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 Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï

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Belghen
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Belghen

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MessageSujet: Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï   Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï I_icon_minitimeMar 10 Nov 2009 - 2:24

NOM : BELGHEN

AGE : 135 ans

SEXE : mâle

RACE : NAIN

PARTICULARITES : Arbore un crâne lisse comme un genou à la suite d’un vœu : « Mes cheveux repousseront comme herbes folles le jour où Alrak le Forgeron, - Yaron arme son bras ! -, trempera le nouveau fer de ma hache dans la lave des profondeurs du Puy d’Elda ! » - Est accompagné de ses chiens, Kil (le Fier / le puissant), Mor (le brave / le téméraire) et Fall (le fort), des dogues à la robe sombre dressés pour la guerre.

ALIGNEMENT : Communauté de la lumière / bon

METIER : /

CLASSE D’ARME : Corps à corps

EQUIPEMENT :

Comme tous les guerriers Duergaï, Belghen arbore le tartan et porte le kilt écarlate du Clan. Un filon d’infinie fierté pour ces coureurs des montagnes à l’endurance proverbiale, rompus aux courses d’altitude. Mais aussi un éternel sujet de querelle avec leurs compatriotes ignorants de cette millénaire coutume, ou, - bien pire -, avec Hommes et Elfes, par définition incultes. « Que portes-tu sous ta jupe, bas des miches ? » (Rires gras). Des plaisanteries douteuses qui, au cours des siècles, auront conduit à un véritable holocauste de crétins. D’ailleurs, pour être franc, il n’est pas de réponse officielle à cette question stupide qui demeure, jusqu’à ce jour, sans réponse. A peine si dans leurs meilleurs jours, les Duergaï concèdent en haussant les épaules ce maigrissime indice : « Fait pas si froid… ». Mais tout cela n’est guère éclairant… Considérons par conséquent que tartan et kilt sont les deux seules pièces d’étoffe composant le costume traditionnel de ce clan farouche et sauvage, peu enclins à contribuer à la résolution des mystères anthropologiques de ce monde. Belghen prétend que ce vêtement a le mérite de ne point être encombrant car autorisant son porteur à se soulager tout debout sur le champ de bataille tout en conservant les mains libres. Il va sans dire que l’acte perpétré sur un ennemi blessé s’interprète indubitablement comme un signe objectif de profond mépris. Force est de constater en outre qu’alors que mouiller ses chausses est difficilement dissimulable, sauf par temps de pluie diluvienne, nul n’a jamais vu un Nain du Clan Duergaï en si mauvaise posture, ni au combat, - où les occasions de se faire dessus sont fort nombreuses -, ni au sortir d’une taverne. Ce qui a très largement contribué à leur réputation de Nains compissant la peur elle-même et de buveurs invétérés qui tiennent la barrique. Le Duergaï s’imposant alors dans l’esprit collectif du Peuple des Montagnes comme le superlatif du Nain…

Les Duergaï chiquent plus qu’il n’est raisonnable, au point que la grande majorité d’entre eux en garde la langue et les dents noires. D’où l’expression commune en contrée naine : « un sourire de Duergaï » pour désigner métaphoriquement une bouche à la dentition particulièrement clairsemée, voire inexistante… Un épais mystère entoure la culture du tabac et la fabrication de chiques dans cette contrée de Miradelphia disparaissant sous la neige et la glace les trois quarts de l’année. Mais on l’a compris, le Clan Duergaï ne porte pas l’étranger dans son cœur de pierre, fut-il de sa Race, et ne partage avec quiconque les richesses culturelles de son Clan. Et Belghen, toujours exemplaire, n’échappe pas à la règle, lui qui boucle chaque matin son Sporran « en peau d’fesses » selon ses propres termes, retenu là où d’autres ont un bas ventre par une corde tressée ornementée de crânes d’argent, de dents terrifiantes et de lambeaux de fourrure coagulés de sang séché. La sacoche, - dont la légende voudrait qu’elle fut confectionnée dans la couenne d’un Sombre le jour de la mort de Bromar le Sage -, contient chiques bien sûr, mais aussi pierres à feu, et quelques gemmes polies faciles à écouler en cas d’extrême nécessité. Certains aiment à conter qu’alors que Belghen a usé pas moins d’un mille de briquets, ce sont encore et toujours les mêmes gemmes qu’il promène avec lui depuis plus d’un siècle. Sans doute un hommage appuyé à sa générosité sans pareille …

Par-dessus le tartan, protégeant le torse puissant de l’animal solide comme un chêne, une cuirasse à écailles. Un petit chef-d’œuvre d’orfèvrerie naine ! Des plaques de fer retenues entre elles par des anneaux et de la maille elfique (gardez par devers vous ce secret de fabrication qui confine au crime de lèse majesté dans un Royaume où tout ce qui provient d’Anaeh est voué à l’anathème), superposées en un savant tuilage qui laissent libre le mouvement, bien qu’épousant la forme du poitrail et des côtes. Le forgeron qui a assemblé cette merveille n’a pas hésité à découper chaque plaque à la semblance d’une écaille de dragon, poussant le détail jusqu’à réinterpréter l’irisation féerique de la peau du mythique reptile et sa texture dite en mue de serpent. Patinée par les ans et bosselée par les combats, cette cuirasse s’enorgueillit de n’avoir jamais laissé le moindre fer le percer, fut-il de flèche, de carreau, ou de lame. Par contre, la coquille pour inviolable qu’elle soit, n’évite pas les ecchymoses, et quiconque apercevrait Belghen torse nu observerait, sous les tatouages et la pelisse, que le motif si particulier de la cuirasse est littéralement imprimé sur la peau du Nain ! Au point que certains, - tous morts de mort violente -, ont fait courir le bruit d’une parentèle entre quelque lézard fabuleux et l’illustre Famille du Chef de Clan… Le corselet légendaire se lace dans le dos, nécessitant l’intervention d’un frère d’arme pour s’en équiper. Et comme ce dispositif de cuir et de toile constitue la faiblesse majeure de son équipement, Belghen a complété son barda par un large bouclier rond qu’il porte sur son dos, comme la tortue sa carapace. Un bouclier qui le protège du haut de la nuque jusqu’au bas des reins. Mais si d’aucuns barbouillent leurs écus de peintures agressives, rappelant les emblèmes de leur ville ou de leur Clan, Belghen, lui, a préféré un acier mat qui ne miroite pas aux rayons du soleil comme lac en été. Une arme simple et sûre qui lui a plus d’une fois sauvé la vie.

