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 Contractualisation [Franco]

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Faeron Savarius
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Date d'inscription : 07/03/2017

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Âge :  42 ans
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MessageSujet: Contractualisation [Franco]   Jeu 8 Juin 2017 - 23:06

Contractualisation
 
 
Contractualisation
Nom féminin
Action de contractualiser quelque chose avec quelqu’un.

 
Contractualiser
Verbe transitif
Régler un problème par un contrat.



 
 

Quelques jours plus tôt…

Une Missive Officielle...




Maison de Salvière du Haut-Tabor

Herman de Salvière du Haut-Tabort

Compagnies du Haut-Tabor




Votre Altesse,


Je me permets de vous écrire ces quelques lignes car j’ai l’immense honneur de représenter les intérêts de nombreuses firmes d’armateurs à Soltariel. Soltariel dispose depuis de nombreux siècle de la primauté du commerce de Péninsule, ceci par son ouverture au monde et par la solidité de son économie et de son commerce.


Outre mon propre commerce à Soltariel et disposant d’une flotte de douze navires de hautes mers je représente les intérêts des établissements Savarius avec lesquels je suis associé. M. Savarius est connu l’un des premiers armateurs de notre continent. Il s’avère que son négoce, dont l’intensité à Soltariel n’a jamais connu de repli, est également très axée sur la traite du bois.


Ces derniers mois nous avons noté une augmentation soudaine des prix du bois en Soltariel, en particulier du bois de charpenterie maritime. Nos informations ainsi que nos commerces à Port Royal nous informent que les travaux de reconstruction d’une flotte royale viennent de reprendre à un rythme ambitieux.


M. Savarius ne peut se rendre pour le moment en Péninsule pour venir traiter directement avec votre personne. Il m’a prié de bien vouloir vous contacter pour pouvoir, si Votre Altesse souhaitait nous en faire l’honneur, discuter avec Cette dernière.


En particulier nous pensons pouvoir vous proposer des solutions pouvant intéresser les intérêts maritimes de Sa Majesté en termes de construction navale, et vous permettre également d’accélérer et dépasser les objectifs que vous avez dû donner à Sa Très Gracieuse Majesté et à Son Régent en matière de remonte de la flotte royale.


Nous nous tenons naturellement à votre entière disposition Votre Altesse, pour pouvoir discuter de ces points dans le détail.
En vous priant de me faire l’honneur d’accepter mes salutations les plus respectueuses,


Herman de Salvière du Haut-Tabort





 
Fin de la 1ère énnéade de Karfias, 10ième année du XIième cycle


Herman de Salvière du Haut-Tabort
Marchand de bien à Ydril, Ysari et Soltariel

Quel froid sur le parvis. Quel étonnement aussi de constater que des températures aussi faibles puissent arriver à conquérir un tel lieu… Car Soltariel n’avait rien des villes du reste de la Péninsule. L’insolente pointe de ce royaume humain, élancée telle une épine dans l’océan immense, n’était pas un lieu de frimas. Aux mêmes latitudes que l’immense désert de sable qui s’étalait de l’autre côté de l’Olienne, on faisait pousser des palmiers à Soltariel. Les agrumes poussaient avec facilité dans les jardins des palais.


Ici on ne craignait pas le gel. Ici on s’amusait des problèmes de ceux devant lutter contre la glace et contre le froid hivernal. Ici l’on appréciait l’hiver car il était une parenthèse de fraicheur, presque audacieuse, dans un éternel été aux parfums agréables. La vie à Soltariel était aussi douce par son climat qu’elle pouvait être rude par ses affaires. Car derrière la beauté des lieux, derrière la grande sophistication des façades, se trouvaient être un jeu plus cru et plus dangereux parfois que les stupides combats de coqs dont le nord de la Péninsule se prévalait.


En Soltariel on faisait affaire… En Soltariel, on épongeait le sang dans la soie. A ce titre c’était un endroit quelque peu familier pour les personnes avec lesquelles l’homme qui se présentait aujourd’hui faisait le plus souvent affaire. Car Herman de Salvière du Haut-Tabort, de la plus vieille des noblesses de Soltariel, était maintenant l’agent de ceux qui, de l’autre côté de l’Olienne, avaient décidé que Soltariel était une contrée par trop commerçante pour ne pas y avoir un intérêt.



Bien des Thaaris commerçaient à Soltariel. La plupart très directement. Et son commanditaire et maitre, Faeron Savarius, étaient de ceux qui avaient des commerces et des intérêts directs en Soltariel. Mais ces derniers étaient limités, disséminés, et facilement abandonnables. Les intérêts plus importants, pouvant faire plus d’envieux, étaient sous la protection de noms plus honorables, moins Thaari. La noblesse désargentée en Péninsule était aussi nombreuse que désespérée de sauver l’honneur de leur nom. C’était là un défaut très important mais bien pratique sur lequel s’appuyer.


Savarius était certainement l’un des premiers à user aussi intensément d’intermédiaire pour ses affaires en Péninsule. Mais ses origines et l’exotisme de son nom aurait pu lui fermer des portes. Et Faeron n’aimait pas l’idée de voir des portes se fermer à ses commerces. D’autant qu’il n’était pas un égocentrique fanatique ayant besoin de voir son nom affiché en lettres d’or sur ses possessions.


Tant que l’argent rentrait dans les caisses et que les commerces tournaient, le reste était sans importance.


