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 Des Capitaux et des Manières [Allill Mânes]

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Earl
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MessageSujet: Des Capitaux et des Manières [Allill Mânes]   Dim 1 Fév 2009 - 15:02

Alëandir. Grande cité du peuple éternel. Ville de tout les Elfes et ou tout les pouvoirs so cotoyaient. Il n'y avait pas un lieu en cet endroit qui ne saurait être placé au Panthéon de la civilisation Elfique. Quoi qu'il en soit, nombreux étaient les places et rures mythiques qui regorgeianet de trouvailles merveilleuses. C'était d'ailleurs lors d'une de ses très rare visite à la capitale que la Duchesse de la Quatrième Saison avait trouvée cette auberge. Une batisse magnifique, faite de pierres blanches et argentées, recouverte de lierre et de fleurs plus douces et harmonieuses les unes que les autre. Cet endroit charmant avait une vue imprenanble sur la grande place de Tyräl et était d'ailleurs réputée pour sa haute gastronomie et son sens très developpé de l'estethisme. Ainsi, la première fois que la petite était venue en cet endroit, elle s'était encnahtée de retourver un milieu richement décoré et aux frioritures futiles et agaçante. Un endroit idéal pour tout noble qui se respecte et dont le mode de vie est tout sauf non-ostentatoire. Il n'y avait aucun jour sans que cette auberge soit abordée par un groupe de personne dotés de titres nobiliaires, en recherche d'edonime.

Ce jour-ci, la jeune Duchesse se trouvant au Palais pour rendre visite à son cher et tendre cousin, avait reçut un message qui ne lui était pas destiné. Certains domestiques du Palais royal n'avaient pas manqué de maladresses et elle s'était donc retrouvée en possession d'une missive en provenance de la couronne humaine. Sans doute Rima-Marcil aurait prêté une attention particulière à ce petit morceau de papier, mais après les inombrabres dossiers qui tranaient et s'entassaient sur son bureau. L'administration du royaume lui donnait encore un peu de fil a retordre. C'est d'ailleurs pour cette raison que la petite fillette ne se gêna pas pour ouvrir l'enveloppe cachetée, et découvrir le message qu'elle contenait. Un présent Conseiller du Roi humain, se rendait en territoire Elfiique et en Alëandir pour des raisons diplomatiques et/ou financières. Immédiatement, la petite avait sentit un sourire malicieux apparaître à la comissure de ses lèvres. La finance n'était pas spécialement son terrain de Jeu habituel mais etant une noble de première classe, à savoir une Duchesse, elle connaissait déjà un bon nombre de stratagèmes économiques qui échappaient au commun des mortels. Ni une, ni deux, elle s'empressa de se préparer pour ce petit entretient qui pourrait s'aérer favorable à sa situation. Earl emprunta ensuite son majestueux carosse, bien trop décoré par milles et unes pierres et ressemblant de fait à une boite à bijoux, pour se rendre dans la magnifique auberge qu'elle avait connue autrefois. Un de ses subalterne s'était chargé d'acceuillir le Conseiller en Finance du Roi et de le prévennir que son entretient se déroulerait en tel lieu. Earl savait que les longs voyages donnaient faim, et cet endroit serait parfait pour mettre le conseiller dans sa poche.

La petite arriva donc à l'auberge,d rappée dans une jolie robe bustier rose et blanche, agrémentée de quelques candides fleurs de tissu. Ses longs cheveux argentés, habituelement noués en quelques coiffures audacieuses étaient aujourd'hui simplement fait de deux couettes, et son petit visage était surmonté d'un énorme chapeau au plumes et volants de couleurs superflues. En somme, elle ressemblait idealement à l'image que tout un chacun se fait d'une Duchesse. Avec quelques années de moins, sans doute. L'aubergiste, préennu de l'arrivée d'un invité de marque leur avait laissé une salle entière, aux hauts plafons, située au second étage. Cette dernière était parfumée d'odeurs fleuries, et décorée dans toute les règles de l'art. La table était dréssée pour deux, bien que sa taille aurait pu acceuillir une dizaine de personne, et les cuisines fusaient pour préparer de nombreux plats. Earl se trouvait donc au second etage, regardant la place Tyräl par une des grande fenêtre. Elle s'émerveillait comme une enfant face aux actes anodins de la vie quotidienne. Elle était seule, ses deux gardes se trouvant en dehors, juste devant la porte. La petite attendit alors patiament l'arrivée du Conseiller, qui devait sans doute être dans la cité depuis maintenant plusieurs minutes. Ces quelques minutes en solitaire lui permetraient de paufiner son discours et de vérifier le manque de faille dans son plan.

