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 Danger ? | Istarkh

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Ailen
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MessageSujet: Danger ? | Istarkh   Mar 20 Oct 2009 - 13:59

    Erac... Un lieu que j’ai du traverser des dizaines de fois sans vraiment faire attention à ce qui m’entourait en dans certaines optiques différentes. Ai-je déjà tué à Erac ? Peut-être… je ne me souviens pas. Si je devais me rappeler de tous les lieux de mes crimes !
    Mais voilà, je suis là… et je m’ennuie ferme. J’ai pris la décision la plus sure pour mon tout petit Gaëtan et moi-même, j’ai accepté la proposition de Trystan et je l’ai accompagné ici chez lui. J’aimerai être parmi les combattant… répandre le sang de tous ses êtres immondes que je ne comprends pas. Je n’ai jamais eu le contact facile avec les humains… moins encore avec a gente masculine, pourtant Monseigneur Roi des Hommes et mon meilleur ami et j’approuve en toute chose sa politique sur Diantra et le royaume humain. Que veulent-donc ces idiots à attaquer la ville mère ? Faire souffrir un peuple ? Répandre le sang ? Obtenir le pouvoir ? Sont-ils bêtes à ce point ? Cela me répugne et si Trystan ne m’avait pas assuré qu’il les ferait abattre, je crois que je l’aurais fait moi-même. C’est l’inconvénient d’avoir le sang bouillonnant et la tête pleine d’idées.
    Je déambule tranquillement dans les rues accompagnée de mes quelques foulards qui comme d’habitude ne me quittent pas. Je suis danseuse de mort, mais danseuse tout de même… Gaëtan est d’ailleurs accroché à mon ventre par l’un des foulards. J’aime sentir son souffle contre ma peau, le savoir au chaud contre moi sous la cape. Je ne peux m’en séparer… même ici, pourtant ce n’est pas très prudent d’emmener un bébé comme ça sous la neige. Mes longs cheveux sont attachés d’un chignon près de mon oreille gauche et descendent en une tresse sur mon épaule, flamme incandescente sur ma cape de ténèbres.
    Je rentre dans une taverne, un liquide chaud, voilà ce dont j’ai envie. Il y a de l’agitation, je regarde un peu autour de moi. Il y a principalement des hommes en groupes… ou seul comme l’autre balafré là bas qui joue avec son épée et semble pensif. Certains me regardent bizarrement mais personne ne bouge. Je m’installe à une table, défait ma cape et Gaëtan que je prends doucement dans mes bras. Je porte une robe blanche remontant jusqu’en haut de mon cou dans une matière plus ou moins rigide. Encore une robe de ma mère, elle aimait ce genre de vêtements originaux. Celle-ci descend ensuite en une unique jupe dans un tissu soyeux. Les foulards qui m’accompagnent sont rouges et noir. Dans l’un d’eux est caché mon nunchaku mais impossible à remarquer comme a mon habitude. Si l’on se met à me soupçonner ici, je suis perdue.
    On me sert une tisane brulante mais un homme vient interrompre ma contemplation.

    - Les drows, nous on les tue.

    Je plantais mes iris couleur de sang dans ses yeux, un léger sourire aux lèvres. Qu’étais-je sensée comprendre ? Qu’il souhaitait me tuer ?

    - On n’aime pas les gens comme vous.

    - Je vous rassure je n’aime pas les hommes.


    Je vis un air surpris dans son regard sous le ton de ma voix posée. Ils tuaient les drows ? Moi aussi. Mais au final je ne lui avais rien demandé, et je ne souhaitais pas sa présence.
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Elya
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MessageSujet: Re: Danger ? | Istarkh   Mar 20 Oct 2009 - 16:25


Erac... Jamais il n'était descendu si loin au sud. Dire que pour beaucoup, le duché du Roi était une terre septentrionale. Istarkh esquissa un sourire moqueur à cette idée, alors que le manche de son épée quittait sa main droite et, dans un arc de cercle parfait, rejoignait sa main gauche. Voilà dix bonnes minutes qu'il ne regardait plus autour de lui, seulement centré sur ses pensées. Le plat à moitié terminé et déjà froid qu'il s'était commandé le narguait depuis sa table, mais il n'y prenait pas garde. Car il avait un problème autrement plus préoccupant : il ne savait que faire, maintenant qu'il avait atteint son objectif. Devait-il se présenter comme un chevalier de Serramire venu au secours du Maître de Diantra ? Ou en simple civil cherchant à défendre sa patrie ? Les deux impliquaient un mensonge, mais il ne se voyait pas dire la vérité, de toute façon. Elle lui était tout simplement trop pénible. Il soupira, fermant les yeux.

