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 [...]Dans les bois, pendant que le loup n'y est pas. [Eliel]

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Kassandra
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MessageSujet: [...]Dans les bois, pendant que le loup n'y est pas. [Eliel]   Sam 4 Sep 2010 - 15:43

[Rp se déroulant avant le Voile.]

    Les provinces d'Etherna connaissaient une douceur estivale clémente en cette époque où les jeunes filles s'égaraient à des frivolités vestimentaires aventureuses, et où les mâles virils s'amusaient au combat de plein air, à la chasse, ou aux passes-temps les plus physiques. Difficile d'ignorer la bonne humeur et la bonhomie qu'inspirait le climat, et encore plus difficile de résister à la vague contagieuse que l'atmosphère vivifiante engendrait. Même les plus moroses se mettaient finalement à concéder un sourire ou à déroger à leurs bouderies.

    Voilà quatre jours que Kassandra avait parcouru les paysages verdoyants séparant Serramire et ses lourdes portes pleines de secrets de polichinelle de la cité d'Etherna. Elle avait quitté ce qui lui tenait lieu et place de famille pour retrouver ce qu'elle avait cru bon de quitter. La vie de château n'avait jamais été une option pour elle, mais plus que jamais elle avait compris et réalisé à quel point Katalina, aussi caractérielle, forte, et louable d'intentions était-elle, ne pouvait pas satisfaire ce que son esprit désirait plus que tout : goûter aux joies de la mer. Elle n'avait pas pour habitude de déroger à ses règles, et abandonner sa vieille passion, et son rêve le plus ancien n'étaient pas à l'ordre du jour, loin de là ; simplement terrées dans un coin poussiéreux, la rouquine les avait vu revenir d'eux-même à leurs places respectives, c'est-à-dire au centre de ses pensées. La famille, la fraternité et la chaleur confortable d'un foyer rassurant n'avaient pas d'intérêt pour une créature vivant au jour le jour d'une passion mortelle, dangereuse et surtout, illégale.

    La toute jeune fuyarde avait donc filé au sud, empruntant parfois une monture en échange de quelques bons compliments ou d'habiles flatteries, saisi un coin de charrette pour arriver, chemin faisant, jusqu'aux portes du domaine du dit Bélier, un bedonnant personnage d'après les rumeurs qui venait d'épouser une jouvencelle exquise qu'on ne cessait de plaindre. Il y avait de quoi, mais ce n'était pas là non plus que se trouvait la préoccupation primordiale de Kassandra, qui avait abandonné en cette fin d'après-midi agréable sa monture, dont elle avait pris soin d'attacher les rennes par un noeud coulant parachevé d'un demi-noeud à l'extrémité, un cheval alezan qui avait paisiblement décidé de grignoter l'herbe verdoyante aux alentours. La plaine dans laquelle ils faisaient halte bordait quelques chaumières au loin. L'endroit était étrangement calme, et c'était tant mieux, car à vrai dire, à force de se dépêcher et de courir à travers champs, la rouquine n'avait pas vraiment pu profiter d'un quelconque repos.

    C'était donc tranquillement allongée à son aise, une jambe repliée, l'autre étendue, que la mousse fugitive somnolait, paupières closes et bras repliés derrière sa crinière rousse aux mèches éparpillées, ondulant au travers des herbes hautes et sauvages. La douce chemise de lin un peu trop grande qu'elle avait d'ailleurs volé à son dit capitaine la veille de son départ était un peu trop grande et l'ouverture laissait entrevoir la naissance d'un décolleté attractif, mais l'état de la mise de Kassandra n'était pas choquant outre-mesure. On aurait pu croire à une innocente sieste, et d'ailleurs il était fort possible qu'elle eut pu s'assoupir, ce qui aurait été bien imprudent ... Mais l'air embaumait, et le paysage serein ne s'accomodait pas d'un quelconque voleur ou d'un intrus malveillant. A moins que ...

    Un craquement plus tard et un grognement suivirent ; la pirate arqua un sourcil, ouvrant les yeux et se redressant, la chemise baillant et offrant un magnifique aperçu d'un sein - plus d'un religieux aurait crié au scandale, quelle indécence, vraiment ! - qu'elle entreprit de recouvrir distraitement après avoir cependant vérifié qu'on n'avait rien tenté de lui dérober ou qu'aucun assaillant ne se trouvait face à elle. Se saisissant du sabre qui reposait à ses côtés depuis le début de son repos, elle plissa les yeux, foulant la prairie à pas de loups, les semelles de ses bottes s'enfonçant à peine dans la terre fertile.