Les spallières de Belghen ont été coulées dans le bronze. Epousant la musculature des monstrueuses épaules du Nain, elles sont retenues par des boucles d’acier rivetés dans la cuirasse, et à chacune de leur extrémité, par un anneau que traverse une lanière de cuir dure ceinturant le pectoral du guerrier. La différence notable entre les deux spallières illustre sans équivoque l’art de combattre des Nains. La spallière gauche, surmontée d’une gouttière, a vocation à parer les coups d’estoc qui viseraient la gorge ou la tête ; elle descend plus bas sur le biceps que la spallière droite pour renforcer les défenses passives du côté senestre du Nain, plus exposé pendant l’engagement pour qui tire garde à gauche. L’autre spallière, moins lourde, se limite à la simple expression d’une épaulière. Le Nain maniant la Hache, la Masse d’arme ou le Fléau, repousse volontiers son adversaire d’un coup d’épaule gauche pour mettre entre ce dernier et son arme la distance propre à porter un coup d’une violence infinie. Et il n’est pas rare de trouver sur les champs de bataille, après la curée lorsque l’on a réussi à faire fuir le nuage de corbeaux qui soudain voile le ciel immense, les cadavres de ceux qui ont expiré les côtés défoncées par un coup de spallière gauche perforant cœur et poumons.

Belghen a préféré aux classiques bracelets de toutes trempes qui raidissent les avant-bras de bels et bons gantelets, renforcés au niveau des premières phalanges et des poignets, par des plaques métalliques ornées de clous de bronze et d’acier. « Qui vole un Nain, prend un pain ». On imagine sans peine les dégâts provoqués par un kilo d’os emmitouflé dans une telle moufle lancé à la volée par un court sur pattes hirsute et cacochyme lors d’une rixe de taverne.

La ceinture de cuir de Belghen, - purement décorative, le kilt tenant en place la plupart du temps par la seule volonté de Mogar sur les penses viriles des Nains -, est large comme la main et fermée par une boucle grosse comme le poing figurant la tête d’un tigre couronné. Pour faire le pendant avec les gantelets, elle est hérissée de clous percés de larges anneaux d’argent torsadés. Au moins maintient-elle à la taille de Belghen un poignard de chasse à large lame glissé dans son étui de peau et d’or. Une arme raffinée, incongrue, presque qu’inopportune au milieu du barbare harnois du Nain. Pourtant, Belghen ne s’en défait jamais, même pour dormir. Il lui arrive même, certains soirs, de tirer la lame de son élégant fourreau et de la caresser des heures durant en vidant quelques tonnelets, l’œil dans le vide. On chuchote qu’il tiendrait ce poignard d’une Dame. D’une Dame qui ne serait point une Naine et pour laquelle il nourrirait encore quelques faiblesses alors que fument les cendres de la Passion…

En bandoulière, retenu par une chaîne d’argent, le cor de guerre demeure à portée de main. C’est un instrument révéré chez les Duergaï pour avoir sonné toutes les charges de leur histoire. Un objet sacramentel, symbole du pouvoir absolu du Chef de Clan sur son Ost de Barbares. Un cor au son unique. Au point que les Nains l’ont baptisé du nom de leur Premier Meneur, Durrik, (Frère des Loups). « Qui entend Durrik au loin ne verra pas demain » chante-t-on à la veillée…

Chaussé des traditionnels Caligæ d’acier qui laissent son pied presque nu, Belghen protège ses tibias par des cnémides de plaques agrémentées de genouillères. Pour éviter que ces pièces d’armure ne blessent le mollet, les cnémides sont passées par-dessus des fourreaux de laine sanglés sur la jambe.

Mais la pièce la plus remarquable de l’armement de Belghen reste sa fameuse Hache à deux mains. Comme son Père avant lui, Belghen a délaissé la hache à double tranchant par trop encombrante, mais n’affronte pas moins l’ennemi avec une arme terrifiante : trois pieds de haut lorsqu’elle repose sur le sol ; un fer en L large d’un pied et demi du côté du fil, et de 6 pouces à l’autre extrémité ; le postérieur du fer, armé de deux ergots coulés dans la masse, accueille un manche de bois de fer terminé par une tête de bélier en argent massif tenant entre ses mâchoires un anneau. La marque de reconnaissance de toutes les armes des Duergaï, symbole de l’alliance du Clan avec les puissants Béliers des Montagnes, leurs montures de guerre. Pourtant, malgré ses mensurations titanesques et son poids, Urmaim, - littéralement « celle qui éclate les crânes » -, est un jouet entre les mains du Chef de Clan qui la manie avec une facilité et une célérité déconcertante.

DESCRIPTION PHYSIQUE :

Puissance.

C’est le premier mot qui vient aux lèvres quand on rencontre Belghen.

Avec 4 pieds et 3 pouces (environ 1,30 m), il ne compte pas parmi les plus grands de sa race. Mais sa carrure phénoménale, - presque 1 pied aux épaules -, lui confère une silhouette massive qu’il meut avec une souplesse féline inattendue.

On est tout de suite frappé par la dureté de ce visage taillé dans la roche et halé par les vents de la montagne. Des pommettes hautes et saillantes encadrent un nez court à l’arête épaisse moultes fois brisée et ressoudée. Le regard perçant de deux billes de mercure scintille dans les orbites creuses. Un regard ombré par des arcades proéminentes et dissymétriques qui clouent l’interlocuteur sur place et semblent sonder son âme.

Le front bas. Et surtout, ce crâne rond, lisse, soigneusement rasé là où les autres aiment se parer d’opulentes chevelures. Barbe courte et moustaches, jadis brunes, aujourd’hui grises et luisantes comme de la paille de fer rehaussée de fils d’argent.

Un visage dont émane l’autorité naturelle de ceux qui sont nés pour mener les autres à la bataille. Qu’on ne peut contredire impunément.

De part et d’autre de son poitrail de bélier, ses bras de colosse semblent les branches d’un chêne centenaire. Sous la peau épaisse, étrangement glabre, les nœuds de nerfs, de tendons et de muscles en animent la machinerie de chair et de sang.

Les mains sont petites, épaisses, et calleuses à force de s’échauffer sur le manche de la Hache. Les doigts, courts et puissants. Pourtant, les deux pinces s’agitent, volubiles, lorsque le Nain discutaille ou tente de convaincre, telles deux insectes lourds et rugueux défiant les lois de l’apesanteur. L’index de la main droite, surtout, scande quelques vérités jamais vraiment bonnes à dire. Les dieux sont invoqués paumes en l’air au beau milieu d’une phrase. Les fureurs retentissent de l’explosion du poing sur la table, sonnant comme le marteau frappant l’enclume de la forge. Belghen parle avec ses mains, et ses mains parlent pour lui lorsqu’il perd l’usage de la parole…

Les jambes sont proportionnées, et adaptées à la physionomie de ce miniature Hercule. Deux brindilles se briseraient lamentablement sous une telle prestance. Alors la Nature a préféré doter Belghen des deux piliers d’un pont : cuisses comme le cuissot du buffle, et mollets plantés haut.

N’omettons par de mentionner les tatouages, courants chez les Duergaï.

Le front et les pommettes sont barrés de vagues à la houle complexe tatouées dans un bleu sombre. On retrouve les mêmes motifs sur les bras et les cuisses, peints dans la même tonalité. Les grands initiés savent reconnaître dans ces entrelacs le langage mystérieux des runes dans le style unique des clans des grands sommets du nord. Psaumes à la gloire des Dieux, prières, admonestations, rancunes… Tout est source d’inspiration pour ce peuple discret qui rêve de justice et d’absolu et peint son corps pour se souvenir. Mais chacun tait les secrets de l’autre, et les Duergaï prétendent, sans insister, que les symboles gravés entre cuir et chair ne sont pas davantage que l’incarnation du sens artistique de la main qui les a tracés.

