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 Les vrais mariages sont toujours insensés

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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeLun 28 Mar 2011 - 20:02

Nicolaï... quelque peu tendu et rajustait pour la quinzième fois au moins en l'espace de douze seconde son habit. Bon. J'exagère peut-être un petit peu, mais vous voyez tout de même bien l'idée. Il était particulièrement nerveux et il y avait largement de quoi. D'ici peu de temps, il allait épouser Aureane. Ah, Aureane. Ça faisait trois soir qu'à chaque fois qu'il fermait les yeux, il revoyait les deux océans de saphirs qui ornaient les prunelles de la jeune femme.

Enfin, il rêvait à elle quant il ne cauchemardait pas de cette masse tout à fait informe de papiers en tout genre qu'il leur avait fallut remplir. Les faire part de mariage, plans de tables, trouver le traiteur, confirmer le traiteur, de même que les musicien, les tenues pour les mariés, les dix bonnes minutes qu'il avait fallut qu'il passe à rassurer la couturière de Gregor complètement catatonique qui ne cessait de se répéter pour elle même que la future Dame de Dyriet souhaitait se marier en pyjama (ça, c'était sans doute Aureane qui lui avait décrit une robe à laquelle elle pensait). Y avait aussi bien évidement les travaux qui avaient décidé d'avancer et de ne pas se passer de lui. La surprise qu'il avait préparé pour sa jeune presque épouse également.

Et puis c'était bien loin d'être tout.

Jamais Nicolaï n'avait vu autant de papier défiler sous ses yeux qu'à ce moment. Et jamais il n'avait autant rêvé de maîtriser la magie du feu que la veille de ce grand jour. Le jour le plus heureux de leur vie normalement.

Bon, c'était les traditions et tout le bazar. Mais tout de même. D'ailleurs, il fallait bien rendre à César se qui était à César, Justine était un redoutable cerbère. Elle ne payait pas de mine la petite avec sa branche, son air renfrogné et ses trois pommes de haut. Mais il ne fallait pas s'aviser de s'approcher de trop prêt de la porte d'Aureane pendant les différents essayages ni de se moquer du rôle qu'elle avait où ça bardait assez sérieusement.

Reconnaissons également qu'elle pouvait sans nul doute atteindre par ses cris des notes aiguës qui n'avaient alors jamais été frôlée dans le monde naturel.

Dans tout ce gigantisme pagaillesque, il les travaux avaient toutefois bien avancé. L'intégralité du rez de chaussé était maintenant habitable et décoré pour recevoir la fête. Les ouvriers avaient également eu le temps de totalement réhabiliter l'une des chambre les plus spacieuse. ''la chambre du seigneur'' disaient-ils. Bien que le surnom de Nicolaï soit encore sur toutes les lèvres. Pour les habitants du coin, il était depuis son retour plus encore une créature fabuleuse qu'avant. Le Dragon. Les gens s'obstinaient irrémédiablement à le surnommer ainsi. Bon. Il préférait cela au titre ronflant de messire. Mais c'était pas génial. D'ailleurs, la grande modification dans les surnoms étant qu'Aureane était elle aussi passé dans le stade ''créature féérique''. Certains la baptisaient déjà la Dragonne. Mais d'autres, plus soucieux de ne pas risquer de froisser la future Dame en la comparant à un gros lézard somme toute assez peu gracieux la qualifiait plutôt de fée.

D'ailleurs, l'un comme l'autre les surnoms devaient la gêner tout particulièrement et heureusement pour l'instant qu'elle n'en savait rien du tout pour le moment. D'ailleurs, Nicolaï avait dut ce matin même distribuer une paire de claque à deux ouvriers qui avaient semble-t-il déjà prit un petit peu d'avance sur la cérémonie et sérieusement entamé une paire d'outre de vin. La cérémonie de mariage serait peut-être très privée, mais à n'en pas douter, Sigamar ne tarderait pas à débarrouller à Dyriet pas bien tard le lendemain matin. On a beau dire, un dragon qui épouse une fée, on ne vois pas ça tout les jours. Au moins Nicolaï était parvenu à faire en sorte que tout le village ne débarque pas à Dyriet pour la cérémonie. Cela n'aurait pas manqué de déclencher une syncope chez Aureane. Et le chevalier ne visait pas la performance de devenir veuf avant de se marier. Non merci.

Enfin brief. Je pense que je m'égare quelque peu.

Où en étais-je?

Ah oui.

Une chambre avait été réaménagée et ce pour des raisons pratiques, traditionnelles, voir même soporifique. Eh oui. Étant donné l'un des passage non négligeable du mariage, j'entends la nuit de noce, il est préférable pour les jeunes mariés d'avoir tout de même un petit peu d'intimité. Intimité qui, il faut le reconnaître, est fort difficile à obtenir en s'entassant dans le quartiers des domestique avec des voisins qui percevront chaque froissement de tissus. Donc, une des chambres du manoir avait été préparée.

Bref, on avance un peu.

Il était plus que temps d'accueillir les invités. Nicolaï avait revêtu une chemise bleue (se qui changeait terriblement mais pas en mal de ses habituels vêtements bien plus sombres). Plusieurs éléments de se qui était visiblement une fine cuirasse d'apparat scintillante tel que le plastron les brassards ou ces sortes de jambières. Une belle fibule retenant une cape gris sombre propre qui lui retombaient sur les épaules, une paire de gant passer dans une ceinture de cuir et un soi particulier fait à sa toilette finalisait l'image de Nicolaï ce jour là. La plupart de se qu'il portait lui avait été prêté par Gregor et lui allait parfaitement bien. Néanmoins, il se sentait tout de même déguisé et quelque peu ridicule.

Bon.

Il allait falloir se détendre.

Les invités ne tarderaient plus et il fallait les recevoir comme il se devait.
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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeMar 29 Mar 2011 - 19:40

Le matin même, tierce, cinq heures avant le mariage, légère pluie.

Aureane était calme. Sur un petit nuage, même. Justine, Clémence et la couturière s’affairaient autour d’elle, mais elle restait là, les bras ballants, les pieds balançant au bord du lit, avec un sourire béat. Elle n’était pas inquiète du tout. Le mariage se passerait très bien, et puis, elle aimait trop Nicolaï pour qu’il en soit autrement. Il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Elle étouffa un bâillement et se demanda distraitement si les invités étaient arrivés. Clémence s’activait à préparer sa robe et la somma de se réveiller un peu, mais elle n’obtint qu’un nouveau sourire ravi particulièrement endormi.

Sexte, après un déjeuner rapide avec Nicolaï et les quelques personnes déjà présentes, trois heures avant le mariage, une éclaircie bienvenue.

La zénitude absolue, c’était au petit matin, lorsque le lait de pavot donné par la tante la veille au soir faisait encore effet. C’était le seul moyen que Clémence avait trouvé pour qu’Aureane réussisse à fermer l’œil durant la semaine : elle utilisait le même remède que pour les bébés agités. Au moins, la jeune fille ne faisait plus de cauchemars qui la réveillaient en larmes et elle supportait sans trop de mal les préparatifs du mariage.

Et puis, alors qu’elles achevaient de lacer la robe dans le dos, Aureane recommença à devenir réellement elle-même et à se mordiller la lèvre nerveusement. Puis elle joua avec ses doigts histoire de ne pas arriver avec la bouche en sang devant l’autel. On s’attaqua à sa coiffure et elle commença à réellement s’inquiéter de ce qui allait se passer. A présent, il n’était plus question de voir Nicolaï, qui l’avait trouvée drôlement détendue durant la matinée, alors qu’elle aurait eu bien besoin de se rassurer. Finalement, elle s’efforça d’arrêter de se torturer l’esprit et attendit sagement qu’on la coiffe… une heure plus tard Clémence et la couturière manquaient s’évanouir en voyant qu’elle avait tellement trituré le bord de ses manches qu’elle les avait littéralement massacrées sans s’en apercevoir. La pauvre femme en fut quitte pour lui faire retirer sa robe afin de la transformer en bustier aussi rapidement que possible. Aureane, rouge de honte, s’était cachée dans un coin en retenant ses larmes pendant que Justine éventait Clémence qui avait failli faire une syncope.


Une heure avant le mariage, quelques points de couture en plus, un soleil un peu plus franc et une Aureane paniquée.

Heureusement, la couturière était douée et elle réalisa un petit miracle qui évita à la jeune fille d’être contrainte de vider deux ou trois litres de lait de pavot par une tante excédée qui avait juré de la marier quoi qu’il arrive. Aureane s’efforça de garder les bras croisés, même si la tête qu’elle faisait était plus proche de celle d’une condamnée à mort que d’une mariée. Elle craignait que… en fait, elle craignait tout. Les invités qu’elle ne connaissait pas, surtout, se tromper au moment de dire oui, ensuite, se prendre les pieds dans sa robe et tomber en allant vers l’autel… elle n’en finissait plus de s’inquiéter sur le déroulement de la cérémonie. Le bonheur laissait petit à petit place à l’angoisse et, lorsque Justine laissa retomber son voile autour d’elle et lui annonça qu’elle était fin prête, elle fut juste capable de laisser échapper un petit hoquet de peur.

