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 L'écume à la gueule [Trajan]

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Cheilan de la 'Noire
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MessageSujet: L'écume à la gueule [Trajan]   Mer 18 Fév 2009 - 10:21

Rp situé après celui-ci




    Un petit refrain entraînant, trilles d'oiseaux et feuillages au vent ; la tête de la Louve résonnait de mille notes. Elle oscillait longuement au rythme de ses foulées, supérieures en taille comme en souplesse à celles d'un cheval. Englué entre la rangée de ses crocs et le bord de sa langue, une frêle boule de plume sommeillait. Elle n'avait plus assez d'oxygène pour respirer convenablement, quand bien même la bave ne l'en aurait pas empêché. Outre cela, la chaleur ignoblement vivante de la Louve, l'odeur asphyxiante qui régnait dans sa gueule ainsi que la Magie qui ruisselait dans ses veines, dans ses tissus, jusque dans la moindre de ses papilles, étreignaient aussi sûrement l'oiseau qu'une poigne serrée, peut-être pire encore.

    La tiédeur moite du printemps enlaçait les membres de la Louve, alourdissant imperceptiblement sa démarche. Quoi qu'il fît frais, ses blessures ne lui accordaient pas le moindre repos. Si elle ralentissait l'allure, sa chair criait. Peut-être courait-elle depuis quelques heures, peut-être quelques jours. En pleine possession de ses moyens physiques, elle aurait été capable de courir ainsi une semaine durant avant de devoir marquer une pause significative.
    Un torrent s'opposait à ce qu'elle poursuivit sa route. Sans hésiter, elle se coula dans l'eau glaciale, sûrement issue de la fonte des neiges en amont, puis s'avança encore.
    Elle ne nageait pas ; elle touchait encore le fond, l'eau ne lui arrivant pas aux épaules. Puis sa patte se posa sur un rocher glissant ; d'un coup, elle perdit pied. Ses puissantes pattes battirent le fluide avec force. Pourtant, il semblait que celui-ci la tirait violemment vers le fond, ignorant de sa volonté.
    L'eau ardente pénétra ses narines, brûla ses yeux. De ses oreilles ne semblait demeurer que deux tisons incandescents.
    Dans la tête de la Louve, la mélodie assurée s'était brutalement métamorphosée. Orchestre infernal, elle tonnait comme les blocs se détachant des montagnes, les sons se fracassaient contre les parois de son crâne. Et le chant de gronder, impérieux tel le tonnerre dans l'inconnu noire des nuits sans lune. Un éclair violent signa la naissance d'une rage blanche.
    Fureur.
    L'arbre ne demanda pas davantage que quelques secondes.
    Titanesque, le chêne centenaire jaillit du torrent comme une gerbe de lave d'un volcan en éruption, en jeyser de la terre. Ses branches se déployèrent, gerbes de liquide, tandis que ses feuilles éclataient autour de lui. Autant de cendres verdoyantes surplombaient les plus hauts arbres de la forêt de ce lieu.


    « Uymli »

    La Louve ne réagit pas au minuscule gazouillement de paroles humaines, pitoyable dans sa gueule. Elle percevait le corps tiède de l'oiseau comme étant un peu plus gros. Peut-être un merle, désormais. Et c'était ce à quoi le Loup-Mage devait se soumettre pour se faire comprendre d'elle !
    Elle aurait voulu qu'il soit là, en face de lui, que ses yeux, ses oreilles, la moindre de ses attitudes parlent. En temps normal, cette communication était mille fois plus valable que celle des bipèdes.

    Encore leste quoique alourdie par sa fourrure que gonflait l'eau, la Louve se hissa sur la branche basse du géant végétal. L'immensité du tronc avait obligé le torrent à se scinder, quitter son lit de rocs tranchants. Uymli marcha avec lenteur par-dessus les flots bouillonnants d'écume, descendit à terre.
    Elle se posa comme si elle volait.
    Penchant la tête vers le sol, elle régurgita le petit corps tuméfié. Immédiatement, celui-ci regagna sa forme originelle. Un magnifique Loup-Mage, à la fourrure d'un noir bleuté. Il ne bougea pas, un temps durant.
    Puis ses paupières daignèrent s'ouvrir sur ses yeux dorés, majestueuses. Cheilan. Dont le souffle blanc portait des éclats de sang noir. Cependant, ses principales blessures n'étaient pas physiques. Il venait de subir la perte de sa meute. Des hommes. Plus que jamais, l'animait le désir de retrouver celle qui l'avait quitté il y avait tant de temps de cela. Il devait guérir, pour cela. Se séparer de la Louve serait un passage obligé pour ce qu'il envisageait de faire... Ce qu'il ferait.

    Que désirait celle-ci ? Un compagnon, peut-être, qui eut pu vivre à ses côtés, et non pas la conduire à ceux qui la tueraient ?
    Non, il n'en était rien. Et Cheilan le savait.
    Elle aussi avait connu la douleur. Elle aussi poursuivait une quête dont elle seule possédait les tenants et aboutissants. Peut-être... peut-être Cheilan n'était-il que le pion d'un échiquier infini, à l'image de leur esprit.
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Trajan
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MessageSujet: Re: L'écume à la gueule [Trajan]   Mer 18 Fév 2009 - 21:10

Ou étais-je? vers où je marchais? Tu poses trop de questions et je n'ai aucune réponses. Je marchais là ou je pensais devoir aller pour LE satisfaire. pardon? cette réponse n'est pas satisfaisante, tu devras t'y faire...
Enfin, où en étais-Je? Ah oui...je marchais donc depuis quelques jours, me reposant quand j'en avais besoin, tuant tout ceux qui le méritait, soit tout le monde, car seul votre âme me donner le droit, non, pardon, excuses moi, le devoir de tuer.
D'ailleurs, je peux le dire, faire ce genre de choses est difficile pour le corps et l'esprit. Le corps soumis constamment à la violence et l'esprit, je n'avais parler à personne depuis deux lunes, car chaque individus représentait pour moi une âme et donc, un tribut à offrir au maître.
Ainsi je marchais d'un pas léger, mon corps légèrement fatigué. Le soleil faisant luire la sueur sur ma peau, le vent s'amusant avec mes longs cheveux et ma barbe. Tout ceci me conférait un aspect primaire, presque animale et je pense que les tatouages que l'on pourrait définir comme tribaux ajoutait beaucoup à cette idée.

