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 Gwelaly Lothalia [Sorcière & Voyageuse]

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Soubrette de Brylyan
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MessageSujet: Gwelaly Lothalia [Sorcière & Voyageuse]   Gwelaly Lothalia [Sorcière & Voyageuse] I_icon_minitimeJeu 19 Mar 2009 - 12:43

Nom: Lothalia

Prénom : Gwelaly

Âge : Tout juste 23 années.

Sexe : Féminin, cela va de soit.

Race : Humaine, le Peuple Éphémère.

Particularité : Elle ne se sépare que rarement de son époux, Wicaemas Lothalia.

Alignement : Neutre Bon.

Métier : Sorcière & Voyageuse.

Classe d'arme : Corps à corps & Magie.

Équipement : Gwelaly est une femme des routes et ne possède pas grand chose. Elle détient de sa mère deux petites dagues facile à dissimuler. Elles sont tout ce qui a de plus simple, sans aucuns attributs ni ornements. Parfois elle les dissimule dans ses bottes ou les porte à sa ceinture. La jeune femme ne possède pas d'autres armes, ses dons innés lui suffise à se défendre. Malgré son statut d'itinérante elle reste plutôt coquette. Gwelaly a en sa possession un petit paquet qui contient un nécessaire à coiffure et un peu de poudre. Cela lui vient également de sa mère qui elle-même l'avait obtenu d'un homme riche. Elle dispose aussi d'une robe blanche, joliment brodée, qu'elle revêt rarement ou pour une occasion spéciale. Généralement elle porte une robe pareillement blanche, de voyage, qu'elle recouvre de sa cape noire quand il fait frais ou des vêtements plus basique.

Description physique : Gwelaly est une jeune femme plutôt atypique. Disons qu'elle a du mal à passer inaperçue peu importe l'endroit où elle se trouve. Il faut avouer que sa longue chevelure flamboyante se remarque de loin, surtout quand le soleil brille et que la lumière ravive ses reflets rougeoyants. Ses cheveux de feux contrastent énormément avec la pâleur de sa peau. Elle est blanche, laiteuse et douce comme la soie. Son regard est pénétrant, scindant comme s'il voyait l'âme de la personne qu'il regarde. Ses yeux sont verts pâle avec des légers reflets bleutés qui apparaissent selon la lumière ambiante. Ses grands yeux trahissent son côté rêveur. Ses sourcils, fins et bien taillés, surlignent parfaitement son regard. Bien au milieu du visage se trouve son nez, joli et bien comme il faut. Ses lèvres sont charnues et rosées, telle une gourmandise. Son visage aux airs enfantins inspire le calme et la quiétude. Gwelaly est grande comparée aux autres humaines. Elle mesure près d'un mètre soixante-dix et si ses formes ne la trahissait pas, de dos, elle pourrait passer pour une elfe. Son corps est fin et musclé par les longues distances parcourues. Ses jambes sont longues et galbées, plutôt agréable à regarder. Elle a un ventre plat et un peu musclé, contrastant légèrement avec ses hanches fournies. Sa taille est fine et délicate, soulignant avec grâce sa jolie poitrine bien garnie.Elle se déplace d’un pas sûr et déterminé lui donnant un air conquérant et sûre d’elle. Chacun de ses mouvements est réfléchis, à la foi souples et fluides, précis. Tout dans son allure fait de Gwelaly une femme atypique et dure à oublier.

Description mentale : De nature calme et discrète, la jeune femme ne se fait pas remarquer par son attitude. Curieuse et avide de savoir, elle observe tout avec attention et retient les moindres détails du monde qui l'entoure. Elle est réfléchie, intelligente et patiente. Gwelaly est une grande rêveuse, passant de longs moment de calme à imaginer de folles aventures. Elle est une personne douce, tendre et attentionnée envers les gens qu'elle aime. La jeune femme est toujours à l'écoute et compréhensive peu importe la personne qui se trouve face à elle. Plutôt généreuse elle n'hésitera pas à aider les gens dans le besoin. Elle est aussi une personne profondément bonne qui évite le plus possible les conflits et les combats inutiles. Elle
préfère régler les problèmes avec les mots qu’avec l’épée et cela lui a valut quelques surprises. Déterminée et courageuse elle ne recule devant rien pour défendre ses idéaux. Gwelaly est du genre optimiste, gardant toujours espoir et sourire, ce qui fait d'elle une personne agréable à vivre et chaleureuse.
De nature peu rancunière, elle est également franche et sincère. Il faut avouer qu'elle peut être un brin naïve et imprudente, parfois même insouciante. La jeune femme n'est pas très bavarde et quelque peu timide. Malgré sa profonde gentillesse, elle peut se montrer sévère et inflexible sur certains principes. Elle défend ce qui lui parait juste et combat avec hargne ce qui ne lui semble pas.

