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 Ne vole pas pirate celui qui le veut bien [Pv Grace]

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Hormidéas
Humain
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Masculin
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MessageSujet: Ne vole pas pirate celui qui le veut bien [Pv Grace]   Mer 6 Avr 2016 - 17:58

Le soleil commençait à décliner sous la mer, plongeant graduellement la ville de Thaar dans la noirceur. Les marchands commençaient déjà à remballer leurs étales pour la nuit. Hormidéas venait tout juste d’arriver dans la cité marchande, après plusieurs jours d’errance. La faim le tenaillait et sa bouche était aussi sèche qu’un morceau d’écorce qu’on frottait contre la peau. Le jeune homme se terra dans l’ombre d’une charrette pour observer l’environnement dans lequel il venait d’atterrir. Certains marchands discutaient entre eux, certains essayaient de s’échanger certaines marchandises à l’insu des regards indiscrets. Ils n’avaient pas encore compris que malgré tous les efforts du monde pour ce caché, quelqu’un serait toujours présent pour les observer.

Il repéra bientôt un marchand, seul, qui remballait les étoffes de soies qu’il avait déposées sur son étale. Si Hormidéas se fiait à son instinct, celui-ci devait posséder une certaines sommes d’argent. Il vendait des matériaux relativement dispendieux pour un marchand. Faisant fi de sa faim, il se faufila entre les étales et toujours caché dans l’ombre, il se glissa derrière la charrette du marchand. Malheureusement pour lui, il ne pouvait pas prendre le risque de l’éliminer, les autres se poseraient des questions, bien qu’il ne semblait point populaire auprès de ces compères. Il pouvait aussi bien se contenter de voler la soie, mais il avait besoin d’argent dans l’immédiat et à moins de trouver preneur pour des effets volés, Hormidéas croyait s’en tirer à meilleur compte en volant la bourse du marchand.

Discrètement, il glissa sa main sur le pommeau dans la dague qu’il traînait à sa ceinture. Lentement, d’un pas agile, il se rapprocha du marchand et afin de créer une diversion, il lança une pierre sur la stalle d’un autre marchand. Ce dernier, interpelé par le bruit que provoqua le bruit de l’argile brisé sursauta et se tourna vers le marchand qu’Hormidéas visait.


- Ohé! Vous! Qu’est-ce qui vous prends à me lancer des objets?

Le marchand de soie sembla surpris de voir le marchand d’argile s’approcher pour l’apostropher et l’accuser de ce qui venait de se produire. Le jeune homme eut un léger sourire en voyant comment il était facile de détourner les soupçons et pervertir l’esprit humain. Le jeune homme choisi précisément ce moment pour sortir de l’ombre et se rapprocher du marchand de soie. Sa dague entailla facilement le cuir de la bourse et les quelques pièces qu’elle contenait vinrent s’échouer dans la large paume du voleur. La querelle se poursuivait entre les deux marchands tandis qu’Hormidéas s’éloignait à petite enjambée.

Une fois dissimulé à l’ombre, il compta son dû et se rendit à l’évidence qu’avec le peu qu’il avait réussi à dérober, tout ce qu’il était possible pour lui d’acheter était un repas à la taverne « Du marchand ». Plutôt original pour une ville marchande…Passons. Il devrait se trouver autre chose à voler s’il voulait survivre encore plusieurs jours et peut-être plusieurs semaines, ce qui n’était pas garanti s’il ne se mettait rien sous la dent.

Lorsqu’il entra dans l’auberge, une volute de fumée s’élevait dans l’air. La plupart des tables étaient utilisées et des voix criardes provenaient de l’une d’elle en particulier. À voir leur allure, Hormidéas pouvait parier qu’il s’agissait de marin qui n’avait pas touché terre depuis quelques semaines déjà. La bière coulait à flot et les regards fréquents qu’ils lançaient en direction de la serveuse ne laissaient rien présager de bon. La beauté des navires étaient qu’ils transportaient de la marchandise. Le jeune homme s’installa discrètement à une table près de la leur, en prenant soin de bien dissimuler son visage sous l’ample capuchon de sa cape. Il dissimula également au regard l’épée qu’il portait à sa ceinture. Dans ce genre d’endroit, on n’était jamais assez prudent.

Plus la soirée avançait et plus Hormidéas commençait à perdre patience. Les marins passaient leur temps à héler la serveuse en lui disant des banalités. Il voulait savoir le nom de leur navire. S’ils étaient tous occupés dans l’auberge, la surveillance du navire serait moindre.


- Tu connais l’Amaranthe, ma jolie?
- Non…

Hormidéas croyait avoir déjà entendu ce nom, mais il ne se souvenait plus très bien où. Probablement lors d’un de ces nombreux voyages sur l’île de Meca. Bon, comme il connaissait désormais le nom du navire délaissé, il laissa quelques pièces sur la table pour payer son dû et se dirigea vers le port. Plusieurs marchands discutaient sur les quais, afin de négocier le prix de certaines marchandises. Le jeune homme se faufila entre les caisses et les tonneaux afin de repérer le navire qu’il cherchait. Celui-ci était amarré de sorte à pouvoir partir rapidement. Ces trois mats s’élevaient haut dans le ciel nocturne. Hormidéas trouvait qu’il existait une certaine beauté dans ces monstres de bois.

