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 [Hunzrung Langk] Une nouvelle inspection pour un nouvel Ongaraz

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Harald Barbe-Sanglante
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MessageSujet: [Hunzrung Langk] Une nouvelle inspection pour un nouvel Ongaraz    Dim 11 Mar 2018 - 14:17


  • 4ème jour de la 2ème énéade du Xème année du Xième cycle.

    Cela faisait quelques temps déjà qu’Harald n’avait pas foulé le sol de Lorn, et qu’il n’avait plus posé ses yeux sur le mur qui séparait la frontière Sud de Lorn et du Zagazorn avec les Wandres. Depuis son accession au poste d’Ongaraz de Lante, il passait le plus clair de son temps dans le bureau qui était devenu le sien, dans le Palais de Lante. Il avait dû trier les papiers de son prédécesseur, analyser toutes maquettes qu’il avait construit et prendre possession des lieux et de sa nouvelle fonction. Lorsque Throgrel nomma Harald à ce haut poste militaire, ce fut un honneur incommensurable pour le Thane du clan Brise-Os.

    Le clan s’enorgueillissait d’être un des meilleurs clans guerriers de tout le Zagazorn, cultivant l’art de la guerre et du combat depuis les temps ancestraux, permettant ainsi de compter certains des meilleurs guerriers du Zagazorn parmi les membres du clan. Pourtant, si énormément de membres du clan avaient intégrés l’armée au cours des cycles, occupant souvent des postes de capitaines, jamais un seul Brise-Os n’avait eu l’honneur d’accéder au poste d’Ongaraz.

    Durant le voyage, Harald s’était remémoré l’honneur qu’il avait ressenti, la fierté de voir Throgrel coiffer ses épaules de la cape, devant le peuple de Lante et les membres de son clan. Si sa barbe n’avait pas été si fournie, il aurait été possible d’apercevoir un sourire presque constant tandis qu’il se rendait jusqu’au mur qui avait achevé sa construction. Pour un nain qui avait passé toute sa vie la hache à la main, et qui avait voué sa vie à l’armée de Lante, participé à tant de batailles, s’était tant battu pour les siens, le rôle dont il était dorénavant investi était source de joie, d’honneur et de fierté. D’ailleurs en parlant de batailles, il en portait les stigmates un peu partout sur le corps, et sur le visage. Une belle entaille en forme de « L » entre l’arcade sourcilière gauche et la joue droite. Un trophée pour Harald.

    La dernière fois qu’il avait mis un pied sur l’Hunzrung-Lanck, c’était en tant que capitaine du premier bataillon d’infanterie lourde de Lante. Alors chargé de la surveillance de la construction, de l’exploitation des forêts Wandraises et de la sécurisation des lieux, il avait passé plusieurs semaines en poste à Lorn, ce qui lui donna l’occasion de combattre quelques groupes Wandrais qui tentaient de s’introduire sur le territoire de Lante, où qui tentaient de s’en prendre aux barbes qui coupaient le bois dans les forêts au Sud du mur. Quelques accrochages qui ne furent aucune pertes côté Dawi, à part un blessé léger, un jeune soldat.

    Et le voilà qui était arrivé. Le sergent de sa garde personnelle ouvrit la porte de son char, le gratifiant d’un « Baruk » grave et retentissant. Harald descendit du char, son casque sous le bras et rendit la politesse au sergent avant de porter son regard sur l’ensemble des lieux s’étendant devant lui. Il regardait alors l’Hunzrung-Lanck, les barbes bâtisseurs, menuisiers, forgerons et ingénieurs qui allaient et venaient et qui s’affairaient pour bâtir ce chef d’œuvre d’architecture militaire dans les plus pures traditions Dawi, avec tout le perfectionnisme, l’efficacité et la précision d’un peuple séculaire.
    Les tours érigées, les chemins de rondes, les soldats en patrouilles saluant l’arrivée d’Harald, l’Ongaraz, le bruit du marteau du forgeron et les étincelles produites par les chocs, les mécanismes fabriqués pour hisser le bois, les pierres et toutes les installations militaires, toutes ces barbes qui s’affairaient produisaient un spectacle agréable pour les yeux d’un Dawi, et Harald, bien qu’il n’était pas à l’origine de cette prouesse militaire, éprouvait une grande fierté devant toutes ces barbes au travail. L’ingénierie Dawi est réputée dans le monde entier. Et encore une fois, cette construction en était un exemple parfait.

    - Jorleif dit Harald en interpellant le sergent, où est Gloik ?

    - Le capitaine est avec les Thanes bâtisseurs et ingénieurs, sous la grande tente, Ongaraz Répondit Jorleif.

    - Bien Répondit Harald de sa voix graveleuse tout en passant sa main dans sa longue barbe. Allons-voir c’nouveau capitaine fraichement nommé ! Dit-il en laissant s’échapper un léger rire grave.

    Harald prit le chemin de la grande tente, escorté de sa garde personnelle. Le soleil était haut dans le ciel et baignait le Zagazorn de ses rayons chauds et lumineux qu’un été vaillant animait de toute ses grâces. L’amure d’Harald d’un noir profond absorbait les rayons lumineux que seuls les dorures et les peintures carmines renvoyaient tout autour. Sa longue cape rouge sang brodée de l’emblème de la ville de Lante tombait jusqu’à l’arrière de ses chevilles, ses deux haches à une main frottaient à chaque pas sur les plaques de plate et ses gantelets donnaient l’impression que ses doigts ressemblaient aux griffes du dragon noir. Il avait du charisme bien sûr et il s’en enorgueillissait. Mais son charisme et le respect qu’il imposait étaient d’avantages dû à son passé de capitaine. Les soldats qui sécurisaient les lieux en ce moment étaient ceux de son ancien régiment dont il fut capitaine pendant des dizaines d’années. Ce n’était pas pour rien qu’il avait décidé de faire son inspection aujourd’hui. Il voulait voir ses barbes, et celui qu’il avait désigné pour le remplacer à la tête du premier bataillon. C’était la première fois qu’il revoyait son ancien régiment depuis qu’il avait accédé à la fonction d’Ongaraz. Revoir ses compagnons d’arme l’emplissait de fierté bien que son statut ne l’oblige dorénavant à s’intéresser à tous les autres régiments et non plus à un seul.

    - L’Ongaraz entre ! Dit Jorleif en annonçant l’arrivée d’Harald dans la tente à ceux qui l’occupait.

    - Baruk, Ongaraz ! Répondirent les autres en se levant et en se tournant vers l’entrée.

    - Baruk ! Répondit à son tour Harald tout plaçant sa main droite à son cœur avant de poser son casque sur la table.

    Un long silence empli la tente tandis qu’Harald et Gloik se toisaient de toute leurs barbes. Finalement, ils posèrent chacun une main sur l’épaule de l’autre, avant de se sourire mutuellement et de rire ensemble. Des rires bien gras, bien forts, associés à une accolade se concluant par une forte tape dans le dos.

    - HAAAAA ! Mon ami ! Reprit Harald. Je vois que tu prends tes nouvelles fonctions à cœur ! Des s’maines qu’on ne t’as pas vu à la caserne ! Capitaine, ce n’est pas de tout repos hein !

    - En effet Ongaraz Répondit Gloik. C’est beaucoup de responsabilités, mais pour la gloire du Zagazorn je travaillerais comme un barbu dans une mine ! Je vous transmets à nouveau toutes nos félicitations pour votre nomination, Ongaraz. Je ne voyais pas de dawi plus éminent que vous pour ce poste !

    - Trêve de bavardages, c’est digne des umgi Reprit Harald. Alors compte rendu de la situation capitaine ?

    - Oui Ongaraz Dit Gloik avant de se placer devant la table et les rapports qui trônaient dessus. La construction avance plutôt bien mais Holfar Hache-Rousse saura vous en parler plus avant. En revanche, les soldats ont remarqué il y a plusieurs jours de nombreuses traces de mouvements de Wandrais dans les lieux où nos barbes extraient le bois de Wandres. J’ai augmenté le nombre de soldats pour sécuriser les barbes, et un affrontement a eu lieu il a 3 jours. Environs une trentaine de Wandrais contre 12 soldats d’infanterie lourde. Une barbe a cependant été blessé, rien chez nos soldats. Les Wandrais attaquent souvent en milieu de journée ou juste avant de repartir derrière le mur à la tombée de la nuit, donc ils ne sont pas loin dans la forêt pour pouvoir se replier à volonté. Je pensais organiser une expédition de reconnaissance et de combat pour les débusquer et les massacrer. Votre présence est plus que bienvenue Ongaraz.

    - C’est ce que je vois en effet Répondit Harald d’une voix calme tout en perdant son regard sur les rapports, comme s’il était en proie à une grande réflexion. Très bien, capitaine, formez une section de 12 barbes expérimentés et solides, dont vous. Je commanderais le tout, ma barbe à soif de sang. Il va falloir faire venir des éclaireurs, j’envoie le messager dans l’heure. Je veux que nous détruisions ces vermines avant la fin de l'énéade.