Histoire : Tout à débuté il y a une vingtaine d'années sur une île. L'île de Meca, hautes falaises rongées par l'érosion et la mer où l'on prône la liberté. On raconte qu'elle était un volcan à l'origine et que l'explosion de la cheminée à formé les caractéristiques de l'île. A savoir de hautes falaises partout, sauf une entrée plus basse là où le volcan s'est abîmé en pleine mer. Les falaises très hautes sont pratiquement inaccessibles tant les courants sont forts et menacent de fracasser les navires contre les parois. Une seule entrée possible, une vaste crique. C'est à cet endroit que les premiers habitants de l'île ont formés la ville. Ville construite sur les besoins du moment avec les matériaux présent sur l'île par les rejetés de la société. Meca c'est aussi un port, des ruelles et surtout des tavernes, Meca l'impétueuse. C'est donc par une charmante soirée de printemps que le processus se mit en marche. La lune était haute ce soir là, éclairant le port de ses rayons blafards. Une femme aux cheveux de feu plaisantait avec quelques marins sur le port. Elle était de taille moyenne, vêtu simplement mais joliment. Ses grands yeux bleu dévoraient les jeunes marins face à elle. Ils riaient bruyamment tout en buvant du rhum. Au bout d'un moment, deux marins partirent en direction des tavernes, laissant la jeune femme seule avec un des leurs. Les deux jeunes gens échangèrent quelques mots et la femme, du nom de Resmiranda, prit la main du marin et l'emmena vers une taverne un peu spéciale. Resmiranda l'entraîna dans sa chambre et ferma la porte à clé. Un long moment se passa avant que le marin ne ressorte de la pièce, un sourire satisfait sur le visage. La jolie rousse se rhabilla avant de ranger l'argent dans une bourse. Un sourire satisfait se dessina également sur le doux visage de la jeune femme. Et elle repartit arpenter les rues et le port, à la recherche d'un beau jeune homme à ramener dans sa couche. Quelques uns défilèrent dans sa chambre ce soir là, laissant toujours quelques pièces sur le coin de la table. Voilà comment sa carrière de fille de joie débuta. C'était un moyen comme un autre de ramener un peu d'argent. Ses journées elle les passait dans les tavernes, auberges ou rues de Meca, toujours accompagnée d'une bonne bouteille de rhum. Une après midi où le soleil brillait largement dans le grand ciel bleu, Resmiranda sortit d'une taverne en titubant légèrement. Manifestement elle avait un peu abusé du rhum. Elle congédia l'homme qui venait de quitter la taverne à son bras et continua son chemin en riant. Elle se dirigea vers le port d'un pas mal-assuré. Un bateau venait d'accoster, des hommes débarquant en petit groupes. Un sourire malicieux apparut sur le visage de la jeune femme. Avec sa chevelure flamboyante elle ne passait pas inaperçu et cela ne lui déplaisait guère. Elle charmait chaque homme qui passait à côté d'elle, les invitant à la suivre. Un d'eux accepta et la suivit jusqu'à la maison des demoiselles comme on l'appelait. Elle disposait d'une chambre là-bas, c'était son chez elle à présent. Ils s'enfermèrent donc dans la chambre un moment, le temps de faire ce qu'il y avait à faire. L'homme la quitta, laissant sa dotte sur la table de nuit. Resmiranda resta au lit une bonne partie de la journée pour éliminer les dernières vapeurs d'alcool. Se sentant mieux elle quitta sa chambre et sortit dans la rue. Elle claqua la porte de la maison et se retourna vivement vers la route. Seulement elle aurait mieux fait de regarder où elle allait. En effet, elle percuta de plein fouet ce qui semblait être un homme. Elle tomba à la renverse et se retrouva les quatre fer en l'air sur les pavés de la route. L'homme galant, l'aida à se relever et s'excusa. La jeune femme le trouva tout à fait charmant. C'était un homme plus âgé qu'elle, il avait de l'allure. Elle tomba immédiatement sous son charme. Pour se faire pardonner de l'incident, l'homme l'invita à dîner dans