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 Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]

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Estiam Faerin
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MessageSujet: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Jeu 7 Jan 2016 - 14:53

Fin de la 4e ennéade de Verimios
8e année du XIe cycle

Arrivé dans la cité depuis quelques jours tout au plus, tu n’as pas réellement daigné y prendre tes marques. En tant qu’elfe, tu aimes répéter que dotés de l’éternité, vous aviez toujours le temps. Le temps est court pourtant en cette ère, car c’est bel et bien la mort qui vous attend au Sud. Si tu as le temps, c’est parce que tu l’as trouvé, et en le cherchant, tu as mis de côté beaucoup de ce que la cité des arbres avait à t’offrir. Tu n’en connais que le Palais, impossible à ignorer, la forge où travaille Halandarin, la demeure de ce dernier, où tu es gracieusement logé et surtout, le terrain où sont entraînés les hommes et femmes de l’armée.
En quittant Alëandir, tu n’auras finalement pas fait entorse aux habitudes que le conflit avec les sombres t’a imposé. Les arbres ont remplacé la pierre. Le chant de la Symphonie vibre presque aussi puissamment qu’en dehors des murs. Tu as un véritable ami pour t’arracher à la solitude. Tout est complètement différent, mais pourtant rien n’a changé. Ces choses merveilleuses ne sont que vaines tentatives d’embellissement de journées qui se résument à la forge et à la pratique d’un art mortel. Du soir au matin tu ne fais qu’aiguiser tes crocs, cherchant le point où ils finiront par trancher la lime. De tes sortilèges tu affines chaque heure passant la précision, des gestes qui les font naître tu travailles la rapidité, car la moindre erreur commise là-bas, la moindre fraction de seconde de perdue est au risque de coûter bien plus que ta vie elle seule ne saurait payer.
Des heures durant tu travailles corps et esprit, prenant soin à présent d’alterner l’exercice avec et sans le poids de la peau de métal que t’as forgé le Toer Tamindal. C’est à la faveur du soleil couchant seulement que tu regagnais le confort de ton foyer d’accueil, heureusement partagé par un elfe dont les activités journalières étaient tout aussi intenses que les tiennes, et donc auprès duquel tu ne ressentais pas le besoin de t’excuser lorsque tu arrivais chez lui en nage… puisque lui aussi l’était bien souvent. Tu faisais l’effort cependant de lui épargner le pire, profitant des dernières lueurs du jour pour te promener à travers les branchages de la belle Ardamir. Car ce serait un blasphème que de ne pas porter la moindre attention à l’architecture toute particulière des lieux, creusée à-même les arbres presque sans leur infliger la moindre douleur.
Ardamir fait partie de ces cités vivantes, encore traversées par la partie de la faune sauvage qui ne craint pas votre compagnie. Les grands animaux sont rares, et ne sont souvent que de passages, mais il est impossible de passer un jour sans être guetté par les pipumias, et sans entendre les cris des faucons. Les habitants racontent que parfois les loups chassent aux abords de la cité, mais aussi vraisemblable que cela soit, il est bien possible que ce ne soient au final que les enfants de leur Dame Protectrice l’origine des rumeurs. Tu es ici depuis peu de temps, alors à chaque jour tu découvres encore de nouveaux pelages ; et certains pour le moins surprenant.
Un animal d’une éclatante blancheur et d’une irréelle finesse. Si l’Anaëh cachait en son sein bien des secrets, en voilà un qui t’étais bien surprenant. Cet animal, tu es sûr et certain d’en avoir déjà vu. Pas de cette couleur, mais bien de cette forme… sauf qu’ils n’appartenaient pas à votre forêt. C’est durant ton séjour en Ithri’Vaan que tu auras vu des cerfs de son espèce, tu en es certain. Que pouvait cet individu esseulé bien faire en plein milieu des terres de la Prime Forêt ? Peut-être pourrais-tu le découvrir, en prenant simplement garde à suivre la délicate créature de loin… sans l’effrayer.
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Nienna Ancalímon
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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Jeu 7 Jan 2016 - 17:44

Te souviens-tu la première fois que tu es venue ici, tu as temps voyagé que le souvenir de la toute première fois te semble difficile à trouver au milieu de toutes les autres fois. Néanmoins le palais des protecteurs d'Ardamir, tu pourrais le voir mille et une fois et plus encore, il t'arracherait toujours un soupire et fera naître une myriade d'étoile dans tes yeux.