    - A vos ordres Ongaraz Reprit Gloik. Voulez-vous voir Holfar Hache-Rousse ?

    - Oui, bien sûr ! Il me tarde de connaître l’avancée de l’Hunzrung-Lanck.

    Tandis que Gloik désigna une barbe pour trouver Holfar et le faire venir, celui-ci fit servir des choppes de cervoises pour chacune des barbes présents sous la tente. Les choppes s’entrechoquèrent et l’on entendit les bruits des goulées et de la cervoise qui coule de la bouche et s’éparpille dans les barbes jusqu’au sol. Quelques gorgées salvatrices pour hydrater les corps et fêter des retrouvailles.

    Mais si Harald était venu jusqu’au mur, ce n’était pas seulement pour voir son ancien ami de régiment. L’absence de Thorgrel Poing-De-Fer faisait d’Harald le dirigeant par intérim de Lante en plus de ses responsabilités comme Ongaraz des armées. Aussi fallait-il qu’il s’occupe de l’avancée du mur, des besoins des clans bâtisseurs et artisans, des doléances et des avis des barbes en charge de tout cela. Il s’agissait de son premier déplacement depuis sa nomination par le Gazanundi, et sa droiture, sa discipline et sa dévotion légendaire pour le peuple Dawi poussaient Harald à donner le maximum de lui-même dans chacune de ses missions.
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Thorgrel Poing-de-Fer
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MessageSujet: Re: [Hunzrung Langk] Une nouvelle inspection pour un nouvel Ongaraz    Mer 14 Mar 2018 - 21:29


Olfdar Hache-Rousse


Hache-Rousse n'était pas un nain connu pour son manque d'efficacité, dur à la tâche même parmi les siens, sa réputation d’acharné poilu avait de quoi faire tourner caboche à moult pisse-lait en manque de repaire. Une pogne de fer dans un gantelet d'acier trempé, voila une maxime barbuseument populaire qui lui collait à ravir, pourtant, ces derniers jours furent parmi les plus retords qu'il ait eut à gérer de toute son existence.
Accoudé au merlon de la tour qui juxtaposait la Porte de Fer, le Kerkadrengi scrutait l'horizon d'un regard sévère, plus occupé à jauger le fil de ses pensées qu'à admirer un paysage qu'il ne connaissait aujourd'hui que trop bien. A ses pieds s'étiraient le marécage fangique et lugubre portant le nom de Myriades, de son point de vue, rien de plus qu'une fosse à étrons, habitée par un ramassis de traînes-misères aux pratiques fort peu honorable et dénué de toute éthique convenable. Ses plus proches voisins et cela, depuis des mois et des mois maintenant.
S'ils représentaient un problème, ils n'étaient qu'une aiguille parmis d'autres parmis la quantitée présentent dans sa chaire jours, après jours.
Ce chantier titanesque avait semble t'il eu raison de sa patiente et de son flegme légendaire, aujourd'hui et pour la première fois depuis le presque double siècle accumulé de son existence, Olfdar se sentait vieux.
Il était un guerrier, sa Braise-Vie avait était forgé pour se battre, répandre le sang et chanter en suite aux morts victorieux. Des tâches simples, joyeuses, qui ne lui manquaient que trop en ces temps.

Le dégèle avait sonné le glas de son repos et le début de la reprise de son dernier grand combat, à savoir, coordonner, ordonner, surveiller et régler le moindre pépins inhérent à la construction de l'Hunzrung Langk.

Les nains étaient pourtant connus pour être de bon travailleurs, adhérant facilement à la notion de hiérarchie et par dessus tout, aux respects des supérieurs et anciens. Mais la tâche qui lui avait été confié lui semblait au dessus de ses forces et cela, et cela malgré l'obéissance sans bornes que lui portaient les barbes officiants en ces lieux.


« Olfdar, l'Ongaraz est ici. »

Un intendant portant le nom de Tharek le tira brutalement de sa rêverie. D'un grognement acquiesçant, il quitta son poste d'observation et ce mit en chemin, dévalant les marches deux par deux. Harald Brise-Os ne lui était pas inconnu, originaire de Lante, son clan avait toujours fait partit du paysage guerrier de la cité et ce dernier était un digne descendant des manieurs de tranchoirs qui battaient le Brissalion depuis des siècles maintenant. Ayant même combattu à ses cotés pendant le Kharogan, il partageait avec ce nain la même hargne, la même passion du champ de bataille et le même respect des traditions. Autant de points communs qui lui rendaient le personnage on ne peut plus sympathique.
Se remémorant le faste de la cérémonie qui avait vu son élection au poste de Première Hache, Hache-Rousse arriva néanmoins la mine basse en présence de l'Ongaraz qu'il salua d'un hochement de tête respectueux.


« Baruk Ongaraz, tu es plus que bienvenue, comment ce porte Lante ? »

La question était réel, Olfdar n'avait plus mit une guibolle dans la cité des Plaines depuis des mois maintenant, son dernier voyage ne l'ayant porté point plus loin que le village d'Al-Rintalazad.

« Nous ne manquons pas d'activité ici, surtout depuis la mise en service du réseau tunnelier. Les travaux prirent moult retard après l'effondrement d'un boyaux à hauteur du vingtième parement, une salle histoire Ongaraz, nous n'avions pas anticipé la crue d'un des foutus bras de ces foutus marécages. Ce fût le début d'un enchaînement de problèmes mineurs mais qui eurent pour effet de miner le moral des barbes présentent. Je n'aurai jamais crut dire cela un jour Thane des Brise-Os , mais nous affrontons aujourd'hui un ennemi bien plus redoutable qu'une horde verte assoiffé de vengeance. Il débarqua sans prévenir, sans un bruit, s'installa durablement et nous ne possédons aucunes armes efficaces pour le combattre. Il ne craint ni l'acier, ni le feu, ni même nos poings...» Faisant mine de chasser une invisible fumerolle prêt de son esgourde, Olfdar claqua bruyamment de la paluche sur sa nuque et grogna.
« Ces foutus moustiques. » On ne remarquait pas évidement leurs présences, mais les petits insectes voletaient effectivement en colonnie plus ou moins bruyante depuis des jours maintenant.
« Ils sont apparus peut après la crue, le retour du soleil à dut jouer sur l'éclosions de leurs larves et ils sont devenus notre pire cauchemar. Une dizaine de poilus ont dut être rapatriés dans la forêt afin d'être soigné. Terrassé par un mal inconnu, une fièvre hachillé au corps. »
Olfdar c'était exprimé d'une traite, on pouvait ressentir la fatigue latente derrière ses propos, la Longue-Barbe qu'il était ne rêvait que du retour de l'hiver, seul moyenne efficace selon lui pour venir à bout de ce mal.

« Ce sont la de bien piètres nouvelles il va s'en dire, mais il me fallait les partager. Souhaites tu de plus précis détails ? Que quelqu'un apporte la bière ! »

Et Tharek s'en alla au pas de courses, tandis que Hache-Rousse s'affalait, épuisé, sur l'assise d'une chaise rembourré.
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Harald Barbe-Sanglante
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MessageSujet: Re: [Hunzrung Langk] Une nouvelle inspection pour un nouvel Ongaraz    Jeu 15 Mar 2018 - 23:32

Chacun allait à ses remerciements auprès du nouvel Ongaraz. Même si toutes les barbes ici présentes connaissaient Harald depuis belles lurettes, pour avoir combattu à ses côtés des années durant où, tout simplement, lors de ses nombreuses affectations sur l’Hunzrung Langk, un poste comme celui-ci n’était pas anodin chez les Dawi et s’accompagnait de félicitations, jusqu’à-ce que tous eurent terminés leurs congratulations.

Les félicitations firent place aux discussions diverses et variées. Certaines barbes n’avaient pas vu autre chose que ce mur et ces marécages fétides depuis des mois. Ils avaient affronté l’hiver loin de leurs familles et de leurs clans, et ils avaient dus faire face aux assauts répétés des Wandres, peu dévastateurs car désordonnés, mais dont l’impact sur le moral avait laissé sa marque, même chez le plus dévoué, le plus fidèle et le plus courageux des Dawi. Mais cela, Harald ne pouvait pas le deviner, lui qui venait de passer les derniers mois à Lante, chez lui. Mais Harald avait passé sa vie en étant entouré des Dawi les plus courageux, des plus grands guerriers et des barbes les plus éminentes, aussi savait-il autant commander ses barbes que de se préoccuper de leurs besoins.

Enfin, Olfdar arriva sous la tente de réunion. Sa présence réchauffait les cœurs des barbes alentours. De tous ceux qui étaient sur le mur, c’était lui qui y était depuis le plus longtemps. C’était lui que le précédent Ongaraz et le Gazanundi de Lante avaient chargé de s’occuper de la planification, de la construction, de l’armement et de l’amélioration du mur. Et il était le seul à supporter cette charge que personne ne pouvait soulager. Pourtant, Olfdar avait soulagé le poids des épaules d’Harald à plusieurs reprises dans le passé. Si Harald et Olfdar étaient similaires en de nombreux points, Olfdar était bien plus doué que lui. Harald ressentait un profond respect pour Olfdar Hache-Rousse, dont le clan était légendaire dans le paysage du Zagazorn. D’aucun aurait d’ailleurs pu penser que choisir Olfdar au poste d’Ongaraz aurait été plus logique qu’Harald.