" Le Conseiller Mânes ne devrait plus tarder, mademoiselle Lyvaldie. "
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Ailill Mânes
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MessageSujet: Re: Des Capitaux et des Manières [Allill Mânes]   Ven 6 Fév 2009 - 17:41

    La poussière volatile et collante du chemin, postillons écœurants de la terre, la sueur qui engluait ses doigts tandis que ses doigts crispés relâchaient lentement la bride... L'homme, voûté, la tête ballotant contre la poitrine, ne tenait déjà plus en selle. Depuis combien de jours n'en était-il pas descendu ? Les sabots du jeune mehara tonnaient à un rythme effréné, battant la terre de la large voie qui menait à la capitale. Ce cheval d'espèce supérieure percevait l'odeur, les traces des elfes et les interprétait de telle sorte qu'il n'avait nul besoin d'être guidé.
    Le corps penchait un peu à chaque tressaillement général des muscles du dos souple, et, soudain, il glissa tout à fait. Tel un pantin, il heurta violemment la terre avant de s'y affaler tout à fait. Se sentant anormalement léger, le cheval reporta tout son poids sur son antérieur et son postérieur gauche, amorçant un virage si serré qu'il faillit déraper. Les naseaux dilatés, il revint au trot vers le corps.
    Cela se passait la veille.
    *

    Ce n'est qu'au matin qu'Ailill s'éveilla. L'aube rougeoyante ensanglantait l'horizon, loin derrière des montagnes enneigées. Les lueurs écarlates éclaboussaient la neige, et, bien au-dessus, la voûte nuageuse. Nulle part le ciel ne laissait percevoir d'azur. La pluie se déversait avec violence, de grosses gouttes froides qui battaient le sol, détrempant tout.
    Il se releva lentement, non pas qu'il prit des précautions suite à sa chute, mais parce que ses muscles refusaient presque de lui obéir. Le cheval avait dormi tout contre lui, l'empêchant sûrement de mourir tout à fait, de froid ou d'autre chose, qu'importait. Il n'appréciait pas cela, non, il ne voulait pas que la bête s'attachât à lui. D'ailleurs, il était sûrement trop tard.
    Ses cheveux d'un noir de jais, ruisselants, collaient à la peau de son front. Dans le brouillard que créaient les gouttes et les éclats d'eau qui comblaient les interstices entre elles, il paraissait une loque humaine. Depuis combien de jours ne s'était-il pas rasé ? Quant à ses vêtements... Au moins, la pluie ôterait la boue et la crasse incrustées.
    Remontant péniblement en selle, il reprit sa route. Sa monture ne broncha pas lorsque, d'une simple syllabe, il lui intima de prendre le galop. Pourtant, voilà plus de deux jours qu'elle n'avait rien ingurgité de substantiel.
    La pluie antédiluvienne n'avait pas faibli d'un pouce lorsque les grandes portes de la cité furent en vue. Il ne connaissait pas cette ville pour l'avoir visitée, cependant, puisqu'il devait venir ici, il en avait appris le plan par cœur, ce qui n'avait d'ailleurs pas été d'une difficulté extrême. Certes, la capitale couvrait une vaste étendue, mais les elfes aimaient l'ordre, les grandes places. Ici, les bas-fonds n'étiraient pas leurs griffes crochues jusque dans les hauts quartiers...
    Un elfe guettait aux portes. A la vue d'Ailill, il hésita, puis s'approcha. Était-il envoyé par la royauté humaine ? Oui. Était-il le conseiller Mânes ? Oui. Voulait-il qu'on le guidât là où il serait reçu, l'Auberge des Lierres ? Sans avoir reçu le moindre ordre de son cavalier, le cheval étrangement grand prit le galop.
    Lierres... La baie du lierre était un poison mortel, quoiqu'à cause de son caractère courant on ne s'en doutât pas au premier abords. "Des Lierres" ? Sûrement un établissement de cachet...