Mais cessons de parler de mon apparence, je n'étais pas d'ailleurs particulièrement en forme et mes armes restaient d'ailleurs à leur place, aujourd'hui je ne pensais pas "travailler", j'étais las. Mes pieds sentirent alors le flux glacé de l'eau. D'ailleurs, même si je n'y avais pas prêté attention, cela faisait quelques instant que j'entendais le clapotis du liquide contre la berge et contre cette forme qui se dressait face à moi. Je n'arrivait pas très bien à voir de quoi il s'agissait, un arbre, j'en était sûr, mais, ma capricieuse vision ne semblait pas vouloir m'en dire plus.

D'un pas assuré, j'avançais, mais, je dois l'avouer, je n'ai jamais était très fort en équilibre, et la force brute est je crois ma plus grande finesse. Ainsi, à peine arrivé à l'autre berge, je me sens glissé, un simple troue d'eau, un cailloux en déséquilibre, et je glisse, je glisse et tombe dans l'eau, dans un fracas épouvantable, projetant ainsi de l'eau autour de moi.

Je fut surpris, honteux, mais amusé, amusé du comique de la situation, Trajan, le chasseur d'âme vaincu par une petite rivière. A ce moment là, je ris, cela faisait si longtemps que je n'avais pas rit que le son qui s'échappait de ma gorge me surpris. ce n'était pas un de ces rires machiavélique que gratifie certains enfants pour leur victime, ce n'était pas un rire moqueur, non, c'était un de ces rires bon enfant, presque joyeux, totalement spontané.
Je crois que j'aurais put rire des heures tellement la chose m'amusait, mais mon rire fut promptement stoppé lorsque je vis ce qui étais face à moi, car, les yeux levé, je la vis, cette créature.

Mes deux yeux laiteux fixèrent le "montre", car vu les dimensions de la bête, je ne trouvais aucun autre adjectifs. Qu'était-ce? JE ne le pouvait le dire, ma vue commençait a s'adapter, petit à petit, je voyais un peu mieux la forme qui se dressait non loin de moi.
Mon corps était en alerte, je ne savais pas quoi dire ni quoi faire, c'était un prédateur et moi une proie, il fallait être prêt à retourner la situation si je voulais vivre.
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Cheilan de la 'Noire
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MessageSujet: Re: L'écume à la gueule [Trajan]   Ven 20 Fév 2009 - 12:56

    Cheilan se trouvait étendu là, au sol, à la manière d'un louveteau qu'il n'était pas. Le soleil tombait sur lui en cascade, au travers de branches dénudées par l'hiver, tel une torrentielle averse. Chaque goutte de lumière soulevait ponctuellement son poil ; sa respiration irrégulière secouait ses côtes. Le vent le caressait à rebrousse-poil, l'ébouriffant. Les flaques de lumières s'étiraient sur sa fourrure ; le sang qui la maculait adoptait une teinte rubis. La Mort se paraît de ses plus fastueux atours, elle se voulait radieuse. Pourtant, le Loup-Mage respirait encore, et il vivrait. Il avait perdu bien davantage, jadis, et en ce jour il saurait résister à la douleur qui ceignait son cœur.
    Amer, il s'astreignait déjà à étouffer ses souvenirs. Ne vivre qu'au présent, n'était-ce pas la seule façon accessible de goûter à la quiétude, à la tranquillité de quelques instants ?
    Cheilan n'était pas de ceux qui épousaient une grande cause, énoncée par d'autres. Il n'était en rien altruiste. Le respect de la Nature et du vivant étaient ses seules limites, cependant s'il en venait à devoir les franchir, il s'exécuterait, quoique sans joie aucune. La mort ne s'emparerait pas encore de son corps. Non, jamais il ne roidirait, carcasse durcie et putride.
    Il la retrouverait, d'abord.
    Elle ? Cherchait-il réellement la jeune femme qui avait guidé ses pas de Louveteau ? Probablement pas. Elle, elle était morte, il le savait, quoi qu'il eut nié si violemment que, pour lui, elle se trouvait vivre encore, quelque part en ce monde.
    Il était en quête du bonheur, et il avait su donner une forme, des couleurs et un rire, un souffle frais, une peau douce et des crocs aiguisés, à cette plénitude rêvée. Peut-être avait-il idéalisé ce qu'il avait vécu étant jeune ? Non, il n'était pas humain. S'il niait et s'enfonçait dans les sombres tourments du mensonge propre, il n'en oubliait pas moins que dehors, à la lumière, brillait la vérité.
    Les hommes en venaient à ternir cette lumière de telle sorte qu'elle ne brillât plus. Ils ne possédaient pas ce que l'on pouvait appeler mémoire, peut-être, incapables de se souvenir des détails de leur passé, esclaves de leur corps défaillant. Pourtant, toute vie était une vie, à l'incommensurable valeur, et lorsque Cheilan perçut la colère de Uymli, il se redressa.

    L'humain s'était rapproché sans percevoir leur présence, à tous deux. Certes, la forêt était dense de taillis persistants et de fourrés ; de plus le froid, brûlant le corps, engourdissait les sens, enfin, le fracas du torrent retentissait avec brutalité.
    Même au vu de ces circonstances atténuantes, cet homme n'était guère prudent...