- Baruk Kerkadrengi Dit Harald tout en baissant sa tête et en portant une main au cœur, en signe de profond respect pour Olfdar. Lante se porte à merveille, bien que le retour du Gazanundi ne se fasse attendre. Les barbes attendent le retour de Thorgrel avec impatience, et fondent de grands espoirs en toi Olfdar. Et je partage cet espoir.


Harald ayant terminé sa réponse qu’il voulait formelle mais également rassurante – tout autant qu’elle pourrait l’être pour une barbe en poste depuis bien longtemps – il écouta avec une attention toute particulière les propos du Kerkadrengi. Les maux des barbes, ce mal qui sévissait ici-bas sans que rien ne puisse le combattre ni sans que rien ne l’eut annoncé. Harald comprit par le discours d’Olfdar que le poste d’Ongaraz ne se limitait pas à rester assis dans un bureau, ou à faire un peu plus pour l’armée que ce qu’il réalisait déjà en tant que capitaine. Non, il allait devoir être bien plus vigilant, bien plus méticuleux et bien plus engagé encore. Et, si cette tâche l’effraya quelque peu, lui qui préférait réellement la fureur du combat à la clameur des salles de débats et d’état-major, il se ravisa rapidement. Il était une barbe, un soldat. Il était Ongaraz de Lante, le premier du clan Brise-Os à accéder à cet honneur. Et il ferait tout pour en être digne.

Tandis qu’Olfdar faisait un compte rendu de situation, on pouvait voir la barbe d’Harald se mouvoir de temps à autre, comme s’il répétait sans mot dire, les paroles du Kerkadrengi. Ses sourcils broussailleux accentuaient l’aspect extérieur de cette profonde réflexion. Les Dawi étaient les soldats les plus courageux, les travailleurs les plus acharnés, le peuple le plus fier de toute cette terre. Jamais, depuis 161 qu’il foule les terres de Lantes et du Zagazorn, il n’avait entendu parler d’une baisse de moral chez les Dawi. Il fallait clairement décortiquer chacun des arguments d’Olfdar, et agir en conséquence.

Harald ne répondit rien lorsqu’Olfdar lui demanda s’il voulait plus de détails, il se contenta seulement de marcher en rond, de saisir la chope de bière qui lui fut tendue, et de continuer à réfléchir. Olfar était épuisé, cela se voyait de loin, et cela faisait quelques temps qu’il était affalé dans une chaise confortable lorsque la bière arriva. Finalement et après plusieurs minutes, Harald se mit assis face au Kerkadrengi, plongea son regard dans le siens et lui dit d’une voix rauque mais compatissante :

- Raconte-moi tout, mon ami.
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Thorgrel Poing-de-Fer
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MessageSujet: Re: [Hunzrung Langk] Une nouvelle inspection pour un nouvel Ongaraz    Mer 21 Mar 2018 - 19:28


Olfdar Hache-Rousse


La bière en moins de temps qu'il ne fallait à une Longue-Barbe de dire « Hache ». Tharek l'intendant disposa deux imposants bocks de bois sur la table, finement tournés dans un bois de chêne aux veines noirâtres et recouverts d'une patine caractéristique à des cycles d'utilisations.  Le liquide ambrée qui les remplis dégagea un parfum doucereux et épicée, une cuvée typique du Brissalion portant le nom de Mar-de-Grognard.
Olfdar leva du pichet et en avala deux longues et lentes goulées, la mousse jaunâtre venant perler sa moustache tout du long, il en lâcha un soupir de contentement et grogna.


« Hum...Nous attendons tous le retour de Thorgrel. Nous avons réceptionné un message en provenance de Külmazad, aux dernières nouvelles, lui et ses poilus s'y trouvaient sous protection de l'Ancien Sourcil d'Airain. Je ne sais dire si cela s'en trouve être de bonne ou mauvaise augures...L'important reste qu'il soit toujours en vie. »

Sur ses mots, il releva de la chope et répéta du geste, vidant son contenue avant de se resservir. En tant que compagnon d'arme et mentor du Wyrmdrengi, Olfdar appréciait peut l'idée que son amis se retrouve entre les griffes du cupide et fourbe dirigeant de l'enclave naine d'Arétria. Jamais de son vivant n'avait t'il mit une guibolle dans ce repaire à coupe jarret qu'était la Ville-Forge, mais la réputation des barbes s'étant expatriés en ces lieux n'étaient plus à faire.
On ne trouvait la bas aucuns honneurs. Aucuns qui ne fussent dignes d'être comté en Zagazorn.
Et cela suffisait amplement à Olfdar pour s'en faire sa propre idée.

Mais le sort de Thorgrel n'était plus de son ressort, le Gazanundi était investit d'une mission qu'il était le seul à pouvoir remplir et seuls les Dieux étaient aujourd'hui en possession des clés de son destin.
Sa quête à lui était bien plus pragmatique, bien plus tangible et pourtant, loin d'être plus facile.
Sous le regard de braise de l'Ongaraz, Olfdar se racla le glissoir et reprit alors son récit, bien décidé à quérir l'avis de celui qui était au commande de la cité de Lante.


« Je nourris bien des inquiétudes Ongaraz. Malgré nos déconvenues, les travaux avancent bien, nous devrions avoir finit l'édifications des derniers systèmes de défenses avant le retour des prochains frimas. Mais ce n'est pas le détermination des clans de bâtisseurs qui m'empêchent de fermer de la mire une fois la nuit venus, loin de là...» Un moustique vint se poser sur son renifloir et eut le temps d’enfoncer son dard profondément sous son épiderme. La piqûre le fit tiquer et c'est en grognant qu'il chassa l'insecte d'un revers de paluche avant de continuer. « ... Quand disparaît le Zharat et que s'élève la Dronta, ces foutus marécages prennent vie Ongaraz. Littéralement. Si la journée nous sommes envahis de ces monstres suceurs becqueteurs de sangs, une fois le crépuscule s'étendant, je ressens par delà le Mur, une menace tapis dans les tourbières. »
De la sueur coulait du front du Kerkadrengi tandis qu'il avalait son troisième pichet de bière presque cul-sec. N'importe quel bon observateur aurait put distinguer la nervosité grandissante qui palpitait dans l'attitude et les gestes de Olfdar, mais le nain lui, ne semblait pas en avoir conscience.

« Il m'arrive de rester éveillé longtemps après que le camp se soit tût. Passant une partie de la nuit adossé aux créneaux, scrutant l'horizon. Cela fait maintenant trois ennéades qu'ils sont apparus Ongaraz...»
Scrutant à gauche et à droite rapidement, comme s'il craignait d'être entendu, Olfdar se mit à chuchoter.

« Des feux...Des feux dans la brume Ongaraz...Des milliers de flammèches verdâtres, naissant et s'évanouissant aussi vite qu'un pet de traîne-misère de l'Enclave. »

Laissant planer un silence lourd, Hache-Rousse s'humidifia une dernière fois le glissoir avant de reprendre sur un ton plus classique.
« J'ai envoyé un détachement de barbes voir de quoi il en retournait. Ils n'ont rien distingués d'anormal. J'ai en suite fait interrogé certains des vagabonds transitant encore par le Vieux-Sentier, certains me narrèrent bien l'agitation d'un clan de sauvageonne mitoyen, les Kertova, mais nous connaissance ces pisseuses en guenille, elles se tiennent à carreau depuis qu'un de leur groupe se soient faits étripaillés par nos chars...»
Nouveau silence nerveux.
« Personne Ongaraz, personne n'a put me renseigner sur l'origine de ces feux...As tu déjà eu vent de ce phénomène ? »
Visiblement, Olfdar était à bout.

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Harald Barbe-Sanglante
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MessageSujet: Re: [Hunzrung Langk] Une nouvelle inspection pour un nouvel Ongaraz    Lun 26 Mar 2018 - 22:20

Une chope à la main, le regard perdu dans ses pensées que le discours du kerkadrengi alimentait, ses sourcils broussailleux se mouvant parfois en des froncements presque menaçants tandis qu’il tapotait de son autre main sa sombre armure couleur noir de jais, que des formes géométriques couleur carmine agrémentait avec grâce. A l’évocation de l’attente du retour du Gazanundi de Lante, il caressa quelque peu l’agrafe sur son cœur, dont la forme rappelait la ville de Lante et qui attachait sa cape d’Ongaraz. Il n’avait même pas touché à sa bière tant il était plongé dans ses pensées. Tout ce qu’il faisait c’était prêter toute ses pensées et son attention aux propos de Hache-Rousse.


- Oui mon ami, l’essentiel est qu’il soit en vie et j’ai confiance en Thorgrel et aux barbes qui le garde, il reviendra. Mais la tâche de diriger m’incombe et c’est un fardeau que je relève avec fierté et honneur. Aussi suis-je venu aujourd’hui Kerkadrengi, et je regrette de ne pas être venu plus tôt.


