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 Le petit tournoi local [Gaston]

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Aymilie
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MessageSujet: Le petit tournoi local [Gaston]   Jeu 12 Juil 2018 - 22:32



La foule matinale grouillait dans les rues et s'animait au son des rires gras ou des ragots fielleux. Il y avait de l'agitation dans la chaleur moite et la puanteur des rues. Des flots d'artisans, d'ouvriers ou de bons à rien déboulaient à tout moment, des attroupements de matrones vociféraient à chaque coin de rue, des petites âmes discrètes se faufilaient dans la foule, enfant ou aïeul.
A ce vaste univers déjà saturé vînt s'ajouter le sourire d'une belle aventurière aux cheveux rouges et aux grands yeux écarquillés. Ses sens étaient sollicités de toute part. Ses yeux se perdaient au loin sur de hautes tours, les parfums des passantes agressaient son museau,  ses papilles s'agitaient devant les boulangeries, les bruits en provenance d'un lavoir lui rappelaient d'anciennes et éprouvantes journées à battre le linge au bord de la rivière. Diantra était immense. Certes des ouvertures peu subtiles faites au mangonneau persistaient, mais la ville malgré ses plaies avait encore le cœur chaud et battant. La voyageuse fit une prière sur une grand place dont elle avait entendu parler, ramassa quelque chose en souvenir et marcha encore. Elle examina longuement la Cathédrale de Sainte-Deina, puis se perdit dans d'autres longues contemplations. Finalement satisfaite de cette belle exploration qui l'avait bien occupée la moitié de sa journée, elle s'aventura dans les quartier plus populaires à la recherche d'un cordonnier.

Alors qu'elle marchait, l'endroit lui parut vide et morne comparé à tout à l'heure. D'abord inquiète, elle tendit l'oreille et perçue une grande clameur au loin. Elle chercha à s'en rapprocher. Au détour d'une rue, elle fut surprise de voir un gros attroupement bloquant le passage. Des cris de joie, de rage, d'encouragement et les éternels questionnements sur la filiation d'un quidam se firent entendre. Bien ordonnée, une foule s'était agglutinée sur les bords de la rue, il y avait un passage centrale long d'une bonne trentaine de mètre. Sur cette piste improvisée, des humains avançaient sous les hourra avec une démarche lourde qui évoquait au mieux l'arrière train d'un chien à trois pattes. La bouche ouverte, notre jeune amie s'approcha pour mieux voir et peut-être comprendre quelle étrange fête il y avait là.
Mais la foule était dense en plus d'être hétéroclite. L'attroupement faisait barrage à la curiosité et la pauvre enfant était intimidée par les épanchements de joie de ces visages roses et hilares, par les regards furibonds que suscitaient un champion en détresse, par les rires et le mauvais texte chantés à tue-tête par des citadins enfiévrés. L'aventurière s'élança et tenta maladroitement de se frayer un chemin dans ce fatras d'être humains. Elle n'y voyait plus rien. Il y avait de l'alcool en quantité et à voir le monde, c'était peut-être bien tout le quartier qui s'agitait autour de cette piste de fortune, au beau milieu de la rue sale. Un bruit de pipeau ou de sifflet retentit et les épanchements de la foule regagnèrent en intensité, s'accentuèrent, s'accélérèrent, il y eu des rires, des avertissements apeurés, un brouhaha terrible, tout le monde participait à une transe commune, certains hurlèrent, des noms et surnoms étaient invoqués ; la pauvre enfant ne distinguait toujours rien de ce qui se passait. Brusquement la foule s'enflamma de liesse, des plus petits qui regardaient depuis les épaules de leur parents jusqu'aux plus grands, ce fut une explosion d'émotions qui contaminait tout un chacun. Il y avait un nouveau vainqueur. Chacun y allait de son commentaire et les sourires étaient sur presque tous les visages. La bonne humeur entre voisin se transformait petit à petit en discussions de spécialistes. On attendit plus calmement la prochaine course.
La jeune  demoiselle cherchait toujours à y voir quelque chose et une bande de travailleur, des couvreurs à ce qu'il lui semblait, lui proposèrent guillerets une place sur une planche de leur échafaudage, déjà chargée par une petite famille hilare. Un peu téméraire, l'aventurière présenta son meilleur sourire pour qu'on lui fit un petit espace et s'y hissa. Ce bazar était un peu plus lisible avec de la hauteur. Tout se remettait en place, elle vît de nouveaux participants s'approcher de la ligne d'arrivée, une grande poche en toile de jute à la main. C'était peut-être une sorte de course de chien, mais elle n'avait pas entendus d'aboiements. Les sacs des participants avaient une corde, mais étaient bien vides. Les prétendants au titre de champion faisaient signes à la foule avec moult comédie et manières bravaches ; et celle-ci répondait joyeusement par des sifflets, des grosses voix braillardes et une nuée d'encouragements.
La rouquine ne voyait pas bien ce qui se préparait. Elle essaya de tourner la tête à droite, à gauche, mais les gens au sol lui masquaient la vue. Il se tramait quelque chose chez les concurrents. Puis tout fut enfin prêt et un petit vieux sonna le départ. Elle allait enfin savoir quel était ce remue-ménage.