    De grandes rues grises, flotteuses, et toujours l'odeur du sang et de l'eau, le fracas incessant de la pluie. Cette errance sembla durer des heures ; il est une chose de connaître le plan d'une ville, c'en est une autre de se repérer une fois enfoui dedans, sous ces trombes d'eau.
    Ailill mit pied à terre devant une auberge particulièrement grande, à la façade soignée. Cependant, même si il avait souhaité prendre le temps d'en admirer les détails, la démence du temps l'en aurait empêché. Et les gouttes de tourbillonner sous les rafales de vent, et le froid de s'immiscer encore un peu plus... La porte claqua.

    Sans même prendre connaissance des lieux, Ailill ôta la cape de voyage qui couvrait bien inutilement ses épaules détrempées, la laissant tomber à terre sans plus de cérémonies. Ses doigts étaient tellement froids que le moindre mouvement s'avérait être un calvaire. Mais la difficulté à se mouvoir éprouvait bien davantage ses nerfs que la douleur ou la pitié que son état aurait pu inspirer.
    Quelqu'un l'attendait, ici. Il ne le ou la ferait pas attendre.


    « ... l'annonce ? »

    Le regard d'Ailill cessa de scruter un au-delà que seul il voyait, pour revenir à la réalité et se planter plus sûrement qu'une épée dans les pupilles de l'elfe en livrée qui le questionnait. Ce dernier acheva de perdre contenance. Il bafouillait presque lorsqu'il répéta :


    « Monsieur souhaite-t-il que je l'annonce ? »

    Sans un mot, Ailill le contourna, et prit la direction d'un escalier trop large. L'eau qui ruisselait du moindre pan de ses vêtements inondait le fin tapis, le condamnant à ne pas demeurer éternellement immaculé. Ailill connaissait ce genre de manières, et les elfes n'étaient pas si différents en cela des humains. Partout, des fioritures qu'il ne voyait même plus. Futilités. Les fragrances subtilement parfumées qui hantaient l'air l'assaillaient malgré lui. Parfois, un elfe s'avançait vers lui, lui indiquant une direction. Il n'avait pas les idées suffisamment claires. Ce n'était pas bon.
    Enfin, une nouvelle porte, toujours deux battants trop finement sculptés. De part et d'autre, un garde. Pourquoi les elfes se sentaient-ils obligés de travailler chaque objet comme si le nombre de rainures déterminait sa valeur ?
    Un instant, il cru que les gardes ne le laisseraient pas entrer. Il devait ressembler à un hère... Mais sa chemise brodée du blason de la royauté, son aspect trop ostensiblement humain dût les décider. Réprobateurs, ils écartèrent les battants, puis se glissèrent à sa suite. Cela n'était peut-être pas prévu, mais il aurait été difficile de les en blâmer.
    Le temps d'une inspiration, le regard d'Ailill glissa sur l'immense volume de cette pièce, mémorisant le moindre détail. Il s'arrêta sur une silhouette frêle, une fillette elfe. Ce qui ne signifiait pas pour autant qu'elle était plus jeune que lui. Il ne commettait jamais l'erreur de sous-estimer ses interlocuteurs.
    Ce n'était pas pour lui-même qu'il se trouvait ici, en cet instant. Il endosserait son rôle jusqu'au bout... Lequel semblait d'ailleurs se préciser de plus en plus, ces derniers jours.