Il voulait rassurer Olfdar, à la fois en lui montrant qu’il faisait attention à l’état du Kerkadrengi, et à ses plaintes, mais également en affichant un profil fort, et une volonté aussi solide que l’acier des grands forgerons. Finalement, il porta sa choppe aux lèvres, et prit une grande rasade, comme pour se donner du courage ou du cœur à l’ouvrage. Il comprenait que sa responsabilité ne se limiterai donc plus qu’à l’aspect administratif des bureaux de Lante. Il fallait être un meneur et un dirigeant. Quelque chose qu’il n’avait appris qu’en surface pour ce qui est d’être un dirigeant. Et ce baptême du feu serait, à n’en pas douter, des plus intéressant et des plus difficile. Bien qu’il s’inquiétât pour l’avenir de Thorgrel qui s’était rendu dans ce repaire de coupe-jarret qu’Harald ne connaissait que grâce à une terrible réputation, il fallait être tout à ses responsabilités et à son travail. Pourtant, de nombreuses fois il aurait rêvé de laver l’honneur du Zagazorn en purifiant la Ville-Forge comme il savait bien le faire : à coup de hache et de bouclier.

Il écouta donc les détails donnés par Olfdar. Il se mit assis, conscient que la masse d’information qu’il allait devoir assimiler lui demanderait une concentration sans faille qu’une position assise et décontractée lui permettrait sans doute. Il prit quelques rasades afin d’humecter un peu son gosier et sa langue que la poussière du voyage avait asséchée.

La nouvelle de l’avancée des travaux et des systèmes de défenses arrivait à point nommée compte tenu des autres signes inquiétants évoqués par Olfdar et la prochaine expédition militaire organisée dans les Wandres afin de déloger les groupes de sauvages qui battent la région et rendent le travail des barbes bâtisseurs et bucherons trop dangereuse. Au moment où Olfdar doit faire face à l’attaque furtive d’un moustique, Harald subit les affres de ces minuscules bestioles à son tour, qu’il chassa d’un coup de main qui termina sa course contre sa joue dans un bruit claquant. Il reprit toute son attention après avoir de nouveau frapper de sa main contre la table à la vue d’un autre de ces insectes inutiles. Décidément, combattre les moustiques était plus difficile que de reprendre les 7 niveaux de la ville d’Almis.

L’ambiance devint soudainement lourde à mesure que les paroles du kerkadrengi évoquaient avec gravité les évènements qui semblaient terrifier Olfdar. Il semblait terrifier. Il avalait sa bière avec rapidité et ses yeux écarquillés trahissaient une peur bien plus grande encore. C’était comme s’il s’abandonnait à son récit sans aucune barrière, sans aucun artifice. Il avait peur, et lui-même ne semblait pas s’en rendre compte. En revanche, Harald voyait bien le regard et le message qui transparaissait, les doigts crispés et la bière qui ne quittait presque pas Olfdar. Qu’un dawi soit amateur de cette boisson houblonnée n’était pas surprenant, en revanche, que la consommation soit aussi impulsive et irréfléchie, comme pour chasser des pensées difficiles, cela a de quoi inquiéter Harald. Mais il resterait distant quant à ses impressions, il ne fallait pas inquiéter le Kerkadrengi et le laisser se confier.

Des feux verts. Des milliers de flammèches. Qu’est-ce qui pourrait causer une telle agitation. Il semblerait que les effondrements et les inondations soient toujours du domaine du surmontable pour les barbes bâtisseurs, mais cette question de flammes vertes apparaissant et disparaissant sans crier gare soulevait un problème bien plus difficile à gérer. Bien plus difficile. Mais qu’est-ce que cela pourrait bien être ? Les marécages recèlent de créatures étranges, d’évènements inconnus, de choses potentiellement magiques, qui sait ? Tout n’est pas documenté. Oh, il avait bien entendu parlé des lucioles, ses petits insectes capables d’émettre leur propre lumière verte, mais rien qui ressemblerait à des flammèches. En son esprit, l’idée se précisait un peu plus à mesure que sa réflexion était menée. Olfdar Hache-Rousse, le poilu de toutes les situations, aux exploits militaires et bâtisseurs connus à travers tout le Zagazorn, mandaté par le Gazanundi et le précédent Ongaraz lui-même, commençait à montrer les signes d’un temps passé à se battre et à se dépasser qui avait déjà largement entamer son esprit. Il avait besoin de temps, de repos. Aucune autre barbe ne méritait ce repos plus que lui. Le peuple du Zagazorn, fier et robuste avait toujours eu du mal avec la notion de faiblesse, mais peu de poilus du Zagazorn pouvait se venter d’avoir autant combattu, autant donné, que ce soit en temps, en sueur et en sang pour la grandeur du royaume du Zagazorn et de la ville de Lante. S’il n’était pas dans les habitudes d’Harald d’être magnanime, le respect qu’il éprouvait pour le Kerkadrengi dépassait son attitude sévère et rustre et de loin.


- Les marécages sont recouverts d’une aura de mystère mon ami Dit Harald qui posa sur Olfdar un regard doux, pour autant qu’il le puisse. Peut-être ces flammes d’émeraude sont-elles dues à la présence de lucioles ? Quelque chose du fugace que l’été a réveillé. Je compte éclairer cela. Mais il est une autre problématique qui, à mon esprit, mérite d’être entendue. Tu es absent de Lante depuis bien longtemps et ton clan, bien que fier de tout tes exploits, se langui de toi. J’ai pu rejoindre les miens grâce à l’honneur accordé par Throgrel mais toi, mon ami, tu œuvre pour le Zagazorn sans relâche depuis bien trop longtemps. J’ai besoin de toi à la ville. Il est des questions qui requièrent toute ton intelligence et ton ingéniosité. Les défenses doivent être améliorées et, bien que cela se joue ici, il est nécessaire d’apporter au mur le fruit de ton esprit créatif et développé. Va, va à Lante, installe-toi à mon bureau, prend les plans que j’ai dessiné et améliore-les. Et surtout, profite du repos de ton clan, qu’aucune barbe ne mérite plus que toi. Dis moi qui peut prendre ta place ici, et j’œuvrerai avec lui.

Il prit le temps de regarder le Kerkadrengi sous toutes les coutures, insistant de son regard pour lui faire comprendre que, à moins d'une notion extrêmement importante qui nécessiterait qu'il reste sur le mur, rien ne ferait changer Harald. Il avait prit une décision, par égard pour Olfdar, par respect pour ses faits d'armes et sa dévotion au Zagazorn et, également, parce que risquer de voir Olfdar s'enfonçait dans une fatigue proche de la folie serait beaucoup trop délétère pour Lante et le Zagazorn.
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Thorgrel Poing-de-Fer
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MessageSujet: Re: [Hunzrung Langk] Une nouvelle inspection pour un nouvel Ongaraz    Ven 30 Mar 2018 - 7:42


Olfdar Hache-Rousse


« Nuf ! Je ne peux quitter mon poste Harald ! »

Une clinquante et claquante réponse qui fit suite à la tirade du Brise-Os. Ayant reposé avec un peu trop de force le bock sur la table, il en renversa un bon tiers sans s'en soucier d'avantage tant son attention était vissé sur son supérieur hiérarchique, les jointures de ses poings blanchis de crispations. Il avait ourdit sans broncher un poil, mais l'annonce de son remplacement probable était pour lui une nouvelle bien trop difficile à digérer car elle sous entendait un fait limpide à ses yeux : Il avait échoué. Et Olfdar ne pouvait supporter l'échec, ce mot ne faisait d'ailleurs pas partit de son répertoire courant tant il était synonyme de déshonneur. Comment pourrait t'il encore se tenir la tête haute et arpenter les venelles de Lantes si dans son dos, les racontars le targueraient d'avoir faillis à la mission que lui avait confié le Gazanundi ?
Son esprit requérait pourtant du repos, il le savait, mais son coeur ne pourrait supporter un tel affront à sa réputation et à celle de tout son clan. Alors dans ce combat interne que  livrait le Kerkadrengi pour la sanité de sa Braise-Vie, il préférait encore faire face jusqu'à l'épuisement, que courber l'échine et rendre les armes.
Remarquant enfin qu'il avait agit de façon disproportionné, Olfdar poussa un long soupir et épongea d'un geste vif la bière qui ruisselait sur la table, l'envoyant chuter au sol.

« Pardonne moi Ongaraz. J'apprécie l'attention que tu portes à ma condition, mais il n'existe aucunes barbes pouvant me remplacer en ces lieux sans que cela ne porte préjudice à la bonne avancée et à la clôture prochaine des travaux. Nai, il me faut conserver ma garde et je remplirai ma mission, quoi qu'il m'en coûte, mais je refuse de me présenter au Gardien du Pont en devant lui comté comment j'ai déserté mon poste sur l'Hunzrung Langk. Ma Braise-Vie ne finira pas noyé dans le Grand-Puit aux cotés des faibles et des sans honneurs, j'y croiserai bien trop des vilains que j'y ai moi même envoyé ! »
Une note d'humour nanique qui arracha un fugace sourire à Olfdar. Si cette petite référence à l'éternité naine eut pour effet de détendre l'atmosphère, elle n'en était pas moins sérieuse sur le fond et traduisait parfaitement l'état d'esprit dans lequel ce trouvait le Kerkadrengi. Ses traits s'étaient relâché et il semblait bien moins nerveux, heureux d'avoir put ainsi se livrer sur son sort. D'une voix plus calme, il reprit.