    Ses yeux se levèrent vers les deux Loups-Mage. Ainsi, il voyait, et qu'importait le voile blanc qui recouvrait les deux prunelles.
    Alors, Uymli donna un coup de tête dans l'épaule de son homologue. Cheilan ne broncha pas. Elle voulait qu'il aille se débarrasser de l'intrus ? Elle le connaissait mal. Un large rictus étira les coins de sa gueule goguenarde. Débrouille-toi toute seule, la Louve.
    Combien de temps lui résisterait-il ? Se plierait-il à sa volonté, si elle la lui imposait par la force, tirant profit de son état de faiblesse actuel ?
    Il ne voulait pas mourir, mais si elle avait le malheur d'ébranler son assurance quant à cet aspect douloureux de son être, alors il pourrait mourir, peut-être. C'était une chose que seul lui déciderait.

    Ainsi, Uymli se retrouva campée sur le talus, en bordure du torrent. Scrutant de son regard impénétrable l'humain, elle le menaçait sans équivoque. Cheilan, quant à lui, ne lui accorda pas un seul coup d'œil. Il se détourna d'eux. Alors qu'il allait s'enfoncer dans la forêt, d'un pas profondément décidé, quoique lent du fait de ses blessures, la Louve bondit sur lui. Ses crocs rencontrèrent la chair de son cou.
    Il était sa proie, il le savait. Elle voulait qu'il lui obéisse. Crève, plutôt.

    Les deux formidable créatures s'étaient engagées dans un combat d'une violence inouïe. Il ne leur aurait pas fallu moins de quelques instants pour s'entre-déchiqueter si leurs coups avaient réellement porté la volonté de tuer.
    Grossièrement entremêlés, maculés d'un sang à nouveau tiède, ils chutèrent, roulèrent. Le combat, d'une brutalité ahurissante, ne durait encore que depuis quelques secondes. Ainsi, ils glissèrent du talus, chutant tous deux dans l'eau peu profonde, laquelle acquit aussitôt une teinte écarlate, à quelques pas de l'homme.
    Bien qu'elle n'ait pas ressenti d'urgence dans cette situation, la Louve profita d'une ouverture pour se jeter en arrière, se dégageant du combat, non sans projeter des gerbes d'eau alentours. Cheilan était affalé dans l'eau. Haletant, langue pendante, il se redressa.

    Ses yeux brillaient avec une lucidité effarante. L'eau ruisselait de tout son corps rouge et noir, de feu et de cendres. Il émanait de lui une majesté cassante, sur laquelle son apparence physique n'avait aucun empire.
    Alors, il détourna lentement la tête, et ses yeux se croisèrent ceux, presque blancs, de l'homme.

    Un homme, encore, toujours, cette engeance était partout, en tous lieux et en toute situation. Alors, pourquoi ne parvenait-il pas à le haïr ?

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Trajan
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MessageSujet: Re: L'écume à la gueule [Trajan]   Ven 20 Fév 2009 - 17:13

Tu sais, je n'ai pas pour habitude de te mentir, alors je vais te l'avouer, ces deux monstres qui étaient face à moi, jamais je n'en avais vue, et je crois que j'ai compris pendant une fraction de secondes ce que pouvaient ressentir mes victimes.
Laisses moi donc avant de tout t'expliquer te décrire la scène complète qui se passait sous mes yeux si je puis m'exprimer ainsi.
Alors que j'étais dans le ruisseau, tout mes muscles étaient en alerte, je sentais l'eau froid frapper mes muscles saillants, emportant mes cheveux qui trempé dedans. J'étais près à la lutte comem à mon habitude, mon visage était figé; D'ailleurs, je me demande bien qu'elle allure je devais avoir, un véritable chien mouillé c'était sûr, mais peut être que les jeux de lumière qui naissait de l'eau me donnait un air différent. Enfin, ça je ne pourrais jamais le savoir.
Tout cas est-il que l'un des monstres me fixait, je ne savais de quel couleur il était et je ne voyait guère ses forme, on aurait dit un loup; Oui, je crois que le mot loup était l'adjectif qui allait le mieux à cette créature, imposant comme animale cependant, ce n'avait rien d'un de ces chien de garde que l'on trouve à Abyssea ou ailleurs. C'était un animal sauvage...Comme moi en somme.

Soudain, à ma grande surprise, le "loup" qui me fixait détourna de moi son attention et attaqua son comparse, la suite, c'est assez confus, leur combat était bestiale, nul passes, et bien trop rapide pour ma vision quelques peu...Etrange....J'en conviens. Mais ce que je sais, ce qu'à un moment, il chutèrent, dévalant le talus duquel la"louve" me toisait l'instant d'avant.
Je fit volte-face pour fixer le duel aquatique, j'humais l'odeur du sang, l'entendais leur coup. Je dois avouer que pendant une fraction de seconde, j'eus l'envie de les rejoindre, profiter de leur combat pour enfoncer mes haches dans leur corps, mais cela n'aurais pas était fair-play tu ne crois pas? Je veux dire, moi à leur place, je n'aurais pas voulu que quelqu'un se mèlle de mes combats. Alors, je restais dans l'eau, sans rien dire ni rien faire.
Puis il y eut un temps de pause, l'un des combattant recula, me projetant sur moi, pauvre Trajan, une gerbe d'eau. Y avait il un vainqueur?
Je dois avouer que je pensais que l'autre loup était mort, mais non, il se releva et le fixa, doucement, ma vision se fit petit à petit plus nette, plus fine.

Certes, je ne voyais face à moi qu'un puissant loup qui me fixait droit dans les yeux. Que devait-il voir? Un homme, un de plus, un être pathétique, d'ailleurs, pour lui, le blanc laiteux de mes yeux ne devais rien lui dire, mon tatouage non plus. Il n'était qu'un simple animal. cependant, je ne pouvais détacher mon regard de lui et je crois que j'ai lâcher ces mots malgrès moi :


-T usens beaucoup trop le sang...Il faudrais te faire soigner...