Aussitôt, huit hommes entravés des pieds aux hanches s'élancèrent dans une terrible course en sac.
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Gaston Berdevin
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MessageSujet: Re: Le petit tournoi local [Gaston]   Mer 25 Juil 2018 - 19:47



Un azur presque blanc, à l’est des enceintez, annonçait la venue du gros astre solaire. Il sortait, lentement mais sûrement, des tréfonds de l’océan d’Eris pour gravir un ciel encore mal réveillé. L’aube se levait, le jour allait reprendre sa place, chassant une nuit qui fut trop courte pour rafraîchir la cité endormie. La chaleur, à peine neutralisée, allait inonder les avenues et les places, buvant, à mesure que le soleil s’élèverait, chaque pouce d’ombre, chaque once de fraîcheur. Aussi, l’habitant sortait vite de sa torpeur et de son lit trempé de sueur pour s’occuper de ses affaires, avant que le soleil ne tapa trop.

Les plus lève-tôt étaient debout avant même que le soleil ne darda un seul de ses rayons. Ils s’échappaient des combles et des greniers d’un pas difficile, enfarinés par un sommeil court passé comme dans l’enfer d’un fourneau. Ils étaient le petit peuple, les maigres, les hâves ; réfugiés, pauvres, victimes des guerres ou simples vilains. D’une allure vive et encore mal contrôlée, ils se faufilaient entre les venelles, traversaient les carcasses des bâtiments en ruines et rejoignaient enfin un point d’eau, leur point d’eau. Pour l’un une fontaine, pour l’autre les berges du Garnaad. Ils se jetaient tous tête la première dans l’eau comme s’ils buvaient au calice de la Damedieu. Et passé ce bref  instant de bonheur primaire, ils haletaient jusqu'à l’atelier de leur maître, l’hôtel de leur seigneur ou l’étal de leur patron, le pas toujours zigzaguant.

Gaston contemplait sous la frange de sa capuche ces petites gens courir aux quatre coins de la ville, silencieusement, pressamment, comme des souris qui s’enfuyaient discrètement d’un monceau de détritus vers un autre. Il était sur ses pieds depuis plus longtemps qu’eux, une ou deux heures avant potron-minet. La fièvre qui l’avait frappé peu avant son entrée dans la capitale lui fit perdre le sens du temps pendant quelques ennéades, et quand il fut enfin remis de sa maladie, il fit perdurer ce dérèglement qui le réveillait bien avant l’aurore. Il n’aimait guère la chaleur des villes, et à plus forte raison celle de Diantra. Les pavés devenaient comme des chardons ardents tandis que les rues de terre, lorsque l’affluence des citadins ne les soulevait pas dans un brouillard de poussière étouffante, se transformaient en chemins de boue fétide où s’agglutinait les déjections des hommes et des bêtes.

Ainsi sa visite de la capitale, il préférait la faire dans le frais relatif des petites heures de la nuit, quand la masse ne s’agitait pas encore et que les remugles de cette grande marmite de ville ne s’étaient pas réveillés. C’est qu’il avait beaucoup de visites à faire, qui plus est. Car si la cité royale n’était plus que l’ombre de ce qu’elle avait été, elle restait le lieu de résidence de quelques-uns des plus érudits savants, et ceux qui avaient décidé de partir avaient bien souvent laissé derrière eux quelques biens précieux. Si bien qu’un intense marché noir prospérait depuis maintenant des années. Ceux qui savaient quoi chiner pouvaient trouver des fortunes dans le mont-de-piété le plus obscur. Même l’usurier occasionnel se trouvait en possession, et sans le savoir, d’une petite merveille comme un des codices traduits du Livre de Caranthir, concédé par un mage ou un aristocrate éclairé pour une bouchée de pain lors de sa fuite de la ville.
Le marquis, éduqué en barde, avait vite reniflé la combine. Lorsqu’il débusqua un incunable de Lante, sa décision de loger en ville pour le reste de son séjour fut définitive. Il pouvait bien souffrir les relents et l’agitation citadins contre quelques belles trouvailles. Hélas, passé sa première pioche, qu’il mettait de plus en plus sur le compte de la chance du débutant, il revenait plus qu’il ne l’avait espéré bredouille de ses petites chasses interlopes. Par exemple, ce matin, il n’avait dans sa gibecière que deux parchemins. On lui avait fait miroiter les entières Pensées du Gardien Ancalimë telles que recueillies par Eselgès le Rêveur de Célynonte, mais il ne s’était agi que d’un extrait, à peine quelques paragraphes des soliloques poétiques du gardien d’Arcamenel. Sa déception avait été tempérée par la découverte d’un Discours de la Reine Tinuviel, dont son épouse était friande, mais après un rapide examen, il soupçonnait le copiste d’avoir salopé le travail et dénaturé l’elfique. Prenant sa mission pour un exercice de calligraphie plutôt que de transmission, il avait notamment placé les accents et les esprits de manière fantaisiste, pour donner une belle forme aux mots, qui perdaient parfois leur sens dans l’opération.