« Tu as sûrement raison, il peut s'agir d'insecte, ces marais en sont remplis et il n'est pas impossible qu'une espèce inconnu décide de me jouer des mauvais tours une fois la nuit venu. Ensemble, nous réussirons à lever le Voile sur ce mystère...» Une claque sonore sur la cuisse ôta la vie à un moustique trop aventureux. «...Je te montrerai moi même de quoi il retourne une fois que le Zharrat aura disparut derrière les monts. »

Hache-Rousse omit néanmoins de préciser qu'il était le seul à avoir remarqué ce phénomène, pourtant il n'était pas la seule barbe à s'activer sur le mur pendant la nuit. Mais il le savait, ce détail le ferait passer pour plus fou qu'il ne semblait déjà être. Alors, pour passer la gêne du mensonge, le Thane but une nouvelle gorgée houblonné.

C'est à ce moment précis, qu'une corne retentit avec écho dans le campement des travailleurs.
Deux notes tirant en longueur, résonnant avec puissance et soufflé dans un olifant de cuivre.
Le signal de la Porte de Fer.
On approchait.

Sans crier gare, Hache-Rousse se releva d'un bond et prit la direction de la tour de garde qu'il avait quitté il y a peut. Il prit à peine le temps de mander son compagnon de tablet, mais savait que ce dernier le suivrait.
Après avoir remonté les marches deux par deux, il retrouva son poste d'observation favori et porta son regard au loin. Des cris étaient lancés un peu partout, les barbes s'activaient comme elles en avaient l'habitude, rejoignant leurs différents postes.
Olfdar attendit que Harald le rejoigne et pointa du doigt le convoi qui arrivait par le fleuve.

Il s'agissait d'une embarcation de bois qui remontait le fleuve. Elle portait les signes distinctifs des caravaniers Thaari et son chargement devait sans nuls doutes provenir des Milles-Caves du Prince-Marchand. On distinguait à son bord, les silhouettes de nains portants des turbans et vêtus de plusieurs couches de peaux de bêtes.
Soulagé, Olfdar grommela ses ordres.

« Préparez vous à ouvrir la porte du fleuve, ils sont lourdement chargés. Il doit s'agir des épices et des gemmes taillés, peut être du tissu au vue des caisses. » Les portiers se préparent, habitués à la manœuvre. Hache-Rousse se tourna vers Harald en suite.
« Des Thaaris Ongaraz. Des nains de l'Ancien Sang-d'Argent. Nous attendions leur arrivé l'ennéade dernière, ils ont dut être retardé à l'embouchure du fleuve. L'Olyia est caprisieuse ses temps-ci...»

Puis un détail retint son attention tandis qu'il s'expliquait. A cinq cent mètre à l'Est, sur un promontoire vallonné des marécages se dressait une silhouette squelettique. Olfdar plissa les yeux et comme un papillon de nuit happé par la lumière, se rapprocha des créneaux.
Immobile, on aurait put la confondre avec un arbre mort, mais il s'agissait bien d'un homme. Vêtu lui aussi de peaux, un énorme couvre chef cornu semblant à un crâne de cerf mort lui cachait le faciès. Il leva lentement une main et les tripes de Olfdar se nouèrent.


« Par le pieutard d'Ikthor, qu'est ce donc encore que ça...
Mires-tu cela aussi Ongaraz ? »


Cette fois ci pas d'illusion, quelqu'un ce tenait vraiment en aval.
Et quelque chose clochait.

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Harald Barbe-Sanglante
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MessageSujet: Re: [Hunzrung Langk] Une nouvelle inspection pour un nouvel Ongaraz    Dim 1 Avr 2018 - 15:57

Harald se doutait bien que sa proposition serait vivement refusée par le kerkadrengi. Comme toutes les barbes du peuple Dawi, il était fier, borné même. Mais il était fidèle, dévoué entièrement à sa tâche, tâche qui lui a été affectée il y a bien longtemps maintenant. Si tous les poilus de l’Hunzrung Langk effectuent leurs services en roulement de façon à rentrer un peu chez eux de temps en temps, Olfdar est le seul à toujours être resté sur le mur, qu’importe les saisons, qu’importe la météo, qu’importe les barbes bâtisseurs, les poilus militaires et les dawi dignitaires. Depuis sa prise de fonction, il avait été sous les ordres de deux Ongaraz, Harald et son prédécesseur. Pour le commun des Dawi, une telle entreprise serait bien trop difficile, il n’y avait que Olfdar pour cette mission à l’époque et il semblerait qu’il n’y ai que lui aujourd’hui encore.

Le refus fut si net et si puissant qu’Harald fut quelque peu troublé, haussant ses sourcils broussailleux, ne s’attendant pas à une réponse aussi cinglante. En revanche, il avait bien saisi, si ce n’est mieux saisi encore, l’état du Kerkadrengi. Cette réaction fut à la fois celle d’une barbe attachée à un code d’honneur dicté par un peuple séculaire et une rigueur personnelle stricte appliqué avec une discipline de fer, mais également celle d’un poilu fatigué, conscient de l’énormité de la tâche et pour qui le déshonneur serait bien trop grand s’il abandonnait son poste. Pourtant il ne s’agissait pas d’abandon. Il s’agissait seulement de prendre du repos, afin de revenir prêt au combat, prêt au travail, prêt pour reprendre la tâche dans les meilleures conditions possibles. Mais non, il voulait rester quoi qu’il arrive, qu’importe les difficultés. L’entêtement des dawi était légendaire disait-on, et l’on en avait une belle preuve en cet instant.

Reprenant la parole, Olfdar s’excusa pour cette réaction virulente auprès d’Harald et entama là un discours typique des nains. Non, il ne se présenterait pas au gardien du pont en ayant failli à sa mission. Non, sa Baise-Vie ne serait pas salie par le déshonneur d’avoir échoué à une si noble tâche, si salutaire pour la sauvegarde du peuple du Zagazorn et non, elle ne rejoindrait pas ce Grand-Puit infâme où finissent ceux qui ont faillis, ceux qui ont déshonorés l’essence de leur Braises-Vies. Quel beau discours. Oh certes, les longues-jambes et les oreilles pointues n’auraient trouvés là rien de grandiloquant, mais pour un Dawi, il s’agissait là d’une preuve d’abnégation plus que suffisante, surtout provenant d’une barbe comme le Thane des Hache-Rousse. Cette petite pointe d’humour nanesque avait su faire sourire Harald sous son épaisse barbe tressée, qui souleva ses épaules dans un petit gloussement, après quoi, il porta sa choppe devant son visage, dans un signe de satisfaction, et la porta aux lèvres avant de prendre une grande gorgée. Puis, Olfdar reprit la parole, et manifesta l’idée de démontrer ses dires à Harald une fois la nuit tombée. D’un geste de la tête, Harald acquiesça, curieux de voir ce que cela donnerait. L’ambiance était enfin détendue et Olfdar semblait quelque peu soulagé. Et Harald semblait heureux de ce changement d’humeur. Il était plus plaisant de voir le Kerkadrengi plus détendu qu’au début de l’entretiens.

C'est à ce moment précis, qu'une corne retentit avec écho dans le campement des travailleurs.
Deux notes tirant en longueur, résonnant avec puissance et soufflé dans un olifant de cuivre.
Le signal de la Porte de Fer, du moins, c’était là le souvenir qu’avait Harald depuis les quelques semaines qu’il n’était plus venu sur le mur. Olfdar se leva soudainement, sans crier gare, son visage se refermer comme si l’humour et la légèreté des derniers instants venait de s’estomper comme neige au soleil, comme une fumée dispersée par une forte brise. Quittant la tente avec précipitation, il ne laissa aucunement le temps à Harald de répondre ni de faire quoi que ce soit. Il était déjà loin de la tente au moment où Harald comprit qu’il fallait le suivre et reprendre son travail d’Ongaraz.

Sortant de la tente avec son casque sous le bras, il entreprit de suivre Olfdar qui avait déjà parcouru un sacré bon bout de chemin. A petite foulée, esquivant les soldats, les bâtisseurs au travail, il se rendit jusqu’au mur et rejoignit le Kerkadrengi à son poste d’observation. Toute cette agitation n’était en fait due qu’à l’approche d’une embarcation sur le fleuve, dont les signes distinctifs témoignaient de son origine. Des caravaniers Thaari. Ils étaient attendus depuis une ennéade déjà, mais mieux valait tard que jamais non ?


- Très bien Dit Harald. Il interpela un soldat en faction. Laissons-les entrer, que leurs identités soient contrôlées et relevées. Pourquoi tant d’empressement Olfdar ?