None, heure du mariage, ou l'heure à laquelle il faut réussir à sourire coute que coute et ne surtout pas partir en courant, beau soleil et soirée agréable en perspective.

Les invités étaient sans doute arrivés, à présent, et rien que de penser qu’il y avait des nobles parmi eux, son estomac se nouait. Ce n’était même pas son père qui la menait à l’autel. C’était, c’était… Aureane paniquait tellement, qu’elle chercha même un instant le prénom de Gregor. Il avait été bien gentil d’accepter de remplacer son parent. Mais il l’effrayait, malgré toute la bonne volonté qu’il pouvait mettre pour qu’elle se détende. A vrai dire, elle n’écoutait plus personne, trop occupée à se maitriser pour ne pas créer un nouveau massacre, n’abimer ni la robe qui lui paraissait bien trop somptueuse, ni les chaussures, ni la coiffure, ni le bouquet, ni le… Clémence manqua faire une nouvelle syncope. Il fallut abandonner le maquillage qui avait coulé sous les larmes de nervosité que la jeune fille avait versé sans même s’en apercevoir. Au moins, Clémence était satisfaite : personne ne se maquillait à Trois-Chemins, et c’était très bien ainsi. Elle débarbouilla Aureane et la réconforta un long moment avant de se décider à la laisser au bras de Gregor pour prendre sa place dans le cortège.
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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeVen 1 Avr 2011 - 3:59

La jeune Aurore de Rosemont ne pouvait décliner le mariage du baron de Missède. Cependant, elle ne pouvait pas refuser à Nicolai, qu’elle connaissait si peu, mais dont elle avait choisi le jeune homme et la jeune femme comme parrain et marraine. Elle le faisait sans l’accord du baron, parce qu’il était les seuls qui pourraient prendre soin de l’enfant qui sommeillait encore en elle. ¸

À cette annonce, elle avait juste peu de temps de désigner son conseiller. Elle ne pouvait pas se rendre, mais elle pouvait toujours offrir une partie d’elle en échange. Elle tenait à être auprès de sa cousine. Nicolai comprendrait certainement. Elle ne pouvait pas croire que le chevalier soit indifférent à ce geste.

L’important étant de faire acte de présence.

La journée même où le mariage était célébré le vieux conseiller de la jeune femme se rendit en bonne terre du seigneur de Dyriet. Aurore avait offert la crème des cadeaux et se trouvait ravi que sa présence ne soit pas remarquée. Avec son ventre et tous les problèmes sentimentaux qu’elle éprouvait, Missède lui changerait la santé.

Le vieux Gérard n’était pas plus heureux du présent. Il se retrouvait près du baron. Mais en l’absence de sa maitresse, c’est le baron qui gagnait toute l’autorité. Le vieux conseiller n’aimait pas beaucoup l’homme qui représentait les terres d’Ysari, mais il se le cachait bien. Il ne pouvait pas faire un affront pour une affaire qui ne le concernait pas.

Cependant, il espérait être loin

Sir Nicolai, La Dame Aurore de Rosemont, vous offre deux splendides cadeaux et elle espère que votre union sera des plus heureuses et florissantes.. Elle m’a chargé de vous remettre ceci

Il lui tendit le pli avant de se reculer, pendant que les domestiques prenaient soin de ranger les cadeaux Offerts par la dame.

Une épée forgée dit-on dans les métaux les plus anciens et dignes des forges naines. Le pommeau était assorti de petites pierres finement taillées. L’étui et l’épée avaient été enveloppés dans un tissus de soie bleu et reposait dans un coffret argenté. Le cadeau de la jeune femme était un collier simple, mais ornés d’une pierre bleu. La jeune châtelaine espérait que Aureane apprécierait.
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Harnyll de Hetalia
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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeSam 2 Avr 2011 - 17:14

Le baron d’Ysari n’était pas heureux... mais alors vraiment pas. Il venait d’arriver à Dyriet, et pourtant, tout semblait devoir réjouir les présents. Nicolaï et Aureane se mariaient ! Alors que quelques semaines auparavant ils étaient encore portés disparus, supposés morts au Puy d’Elda, non seulement ils se tenaient bel et bien là mais avaient enfin pu s’avouer leur amour. Autour d’Harnyll, les autres invités souriaient et se réjouissaient pour le futur couple.

Alors pourquoi un poing de glace broyait-il le cœur du baron ? Oh certes, il souhaitait tout le bonheur possible aux deux jeunes gens, et en ce qui les concernait les indicateurs étaient au beau fixe. Depuis sa rencontre avec Aureane à l’époque du tournoi royal, le baron avait pu jauger la jeune femme et nul ne doutait que Nicolaï et elle étaient faits l’un pour l’autre. Un beau couple, oui, sans aucun doute. Un beau couple comme on aimerait en voir plus.

Mais derrière son sourire de façade, le baron ne pouvait empêcher les regrets de l’assaillir. Voir un mariage heureux ne lui rappelait que trop cruellement son propre échec avec Lucrèce, répudiée peu auparavant suite à une incartade de trop. Il se sentait un peu égoïste de penser ainsi à lui alors que cette journée était dédiée au bonheur du jeune seigneur de Dyriet et de sa future épouse, mais rien n’y faisait. L’idée même de mariage remuait en lui des souvenirs douloureux qu’en temps normal il tentait d’oublier.

Enfin, heureusement en ce jour il ne serait qu’un invité parmi d’autres et son malaise ne serait guère visible. Pour une fois qu’il ne se retrouvait pas sur le devant de la scène, cela lui semblait… rafraichissant. Presque reposant. Et puis qui sait ? Voir ainsi une cérémonie depuis l’autre côté serait sans doute instructif. Une sorte de miroir pour les autres jours, en fait.

Dans la cour du manoir, un grand étalon alezan piaffait d’impatience en tirant sur sa bride que tenait un valet. Grand amateur de chevaux, le baron avait décider d’offrir ce cadeau à son vassal. Un bon cheval est le compagnon le plus fidèle d’un seigneur, avait-il coutume de dire. Saluant les uns et les autres, le baron se replongea dans la foule. Aujourd’hui, il resterait en retrait…
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Aedis Galace
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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeDim 3 Avr 2011 - 21:21

    Aedis, habillée dans des vêtements qu'elle trouvait plutôt ridicule, même pour un homme, regardait discrètement les autres convives. Elle ne se sentait pas vraiment à l'aise, et les évènements n'aidaient pas.
    Elle trouvait que le jeune couple était magnifique, aussi bien chacun de leur côté qu'ensemble. Ils irradiaient de bonheur, mais semblaient un peu stressée : c'était compréhensible, c'était un jour unique pour eux. Bon, en attendant, elle n'accrochait pas vraiment à la cérémonie. Tout le défilé des invités insupportait, surtout rapport aux présents. Chaque paquet déballé, chaque cadeau regardé faisait gémir intérieurement la jeune femme. En partie parce qu'elle savait qu'elle n'avait pas les moyens pour s'acheter ne serait-ce que le pommeau de l'épée que Nicolaï avait reçu (si on exceptait les babioles qu'elle avait récupéré sur le cadavre de son ancien employeur), ou que son cher Loki ne pourrait jamais courser l'étalon qu'elle voyait à l'extèrieur ; mais aussi en partie du fait qu'elle trouvait son présent un peu... comment dire... miteux (?) par rapport au reste. Et pourtant, pour une fois, elle n'avait pas joué les pingres ! Elle avait fait faire un lot de deux selles assorties, en cuir brun foncé, décorés avec des lanières de cuir formant des arabesques. L'une était une selle classique, pour Nicolaï, et l'autre une selle amazone pour Aureane. C'était sûrement plus pratique, mais la jeune femme avait tout de même peur d'avoir mis les pieds dans le plat.
    En tout cas, elle essayait de se faire la plus petite possible. Entourée de gens sûrement beaucoup, beaucoup mieux placés qu'elle, elle ne désirait pas entamer une conversation, sachant que cela pouvait mener au désastre. De plus, étant au service de KalonErc'h, sa conduite pouvait influencer en partie les impressions qu'on avait sur Dyriet... Elle était allée féliciter les deux mariés, comme tout le monde, et l'avait fait avec naturel, et toute sa sincérité. Comment ça, pour une fois ? Bref... Une fois quelques paroles plutôt protocolaires échangées, elle s'était empressée d'aller prendre l'air quelques secondes à l'extèrieur. Il y avait encore quelques invités qui arrivaient, et, adossée dans l'ombre d'un pan de mur du manoir, elle observait, nonchalante, leur arrivée. Au bout de dix minutes, elle se détacha du mur, et rejoignit les convives à l'intérieur, s'asseyant simplement sur une chaise, silencieuse.
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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeMer 6 Avr 2011 - 1:58

Quelle est la règle du grand-monde, si ce n’est d’éblouir par pincées de poudre passablement dispendieuse les comparses gorgés de jalousie – et quoi de plus naturel, considérant la modestie de la constitution des Nains, que ceux-ci commençassent petit ?
Ainsi donc, en ce jour radieux d’un automne à bout de souffle – mais encore fort sympathique – Dun Eyr allait accomplir son entrée dans le petit-monde.
Après, ce ne serait plus qu’une question d’échelle.