une auberge. Étonnée mais ravie, elle accepta. Il ne semblait pas savoir qu'elle était une fille de joie. Ils allèrent donc dîner, aux frais du monsieur, le tout arrosé de rhum. Il s'avérait qu'il était marchand, ce qui expliquait probablement ses moyens. Ils passèrent donc la soirée à boire et plaisanter. La lune entamait sa montée quand ils allèrent à l'étage. La chambre était plutôt agréable, le lit apparemment confortable. Il était clair que les deux adultes avaient trop bu mais ce qu'ils allaient faire était fait consciemment. La porte se ferma en un grincement désagréable et la clé tourna dans la serrure. Le marchand et la putain passèrent la nuit à s'ébattre follement, tendrement. Au petit matin, alors qu'une lueur orangée apparaissait seulement à l'horizon, l'homme quitta les draps chauds. Il se rhabilla en silence, regarda une dernière fois sa charmante compagne d'une nuit et partit. Cette fois il n'y avait pas de pièces sur la tablette, cela était inutile. Resmiranda se réveilla brusquement, ne sentant plus sa présence à ses côtés. Mais malheureusement c'était trop tard. Elle pleura en silence. Tout le long de la soirée elle avait espéré qu'il resterait avec elle. Douce illusion. Elle se rhabilla à son tour et quitta la chambre, folle de chagrin. Il lui avait suffit d'un regard pour l'aimer et d'un matin pour le détester. Elle rentra chez elle, à la maison des demoiselles et s'enferma dans sa chambre toute la journée. Le lendemain elle reprit son activité habituelle, ne laissant rien paraître. Quelques mois passèrent avant qu'elle ne s'aperçoive de sa grossesse. A partir de ce moment elle resta cloîtrée à la maison des demoiselles auprès de ses consœurs. Elles étaient toutes gentille avec elle et lui assurait que tout irait bien. Les mois défilèrent, déformant de plus en plus le ventre de la future maman. L'hiver arriva en même temps que l'enfant tant attendu. Il fallut plusieurs heures à la jeune femme pour accoucher son bébé. Une fille. Elle l'appela Gwelaly, tout comme se nommait sa propre mère, disparut trop tôt. La jeune mère sut immédiatement qui était le père, sa fille avait les même yeux verts. L'homme qui l'avait abandonné au petit matin, c'était lui. Resmiranda partageait donc à présent sa chambre avec sa fille. L'enfant grandit auprès des filles de joie et des danseuses qui peuplaient la maison des demoiselles. Elle fit ses premiers pas et prononça ses premiers mots au milieu des froufrou et des gloussements. Malgré l'environnement en apparence peu stable du foyer, Gwelaly eu un bon apprentissage. Elle apprit à lire et à écrire, elle apprit même l'art de la danse. Elle passait donc une enfance agréable auprès de toutes ses dames et surtout auprès de sa mère dont elle était très proche.


~~~~~

Comment trouves-tu le forum ? : Toujours aussi bien.
Comment as-tu connu le forum ? : Par un top site il me semble.
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Dernière édition par Gwelaly Lothalia le Dim 22 Mar 2009 - 18:09, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Gwelaly Lothalia [Sorcière & Voyageuse]   Gwelaly Lothalia [Sorcière & Voyageuse] I_icon_minitimeDim 22 Mar 2009 - 20:18

La petit fille d'autrefois était devenue une petite jeune fille. Elle vivait toujours avec sa mère et ses consœurs dans la maison des demoiselles. Resmiranda avait reprit son activité de fille de joie depuis bien longtemps déjà, ce qui obligeait Gwelaly à se réfugier dans le petit salon lorsque les clients venaient. Elle ressemblait énormément à sa mère, elle avait la même chevelure et les même traits du visage. Par contre elle devait ses yeux verts et sa grande taille à son père, qu'elle n'a jamais connu d'ailleurs. La jeune fille, alors âgée d'une douzaine d'années, passait ses journées dans les ruelles de l'île à jouer avec les autres enfants ou à faire des farces aux mendiants. Ses dons s'étaient déclarés dès son plus jeune âge et elle prenait un malin plaisir à embêter les malfrats de Meca. Sa mère lui demandait de rester discrète au sujet de ses pouvoirs, ce n'était pas trop bien vu. La jeune sorcière fit une partie de son éducation dans la rue, où elle apprit à sa battre et à voler. Deux années passèrent sans que rien de particulier ne vienne déranger la vie paisible de la gamine. L'hiver des ses quatorze ans, sa mère la jugea bonne à travailler. Resmiranda