Mais à peine Harald avait-il posé sa question qu’Olfdar semblait déjà subjugué par un autre signe, plus discret, plus lointain, et bien plus sombre de prime abord. Sur un promontoire des marécages se dressait une silhouette humanoïde, vêtue de peaux et d’un couvre-chef ressemblant à un crâne de cerf, dans une attitude tout à fait inquiétante.


- Oui Kerkadrengi, je vois cela Répondit Harald sans détourner le regard. Qu’est-ce donc que cette mascarade ?


Harald avait le cerveau en ébullition. Plissant ses yeux afin de pouvoir ajuster sa vision, il fouillait parmi ses souvenirs de guerre, parmi ce qu’il avait entendu, ce qu’il avait vu, ce qu’il avait lu. Oh, la garnison qui résidait sur le mur était suffisamment importante et puissante pour contrer n’importe laquelle des offensives désorganisées des Wandres, d’autant plus que presque toutes les défenses du mur étaient prêtes à être utilisées. Harald avait déjà affronté les Wandres à de nombreuses reprises par le passé, et bien qu’il y ait déjà eu des affrontements sanglants, les Wandres combattent dans une anarchie totale, sans chefs, sans véritable organisation. Ils se briseraient sur les défenses du Zagazorn et les lames des Dawi finiraient le travail à grands coups de lames. La réflexion d’Harald était telle que son visage prenait des expressions assez étranges et se déformait sous les grimaces.


- Les Wandrais ? Demanda Harald, prêt à sonner l’alerte.


Dernière édition par Harald Barbe-Sanglante le Dim 8 Avr 2018 - 14:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Hunzrung Langk] Une nouvelle inspection pour un nouvel Ongaraz    Dim 8 Avr 2018 - 10:06


Olfdar Hache-Rousse


« Ai, l'on dirait bien un de ces foutus bouffeurs de fan...»

Olfdar fut coupé dans son affirmation par un son de corne. Grinçante et sifflante, elle ne provenait en aucuns cas du camp nain et résonna dans la lande qui séparait le mur des marécages. Le temps sembla un instant ce figer, tout les défenseurs de la muraille étaient maintenant aux aguets et scrutaient l'horizon nerveusement. On pouvait entendre une foule de murmure rauques s'échapper des bouches des centaines de nains qui s'activaient jusqu'à la à d'autres tâches.
Sur le fleuve, les caravaniers Thaaris eux aussi semblèrent avoir enfin remarqué l’intrus qui se tenait dans leurs dos, ils arrêtèrent leur batelage afin de relever du chef pour tenter de distinguer au mieux ce qui se tramait en aval.

Puis ce fût le chaos.

Une cinquantaine de silouhettes se apparurent simultanément à différents endroits, entourant les berges de l'Olyia. Jusqu'ici parfaitement immobile, dissimulé dans la boue, recouvert par les taillis ou immergé dans les flaques d'eau saumatre, ils se dressèrent comme un essaim de moustiques, prêt à frapper de leurs dards d'os et de fer. Ceux ci seraient bien plus coriaces que les insectes qui harcelaient les nains depuis des jours, un claque du rever de la paluche ne suffirait pas à en venir à bout et pis encore, ils n'étaient à portés d'aucuns bras armées d'acier.
L'homme portant le couvre-chef cervidé leva une nouvelle fois de la main et on put l'entendre hurler dans une langue non déchiffrable.

Puis ce fût la curie.

De concert les sauvageons foncèrent sur leurs proies, qui étaient sans conteste les marchands venus du Sud. Bien que solidement armé, comme l'était toute les caravanes naines, les défenseurs de la barges furent prit de court dans cet instant de flottement qui précédait la surprise de l'attaque. On put en voir certains saisirs haches et marteaux quand d'autres déchargeaient déjà les carreaux de leurs arbalètres dans différentes directions. Sans grand succès.

Olfdar avait retenu son souffle jusqu'ici, prit lui aussi de cour par la rapidités des événements. Mais les bruits des premiers combats réveillèrent en lui la pugnacité et les habitudes mécaniques d'une vie passer à manier les armes. D'instinct il jugea la situation difficile, d'instinct il put prédire que les nains du fleuves n'avaient point grandes chances de s'en sortir, d'instinct il imagina le sang qui coulerait bientôt en abondance, mais toutes ces choses eurent pour effet simple de lui redonner sursaut de vaillance.


« Balistaires, à vos postes ! Chargez les traits de feu et renvoyez moi ces trousse-pets dans les abîmes ! Arbalétriers, sur les créneaux, les plus proches sont à distances ! Qu'on arme les Naphteuses et que les régiments Ong, Tuk et Sak ce prépare à acceuillir de la compagnie. A vos haches mes cognards ! »


Sa voix puissante résonna et les ordres furent retransmis par intermédiaires dans le campement. Les nains sortirent de leur léthargie et s'activèrent comme une machine bien huilé, chacun sachant parfaitement ou étaient sa place en cet instant.
En contre bas, on pouvait entendre les premiers cris des blessés. Le combat était largement inégale, les caravaniers se battant à un contre cinq. Les barges naines étaient spécialement conçus pour servir de petite forteresse flottante, renforcés sur leurs flancs par des épieux et des abris à meurtrières, mais elles ne pouvaient supporter outre mesure une invasion massive.
Le temps pressait.


« Karon ! Karon ! Ou est passé Karon ?! » hurla Olfdar sans lâcher la scène des yeux.

Un nain arriva au pas de courses, il portait une paire de verres grossissant sur le nez et était de constitution frêle. Sa barbe blonde entortillé de filins d'argents présentait les signes de l'âge naissant, mais on pouvait lire dans ses mirettes et une détermination sans faille.
Il s'inclina rapidement en direction de Harald et passa deux mains dans son dos.


« Ongaraz c'est grand honneur. A vos ordres. »
« Voici ta chance Karon, ton arme est t'elle prête ? »
« Elle n'attend que ça et moi aussi Kerkadrengi. Dois-je l'apporter ?»
« Apporte la et par ma barbe, utilise la ! Il faut couper la tête de ce serpent à corne au plus vite. »


Le dénommé Karon afficha un sourire carnassier et tourna des talons en vitesse avant de s’enfoncer dans le campement. Olfdar détourna alors son attention sur Harald et afficha un faciès de triomphe, galvanisé par la situation. Il prit soin d'apporter quelques détails.

« Karon est un Graverune du clan Fonde-Fort de Thanor, il a rejoint le mur voila deux ennéades maintenant et me targue le croupion de lui laisser sa chance d'essayer une de ses créations depuis des lunes. Selon lui, il n'existe en Zagazorn pas meilleur arbalète de précision et je le cite : Elle pourrait trancher le pieutard d'un moustique en deux, dans le noir, à plus d'un kilomètre de distance. Si j'ai bien du mal à le croire, j'ai pu admirer l'oeuvre, il insuffle une magie particulière aux carreaux, ces derniers ne perdant pas de puissance face à la résistance au vent, ils fendent l'air comme si aucunes lois ne s'appliquaient à leurs trajectoire. Si quelqu'un peut bien faire mouche ici à cet distance, c'est bien lui ! »


D'une main libre, Olfdar triturait le manche de son tranchoir tiraillé entre la nervosité et l’excitation. Puis il se rendit enfin compte, que dans tout ce processus défensif, il n'avait mit à aucuns moments l'Ongaraz à contribution. Une gêne apparut dans ces traits vieillissant, mais il accomplissait son devoir, celui pour lequel depuis plus d'une année maintenant, il s'entraînait jours après jours, celui de défendre l'Hunzrung Langk contre toutes menaces.


« Nous n'avons rien perdu de notre réactivité, même l'hiver que nous avons subit ne nous as pas engourdit le joufflu. Que penses tu de la machinerie mon amis ? Les Dieux doivent avoir décidé de nous offrir la possibilité de te présenter nos efforts accomplis jusqu'ici et je m'en réjouis ! »

Une autre folie était entrain de naître dans le vibrato d'Olfdar, celle du combat. Malgré ces paroles pleines de fiertés, en aval du mur, le fleuve ce teintait déjà de rouge et les caravaniers mourraient sous les assauts répétaient des Wandrais. Point sûr que ce détail ne satisfasse complètement l'Ongaraz qui devait l'avoir remarqué.

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Harald Barbe-Sanglante
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MessageSujet: Re: [Hunzrung Langk] Une nouvelle inspection pour un nouvel Ongaraz    Lun 9 Avr 2018 - 16:27

Alors, il était écrit que le jour où Harald Barbe-Sanglante, Thane du clan des Brise-Os, se présenterait au mur pour la première fois en tant qu’Ongaraz serait le jour où des sauvages Wandrais décideraient d’attaquer le mur avec une force nouvelle et vivace. Et apparemment bien mieux organisée que par le passé. Voilà qui promettait d’être intéressant, si la guerre était intéressante pour vous, évidemment.