Je marquais une pause, conscient de mon imbécillité, l'animal ne pouvait comprendre ce que je disais, et tant bien même qu'il comprendrais, qu'aurais-je put faire? Le panser? Oui, j'avais de quoi faire, mais il était peu probable qu'il se laisse faire, c'était un animale sauvage, pas un gentil oiseau de Diantra. D'ailleurs, je crois que j'ai dit ça :

-...Je suis entrain de parler à un animal...Je crois que je ne vois pas assez d'humain vivant. Enfin...Alors créature inconnu, tu vas te battre contre moi?

Je ne m'attendais à aucune réponse, d'ailleurs, en parlant de combat, m'a voie n'avait aucune trace d'agressivité, comme à mon habitude, mais je crois que voir un être vivant (que je n'allais pas devoir tuer) me forcer à parler. c'était assez difficile de vivre seul au quotidien, n'importe qu'elle présence humaine ou animale, ne serait-ce que ponctuel était une joie.
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Cheilan de la 'Noire
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MessageSujet: Re: L'écume à la gueule [Trajan]   Dim 8 Mar 2009 - 10:38

[ Toutes mes excuses pour ce retard... Je serai plus disponible à l'avenir ]




    S'il avait été désireux de fondre sur les Loups, serait-il parvenu à les atteindre ? Peut-être, probablement... ou pas. La magie demeure éternellement opaque, y compris pour ceux qui la manient. Les Loups-Mage, bien qu'étant proche de la source même, du moins de ce qu'ils considéraient comme étant l'origine de la magie - la Nature - ne parviendraient jamais à la maîtriser avec assez de force pour parvenir à leur but.
    Leur but, ce pourquoi ils vivaient... Pourquoi fallait-il que cela fut une chimère, hors de portée de par sa substance même ? Du fait de la complexité, de la division de leur être ? Ne parviendraient-ils jamais... à être en accord avec eux-même ?
    Sûrement pas.

    Une bourrasque de vent chuta du ciel vers la forêt. Elle heurta le sol en cascade, faisant jaillir des volées de feuilles, puis, emportée par son élan, elle fonça entre les arbres. Elle les heurtait sur son passage, folle, perdue qu'elle était, et elle hurlait contre l'écorce. Derrière elle, un tourbillon de ronces, qui, arrachées au sol, erraient un peu dans le vide, hésitantes, avant de retomber mollement. Quelques branches hoquetèrent de surprise lorsque la bourrasque les cassa. Était-elle le résultat d'un sort ? Pourtant, ce n'était pas du fait des Loups. Alors, un simple phénomène naturel, aussi curieux fut-il...

    Que cet humain voulait-il ? Pourquoi demeurait-il ici, quand tout autre aurait aussitôt prit la fuite ?
    Cheilan, sans en connaître le nom, reconnaissait la marque du Chaos en travers de son visage, dévorante. Elle en recouvrait toute la partie droite... Il avait déjà pu voir des porteurs de ce tatouage à l'œuvre. Ce qui ne signifiait pas que ces derniers avaient éveillé particulièrement son intérêt, loin de là. Encore une bande de bipède désireux de faire couler le sang... Quoi de plus ? Peut-être étaient-ils animés d'un but propre, mais ce à quoi ils pouvaient aspirer lui importait bien peu.

    Alors, le bipède parla, justifiant sa présence - qu'il l'ait voulu ou non. Se faire soigner ? Y aurait-il un seul être en ce monde pour vouloir le soigner ? Et quand bien même cela aurait été le cas, il n'aurait pas voulu de cette aide. Que la Nature agisse, seule. Il n'était pas de ceux qui fuient.

    Aussi, il demeurait immobile, et le temps s'éternisa encore de longues secondes. Il tournait le dos à l'humain, un peu de biais, mais sa tête penchée, orientée vers lui, lui faisait face. La lumière que réfléchissait l'eau ondoyait sur son pelage, découpant sa silhouette violente. Se battrait-il ?
    Il donnerait une réponse.

    Se retournant tout à fait, martelant l'eau limpide, il franchit la distance qui le séparait. La lenteur de ses mouvements donnait, peut-être, une impression de distance psychologique. Un peu semblable à celle de ceux qui sortent d'un profond coma.
    Parvenu à moins d'un mètre de l'humain, il se statufia. Entre leurs yeux, à peu près à même hauteur, un rai de lumière passait. Par quelque jeu du hasard, une goutte dorée s'était reflétée sur l'une des prunelles, puis avait été renvoyée sur l'autre, réfléchie encore et toujours, à l'infini.

    Lui retournait-il sa question ? Peut-être. Quoi qu'il en soit, s'il essayait de lui donner, on pouvait penser que Cheilan refuserait. Mais s'il tenter de lui prendre quoi que ce soit... Alors, peut-être, le défendrait-il.

    A peine plus loin, pareille à une statue de roc finement ouvragée, Uymli attendait. Elle semblait avoir prit le parti d'attendre de pouvoir retourner la situation à son avantage. Elle pensait utiliser Cheilan ? Personne n'y était jamais parvenu, mais aucune créature de son espèce ne s'y était essayé non plus. Alors... Pourquoi pas ?
    Minutieusement, elle passa sa grande langue rouge sur ses crocs.