avait vieillit et elle ramenait moins d'hommes qu'à l'époque. L'argent commençait à faire défaut. Gwelaly voulut donc vendre ses services en tant que sorcière mais sa mère le lui interdit en lui suggérant plutôt de devenir danseuse. Avait-elle vraiment le choix? Apparemment non. Sa mère lui avait déjà trouvé une taverne où danser. Le lendemain matin, la jeune fille se rendit donc à la taverne, vêtu d'une jolie tenue de scène. Elle dansait donc du matin au soir, sous les regards gourmands des hommes attablés. Malgré son jeune âge, elle était plutôt bien formée. Son travail lui fit goûter les effets de l'alcool, le rhum coulait très souvent à flot. Un soir, une fois chez elle, sa mère vint lui parler. Il était temps pour elle d'avoir sa propre chambre. C'était l'heure pour elle de devenir une vraie jeune fille. Les saisons défilaient, Gwelaly grandissait et Resmiranda vieillissait. Par une nuit d'été la jeune fille alla dans la chambre de sa mère, l'air soucieuse. Elle venait demander à sa mère de lui parler de son père, après tout, elle était grande maintenant. La putain lui expliqua que son père était un marchand qu'elle avait rencontré par hasard. Elle lui raconta leur rencontre et ce qui s'était passé. Sa mère lui confia qu'elle l'avait aimé, le temps d'une nuit...La jeune danseuse décréta que cet homme, son père, était un idiot d'avoir laissé une femme comme sa mère. C'était un compliment bien entendu. Et c'est ainsi que la mère et la fille retrouvèrent la complicité qu'elles avaient perdue depuis l'hiver. Redevenue aussi proche que lors de la petite enfance de la sorcière, les deux demoiselles passaient le plus de temps possible ensemble. Gwelaly continuait de danser à la taverne, où, lors de sa quinzième année elle rencontra un charmant jeune homme, Bareg. Ils entretenaient une sage relation sous le regard protecteur de Resmiranda qui travaillait en tant que serveuse dans la même taverne que sa fille à présent. Malgré son emploi de danseuse et le partage de son temps libre entre sa mère et son amoureux, la jeune fille trouvait le temps de perfectionner ses dons. Un vieux marins qui s'était pris d'affection pour la danseuse lui enseignait quelques tours en cachette. Il était un peu comme un grand père pour elle. La jeune fille avait trouvé un équilibre. Sa vie lui convenait parfaitement. Elle n'avait peut être pas une vie de rêve avec de l'or, des bijoux et de belles robes par millier mais elle était heureuse. Un soir alors qu'elle dansait à la taverne, une bagarre éclata entre son amoureux et un autre jeune homme. L'autre jeune homme avait apparemment fait une remarque désobligeante sur Gwelaly et ses jolies formes, ce qui n'avait pas plu à son petit fiancé. Malheureusement la bagarre dégénéra et l'autre jeune homme sortit une dague qu'il planta dans le ventre de Bareg. Les vieux loups de mer attrapèrent l'assassin pendant que la jeune danseuse courut auprès de son amoureux. La plaie était profonde et elle saignait abondamment. La sorcière pleurait à chaude larmes tout en serrant Bareg contre elle. Elle ne voulait pas qu'il meurt. Elle resta ainsi un moment baignant dans une flaque de sang, l'homme qu'elle aime dans ses bras. C'est ainsi qu'il mourut, dans les bras de sa douce, son regard planté dans le sien. Le meurtrier était fermement retenu par les hommes de la taverne, il devait être puni. Resmiranda assista à la scène, impuissante. Au bout d'un moment elle alla secouer légèrement sa fille en lui disant qu'il était temps de le laisser. Gwelaly le lâcha enfin et se