Lorsque dans ce soir pluvieux, où le Lirganique s’affairait à peaufiner quelques tracés et quelques courbes sur ses plans de parchemin, le crotté messager d’Ysari avait fait son entrée, le Nain en avait été fort surpris ; bien sûr, que l’Ysaroise noblesse balançât sur les grands-chemins de tels marauds encapuchonnés de crasse, c’était bien surprenant – mais à la vérité, celui-ci avait erré plusieurs jours entre les quatre province soltari, et jusqu’aux pontons de Port-Sybrondil, pour dégoter enfin le Nain ; aussi, par clémence, lui passerait-on quelques boues maculées sur ses bottines de chasse.
La surprise, on le devine, tambourina à coups redoublés dans l’intellect du Nain, lorsqu’il eut reconnu la belle plume du Sieur de Hetalia, qui venait le convier à quelque festivité champêtre dans un aimable pré bucolique, pour les espousailles d’un petit monseigneur des environs, au demeurant fort sympathique. N’écoutant que son cœur – les noces, cela vous avait un parfum envoûtant – quoique son estomac eût voix au débat – les mariages sont toujours propices à la bonne chère débagoulinante jusqu’au petit matin, voire d’avantage pour les preux festoyeurs – et que sa mémoire ne fût pas indifférente à ce choix – Harnyll, cet inopiné frère de chambrée ! – le Nain résolut dès lors, s’offrant un petite vacance de son pharaonique chef-d’œuvre, d’aller baguenauder quelques jours dans l’arrière-pays d’Ysari.
De Dyriet, lui précisa-t-on. Soit.


Charmante bourgade, admirable gaieté des hommes de la terre, Dyriet étirait ses beaux voiles blancs, et ses plus beaux rubans de belle soie éclaircie, pour célébrer les tourtereaux convolant en juste amourette. Il y avait là, amassée avec joie, toute la foule en pagaille des petites sauteries de châtellenies auprès de la grande-mer, et tout cela ruisselait de joie bon enfant, et des bambins jouant avec les bouquets de fleurs pour les moineaux amourachés du jour. L’heure était à la fête.
Hetalia avait pointé le bout de son visage, quoiqu’un peu grincheux, et Rosemont s’était parée des beaux atours de Sinlieh pour venir dorer toute cette partie de campagne ; les convives, partout, rutilaient de leurs plus riches tuniques de lin couleur-de-crème, et il flottait déjà dans l’air un parfum de citronnelle et de tartes.
Le silence s’était fait, quelques retardataires avaient rejoint le parterre des commensaux en attente, et il résonnait une belle atmosphère teintée d’un peu de fébrilité – car quoi, l’événement était de taille, et quelques sueurs avaient pris les proches des tourtereaux, pour ne guère parler des fiancés eux-mêmes.
Alors, glissant sur le retard poli qui sied à tout grand, et même aux moins grands pour peu qu’ils eussent un robuste prétexte, Dun Eyr parut à l’instant au cœur de l’assistance.
Et pour ceux qui l’imaginaient Nain crotté aux aisselles, ils en furent bons pour y regarder à deux fois.

Car, torpillé de flatteries joufflues jusqu’au plus profond de son orgueil – il en était même saisissant, que dans une si courte stature on trouvât autant de place pour l’amour-propre – le Nain avait résolu de chasser ses vieilles habitudes de cavalcader de biquettes en bouquetins, et de poneys et bidets, et ce fut donc enchâssé sur un char tout à ses proportions, que parut le rude sculpteur du Nord, passablement radouci par les usages du Sud. Son noble percheron de petite-taille avait fait clinquer ses sabots finement limés tout au long du chemin au travers de la bourgade, tandis que derrière lui bringuebalait, mais avec élégance, la carriole rehaussée de rubans et de quelques carats couleur de pourpre, que tractait la noble bête à la crinière entorsadée ; quelques enfants, quelques garçonnets s’étaient fait une joie d’accompagner le Nain – bête si peu commune sous ces latitudes – et poussaient de grands cris à voir cet impassible charron dodeliner du chef au rythme des pavés de la cour. Là-dessus, perché comme corneille à sa branche de figuier – mais en plus enjolivé – venait Dun Eyr paré de ses plus étincelantes frusques de cérémonies, et dont la barbiche broussailleuse s’était vu imprimer le plus rude des traitements de choc, pour domestiquer au peigne ces pelures revêches en un formidable chignon – qui totalisait, du haut jusqu’au bas, seize torsades nacrées d’argent, vœu de bonheur et de belle descendance pour les mariés de l’an.
Orgueil, grandiloquence, auraient pesté les envieux, car la très-noble charrette semblait tout de même résolument prétentieuse pour une si courte silhouette – ou du moins, aurait semblé telle, s’il n’y avait eu au-derrière le large présent que Dun Eyr, en toute hâte, avait confectionné pour les espousailleurs du soir.

Et ce beau don, cette merveilleuse offrande de joie – petite coquinerie ou taquinerie de l’humour – avait l’apparence d’un rocher ; le Nain, pour mener avec dextre sa monture, s’était d’ailleurs juché sur le cadeau en question, pour mieux surplomber la foule soupirante.
Lorsqu’il fut question d’extirper la preuve d’amitié de la carriole, il fut confirmé que cela avait également le poids d’un rocher ; les quatre malheureux pages qui s’y broyèrent les paumes, sauraient le confirmer hardiment.
Et force fut bien de constater, quand la pièce en vînt à trôner sur le sol de l’enceinte, sous les lumières de l’assistance quelque peu désarçonnée, que c’était bel et bien un rocher.
Un bout de montagne, un éclat de roc.

Mais Dun Eyr n’était pas cabotin pour trois pièces, et il était bien entendu que les Humains ne sauraient guère apprécier la tradition naine des présents de noces – aussi avait il quelque peu titillé les naseaux d’un brumeux Girdon, pour venir enrubanner de contagieuse gaieté, et d’un peu de vignoble, ce si beau pan de rocaille.
Aussi, gratouillant la pierre à un endroit stratégiquement élu, le Nain fit réveil à un grand tumulte dans le rocheux présent arraché à ses falaises – et, transperçant le sommet du cratère comme pyrotechnie de Gobelin, un bon flot rouge se déversa par rasades entières, et sans fin, depuis la hauteur de la roche ; le grand cru roulait, roulait au long de la pierre, se creusait canaux et rigoles entre les arrêtes et les cimes, pour venir affleurer à un vaste bassin à sa base – et, plongeant au cœur de la montagne selon une habile ingénierie tout à fait Nanesque, le flot reparaissait à la cime dans des éclaboussements de vigne pourpre.

Et, s’inclinant d’une révérence strictement septentrionnale, le Noblenain déclara :

– Dun Eyr, gracieusement, vous salue bien.

Avant que de se fondre – maladroitement – dans la foule babillante, car enfin, les noces étaient sur le point de s'ouvrir.
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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeSam 9 Avr 2011 - 21:03

Le marié stressant visiblement trop pour prendre la suite, il faut bien que quelqu'un se décide à lancer la cérémonie, après cet étalage de magnifiques cadeaux et... de rochers. Du vin dans de la pierre, il fallait oser, mais ce serait sans doute très apprécié dès que nos tourtereaux auraient fini de se ronger les ongles ! Pour Aureane, occupée à ne pas massacrer à nouveau sa robe, l'agitation passa quelque peu inaperçue, mais ce n'était pas plus mal car cette avalanche de présents l'aurait sans doute fait s'évanouir. En tous cas, on pouvait dire qu'étant donnée la simplicité du mariage, les cadeaux étaient plus magnifiques les uns que les autres et furent accueillis comme il se devait. Clémence, la brave tantine, ne se sentait plus de joie, rassurée sur la qualité du mariage et la noblesse du futur époux.