    Une ombre se dessinait de dos, côte à côté de son cheval. Inutile de dire que l'étranger allait être reçu à la Meca.

    S'avançant, aussi sournoise qu'une couleuvre, jusqu'à l'un des premiers végétaux au tronc épais bordant la petite plaine, la rouquine dégaina lentement un sabre, et se risqua à jeter un discret coup d'oeil, tandis qu'elle entreprit de retenir sa respiration au maximum ... Avant de bondir hors de sa "cache improvisée", pointant l'inconnu dans le dos du bout de sa lame en se râclant la gorge, prête à l'attaque, fièrement campée. Sa voix traînante et suave interpella l'homme à la taille haute qui n'avait certes pas l'allure du premier chapardeur de jument, mais après tout, l'habit ne fait pas le moine.

    « Ce cheval n'est ni à vendre, ni à cajoler, vous m'en voyez désolée. »


Dernière édition par Kassandra le Mer 8 Sep 2010 - 21:54, édité 1 fois
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Eliel
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MessageSujet: Re: [...]Dans les bois, pendant que le loup n'y est pas. [Eliel]   Dim 5 Sep 2010 - 8:44

    Il y avait quelque chose d'étrange en ces lieux, quelque chose de revigorant et d'apaisant qu'Eliel n'avait pas oublié durant toutes ses années passées ailleurs à suivre son mentor dans l'espoir de devenir chevalier. C'était ce petit quelque chose qui l'avait obligé à revenir sur les terres de son enfance alors qu'on lui conseillait de rester à Diantra pour établir des contacts avec la noblesse et même peut-être trouver une épouse. Rien de tout cela ne l'interessait plus qu'Etherna. Ici, le soleil ne brillait pas pareil, l'herbe n'avait pas la même odeur et les arbres n'offraient pas la même ombre que les autres. L'amour rend aveugle, était-ce cela qui donnait l'impression à Eliel de ne pouvoir vivre nul part ailleurs ? Que c'était le théâtre de ses débuts et deviendrait celui de sa fin ?

    A peine revenu, il rencontra Eusebia. La jeune femme lui sauva la vie après une bien triste scène de chasse où, surpris par le gibier, son cousin avait raté son tir et où la flèche était allée tout droit de ficher dans la hanche du chevalier. Il était resté trois semaines incapable de marcher mais avait retrouvé peu à peu ses capacités. Il avait fait une promesse également, celle d'aller travailler à la ferme pour payer sa dette. Cela avait horrifié son cousin et sa mère s'était montrée perplexe... Qu'importe. Sa campagne, c'était aussi ça, pour lui. Et le temps avait continué sa course, doucement. Il rendit la pareille à Eusebia en la sauvant de la noyade et les rapports s'améliorèrent légèrement entre eux. Qui apprivoiserait l'autre ? Eliel étant profondément handicapé par sa timidité, et elle par sa mysoginie profonde.

    Il avait tenu sa promesse chaque jour, mais aujourd'hui Garance l'avait poussé dehors avant l'heure. Après un rapide passage au manoir pour se changer - il portait désormais un pantalon de cuir et une large et simple chemise de couleur claire, il n'avait pu résister à la tentation, avait seller son cheval et était parti se balader sur ses terres. Il y a quelques decennies, son père en avait acheté pour héberger sa femme gravement malade et son fils nouveau né, loin de toute l'agitation de la cité. Autrefois, il les connaissaient par coeur mais désormais il redécouvrait. Une ombre étrange attira son attention. Il descendit de cheval, attacha ce dernier avant de se diriger vers l'ombre comme un enfant curieux. C'était un cheval. Eliel regarda autour de lui, non il n'y avait personne. Il s'approcha du cheval et passa une main sur son encolure. C'était une belle bête.

    - Et bien toi, qu'est-ce que tu fais ici ? murmura-t-il à l'animal.

    Il s'apprêtait à quitter l'animal et chercher son propriétaire quand le dit-propriétaire - du moins le supposait-il - l'arrêta. Son premier reflexe lorsqu'il sentit le baiser froid de la lame contre son dos fut d'esquisser un geste vers son épée, mais il renonça et leva les mains au niveau de son visage, signifiant bien à son agresseur qu'il ne représentait pas de danger. D'après la voix, c'était une femme. Elle semblait croire qu'il voulait son cheval. C'est sûr, son geste portait à confusion.

    - C'est une belle bête, je comprends que vous souhaitiez le garder. Il n'était cependant pas dans mon attention de vous la chipper, le mien est attaché là bas. Je me demandais juste... Juste ce qu'il faisait ici tout seul.

