de savoir rester maître de ses émotions. Elle ne se rendait pas compte a quel point cette question était à l'ordre du jour, particulièrement dans un dîner ou Rima-Marcil et Helios Dilandro siégait en membre d'honneur. La petite souffla sur une de ses mèches tombées que se redéposa sur sa coifure maligne.

" Mais cessons ces futilités. Nous parlerons de cela un peu plus tard, veux-tu ? "
Revenir en haut Aller en bas
Rima-Marcil
Ancien
Ancien
avatar

Masculin
Nombre de messages : 348
Âge : 441
Date d'inscription : 04/03/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Mer 18 Fév 2009 - 3:23

La soirée ne se présente pas vraiment comme je l’espérais. Au lieu d’un simple dîner, je me retrouve à devoir jouer les arbitres et empêcher quiconque de s’étriper à table. Que ce soit Hélios ou Earl, tous deux sont jaloux, mais pour des raisons différentes. Quoi que, peut-on dire qu’Hélios est jaloux ? Non, il est plutôt énervé par le comportement de ma cousine. Cette dernière ne se lasse pas de lui lancer des piques et des insultes (volontairement ou non), envers le chevalier, ou bien son dragon.

Les échanges de politesses entre eux deux sonnaient faux, à mes oreilles tout du moins. Aucun ne cachait vraiment le mépris qu’il avait pour l’autre, ou plutôt la colère qu'il ressentait, ce qui avait tendance à me mettre dans une position inconfortable. Quel parti prendre ? La réponse est simple, aucun. Je ne prendrais le partit de chacun, juste calmer leurs ardeurs à chacun, et les remettre à leur place s’ils dépassaient la ligne. Dire que je pensais me détendre après les journées de magouilles politiques, mais voila qu’il fallait que je continue de gérer les conflits.

Et voila qu’Earl posa la question qui faillit tout ficher à l’eau. Traiter Uriel de lézard était de loin la plus mauvaise idée qui soit. Heureusement Hélios connaissait très bien la dragonne, et la retint-elle alors qu’elle feulait comme un diable. Je me mis en devoir de répondre à Earl, lui livrant un mensonge qui calmerait les esprits et répondrait à ses interrogations. Uriel n’appréciait pas de se faire traiter de Drake, mais c’était la meilleure couverture qui existait et elle le savait. Elle se calme légèrement, tout comme Hélios. Un incident d’évité, c’est déjà ça.

Hélios dévoila ses oreilles pointues (geste calculé ?), révélant alors à ma cousine ses origines elfiques. Pensait-il que cela calmerait ses esprits alors qu’elle le pensait humain ? Peut-être, ou au contraire cela ferait monter son mépris pour un sang-mêlé. Je ne sais plus si son père était un elfe conservateur ou non. Les plats arrivèrent, fruits, légumes, ainsi que de la viande pour Hélios et Uriel, cette dernière se jetant sur on plat comme la pauvreté sur le monde. Earl grimaçait à cette vision, il faut dire aussi qu’Uriel mangeait comme une folle, maculant ses écailles. Je me demande si elle ne le fait pas exprès d’ailleurs pour se venger de la petite elfe.

Enfin bref, mieux vaut changer la conversation. Je me tourne vers Earl et lui demande alors les raisons de sa venue. Ca m’intrigue à vrai dire, et détournera ses intentions. Elle se figea un moment, comme si j’avais touché un point sensible, avant de se reprendre et de répondre par un faux-semblant, en insistant bien sur le fait que j’étais son cousin. Je fis comme si je n’avais rien remarqué.

« Evidemment que tu le peux Earl. Mais je me demandais pourquoi tu tenais tant à me rendre visite aujourd’hui, et pas avant. Cela fait plusieurs mois déjà que je suis revenu parmi les elfes. Ton père se méfiait de moi ? »

Probablement, comme tous les nobles ou presque. Un traitre, voila ce que j’étais aux yeux de tous. Le commandant des elfes avait trahi son peuple pour les yeux d’une drow. Ce qui était faux. Je n’ai fait que l’aimer, rien de plus, mais ça nul ne veut le concevoir. Mais bon, au bout de plusieurs mois j’ai pu regagner la confiance de tous, même si cela n’a pas été une mince affaire. Et voila que la confiance est telle que je me retrouve à diriger mon peuple. Les choses tournent vraiment bizarrement parfois.

Earl prit un morceau de pomme dans mon assiette avant de le mettre ne bouche tout en regardant Hélios. Je jetais un coup d’œil en coin à ce dernier. Jusqu’où cela allait-il nous mener ? Earl expliqua alors à moitié les raisons de sa venue. Le reste je le devinais. Et à dire vrai cela ne me plaisait pas du tout. J’avais peur de comprendre ce qu’elle attendait de moi. Je regardais Hélios pour voir s’il en était arrivé à la même conclusion que moi. Et la réponse fut oui.

« Par qualifications manquantes, tu veux parler de ton âge et du fait que tu es une fille, c’est bien cela ? J’imagine donc que ton duché est sous tutelle. Celui qui s’en occupe ne te plait pas ? »

Si je la confronte directement avec ce que je pense, je crains qu’elle ne veuille pas me répondre. Pas devant Hélios en tout cas. D’ailleurs, la voila qui veut éviter le sujet en préférant en parler plus tard. Je ne peux pas la forcer, elle refusera de le faire. Ce n’est que partie remise.