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Trajan
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MessageSujet: Re: L'écume à la gueule [Trajan]   Dim 15 Mar 2009 - 16:55

//avez pas vu ta réponse :'( //

Je sais que la discutions avec les hommes n'avait jamais été mon fort, et c'est peut être, non, c'est certainement pour cela que j'aime bien les animaux. Je n'irais pas jusqu'à en prendre un sous mon aile, mais, comment dire, bien que ces être ne puisse utilisé de voie humaine, ils ont...Ils ont une chose en eux. C'est comme s'il me comprenait quand je leur parlait, et..;9a peut paraître stupide, mais euh je n'ai pas à les tuer.
Quand je rencontre un être humains, j'ai presque toujorus l'obligation de le tuer, car c'est ce que j'ai jurer de faire, mais un animal, non, je n'ai pas besoin, alors je peux rester à côté, discuter, enfin, parler tout seul sous ses yeux souvent ébahis.
Je crois que l'on pourrait appeler cela de la folie, oui, si l'on veux, après tout qui parle avec des animaux..;Mais je crois que c'est grâce à ça que je ne suis pas comem certains de mes collègues, un être assoiffée de sang, je sais encore discuter et je noies ma solitude avec eux.

Enfin, ce monstre, car vue la taille de la bestiole me regarde, on dirait qu'il me juge, je n'arrive pas à discerné ses yeux avec ma vision mais je peux le sentir . En parlant de sentir, je sens ce léger vent, cette minuscule brise qui vient s'écraser sur mon visage. Je sens alors mes cheveux légèrement voleter, puis aussi sec retombé quand la brise se dissipe.

Le loup s'était sortie de l'eau, quel distance de moi, j'aurais dit un mètre, et il continuait de me regarder. Dans ma vie j'ai rencontré plus d'une bête sauvage et je dois avouer que combattre contre ce genre de chose n'ai jamais agréable, leur morphologie si différente d'un être humain laisse souvent les combattants stupéfait sur comment agir, et je faisait partie de ces combattants. Alors je restait immobile, sans montre le moindre signe d'agression.
Pourquoi me regarde-t-il ? A-t-il compris ma question? Cherche-t-il un mouvement de ma part, une chose qui me trahirais. Je ne sais pas et ça m'agace. Je lâche alors avec mon accent tranchant :


-Ce n'est pas une réponse Loup...

Parler à un animale, comme si c'était logique, mais, j'aurais au moins aimé un grognement, ou alors ce bruit que les chiens font quand ils sont content ou quand ils ont mal, quelques choses, autre choses que le bruit de l'eau sur les rochers. Je peux te dire que la position dans laquelle j'étais était très inconfortable.
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Cheilan de la 'Noire
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MessageSujet: Re: L'écume à la gueule [Trajan]   Mer 18 Mar 2009 - 21:15

[ Désolé, c'est courtissime.. cruel manque de temps o.< ]



    Aurait-il dû lui apporter une réponse ?
    Non, il ne lui devait rien. Outre le fait qu'il était blessé, que sa magie était faible encore, il ne ressentait pas le désir d'adresser la parole de manière directe à cette créature.
    Pour quelle raison attendait-il ? Pourquoi s'intéresser à lui, un... animal ? La haine ancestrale qui hantait le cœur des hommes, ce désir de supériorité, lui faisait-il défaut ? Qu'était-il, au juste, cet homme qui portait sur son corps une trace semblable à celle des meurtriers ?
    L'âme des êtres bipèdes, sans être plus complexe que celle des Loup-Mages, leur était assurément différente.

    Le vent s'immisça entre les deux êtres, lesquels se tenaient si proches que, peut-être, d'un seul coup, l'un eu pu tuer l'autre. Mais l'homme n'agissait pas. Cherchait-il seulement quelque chose ? Ou bien hésitait-il, désormais ?
    Hésiter était un choix, et, au vu du regard profondément insondable du Loup-Mage, on eut pu se hasarder à penser que cela avait été la bonne décision.


    « Soigne-moi. Si tant soit est que tu possèdes cette capacité. »

    Il ne lui devait rien... Du moins, pas encore.
    Ces quelques mots lui avaient coûté de se transformer partiellement en mainate, ce durant une fraction de seconde. L'on aurait pu percevoir des variations de pression dans l'air.
    Le vent, perturbé, tourbillonna entre eux deux, avant de se poser avec légèreté sur les pattes du Loup. Lesquelles, plantées dans le sol, lui assuraient une grande liberté de mouvement.
    Autour, les branches s'agitèrent, frémissantes. Peut-être désireuses d'attendre ces créatures habitées de la douce tiédeur de la vie, afin de leur voler jusqu'à la dernière miette de souffle... Le printemps débutait à peine son œuvre régénératrice.
    Cependant, il ne craignait pas que l'homme eut pu porter la main sur lui à fin de le blesser. Non, pas la moindre peur ne l'habitait. Cela avait-il déjà été le cas ? Il n'aurait pas su - pas voulu - l'admettre. En cet instant, sa seule préoccupation était le présent, dans sa forme la plus pure.

    S'avançant encore, il réduisit la distance qui les séparait tant que cela était encore possible. les feuilles mourantes crissaient sous ses griffes.

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MessageSujet: Re: L'écume à la gueule [Trajan]   Dim 22 Mar 2009 - 19:51

Je crois que j'ai failli tomber sur le cul, oui, au sens littérale, oh, j'avais vu bien choses dans ma vie, enfin voir, vous me comprenez, mais là, c'était incroyable, un animal me parlait, pas par des grognements où autres choses, non, par des mots, des mots parfaitement intelligible, sans le moindre accent. Nul doute, il y avait de la magie dans l'air...
De la magie...Je ne suis pas un être de sciences, je le confesse sans aucune honte, pourtant j'avais entendu parler de créatures capable de se changer, on les nommait des Loups-Mages...Avais-je face à moi un de ces spécimens? J'avais du mal y croire, pourtant, magie, loup gigantesque, c'était d'important facteur à prendre en compte.
Cependant, l'heure du combat n'étais pas venu, vois-tu, la créature avais lâcher ces quelques mots :


-Soigne-moi si tant soit peu tu en as la capacité.

Je me détendis légèrement, mes muscles se relâchèrent d'eux même, au moins j'avais une réponse, j'étais certes surpris, mais j'avais une réponses. Doucement, j'ouvris ma sacoche, oui, j'ai beau être un guerrier du chaos, j'ai beau me régénérer en ingérant du sang, ça ne fais pas tout, certaines blessures demandes quelques connaissances, et j'ai presque vécu un an de combat sans Ses bénédictions.
J'ouvris donc le sac et je me mis à parler, mes mouvements était lent, je ne cherchais pas la confrontation, une victoire n'en ai pas une si la proie est blessé, et puis, pour une fois que je pouvais discuter sans tuer. Je lâchait alors :


-Dans ce sac j'ai des plantes médicinales qui doivent aider à la cicatrisation et à la désinfection. Couche toi près de la rivière.

Je devais être un peu timbré, enfin, je sais maintenant que c'était un être doué de parle, mais quand même en y repensant, je lui parlais comme s'il s'agissait d'un de mes frères ou d'une de mes soeurs. Il falalit dire que la situation était étrange, parler avec un être sans devoir le tuer alors qu'il ne partage pas SA bénédiction. C'était nouveau pour moi; D'ailleurs, je crois que ma voie gutturale à ajouter :

-JE crois que je suis devenu fou non, je crois comprendre tes paroles...Ah moins qu'IL ne me mette à l'épreuve...

Et sur ces mots, j'attendis que la créature s'allonge pour que je lui panse ses plaies.
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Cheilan de la 'Noire
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MessageSujet: Re: L'écume à la gueule [Trajan]   Dim 29 Mar 2009 - 16:37

    Durant quelques instants, l'homme demeura immobile. Sa poitrine se soulevait lentement, au rythme de ses inspirations, et sa respiration que rien n'encombrait se mêlait au vent en un imperceptible chuchotis. Son museau si proche qu'il frôlait presque le front de l'homme, Cheilan percevait la course des fluides en son corps.
    La Vie en elle-même était un état qui, souvent, dépassait l'entendement ; cependant, cela n'était peut-être pas le cas du point de vue du Loup-Mage. Que son approche, sa perception, avaient-elles de particulier ? Il n'avait guère envie de se comparer aux humains.
    Où était-elle, celle qu'il cherchait ?
    Où était-elle, sa liberté ?
    Mais jamais il n'en viendrait à croire qu'il était condamné à errer sa vie entière. Non, ce n'était pas de l'espoir, ce n'était même plus de la détermination, c'était de l'habitude ; plus encore, une force irrésistible qui l'attirait en avant, qui le poussait à filer telle la flèche vers son but. Il chercherait, et il les trouverait, ceux que les bipèdes nomment quiétude et sérénité.
    Alors seulement il pourrait redevenir cette créature impulsive et violente qu'il aurait toujours dû être. Il fût un temps durant lequel il se serait jeté sur cet homme sans considération aucune pour ce qu'il était, ce qu'il ressentait. Il l'aurait déchiqueté de ses crocs et de ses griffes et sa bave se serait mêlée à son sang et sa haine à sa peur et leur sueur à la terre. Ou alors il serait mort et le sang aurait éclaboussé ses prunelles, voilées de telle sorte que le soleil ne pût plus les atteindre.
    Comment expliquer son comportement envers l'humain ? Était-il si différent de tous ceux qu'il avait tué, auparavant ? Peut-être, ou pas... Cela venait plus probablement de lui. Il ne connaissait pas l'Autre, pourtant il l'imaginait, comme toujours. Jamais les hommes ne montraient ce que contenaient réellement leur cœur - souvent n'en avait-ils même pas conscience - alors pourquoi ne pas l'inventer ? Il était seul, seul dans son monde. Nul ne put plus pénétrer son univers. Ni ses semblables, ni cette espèce qui l'avait détourné des autres Loups. Il n'était plus entier, il était comme... abimé.
    Et la Nature avait apposé sa griffe sur lui, faisait de son corps l'instrument de la vengeance.

    L'homme avait relâché la tension qui habitait ses muscles et qui leur conférait la possibilité de réagir en une fraction de secondes. Ainsi accordait-il foi aux paroles du Loup ?... Maintenant, s'il venait à frapper, il était impossible qu'il échoue ; la gorge était si proche qu'il percevait sa chaleur... Les mouvements de l'humain se firent particulièrement lents, aussi Cheilan recula-t-il d'un pas, ce afin de lui laisser une certaine marge pour évoluer sans se sentir entravé.

    Des plantes médicinales... Cet humain possédait donc ce genre de connaissances. Il eut aussi bien pu envisager d'empoisonner insidieusement le Loup, et... Non, il se trouvait que Cheilan avait pour lui tapi sa méfiance, laquelle ne tourbillonnait plus, n'irriguait plus chacune des fibres de son être. Si jamais, cependant, l'homme venait à le trahir, alors il saurait se convaincre qu'il en avait toujours été persuadé.
    Rien ne sert de douter ; seules conviennent les positions tranchées. Si l'on ne sait pas où l'on va, même si le but était inutile de quelque manière que ce soit, l'on risque de se perdre en route. Mieux vaut-il tourner en rond que se perdre ? Bien sûr.
    Détachant ses yeux de ceux de l'autre, le Loup-Mage se détourna posément. Une bourrasque ébouriffa son pelage noir. Il franchit les quelques pas qui le séparaient de l'eau, avant de reporter son attention sur une large pierre plate qui surplombait les flots translucides. Sans difficulté apparente, il s'y hissa. Puis il laissa son arrière train s'affaisser ; s'allongea tout à fait. La tête posée sur ses longues pattes, il observait l'humain, un peu en contrebas.