DESCRIPTION MENTALE :

Nul n’a la privilège d’avoir fait le tour de la personnalité de ce personnage si secret. Et pour tenter de mieux la cerner, c’est vers ses plus proches qu’il convient de se tourner, chacun pouvant livrer une partie du grand tout.

Morybrinn, sa vieille nourrice, - elle accuse 302 ans aux prunes et l’on murmure que la Mort l’a oubliée -, qui, petite, ratatinée et bossue, régente la Maison du Chef de Clan, dit de Belghen qu’il est loyal et fidèle, à ses amis comme à sa rancune. Elle qui servit longtemps Belgaï, clame à qui veut l’entendre que le Fils vaut mieux encore que le Père. Ce qui dans sa bouche prend quelque valeur quand on sait que c’est dans les bras de la vieille que Belgaï s’est endormi, « tripes à l’air et cul au vent »comme aime à le rappeler sa noble progéniture. Mais après quelques chopes d’hydromel bien frappé, la langue de l’Antique Fripée se délit et les secrets de famille perlent entre ses lèvres tordues. Et l’on découvre alors le Belghen privé, nu comme au matin ensoleillé de sa naissance. Un Nain fort lettré qui empile les livres rares, et les dévore avec avidité. Capable de ne point boire ni de ne point manger pour terminer la lecture d’un ouvrage, bousculant sans vergogne le train de maison et les usages pour satisfaire les appétits gargantuesques de sa curiosité et de son esprit. Un amateur de bonne chair qui a rapporté des excursions de sa jeunesse les secrets de cuisine des autres races, qui savoure des légumes avec sa viande, et qui, - comble de l’horreur -, va jusqu’à réclamer qu’on lui fasse cuire du poisson qu’il fait venir d’on ne sait où dans des glacières emplies de la neige de ses propres montagnes. Ajoutez à cela un amour immodéré pour la musique, - il entretien un cirque de ménestrels qui se vautrent sur ses tapis et ses fourrures, et s’engraissent à ses dépends -, et l’on en viendrait presque à douter de sa virilité. D’ailleurs, Morybrinn implore les Dieux chaque fois qu’on fait allusion aux penchants amoureux de son Maître. Elle sait, - mais elle ne l’avouera jamais pour protéger l’Honneur du Clan -, qu’il a pour le poil une aversion totale lorsqu’il s’agit de femelle, et qu’aucune Naine jamais, même la plus ventrue, mamelue et accorte, n’a trouvé grâce à ses yeux…

Azdal, Capitaine de l’Ost de Belghen, loue le guerrier valeureux qui se dépense sans compter sur les champs de bataille, faisant voler avec un art consommé le fer de sa hache, broyant les os et tranchant la viande sans s’en trouver plus perturbé que cela. Le Soldat salut le Général avisé, maître en embuscades et embrouilles de toutes sortes, perçant à jour les failles de l’Ennemi. Le Frère d’Armes acclame le solide buveur, le noceur patenté, le pilier de taverne, capable de se coucher sous les tonneaux en perce et de boire à la victoire jusqu’à ne plus se rappeler de son nom. Le Combattant généreux qui s’interpose entre le glaive de l’adversaire et le cuir du Nain terrassé, encaissant à son compte les coups destinés à d’autres. Et les rendant au centuple. A peine lui reproche-t-on cette coutume bizarre, péchée on ne sait dans quelle contrée, de se faire accompagner au combat par ses chiens. Celui qui affronte Belghen doit compter avec ses trois molosses, presque plus grands que des Nains, qui le suivent partout, prêts à mourir pour lui. Mais Azdal ne cache pas que Belghen, comme son Père, sait se montrer d’une cruauté sans pareille avec les couards, les traîtres et la canaille. Et de raconter les expéditions punitives contre des débiteurs insouciants, joyeuses escarmouches où l’on n’hésite guère à dresser le pal ou à affûter la herse. Tout le monde sait, de Lante à Almia, et de Almia à Kirgan, que lorsqu’il faut user de la justice seigneuriale, Belghen ne laisse à personne d’autre le soin de décapiter les coupables et qu’il s’acquitte généralement de sa tâche sans ciller, même un brin. Car l’ordre, l’autorité et la justice ne se vilipendent point, et le Devoir est le Devoir. « Ce qui est fait est fait, et ce qui n’est pas fait, reste à faire… ». Un proverbe du Clan Duergaï qui, comme les racines d’un arbre millénaire, s’est ancré dans l’âme de Ser Belghen…

Nuraral, son meilleur ami et maître de ses écuries, lui envie son enthousiasme, son allant et sa soif d’entreprendre. Si le Clan est si riche aujourd’hui, c’est à son dernier Chef qu’il le doit tout à fait. Lui qui a rouvert les anciennes mines. Qui a fait construire des forges et des ateliers sous la montagne. Qui a acheté des caravanes qui circulent de ville en ville, traversant les contrées Naines, Elfes et Humaines, pour vendre les richesses produites dans les montagnes et acquérir celles qu’on façonne ailleurs. Nuraral, avec des airs de conspirateurs, confessent qu’il pense que Belghen a acheté des bateaux et entretient des équipages. Que les Clercs de Belghen noircissent du parchemin à longueur de journée, à la lueur des lampes à huile, et que le Maître erre dans l’Etude et corrige à son temps perdu minutes et conventions. Belghen est trop sérieux, et soucieux par nature. Il n’accorde sa confiance qu’au prix de trop longues approches qui lassent ceux qui l’apprécient. Mais il n’en a cure, car il préfère se passer d’ami que de se faire trahir. Le Chef de Clan est solitaire, s’isole à la première occasion pour calculer, planifier, tenter de décrypter l’avenir. Et ça, Nuraral le sait, lui qui jouit du privilège insigne de l’approcher sans permission quand bon lui semble : Belghen œuvre dans l’intérêt du Clan plus que pour le sien.

Quant à Durten, le Verdier, il ne tarit point d’éloges sur son bienfaiteur. Car Belghen, plus que la guerre elle-même, aime la chasse. Il y passe le plus clair de son temps libre. Et plus le gibier est gros, plus sa capture est périlleuse, plus sa jouissance est immense. Durten, Belghen et les Chiens. Voilà l’équipage le plus connu des Terres Naines, tant il est rare d’en voir un sans les autres. Sur son Maître et compagnon de traque, Durten pourrait écrire mille livres aux enluminures baroques. Mais voilà ! Ces instants qui n’appartiennent qu’à lui sont devenus son plus précieux trésor. Et même soumis à la question, - ordinaire ou extraordinaire -, Durten ne parlera jamais de Belghen. Ce Nain, tatoué comme un barbare et couturé des plus sinistres balafres, ce petit colosse rompu à toutes les batailles, qui chante en langue elfique le soir à la veillée, et mime des comédies écrites de la main de l’Homme. Ce grand mélancolique qui s’endort à la belle étoile toujours tourné vers le sud, comme pour rendre un silencieux hommage à une part de sa vie qui lui a échappée, mais qui, là-bas, au-delà des Plaines d’Atral, court toujours sans lui…

Comme il n’est pas d’hommage qui ne soit terni par les acerbes critiques, rendons justice aux ennemis de Belghen, à tous ceux qui ont couché son nom sur le Livre de leur propre Rancune. Ceux-là le voient cruel et manipulateur. Violent et incapable du moindre sentiment à l’égard d’autres que lui-même. Foncièrement partial et injuste. Rêveur égaré et sinistre… Et pour tout ça, ceux là le craignent car ils partagent la même certitude : il n’y a point d’affront que Belghen ne lave, même s’il fallait pour cela, faire le chemin de retour de la Vie d’après la Vie.