Dans un premier temps, Harald n’eut aucune réaction. Ce n’était pas réellement une absence ou une stupéfaction incapacitante. Il attendait d’avoir toutes les indications possibles pour pouvoir agir. Si grâce à sa fonction, il connaissait le nombre de barbes prêtes à défendre ces lieux, il n’avait pas encore suffisamment d’informations à son goût. Non, il manquait encore plusieurs choses. Mais ce qu’il avait pu observer en revanche c’était la rapidité du Kerkadrengi et l’efficacité des ordres donnés et des ordres suivis. Ainsi, même en tant que chef des armées, il n’avait pas eu à réaliser la moindre observation ni à donner le moindre ordre. Ce qui était tout à fait intéressant en ces circonstances. Si le Gazanundi de Lante était présent dans le royaume, Harald n’aurait eu à se soucier que de son rôle d’Ongaraz, et donc, ces petits outrepassements du Kerkadrengi auraient trouvés une résonnance bien peu agréable chez Harald qui n’aurait pas hésité à se faire respecter, même si Olfdar était un ami de longue date. Mais les rôles étaient quelque peu… Echangés. Harald n’était plus seulement le chef des armées, il était Gazanundi par intérim. De ce fait, le Kerkadrengi était devenu le chef du mur. Il l’était en l’absence de l’Ongaraz quoi qu’il arrive, mais en présence de ce-dernier, son autorité doit se suppléer à celle du Kerkadrengi. Ainsi donc, en ce jour précis, et de par les fonctions qu’Harald devait remplir, il ne voyait pas réellement de contre-indications quant à cette suppléance de la part d’Olfdar. Il avait tout ordonné en quelques secondes, et Harald regardait la scène, en passant ses mains dans sa barbe et en se délectant de voir autant de barbes s’afférer à la défense du Zagazorn.

Lorsqu’il entendit parler des capacités du graverune au nom sympathique mais à la carrure moins impressionnante que ce à quoi il s’attendait, Harald décrivit un léger sourire visible même derrière sa grande barbe. Le regard vif et pétillant d’Olfdar mettait du baume au cœur d’Harald qui s’était inquiété de voir s’insinuer en lui une lueur bien moins rassurante depuis le début de l’entretien. Bizarrement, Harald restait calme, ce qui n’était clairement pas dans ses habitudes.

- Bien Kerkadrengi, coupons la tête du serpent Dit-il avec un calme presque olympien.

Mais il avait bien forcément quelque chose en tête. Comment un thane, un ancien capitaine ayant combattu pendant des décennies dans les rangs du Zagazorn et l’Ongaraz de Lante pourrait ne pas avoir un plan ? Une idée ? Oh si, il en avait une. Tandis qu’il avait répondu à Olfdar avec calme et sourire ce qui, encore une fois, était inhabituel chez lui, il fit signe au capitaine du régiment déployé ici, celui qui lui avait succédé à ce poste, Gloik. Ce dernier se présenta au plus vite.

- Capitaine, rassemblez vos barbes Dit Harald. Je veux 20 poilus armés jusqu’aux dents prêts à secourir les Dawi sur le fleuve. Je veux que les survivants soient rapatriés ici. C’est une mission de sauvetage donc la rapidité est la clé : Foncez, ramenez-les et revenez derrière le mur. Nos arbalétriers et nos balistaires feront le reste. BARUK !

Puis il reprit sa position devant les créneaux du mur, prêt à modifier ses ordres en fonction de l’évolution des combats et prêt, également, à reprendre la main. Il avisa le Kerkadrengi un instant d’un regard froid et ô combien prenant. Il succombait lui aussi à la folie ambiante. Et plus que cela, il semblait que se dessinait en lui, en son regard, la volonté de se battre, de tuer, comme une pulsion si sombre qu’on pourrait croire qu’elle avalerait quiconque se présenterait devant.
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MessageSujet: Re: [Hunzrung Langk] Une nouvelle inspection pour un nouvel Ongaraz    Jeu 26 Avr 2018 - 13:52


Olfdar Hache-Rousse


Le Kerkadrengi était resté légèrement en retrait, suspendu aux lèvres de l'Ongaraz. Il effectuait depuis maintes années maintenant la tâche de conseillé et savait d'instinct les différentes postures à adopter vis à vis d'un donneur d'ordres. Toujours à porté d'esgourdes, toujours prêt à s'activer et à mettre en oeuvre, voila un enchaînement de tâches qu'il avait remplit sans jamais faillir aux côtes de Thorgrel. Et il en serait de même pour Harald, qui bien que plus jeune que lui, n'était pas parvenu à ce poste sans raisons.
Le torse en avant, gonflé d'une fierté toute naine, Olfdar mit ses mains en porte voix et harangua la foule de servants qui attendaient sur le qui vive en contrebas.


« Gungar, prépare tes barbes à ouvrir la Porte de Fer ! L'Ongaraz s'apprête à sortir avec ses poilus ! Maintenez l'Arche close tant que la barge ne se trouve pas à longueur de hache ! »

On entendit un cri affirmatif raisonner au dessus du tumulte et le dénommé Gungar se mit en action. La Porte de Fer était un édifice complexe, pointe de la technologie naine du moment, elle possédait plusieurs jeux de verrous à pression et ses gonds rotatifs étaient fusionnés à même l'édifice. Le tout coulissé grâce à une série de rainures dans la pierre. Plusieurs nains devaient agir de concert pour son activation, qui, bien que relativement  rapide, nécessitait une certaine maîtrise d'être accomplit. On put entendre  les premiers bruits significatifs des claquements de l'acier pressionné qui se détendait à un rythme régulier.
Satisfait, le Gardien du Mur se tourna vers Harald.


« La voix sera bientôt libre Ongaraz. Il me faudra rester ici pour coordonner l'action des barbes, nous couvrirons tes arrières et celles de tes cognards. »

Karon revint en transe. Il suait à grosse gouttes et portait dans ses bras frêle une arme qui semblait sortir tout droit de la Haute-Forge de Smedan. Il était difficile de la décrire et aucuns profanes n'auraient put en deviner l'utilisation, mais le Graverune Thanorien lui, la maniait comme s'il s'agissait de son unique descendant. Olfdar lui fit un signe de tête, l'adjoignant à gagner un poste ou il pourrait exercer avec brio ses talents.

« Ces traînes-misères ne perdent rien pour attendre, mais fait attention à toi Harald, ils sont aussi vicieux qu'une horde de cul-vert et mon renifloir me dit que leur chef à une idée derrière la tête. Si l'estourbillerie tourne mal, nous t'enverrons du renfort. La bélièrie Ouest dispose de vieux mâles qui en ont vut d'autres, empruntez les, ils ne seront pas de trop pour vous mener dans le marais ! »

Un troupeau de vieux béliers de guerre était arrivés au réveil des beaux jours, c'étaient des mâles solides, trop vieux pour affronter la rudesse de la montagne mais qui disposaient toujours d'un sabot sûr dans les plaines et sols peu rocailleux. Olfdar les avaient fait ferrer de fer à crampon, parfait pour se mouvoir dans les tourbières et éviter aux chevaucheurs de glisser dans la fange.


Il porta une main sur l'épaule de l'Ongaraz et ajouta respectueusement.


« Qu'Ikthor vous accompagne mon amis. »

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Harald Barbe-Sanglante
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MessageSujet: Re: [Hunzrung Langk] Une nouvelle inspection pour un nouvel Ongaraz    Jeu 3 Mai 2018 - 23:02

Harald descendait l’escalier qui reliait le haut du mur à l’arrière cours où s’affairaient soldats, bâtisseurs et autres barbes faisant parties de cette grande entreprise, un rouage dans toute cette mécanique. Et pourtant, tous s’assignaient à leurs tâches avec la même vigueur et la même abnégation qu’un thane et son clan. Les dawi ne sont jamais aussi productif que lorsqu’il s’agit de sauver leurs terres. Et ce qui se passait était une excellente preuve de leur fierté et de leur abnégation. Les soldats se préparaient, les bâtisseurs s’installaient aux portes et aux évacuations, tout semblait marcher pour le mieux.

Harald avait rejoint ses soldats. Ils étaient beaux et impressionnants dans leurs armures sombres et pourtant étincelantes. Harald s’était coiffé de son casque qui contrastait avec le faste de son armure par sa simplicité. Un casque noir de jais qui reflétait le soleil, la seule partie de son armure qui ne comprenait pas de peintures rouge sang et de figures géométriques. Uniquement du noir, une petite côte de maille pour protéger la nuque et une visière qui se rabat à volonté. Il était à la tête de vingt Dawi prêts à partir au combat. Le mur de poilus se forma, Harald se trouvant au centre du dispositif, protégé, pour le moment, tandis que tous montaient les boucs de combat. Il reçoit les dernières consignes du Kerkadrengi ainsi que sa bénédiction. Son regard est empli de cette folie guerrière qui semble s’être emparée de son esprit. Il est concentré, prêt à faire son devoir tout en abandonnant quelques instant le sérieux de son rôle pour reprendre celui d’un soldat prêt à aller au combat. Pour son ami, il eut une dernière attention. Un regard qui en disait long sur ses intensions et que seul un guerrier accompli pouvait comprendre.


- Baruk, Kerkadrengi, ces salops en guenille vont bientôt rencontrer leurs créateurs.