    Il...
    Une autre créature - un mâle - régissait la vie de l'homme, semblait-il. Jusqu'où l'obsédait-il ? Agissait-il indirectement sur ses actes, sa vie ?... Cheilan ouvrit grand sa gueule en un sourire goguenard qui dévoila sa langue rougeoyante comme ses crocs éclatants.


    « Serais-tu comme moi, l'humain ? »
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MessageSujet: Re: L'écume à la gueule [Trajan]   Dim 29 Mar 2009 - 18:01

En y repensant c'était un peu de la folie ce que je faisais, je m'étais détendu face à un prédateur, mais quelques choses en moi m'avais dit que s'il avait voulu me tuer il l'aurait fait depuis déjà quelques minutes. Enfin, me tuer, la bataille aurait été dur, mais nul doute que je l'aurais au moins emporté dans la tombe avec moi.

Mais j'avais raison de faire confiance à la créature en face de moi, en effet, elle recula d'un pas comem si elle voulait me laisser un peu plus d'espace, hum, amusant nan? C'était plus proche d'un geste d'humain envers un animal que l'inverse.
Pardon? Les plantes médicinales, je vous l'ai déjà dit, quelques notions peuvent être utiles, où, je connais la base de chez la bases hein, juste de quoi désinfecté et pas tuer la personne que je soigne. Puis, elle parla de nouveau, la créature j'entends. Cette fois-ci, je m'étais attendu à ce qu'elle puisse parler et ne laissa apparaître rien de mon côté, gardant mon visage fermé, presque froid, semblable à une sculpture faite à la hache, grossière, mal habile. Je me contenais donc de fouillais dans ma sacoche, et, une fois ce que je voulais trouvais, je lui lâchais :


-Je ne comprend pas le sens totale de ta question...Veut tu dire que comme toi je vis au grand air? Dans ce cas je dirais oui.

Ma voie était toujours aussi lourde, on dirait le grondement d'un tonnerre, l'accent guttural du nord, ma région de naissance, cela fait bien longtemps que je ne suis pas retourné sur ces terres d'ailleurs, mais la nostalgie ne fais pas avancer les choses. D'un mouvement simple, je prend de l'eau claire qui est a mes pieds pour retirer de mes grosses pattes qui me servent de main la terre que j'ai, tout ne part pas. Je prend une des herbes et je commence à la mâcher, la salive à des effets désinfectant et guérisseur. je lance en continuant de mâchonner :

{color=darkseagreen]-Les Loups ne parlent pas normalement...Je me trompe?[/color]

j'étais désireux de savoir plus sur cette créature, pourquoi, je ne pourrais le dire moi même. Peut être juste pour parler...
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MessageSujet: Re: L'écume à la gueule [Trajan]   Lun 6 Avr 2009 - 7:56

    Les humains ne voient-il que ce qu'ils désirent ? Peut-être. Cependant, en ce domaine, ils ne pouvaient égaler le Loup.

    Une vie au grand air... Cette créature, pourtant, ne semblait pas en souffrir. Si elle s'était attribué un but, ou que quelqu'un s'était chargé de cela pour elle, alors, chaque aube, nimbée de lumière, elle marchait dans la même direction. Ce qui, pour Cheilan, signifiait forcément que sa vie en était simplifiée. Les sentiments humains... Ceux qui assassinent en sont-ils encore capables ?
    Assassiner n'est pas seulement tuer. Or, nul assassinat n'est pire que celui de l'un de ses semblables.

    Uymli s'était assise, lentement. Elle appartenait à d'autres temps et lieux. Y compris pour elle-même, elle n'existait plus. Elle, était incapable de décider comme lui l'aurait fait en ce genre de situation. L'inanité de son être la poussait à l'inactivité, et cela semblait encore être le meilleur choix.

    Naturel, l'humain s'accroupit, nettoya grossièrement ses mains.

    « J'ai appris. »

    Lentement, il s'étira, faisant bailler ses plaies sous sa fourrure noire. Et quoi d'autre ? Pourquoi les Loups n'auraient-ils pas pu parler ? Ils communiquaient entre eux avec autant, sinon plus, de précision que le faisaient les humains ou les autres. Seulement, la langue des hommes seule s'est réservée le mot "parler", n'est-ce pas ?
    Cheilan ignorait si cet être avait ou non saisit sa véritable nature, comme ce qu'il savait précisément des Mages. Il aurait pu lui expliquer comment, grâce à la magie, il parvenait à produire ces vibrations sonores - ses cordes vocales n'étant pas dotées de l'amplitude nécessaire. Pour l'instant, il n'usait plus de la métamorphose en mainate, qu'il employait lorsqu'il avait besoin de parler plus longuement, et quand il disposait de davantage de magie. Au fil des années, il avait modelé le sortilège qui permettait de "trancher" l'air, afin de diminuer son amplitude, maîtrisant à la perfection sa fréquence.
    Ainsi, sa voix ne semblait pas sortir de sa gorge, mais d'un point indéterminé, quelques centimètres au-dessus de sa tête. De plus, elle était particulièrement grave, forte, quoique d'une limpidité à toute épreuve.

    « J'ai vécu parmi tes semblables - et assimilés. Ils m'avaient forcé. Mais, quand ma meute a été tuée, par d'autres bipèdes, j'ai coupé tout lien, j'ai cessé d'être corrompu. »

    Sa meute... Il parlait de ces humains, de ces elfes et ces nains, cette compagnie de mercenaire au cœur de laquelle il avait grandi, élevé avec peut-être plus de considération qu'ils n'en auraient eu pour un chiot, mais avec mille fois plus de crainte. Lui, farouche, leur avait d'ailleurs rendu la pareille au centuple.
    Sûrement était-ce la toute première qu'il évoquait ce passé devant un humain. Cela ne le gênait pas. Il avait cessé d'être corrompu. C'était le passé.
    Mais n'était-ce pas après son passé qu'il courait, en cet instant même ?