Dernière édition par Belghen le Lun 16 Nov 2009 - 1:48, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï   Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï I_icon_minitimeMar 10 Nov 2009 - 2:30

HISTOIRE :

(GENESE)

Il est des origines que l’on préférerait taire. Celles de Belghen sont de celles là, car elles gravèrent dans le marbre de la mémoire des Nains le souvenir discutable des turpitudes d’un Père que tous considéraient jusqu’alors comme la quintessence d’un Chef charismatique et honorable.

Dans ces contrées du Nord où passer une nuit dehors reste la meilleure façon de ne plus jamais voir le soleil se lever, tant les hivers sont rigoureux et hostiles, l’hospitalité, bien plus qu’un simple Devoir moral, est une véritable culture et un mode de vie. Les invités sont pour l’hôte ses biens les plus précieux, dans l’ordre, tout de suite après sa famille propre. Et le peu qu’il possède, il le partage sans réfléchir avec ceux qu’il accueille sous son toit. D’ailleurs, toute atteinte, physique ou moral, à un invité tient définitivement du déshonneur. Et ceux qui ont commis l’irréparable en attentant à la vie de leurs convives, ou en les humiliant, ont toujours souffert l’anathème d’une nation toute entière. La peine la moins banale reste le bannissement pour toute éternité, descendance comprise.

Belgaï, qui avait coiffé le Casque de la Chefferie depuis près de cinquante années, avait conquis les siens par son courage extraordinaire, l’infaillibilité de sa Hache, et un sens de la Fête inégalé jusqu’alors. Après plusieurs centaines d’années de guerres fratricides avec les Clans voisins, les Duergaï connaissaient encore sous son règne une période agitée secouée de quelques expéditions punitives qui tenaient de l’anecdote comparées aux raids de leur glorieux passé. Même si Belgaï considérait les Nains comme une seule et même Nation, et avait appelé de son cœur la reddition de son Clan à l’autorité du Roi trônant à Kirgan, il n’en était pas moins sacrément belliqueux et n’aimait rien tant que provoquer ses pairs.

Parmi ses Alliés objectifs, ralliés par ses soins à la couronne, Belgaï en comptait un qui surpassait tous les autres par sa légendaire bonhomie et sa fidélité. Thorval Bras d’Airain, dès après la fonte des neiges, avait décidé de rendre visite à son ami de toujours en ses fiefs, et, en route pour Kirgan, il avait fait retraite dans la demeure de Belgaï. Thorval allait renouveler devant le Roi son honorable allégeance, et, dans cette solennelle démarche, s’était fait accompagner de sa seule héritière, Naldred, âgée de 30 printemps à peine.

Passons sur la fête, les festins et fariboles de toutes sortes offertes par Belgaï à Thorval pour aller à l’essentiel. Comme Belgaï d’ailleurs le fit, puisqu’ à la nuitée, il s’introduisit dans les appartements de la douce Naldred, et après l’avoir séduite, la déflora sans vergogne au nez et à la barbe de son Père. La belle en repartit quelques jours après les yeux bordés de reconnaissance, et Belgaï, satisfait, remercia les Dieux d’avoir dissimulé son méfait à la face du monde et retourna à ses sempiternelles amours ancillaires.

Mais il faut croire que le Patriarche avait avec les Dieux quelques comptes en attente. Car, plusieurs lunes plus tard, Thorval marchait à la tête d’un Ost bien garni en terres Duergaï, la douce Naldred ouvrant le cortège, en pleurs, poussant son gros ventre par devant elle. Quand on sait combien les Naines sont si peu prolifiques, autant dire que la grossesse de la fille pouvait passer pour le fruit de quelques sortilèges ou d’une malédiction. Thorval réclamait réparation selon l’Us et la Coutume. Belgaï prenait la fille en ses murs et les deux Clans lavaient l’outrage en se chargeant, tête contre tête, tels les vigoureux béliers des montagnes.

Pour s’éviter l’outrage, Belgaï en panique, - le mariage le rebutait plus encore que le travail -, réfuta cette paternité qu’on venait lui servir sous ses murs. Défiant en combat singulier le vieux Thorval pour épargner à son Clan une guerre nouvelle, il ne trouva pas mieux que d’occire son meilleur ami d’un méchant coup de hache qui fait encore parler de lui bien des décennies plus tard, le fendant de l’épaule à l’entrejambe. Naldred et son Clan s’en retournèrent donc, parés des couleurs du deuil, ruminer leur honte.

Quand Naldred, par deux fois déshonorée, se jeta la tête la première dans un gouffre insondable après avoir mis au monde son enfant, - un garçon qui d’ailleurs ressemblait trait pour trait au Chef du Clan Duergaï -, c’est toute la Nation naine qui jeta l’opprobre sur Belgaï et les siens. Jusqu’au Roi en personne qui s’offusqua de cette glauque affaire et détourna son regard de l’un de ses plus fidèles vassaux.

Alors Belgaï dut-il, toute honte bue, faire amende honorable, et prendre chez lui le fruit de son crime.

Ainsi naquit Belghen aux yeux de son Clan, près d’une année entière après sa naissance biologique. Entre le Père et le Fils se dressa à jamais ce manquement à l’usage et à l’honneur. Et si Belgaï se soucia comme d’une guigne de ce rejeton que le ciel lui avait enfoncé dans la gorge, Belghen méprisa toute sa vie son géniteur.

(ENFANCE)

Belghen au maillot fut envoyé loin de la capitale Duergaï, et confié à Morybrinn, nourrice patentée des rejetons de long lignage. Et c’est sur les rives du Loch Glorastr, dans un village de chasseurs d’ours, qu’il passa toute son enfance.

Le Loch Glorastr ! Splendide pièce d’eau cristalline perchée entre deux collines verdoyantes, arrachant au ciel le feu de ses soleils mourant. Il n’est pas une heure où le lac profond ne dévoile à ses contemplateurs un nouveau visage, reflétant les silhouettes vibrantes des arbres millénaires qui bordent ses rives, figeant la versatilité des cieux dans de fugitives peintures frappées du sceau des Dieux. Certains lieux d’exception impriment dans l’âme de leurs habitants une singulière humeur, une façon unique d’aborder l’existence. Les Duergaï du Glorastr n’échappent pas à cette loi naturelle. La beauté de leurs terres les a ostensiblement ancrés dans une sérénité presque contemplative. Et là, dans cette province préservée des regards, les forgerons, préférant battre le fer des socs plutôt que celui des haches, ont contribué plus qu’ailleurs à la prospérité de l’agriculture et de l’élevage, érigeant leurs domaines en ce vaste jardin devenu le grenier paisible du Duerg-Rim.