« Les drow, nous on les tue. »

La valse de son épée cessa alors qu'il relevait légèrement la tête, cherchant à savoir qui avait parlé de l'ennemi sombre. Son regard se posa sur une magnifique créature aux cheveux... rouge. Il se demanda comment il avait fait pour ne pas la remarquer plus tôt, tant elle dénotait avec le reste de la taverne. Les gueux s'habillaient rarement en blanc, tout simplement parce que le blanc ne le reste pas très longtemps, en règle générale. Lui-même n'en portait jamais, et encore moins ce jour là. Lui portait plus le deuil que la pureté.

« On n'aime pas les gens comme vous. »

Istarkh fronça les sourcils. Les gens comme elle ? Le rustre devait être aveugle en plus de mal poli, d'ordinaire la plus part des hommes en âge de procréer se serait rué sur la pauvre damoiselle avant qu'elle ne comprenne ce qui lui arrive. Rengainant doucement son arme, il prit la peine de la détailler plus en détail. Les longues oreilles dépourvues de lobes lui apprirent qu'il s'agissait d'une sang mêlé, et le froncement de ses sourcils s'accentua. Au vu de la réaction de l'ivrogne, il aurait été près à parier que les yeux étaient rouges. Son poing se serra sur le manche de son épée, alors qu'il revoyait certaines scènes parmi les nombreuses qu'il avait vécu à Alonna. L'espace d'un instant, il eut envie de se joindre au malotru mais se raisonna. Toutes les phrases les plus bancales lui vinrent à l'esprit en même temps. « Elle n'est pas responsable du crime de ses parents », « On ne choisit pas dans quelle famille on naît. »... Étrangement, cela suffit.

« Je vous rassure je n'aime pas les hommes. »

La réplique n'arracha aucun sourire à l'ancien chevalier du turquois. Il avait beau s'être accordé sur le fait qu'il devrait l'aider s'il le fallait, il ne pouvait pas non plus la prendre en sympathie simplement parce qu'elle avait un peu d'humour. C'était au dessus de ses forces et, de toute façon, on ne lui demandait pas tant. Tout ce qu'on lui demandait c'était de placer sa raison avant ses sentiments, et c'est justement ce qu'il était en train de faire.

« Qui voudrait d'une trainée comme toi, de toute façon ? »

Istarkh se leva lentement de sa chaise, l'air de rien, et remit le fourreau de son arme à sa place. Il ne quitta pas du regard la scène qui se déroulait, près à intervenir. Nul doute qu'elle risquait de mal tourner, surtout si la sang-mêlée manquait de sang froid... Ce dont il ne doutait pas, au vu de la façon dont elle s'habillait et de sa réplique. Il s'approcha du comptoir, se tenant prêt à intervenir.
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Ailen
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MessageSujet: Re: Danger ? | Istarkh   Mar 20 Oct 2009 - 17:54

    Qui était donc cet ivrogne qui s’adressait à moi de cette manière ? Il s’appuyait sur ma table et je suppose qu’il ne tiendrait pas vraiment sur ses jambes. Serait-il venu me parler sinon ? Ou serait-il rester sagement sur son siège comme les autres. L’alcool rend aux hommes leur essence naturelle, ce n’est jamais très beau à voir, que ce soit un gueux ou un noble. Je lui réponds d’une voix claquante et sans équivoque tout en restant polie. J’espère tout de même qu’il se maîtrisera suffisamment pour ne pas s’humilier plus et s’en retourner à la place qui est la sienne. Je tourne ma cuillère dans ma tisane, détournant toujours mon attention de lui… mais il contre-attaque. Qui voudrait de moi ?! Mais s’est-il regardé ? Et a-t-il regardé la petite merveille dans mes bras ? Que je ne veuille pas des hommes ne signifie pas qu’ils ne veulent pas de moi. Je suis danseuse, représentante de la volupté.