    Il était sincère bien qu'un peu ironique. se faire menacer sur ses propres terres, voilà qui prêtait bien à rire. Doucement et sans gestes brusques, il se retourna et posa son regard sur son agresseur. C'était une jolie jeune femme à la chevelure incandescante vétue d'une chemise de lin trop grande qui laissait voir plus que la décence ne l'autorisait. Eliel n'y prêta pas attention. Il frôla l'arme d'un doigt.

    - Vous voulez bien ranger ce sabre ?

    Pendant des années, on lui avait appris la violence mais il ne rêvait que de la paix. Tout pouvait être résolu par le dialogue, c'était sa plus grande conviction. Peut être était-ce là son galon d'essai ?




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Kassandra
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MessageSujet: Re: [...]Dans les bois, pendant que le loup n'y est pas. [Eliel]   Mer 27 Oct 2010 - 13:24

    L'homme qui pivota et dévoila finalement son visage à la pirate n'était pas plus familier qu'un autre. Aucun sourire, aucun rire, rien qui ne trahissait la détente intérieure qu'exprimait son corps concentré, prêt à n'importe quelle attaque de cet étranger qui approchait de bien trop près sa monture. Le sabre à la pointe bien astiquée était toujours impeccablement placé, menace constante d'empaler avec élégance la proie acculée. Finalement, ce furent les myosotis de ses yeux qui rièrent, trahison de son masque d'impassibilité. D'un geste, elle poussa le doigt assez vivement, mais sans blesser, histoire de faire comprendre de manière assez explicite qu'on ne touche qu'avec les yeux cette jolie arme que voilà qui n'était pas là pour lui faire des bisous dans le cou.

    « Pardonnez moi Messire, mais je crois que je ne vais pas vous obéir. »

    Le ton suave et charmeur succéda à un mouvement de tête effroyablement professionel alors qu'elle appuya légèrement du bout de son arme sur le fin tissu de la chemise de son suspect, lui rappelant quelques règles primordiales de bienséance lorsqu'on était tenue en joue, et ce même par une femme. Du menton, elle désigna sans quitter des yeux l'homme une zone d'herbe à quelques pas de lui, suffisamment éloignée pour qu'il dût au moins faire deux pas avant de rejoindre l'ilôt verdoyant.

    « Vous allez retirer toutes vos armes, et les lancer à cinq mètres de vous environ, le tout sans faire aucun geste que vous pourriez regretter. Simple mesure de sécurité, si vous n'avez rien à vous reprocher. »

    Son ton était devenu aussi gelé qu'un bout de métal, et pourtant rien ne laissait présager d'une quelconque animosité. Non, elle était simplement méfiante. Elle savait parfaitement qu'au vu de la carrure séduisante mais en sa défaveur de l'homme qui lui faisait face, ses talents allaient être mis à épreuve plus ou moins fatigante. Et elle n'avait pas de temps à p)erdre à s'acquitter d'une désagréable blessure. Revenir à bord de l'Onirique avec un oeil ou un bras en moins n'était pas une option qu'elle avait prévue, et elle se doutait bien qu'Ajilah y verrait tout de suite beaucoup moins de charme à accueillir de nouveau sa rouquine favorite.

    La rouquine continua de jauger son interlocuteur. Brun, grand, bien bâti, quoique les traits pas assez burinés pour un homme élevé à la dure. Son langage n'était pas celui d'un roturier mal avisé ou d'un vagabond aviné, non, et dans ses gestes tout comme dans sa façon de s'adresser à Kassandra, il y avait une étonnante notion de respect et de calme. Un parfait manipulateur, ou un homme de bonne famille égaré sur le chemin pour retrouver sa dulcinée ? La pirate avait croisé autant de ces deux espèces là, et elle savait que l'un comme dans l'autre, il fallait s'en méfier comme la peste ou le choléra : l'eau qui dort n'est pas à réveiller, même chez les petits princes effeminés, croyez-le bien !

    Il allait sûrement se montrer des plus réticents à se débarrasser de tout son armement, y compris celui qu'il cachait dans sa botte ou sous son pourpoint - tous les hommes avaient cette manie stupide de penser qu'une dague logée sous le talon ou dans un pli de la chemise passerait inaperçu, sauf que lorsque tout le monde se prête à cette ruse, elle en perd de son originalité et de sa surprise ; aussi les pirates prenaient l'habitude de débarrasser les victimes de leurs chaussures et de tout ce qui pourrait servir de cachettes à couteaux de bébés -, aussi la rouquine consentit à un peu plus d'amicalité, penchant légèrement le menton avec un sourire un brin énigmatique, la lame toujours bien située à hauteur de poitrail, et une lueur curieuse logée dans le coin de la pupille.