Ainsi, sur les rives du Loch Glorastr, pour Belghen enfant, le temps s’étira, paisible et rieur. Le fils improbable de Belgaï se fit adopter par la communauté de pasteurs et de métayers, oubliant jusqu’à la honte de ses origines comme la valeur de son sang. Morybrinn le couvait de ses yeux de louve intransigeante. Belghen fut élevé sans concession à son rang, comme les fils et les filles de sa terre d’accueil. Forgé serait d’ailleurs bien plus approprié qu’élevé ! Car les Duergaï pensent que l’enfant est un métal mou qu’il convient de faire durcir au feu, et dont le destin se dessine à la force du marteau.

Un Fils de Chef se devant de figurer parmi les meilleurs guerriers du Clan, Belghen ne connut pas de précepteur chargé de l’élévation de son esprit. Mrgan Kaldrell, élite parmi les élites glorifiées par la fureur des batailles, lui fut attaché comme éducateur. Bien des années plus tard, le Nain se plaisait encore à conter qu’il avait été dressé comme un chien de guerre, Kaldrell ne lui épargnant aucune épreuve. Belghen trempa son endurance dans le sang et la sueur, et il dut ses premières cicatrices à l’apprentissage des armes. Mais comme bien des silex, Mrgan Kaldrell cachait une faille secrète. Le Nain aimait laisser ses regards se prendre dans les filets de la splendeur d’un paysage ou dans les branches d’un arbre, et se noyait volontiers, la nuit tombée, dans l’infini des cieux étoilés. Et sans en avoir conscience, il fit à Belghen le plus beau des cadeaux, gravant dans le marbre de sa mémoire qu’il était possible d’être un guerrier puissant qui dispensait la mort, et dans le même temps, un pacifique philosophe qui vénérait l’existence. Etrange dualité, certes, mais qui fonda profondément la personnalité du jeune Nain, écartelé entre son Devoir et son attrait pour les choses du monde.

C’est durant leurs courses interminables à travers forêts et montagnes, que Belghen découvrit sa passion pour la chasse. Pas pour l’hallali, mais pour la traque. Et Mrgan profita de l’aubaine pour éprouver le courage de son apprenti, l’envoyant affronter le sanglier des collines au groin percé de quatre défenses acérés armé d’un seul pieu durci à la flamme du feu allumé au bivouac. Comme pour enseigner à l’élève appliqué et assidu à panser ses propres blessures et à recoudre seul ses plaies lorsque ledit pieu avait failli.

Entre ces deux là naquit et enfla une amitié véritable, teintée du plus pur des respects. Lorsque, bien des années plus tard, Mrgan Kaldrell s’éteignit, victime du poids des ans, c’est à Belghen et non pas à ses fils qu’il confessa ses erreurs pour passer de l’autre côté l’âme lavée et sereine.

(RECONNAISSANCE)

Il fallut bien, un matin, s’arracher aux jupes de Morybrinn, et rejoindre Rim-Kral, la capitale, pour s’asseoir à la droite du père. Belgaï accueillit son héritier sans chaleur, lui faisant comprendre, dès leur première rencontre, qu’il n’accorderait pas à son sang le moindre des privilèges. Belghen rejoignit donc la troupe comme s’il avait été le dernier des bâtards. Et cette humiliation se rajouta à celle des circonstances de sa naissance. La haine du fils pour le père s’enkystait comme un ulcère purulent, rongeant son coeur.

Les Nations ont une âme, et il est de notoriété publique que l’âme naine est sujette aux emportements et aux outrances. Le monde d’alors traversait une ère de paix peu commune. Mais les contrées du Grand Nord-Ouest résonnaient du fracas des batailles que se livraient des Clans plus irascibles que les autres. Le Conseil expédiait des arbitres lorsqu’il avait vent des quelques querelles qui s’allumaient ça et là pour pacifier les esprits et refroidir les ardeurs. Il est consigné dans les tablettes conservées dans les archives officielles de Kirgan que Rim-Kral fut longtemps la destination privilégiée de ces ambassadeurs plénipotentiaires chargés des bons offices. Car Belgaï, malgré son âge avancé, avait la dent dure encore, et prenait inconsidérément ombrage de la moindre peccadille. Et lorsqu’on ne lui faisait pas tort à lui-même, il se faisait fort de porter assistance au moindre de ses alliés, juste pour démontrer la valeur considérable de son sens de l’amitié. En fait, Belgaï cherchait prétexte à se battre, et comme l’imagination était son fort, il trouvait toujours matière à fourbir ses armes. Ainsi, en près de trente années, le Maître des Duergaï passa plus de temps sur les terres de ses alliés et de ses ennemis que sur les siennes propres, et son fils avec lui.

A cette époque, Belghen se tailla une belle réputation de combattant. Au-delà d’un courage physique qu’il devait à une belle et sauvage hérédité, et qui le poussait, à l’avant de la piétaille, à monopoliser de son efficace présence la première ligne du front, sa vive intelligence conduisait le Nain à peser, par ses conseils, sur le sens et l’organisation des batailles.

Belgaï était un guerrier redouté qui laissait à ses stratèges le soin d’élaborer les stratagèmes ; il se contentait pour sa part de frapper de sa faramineuse hache tout ce qui se présentait à moins d’un pas de sa personne. Et tous s’accordaient à dire qu’il avait dans ce domaine un talent inestimable. Belghen, quant à lui, alliait aux capacités paternelles un sens aigu de la tactique et, - il faut le dire -, un certain goût pour la théâtralisation de la guerre. Gagner n’avait de sens que si c’était avec panache. La victoire devait marquer profondément et durablement les esprits. Il s’illustra ainsi au cours de quelques escarmouches dont les histoires, contées à la veillée, enthousiasmèrent plusieurs générations du peuple des montagnes.

La victoire de la Pierre Sèche compta parmi les perles de cette légende personnelle que Belghen se forgea. D’autant que les troupes paternelles, à l’occasion de ce fait d’arme unique en son genre, se contentèrent d’assister à la scène, alignées sur une crête pour mieux conspuer l’adversaire. L’anecdote vaut le détour, et on ne résiste pas à la narrer une fois de plus. Le Clan ennemi, - on taira son nom pour ne pas aviver de vieilles douleurs -, avait commis l’insigne erreur de brûler quelques chaumières et chauffer les pieds des métayers de Belgaï en représailles de la vente d’un bélier qui se serait avéré, peu de temps après la transaction, bougre et unicorne. Le Chef des Duergaï n’avait pas souri lorsqu’on lui avait fait part de cette sinistre mésaventure et avait exigé de ses détracteurs réparation immédiate sur le champ d’honneur. Dans la plaine dite de la Pierre Sèche, où devait se livrer le combat, Belghen fit creuser quelques sillons que l’on remplit de poix. Lorsque les troupes ennemies chargèrent sous le vent, le soleil dans le dos, assurées de leur avantage, il mit tout simplement le feu à la mélasse et la plaine s’embrasa. Il n’y eut point de morts, comme souvent au cours de ces combats fratricides, les cuirasses épaisses et les lainages composant le barda du guerrier Nain moyen s’avérant particulièrement efficaces contre la morsure des flammes. Mais l’ennemi, réduit à l’impuissance, et contraint de battre en retraite, se jetant dans la moindre flaque d’eau pour ne point finir carbonisé, fut déshonoré, et c’était là l’essentiel.