Et la grande porte s’ouvrit, de son mécanisme savamment construit, sans que les efforts soient démesurés. La porte s’ouvrit accompagnée du cliquetis métallique traduisant un nouveau tour dans la roue crantée, libérant la vue un peu plus à chaque fois. Et le voilà, le champ de bataille. Le petit navire est submergé mais tient encore bon. Voilà la cible. D’un hurlement détonnant prononcer en langue que seul un Dawi peut comprendre, l’ordre est donné d’avancer, et le mur avance comme une seule barbe, au trot d'abord. En passant la porte, Harald donne un second ordre aux archers et arbalétriers :


- Que vos traits recouvrent le ciel ! Priviez les de leurs renforts directs !


L’idée était d’attaquer au sol tout en déchainant un orage de flèches et d’acier sur les arrières directs des Wandrais afin de les couper de leurs renforts immédiats, de sauver les barbes sur le fleuve et de pouvoir se retourner face à eux. Mais il n’oubliait tout de même pas cet individu à l’air menaçant qui, il y a encore quelques minutes, scrutait la plaine et le mur depuis son sommet d’observation. Qu’allait-il faire ce lascar ?
Mais en attendant, et avec l’aide du kerkadrengi sur les contreforts du mur, Harald emmène ses barbes. Ils parcourent les 300 mètres qui séparent la porte de l’embarcation et n’essuient ni pertes ni tirs. Il faut dire que la charge menée par les Dawi à dos de boucs fut aussi brutale que rapide. Ces animaux rapides en solides, parcoururent la distance qui séparait le mur de l'embarcation en quelques dizaines de secondes. La mêlée fut violente et sourde à toute pitié. Elle s'organisa en deux vagues. La première détruisit tout sur son passage et continua en décrivant un arc de cercle pour revenir au plus prêt de l'embarcation. La seconde vague se plaça devant l'embarcation et ferait évacuer les barbes survivantes. Les survivants valides montèrent derrière les soldats, et les blessés et invalides étaient "chargés" sur l'arrière des boucs, maintenus comme c'était possible de le faire, avant d'être renvoyés derrière le mur.

Harald avait dégainé ses deux haches lantaises. La proximité avec les sauvages Wandrais et la hauteur dont il disposait depuis le dos du bouc lui permettrait de faire un carnage. Il faisait parti de la première. Ses deux haches dégainées, il ne fallut pas attendre une seconde que le premier Wandrais avait déjà tâté de sa hargne. Il avançait dans les rangs Wandrais avec l’aisance d’un couteau dans la viande. Un coup de hache à droite, un coup de hache à gauche, et de tous les côtés jaillirent gerbes de sang, têtes découpées et cris de douleur. Mais il venait simplement de vivre l’échauffement de la journée que déjà les soldats étaient presque tous montés et avaient terminés de sécuriser la barge, repoussant les assauts des Wandrais restés à terre. Alors, ni une ni deux, Harald rengaina ses lames et s’occupa de faire évacuer les survivants, à grands coups de bottes dans le derrière. Pas de places pour la gentillesse. Il était venu les sauver, il le ferait. Alors les balancer par-dessus bord n’était pas un problème pour lui. Au moins ils n’étaient plus sur le navire.


- Ramenez les jusqu’à la forteresse ! Allez !


Un ordre simple mais ô combien explicatif. Ils étaient sains et saufs, il fallait maintenant dégager. Vingt poilus suréquipés pouvaient contenir les assauts de tous ces Wandrais, mais le chef à tête de cerf hantait toujours ses pensées. Et la sécurité était plus grande derrière les lignes fortifiées alors, il fallait retourner en arrière, tant pis pour la cargaison. Harald hurla alors à nouveau un ordre en langage Dawi, et les soldats, qui avaient accueillis derrière eux les survivants, commencèrent à rebrousser chemin. Et, lorsque le moment fut le plus opportun pour Harald, il ordonna un tir de de barrage aux archers et arbalétriers afin de laisser un maximum de temps aux soldats pour retourner derrière le mur et affronter ses immondes barbares avec toute la puissance dont dispose la forteresse.
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MessageSujet: Re: [Hunzrung Langk] Une nouvelle inspection pour un nouvel Ongaraz    Dim 6 Mai 2018 - 18:24


Olfdar Hache-Rousse


Les cognards étaient partis, l'Ongaraz à leur tête.
Olfdar n'en démordait pas, dans son fort intérieur, l'appel du combat résonnait comme un clairon gracieux. Aurait t'il était d'une cinquantaine d'année plus jeune et un brin moins obéissant, que sans douter se serait jeter corps et haches en avant. Mais le temps de la jeunesse était passé depuis longtemps et aujourd'hui, le Tueur de Kerkrand & Gardien du Mur, ne faillirait pas à son poste : Il devait coordonner tout ce bousin et le coordonner bien.
Sans lâcher la troupe naine qui passait les portes à dos de bélier, il fit tonner de la voix pour ce faire entendre des nains s’activant sur le chemin de ronde.


« Karon, es tu à porté ? »
« Ou-da. Ils pourraient se trouver trois fois plus loin qu'ils auraient toujours à crainre mon trait Olfdar. »
« Bien, tient toi prêt, mais réserve ton tir pour une situation qui l'exigerait.»

Le Graverune acquis d'un geste de la tête et d'un grognement avant de passer un pouce humide sur la lunette de son arme. Le profane n'aurait put le deviner, mais ce geste de la main était en fait un acte magique, Karon venait d'imposer sa rune.
Le Kerkadrengi reprit.

« Norhin ! »
« Au rapport Kerkadrengi ! »

L’intéressé ce trouvait à une dizaine de mètre, originaire du clan Oeil-d'Onyx, il était le chef des balistaires du pan Est. Un ingénieur de renom, née dans la capitale et ayant une préférence pour les champs de bataille. Bien plus trapu que la plus pars de ses congénères, il portait une barbe blonde noué en trois tresses cerclées d'acier.
« Sont t'ils à portés ? »
« Métrage de 300, les grands-carreaux toucheront, les arbalètes non. Les balistacier sont chargés et toucheront à raison d'une salve toutes les deux minutes. Les traits incendaires sont prêts. Les traits creux aussi. Il nous faudra quelqu...»
« Cela suffira ! Feu ouvert sur toutes les opportunités ! »
Les nains crièrent de concert et on put entendre les premiers relâchement de cordes. Un « clank » sonore et brut.

En contrebas, dans la plaine, les carreaux et les traits jaillirent, emportant avec eux leurs cibles.
Les nains avaient pour habitude de tirer par dessus les formations de guerriers, c'était un entraînement courant durant la formation des ingénieurs qui se devaient de pouvoir réagir au plus vite en minimisant les risques d'accident dans le camp amis. Toutes les cibles choisient étaient éloignés de la mêlée et un tir n'était réellement déclenché que s'il comportait le moins de chance possible de blesser une barbe.
Ainsi ce furent les Wandrais les plus isolés qui périrent transpercés. Un colosse atteignant presque les deux mètres fut littéralement découpé en deux par un tir de balistacier, le trait d'un mètre vingt l'ayant fendu en deux au niveau du bassin.

Les nains de Harald n'avaient donc point de soucis à se faire en provenance du Mur.
Mais ce n'était pas le cas du coté des Wandrais.




As'thur Jota'Thurk n'avait pas dit son dernier mot.
Le shaman de la tribu des Gozrun avait scruté le déroulé des combats sous son masque de cerf, impassible. La barge avait était reprit par les nains sans grandes difficultés, mais cela avait fait partit de son calcul. Les guerriers s'étaient sacrifiés pour un plus grande cause, un plus gros butin.
Lentement, il porta une corne à sa bouche et siffla une note discornante.
Dans son dos se dessinèrent les silouhettes d'une cinquantaines d'hommes et de femmes, jusqu'ici tapis entre la tourbe et les bruis. Ils patientèrent impassible, toisant leur chef.

Alors le Sorcier des Tourbières joint les mains et commença à incanter un rituel qu'il préparait depuis des lunes maintenant. L'air autour de lui sembla vibrer longement et des flamèches verdâtres nacquirent en cercle autour de ses pieds. L'opération prit quelques minutes et prit fin quand il déploya les bras en avant.

En apparence, rien ne se produit. Pas de déchainement de flammes, pas de terre tremblante ou d'orage déversant sa foudre. Seul la présence des flammèches autours du Shaman trahissait l'utilisation de la magie.
Mais au delà des apparences, il en fût tout autre.
Les béliers qui conduisaient les nains se mirent à freiner des quatres fers et semblèrent un instant confus. Comme aveuglés, perdus, ils refusèrent d'obéir aux ordres de leurs cavaliers.
Puis dans un même élan, ils tournèrent des sabots et se mirent aux grands galops à foncer en direction du Sorcier et de ses hommes.
As'thur Jo'Thurk contrôlait leurs esprits bestials et leurs avaient tranmis un ordre simple : Venez à moi.
C'est ainsi que guerriers, marchands et blessés nains se retrouvèrent entraînez dans une course folle qui les mèneraient directement dans la gueule du loup.

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