A Dyriet les tables du banquet avaient été montées et les allées décorées de fleurs et de rubans bleus dans la plus pure tradition trois-cheminoise. Le tout avait été orchestré par Justine et Clémence qui avaient été ravies de voir que les traditions du villages seraient respectées sur ce point. Au demeurant, l'effet était très joli et il n'y avait rien à regretter. Il fut temps de suivre le cortège menant au sanctuaire de Nééra, l'ordre de marche officiel ayant été quelque peu chamboulé par les absences de nombre de membres de la famille des deux mariés. Nombre de paysans vinrent le voir passer, content de participer ainsi à la fête, car le village n'était pas bien loin. Le temps était à présent au beau fixe et l'on arriva aux abords de Dyriet sans encombre.


Nicolaï avait eu la bonne idée de faire bâtir quelques temps plus tôt le fameux sanctuaire. En plein air, l'autel se trouvait près d'un petit cours d'eau, sous l'ombre des arbres qui apportait une fraicheur agréable. Le lieu était bucolique et les alentours avaient été décorés de fleurs pour l'occasion. Les invités s'avancèrent en premier, s'asseyant sur les bancs qui avaient été installés pour eux. Aureane pour sa part, essayait toujours de ne pas paniquer, avec plus ou moins de réussite, reconnaissons le. Peut-être qu'un peu de musique détendra l'atmosphère et mettra un peu de baume au cœur à ce cher baron tout grognon.

Par ici la musique !
(Alors certes, je vous épargnerai la vision des paysans du coin avec un violon, mais ce canon était trop joli pour que je passe à côté. ^^)

Ainsi donc, les invités installés dans le sanctuaire de Nééra, purent voir s'avancer Nicolaï. Le jeune homme arborait un air étrangement détaché pour qui ne le connaissait pas, mais qui, au fond, cachait une certaine tension.


Aureane respira aussi calmement qu'elle le pouvait, s'astreignant au calme. Si elle continuait ainsi, elle savait qu'elle courrait à la catastrophe. Il ne fallait surtout pas que cela arrive. Elle avait la gorge nouée et elle était sans doute quelque peu pâle, mais elle s'accrochait au bras de Gregor en imaginant que son père se trouvait à ses côtés. Du moins devait-il être là en pensée car l'annonce du mariage avait évidemment été envoyée à Trois-Chemins, son village natal. Ne restait plus qu'à rejoindre Nicolaï près de l'autel...

Justine, sa petite sœur, s'avança d'abord, ravie de jouer les demoiselles d'honneur, faisant virevolter sa jolie robe. Aureane la suivit donc, se concentrant sur ses pas, inquiète à l'idée de trébucher, mais s'efforçant d'afficher un air détendu. Près de l'autel se trouvait Nicolaï, qu'elle trouvait resplendissant dans sa tenue de cérémonie, et elle accrocha le regard du jeune homme comme si sa vie en dépendait. Encore quelques pas... Il lui semblait que la traversée n'en finissait plus, ses jambes lui paraissaient être en coton, elle se faisait l'effet de flotter dans un rêve qui menaçait de virer au cauchemar si elle perdait pied... Et pourtant, elle était heureuse, même s'il n'y avait peut-être que Nicolaï qui pouvait réussir à discerner sa joie sur son visage ému. Elle essaya d'esquisser un sourire alors qu'elle prenait enfin place près de lui, mais ce fut peine perdue, elle était encore trop nerveuse.

Le prêtre se mit à parler, mais ses mots ne faisaient pas longue impression dans l'esprit de la jeune fille. Elle tentait plutôt de faire bonne figure, de ne pas s'évanouir... c'était sa hantise. Elle avait les mains légèrement tremblantes, le cœur qui battait trop rapidement et elle regardait toujours Nicolaï comme s'il était son seul salut. Tout le monde les observait et si elle aurait sans doute déjà trouvé l'épreuve pénible à Trois-Chemins, voilà qu'ici, des nobles étaient présents ! Elle devait absolument en faire abstraction, ne penser qu'à l'essentiel : c'était le plus beau jour de sa vie. Sa vue se voila légèrement alors que le prêtre faisait enfin silence pour laisser Nicolaï s'exprimer.
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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeDim 10 Avr 2011 - 18:03

Nicolaï était légèrement en train de stresser. Oui oui oui oui oui. Très très légèrement. Un rien, une larme. C'était rien du tout pourquoi devoir s'en faire après tout hein? C'était juste un jour qu'il avait attendu depuis quoi? Il ne savait même plus et se contentait de se repasser en boucle dans la tête la totalité de la check list du mariage. Les invités arrivaient et le comblait de cadeau aussi précieux qu'originaux. Il avait eu un instant un peu peur que le cadeau de ce nain soit en effet bel et bien ce caillou, mais même s'il n'aurait rien dit (il s'agissait peut-être d'une coutume naine après tout, les naniques traditions étaient loin d'être connues du chevalier), il n'en fallait pas moins avouer que c'était des plus original comme présent. Enfin, pour le moment, Nicolaï était un petit peu trop stressé pour véritablement apprécier les magnifiques cadeaux qu'on leur faisait.

C'était Justine et Clémence qui s'étaient chargé de la décoration qui était du plus bel effet. Mais bon, Nicolaï avait en ce moment bien d'autre choses en tête. Et il était en train de se demander se qu'il allait bien pouvoir faire, s'il n'avait rien oublier. S'il n'avait pas fait de bêtise dans les préparatifs ou tout ce genre de choses. Alors le soucis qui consistait à l'arrangement des fleures et de leurs couleurs lui passait légèrement au dessus de la tête. Mais il était forcé d'avouer que c'était beau. En revanche, il n'avait pas la moindre idée de se à quoi cela pouvait servir. Mais apparemment ça servait. Et puis, c'était joli et... et... et...

Argh, il ne comprenait même plus se qu'il était en train de penser.

Le temps était à présent au beau fixe lorsque le cortège se mit en route vers le petit sanctuaire que Nicolaï avait fait construire. Cela n'avait en réalité pas le moindre rapport avec le mariage mais convenait tout à fait. Le jeune chevalier avait en effet fait installé deux petits sanctuaires à Dyriet. Le premier dédié à Néera et le second pour Tyra. Se n'était pas pour rien. Il devait à ces deux déesses d'être toujours là et qu'Aureane aussi soit toujours là. Il avait fait dresser un autel à chacune d'entre elle. C'était en quelque sorte sa façon à lui, un peu maladroite peut-être et qu'il devinait quant même sans intérêt pour lesdites déesse, de les remercier.

L'autel en plein air se trouvait près d'un petit cours d'eau. L'ombre des arbres apportait une certaine fraicheur qui était assez agréable et qui le serait d'autant plus quant reviendrait l'été. Très bucolique comme endroit il fallait bien l'avouer. Surtout avec les décoration et les fleures qui se trouvait installé pour l'occasion du mariage. Les invités furent les premier à s'avancer pour prendre place sur les bancs qui avaient été installé pour la cérémonie. Ils étaient relativement peu nombreux. Mais Nicolaï avait tout de même l'impression que c'était une véritable armée qui se trouvait là. Et que dire de se qu'Aureane devait être en train de se représenter.

Une fois les invités installé, Nicolaï fit son entrée. Il avait l'air calme... seulement l'air. Quelqu'un qui ne le connaissait pas pouvait dire qu'il était parfaitement serein et calme. Presque martial dans sa façon de bouger. Quelqu'un qui, comme Gregor, connaissait Nicolaï n'était pas dupe une seule seconde. Il était tendu. Sauf qu'il ne le montrait pas comme tout le monde. Voilà tout.

Aureane fit son entrée ensuite au bras de Gregor. C'était le seigneur d'Arcani qui la menait à l'autel se qui ne devait en rien diminuer l'anxiété de la jeune femme. Il ne voyait guère son visage du fait de la distance qui les séparaient encore ainsi que du voile qu'elle avait devant le visage. Se qu'il pouvait bien voir en revanche (mais sans doute parce que depuis le temps, il avait apprit où regarder pour savoir se qu'Aureane n'osait pas dire), c'était ses mains qui tremblait légèrement ou s'accrochait à l'habit du vieux lion d'Arcani.

Justine devant Aureane semblait tout à fait ravie et s'imaginait sans doute dans la position de sa grande sœur en train de marcher vers l'autel où se tenait un beau chevalier. En tout cas, elle jouait encore un petit peu les princesses avec sa jolie robe qu'elle faisait tournoyer avec autant de discrétion possible pour ne pas se faire ensuite disputé par Clémence parce qu'elle avait fait trainer tout le monde.

Aureane fit tout pour accrocher le regard de Nicolaï. Se qu'elle n'eut pas de grande difficulté à faire il fallait être honnête, puisque le chevalier n'avait d'yeux que pour elle. Elle paraissait très émue sous son voile. Et en même temps, il y avait du bonheur dans ses traits. Elle était heureuse d'être là. Très heureuse peut-être même. La jeune femme esquissa se qui ressemblait un petit peu à un sourire, mais se n'était pas des plus brillant comme essai. Ça avait en tout cas le mérite d'être une jolie tentative.