Après avoir grincé des dents contre cette barbarie et mit les précieux rouleaux dans son sac, sous son manteau brun, il releva la tête et oublia son infortune. Devant lui s’étendait une longue avenue déserte. Quelques rayons solaires s’accrochaient sur les tuiles ocrées à la cime étroite des plus hauts toits. Un semblant de rosée donnait d’éphémère instants de fraîcheur au grand blond, qui l’huma, presque indifférent à la puanteur qui se tapissait dans l’air humide. A part quelques badauds noirs d’alcool errant tant bien que mal vers leur station de décuvage, tout était calme. Ces quelques complices partageaient un moment de contemplation silencieuse, à cause de l’ivresse pour les uns, à cause de leur inclinaison pour les autres. Cette sérénité trompeuse rappela un instant Naelis à Gaston.

L’instant suivant, l’avenue était noire de monde. La cité s’était levée, et une cohue invraisemblable battait le pavé. Le marquis se demanda par quelle diablerie tous les habitants avaient pu se coordonner si parfaitement pour lui casser ainsi les couilles puis échappa à la presse des travailleurs en s’enfonçant dans la première ruelle qu’il croyait un peu moins garnie. Quelle erreur ! Les portes, les trappes, les fenêtres semblaient vomir autant de citadin pressés et incivils sur son chemin. Lui n’avait aucune destination exacte : à chaque nouveau groupe de personne qui empêchait sa marche, à chaque vieille qui ralentissait brusquement ou changeait sans crier gare le cours de sa marche, le marquis grimé les fuyait par la première issue qui se présentait.

Il fut bientôt tout à fait perdu. Au moins était-il seul, à présent. Une fois expirée sa frustration de campagnard contre cette maudite termitière, il vagabonda mollement à la recherche de l’hôtel d’Hautval avant de tomber sur un chien noir au coin d’une rue, qu’il suivit. Et subitement, de nouveau une foule surgit. Mais celle-là ne semblait pas en vouloir aux couilles de notre marquis, non : bien immobile, elle admirait quelque spectacle avec force cris. Intrigué, le blond s’approcha de la masse bruyante pour découvrir l’étrange spectacle d’une lice où huit bonhommes bondissaient à pied joint tout en mettant des gnons aux voisins.


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Aymilie
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MessageSujet: Re: Le petit tournoi local [Gaston]   Ven 27 Juil 2018 - 3:05



La course était déjà bien avancée et la rouquine avait découvert en sa voisine, une jolie commerçante brune arrivée en retard, une commentatrice experte. Le flot de parole ne cessa plus et l'ambiance bon enfant du quartier commença à gagner le cœur de la jeune fille. Elle se déridait et parlait un peu plus malgré la peur toujours présente d'être jugée sur son accent.
- C'est incroyable, disait la jeune marchande, t'arrives à tout piger, mais nous on ne baille pas la moitié de ce que tu racontes.
En réponse, l'aventurière lui servit son plus beau sourire.

La diantraise prit l'étrangère en amitié et lui raconta le détail de chaque coureur. On crevait sous la chaleur et on se rafraichissait avec les anecdotes, les cancans locaux, toutes les histoires qui animaient le quartier. La brune en était à parler d'un escroc adorable qui se prétendait ami des elfes quand un jeune homme se planta en face d'elles et lui adressa une risette. La spectatrice rouquine à ses côtés se consterna de cette expression enjailleuse dénuée de charisme tout autant que de la conversation peu inspirée. Une fiente de pigeon plein pif n'aurait pas été plus inopportune à voir la tête de son amie. Ce Coplin, c'était son nom, était parsemé du cagadou qui emplissait les rues. Le sac qu'il tenait à son côté montrait sa participation aux courses, dont il n'avait pas tiré succès visiblement. Il souriait bêtement. La brune avait tôt fait de regarder ostensiblement ailleurs, manifestant son désintérêt. La rouquine, en retrait, ne se gênait pas pour observer Coplin et ses manières de petit garçon hésitant avec la bienveillance d'une grande sœur, c'est à dire en lui faisant sentir qu'il lui inspirait la pitié. Lorsque les yeux du garçon se tournèrent vers elles, elle détourna instinctivement son regard à son tour.