    « En tout cas, pour répondre à votre question ... Ce brave animal est ma propriété, et il est plutôt du genre farouche, alors on ne sait jamais, un coup de sabot et vous vous retrouveriez sitôt les quatre fers en l'air, si je peux me permettre le ridicule jeu de mots. »

    Un rictus plus tard, elle tapota du pied, signe d'impatience croissante.

    « Vous vous promenez souvent dans ce coin ? »

    Quoi ? Il faut bien détendre l'atmosphère, même si c'est complètement hors sujet pour le coup.


[Désolée; c'est un peu nul, mais comme la suite dépend de toi, j'en fais pas trois tonnes x)]
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Eliel
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MessageSujet: Re: [...]Dans les bois, pendant que le loup n'y est pas. [Eliel]   Ven 29 Oct 2010 - 12:58

    A l'âge de sept ans, le père d'Eliel le mit face à un choix. Devenir chevalier ? Par un simple oui, le jeune enfant qu'il avait été autrefois avait décidé d'une large part de toute son existance. On lui appris bien des choses durant ces quinze années de labeur, des valeurs, des normes, l'art du combat mais aussi les lettres et tout ce qui pouvait s'y rapporter. Depuis son plus jeune âge, une idée fixe lui était pourtant apparue. Il n'avait jamais eu le courage de l'exposer pleinement et n'en avait parlé qu'à demi-mots, il avait trouvé dans quelques ouvrages des certitudes qui le confortaient dans sa pensée : La guerre n'était pas inévitable. Un simple dialogue pouvait régler bien des chsoes... Il suffisait de trouver le point sensible et d'appliquer un compromis...
    A l'échelle du monde et après plusieurs siècles de tourments, cette philosophie semblait difficilement applicable. Mais à un degré moindre ? Il n'avait pu s'empêcher d'y penser à nouveau en entendant cette voix qui sans être menançante était froide et chargée d'autorité, en sentant le baiser froid d'une lame contre lui. Alors, renonçant à se battre et à utiliser son épée, il souhaita essayer. Il se retourna lentement pour faire face à une jolie jeune femme aux longs cheveux de flammes. Il lui expliqua simplement son action et lui demanda poliement de ranger son sabre. Quitte ou double... Mais qu'avait-il à perdre ?

    La réponse éclata. Non. Elle ne souhaitait pas lui obéir. Un fin sourire ourla ses lèvres. Où lui avait-il ordonner quoi que ce soit ? Ni dans son ton, ni dans la formulation de sa phrase... Rien ne pouvait lui signifiait que c'était un ordre. Pourtant, elle l'avait interprêté ainsi. Eliel ne baissa pas les bras, il lui faudrait peut-être bien des efforts pour arriver à ce qu'il souhaitait. Qu'importe, c'était là un test. S'il parvenait à ses objectifs ici, pourquoi pas ailleurs ? Et plus tard dans des situations bien plus complexes ?

    - Vous ai-je seulement ordonné quoi que ce soit, Dame ?

    Elle appuya légèrement sa lame contre son ventre comme pour lui signifier qu'elle avait le pouvoir. Qu'il était soumis à sa seule volonté... Pourquoi avait-elle tant besoin de le lui faire ressentir ? Peut-être parce que son autorité était déficiante, justement. Ses pensées furent interrompues par sa demande, froide et légèrement ironique. Il roula malgré lui des yeux avant de détacher de sa ceinture le fourreau de son épée. Elle avait bien trop de valeur à ses yeux pour qu'il la laisse au sol à la portée de pieds maladroits qui pourraient, sinon la briser, l'endommager ne serait-ce qu'un peu. Il la deposa au sol et la poussa du pied jusque derrière la jeune femme. De là, il ne pourrait l'atteindre... Ou plutôt si, mais elle aurait l'opportunité de le décapiter une dizaine de fois le temps qu'il fasse cela.

    - Satisfaite ?

    Il n'avait pas d'autres armes sur lui, ni dague, ni coutelas, ni rien de ce style... Il était simplement venu se promener dans les bois, pourquoi se serait-il équiper de tout un attirail de guerre ? Elle se permit un jeu de mot qui le fit sourire. Les quatre fers en l'air... Il y avait des expressions tel que celle là dont l'origine était inconnue même la signification était claire. Elle commença à taper du pied, comme impatiente. Mais qu'attendait-elle ? Elle lui posa une autre question, se promenait-il souvent ici ?

    - Nous sommes ici sur mes terres. Je m'appelle Eliel, et vous ?