Quoique aujourd'hui après avoir vu un dragon et croisé la grand chasse, un palais au creux d'un arbre et peut-être bien moins impressionnant ! Des créatures gigantesques qui ferait pâlir le grand chêne porteur du palais dont la puissance avait d'ailleurs fait frissonner l'Anaëh tout entière.

Tu rentrais de quelques nuits en forêt, tu avais suivi une saltimbanque dans sa folle idée de poursuivre le dragon que vous aviez vu. Enfin ce n'est pas temps le dragon que tu voulais suivre, tu avais entrepris ce petit périple pour être sur que la gitane ne s'attarda pas dans la forêt. Elle avait d'ailleurs fini par abandonner de revoir un jour le reptile. Enfin tout cela terminé, tu rentrais enfin accompagnée de ton ami quadrupède. Tu passa enfin une nuit descente dans un bon lit, au matin ton père t'annonça qui vous quittiez Ardamir dans la journée le front était dangereusement proche et il ne voulait pas s'attarder plus longtemps. Tu acquiesça a sa requête avant de partir marcher un peu.

L'issu de la guerre personne ne la connaît et si vous veniez à perdre Ardamir aussi alors tu préférais en garder un souvenir majestueux gravé dans ta mémoire.

La cité murmurait doucement aux oreilles de tous ses habitats, aussi puissant que jamais. Tu l'écoutais distraite, les yeux dans le vague. A quelques pas derrière toi, ton compagnon au pelage immaculé broutant et trottant par intermittence pour te rattraper. Et alors qu'il trouvait une touffe d'herbe juteuse à ce mettre sous la dent, tu continuais d'avancer, le cerf distrait tout autant que toi se laissa distancer. Jusqu'à ce que tu constate que le cliquetis des sabots de l'animal avait disparu. Tu fis donc demi-tour appelant d'une voix claire et forte l'animal par son nom.

- Lossë ! Lossë !


L'animal poussa un raie capricieux et secoua sa ramure comme un être humain aurait levé les yeux ciel et se remit à brouter.
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Estiam Faerin
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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Sam 9 Jan 2016 - 16:22

Avoir participé à des chasses t’aura appris à faire preuve de discrétion, mais il y a quelque chose dans le comportement de l’animal qui te semble pour le moins étrange. Ardamir et ses circonvolutions présente d’infinis possibilités pour se dissimuler, et il est bien possible que la créature ne se soit pas rendu compte de ta présence. Il l’était d’autant plus possible, que contrairement aux autres de son espèce, il ne te cherchait pas. L’animal ne guette pas, ne paraît que peu craintif. Pire encore, il est empreint de l’assurance de ceux se sachant épaulés et protégés. Perdu dans l’Anaëh, aussi loin de l’Ithri’Vaan, il ne pouvait pourtant tout de même pas faire partie d’une harde !
Tu continues de suivre le mammifère culotté, chaque seconde piquant un peu plus profond dans ta curiosité en ne faisant pourtant que vaquer à ses occupations, tantôt trottant, parfois broutant, avançant avec confiance vers une direction qui lui semblait tout indiquée. Il ne t’aura fallu en réalité qu’une dizaine de minutes pour résoudre le mystère, car l’animal en te guidant à son insu, t’aura amené vers celle qui à sa recherche n’aura eu de cesse de héler ce qui paraît être son nom… Alors ainsi l’animal était domestiqué, ce qui expliquait ; en partie ; sa présence si loin de ses contrées d’origines. L’animal est bel et bien originaire d’Ithri’Vaan, alors l’elfe qui appelle le nom de Lossë avait dû voyager jusqu’en estrévent, au carrefour des nations. Alors Halya, Halan et toi n’étiez donc pas denrée si rare. D’autres elfes avaient voyagé jusque là où se croisent les races, et d’autres avaient décidé après leur voyage de revenir, de rentrer parmi les leurs et de ramener avec eux leurs expériences d’un autre monde.
L’elfe appelle Lossë, mais quand le cerf l’ignore, c’est toi qui t’approche, trépignant à l’idée de rencontrer un autre Sylvain encore, chez qui les terres mortelles étaient une partie de l’histoire. Tu suis la voix depuis les hauteurs pour finalement surplomber sa détentrice, et dans un saut dont tu as le secret, légèrement alourdi par l’armure dans laquelle tu es toujours encastré, tu rejoins la jeune citadine.