    Il annonça sa présence dans les règles, de sa voix doucement rauque, semblable à un murmure qui portait pourtant suffisamment loin pour parcourir l'ensemble de la salle. Puis il esquissa une révérence. Elle était toute réglementaire, mais toutefois trop profonde pour lui éviter quelque nouvelle douleur. Sans attendre plus que nécessaire, il s'approcha de la table et prit place en face de la demoiselle.
    La grande vitre aux reflets iridescents donnait sur une place, Tyräl, sur laquelle évoluaient quelques elfes. La pluie ne les empêcherait pas de vaquer à leurs occupations quotidiennes.
    Les cheveux de l'homme étaient à peu près secs, quoique ce ne fût pas le cas de ses vêtements. Peu lui importait, il ignorait totalement son aspect peu engageant. Son regard croisa celui de la jeune elfe, accompagné de quelques mots. Pas la moindre pointe de sarcasme, pas la moindre note particulière. Le ton était atone, on ne peut plus réglementaire.


    « Peut-être avez-vous quelque discours à me déclamer avant que je ne vous expose ce qui m'amène en ces lieux ? »
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Earl
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MessageSujet: Re: Des Capitaux et des Manières [Allill Mânes]   Dim 8 Fév 2009 - 21:05

La petite Earl continuait de regarder au travers de la fenêtre, au loin. Dehors, une pluie démentielle commençait à s'abattre sur Alëandire, n'offusquant guère les elfes qui continuaient leur croisade quotidienne. A vrai dire, quel elfe digne de ce nom pouvait avoir la pluie en horreur ? Aucun bien evidemment. la pluie était source de vie pour la nature et chacun l'aimait et la chérissait. Pour autant, la petite était heureuse de se retrouver à l'intèrieur, dans une pièce richement brodée, chauffée et parfumée de senteurs fleuries. Car aimer la pluie ne disait pas necessairement aimer le froid, et la jeune Duchesse detestait par dessus tout les temparatures hivernales. Nombreuses étaient les fois ou, au sein du Palais Ducal, elle s'était cachée sous des montagnes de couvertures plus épaisses les unes que les autre en se plaignant du froid. Cependant, Earl devait admettre que l'hiver avait ses interêts. La neige en était un, d'ailleurs. La douce et blanche neige qu'elle aimait tant. La forêt semblait à ce moment la une fière vallée de cristal. Pour autant, cela ne suffisait pas à ce que la petite porte la dernière saison dans se coeur.

Le regard audacieux de la petite s'échappait au loin, derrières les bâtiments et au travers de la brume et de son voile pluvieux qui s'étaient abattus sur la cité du peuple éternel. C'est alors, qu'elle fut extirpée hors de ses songes par un singulier personnage. La petite entendit ses deux gardes ouvrir la grande porte, puis les pas d'un être humain. C'était uen des rares fois ou elle voyait et entendait un homme, dans le sens humain du terme, et était surprise de la lourdeur avec laquelle celui-ci se mouvait. De plus, dès son arrivée, une affreuse odeur de chien mouillé et de vêtements sales parcourut l'ensemble de la pièce. Earl faillit exprimer une moue de dégoût à ce moment la, mais se retint, trop soucieuse de l'aspect protocolaire des choses. L'homme qui lui faisait face était-il réelement le Conseiller Ailill Mânes ? Il semblait bien négligé pour être un membre du Conseil royal. Ses cheveux sombres était tout juste sec et assez gras, quant à ses vêtements, ils sentait la sueur et les bêtes mouillées. Le tout était badigonné de part et d'autre par une boue parfois sèche et parfois dégoulinante. Earl était littéralement surprise et son faciès montrait quelqu'un qui n'arrivait pas à y croire. Comme pour terminer le tableau, le Conseiller Mânes s'isntalla à la table après l'avoir dignement saluée, et posa ses mains mouillées de terre sur la nape immaculée. Il se perdit ensuite a laisser la Duchesse exprimer quelques discours avant qu'il commence à exposer la raison de sa venue. La jeune fille mit un temps avant de reprendre ses esprits et de se diriger vers la table. Une brêve révérance, quelque peu négligée sans doute à cause de son etonnement, et elle se trouvait assise a l'autre bout d'une table de plusieurs mètres. Tant mieux se dit-elle, il est déjà trop près. Earl prit alors la parole, d'une voix complaisante et chantante, alors que son regard suffisant commençait a juger le personnage.