Puis, le prêtre se mit à parler. Un blabla interminable que Nicolaî n'écoutat que d'une oreille. Et bientôt, plus du tout. Non mais vraiment, pourquoi il fallait toujours que les prêtres en fasse des tonnes et des tonnes? Nicolaï sentant toujours le regard d'Aureane sur lui ne tarda pas à le rendre à la jeune femme. Elle semblait étrangement à la fois terrifiée et plus heureuse que jamais. Curieuse combinaison il fallait bien l'avouer. Le prêtre ne sembla pas manquer le fait que les deux futurs époux devant lui n'écoutaient pas grand chose à son sermon. Aussi, il fait la seule chose que pouvait faire un adepte devant un tel cas de figure: abréger.


« Chevalier Nicolaï KalonErc'h, Seigneur de Dyriet. Voulez vous prendre ici même Aureane Amélia Eldon, fille d'Edouard et d'Agathe Eldon, pour épouse? »

Nicolaï ne put s'empêcher d'esquisser un léger sourire.

« Oui, je le veux. »

Il souriait tendrement à Aureane, espérant qu'elle allait parvenir à l'épreuve qui s'annonçait car alors le prêtre se tourna vers la jeune femme.

« Aureane Amélia Eldon, fille d'Edouard et d'Agathe Eldon. Voulez vous prendre Nicolaï KalonErc'h, Seigneur de Dyriet, pour époux. »
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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeDim 10 Avr 2011 - 20:04

Garder les yeux ouverts, rivés à ceux de Nicolaï... voilà qui occupait pleinement l'esprit de la jeune fille. Et puis, essayer de se calmer autant que possible : elle se répétait cela depuis ce qui lui semblait une éternité et sans grand résultat. Et le prêtre parlait encore et encore comme s'il avait décidé de ne plus arrêter ou d'endormir toute l'assistance. En tous cas il allait réussir à obtenir une Aureane évanouie s'il continuait à ce rythme !

Il y eu un bref instant de silence avant que Nicolaï ne se mette à parler et ses mots semblèrent venir de loin... très loin... Aureane venait de comprendre que ce serait bientôt son tour de prendre la parole et devenait encore plus nerveuse, bien que cela ait paru impossible un peu plus tôt. Elle avait l'étrange impression de se noyer dans du coton ce qui était aussi doux que... suffocant. Elle ne se sentait pas bien du tout et crut un instant que tout était bel et bien fini car elle n'entendait plus rien. Il lui fallut un temps infini et l'expression de Nicolaï qui se modifiait eu à peu devant son silence pour comprendre que le prêtre lui avait sans doute posé la question rituelle.

Ils avaient pourtant tout fait pour que la cérémonie soit simple et que, surtout, Aureane n'en ait pas trop à dire. Elle savait très bien qu'elle serait trop tendue pour réciter des vœux ou se rappeler de quoi que ce soit. Ils avaient opté pour une simple simplicité simpliste. Et... elle paniquait quand même, regardant Nicolaï avec de grands yeux affolés. Elle devait dire... dire... quelque chose !


Le prêtre se racla discrètement la gorge et tenta le tout pour le tout, répétant sa phrase, d'un air encourageant :


" Aureane Amélia Eldon, fille d'Edouard et d'Agathe Eldon. Voulez vous prendre Nicolaï KalonErc'h, Seigneur de Dyriet, pour époux ? "

La jeune fille resta figée, cligna finalement des yeux et s'aperçut qu'il allait falloir donner plus explicite comme réponse et, si possible, avant de s'évanouir. Au bout d'une minute, elle en vint quand même à ouvrir la bouche et murmurer tellement bas que le pauvre prêtre fut contraint de lui faire signe que même avec la meilleure volonté du monde, il n'avait rien entendu. Aureane essayait désespérément de se reprendre, fixant Nicolaï en espérant qu'il ne prenait pas ce silence pour de l'hésitation alors qu'il ne s'agissait que d'émotion. Évidemment, cette pensée l'angoissait encore plus et il lui fallut un bon moment pour murmurer les mots que seuls le jeune homme et le prêtre purent entendre.

" Oui, je le veux. "

Elle l'avait dit... Le prêtre, soulagé, mais sans doute pas autant que Nicolaï, reprit la parole rapidement, mais elle n'écoutait déjà plus, dans un état assez proche de l'euphorie qui malheureusement lui tournait un peu trop la tête. On avait dû les déclarer mari et femme car Nicolaï prit sa main, aussi glacée que tremblante, pour l'échange des anneaux. malgré son cœur qui s'emballait, elle ne s'était pas encore évanouie, plus qu'un petit effort...

Alors le marié décida d'embrasser la mariée et là... cette dernière lui tomba littéralement dans les bras, car ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase.

*** Youhou on se réveille ! ***

L'étourdissement ne dura fort heureusement pas et, lorsqu'Aureane ouvrit les yeux quelques secondes plus tard, un peu perdue, elle arriva même à esquisser un très léger sourire. La première pensée qui lui vint était enivrante : ils avaient réussi à se marier... elle avait les jambes en coton, mais son sourire s'élargit tandis qu'elle s'empourprait.

La mariée remise à peu près sur pied et ayant eu plus de peur que de mal, le cortège repartit donc dans la bonne humeur pour Dyriet.

Le beau temps avait permis de dresser les tables à l'extérieur pour le banquet et le quartier des domestiques avait été réorganisé pour l'occasion afin que les invités qui le souhaitent puissent passer la nuit sur place. Certes, ce n'était pas le grand luxe, même si tout avait été prévu pour accueillir dignement les hauts personnages présents, mais il faudrait s'en contenter car seul le rez-de-chaussée du manoir avait été entièrement refait. Les cuisines bourdonnaient déjà, les serviteurs s'activant pour préparer le repas qui devait suivre. En attendant, des rafraichissements furent servis aux invités dans le jardin. Aureane, pour sa part, enfin un petit peu remise de ses émotions, découvrait plus ou moins ceux qui se trouvaient là. Des nobles, certes, mais à présent, elle était mariée... cela suffisait à la plonger dans une bienheureuse béatitude. Elle souriait discrètement, toute contente. Bien-sûr quiconque lui adressait la parole n'obtenait en retour que quelques murmures pas franchement compréhensibles, mais elle faisait bonne figure, ne quittant plus Nicolaï d'une semelle et elle alla même jusqu'à remercier maladroitement pour les présents.
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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeDim 10 Avr 2011 - 22:15

Elle n'était qu'une ombre, pâle et presque invisible pour celui qui ne la cherchait pas. Silhouette immobile, entièrement voilée et aux yeux bandés, flottante à quelques centimètres du sol, elle était une spectatrice passive de cet événement qui la réjouissait sincèrement Aveugle, même séparée de son corps, Katalina ne pouvait que ressentir les événements qui ponctuaient le mariage, mais d'une façon qui dépassait de loin la vue. La Gardienne savait qu'elle ne pouvait rester éternellement loin de son enveloppe charnelle et il lui faudrait bientôt partir.

Elle aurait aimé pouvoir se rendre en chair et en os au mariage de la jeune Aureane, malheureusement les événements en avaient décidé autrement. Retenue ailleurs, pour divers raisons, elle avait tout de même voulu honorer la promesse qu'elle s'était faite. Comment pouvait-elle veiller sur la jeune femme sans être là aux moments importants de sa vie ?

Elle espérait juste qu'il n'y ait personne d'assez sensible dans l'assemblée pour ressentir sa présence. Après tout, la présence d'un fantôme – car c'était là ce à quoi on pouvait l'assimiler – à un mariage n'était pas vraiment de très bon augure et l'idée de gâcher sa fête qui s'annonçait lui était désagréable. Aussi se faisait-elle aussi discrète que possible. Parfaitement immobile, presque transparente, il fallait savoir ce qu'on cherchait pour apercevoir autre chose qu'un reflet étrange.

La cérémonie touchait à sa fin. Les mariés s'embrassaient et si Katalina ne put le voir, elle perçut tout de même le trouble d'Aureane, presque palpable pour n'importe qui. La silhouette qu'elle était esquissa un sourire amusé, ravi de voir qu'elle n'avait pas changé.

« Je te souhaite d'être heureuse, Aureane KalonErc'h. »

Déjà, elle commençait à s'effacer. Sa présence n'était plus nécessaire.