Discrètement, il se rapprocha de sorte à avoir le pont en vue. Celui-ci semblait désert. Il jeta des coups d’œil autour de lui afin de s’assurer que personne ne traînait dans les parages et satisfait, il gagna le pont. À première vue, les seules choses qu’il pouvait se permettre de voler, c’était les cordes. Celles-ci pouvaient bien se vendre s’il trouvait le bon marché. Lorsqu’il voulut progresser davantage sur le pont pour aller explorer ce qui se trouvait dans la cale du navire, il entendit des voix derrières lui. Celles-ci se rapprochaient et il reconnut bientôt la voix enrouillée des marins qu’il avait croisés à la taverne. Il devait se sortir de ce pétrin et vite.

Il ne pouvait pas simplement enjamber la rambarde du pont pour sauter sur les quais. Rapidement, il réfléchit aux meilleures options qui se présentaient à lui. Il pouvait rester terrer sur le navire aussi longtemps que possible, le temps que les marins finissent par s’endormir ou bien, il trouvait un moyen de s’échapper immédiatement. Il opta pour la seconde option, quitte à devoir s’expliquer, il devait trouver de quoi se loger pour la nuit. Il n’était pas du genre à apprécier les nuits à la belle étoile, surtout lorsqu’il pouvait trouver un moyen d’avoir un bon lit chaud. Il se saisit des quelques cordes qu’il avait à porter de main et se dirigea vers la passerelle reliant le navire au quai. Il réussit à franchir celle-ci sans trop de problème puisque les marins s’étaient arrêtés à quelques mètres pour continuer à prendre un peu de bon temps. S’ils avaient passés plusieurs jours ou semaines en mer, il pouvait les comprendre de vouloir se délier un peu les jambes sur la terre ferme.

Le jeune homme se dirigea dans la direction opposée des marins d’un pas léger. Il ne fallait pas trop pressés le pas, sinon ils allaient le trouver louche…ce qu’il était après tout…Il fit mine de se pencher pour déposer la corde derrière quelques tonneaux.


- Ohé!

Il sentit ses pieds quitter le sol, tandis que deux paires de bras épais le tiraient pour le remettre sur ses pieds. Le jeune homme aperçu le visage trapu de deux hommes, assez corpulent. Ils sentaient l’alcool et ne faisait guère de manière pour éviter de souffler leur haleine putride au visage de l’indésirable. Hormidéas tenta de se défaire de leur poigne, mais celle-ci se resserrait en étaux serré autour de ses bras. Tandis que l’un des hommes s’affairait à lui maintenir les mains dans le dos, l’un faisait glisser une corde sur ses poignets, prenant soin de serrer les liens de sorte à ce que la corde s’enfonce dans sa chair. Ce n’était pas la première fois qu’il se faisait ainsi ligoté, mais contrairement à nombre de ceux qui l’avaient attaché auparavant, les liens étaient bien serrer. Cela prouvait bien qu’ils étaient des marins aguerris par l’expérience. Les marins connaissaient l’importance des nœuds, ils pouvaient leur sauver la vie ou la faucher dans le temps de le dire lorsque les vagues se fracassaient contre la coque du navire, en pleine tempête.

Après lui avoir lié les mains, ces assaillaient le poussèrent sur plusieurs mètres avant de le faire monter une passerelle qui menait visiblement au bateau qu’il venait à peine de quitter. Hormidéas évalua ses chances de s’en sortir s’il décidait de sauter à l’eau. Presque nul. Il savait se débrouiller, mais de là à pouvoir défaire ces liens, cela relèverait plutôt du suicide. Seulement, était-ce mieux que de faire face à un capitaine à qui l’ont venait de « tenter » de dérober quelques vivres et quelques cordes afin de les revendre? Peut-être pas.
En voyant le nouvel arrivant sur le pont du bateau, plusieurs membres de l’équipage se rassemblèrent autour de lui. Toujours en le poussant, ils se dirigèrent vers le pont supérieur où on pouvait y discerner la silhouette d’une personne.


- Hey, Cap’! hélà le plus corpulent des deux. R’gardez ce qu’on a trouvé à rôder autour du navire.

On tira sur son capuchon, révélant au regard de tous ses oreilles pointues, ses cheveux blonds et son regard rougeâtre. Le jeune homme leva bien haut son regard pour le fixer dans celui qu’on désignait comme le capitaine du navire ou devait-il plutôt dire celle? Il ne craignait pas la mort et encore moins les foudres d’un capitaine. Les pupilles verticales et rougeâtres d’Hormidéas trahissaient une partie de ses origines. Certaines légendes allaient même à dire que le fait d’amener un être portant en lui du sang de sombre dans ces veines risquaient d’abattre certaines foudres sur le navire juste avant de partir en mer. Les autres marins continuaient de le pousser et pour peu, le jeune homme se serait retourné pour en prendre un à la gorge, mais il se contenta de les foudroyer du regard, ce qui eut pour réflexe d’en faire reculer quelques-uns, alors que les plus braves resserraient la main sur le manche de leur rapière.

- Alors capitaine, on fait quoi de ce bâtard? dit l’autre homme qui l’avait traîné jusque-là.

Quelqu’un lui assena un coup derrière les genoux pour le forcer à s’incliner devant la capitaine, mais Hormidéas tient bon et releva de nouveau la tête, déterminé à se sortir de se pétrin. Si ces crétins ne lui avaient pas ligotés les mains par-dessus sa cape, il aurait pu essayer de prendre l’un de ces couteaux de lancés. Pour lui, ils étaient bêtes, mais pour eux, cela relevait d’une chance certaine. Si on observait ces lèvres, on pouvait y discerner un léger sourire. Cela relevait probablement de l’arrogance et de l’assurance qu’il dégageait malgré la position délicate dans laquelle il se trouvait.
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