Herman s’était convaincu lui-même qu’il était un ‘associé’ de Faeron. Il se mentait à lui-même, il mentait à son épouse, il mentait à ses amantes, à ses amis, et à son suzerain. Comme bien des nobles ayant délaissé les terres pour les affaires, sa famille a connu des hauts et des bas. Et depuis le début du cycle, surtout des bas. Les arrangements avec Thaar avaient permis de sauver l’honneur de la famille, et de redonner à Herman une situation. Mais ses intérêts étaient maintenant confondu avec ceux de son ‘associé’. Cela, seul lui le savait réellement. Le principal problème de cette ‘coopération’ était qu’elle était totalement asymétrique. Mais les chaines qui enserraient Herman étaient aussi douces qu’elles étaient serrées.


Il ne réfléchissait pas à l’emprise. Il s’était fait une raison. Imaginé une situation. Il était devenu l’instrument bénévole et consentant de ceux qui, par-delà les mers, comprenaient la science du commerce bien mieux que lui. Il était un jeune homme sans beaucoup de scrupule, et assez imbu de sa personne. Des défauts dont son 'associé' avait su jouer.


Mais les motivations de cet homme étaient peu importantes. Au final l’important était qu’il était suffisamment fin et intelligent pour être un auxiliaire tout à fait convenable ?


Herman était arrivé en avance à son audience avec son suzerain. Il était un sujet fidèle au duché. Il payait rondement ses impôts, n’omettait pas un Souverain, et par son action rapportait un commerce non négligeable dans les ports du duché. Il se voyait comme le facilitateur d’un commerce qui, s’il n’était pas passé entre ses mains, serait passé par les mains d’un autre. En cela il n’avait pas tort…


Il fut introduit, on rappela sa compagnie de commerce. Le duc avait certainement été informé de qui était Herman, car ce dernier ne devait pas connaitre les commerçants de ses états. Même les connus. C’était normal. Le pouvoir politique se riait souvent du pouvoir de l’argent et du commerce. Peut-être avait-il tout de même déjà vu son nom sur l’un ou l’autre des entrepôts qu’on trouvait dans les ports de Soltariel.


Peu importait. Il était là et l’on avait du prévenir le duc que Herman et sa compagnie étaient des joueurs sérieux, et que s’il avait demandé une audience, cela ne devait pas être pour enfiler les perles.


Le noble s’inclina avec la déférence requise. Et selon l’étiquette, attendit que le duc lui adresse la parole.
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Franco di Celini
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MessageSujet: Re: Contractualisation [Franco]   Mer 21 Juin 2017 - 10:41


~ Aucune nation n’a jamais été ruinée par le commerce ~


Cela faisait maintenant bientôt un an que Franco passait plus de temps à se soucier des affaires politiques plutôt que du commerce du duché. Etant né noble, il avait toujours plus ou moins trempé dans la politique et la diplomatie. Cependant, et ce n’était un secret pour personne, sa plus grande passion restait les affaires et le commerce. Alors lorsqu’il reçut la lettre d’un dénommé Herman de Salvière de la compagnie du Haut-Tabort, il fut presque frustré de devoir réfléchir quelques instants avant de placer des réponses en face de ses questions. Qu’était cette compagnie du Haut-Tabort ? D’où venait-elle et qui en était à la tête ? Dans quelles villes du duché avait-elle de l’importance ? Puis, force était de constater que les informations que Franco avait en tête à propos de cette compagnie étaient incomplètes. Le duc dut consulter certains de ses anciens collègues et amis afin d’avoir un topo complet sur l’état de la compagnie.

D’après ses sources, la compagnie représentée par ce Monsieur de Salvière était une compagnie honorable. Propriétaire de plusieurs navires et possédant des bureaux dans certaines villes du duché et de ses vassaux, il s’agissait donc d’une compagnie des plus sérieuses. La lettre mentionnait également un certain associé du nom de Savarius. Cette fois, Franco en savait un peu plus. Savarius était un nom venu de l’orient et l’homme qui se cachait derrière ce nom n’était qu’une énorme opportunité commerciale pour Soltariel. Si le duché arrivait à nouer des liens de commerce stables et profitables, ce serait une réelle aubaine pour la ville et tout le duché. Les produits estréventins revenaient souvent beaucoup moins cher que les produits péninsulaires. On disait de l’estrévent qu’il s’agissait d’un pays immense où les matières premières étaient disponibles sans limites. Aussi, le duc ne pouvait que saisir l’occasion qui se présentait, d’autant que ce marchand était venu de lui-même vers Franco.

Suite à une réponse de l’un des scribes de Franco, une date fut décidée et Monsieur de Salvière convoqué. Le jour de l’entretien, Franco avait presque oublié ce rendez-vous. Son quotidien n’était pas des plus reposants et il était parfois difficile de garder toutes les informations en tête même s’il était bien entrainé. Il se présenta à l’audience qui avait lieu dans la salle où l’on recevait les dignitaires du duché. Lorsque Franco arriva, l’homme qui avec qui il avait rendez-vous était déjà présent. Franco l’invita à se relever. Il voulait que cette conversation soit efficace et il ferait en sorte de le faire savoir assez rapidement au marchand.

- Messire de Salvière, représentant de la compagnie du Haut-Tabort, vous êtes le bienvenu au palais de Soltariel.

A voir son attitude, l’homme semblait être de bonne famille et bien éduqué. Aussi Franco ferait attention de le traiter dignement afin qu’il ne se sente point offusqué.

- Je vous en prie, vous pouvez vous redresser. Je vous invite par la même occasion à parler librement et à me présenter vos propositions.

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