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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeDim 17 Avr 2011 - 21:25

Aureane conservait irrémédiablement les yeux rivés sur Nicolaï comme s'il était une bouée de sauvetage. Se n'était pas la première fois qu'elle le regardait comme ça. En tout cas, plus le temps passait et plus Nicolaï avait peur de se qui allait se passer pour Aureane. Il savait qu'elle était très timide par nature. Mais là, ce discours du prêtre devait la mettre à très rude épreuve. Elle était le centre de l'attention de tout un groupe de noble. Il espérait qu'elle n'allait pas tomber dans les pommes. Il espérait que se n'était pour elle qu'un mauvais moment à passer. Tout dans cette cérémonie avait été arrangé pour qu'elle n'ai pas trop à parler. Elle n'avait pas à réciter de voeux ou autre chose de ce genre.

Nicolaï regardait toujours la jeune femme alors que le prêtre venait de lui poser la question rituelle... et se fut le silence. Le jeune homme attendit un petit peu. Mais le temps s'allongeait petit à petit. Nicolaï se mit soudain à espérer que se ne soit qu'une simple impression. Mais non. Aureane restait totalement muette. Elle regardait Nicolaï avec de grands yeux affolé. Mais elle ne disait rien.

Faisant comme si il pensait ne pas avoir parlé assez fort, le prêtre se racla un coup la gorge avant de répéter avec une certaine force tout en adressant à la jeune femme un regard d'encouragement. Il avait sans doute déjà dut se retrouver une ou deux fois dans ce genre de situation dans laquelle la mariée est trop intimidée pour dire quoi que se soit au moment fatidique.

Malheureusement pour le pauvre marié, il n'avait pas l'expérience du prêtre et commençait donc très sincèrement à paniquer lui aussi.


" Aureane Amélia Eldon, fille d'Edouard et d'Agathe Eldon. Voulez vous prendre Nicolaï KalonErc'h, Seigneur de Dyriet, pour époux ? "

Aureane restait aussi figée et immobile qu'une simple statue, se qui ne rassura du coup pas du tout Nicolaï. Dans son esprit commençait à se former des questions. Est-ce qu'il faisait une erreur? Aureane aurait-elle été plus heureuse s'il l'avait laissée à Trois-Chemins? Est-ce qu'elle doutait de se qu'elle pouvait ressentir pour lui et du bien fondé de ce mariage? En clair, tout un tas de questions auxquels il ne savait pas quoi répondre. Aureane fini par réussir à ouvrir la bouche. Il fallait qu'elle donne plus explicite qu'un simple battement de sourcils pour que le prêtre valide la décision... ou l'invalide. Le jeune homme de son côté était littéralement en train de paniquer. Paniquer à la façon Nicolaï en tout cas.

Finalement, au bout de se qui sembla être de longues minutes d'intense agonie, la jeune femme réussi à murmurer quelque chose dans le domaine de l'audible. En tout cas assez haut pour que le marié et le prêtre l'entende. C'était tout se dont il y avait besoin.


" Oui, je le veux. "

C'était dit. C'était fait. Le prêtre sembla soulagé, mais se ne devait rien être par rapport à l'expression qu'afficha Nicolaï. Le prêtre se remis à parler. Le chevalier eu un instant une désagréable impression. Comme si on était en train de l'épier. Mais un instant seulement. Ce sentiment laissa vite place à celui de bonheur qui le submergeait complètement. Il venait d'épouser Aureane. Aureane Amélia Eldon devenait maintenant Aureane Amélia KalonErc'h.

Doucement, Nicolaï prit la main d'Aureane. Elle était froide. Et un peu tremblante. Mais il tenta, sans doute vainement, de rassurer la jeune femme en pressant doucement sa main dans la sienne lorsqu'il glissa l'anneau à son doigt. Un simple et discret anneau d'argent qui convenait tout à fait à Aureane.

Puis, le moment fatidique arriva. Celui où ils devaient s'embrasser. Doucement, avec un sourire qui se voulait rassurant, Nicolaï souleva le voile qui cachait le visage d'Aureane. Puis, doucement, il approcha son visage de celui de la jeune femme. Au moment où ses lèvres se posaient sur les siennes, la jeune femme s'effondra. Nicolaï la rattrapa et regarda Aureane. Elle venait de tomber dans les pommes. Un peu fébrilement, le chevalier lui tapota la joue pour qu'elle se réveille.


« Aureane... Aureane, réveille toi. »

Heureusement, elle ne resta pas bien longtemps étourdie et rouvrit les yeux. Elle avait l'air confuse et adressa au chevalier penché sur elle un petit sourire. Puis, le sourire s'élargit petit à petit alors que ses joues reprenaient leurs couleurs naturelles: le rose vif. Ou rouge. Il fallait voir. Ça dépendait du point de vu.

Heureusement, le malaise n'avait pas duré très longtemps et les invités avaient réussi à faire comme s'ils n'avaient rien vu de se qui venait de se passer et repartirent en direction de Dyriet.

Des tables avaient été placées à l'extérieur le beau temps permettait de profiter un petit peu du bon air frai. Il faisait beau pour un milieu d'automne mais personne n'aurait le mauvais goût de s'en plaindre. Le quartier des domestique avait été quelque peu réorganisé et décoré pour l'occasion et ce afin d'acceuillir les prestigieux invités. Il fallait bien dire que de toute façon, seul une chambre avait été véritablement remise en état dans le manoir et elle était destinée à accueillir ce soir la nuit de noce. Et pas question que celle-ci soit publique. Non mais dites donc. Et puis quoi encore? Pas question que les invités s'invitent dans la nuit de noce. Il y avait une limite tout de même. Il ne fallait tout de même pas exagérer.

On avait servit aux invités un rafraichissement en attendant qu'à l'intérieur du manoir, les domestiques aient fini de préparer le repas. Ce cher nain amateur sans le moindre doute de breuvage trouverait sans le moindre doute ce vin du sud quelque peu faible en alcool. Mais pour les autres personnes qui se trouvaient au banquet se contenterait parfaitement de cela.

Aureane quant à elle paraissait comme plongée dans une certaine béatitude et gardait sur son visage un joli petit sourire. Discret bien entendu. On parlait d'une émotion qui se trouvait sur le visage d'Aureane tout de même. Un petit peu de tenue. La jeune femme ne quittait plus Nicolaï d'une semelle se qui était bien loin d'être au déplaisir du chevalier. Les deux mariés saluaient poliement chacun de leurs invités en les remerciements pour les cadeaux dont ils les avaient gratifié. Le cadeau que leur avait fait Théofried avait d'ailleurs donné à Nicolaï une idée. Le genre d'idée qu'il pouvait si facilement avoir et qu'Aureane allait sans le moindre doute trouver saugrenue, voir stupide mais que lui adorait.

Mais se serait une autre histoire.

Vint le tour d'un invité de mauvaise augure.


« Seigneur Lok'Van Tharn. Je vous remercie d'avoir fait le déplacement ainsi que pour vos cadeaux. »

L'homme dépassait Nicolaï d'une demi tête et avait pour tout dire un charisme assez écrasant. Ses cheveux noirs coupé court et son visage rectangulaire en faisait un bel homme. Toutefois, il y avait quelque chose dans son attitude qui dérangeait Nicolaï et le mettait un petit peu mal à l'aise. Se n'était sans doute rien comparé à l'impression qu'il devait faire à Aureane. Lok'Van était un noble et il le faisait clairement comprendre.

C'était cet homme qui avait exercé une régence de Dyriet lorsqu'ils étaient tout les deux aux mains des drows et apparemment, des hommes qu'il avait engagé avaient eu des différents avec les gens de Sigamar. Allez savoir dans quoi Lok'Van avait put tremper était une autre histoire.


« Tout le plaisir est pour moi sir KalonErc'h. J'espère que vous vous êtes remis de cette épopée. »

Une grimasse fugace passa sur le visage de Nicolaï.

« Oui, bien entendu. »

« Mes félicitations en tout cas. »

Lok'Van fit une légère référence devant Aureane avant de se retirer.

Nicolaï prit la main de la jeune femme. Pourquoi? Il n'en savait trop rien, mais il voulait sentir le contact de ses doigts contre les siens. Définitivement, Lok'Van ne lui disait rien qui vaille.

Le rafraichissement engloutis, les invités entrèrent dans le manoir et prirent place autour de la table. Le banquet du mariage pouvait commencer.
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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeMar 19 Avr 2011 - 20:23

Aureane faisait ce qu'elle pouvait pour saluer aussi poliment que possible les invités et elle réussit même à les remercier sans trop bredouiller. Maintenant, elle était mariée, elle avait l'impression d'avoir une certaine légitimité à se trouver à Dyriet et elle n'avait plus à s'inquiéter de se montrer proche de Nicolaï. En tous cas, elle ne le quittait plus, essayant de calquer sa façon d'être sur la sienne pour s'adresser aux nobles. Elle se montra tout de même plus détendue avec les membres de sa famille, voir même avec Théofried qui paraissait moins écrasant de noblesse que les autres. Elle alla même par le remercier d'une phrase complète pour le cadeau. Certes, elle ne montait à cheval que contrainte et forcée, mais elle appréciait malgré tout le présent.