    - Il me semble que plus d’hommes veulent de moi que de femme de vous. Mais vous devenez grossier, apprenez à rester à la place qui est la votre.

    Mais mon sang bouillonnais déjà dans mes veines sous la première insulte, je serrais convulsivement Gaëtan contre moi mais paraissait calme. C’était ce calme chez moi qu’il fallait redouter… pas ma colère. Il balança sa main vers la tasse en hurlant quelque chose comme "Sale chienne" qui vola vers… la chaise. Je m’étais levée d’un bond et sans que l’ivrogne ne puisse comprendre quoi que ce soit, ou que quiconque ait pu voir, j’avais dégrafé le couteau de ma cuisse et le tenait à quelques millimètres des deux yeux de l’ivrogne. Au centre précisément. Et il avait peur, je le lisais au creux de ses pupilles. Je devenais seule maîtresse de sa vie. Ce qu’il ne savait pas, c’était que la lame était empoisonnée et que je n’aurais qu’à toucher la peau pour provoquer une mort rapide mais douloureuse.

    - Vous les humains vous pensez mieux qu’un drow. La seule différence se trouve dans ses yeux. Les drows n’ont pas PEUR de la mort. Si vous aviez l’éternité pour cela, vous pousseriez le vice plus loin qu’eux.


    Ils violaient des femmes, vendaient des êtres humains, avaient des esclaves, s’entretuaient et les récents évènements faisaient douter sur une quelconque cohésion entre les représentants de cette même race humaine. Ma voix était vibrante, il y résonnait autant de haine pour les humains que pour les drows à l’intérieur. Jusqu’où s’étendrait donc le vice ? Mais les humains étaient encore sauvables parce qu’il y avait quelques bonnes âmes. Le silence s’était fait partout… on attendait une mise à mort. Je baissais ma lame, le poignardant juste de mon regard. Je me tournais vers une demoiselle et lui glissait Gaëtan avec une petite bourse. Mon tout petit n’a pas besoin de voir ce coté de la mère. Je demande une autre tisane et m’enfuie dehors sous la neige pour me calmer, m’adossant au mur et me forçant à respirer fort cet air frai et vivifiant, éloignant de mes veines le venin drow.
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MessageSujet: Re: Danger ? | Istarkh   Mar 20 Oct 2009 - 18:58

On parlait beaucoup, dans la taverne. Il fallait avouer que la prestation de la jeune femme était… impressionnante, on pouvait le dire. Istarkh n’aurait pas rougi d’avouer qu’il n’avait absolument rien compris à ce qui venait de se passer. Un instant elle était assise et l’autre, elle menaçait l’œil de l’agresseur devenu malheureuse victime. Un spectacle guère réjouissant, en vérité, qui prouvait l’inutilité du jeune homme. Mais après tout, était-ce surprenant ? Elle avait du sang drow dans les veines, et il s’agissait d’un sang aussi immonde que puissant. Mortellement dangereux, même. Istarkh le savait bien, et même s’il l’oubliait un jour, sa balafre était là pour le lui rappeler. Sauf qu’il avait désormais un léger problème. L’ambiance n’était plus, mais alors plus du tout chaleureuse, et il regrettait d’avoir quitté son siège douillet. Il n’avait en effet aucune raison de se tenir à trois mètres de l’ivrogne, une main négligemment posée sur la garde de son épée. Aussi soulagé que vexé, l’homme se tourna vers l’âtre et bloqua sur cette vision pas forcément rassurante.

« Quoi ? T’as un problème ? T’es avec elle ? »

L’œil n’était plus très vif, la voix était pâteuse… Et on sentait bien un relent de peur dans un ton qu’il tentait de rendre bravache et assuré. Même si l’idée de reculer face à une telle épave ne l’enchantait guère, il était assez intelligent pour comprendre qu’il ne servait à rien d’argumenter. Déjà parce qu’il n’était pas un drow et qu’il aurait sans doute un peu plus de mal à le maîtriser, et ensuite parce qu’il souhaitait entrer dans l’Armée du Roi, pas se la mettre à dos. Levant doucement les mains, il parla d’une voix calme et apaisante.