Les Duergaï sont attachés à leur grandeur. Les victoires singulières qu’ils remportèrent alors, renforcèrent leur sentiment d’appartenance au Clan, et le règne de Belgaï s’en trouva glorifié comme jamais. En trente cinq ans de combat coude à coude avec la troupe, et d’improvisation magistrale, Belghen qui avait débuté sa carrière militaire comme fantassin de base finit par pavoiser, et les hommes le désignèrent eux-mêmes comme général en chef de leur armée.

Pour s’arroger les succès de son fils, le Père lui montra enfin quelques considérations.

Mais pour s’éviter d’être remplacé dans le cœur de son peuple, il comprit qu’il était l’heure de confier à Belghen quelques missions qui le tiendrait éloigné de Rim-Kral…

(AMBASSADES ET ERRANCES)

Belghen et une suite d’une vingtaine de guerriers en tartan écarlate quittèrent les terres duergaï en grand équipage. Montée sur des chamois de guerre, caparaçonnés de plates rutilantes et les cornes armées du meilleur acier, l’escorte chemina sans encombre jusqu’au cœur de Kirgan. Là, l’héritier de Belgaï se prosterna devant le Conseil et s’en remit entre les mains des sages qui présidaient aux destinées des Nains. Dans d’autres circonstances, les vieilles barbes se seraient souciées comme d’une guigne de cet invité importun. Mais, depuis trop longtemps déjà, de leur point de vue, les Duergaï occupaient le devant de la scène, jusqu’à se prétendre l’incarnation de la Nation Naine. Belghen n’était pas étranger à cette situation et jouissait chez les petites gens d’une tendresse d’icône qu’on jugea préférable de contrebattre le plus vite possible.

Le Conseil avait décidé de s’ouvrir aux autres Races, mais ne souhaitait pas donner à ce décret un caractère trop officiel qui l’aurait engagé dans une action irréversible. L’idée qui prévalait encore était de multiplier les ambassades afin d’observer et de comprendre les autres Races.

Belghen fut désigné pour commander l’ambassade qui rejoindrait Aleandir. Cadeau empoisonné lorsque l’on connaît les sentiments qui unissent les deux Races. Mission compliquée qui débuta par un refus catégorique des Elfes de recevoir en ses terres une délégation armée de courts sur patte. Belghen partit donc seul, auréolé de la bénédiction du Conseil et d’un sauf-conduit d’Aleandir, mais sans véritable autre mission qu’un rôle de représentation dans une ville où il n’était pas le bienvenu.

En ce temps là, Belghen ne brillait ni par sa culture, ni par son éducation des plus frustre. Et lorsqu’il foula de ces caligae somme toute un peu martiales les marbres fins de la capitale du Beau Peuple, il se fit immédiatement l’effet d’une crotte de bouc dans une assiette d’argent. Et, parce qu’il ne manquait pas de bon sens, il décida d’y remédier au plus tôt par respect pour ses hôtes.

Il rencontra alors un nouveau mentor. Comme Mrgan Kaldrell avait forgé son corps, le très érudit Ril Gambor édifia son esprit. Gambor avait au coin des yeux quelques ridules qui trahissaient un âge canonique. Il régnait sans partage sur la plus extravagante des bibliothèques existant dans tout Miradelphia, qu’il hantait comme le hibou son clocher. Parmi toutes les sciences qu’il avait étudiées, le Mage avouait une tendresse toute particulière pour l’étude des us et coutumes des peuplades du monde, et comble de la chance, il n’avait jamais rencontré un Duergaï. La relation entre le guerrier en tartan et l’Elfe en robe longue se noua donc autour de copieux échanges culturels. Belghen chantait l’âme Naine et la force de son Clan. Ril Gambor s’étendait sans limite sur le génie elfique. Et par une magie inconcevable, les deux hommes se trouvèrent et s’apprécièrent. Gambor aimait la vivacité du Nain, son sens pratique et sa fantaisie sans limite. Belghen faisait l’expérience de la profondeur de la sagesse et du savoir avec cet Elfe sans âge. Belghen se plut chez les Elfes. Au point que le Nain perdit la notion du temps, soucieux qu’il était de mettre à profit son séjour à Aleandir pour lire tous les ouvrages qui tombaient à portée de sa main. Pour entretenir son endurance, le Nain passait plusieurs heures par jour avec les gardes à l’exercice. Et des nuits entières, absorbé par ses lectures. Comme il avait gagné le respect de ses frères en gagnant des batailles, le Nain gagna celui des Elfes en commettant, d’une plume aussi habile que sa hache, quelques brillants essais sur des sujets aussi hétéroclites que la langue des montagnes, la culture des runes, la distillation et les coutumes naines…

Lorsqu’il regagna Kirgan à la fin d’une ambassade qui avait duré plus de quinze années, Belghen avait amassé une collection magistrale de livres à reliure pleine peau qui nécessita dix charrettes pour la transporter jusque dans son fief.

Il crut pouvoir repartir pour Rim-Kral. Mais le Conseil en avait décidé autrement. Lante, à ce moment là, prospérait et attirait de nombreuses familles humaines. L’Homme, décidément, se dessinait comme l’Allié naturel du Nain, et mener quelques enquêtes anthropologiques présentait un intérêt certain. Ce qui stupéfiait, et terrorisait toute à la fois le Conseil, c’était la diversité de la nature humaine comme l’hétérogénéité des caractères et des faciès. Les Anciens en venaient parfois à considérer que les Dieux avaient favorisé cette Race en lui conférant les défauts et les qualités des trois autres mêlés dans un savant maelström. Si les hommes n’avaient pas été si éphémères et si prolifiques, on aurait presque pu les croire appartenir à une sorte de Race élue, bénie du ciel. Et, pourquoi le cacher, ce sentiment les emplissait d’inquiétude.

Les Sages confièrent donc à Belghen la mission de dresser une cartographie complète de ces biens remuants voisins. Et Belghen passa les vingt années suivantes à parcourir les Terres Humaines, d’Oësgard à Ydril et de Merval à Arétria.

Cette ambassade fut bien plus sportive que celle qu’il avait menée chez les Elfes, calmes et comme figés dans leur immortalité. Parmi les hommes, Belghen, qu’un trop long séjour dans la Cité Eternelle avait pourtant policé, retrouva les joies des festins, des beuveries et des bagarres de taverne, comme le plaisir des belles escarmouches, les ports, les faubourgs des villes majeures et les forêts pullulant de coupe-jarrets et autres assassins du même métal.