leva mécaniquement pendant que des hommes emportaient le corps. Le regard vide, elle se tourna vers le jeune homme qui avait tué son compagnon. Sa robe et ses bras étaient couvert de sang, dégoulinant lentement sur le sol. Elle se planta devant l'assassin et le regarda intensément. Tout à coup elle lui colla une violente gifle qui arracha un cri au jeune homme. Puis elle se retourna et quitta la taverne en direction de chez elle, tel un automate. Une fois qu'on eut refermé la porte de la taverne derrière la mère et la fille, tout les hommes passèrent à tabac le meurtrier. Le lendemain matin il fut pendu comme le prévoit la loi sur Meca. Les mois qui suivirent l'incident, Gwelaly resta prostrée dans le silence, refusant de remettre les pieds dehors. L'année s'acheva, et elle fêta ses seize ans. Mais rien ne changea. Toute sa seizième année elle resta silencieuse, sortant de temps en temps sur le port. Il fallait qu'elle retrouve goût à la vie, il lui fallait du temps. L'hiver de ses dix-sept ans était arrivé et c'est là qu'elle se décida enfin à revivre. Tout doucement elle reprit l'habitude de vivre comme avant, seul son lieu de travail avait changé. Elle n'avait jamais remit les pieds dans la taverne où s'était produit l'irréversible incident. Elle se remit même à pratiquer la sorcellerie avec son grand-père de substitution. Le temps passait, les choses changeaient, les gens défilaient. Deux années passèrent sans incidents. La danseuse avait dix-neuf ans à présent, son grand-père n'était plus et sa mère était tombée gravement malade. Gwelaly décida donc d'arrêter de travailler pour prendre soin de sa mère. Les autres demoiselles veilleraient à ce qu'elles ne manquent de rien. Et ce fut le cas. Malgré les médicaments et les soins qu'elle recevait, la santé de Resmiranda déclinait. Elle passa l'année entière alitée, sa fille à son chevet. Cela faisait maintenant vingt années que la sorcière vivait sur
Meca aux côtés de sa mère et elle savait que cela ne durerait pas. Un soir où sa fièvre était plus forte elle demanda à sa fille de lui donner le paquet qui était caché dans le tiroir de la commode. Sa fille lui obéit et le lui donna. Resmiranda lui expliqua que c'était son héritage, elle avait obtenu ce nécessaire à coiffure et cette poudre d'un homme riche. Elle lui légua donc le petit paquet. La jeune femme remercia sa mère et la serra dans ses bras. C'est cette nuit là que la maison des demoiselles perdit une de ses plus anciennes pensionnaire. Gwelaly accepta bien le décès de sa mère, cela faisait un long moment qu'elle s'y préparait. Elle se retrouvait sans famille et décida de parcourir le monde comme elle avait toujours rêvé de le faire, ainsi que sa mère. C'est donc deux semaine après la disparition de sa chère mère qu'elle prit la mer en direction d'Ydril.
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MessageSujet: Re: Gwelaly Lothalia [Sorcière & Voyageuse]   Gwelaly Lothalia [Sorcière & Voyageuse] I_icon_minitimeDim 22 Mar 2009 - 20:25

C'était un soir comme les autres où elle dansait une fois de plus à la taverne. Cela faisait quelques jours qu'elle travaillait ici, logée dans les écuries auprès des chevaux et payée on ne sait quand. La taverne en question était loin d'avoir une bonne réputation mais c'était la seule qui avait accepté de l'embaucher. Ici au moins elle était sûre de pouvoir manger quelque chose. L'ambiance n'y était pas trop désagréable même si elle était plus esclave qu'employée. Danser n'était pas sa vocation mais c'était une des seule chose légale qu'elle savait faire. Elle cachait ses dons de sorcellerie, c'est sûrement plus prudent au vu de l'endroit. Gwelaly dansait donc à la taverne face aux yeux des habitués. Elle se mouvait en rythme, avec grâce et souplesse. Au bout d'un moment elle prit sa pause, la seule autorisée dans la journée. Elle descendit de la petite estrade et alla discuter rapidement avec la serveuse. Appuyée contre le bar