« Bien entendu. »

Je lève mon verre pour porter un toast, et tandis que je bois je ne peux m’empêcher de regarder Hélios dans les yeux. Comme si j’avais besoin de ça...

En reposant mon verre, je me pris à parler à Hélios en humain, langage qu'Earl n'avait pas apprise. Seul les dirigeants l'apprenaient, ou bien les soldats pour coordonner les forces armées. Les elfes préféraient mépriser le langage d'un peuple aussi barbare à leurs yeux.

« Hélios, est-ce que penses à la même chose que moi ? »

Qu'il me confirme, ou bien me dise au contraire que je me trompe, ce qui me rassurerait à vrai dire.

Puis je me tournais de nouveau vers Earl, souriant.

« Dis-moi, la visite t’a-t-elle plut ? »
Revenir en haut Aller en bas
Hélios Dilandro
Humain
avatar

Féminin
Nombre de messages : 380
Âge : 30
Date d'inscription : 10/03/2008

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  
Niveau Magique : Non-Initié
MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   Mar 24 Fév 2009 - 2:06

Je suis un peu tendu par sa réponse qui hélas s me déplais un peu trop. Je suis habitué au intrigues de la cours alors difficile pour moi de ne pas sentir l’arrière gout amère que laisse ses paroles sur le bout de ma langue.

« Uriel préfère se nourrir sur les champs de bataille… la viande y est plus tendre une fois qu’une épée, qu’une masse ou que tout autre arme a attendrit la chair. »

Je toussotais alors doucement.

« De plus je ne suis que de passage pour le moment. Je devais voir Rima et ceci fait… nous devons tomber d’accord sur un sujet épineux avant que je ne puisse retourner auprès des miens. Mais j’ai encore le temps je crois, tomber d’accord sur un sujet relève presque du défie pour Rima et moi.»

Mon sourire s’élargit alors que je le fixais sans doute trop intensément. Par contre lorsqu’elle piocha dans son assiette je resserrais mon étreinte sur Uriel qui gémissait de sentir ses ailes se tordre son ma poigne. J’avais aussi mal quelle et mon visage fermé le prouvait mieux qu’autre chose. Tournant mon regard vers Rima je cherchais dans ses yeux un peu de calme. Oui, lui aussi avait bien lu dans son petit jeu et je ne pu retenir un rire grave et un peu nerveux alors qu’il lui parlait du manque de qualification la ou moi j’aurais parlé de son sale caractère.

« Une chance qu’elle soit elfe et pas humaine… Chez nous la petite aurait déjà une muselière d’avoir pour parlé ainsi a un homme. Enfin… j’avais oublié combien vous étiez laxiste avec vos dames. Je plains son futur époux ! Puis attend Rima ! Je suis sur que cette horrible homme qui gouverne a sa place ne cède pas a ses petits caprices de princesse ! C’est affreux !»

Je glousse doucement, Uriel ayant elle aussi reprit un peu du poil de la bête en soufflant par ses naseau, riant a sa façon.

« Pardon, je m’égare… ne soyez pas blessée jeune Earl, je ne suis pas vraiment homme a tomber en admiration devant les enfants. J’aime mon montrer taquin bien que ma plaisanterie a surement été de fort mauvais gout je l’avoue volontiers. »


Mais je devais calmer mes nerfs à fleur de peau qui agissait si violemment avec le caractère d’Uriel. D’ailleurs la dragonne s’envola lorsque Rima parla en humain, venant se frotter visage contre sa joue alors qu’elle restait sur son épaule. Nous portâmes un toast et je ne réagis qu’en l’entendant parler humain, me tournant vers lui en scrutant à nouveau son visage alors que le mien se tordais un peu. Ma réponse en humain était plus facile qu’en elfique, l’elfique n’étant pas ma langue natale j’étais un peu maladroite de temps à autre dans l’utilisation des intonations et des accents.

« Bien sur que oui… et ça à tendance à me mettre un peu en rogne je crois. »

Glissant ma main sous la table, je prenais la main de Rima, soupirant d’aise alors.

« Ho rima mais qu’est ce que tu mange ? Fait moi donc gouter cette énorme chose… la… »

Je lui fis un sourire carnassier alors qu’il piquer le dit légume ou fruit et le portait a mes lèvres, le prenant en bouche et le mâchant, j’évitais difficilement que la sauve ne coule sur mon menton et je fus obligé de prendre une serviette tout en ajoutant amusé.

« Tu m’en a encore mit partout… »

Ma voix se fit alors gutturale, parlant en langage draconique de tel façon a ce que seul rima me comprenne.

« Agrachk kartsh lybish orok »
[Je t’aime crétin d’elfe]

Un gloussement de ma part et je me tournai vers Earl.

« Mais dis moi… Earl, combien de temps souhaite tu donc rester ici ? Avec un peu de chance tu pourrais profiter de l’entrainement du matin pour voir combien ton cousin est doué dans le maniement de son épée. »

Un regard et un sourire en coin a Rima qui lui avait compris toute l’allusion malsaine et déplacée.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Chère cousine... [Earl]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Chère cousine... [Earl]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Une lettre pour sa cousine...
» Contre la vie chère, Marc Bazin a un plan pour l'action!
» peinture pas chère
» Bienvenue cousine! [PV Luka]
» Armée naine 500 points et peu chère :D

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Miradelphia :: Anaëh ~ NORD EST :: Terres d'Alëandir :: Alëandir :: Le Trône Blanc-
Sauter vers: