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 La fin d'une vipère, du poison nait une fleur

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Astéride de Valis
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MessageSujet: La fin d'une vipère, du poison nait une fleur   Mer 11 Fév 2009 - 8:50

Une chute.

Une banale chute dans les immenses escaliers de marbre. Juste une chute avinée. Une chute ridicule, absurde. Juste une chute. Melisandre était bien loin de la mort glorieuse qu'elle avait rêvé, elle qui se voyait auréolée de souveraineté venait de périr de la plus pitoyable façon possible. Un trop plein d'alcool, un pas malhabile et la mort l'accueillant au bas des marches. Un pied de nez du destin, ce ne pouvait pas être autre chose. Alors que la guerre s'était éteinte doucement, que les hommes rentraient, couverts de gloire ou de honte, Mélisandre mourrait un verre à la main.

Astéride se passa une main lasse sur le front, la fatigue se faisait continuellement sentir et elle devait se faire violence pour ne pas aller s'allonger et fermer les yeux. Mais elle ne le pouvait pas. Trystan absent, c'était a elle de prendre en charge les funérailles de sa mère. Avait elle choqué par ses yeux secs ? Avait elle bousculé les biens pensants en ne souhaitant pas, que dis je !, en refusant les enterrements en grandes pompes que sa mère avait demandé ? Peut être, mais là était le dernier de ses soucis. Tous savaient a quel point Mélisandre était aimée de ses enfants et elle n'avait pas été surprise de se découvrir la seule a escorter le cortège, suivie des serviteurs. Elle avait fait semblant d'ignorer leur mines soulagées, joyeuses pour certain, jubilatoire pour d'autre. La vipère était morte. Et elle n'était pas regrettée. Une fin digne d'une vie passée dans la folie d'ambitions illusoires.

Assis sur le secrétaire de bois placé au centre du bureau de son père, Incanus fouettait l'air de sa queue, se tenant muet devant son humaine perdue dans ses pensées. Elle tripotait du bout des doigts des papiers concernant la gestion du domaine, n'ayant pas le courage de s'y plonger. Ses yeux étaient dirigés vers la fenêtre, le printemps prenait doucement ses droits sur la nature environnante, le soleil avait encore un peu de mal a percer les nuages, mais on pouvait nettement sentir sa chaleur renaitre.

Discrets, plusieurs gardes étaient postés autour du château, certains patrouillaient, d'autres attendaient son bon vouloir derrière la porte du bureau. Astéride n'aimait pas se sentir emprisonnée comme cela, mais il était impensable qu'en ces temps de troubles, la soeur du roi ne batte la campagne sans escorte armée. Ordre de la reine, et, par amitié pour Lilia, elle avait accepté, comme si Incanus ne représentait pas a lui tout seul une armée de cent mille hommes. La penser en danger avec lui était absurde, mais si cela faisait plaisir a Lilia, elle pouvait accepter cette petite contrainte.

Quand rentrerait il ? Reviendrait il seulement ? Depuis combien de temps n'avait elle pas eu de nouvelles du front ? Et même, aurait elle osé les lire ? Contrairement a la Reine, Astéride ne savait pas exprimer dans les larmes son manque, sa peur, c'était des choses qu'elle gardait, qu'elle partageait avec Incanus. Elle refusait d'envisager le pire, s'obligeant a croire que tout irait bien, que tout allait bien, souriant face a Lilia, face aux autres, ils se laissaient si facilement prendre, mais quand la nuit venait. Quand elle était seule avec elle même, qu'elle n'avait plus besoin de sourire...La douleur mêlée de terreur reprenait ses droits, le déchirement atroce que l'absence de Veldrin représentait pour elle, cette crainte terrible et paralysante de le perdre. Dans ces moments là, Vermiceau grimpait dans son lit, posait son museau sur sa joue et pleurait pour elle.Bien que ces derniers temps, il avait prit l'habitude de venir se lover contre son ventre, comme pour protéger l'étincelle qui y dormait. C'était un cadeau magnifique, inestimable, d'une force insoupçonée même si avec elle venait le cortège des interrogations terre à terre. Qu'importe réellement les on dits servit par des bien pensant incapable de comprendre quoique ce soit ? Nul n'avait a émettre un jugement quelconque et elle se savait assez forte pour ne pas y prêter attention. Qu'ils parlent dans son dos, qu'ils cancanent si ils n'avaient rien de mieux a faire, ils ne savaient que salir et avilir. C'était pathétique. Mais c'était la Cour. Conclusion, la cour était pathétique. Elle devait parfois se faire violence pour ne pas répondre vertement aux rumeurs, mais plus elle démentirait, plus celle ci circulerait. C'était tout de même assez adbérant de ce rendre compte que, même la guerre aux portes du royaume, certains n'avaient rien de mieux a faire que remuer la boue. Quand ce n'était pas elle la cible, c'était Liliana. Bande d'imbéciles ! Un coup frappé a la porte faillit la faire sursauter, un garde passa la tête par l'entrebâillement.

-La nuit ne va pas tarder a tomber, votre Grâce.

-Nous partirons demain matin, Eryk.

En fait, elle comptait juste faire un aller et retour demander a Lilia la permission de se retirer de la cour. Elle devait le faire avant que son état ne soit trop visible. Ca ne l'enchantait pas de laisser Lilia seule, mais les hommes rentrerons bientôt et avec eux son frère. Le garde se retira sur un hochement de tête.

*Tu es sure que c'est une bonne idée ?
-Pour le moment oui. On avisera par la suite.
-Très bien*
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MessageSujet: Re: La fin d'une vipère, du poison nait une fleur   Lun 16 Fév 2009 - 17:06

Le Sage observait le ciel avec méfiance. Il se grattait le menton de ses doigts fins en pensant à ces potentiels obligations…Raah, quelle idée de cet éprit de la sorte. Cela ne l’enchantait guère et surtout ce n’était pas comme il l’avait vu. Sa main effectua une légère claque dans l’air vide en signe de protestations. Visions anciennes ou pas, il fallait qu’il agisse. Veldrin avait tellement changé, tellement changé, oui. Il aurait été idiot de sa part de ne pas accepter le changement. Aujourd’hui, il ne lui portait plus l’amour d’antan, c’était l’amour d’un père à un fils. Quelle sottise le temps peut bien produire et bien plus encore. Ils formaient une troupe bien fidèle à leurs genres. Le plus important était son bonheur après tout.
Pendant que ces mimiques de réflexions jouaient sur ses traits fins et gracieux, il longea l’étagère qui le surplombait pour rejoindre la large fenêtre de sa tour. Il jeta un nouveau regard au ciel, par défit, la masse nuageuse devint plus sombre encore. L’Ancien serra les dents. Les émotions et les grandes légendes, ce n’était plus de son âge, pourquoi les Dieux ne lui offrait pas la vie auquel il aspirait ? N’avait-il pas exaucé leurs volontés, pliant sous le poids de lourds devoirs et tribus ?
Il n’était plus l’heure aux questions de toute façon. Bien…
Il fit le vide mentalement et visualisa, la jeune aspirante…Ses mains claquèrent dans un bruit sec et l’instant d’après il n’était plus là.

Il tomba de manière raide et sèche sur le fauteuil de bois qui ornait la pièce. C’était plutôt douloureux, voilà des inconvénients qui appréciait moyennement mais il en avait prit l’habitude. Il se masse le bas du dos d’une main et son visage souriant et serein se tourna vers la prétendante. Elle était seule, c’était normal à vrai dire.

Même si j’en ai l’habitude, je serais toujours surpris par certaine brutalité. J’ai beau travailler ma finesse, je finis toujours par me faire plus ou moins mal….Ah…Pardon…

Il avait baragouiné sur un ton calme et tranquille. Il se levait et fit une révérence ample devant la jeune fille.

Oui, je suis Leyan Del Alluvyen, vous me connaissez déjà même si nous n’avons pas eu l’occasion de nous parler face à face. N’ayez pas peur, je reconnais que mon entrée en scène est pour le moins…Originale. Néanmoins, je suis là pou veillé sur vous, en rendant service à un vieil ami…Enfin outre le détail que je n’avais pas à vous parler.

Il effectua un clin d’œil complice.

Je souhaite vous parler de Veldrin, mademoiselle d’Erac.

Il parlait avec une harmonie et une nonchalance, hypnotisant. Le personnage dégageait une aura emplit de quelque chose d’écrasant. Son tin serein et enjoué ne prévoyait que des paroles amicales et solennelles.
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Astéride de Valis
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MessageSujet: Re: La fin d'une vipère, du poison nait une fleur   Lun 16 Fév 2009 - 22:06

Incanus finit par se rouler en boule sur le bureau, gardant un oeil ouvert constamment posé sur son humaine. Décidément, ces humeurs étaient difficiles a suivre ces derniers temps, enfin, comme le disait Cundu, les animaux a deux pattes aimaient se compliquer la vie. Il ne détecta que trop tard l'étincelle amusée qui s'était allumée dans les prunelles d'Astéride...D'un geste vif, elle se saisit de la feuille de papier sur laquelle il était couché et tira violemment...Le dragon miniature fit un roulé boulé d'une grâce étrange avant de finir au milieu du bureau...Sur le dos.

*Très drôle !
-J'ai cru que tu allais t'endormir.
-C'est cela et les violettes sont oranges...*


Astéride laissa un léger rire passer ses lèvres. Cela faisait du bien, comme une bulle apaisante. Elle riait souvent avant mais maintenant, il lui semblait qu'elle avait oublié comment on faisait. Cela ne durerait pas, cela ne devait pas durer...Elle poussa une feuille du bout des doigts de sorte a ce qu'elle recouvre Incanus avant de se lever de son fauteuil et de...

S'y laisser retomber sous le coup de la surprise. Cela commença par un craquement étrange, suivit d'un son qu'elle ne put identifier avant que n'apparaisse devant elle un...Inconnu ! La surprise lui cloua le bec, la pétrifia sur le coup a tel point qu'elle n'eut même pas le temps d'avoir peur ! Incanus se débattit avec la feuille de velin, la repoussant avec ses pattes avant de se redresser d'un bond et de lâcher un sifflement intimidant...Enfin, qui l'aurait été si il n'avait eut la taille d'un gros rat...

Alerté par le soudain remue ménage, Eryk ouvrit la porte, la main armée, prêt a défendre sa maitresse, mais Astéride l'arrêta d'un geste du bras.

-Ca ira Eryk, c'est...Un vieil ami.

Oui, enfin, il avait surtout de la chance qu'elle ai déjà entendu son prénom dans la bouche de Veldrin ! Elle posa vivement une main sur la queue d'Incanus, l'incitant a plus de calme et surtout, de prudence, encore un peu et il reprenait sa forme originelle en plein milieu de la bâtisse ! Eryk leur jeta un dernier coup d'oeil soupçonneux avant de refermer la porte, les laissant seuls

Leyan parlait un peu trop vite pour elle, surtout après lui avoir fichu une trouille du tonnerre ! Elle mit donc un certain temps a comprendre ses mots. Veiller sur elle ? Sur le coup, elle haussa un fin sourcil étonné. Entourée comme elle l'était dans l'instant, elle ne risquait vraiment pas grand chose. Ahurie devant ces dires, elle capta son clin d'oeil qui se voulait d'une complicité qu'elle avait bien du mal a cerner. La dessus, il l'informa de son désir de parler de Veldrin.