elle observait les visages familiers. La taverne était en réalité un repère de bandits et de malfrats. Elle était petite, sombre et sale. L'odeur de l'alcool se mêlait aux différentes effluves corporelles des gens présent à l'intérieur. Les quelques tables qui ornaient la salle principale étaient presque toutes utilisées, comme tous les soirs. Il n'y avait que des hommes, tous plus dégoûtants les uns que les autres. La porte s'ouvrit et un homme rentra. Pourtant il lui semblait que tous les habitués étaient là. Il était grand et avait l'air bien bâti. Son visage était camouflé sous un capuchon, son corps sous une cape. Un homme bien mystérieux. Elle l'observa du coin de l'oeil et alla demander à la serveuse si elle savait qui il était. Apparemment elle ne le connaissait pas. Gwelaly fut tirée de ses interrogations par le barman qui lui ordonna sèchement de retourner danser. Et c'est donc ce qu'elle fit. La plupart des hommes la regardait comme un bout de viande dans une assiette. Elle soupira et continua sa danse. Elle vit l'inconnu se diriger vers le bar et parler au tavernier. Elle les observa depuis son estrade, curieuse. Soudainement l'expression du barman changea radicalement, manifestement il était énervé. Le tavernier sauta par dessus son bar et essaya de frapper l'homme mystérieux. L'inconnu évita le coup et lui donna un bon coup de poing dans la figure. La sorcière s'arrêta de danser et observa la scène. Toutes les personnes présentes dans la salle s'attroupèrent autour des deux hommes, criant au tavernier de tuer l'inconnu. La serveuse s'approcha de Gwelaly en courant, l'air un peu apeurée. La danseuse lui demanda de récupérer leur affaires dans l'écurie et de partir à l'abri, au cas ou tout dégénérerait. La serveuse lui obéit et partit. Il y avait beaucoup de remue-ménage dans la taverne, entre les deux hommes qui se battaient et tous les autres qui criaient. Cela n'était pas habituel. Alerté par le bruit, le Grand Patron descendit avec deux hommes. Il ordonna aux hommes de mains de régler le problème. Dans le jargon "régler le problème" signifie lui régler son compte, il était foutu. L'inconnu, qui avait réussit à repousser le tavernier, se retrouvait face à deux hommes. Après quelques instants de lutte il parvint à en mettre un au tapis. L'autre s'avança vers lui et essaya de le frapper. La jeune femme s'apprêtait à s'enfuir quand elle vit la porte s'ouvrir, quatre hommes dans l'embrasure. Elle se tourna vivement vers les deux hommes qui se battaient, l'inconnu ne pouvait les voir arriver. Il allait se faire tuer! Sans savoir pourquoi, perchée sur sa petite estrade, elle se retourna vers la porte et usa de ses dons pour les repousser. Un des quatre hommes, qui se trouvaient à présent au milieu de la pièce, se figea soudainement, hébété. Les trois autres furent déstabilisés et l'un d'eux cria en tombant. Gwelaly n'hésita pas une seconde et hurla à l'homme mystérieux de s'enfuir. C'est ce qu'il fit mais au lieux de se diriger vers la sortie il s'approcha de l'estrade, attrapa la sorcière par la taille et la jeta par dessus son épaule, tel un sac à patate. Une fois chose faite il se précipita vers la porte et sortit en trombe. Il la reposa rapidement sur le sol et lui prit la main. La jeune femme, sans rien comprendre, le suivit. Ils s'enfuirent dans des ruelles, main dans la main. Au bout d'un moment, ils ralentirent l'allure et à la lueur d'un lampadaire elle remarqua le sang qui s'écoulait de la plaie. Inquiète, elle lui demanda s'il allait bien. L'inconnu affirma qu'il allait bien mais la danseuse insista pour l'emmener dans une auberge sûre qu'elle avait connue à son arrivée. Elle savait qu'ils seraient bien reçut là-bas. Un peu contre son gré, elle l'emmena à l'auberge. L'auberge en question, de bonne réputation était chaleureuse, les gens qui la tenait étaient également très agréable. Gwelaly prit une chambre, elle n'avait pas les moyens d'en prendre deux