" Je suis ravieque vous arriviez, Conseiller Mânes. Laissez moi d'une part me présenter, puis-je ? Vous comprendrez qu'en ces temps de guerre, le Régent Rima-Marcil Eregcül est sous le couperêt de nombreuses obligations, et ne peut hélas pas toujours s'y soustraire. "

A la suite de cette phrase, elle fit un petit sourire plein de candeur, et croisa ses petites mains d'enfant sous son menton, afin d'y déposer gracieusement sa tête. Le rôle était touchant, et la rendait purement et simplement adorable. Earl aimait se montrer comme l'enfant parfaite qu'elle n'était pas, la fillette de bonne famille naïve et encore trop jeune. Quoi qu'il était peu aisé de crorie à ce numéro quand on entendait le ton légèrement hautain qu'elle employait. Tout en restant courtoise et même respectueuse, evidemment. Les elfes avaient toujours l'air hautain face aux hommes, de toutes manières.

" Je suis Earl Fyërisle Lyvaldie, Duchesse de la Quatrième Saison, enchantée de faire votre connaissance. Je représenterais la couronne royale pendant cet entretient, mais j'imagine que vous l'aviez déjà compris. " Un nouveau sourire étira son visage, mais cette fois-ci plus fier et franc que le précédent. A croire que jouer les intermédiaire lui procurait une grande satisfaction personnelle. " D'autre part, je crois pouvoir imaginer que le voyage à été long et quelque peu salissant. Ne voudriez-vous pas vous laver un peu ? Je crois savoir que l'auberge possède un ravissant service de ..."

Earl se rendit compte de l'absurditée de ses paroles. A en juger par la moue du Conseiller, il n'était pas vraiment occupé à penser à ses affaires. De plus, faire monter une bassine afin qu'il se lave n'était pas une idée qui semblait le rejouir. La petite Duchesse baisse son regard le temps de s'empecher de rougir un peu puis reprit sa pose impassible. Autant commencer par entrer dans le vif du sujet ?

" Peu importe. Bien, Conseiller Mânes, si vous m'expliquuez les raisons de cette visite ?

Et tandis qu'Earl commençait la conversation, une petite clochette rettentit, symbolisant le début du repas. C'est alors que quelques serveurs eflqies arrivères avec des coupes de cristal remplis de fruits, des carafes de la même brillance qui débordaient de boissons miraculeuses et petillantes, et d'autre mets ç base de comcombre glacé ou de menthe poivrée. Earl adorait ces deux derniers, soi dit en passant.
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Ailill Mânes
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MessageSujet: Re: Des Capitaux et des Manières [Allill Mânes]   Ven 13 Fév 2009 - 13:05

    Chaque goutte de pluie, gouttelette de diamant liquide attirait en elle la lumière et la retenait captive, de telle sorte qu'à l'extérieur la lumière habituellement grise tirait davantage vers le noir. Une pluie elfique, toujours légèrement différente des averses humaines, ce qui créait une incommensurable différence pour qui n'y était pas habitué. D'une certaine manière, les tempêtes en haut mer avaient eu des avantages... La pluie qui l'avait cueilli sur la route jusqu'à Alëandir semblait le déversement de flots de sang brun d'un corps éventré. Quelque bataille divine, auraient grommelé certains. Ailill ne croyait pas en tout ce qui était esprit ou fumée, qui se logeait dans les nuages pour observer la fourmilière grouillante que formaient les créatures vivantes.
    Non, le destin n'existait pas, les êtres étaient libres jusqu'à leur mort, à laquelle ils ne seraient plus rien. Plus rien si ce n'était des souvenirs dans les cœurs tuméfiés, et pourquoi précipiter la naissance de ces souvenirs, en multiplier le nombre ? Comment pouvait-on se permettre de se jouer des Hommes et des autres comme des pions sur l'échiquier ? Et, négligemment, sur le plateau de jeu taché de vin, on donnait une chiquenaude dans la tour. Et vas-y que je le tue. Quoi, pourquoi ? Comment oses-tu demander cela ? Mais parce que les dieux me l'ont demandé, crétin. Parce que j'ai besoin d'esclaves qui triment dans mes vignes à ma place.