Elle pâlit subitement, jusqu'au rose de ses lèvres qui disparut, durant quelques secondes son coeur s'arrêta avant de repartir a une vitesse folle. La jeune femme papillonna des paupières tentant de reprendre contenance, allons, allons, si il était porteur de mauvaises nouvelles il n'afficherait pas ce sourire, ni même cet air débonnaire...Elle inspira profondément, repoussant la peur soudaine qui l'avait étreinte et se recomposa un visage serein.

Finalement, elle se détendit légèrement, du moins était ce là l'impression qu'elle donna a son visiteur mais elle ne pouvait se défaire d'une certaine méfiance craintive quand a ce qu'il voulait aborder avec elle.

-Une entrée originale et percutante si vous me permettez cette observation. Il est heureux que je n'ai pas un coeur fragile.

Elle avait modulé sa voix au diapason de son interlocuteur, désireuse de ne pas alarmer plus que nécessaire Eryk qui, elle en était sure, écoutait derrière la porte.

-Mais asseyez vous donc.

Continua-t-elle en désignant le fauteuil qu'il venait de quitter pour se présenter. Elle attendit patiemment qu'il prenne place et Incanus, après avoir fusillé l'intrus d'un coup d'oeil, grimpa avec agilité sur son épaule, attentif a ce qui allait suivre.

*Je me demande ce qu'il te veux...
-Tu n'es pas le seul. A voir son visage, je ne pense pas qu'il s'agisse de mauvaises nouvelles...Du moins je l'espère...*


Dubitatif, Incanus se contenta de souffler fortement, fixant sans ciller le sage autant dire qu'il n'était pas, contrairement a elle, touché par l'aura puissante que dégageait l'individu.

-Je n'aime pas particulièrement évoquer les absents, Sir Del Alluvyen...

reprit elle après un léger silence.
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MessageSujet: Re: La fin d'une vipère, du poison nait une fleur   Mar 17 Fév 2009 - 16:49

Tout ne s’était pas forcément déroulé comme il l’avait prévu. D’ici peu il briserait des scellés et des promesses, il était rare qu’il en arrive à de telles circonstances mais aujourd’hui ce n’était plus de cette manière qu’il fallait le voir. La grande cataracte du destin n’épargnait rien ni personne, douce destiné aux murmures muets. Il resta là, ce sourire imprimé sur les lèvres faisant face comme si de rien était, observant Astéride les yeux mi clos dans une mimique légère et harmonieuse. Eryk fit son entrée, inquiet mais il demeura immobile.
Un vieil ami…Une notion qui lui paraissait bien vide de sens à cet instant, la vieillesse n’était pas quelque chose qu’il comprendra en le vivant. Il aimait cette jeune femme, oui malgré ces airs, elle ressemblait plus à Veldrin qu’il n’aurait imaginé. Il allait bien ensemble.

Je vous prie de m’excuser, j’ai malheureusement perdu le sens des entrées conventionnelles.

Sa voix était claire et douce, harmonieuse à souhait. Toujours ce timbre unique. Rapidement la jeune fille, l’invita à s’assoir. L’Ancien fit quelques pas et se posa dans un fauteuil de haute stature. Il gardait ce sourire léger et harmonieux, ces traits ne renseignait rien si ce n’était une profonde sérénité. Il jugea un silence, puis sa main effectua un léger mouvement, presque imperceptible. La porte coulissa légèrement pour s’entrebâiller.

Pardonnez mes manières mon cher, mais je souhaite parler à Mademoiselle seul à seul. Cela est important, je vous prie.

Aucune remontrance ou ordre, le timbre n’avait pas changé. Ceci dit il y avait autre chose derrière, imperceptible mais efficace. Eryk se détourna de la porte mais demeura aux aguets prêt à intervenir, il demeurait à quelques mètres. C’était vraiment un curieux personnage qui faisait face à Astéride, il paraissait totalement détaché, mais il semblait que rien ne pouvait lui échapper. Il y avait cette présence, ce personnage qui semblait à lui seul défié certaines lois. D’un nouveau mouvement de la main tout aussi imperceptible, la porte se ferma.

Je me doute que le poids qu’incombe son absence est pour le moins important, mais ce que je vais vous dire est bien plus important encore.

Il gardait ce sourire léger, tout aussi effacé que vivace. Fureur véritable des pensées profondes, secrets qui vous ronge jusqu’à la moelle et perdurent avec le temps, envahissant chacune de vos pensées…
Son regard se figea, Astéride peut sentir toute la présence de Leyan l’envahir, ses paupières s’ouvrèrent et ses yeux d’un vert profond se mirent à scruter, au-delà des apparences, au-delà du physique. Figeant Astéride, s’abattre, il semblait prendre vie, s’insinué de partout, balayant son âme en tout point. Même Incanus peut sentir cette profondeur, cette vie inconnue, ce sens abstrait. Cela dura de longues secondes et puis peu à peu cela se raréfia, se changeant de nouveau en une expression indescriptible.
L’Ancien esquissa un léger sourire.

Vous ne me connaissez pas forcément, ne savez pas grand-chose de moi. Ceci étant je vous prie de m’écouter avec patience et honneur.
J’ai presque neuf siècles, ce n’est que peu de choses face à l’intensité du monde qui nous entoure. Je ne suis pas sage pour autant, ceci dit j’arpente le chemin de ma vie dans sa profondeur. J’ai pu observer de nombreuses choses aussi terrifiantes que belles. Il y a approximativement trois siècles j’ai rencontré les parents de Veldrin. Ou plutôt sa mère.


D’un revers de la main il balaya toutes questions potentielles, sa voix était douce et mélodieuse.
Son ton avait prit une note sérieuse mais n’était pas austère ou portant, léger, harmonieux, serein.

Sa mère m’apprit bien plus que je ne peux encore le croire à l’heure actuelle. Sachez que Veldrin vous aurait parlé de ceci, s’il le savait, ce que je vous dis ici il l’ignore.
Sa mère était une Elfe du nom d’Amarys Eyl’Assan, ayant dépassant plus d’un millénaire d’âge, une belle femme au charisme incroyable liée corps et âme au Dieu de l’Amour. Foncièrement bonne et d’une sagesse infinie. Elle marqua le cours de mon existence, en me prenant sous son aile et en m’éduquant. Sa maîtrise des arcanes de son Culte était terrifiante et sa Voix était l’une des plus respectée parmi son peuple. Je devenus rapidement son confident, son homme de confiance. C’était une créature aux multiples facettes, calme et dont la profondeur m’échappe encore aujourd’hui.
Elle n’a jamais compris ce qui a poussé les races à tomber dans la haine, maudissant les cœurs faibles, elle se battue contre toutes tentatives d’agressions. Elle aimait chaque vie qui était sur cette terre, quelque soit son origine. Elle ne faisait d’ailleurs aucunes distinctions.
Certains en était d’ailleurs pour le moins outragés, mais elle ne fléchissait pas, elle gardait à l’esprit son enseignement et son adage. Le temps s’écoula, les longs jours paisibles aussi.
Après des centaines d’années passées à ces cotés, elle perçut un changement dans les astres, et les murmures qui la possédait lui indiquait une rencontre qui changerait le cours de son existence. Les réponses ne tardèrent pas. Lors d’une de mes leçons, elle tomba sur un Drow au cœur de bois que nous arpentions, un homme téméraire et courageux. Lorsqu’elle le vue, elle sut immédiatement que son cœur lui appartiendrait pour l’éternité.
Je n’ai jamais réellement compris pourquoi ce coup du destin. Le Drow en question, était le maître d’arme de leur armée. Les premiers contacts fut plus ou moins raides, mais je vais vous épargner les détails. Ce qui se passa par la suite est plus ou moins prévisibles.


Son visage avait prit une tournure pour le moins étrange, elle semblait pâtir du récit que s’efforçait de raconter l’Ancien en y mettant tout le cœur qu’il pouvait. Il marqua une courte pause et reprit.

Son Père finit par succomber aux charmes de la douce Amarys. Elle lui apprit à découvrir les choses, à aimer, à faire fit de sa haine et surtout à devenir quelqu’un d’autre. Leur union secrète était une histoire si belle que les mots me manquent pour vous en donner le sens. Je ne saurais vous dire comment cela fut possible. Je l’ignore moi-même. Ceci dit l’amour qui les unissait était bien plus fort que tout. Plus fort que ce que vous pouvez l’imaginer. Ou peut être bien comme vous le vivez avec Veldrin aujourd’hui.
Elle tomba enceinte de Veldrin quelques années après le début de leurs histoires. Malheureusement, l’un comme l’autre en opposition avec les idées qui lamentent les peuples aujourd’hui, ils prenaient de plus en plus de risques. J’ai vu Veldrin être mis au monde, grandir dans une maison reculé dans la Forêt d’Aduram. Rapidement, cette histoire prit une allure tragique. Ils furent tous les deux reniés, haïs, puis ce fut une route complexe qui se traça. Ces deux êtres qui sont aussi chers à mon cœur que des parents, me confièrent leurs fils. Je le confiai à un Baron, et je l’éduquai. Pour la suite vous la connaissez déjà.


Il se leva avec souplesse pour faire quelques pas dans la pièce, bientôt il croisa ses bras dans son dos tourné vers la jeune fille. Chacun de ses mots résonnaient d’une émotion propre. Il était certain qu’il avait omis certains détails…Mais…

Veldrin est un fils à mes yeux. Je l’ai toujours suivit. Vous devez vous demandez pourquoi si soudainement et si vite tout cela arrive. Je répondrais simplement parce que votre amour est bien au-delà de ce que j’aurais pu croire. Veldrin ressemble à son père et je retrouve en vous la même étincelle qui brula jadis dans le cœur de sa mère. Sachez qu’il vous aime bien plus que mes mots pourront l’exprimer. Chaque soir il se laisse miroiter devant votre image, son esprit ne cesse de penser à vous. Quoiqu’il lui en coute, quoiqu’il fasse et bien au-delà de la mort, il reviendra toujours vers vous, car c’est son cœur qui le portera. Vous n’êtes pas seule Astéride d’Erac, il demeure à chaque secondes à vos cotés. Je peux comprendre vos inquiétudes mais Veldrin est un être complexe que je n’ai jamais pu cerner totalement, une partie de son être toujours voilé. Aujourd’hui il est totalement mis à nu devant vous. Je me suis rendu compte il y a peu, d’une chose qui à provoque notre conversation d’aujourd’hui…

Un silence…Tout aussi léger que lourd…

Je ne peux plus veiller sur lui, vous êtes la seule personne en ce monde qui peut prendre soin de lui et veiller sur son âme.
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Astéride de Valis
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MessageSujet: Re: La fin d'une vipère, du poison nait une fleur   Mer 18 Fév 2009 - 10:23

Il avait une présence étrange, imposante par bien des côtés, presque écrasante néanmoins recélant d'un apaisement particulier. Un mélange unique. Un coin de sa bouche s'étira légèrement. Il y avait une pointe d'amusement dans sa voix alors qu'il constatait ses arrivées plutôt indiscrètes. Evidemment Eryk ne pouvait passer a côté de cela et bien qu'elle l'eut apaiser, elle se doutait qu'il gardait une oreille sur leur conversation. Ce n'était pas de l'indiscrétion, mais Lilia l'écorcherait vif si quelque chose devait lui arriver. Ceci dit, Leyan ne se laissa pas berner et Astéride imprima a son visage une expression surprise a le voir remettre son garde a sa place. Expression qui trouva son jumeau sur les traits du jeune Eryk.

*Mmmh...Il possède une puissance phénoménale...
-Oui, je l'avais sentit *


Incanus laissait la curiosité gagné du terrain sur sa méfiance, cela l'avait toujours intrigué, la magie et les arcanes, ces dons que les races possédaient et maitrisaient. Il n'en comprenait pas les rouages, même si il admettait que cette énergie diffuse faisait partit du monde, au même titre que lui. Astéride le flatta légèrement de la main, détournant les yeux du sage. L'absence était un poid cruel, même si quelque part, il était toujours avec elle, quelque part, mais bien présent. Une ombre dans la sienne, un regard dans le sien...

Puis le goût de l'air changea, obligeant la jeune femme a plonger directement dans les prunelles jade de son visiteur. Elle distingua l'étincelle formidable de son iris, sentit au delà de toute mesure sa présence grandir, encore et encore, rampante jusque dans les moindres recoins de son essence...Malheureusement, en faisant cela Leyan commettait une erreur impardonnable aux yeux...D'Incanus. Celui ci se cambra face a cette présence importune, son âme rugit, écho entremêlé du sien. Ils ne formaient qu'un seul esprit, une seule pensée, les dissocier relevait de l'impossible. Ce fut une vague puissante qui repoussa l'intrusion, mélange implacable, dressant des murs infranchissables, protégeant ce lien, ces pensées imbriquées l'une dans l'autre. Elle opposait une résistance sans égale face a l'intrusion, ne laissant rien s'immiscer entre les mailles du filet...Ceci dit, elle sentit également la colère formidable qui secoua Incanus et les paroles d'Hélios lui revinrent en mémoire...Ne jamais, jamais s'immiscer entre un draconier et son dragon, cela reviendrait a signer son arrêt de mort. La rage d'Incanus face a cette intrusion le poussa en avant et Astéride n'eut que le temps de le stopper en l'attrapant vivement par la queue. Résultat, elle se tenait avec un mini dragon frétillant au bout des doigts. Elle serra les dents et ramena vivement Vermiceau contre elle, le maintenant fermement dans son giron. Il ne restait plus qu'a espérer que Leyan ne réédite pas l'expérience par ce qu'il n'était pas sur qu'elle puisse retenir Incanus une deuxième fois. Si il avait eut sa taille normale, elle n'aurait pas pu l'arrêter.

*Du calme.
-Il n'avait pas le droit !
-Je le sais, mais il est ignorant de ta présence, alors fait taire tes rugissements. *


Doucement l'esprit d'Incanus s'apaisa mais il continuait de jeter des regards meurtriers au sage, Astéride quant a elle, effleurait doucement son dos d'une main légère.

Puis la voix de Leyan s'éleva de nouveau, il allait briser une promesse faite voici des siècles et la jeune femme ne savait si c'était a elle de recevoir ce récit...Mais elle l'écouta en silence...Comprenant l'ampleur de ce récit, en distinguant toute les intonations, les soupirs non dits. C'était une histoire d'une beauté sans commune mesure, posant les racines de ce qu'était Veldrin aujourd'hui...Lorsque la voix de Leyan s'éteignit, Astéride laissa un silence étrange plané sur eux, fixant sans ciller le visage de son vis à vis...Des ombres étranges virevoltantes au creux de ses iris. Incanus s'était calmé et reposait doucement contre son ventre...Au delà de tout, c'était le souhait d'un homme qu'il exprimait, le désir d'un...père. Son coeur flancha, frémit doucement au diapason de son âme.

-Je ne suis pas éternelle, Leyan...Un jour je devrais l'abandonner.

Même si cela n'arriverait pas avant des siècles, c'était un fait qu'elle ne pouvait ignorer et sa voix résonnait d'une tristesse infinie face a ce constat.

-Mais il est des choses qui dépasse la conception même de la mort. Je vivrais tant qu'il vivra, présente dans son âme comme il l'est dans la mienne. Je serais toujours là, il ne peut en aller autrement et cela je l'ai compris, accepté.

Comme cette petite étincelle encore bien fragile qui grandissait en elle.

-Et la seule promesse que je pourrais vous faire.
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