séparées. Une fois convenablement installés, elle ordonna à l'inconnu de se déshabiller pendant qu'elle allait chercher de l'eau et des linges propres. Quelque peu hésitant il quitta ses vêtements. Le silence s'installa. La jeune femme le soigna comme elle le pouvait. Puis, timidement, elle se présenta. Il fit de même, Wicaemas était donc son prénom. A partir de ce moment, ils restèrent presque enfermés dans le chambre laissant la blessure se guérir lentement. Ils apprirent à se connaitre, se racontant l'un l'autre leur passé. Des liens se tissèrent petit à petit, rapprochant les deux adultes. Quelques semaines avaient passées depuis l'incident de la taverne. La sorcière avait eu le temps de récupérer ses affaires auprès de la serveuse et de trouver un petit emploi dans l'auberge pour payer la chambre. Un soir, Wicaemas proposa de quitter Ydril, c'était trop dangereux pour eux de rester là. L'ancienne danseuse accepta et le lendemain, après avoir empaqueter leurs affaires et remercier les aubergistes, ils quittèrent la ville portuaire pour se diriger vers la capitale. Diantra, son château, sa cathédrale, son fort et ses rues. Dès leur arrivée ils se trouvèrent une bonne auberge où vivre simplement. Ils utilisèrent leur économie pour payer la chambre, aidés par les petits boulots qu'ils effectuaient. Les liens qui les unissaient avaient évolués, tout comme leur relation. Ils étaient à présent un couple et partageaient tout. Au bout d'un moment, ils décidèrent de se marier. Leur mariage eut donc lieu dans la grande cathédrale Notre Dame de Deina. Ce fut un mariage discret, sans invités. Une fois leur union officialisée, le jeune couple décida de prendre une année de calme. Wicaemas abandonna se carrière de mercenaire et trouva un emploi à la forge. Quant à Gwelaly, elle lança sa carrière de sorcière. Une si grande ville devait bien compter des personnes qui avaient besoin de quelques sorts. Ils vivèrent ainsi pendant une année, sans que rien ne vienne entacher leur bonheur. Mais un beau jour la peste fit son apparition à Diantra, faisant des ravages parmi la population. Wicaemas vit ses collègues dépérir petit à petit. Gwelaly fut envahit par des demandes de sorts de protections. Chacun de leur côtés, ils voyaient les effet de la peste, les poussant à se cloîtrer dans leur chambre, impuissants. La sorcière sortait de temps en temps, protégée par un sort pour aller cherhcer des vivres. Comme par miracle ils survécurent au fléaux qui finit par être éradiqué. Après avoir vécu une telle chose, ils décidèrent de faire quelque chose pour aider les gens du mieux qu'ils le peuvent. Ce désastre n'était qu'un des prémices de la guerre. La guerre fait doucement son apparition en Miradelphia, faisant régner la peur. Wicaemas décida de reprendre les armes et son métier de mercenaire. Gwelaly accepta mais à condition qu'elle vienne avec lui. Et c'est ainsi qu'ils prirent la route. Mercenaire et sorcière, main dans la main, complémentaire par bien des aspects.
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MessageSujet: Re: Gwelaly Lothalia [Sorcière & Voyageuse]   Gwelaly Lothalia [Sorcière & Voyageuse] I_icon_minitimeLun 23 Mar 2009 - 10:38

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Huhu, même remarque que Wicaemas concernant la survie pendant la Peste en étant enfermés Wink Mettez-vous d'accord, sur votre façon de vous nourrir pendant ce temps là Wink

Edit : après édition discrète et sauvage xD, je valide!
Tu connais le chemin, bon jeu!
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MessageSujet: Re: Gwelaly Lothalia [Sorcière & Voyageuse]   Gwelaly Lothalia [Sorcière & Voyageuse] I_icon_minitimeLun 23 Mar 2009 - 11:46

Merci beaucoup! What a Face
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MessageSujet: Re: Gwelaly Lothalia [Sorcière & Voyageuse]   Gwelaly Lothalia [Sorcière & Voyageuse] I_icon_minitime

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