« Pas du tout, sire. Je… »

Sauf qu’il ne faisait déjà plus attention à lui. Se tournant vers la damoiselle que l’inconnue venait de couvrir d’or et de… bébé. C’était surtout ça, le problème. D’instinct, Istarkh se dit qu’elle l’avait trouvé quelque part et cherchait à s’en séparer. C’était le plus probable. Une mère n’abandonnait pas la chair de sa chair à une inconnue, même en lui donnant de l’or. Mais pourquoi maintenant ? Cela, il n’aurait su le dire.

« Donne-le-moi. »

Heureusement pour la demi-drow, la nourrice improvisée savait y faire en bébé. Elle s’était confortablement installée sur une chaise et le berçait doucement, murmurant des paroles réconfortantes à ce nourrisson tout juste abandonné. Istarkh jeta un rapide regard par la porte, mais il n’y avait aucune trace du plus petit cheveu rouge.

« Laissez-le ! Ce n’est qu’un bébé, il ne vous a rien fait…
- Donne le moi, c’est le bâtard d’une bâtarde, on va lui épargner quelques années de souffrance.
- Sire, je pense honnêtement que vous avez besoin de repos… »


La jeune serramirois aurait bien aimé que les gens ne deviennent pas fous dès qu’il essayait de prendre un peu de repos… Car s’il avait hésité pour la demi-drow, il n’hésiterait pas pour cette petite vie encore innocente.

Il évita de peu le poing qui fonçait vers son visage.
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MessageSujet: Re: Danger ? | Istarkh   Mar 20 Oct 2009 - 20:29

Odeurs d'épices, rythme ardent et passions culinaires...
Telles sont les cuisines, ou du moins la vision qu'en a notre homme, patron bedonnant. Gras ? Oh que non... bien en chair, homme fort s'il en est. Ah, qu'il est agréable de suivre un travail bien exécuté... même si le réalisme trivial pousserait à considérer les choses sous un autre angle. La préparation étant majoritairement destinée à un ramassis d'individus avinés à divers stades d'alcoolisation mais tous déjà bien imprégnés.
Tous ? Non. Quelques individus semblent encore en état de penser... mais sans vouloir faire usage de cette conscience. Car malgré sa sobriété, le chevalier semble vouloir s'opposer au champion toutes catégorie du championnat d'avinement avancé... avec un certain brio, il faut le reconnaître. Mais quel homme sain d'esprit s'impliquerait volontairement dans une altercation entre un ivrogne et une demi-drow ? Oh, vaste question...

Toujours est-il que la demi semble bien confiante... laisser son enfant, ainsi... exposé aux velléités de l'aviné. Et si la nourrice ne semble pouvoir opposer qu'une résistance de principe, le chevalier agit en digne représentant de... eh bien, de ce qu'il représente. Tout de même, l'appeler Sire... est-ce cela que l'ivrogne ne put tolérer ? Ou plus simplement l'ingérence malsaine dans sa tentative de purger le monde d'une âme encore pure ? Toujours est-il qu'il sembla se faire un devoir de faire comprendre à l'hardi inconnu que sa place n'était pas ici... en envoyant ses phalanges à la rencontre -peu amicale au demeurant- de la tête du chevalier.

Ah, quel dommage que cette même tête ne soit pas restée au même endroit... rien n'attire plus les foules en délire que le doux bruit d'os écrasés, broyés...
Mais l'inconnu eut le temps d'éviter le poing vengeur... ôtant du même coup la possibilité d'un réjouissant spectacle. Car l'ivrogne se sent tomber... conséquence de son alcoolisation ou réalité, mais il aurait juré que son pied ait été retenu... Certes, la parole d'un ivrogne n'aurait pas valu grand chose, si tant est qu'il puisse un jour exprimer à voix haute cet étrange phénomène. Mais un individu particulièrement attentif aurait peut être pu aperçevoir le vague scintillement immaculé, apparition blanche et très éphémère, source de la gêne de l'ivrogne. Mais qui blâmer pour cette opportune apparition passée inaperçue, et très probablement favorable au chevalier ? Doute...
Toujours est-il que si la pure apparition est restée inconnue, tous peuvent remarquer la chaise fort commodément placée juste devant la scène... et qui accueille malgré elle le poids encombrant de l'idiot, non sans émettre de vives protestations... et de s'effrondrer, vaincue. Ainsi, l'ivrogne aura perdu sa bataille contre le brave chevalier, mais gagné celui contre la résistance de la chaise, désormais morceaux de bois épars.