    Il changea de posture pour s'étendre sur le flanc plutôt que le ventre. La douleur lui accordait au moins l'avantage de ne plus percevoir les épines de pierre.
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MessageSujet: Re: L'écume à la gueule [Trajan]   Mar 21 Avr 2009 - 8:34

J'hochais la tête, doucement, comme perdu dans mes pensées, non, vraiment, je crois que je comprenais cet animal, moi aussi en y pensant j'avais été vécu quelques temps comme esclave, car vivre forcé était vivre en esclave, a genou, la tête baissé avant qu'IL ne m'aide à me relever. Te cette créature, où avait elle trouvait la force de se relever?
ceci était une nouvelle fois une preuve de ma faiblesse, sans le chaos je serait mort dans les geôle des drows, alors que le loup lui s'était relevé, seul , sans personne, du moins, je le pensais.
Sans rien dire, doucement, je retirait la pâte verdâtre que je venais de confectionnait, l'odeur n'était pas des plus plaisante, mais les vertus que cette dernière avait été avéré et je l'avais tester mainte et mainte fois.
Doucement, lentement, avec autant d'agilité et de dextérité que pouvait me le permettre mes gros doigts, j'appliquais avec attention la pâte sur les plaies béantes du loup. ma voie s'éleva alors couvrant facilement le bruit de l'eau environnante :


-Corrompu, je ne saisi pas vraiment ce que tu veux dire par là...

Je marquais une petite pause avant de continuer de nouveau :

-J'ai moi aussi vécu sous contrainte. ce fut bref, mais assez agaçant. Mais toi en tant que loup tu es plus libre que moi, Trajan...
Ou que j'aille, je suis lié par un serment et je ne suis jamais libre...c'est comment d'être libre?


Ah ma façon de parler, on aurait put croire que j'étais un enfant, mais la situation avait quelques choses de cocasse non? Je veux dire, j'étais un homme, chasseur d'âme et lui un loup doué de pouvoir. Situation peut habituel, peut être était-ce pour cela que ma diction laissé à désiré, je ne savais pas trop quoi dire, et je n'avais que trop peu l'habitude de parler à des gens. c'était claire que je me débrouillais mieux avec une hache qu'avec mes paroles. Mais j'étais quand même quelqu'un de curieux et derrière ma face de barbare nordique, j'étais assez...Intéressé pas le monde.

//dsl du temps de réponse te de la taille de ce post.//
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MessageSujet: Re: L'écume à la gueule [Trajan]   Lun 11 Mai 2009 - 19:49

    Cheilan avait-il vécu esclave ? Jamais il n'avait été réellement asservi par les hommes et assimilés ; il aurait pu fuir, il possédait son corps. Il était physiquement Libre. Cependant, il n'était pas maître de lui-même, de ses pensées. Le traumatisme de la séparation avait interrompu sa croissance de Louveteau en un point critique. Il était dépendant d'une mère Louve, il était devenu dépendant d'une humaine et, par extension, de toute l'espèce bipède.
    S'il était esclave, c'était en cela.
    Toutefois, les Loup-Mages ne sont pas créatures d'argile, modelables à souhait et la Nature profondément ancrée en lui hérissait des parois de pics, haine, rancœur, rébellion, des tornades glaciales qui tourmentaient son corps, tourbillonnantes.
    Mais sa mère adoptive, humaine, était morte. Il pourrait la chercher ; il n'était pas en quête d'un visage, d'une voix ou d'un rire mais d'un comportement, d'une attitude. Trouverait-il ce cœur et cet esprit ? Rien ne l'indiquait.
    Pourtant, à ce point de sa vie, le jeune adulte ne pouvait plus reculer. Il n'en avait jamais été capable, constamment tendu vers l'avenir.


    - Corrompu, je ne saisis pas vraiment ce que tu veux dire par là...

    L'Humain appliquait, de ses mains, la pâte, promesse de guérison - de vie.

    « Corrompu, c'est l'espoir pourri de l'intérieur, une graine plantée par d'autres mains que les tiennes et que tu ne peux déraciner. »

    De quelle autre façon aurait-il pu exprimer cette idée abstraite ? L'esprit de ces deux êtres ne fonctionnait pas de semblable manière. Cependant, ils vivaient dans le même monde. "Planter"... C'était là une conception purement Humaine, toutefois.
    Il était vrai que le Loup-Mage n'était plus une créature sauvage à l'état pur, un joyau naturellement poli. Des doigts aux ongles plats avaient éraflé les angles de son être.

    Son regard doré se planta férocement dans les prunelles voilées.

    Il disait avoir vécu sous la contrainte. La contrainte matérielle ? Peut-être... Quelle liberté concevait-il ?
    Qu'était-ce que la liberté, pour un Humain ?
    Ces créatures trainaient d'indestructibles fers derrière elles, et la mort seule en possédait la clef...
    Un serment... L'esprit de l'Humain était entravé, à l'image de son corps. Il présentait les choses simplement, comme l'aurait fait un jeune être, une créature pure, que les obligations et contraintes n'avaient pas encore érodée.


    « Être libre comme je le suis, ce qui n'est pas pareil pour tous, c'est la vie et c'est la mort chaque jour, c'est l'aube sanglante sur la neige et les senteurs mille fois amplifiées des forêts en haut des précipices, c'est la sueur des proies sans cesse renouvelées et le zénith sans fin d'une existence dénuée de lendemain. Chaque instant je savoure comme nul ne le peut. »

    La Magie devint murmure, le denier mot ne fut qu'un souffle.

    « Lorsque je partirai, je vivrai, je trouverai. Mais tu demeureras en ma mémoire car jamais je n'oublie. Tu n'as pour moi pas de nom mais tu possèdes une odeur, l'aura de ton être. »
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