Mais c’est surtout parmi les hommes que Belghen découvrit pour la première fois l’amour. On sait que les Nains ne sont pas naturellement portés sur les affaires de coeur, et Belghen, bien qu’adulte et mature, n’avait jamais éprouvé la tentation de fureter à la recherche des mystères du Beau Sexe. Car chez les Nains, épris d’absolu, l’amour s’écrit toujours avec un A majuscule et le plus généralement, au singulier.

Mina Saragrand venait tout juste de fêter ses vingt printemps, lorsque Belghen, qui en avait quatre vingt de plus, croisa son sillage parfumé. Née à Diantra dans une famille bourgeoise, Mina la rousse travaillait chez un copiste de livres rares, le Sieur Bartoflé, où elle s’adonnait avec bonheur à l’Art merveilleux de l’enluminure. Sous ses longs doigts blancs et fins qui fleuraient bon les fragrances subtiles des encres, explosaient dans des jaillissements de couleurs vives rehaussées d’or et d’argent, frontispices, cartouches, bandeaux, initiales et lettrines, grotesques, drôleries et autres pieds de mouche. Artiste incomparable, elle était capable de reproduire dans les plus infimes détails les œuvres des autres, et ses réalisations personnelles n’avaient rien à envier aux scènes irréelles peintes par les enlumineurs elfes des ages antiques. Lorsque Belghen trouva l’unique exemplaire du légendaire « Traité maléfique de la divinité unique » de Poldan, il se précipita chez Bartoflé pour en faire faire une copie à son Maître, Ril Gambor, et tomba sur la belle. Leur première rencontre dura quinze heures durant lesquelles la jeune femme, détaillant chaque page du livre ancien d’un œil expert, interrogea le Nain sur ses attentes. Voulait-il une reproduction fidèle ou attendait-il qu’on personnalisa la copie afin que l’exemplaire qu’il détenait resta le seul et unique ? Petite et bien tournée, la fille plongeait ses yeux mauves dans l’âme du Nain qui manquait de pâmer à chaque regard. Son intelligence pure, presque candide, sa perspicacité, enflammèrent l’esprit de Belghen qui s’étonnait qu’un seul être puisse réunir autant de qualités rares. Il pencha pour une composition personnelle de Mina Saragrand, sentant que ce choix flattait la damoiselle qui brûlait de démontrer sa valeur à un tel mécène. Il la revit chaque jour durant les vingt lunes que prit l’exécution de la copie, et chaque jour, il devisait avec elle du mariage du texte et des illustrations, du choix des couleurs en fonction des ambiances, et de la qualité des encres. Mina lisait, comprenait ce qu’elle lisait, et ses dessins magnifiaient le sens et les idées du philosophe maudit. Belghen se mourait littéralement d’amour. Pourtant, il ne se déclarait point. Il se sentait indigne d’une telle perfection. Il préférait un million de fois ne jamais avouer ses sentiments que d’effaroucher la donzelle et de la perdre à tout jamais. Mais son portrait de madone le poursuivait dans ses rêves chaque nuit. Lorsqu’il était en sa présence, il gardait ses distances et ne faisait pas montre de plus de courtoisie qu’il n’était nécessaire à une relation commerciale. Lorsque le Traité fut relié enfin, Belghen désespéra. Il vivait son attachement comme une maladie honteuse et aurait préféré mourir que de se confier à quiconque. Aussi trouva-t-il d’autres livres et bientôt, tout en conservant son atelier chez Bartoflé, la demoiselle Saragrand ne travaillait plus que pour le fils de Belgaï. Combien de temps mit-elle à se rendre compte des sentiments qu’elle avait fait éclore dans le cœur de ce Seigneur qui couvrait son patron d’or pour passer du temps à ses côtés ? Presque quatre années ! Quatre ans durant lesquels elle se morfondit elle-même, traumatisée que ce charme qu’on lui reconnaissait volontiers n’opère pas sur ce Nain étrange qui citait les auteurs elfes par cœur en langue originale. Le jour de ses vingt quatre ans, c’est elle qui se jeta à l’eau, reprochant vertement à son visiteur d’avoir pris son cœur pour mieux le lui briser sous le marteau de son indifférence. Belghen manqua d’en expirer sur l’heure, mais se reprit bien vite. Commença alors une longue période d’amour courtois, d’effleurements puérils, de déclarations enflammées et de chastes baisers. Car le Nain qui avait mis le feu à la plaine de la Pierre Sèche craignait de ne pas savoir embraser la passion de sa conquête. Et il lui semblait déraisonnable de cueillir une fleur qu’on lui offrait gracieusement sans envisager le mariage. Or, une telle union n’aurait pas ravi le Conseil, et encore moins son Père. Mina Saragrand, pour sa part, approchait la trentaine, vierge encore, et ne pouvait s’empêcher de se poser des questions sur la virilité de son amoureux transi, elle qui, farouchement indépendante et capable de subvenir haut la main à ses besoins en vivant de son art, n’aspirait pas tant à un hymen. Ce fut encore elle qui prit les choses en main. Il n’y eu qu’une nuit, mais une nuit toute entière. Une nuit folle qui n’eut rien à envier aux plus belles victoires de Belghen dans ses montagnes.

(MORTS ET RENAISSANCE)

Le lendemain, un messager Duergaï se présenta à Diantra et réclama Belghen. Belgaï avait encore fait des siennes, mais les choses, cette fois, avaient mal tourné. Le fils devait rejoindre le chevet du père sans tarder. Mina Saragrand embrassa son amant d’un soir, les yeux pleins de larmes, et le contempla pendant qu’il partait à la recherche d’un Mage pour le transporter d’un sort à Rim-Kral.

Belgaï avait joué avec le feu en provoquant en duel un jeune Nain du nom de Morias. Le lascar se promenait dans les ruelles de Rim-Kral avec deux hachettes battant ses courtes cuisses et le vieux Chef l’avait vilipendé, jugeant ces armes indignes d’un Duergaï. Morias avait la tête près du bonnet et tout avait été très vite. Trop vite. Car Belgaï avec son arthrose et son énorme hache, malgré sa science du combat, n’avait rien pu faire contre le jeune prodige. Lequel lui ouvrit la panse en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Morybrinn ameuta tous les druides de la contrée, en vain. Le patriarche se vidait de ses tripes et de son sang. Belghen arriva de justesse, l’estomac retourné par son passage dans l’autre dimension. Juste assez pour serrer une dernière fois la main de son géniteur qui, entre deux hoquets de douleur, se réjouissait fort que la Chefferie du Clan ne fut pas héréditaire : Morias l’avait décousu dans un combat singulier et le titre lui revenait de droit. Dernière facétie d’un père qui ne s’était jamais remis d’une vilénie que la présence de son fils lui rappelait sans cesse.