Le pauvre jeune homme se mordit les lèvres, frustré du peu d'enthousiasme qu'il suscitait. C'était injuste à la fin de n'être point vu de personne ! Pourquoi les autres et pas lui ? Si Coplin n'était pas d'habitude très soucieux des iniquités de ce monde, il en était autrement de celles qui le concernaient. La soif de justice était soudainement une priorité et une question de salut publique. Il allait être direct. Il reprit avec le ton froid qu'imposait la détermination de son action.
- Micheline, je voudrais qu'il y ait quelque chose entre nous
La brave marchande n'avait pas eu à faire longtemps semblant pour se désintéresser du pénible. Elle n'avait déjà plus qu'à moitié conscience de sa présence lorsqu'elle répondit d'une voix lasse pour se débarrasser de lui :
- Oui Coplin, moi aussi j'aimerais qu'il y ait quelque chose entre nous...

Et ce fut un tournant pour Coplin. Il ressentit une décharge de joie en provenance de son cœur se propager à travers tout son être. Il s'en voulait même un peu de s'être montré si brut. La rouquine, elle, était médusée d'incompréhension et donna un coup de coude à sa nouvelle amie. Celle-ci sortit aussitôt de ses rêveries en prenant conscience de l'embarras qu'elle causait. Elle corrigea vivement pour Coplin, auquel le coup de coude n'avait pas échappé.
- Oui, comme par exemple un mur.

Les traits du jeune homme se figèrent. Avait-il bien compris ? Il reconstitua la phrase complète dans sa tête pour être sur de comprendre. "Moi-aussi-j'aimerai-qu'il-y-ait-quelque-chose-entre-nous-comme-par-exemple-un-mur". La joie qui inondait son être lui parût aussi honteuse qu'un seau de pisse renversé sur la tête, elle disparut en un éclair.
La jeune rouquine ne put se contenir devant son expression pour le moins contrariée, elle pouffa. Son haut rire d'une pureté cristalline s'ajouta très distinctement au dessus du brouhaha, attirant tous les regards. La marchande elle-même était partagée entre gène et hilarité. Coplin commençait à franchement faire la gueule, un peu rancunier il reprit :
- Façon toi la Micheline t'es qu'une...
Mais les mots s'arrêtèrent d'eux-mêmes devant les sourcils froncés de la brune. Coplin n'était pas suffisamment téméraire pour s'en prendre à elle. Le rire communicatif de la rouquine continuait d'embraser la foule.
- Et toi la rouquine...
La jeune femme hilare essayait entre deux souffles de se dédouaner d'un quelconque lien dans cette affaire, ce qui laissa le temps à Coplin de trouver son angle d'attaque.
- Et c'quoi c'te parlé ? Tu causes comme une étrangère. Encore une putain des nordistes
Il se trouvait que l'aventurière n'avait point un accent des marquisats, même si sa prononciation était très lacunaire. Il se trouvait aussi, non loin dans la foule, deux vétérans nordistes à l'oreille interpelée.
- Vous brisez tout et on doit vous bisouiller le fondement, y'en a soupé de vos prétentions ! Ici c'est not' fête ! déclara agressivement un Coplin vexé comme un pou à une aventurière qui n'en menait pas large.
- Dégage l'alien !

Ces propos chauffèrent l'assistance, la rouquine était si rouge qu'on ne distinguait plus ses joues de ses cheveux. Le jeune homme en était à préparer une belle boule de cagadou lorsqu'une main se posa sur son épaule.
-Dis donc machin, t'aime pas nos mouilles que tu narres ? T'aime pas le joli minois de notre nouveau régent ?
Coplin avait devant lui une brute de deux fois son volume. Il devînt un peu pâlot et une tension se répandit dans la foule qui attendait entre deux courses. La situation commençait à dégénérer et chacun cherchait à s'écarter respectueusement. Ça sentait l'embrouille. Le pauvre Coplin en était à avoir sa propre boule de cagadou étalée sur la face lorsqu'une voix résonna.

- Haro la nordaille ! On vient chercher noises dans nos kermesses ?
Les regards se tournèrent vers un couvreur en hauteur, de bonne constitution et prêt à en découdre, surtout avec ses copains autour. D'autres quolibets suivirent.

- Hé, les arrière-faix d'en haut, on pourrait bien semer la pétoule sur votre bourg, qu'ça serait toujours à votre gloire de la ramasser rétorqua l'autre.

Et c'est ainsi que comme dans toute fête qui se respecte deux camps émergèrent. D'un côté les nombreux volontaires diantrais ; de l'autre tout ce qui ressemblait vaguement à un nordiste, innocents compris.

Les activités de pancrace en cagadou pouvaient commencer.
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