Puis elle se retrouva face à un homme qui lui fit perdre malgré elle le sourire. Elle ne le connaissait pas, mais Nicolaï lui avait expliqué qu'il était obligé de l'inviter, par politesse. Aureane avait beau essayer de faire bonne figure, c'était assez difficile car elle se sentait littéralement écrasée par ce
Lok'Van. Nicolaï parvint à formuler les politesses d'usage, mais pour sa part, elle avait la gorge nouée. Elle eut le même mouvement que le jeune homme pour prendre sa main et la serra également avec une certaine inquiétude.

Le repas fut bienvenue pour leur changer les idées. Gregor avait aidé Nicolaï à l'organiser et la table était bien pourvue en victuailles, servies peu à peu aux invités. Chacun s'installa, les quelques musiciens conviés pour l'occasion entamèrent un petit air afin de mettre tout le monde dans l'ambiance.
Musique !

Les invités de qualité n'avaient pas été placés bien loin des mariés, selon le plan de table établi par Nicolaï et qui était passé quelque peu au-dessus de la tête d'Aureane. Pour elle, un noble restait un noble, il ne fallait pas trop lui en demander plus elle aurait été incapable de dire qui il fallait placer où. Clémence courait partout. Elle était censée faire partie des invités et donc s'asseoir sagement à table comme les autres, mais elle ne pouvait s'empêcher de veiller à ce que tout se passe à la perfection pour le déroulement du repas et elle passait plus de temps debout qu'à sa place.


Aureane pour sa part mangeait sagement, n'osant prendre part à la discussion. C'était le mariage le plus improbable auquel elle aurait pu rêver : à des lieux de son village natal, dans un manoir à moitié en travaux, avec un chevalier pour époux qui ne voulait surtout pas être considéré comme un noble, avec pour invités des personnalités aussi différentes que possible, allant jusqu'au nain qui sortait d'elle ne savait où et qu'elle essayait de ne pas dévisager pour ne pas l'offenser involontairement. Mais, mis à part la présence de Lok'Van qui jetait un froid sur l'assemblée, Aureane devait reconnaitre qu'elle était heureuse comme tout. Nerveuse, bien-sûr, mais s'occuper de son assiette, permettait de ne plus avoir l'impression d'être le centre de l'attention et la musique changeait un peu les idées.

Elle eut une pensée pour Katalina. Ils avaient fini par inviter la gardienne, même si la jeune femme craignait malgré tout que cela fasse un peu prétentieux de leur part. C'était bien la seule personne influente auprès de laquelle elle arrivait un tant soit peu à se comporter normalement et puis, elle aurait bien aimé revoir la petite Katialyne. Mais évidemment, la gardienne avait décliné l'invitation, ce que les mariés avaient très bien compris.
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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeMer 20 Avr 2011 - 14:21

La mondanité et le goût du miel se déploient par vagues, par marées de prestance.

Le coup du rocher, de la charrette ornée et la marmaille baguenaudant aux environs du Nain, avait été la première bourrasque du Sieur Lirganique dans ce beau-monde. Mais point trop n'en fallait pour un seul instant, et Dun Eyr eut tôt fait de se replier en son cocon silencieux, muet comme fronton de marbre – et au reste, c'était bien une chance pour les Nains qu'on les jugeât bougons et disgracieux, ceci vous permettait de rapiner joyeusement le buffet sans que nul ne songeât à entrecouper votre orgie d'entremets par quelques paroles inintéressantes. Et oui, sous ses dehors fardés et poudreux, c'était toujours un fier cœur de Nain qui battait hardiment dans la carcasse de l'antique Maître Ciseleur ; seule l'odeur s'était transmuée.
D'ailleurs, ce parfum de violettes ne seyait guère à sa barbe ; il lui faudrait en changer. Heureusement que l'Inessique Nez saurait l'aviser joyeusement des dernières modes sur les canaux azurés.

Alors, fardeau complaisant – et quoiqu'il coutât fort cher à nourrir, mais n'aurait-on pas été déçu de voir la Nanesque renommée pâtir d'une mâchoire trop timide ? – Dun Eyr se laissa emporter dans les gaietés de la cérémonie, suivit sans mot dire le brave convoi des noceurs et espousailleurs. La cérémonie sous le dais avait été fort belle, si ce n'est que ce gros Prêtre gâchait la tendre aquarelle de l'amour ; mais enfin, les portraits acquièrent leur splendeur lorsque l'artiste, pris par les rugosités de l'hiver, éternue d'une pluie bondissante pour moucheter son tableau – la tache fait la beauté.
Eût-il osé hasarder ce raisonnement de vive voix, que Dun Eyr se fût entendu répondre qu'alors il faisait la magnificence de la noce, sans doute. Barbares bucoliques, va.

Mais enfin, l'heure de la passivité, de l'atermoiement respectueux, touchait à sa fin ; et Dun Eyr, joyeux comme farfadet à la fête, ou Gobelin à la gabegie, éploya largement son beau mantelet brocardé d'argent lacé, pour projeter la seconde marée de sa mondanité.
Car maintenant, c'était le festin qui tenait séance dans la belle bicoque de Dyriet – entre les fuites et les lézardes – et le Nain, avantageusement placé non loin du couple nouvellement béni – quoique la douce Katalina, pourtant si preste à deviser sur les marchés de Serramire avec des Nains de passage, avait cette fois décliné l'invitation – et notre Sieur Chevalier de la Boutonnière, la barbe érigée en oriflamme, fit montre de quelques petits talents de société, fort insoupçonnés alors.


Déjà, bien sûr, entre deux cuissots de perdreaux, l'oeil Lirganique avait aperçu les petites mimiques, les doux éclats de la jeune Jouvencelle de KalonErc'h, l'Aureane nouvellement élue de son Chevalier, et son tendre visage qui l'observait à la dérobée ; mais enfin, Dun Eyr était prude, et fort respectueux des coutumes du lieu – si du moins la première assertion pouvait être contestée, la deuxième semblait probable – et il ne répondit qu'habilement aux œillades de la belle.
Car enfin, devoir atteindre le jour de son mariage pour que pleine lumière se fasse, et que la Damoiselle se rendît compte qu'en Amour seuls les Nains valaient le détour, c'était bien ironique. D'un songe, Dun Eyr réprimanda le Moqueur, qui devait prendre grand-plaisir à tisser les méandres du Destin. Fripon de Ciseleur, Gamin de Onze Éternités !...
Mais enfin, la charmante fleur insistait drôlement et, par la Sainte-Barbe, comment se faire tout à fait soltari jusqu'au bout des ongles – manucurés et peints, cela va de soi – et laisser passer sans réponse pareil appel, pareil chant de détresse ?

Un enfant passait là ; lui confier quelque billet doux pour la précieuse ?... Ou bien, dans ce sanglier rôti qui passait de mains en mains, cacheter un petit signe détourné, une discrète délicatesse – un fermoir en or pur, à l'effigie du Nain, peut-être ? Mais non, ce n'aurait guère été assez voyant.
Allons bon, il n'allait pas demeurer bras ballant sous se tels assauts – et, décochant son plus gaillard sourire, le Nain eut un vaste clin d'œil pour l'intrigante.

Orgueil, malheur, calamités ! Qu'avait donc fait le Nain ?...
Voilà que la belle, la douce, la claire, s'empourprait vivement, qu'elle détournait tout regard, et s'embrouillait dans l'entrelacs de ses doigts à ce point que la pitance ne trouvait même plus le chemin de sa bouche. L'eût-on apostrophée, elle aurait juré qu'elle n'avait jamais lorgné sur cet ignoble petit personnage, très certainement.
Par la Sainte-Barbe, cuisant échec.

Et, s'en retournant à son gobelet – pichet ou carafon eût été plus exact – le Nain noya dans le bon breuvage, quoiqu'un peu tendre en bouche, son amertume des mondanités naufragées.
Mais il fallait dire qu'on ne lui avait guère confié une sémillante partenaire pour ses débuts, et il était un peu rude que le Nain, tout fraîchement débouchonné de ses coutumes champêtres, eût à tramer ses premières conquêtes avec un tel masque de rougeur, une telle légende de pruderie effarouchée.
Charmante nuit en perspective – Dun Eyr en aurait presque été cueillir un bouquet de jonquilles, ou bien rameuter quelques courtisanes des patelins proches, pour réconforter par avance le Chevalier Nicolaï. Pauvre bougre, la veillée serait longue pour lui.


Enfin, laissant malencontreusement une paume s'égarer sur les monts de Vénus de quelque fillette de passage, Dun Eyr tenta de s'assurer un peu de compagnie pour la route du retour, qui semblait bien longue ; les belles Suderones, les sublimes Australes, avaient sans doute quantité de choses à enseigner à l'esprit tout neuf de notre Nain.