Cependant, une autre bataille s'annonce... car le bruit n'a pas ameuté que les derniers ivrognes encore inconscients du spectacle... Et parmi ceux dont l'attention a été attirée, notre bedonnant propriétaire.
Propriétaire d'ordinaire affable, mais qui semble changer du tout au tout quand s'offre à lui la vue de son meuble malmené et de l'ivrogne qui peine à se relever. D'une humeur joviale, mains sur la panse proéminente et sourire chaleureux aux lèvres, l'ombre d'une moue hivernale s'esquisse sur ses traits. Et un menaçant grondement s'échappe bientôt des lèvres entrouvertes...


"Toi... Ma taverne... Dehors !"

La cible du courroux naissant semble soudain particulièrement réceptive à la raison, recouvrant assez de présence d'esprit pour détaler, évitant de peu le choc avec la demi-drow désormais rerentrée. Attirée par le bruit ? Peut être par l'instinct maternel... mais elle semble avoir saisi la scène.
De l'idiot, ne reste bientôt plus qu'une vague odeur flottant dans l'air, musc vicié par les effluves acides de sa boisson. Et de la colère du propriétaire ne reste qu'un sourire retrouvé.

Demi-drow ? Gênant... le regard du bedonnant se pose tour à tour sur notre héros, l'enfançon et la sang-mêlée... Une demi ? Mmm... mauvais, ça.
Mais après tout, un client est un client. Et elle semble aisée... elle a assez pour le contenter, du moins. L'argent est ce qu'il est, et il faut bien vivre... au diable les préjugés, le chant de l'écu est une langue universelle et appréciée de tous.
Cependant, une remarque pointe rapidement, pour les deux inconnus. Que fait cet individu ici ? Car après tout, une épée reste une épée... il a pourtant l'air correct. Mais après tout, on ne sait jamais... ce qui n'est pas une raison pour retenir le commentaire.


"Vous êtes le père ? Félicitations... mais ce genre de rassemblement se fait d'habitude dans une chambre, qui présente le double avantage de vous épargner la compagnie d'individus tels que celui ci et de vous offrir un peu d'intimité. Après tout, les enfants n'ont point appris à se concevoir seuls."

Bien en chair, mais notre homme conserve toutefois de bons réflexes, et il est clair qu'il s'attend à une réaction vive de l'impure. Ce sang vicié n'est pas pour rassurer, évidemment... mais il arrive tout de même à surveiller l'inconnue et à indiquer à l'une de ses serveuses de ramasser les fragments épars, ce que la concernée s'empresse de faire.
Vient rapidement une autre réplique, sans se départir de sa placidité affichée.


"Oh, tout doux... nulle offense. Après tout, tous ont le droit de pratiquer l'humour de temps en temps, ou tout autre activité plus intime si ça leur chante... Encore une fois, nulle offense. Mais si vous pouviez éviter de provoquer autant de remous la prochaine fois, j'apprécierais sincèrement.
En effet, vous devez bien avoir conscience que ce genre de pitreries me coûte tout autant qu'à vous... si ce n'est que je ne paie pas de ma personne mais de ma poche, ce qui est tout aussi douloureux, vous me l'accorderez."


Une pause. Un sourire.

"Enfin... ce léger incident n'est évidemment pas prétexte à gâcher cette visite, néanmoins si vous souhaitiez partir... vos activités ne regardent que vous, même si vous devez avoir des choses à vous dire. Sans ce monsieur, qui sait ce qui serait arrivé au petit..."

Sourire. Pour rien, sauf peut être pour mettre un gêneur à la porte, il ne se départirait de sa jovialité. Après tout, la vie ne mérite pas d'être prise avec hargne... la haine n'apporte rien. Et surtout pas des écus.
Notre homme finit quand même par se dandiner quelque peu, incertain de la conduite à tenir... doit-il retourner immédiatement en arrière salle ou rester plus longtemps ?
Bah, tant que les écus chantent, tous les choix sont bons.