    Seul le regard d'Ailill pouvait trahir ses souvenirs, de par sa dureté subite. Il décryptait sans mal les expressions qui passaient sur le minois elfique. Une petite noble, sans doute possible, qui n'était guère habituée à jeter un œil dehors, à regarder ceux dont la vie gravitait autour d'elle. Sûrement haïssait-il ses manières. Elle ne pouvait supporter la vue de la terre ? A tant de mètres, que craignait-elle ? Contracter la maladie qui lui broyait les poumons ? Malgré l'état d'esprit dans lequel l'homme se trouvait, il ne manqua pas de remarquer une légère négligence dans l'accomplissement du protocole de la jeune elfe.
    Ainsi, elle disait être ravie. Comme lui, plus ou moins, quelques instants auparavant. Oh, qu'il en avait assez entendu, en quelques mots... Cependant, il se contint parfaitement. Il n'ignorait pas combien le manque de sommeil, la souffrance et l'inconfort portaient sur ses nerfs, qu'il le veuille ou non. Il ne laisserait pas davantage son corps l'encombrer.
    Lorsqu'elle lui proposa de se laver, il haussa le coin de la lèvre supérieur, très légèrement, de telle sorte qu'une canine se découvrit. Il était peu probable qu'elle en distinguât quoi que ce fut, à cette distance. Quelle candeur, cette enfant, c'est sûrement ce qu'aurait pensé un autre qu'Ailill. Il n'aurait eu aucun mal à l'imaginer sur une piste de danse, chantant de sa voix aiguë propre aux jeunes elfe, battant de ses petites mains. Tapant du pied si on lui refusait quoi que ce soit, pourquoi pas.
    Il ne devait pas se laisser aller à supposer de sa personnalité, à préjuger, il le savait. Mais qu'il était mal... Un instant, il se crispa, retenant de toutes ses forces restantes une toux qui lui promettait de lui déchirer la poitrine. Le comble du destin.
    Lorsqu'il répondit, une amertume aussi certaine qu'incompréhensible pointait dans son ton.


    « Vous n'êtes pas sans vous douter que ces dernières sont financières. »

    Elle représentait la couronne royale, du moins le disait-elle. Le régent en avait-il réellement été informé ? Il allait de soi qu'il ne pouvait décliner le rôle de l'elfe sans prendre d'importants risques de commettre quelque fatale erreur. Cependant, le risque se situait aussi au niveau d'une possible trahison. Soit, il se montrerait fin et prudent sur tous les plans.
    Et puis, ce risque n'était-il pas à double sens ? Un homme tel que lui qui arrivait sans escorte perdait une part de sa crédibilité initiale. Qu'importait.
    A noter que les elfes n'avaient pas reconnu le mehara, sa monture. Amusant. Coup du sort ou ignorance feinte ?

    Et voilà qu'un tintement qui se voulait cristallin retentit à la manière du glas. Une toux rauque noya l'achèvement de ce son déplacé. Cela n'empêcha pas la ribambelle d'elfes en livrée de défiler comme cela semblait avoir été prévu. Répété, même. Cela sonnait aussi faux que les réceptions mondaines, les salons ; on se serait cru dans une mauvaise pièce de théâtre.
    Les odeurs piquantes, poivrées et épicées se mêlaient aussi subtilement que sournoisement pour former ce qui semblait se proclamer nuage toxique.
    Mettant de côté ses perceptions, Ailill croisa les bras précautionneusement.


    « Dans quelle mesure la régence elfique prévoit-elle de manquer de fonds financiers ? A quelle période, et quelles difficultés rencontrera-t-elle ? Lui serait-il favorable d'envisager un accord financier en vue d'une entraide réciproque ? »

    Il n'évoquerait pas immédiatement les compétences des elfes en matière de techniques, notamment le travail du fer. Chaque point méritait d'être développé dans la mesure nécessaire.
    Par pure politesse forcée, il tendit le bras, saisit une coupe et la porta à ses lèvres. Il en but le contenu. Choisie avec précaution, peut-être pourrait-il confirmer ses hypothèses.
    Il ne pourrait pas se contraindre longtemps à faire bonne figure.
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