Et il devait bien se trouver, dans la foule de tous ces minois et ces gorges, quelques-unes qui eussent accepté de se faire Institutrices du Nain – fût-ce dans l'inconfort d'une carriole dorée, et branlante.
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Harnyll de Hetalia
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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeVen 22 Avr 2011 - 9:50

Le baron d’Ysari observa d’un air amusé l’arrivé du Lirganesque pattes-courtes, juché sur son char comme un dieu sur son nuage. Métaphore un peu faible d’ailleurs, comment un nuage pourrait-il soutenir le poids d’un dieu ? Et que faire d’ailleurs si le dieu est sujet au vertige ? Il faudrait installer une immense bâche en dessous afin de lui cacher le sol, mais cela empêcherait les récoltes de bien pousser. Et… oh et puis flûte ! On s’en fiche de savoir si la métaphore est bonne ou non, comme on se fiche de savoir si les dieux bullent sur un nuage.

Une pensée traversa à cet instant l’esprit du baron. D’ailleurs, qu’est-ce qui lui avait pris d’inviter le nain ? Un excès d’alcool ? Un mouvement de folie passagère ? Possible. Toujours est-il que le baron salua fort poliment le Haut Prêtre bas (oh oh oh, la bonne blague… non en fait c’est pourri comme blague) qui représenterait le fier peuple barbu en ce jour. Force était d’admettre que les préjugés des suderons envers les guerriers des montagnes allaient probablement encore s’accroître en ce jour.

Bizarrement, en présence de Dun Eyr, Harnyll se sentait des envies de biquettes et de tabourets, envies qu’il tua dans l’œuf sans pour autant réussir à en retrouver l’origine. Il se souvenait de leur rencontre à Sybrondil mais rien de plus, car le cerveau humain sait fort bien refermer certains chapitres peu glorieux. Il se souvenait fort vaguement d’un verre un peu chargé côté alcool, d’une charmante jeune femme esseulée dans sa chambre, puis… puis plus rien. Nada. Que dalle. Le néant.

Haussant mentalement les épaules, le baron se préoccupa de nouveau de la cérémonie. Voulez-vous prendre pour épouse… mais bon sang, bien sur qu’il le veut. Depuis le temps qu’ils se tournent autour ces deux là. Aureane semblait elle sur le point de défaillir, mais rien qu’un petit coup d’un alcool nain ne pourrait redémarrer si besoin était. Encore que… mal utilisé, certains alcools nains constituaient des armes de destruction massive.

Une larme solitaire perla à l’œil du baron lorsque les jeunes gens échangèrent leurs vœux. Au fond, Harnyll restait un grand sentimental, et voir une histoire bien se terminer lui faisait souvent cet effet là. Ce mariage constituait la victoire de l’amour sur les convenances, les habitudes, les dangers, les pertes. Ce mariage redonnait foi en l’avenir, comme prouvant aux présents que oui, le monde pouvait apporter du bonheur même en ces temps troublés.

Ayant félicité les nouveaux époux, le baron entra à leur suite dans le manoir où se tiendrait le banquet. L’espace d’un instant, il sentit un regard brûlant de haine dans son dos et se retourna à moitié, surpris de reconnaître le sieur Lok’Van. Mais ce n’était pas lui que l’homme fusillait du regard, non. Ses yeux brûlant de haine se posaient sur le dos de Nicolaï. Se rendant compte qu’il était observé, Lok’Van se calma et eut un sourire apaisant, mais une grave interrogation venait de naître chez Harnyll. Pourquoi une telle haine envers quelqu’un que Lok’Van ne connaissait sans doute qu’à peine ?
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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeMer 27 Avr 2011 - 17:14

Aureane ne mangeait pas grand chose, plus occupée à essayer de se détendre un peu malgré l'importance des convives qu'à prendre garde à ce qui se trouvait dans son assiette. Justine se chargeait de toute manière de manger pour deux, ravie de pouvoir se gaver en découvrant de nouveaux mets sans qu'on le lui reproche. Sa grand sœur ne pouvait pas la blâmer, sa cadette croyant vivre un conte de fée depuis qu'on lui avait permis de porter une robe neuve faite exprès pour elle. Une grande première pour une trois-cheminoise ! Aureane se fit la remarque qu'il aurait été malheureux de l'abandonner derrière elle au village, cette petite était un vrai rayon de soleil. Le banquet se déroulait tranquillement, les gens bavardaient alors qu'elle-même ne disait pas un mot, à moins d'y être contrainte par politesse. Mais là, il ne s'agissait pas de malaise, juste de sa légendaire timidité. Elle n'était décidément pas bavarde et préférait observer discrètement les gens.

Enfin, discrètement... avoir un nain comme invité n'était pas banal et il sembla que ses coups d'œil quelque peu curieux ne se firent pas assez discrets. Aussi, voilà que le dénommé Dun Eyr lui renvoyait un sourire assorti d'un clin d'œil qui la fit se figer brusquement et s'empourprer au possible. Que... qu'est-ce que cela signifiait ? Elle n'était pas certaine de vouloir le savoir et baissa aussitôt les yeux, se concentrant pour disparaitre sur le champ. Elle avait dû... mal voir ? Le nain avait adressé ce coup d'œil à une autre, peut-être ? Elle n'osa même pas échanger un regard avec Nicolaï, ne sachant s'il avait remarqué. Après tout, peut-être valait-il mieux que ce ne soit pas le cas.

Celle qui n'avait rien raté de l'échange, en revanche, c'était Clémence, qui ouvrit de grands yeux, outrée, devant le comportement du nain. Par les Cinq ! Comment cela était-il possible ? Et puis, et puis... oh mais... avait-elle mal vu ? Oh... il laissait ses mains se promener sur... oh mais... oh...

Aureane se leva brusquement lorsque sa tante, choquée, fit un malaise. Allons donc, que lui arrivait-il ? L'incident, néanmoins, sonna la fin du banquet pour la mariée qui alla s'occuper de Clémence qui peinait à se remettre de ses émotions. Aureane ne chercha même pas à savoir ce qui avait pu traumatiser sa tante : depuis qu'elles avaient quitté Trois-Chemins la pauvre femme découvrait un monde qui lui paraissait profondément hostile et débridé, alors inutile de chercher à savoir. Peut-être avait-elle été juste choquée parce que les serviettes étaient mal pliées, allez savoir...

Et puis, Aureane commençait à avoir d'autres soucis en tête que sa tante et les invités qui profitaient de la fin du banquet en vidant ce qu'il restait de bouteilles dans une joyeuse ambiance. Si Clémence voulait bien reprendre un peu ses esprits et arrêter de bredouiller que la fête allait tourner à l'orgie, cela l'aurait arrangée... Aureane aurait bien aimé savoir si elle devait faire quelque chose pour se préparer à la nuit de noces si ce n'était aller se planter dans la chambre en se rongeant les ongles.

La nuit tomba sur Dyriet et Clémence abandonna Aureane avec ses bons conseils pour courir après une Justine qui avait décidé de gouter elle aussi au bon vin du sud.



[hrp : et voilà,
Merci à tous les invités d'être venus ! \o/ ]
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MessageSujet: Re: Les vrais mariages sont toujours insensés   Les vrais mariages sont toujours insensés I_icon_minitimeMer 27 Avr 2011 - 17:54

Nicolaï profitait de la fête. Il sentait qu'Aureane n'était pas forcément très à l'aise à côté de lui mais n'était pas certain que le fait de lui dire qu'elle n'avait rien à craindre soit la meilleure des solutions. Tout comme le fait de lui rappeler que maintenant elle était elle aussi Dame. Si elle commençait à se rappeler qu'à présent elle avait un vrai titre de noblesse, elle allait tomber dans les pommes et quant elle se réveillerait, se serait pour s'enfuir en courant le plus rapidement possible.

Mis à part le nain qui se mit à... avoir les mains un peu trop baladeuse, tout se passa bien. Sauf qu'apparemment, Clémence était plus choquée que le reste de l'assemblée puisqu'elle réussi à tomber dans les pommes.

Se fut l'occasion pour Aureane de s'éclipser. Il ne fallait pas non plus faire preuve d'un grand intellect pour deviner qu'elle ne reparaitrait plus dans la salle à manger. L'après midi était bien avancé et les journée raccourcissant, le soleil commençait déjà à décliner dans le ciel.

Le départ de la mariée fut l'occasion pour les autres invités de commencer les plaisanteries un peu plus... salaces.

Nicolaï quant à lui ne disait rien, considérant cela et les légers commentaires sur la nouvelle Dame de Dyriet comme relevant plus de la tradition qu'autre chose.

Mais il ne savait pas vraiment s'il était impatient ou terrifié à l'idée de quitter à sont tour la table du banquet.
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