[Vous pouvez bien évidemment tous deux jouer le patron si cela vous aide à trouver de nouvelles ouvertures ]

_________________
Ombre fugace
Maître de ton destin

-Crédits de l'avatar: ETERNAL RETURN - Art of pierre / Alain D.
Site de l'artiste: http://www.3mmi.org/v9/
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Ailen
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MessageSujet: Re: Danger ? | Istarkh   Mer 21 Oct 2009 - 17:32

    Le bien, le mal… si seulement les choses pouvaient être aussi simple vraiment. Mais nous avons tous une part d’ombre et une part de lumière, on a souvent déterminé les miennes en fonction de mon sang. Mais pourquoi ? Pourquoi mon sang humain serait-il ma partie douce et compréhensive ? Je suis un mélange de deux sangs, de deux êtres qui ne se sont pas aimés, mais qui se sont marqués l’un l’autre un minimum. Comme chacun, je porte en moi un caractère, le mien est impulsif et lorsque mon sang s’échauffe je deviens dangereuse. On m’a trop appris à me méfier des hommes, trop appris de manière de les tuer pour que je sois capable de me retenir devant les injures. La maternité ne pas adouci, je suis devenue pire encore… je ne peux plus faire preuve de cette sorte de témérité insouciante d’avant, plus que ma vie j’en porte une autre. Alors, j’ai vraiment cru que j’allais tuer cet homme. Dans un moment de faiblesse, j’ai laissé Gaëtan a une femme avec de l’or, la nommant au rang de nourrice improvisée de quelques minutes. Un jour j’apprendrais à Gaëtan à maîtriser son sang, à se battre et à rester en sécurité… mais pas encore. Et je ne veux pas qu’il voit chez sa mère se combat pour se calmer. Mais je suis encore bien maladroite avec lui, et je n’ai pas pensé un instant qu’il puisse être en danger dans cette taverne avec cette femme. Je n’ai pas pensé une seule minute qu’on puisse vouloir détruire une vie si chétive et pure.
    Assise dans la neige, voilà que j’y pense pour la première fois. Mon oreille est plus affinée qu’une autre et un bruit de bois brisé vient me faire sursauter. En une seconde je suis sur mes jambes et je rentre comme une furie dans la taverne pour voir l’ivrogne de toute à l’heure heurter une chaise qu’il brise d’un coup. Je ne vois pas qui a envoyé le coup mais je m’en moque… je me rapproche de la nourrice qui sert mon bébé dans ses bras. Le tout petit semble s’être endormie… il est si différent de moi, rien ne semble pouvoir le réveillé !

    Je ne sais pas trop quoi faire, un peu perdue face aux éléments, je récupère mon bébé que je sers fort contre moi. Voilà, c’est la dernière fois que je le laisserais comme ça… loin de moi. Je ne savais pas… je suis tellement novice. Il semble s’adresser à moi et à un certain jeune homme sur lequel je pose mon regard. Pourquoi lui en particulier… ? Mais il ne m’en faut pas beaucoup plus pour comprendre. Il a du protéger mon tout petit et le patron pense que nous sommes ensemble.

    - Vous vous méprenez, monsieur. Nous ne nous connaissons pas.


    Inutile d’en dire plus après tout, que veux-t-il au final ? De l’or… L’ivrogne est mis dehors et la taverne se relève sans problème et les discussions reprennent autour de nous sans plus nous prêter attention. Certains me jettent des regards en coin un peu méfiant… et me voilà bien embarassé.

    - Je suppose que je vous dois une fière chandelle, monsieur. Puis-je au moins vous offrir un verre ?


    Accepterait-il de boire avec un sang impur ? C’est un étrange paradoxe, ici personne ne sait qui je suis, on me traîte comme la batarde que je suis et j’avoue préféré ça au traitement que j’avais à Diantra à cause de mon amitié royale. J’ai toujours eu une certaine chance pour choisir mes amis… et mes amants d’ailleurs.

    - Je m’appelle Ailen, et voilà mon fils Gaëtan.