    Il s'agissait de maintenir le statut quo... Depuis le début de la rencontre, son ton n'avait pas varié. Calme et limpide. Seul signe d'agacement, son roulement des yeux toute à l'heure. Elle maintenant la lame sur son poitrail mais il n'avait pas l'intention de la situation dure. Il posa son index sur le dessus de l'arme - le coté qui ne tranchait pas, bien entendu - et glissa un instant le long de l'arme, lui signifiant par ce geste qu'il ne la craignait pas. Même sans son épée, il était loin d'être vulnérable.

    - Vous ne voulez vraiment pas le ranger ?




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Kassandra
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MessageSujet: Re: [...]Dans les bois, pendant que le loup n'y est pas. [Eliel]   Lun 18 Avr 2011 - 22:47

    Depuis le début il usait d’un ton mielleux et de formalités pacificatrices qui irritaient plus qu’autre chose notre damoiselle. Il faut dire qu’elle aurait encore préféré qu’il la provoque en duel et lui montre d’emblée sa supériorité pour qu’elle puisse en tirer un réel respect et qu’elle arrête sa paranoïa de bon goût. Pourtant, aucun mot de sa part, aucun jeu subtil tentant d’apaiser sa faroucherie n’eut d’effet escompté, jusqu’à ce qu’il lâche l’air de rien la petite sentence qui fit mouche, involontairement, et surtout intérieurement.

    Répétant plus lentement les mots entendus, la rouquine décomposa la phrase quasiment mot par mot, éludant la véracité du dire.

    « Sur vos terres, hein ? »

    Ca changeait tout. Du moins, suffisamment de choses pour mettre en péril la pirate, qui sentait tout à coup son geste aussi ridicule qu’utile dans l’instant présent. Qu’elle baisse sa garde, et il en profiterait pour l’écharper, car elle représentait une menace pour lui et avait osé le pointer d’une manière bien peu amène. Cela dit, garder son sabre axé sur sa fine gorge prête à la trancher n’était pas le meilleur moyen de sympathiser et d’aplanir des tensions tout juste créées sur un malentendu.

    D’un geste souple du poignet, le sabre dévia du doigt qui touchait le côté vulnérable pour revenir se pointer souplement sur la gorge, mais pour autant, le timbre de voix de la rouquine s’adoucit alors qu’elle négociait comme elle le pouvait une issue plus sage à ce qui pouvait s’envenimer au moindre mauvais geste. Un compromis tomba rapidement.

    « Soit. Mais dans ce cas, vous ne tenterez rien … Comprenez bien que je ne peux pas me permettre de laisser un habile comédien me faire croire qu’il possède le lieu où je le menace de le poignarder. Ce serait trop de risques. »

    Lentement, elle rengaina, sans lâcher du regard le jeune homme face à elle. S’accroupissant tout aussi peu vivement, sa main droite cueillit l’arme de prédestination du mâle afin de l’accrocher à sa propre ceinture. Tandis qu’elle se redressait, la jeune femme expliqua d’un ton tout aussi velouté à son interlocuteur qu’elle ne tenait plus en joue la raison de ses prudences.

    « Je vous le rendrai dès que je pourrai être certaine de la sainteté de vos intentions. Vous êtes d’accord ? De toute façon, je ne vous ferai aucun mal tant que vous ne tenterez pas d’en faire de même. »

    Comme si la possibilité qu’il eut quelque étincelle de pouvoir en main avait pu doucher son orgueil mesquin précédemment exhibé, la rouquine ne perdait pourtant pas son scepticisme, et finit par concéder un nom, aussi faux que l’allure sereine et confiante du jeune trublion qui lui faisait face. Il ne le devinerait pas, car après tout, que son patronyme fut vrai ou erroné, il n’aurait aucun moyen de le vérifier et le savoir ne lui apporter qu’une indication trop singulière et trop vague pour pouvoir l’utiliser à bon ou mauvais escient.

    « Thaïs. Mon nom est Thaïs. »

    Le cheval, lui, ne loupait pas une miette de l’échange, comme s’il attendait que l’atmosphère explose en une pluie de coups et d’injures.

    « Vous êtes le noble du coin, alors. Vous n’êtes pas très prudent pour un homme dirigeant sa province. Vous désarmer devant la première inconnue ; on ne vous a pas appris les rudiments de la prudence ? »

    Un fin sourire félin vint se peindre sur ses lèvres, tandis qu’elle se mit à lentement tourner autour du mâle, toujours attentive à ses faits et gestes, mais d’apparence plus détendue, les muscles se déliant légèrement sous la tension pour se relâcher petit à petit. Le regard myosotis inquisiteur ne lâchait pas Eliel, comme un aigle cerclant sa frêle proie.
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