On alluma très vite le bûcher funéraire pour s’éviter la veillée d’un cadavre exsangue aux chairs corrompues. Morybrinn pleura un brin. Les Duergaï se saoulèrent. Et le lendemain, on alluma un autre bûcher, et on se saoula davantage encore, car Belghen avait découpé Morias en morceaux lors d’un duel judiciaire, et avait coiffé le casque de la Chefferie.

Aussitôt parvenu à la tête de son Clan, Belghen décida qu’il en changerait le destin. Il fallait trouver à l’énergie de ce peuple farouche un autre exutoire que la guerre à outrance. Le territoire du Clan regorgeait de vieilles mines abandonnées : Belghen les fit rouvrir. Les terres du sud étaient arables : Belghen les fit cultiver. Les Duergaï honoraient leurs épouses et avaient plus d’enfants que les autres Nains : Belghen les fit éduquer. Les Nains sont des artisans et des orfèvres : Belghen ouvrit des ateliers. Et la population s’empressa de se reconvertir. Car avec les relations qu’il avait noué tant à Kirgan et à Lante que dans les villes elfes et humaines, le nouveau Chef organisa une noria de caravanes commerciales, amorçant la pompe d’une fortune cossue.

Tout à la refondation de son fief, Belghen ne s’attacha plus à compter les jours. Et lorsqu’il eut mit sur la piste ses ambitieux projets, il se rendit compte que dix mois avaient passé. Surtout, il s’inquiéta du silence de Mina Saragrand depuis plusieurs jours. Il entretenait avec elle une correspondance abondante, une à deux lettres par jour expédiées par pigeons voyageurs. Après un mois sans réponse, Belghen prit la liberté de faire porter une missive à Bartoflé pour demander des nouvelles de son enlumineuse. La réponse qui lui revint quelques semaines plus tard le fit hurler de douleur. Mina Saragrand s’était éteinte en donnant naissance à un enfant mort-né. Un Demi Nain selon la sage femme. Morybrinn songea à une malédiction qui frappait les mâles de cette lignée capable d’engendrer leur héritier en une seule nuit, mais incapable, par leur volonté ou la force des choses, d’être père. De ce jour, Belghen perdit sa foi dans le panthéon des Dieux. Il se recroquevilla sur lui-même, sur ses livres, sur l’ambition qu’il avait pour son peuple. Et pour peupler sa solitude, il acheta à des barbares des chiens qu’il dressa pour la guerre.

Mélancolique, il jeta néanmoins toutes ses forces dans la refondation d’une industrie d’une économie duergaï. Il remplaça les vieilles milices par une armée de métier et une conscription. Il fit escorter ses caravanes qui partaient aux quatre coins de Miradelphia. Et en quinze ans, il avait fait la fortune de son Clan.

(ALLEGEANCE)

Lorsqu’il apprit que les Drows avaient infiltré Kirgan, Belghen partit pour la capitale avec ses chiens et ses meilleurs guerriers pour porter assistance à Bromar Sansoif. Comme de nombreux Nains engagés dans cette tragédie, il s’illustra au combat, participant à l’éradication des Sombres qu’il se prit à haïr avec fureur. La vision de Bromar étendu sur le sol, le crâne ouvert, ses cheveux blancs maculés de sang, l’emplit d’une passion nouvelle. La soif de vengeance ! Il se rasa la tête et se fit tatouer le crâne en signe de deuil. Et lorsque Garmin reprit la Hache d’Ikthor et prononça son appel à la guerre contre les Drows, il acclama le nouveau souverain et engagea ses troupes à rejoindre l’Armée du Royaume. Il affûta sa hache, siffla ses chiens et se tint prêt à partir…


COMMENT TROUVES-TU LE FORUM : toujours aussi grandiose, une perpétuelle source d’inspiration…

COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM :Vyl Thanat’Khor m’y a emmené.


Dernière édition par Belghen le Lun 16 Nov 2009 - 1:49, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï   Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï I_icon_minitimeMar 10 Nov 2009 - 2:32

Double compte autorisé par Nhilantar (Sam. 26 sept. 14:28).

Principe du projet autorisé par Garmin sous bénéfice d'inventaire (Dim. 27 sept. 12:22)

Si le personnage et le principe même de cette Seigneurerie naine sont acceptés par le staff, je complèterai très rapidement cette fiche par :

Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï Star3 Histoire, us et coutumes du Clan Duergaï ;
Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï Star3 rebondissant sur les mises à jour annoncées par Garmin de la géographie des Terres Naines, la description des terres de Belghen : le Duerg-Rim ;
Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï Star3 une fiche sur les trois chiens de Belghen.

Il me tarde de découvrir toutes vos observations !

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MessageSujet: Re: Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï   Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï I_icon_minitimeMar 17 Nov 2009 - 19:44

Puis-je me permettre un petit : UP ! Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï Fresse
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MessageSujet: Re: Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï   Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï I_icon_minitimeMer 25 Nov 2009 - 9:28

Un tout petit UP ! Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï 650592
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MessageSujet: Re: Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï   Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï I_icon_minitimeJeu 26 Nov 2009 - 13:16

Hum...

Garmin est absent, en ce moment.... T_T

On doit trouver un expert nain d'urgence.

Braif, je vais voir pour ta fiche.
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MessageSujet: Re: Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï   Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï I_icon_minitimeJeu 26 Nov 2009 - 18:35

Ben, dans la famille spécialiste des nains, y a moi, mais j'ai chopé une crève monstrueuse, je serais pas foutu de lire une fiche comme celle la jusqu'au bout. u__u'

Avec un peu de chance j'aurai un peu plus d'énergie ce week-end.
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MessageSujet: Re: Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï   Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï I_icon_minitimeVen 27 Nov 2009 - 1:42

Merci Katalina, merci Tauril de vous être penchés sur le cas de ce pauvre Nain Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï Icon_biggrin J'attendrai que Garmin revienne ou que la crève de Tauril trépasse Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï Icon_wink D'ici là, je retiens les hordes du Clan Duergaï de déferler sur Miradelphia Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï 138598
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MessageSujet: Re: Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï   Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï I_icon_minitimeVen 4 Déc 2009 - 0:03

Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï 322145 up !
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MessageSujet: Re: Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï   Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï I_icon_minitimeVen 4 Déc 2009 - 0:08

Si demain rien n'est fait, je m'occuperais de toi , Wink
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MessageSujet: Re: Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï   Belghen, Fils de Belgaï, Chef du Clan Duergaï I_icon_minitimeLun 7 Déc 2009 - 12:41

Bon, je valide ! On te précisera pour ton clan en mp Wink

Like a Star @ heaven Foire au RP ~ Pour tout ce qui est recherche de compagnons RP. En bref, que du bonheur !
Like a Star @ heaven Inventaire ~ Pour suivre ton évolution {obligatoire}.
Like a Star @ heaven Le comptoir ~ Pour créer ton compte en banque et gérer l'argent que tu gagnes / que tu dépenses^^
Et enfin, si tu as des question, n'hésites surtout pas à demander de l'aide à un parrain, ou à tout simplement poser tes questions dans la partie créée à cet effet.Like a Star @ heaven Lois des Nains ~ Pour montrer ton allégeance (ou pas) au Roi

Bon jeu !
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