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Elya
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MessageSujet: Re: Danger ? | Istarkh   Sam 31 Oct 2009 - 16:48

Tout aurait pu être si simple. A la base, il était simplement venu prendre un peu de repos dans une auberge moyenne, dans l’espoir de s’éclaircir les idées et de - peut-être, si Néera le voulait bien - trouver une solution à ses problèmes moraux. Sauf que voilà, il semblait que les entités supérieures aimaient venir le troubler. Il n’avait tout simplement pas prévu de devoir se battre contre un tas de muscles et de graisses enivré. Mais pour autant, avait-il vraiment le choix ? Il serait damné avant d’accepter de voir un tel barbare s’en prendre à un enfant en bas-âge. Après avoir esquivé le coup malhabile, il entreprit de s’éloigner aussi vite que possible. Heureusement pour lui, l’homme qu’il devait affronter n’était vraisemblablement pas un guerrier. Pour preuve la façon lamentable dont il rencontra une pauvre chaise inoffensive. Le bruit d’enfer qui en résulta lui fit craindre le pire, mais ce n’était pas d’elle que venait la plus grande menace. Non, si l’agresseur maladroit qu’était l’ivrogne enivré devait craindre quelqu’un, c’était plutôt le propriétaire qui déboula dans la salle commune et lui fit bien comprendre ses exigences.

Istarkh ne put que regretter de ne pas posséder un charisme similaire. Il allait le remercier de lui avoir évité une rixe inutile, mais il fut pris de vitesse. A la place, il eut le droit à un commentaire des plus déplacés sur la façon dont on pouvait concevoir un enfant. Outre le fait que l’idée de s’abandonner aux plaisirs de la chair avec une sang-mêlé lui était insupportable - on luttait difficilement contre vingt ans de préjugés - il n’avait rien fait qui méritait une telle virulence. Etrangement, la rouge chevelure fut encore plus prompte que lui à rétablir la vérité… Décidément, personne n’était près à le laisser parler.

« En effet. Je n’ai pas encore eu la… chance de faire sa connaissance. »

Il retint avec peine qu’il n’avait de toute façon pas envie de mieux connaître une mère capable d’abandonner son fils à la merci de la première venue. Inutile de rendre encore plus compliqué une situation qui l’était déjà bien assez. S’il avait de la chance, il allait pouvoir récupérer ses affaires, payer ce qui devait l’être et oublier toute cette histoire. Mais il semblait que le patron n’était pas d’accord. Il prenait un malin plaisir à leur faire découvrir un aspect intéressant de sa personnalité : son aisance dans le langage.

« Je… » Il lança un regard à la demi-drow, puis fit comme s’il pouvait parler en son nom aussi. Ils étaient dans la même galère, après tout. « Nous comprenons parfaitement. Pour ce qui est de la chaise… Une journée passée à vous aider à tenir votre auberge vous rembourserait-elle ? »

Il devait bien dormir quelque part, et l’incident l’avait démotivé à tenter sa chance au château d’Erac dès aujourd’hui. Au moins, s’il aidait était-il pratiquement sûr d’avoir un endroit ou dormir, et peut-être même gratuitement s’il faisait bien son travail. Il guetta la réaction du tavernier, puis se concentra sur la mère et son enfant. Il hoche simplement la tête quand elle le remercia.

« Ce n’est rien, n’importe qui aurait fait pareil. Vous pouvez aussi remercier la dame à qui vous avez confié votre enfant, elle a refusé de le donner quand l’autre abruti le lui a demandé. »

Ainsi, elle s’appelait Ailen. Un joli nom, bien que peu commun, mais il ne lui ferait pas le plaisir de le lui faire remarquer. C’était indigne d’un chevalier, bien sûr, de se baser sur le sang pour juger, et il le savait… Mais d’un autre côté, le sang mentait rarement, d’après ce qu’on avait pu lui dire. C’était surement triste, et injuste même. Mais de toute façon, il n’était pas un chevalier, malgré son adoubement. La balafre qu’il abordait était un rappel constant de cette vérité. Mais il ne souhaitait rien de plus que s’estimer digne de l’être, aussi acquiesça-t-il lentement à la proposition d’un verre offert.

« Je n’ai rien contre. Et… Je m’appelle Istarkh. »
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Ailen
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MessageSujet: Re: Danger ? | Istarkh   Dim 22 Nov 2009 - 20:34

    Diantra était peut-être une ville pleine de préjugés et d'idées conçue mais on n'y traitait pas les sang-mêles ainsi... Peut-être que l'on me connaissait mieux là bas à force de me voir déambuler dans les villes ? Peut-être avait-on remarquer que j'ai mes entrées au château. Mais c'est ennuyant à la fin cette méfiance et ce petit goût amer que je ressens chez ces habitants d'Erac comme chez ce jeune homme. Que lui avais-je fait au final pour mériter ce dégout ? Et puis, il semblait buter sur le mot "chance". Chance ou Malchance de me rencontrer... Je ne provoquerais pas un scandale aujourd'hui, la vie des habitants d'Erac étaient protégés et ce jeune homme ne semblait pas comprendre que je fasse parti des protecteurs. Mais je ne comptais pas jouer la carte "Trystan" pour m'attirer les bonnes grâces de qui que ce soit. Je n'aspirais après tout qu'à être reconnue et acceptée pour ma nature.
    Un rictus passa sur mes lèvres alors que je le regardait parler pour moi et proposer ses services pour payer la chaise brisée par l'ivrogne. A mon gout, ce devrait être à l'ivrogne de payer, il l'a brisé seule cette chaise... Mais les coutumes humaines ne sont pas celles des drows.

    - Je doute que n'importe qui ait fait pareil. Je me suis montré imprudente... La maternité est une chose nouvelle pour moi et je n'ai pas encore l'habitude de devoir protégé une autre vie que la mienne.

    Mon sourire entendu pouvait être compris de bien des manières mais mes mots n'étaient que le strict reflet de la réalité. Mon tout petit allait sur ses cinq mois et je ne savais pas grand chose de comment prendre soin de lui encore. Trystan m'avait assuré que tout irait bien, mais entre mon sang bouillonnant et lui... Difficile à géré. Si j'avais remis cet ivrogne à sa place, mon bébé aurait été en danger à un moment ou à un autre mais je l'avais involontairement mis en danger en m'éclipsant à mon tour. Dilemne que je n'avais pas encore appris à résoudre. Cela viendrait, comme tout avec le temps. Je cherche du regard la jeune femme pour lui proposer également une boisson mais elle a disparu.
    J'offre un verre à cet inconnu qui accepte, je le suppose plus par politesse que par envie. Nous nous asseyons. Et maintenant ? Istarkh est un joli prénom et je ne l'ai encore jamais rencontré chez mes connaissances humaines, normal je suppose, malgré ses trois syllabes, on en a plein la bouche et sa prononciation ne doit pas être aisée pour qui à un accent. Je concentrais mon attention sur Gaëtan qui, ayant retrouvé les bras maternel s'endormit en quelques secondes... Au nom des cinq, comme je pouvais lui envier ce sommeil réparateur... Je ne dormais plus ainsi depuis mes dix-huit ans. De l'eau était passée sous les ponts entre temps. Je relevais la tête et plongeait mes yeux flamboyant dans ceux de cet inconnu qui n'en était plus vraiment un puisque je connaissais désormais son prénom. Je l'observais, histoire de marquer dans son visage dans mon esprit.

    - Je reste sur ma première pensée, je suis redevable, que puis-je faire pour payer ma dette ? Sauf si mon sang empèche un quelconque arrangement...


    Ma voix douce trahissait le fond de mes pensées alors que je tentais presque de lire les siens. Le sang ne fait pas tout, s'il ne pouvait le comprendre... Mon sourire s'était fait innocent et mystérieux. On se méfie de ce qui nous fait peur... Lui fais-je peur ? Il ne me semble pas, alors pourquoi ces réactions méfiantes. Je n'ai rien fait encore qui ne puisse lui faire croire à quelques mauvaises intentions de ma part. Ma voix se fit murmure alors que je relatait une injuste vérité.

    - Pourquoi, vous les humains, ne jugez que par le sang ?


    Un sang royal doit être perpétuer, un fils de paysan deviendra paysan. Une famille honnête se juge à son sang... Ne sont-ils pas tous indépendants de leurs ancêtres ? La pensée d'Anthèlmes me revient... Lui aussi était terriblement attaché à ses ancêtres même si j'espère l'espace de quelques heures l'avoir un peu séparé de toutes ces convenances oppressantes et de cet idéal de mesure, d'honnêteté, de loyauté... D'emprisonnement au final.

    [ Désolé, c'est pas top et je tourne un peu en rond... ]
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