- Excusez-moi, votre animal est bien un cerf de l’Ithri’Vaan, non ?

Tu demandes comme si tu n’en étais pas déjà certain, insinuant plus par une telle question la volonté de savoir le comment de la rencontre plutôt que la recherche d’un simple oui ou non.
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Nienna Ancalímon
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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Mer 13 Jan 2016 - 8:41

Tes petites oreilles blanches et mobiles frémissent, il y a du bruit, mais le bruit vient de partout. Un autre animal aurait sans doute fuit, un autre gibier, mais tu n'es plus une proie, pas ici en tout cas. Au cœur des cités elfes Lossë ne se sentait nullement en danger, malgré les bruits et la présence d'innombrable bipède. En parlant de bipède la tienne se promène pas loin et t'appelle mais tu as clairement pas envie de délaisser ta jolie touffe d'herbe pour ses beaux yeux. Tu te penche pour ramasser une énième bouchée de végétation et la mâche doucement tout en redressant la tête avec désinvolture.

C'est ta faute jeune fille si cet animal n'en fait qu'à ça tête, penses-tu silencieuse, si ta tête blonde raisonne ainsi ton cœur te dit qu'il est parfait comme ça. Ni trop docile, ni trop têtu jusque ce qu'il faut pour te rappeler qu'il est animal. Il est a quelques pas devant toi mâchant avec un petit air impérieux et tu souris il a vraiment caractère de petit roi. Tu l'observas un moment, devais-tu l'arracher à sa pitance ? Tes yeux azur glissait sur sa toison immaculé, il semblait appartenir à la forêt bien qu'il n'en fut jamais plus qu'un enfant adoptif.

A ne pas prêter attention à ce qui se passe autour de toi, tu n'avais pas sentie la présence qui vous épiez. Et assez soudainement d'ailleurs tomba d'une branche une ombre, tout à coté de toi ce qui te fit sursauter. Tu plaça une main là où se trouve habituellement ton arc, mais tu ne l'avais point équipé pour ta petite promenade. Ce qui est fort étonnant venant de toi, tu n'avais guère l'intention de sortir d'Ardamir pendant celle-ci alors tu avais jugé inutile de t'en encombrer après tout ton père et toi deviez quitter la cité dans la journée. Tu n'eus pas le temps de glisser ta main jusque une de tes dagues que l'ombre descendu des arbres pris l'apparence d'un Noss. Peau mat aussi grand que ton père, malgré ton mètre quatre-vingt cinq tu étais forcée de lever la tête pour croiser le regard du jeune homme. Ce qui te marqua le plus c'était le blond de ses cheveux.

Pourquoi pensais-tu qu'il était Noss plus que des cités ? La couleur de sa peau et le fait qu'il venait de se laisser tomber d'une branche. Aucun elfe des cités n'aurait sauté d'une branche, enfin pas ton père ou toi en tout cas... En y réfléchissant c'était sans doute amusant à faire. La voix de ton frère forestier t'arracha à ta liste de futur bêtise à faire. Lossë avait un don pour intriguer les gens y avait pas à dire !

- Trop de choses transitent par les cités marchandes pour affirmer qu'il y est né. Mais oui, s'est là-bas que je l'ai vu la première.


Tu posais un regard nostalgique sur le cervidé, qui avait prit une nouvelle bouchée d'herbe grasse. Tu t'en souviens comme si c'était hier, son enclos de sable et de poussière, son air fier et le boucher qui puait comme un millier de cadavre. Tu fronçais le nez en te rappelant cela, mais c'est loin maintenant Lossë et parfaitement habitué à l'Anaëh aujourd'hui.


Dernière édition par Nienna Ancalímon le Sam 16 Jan 2016 - 15:08, édité 1 fois
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Estiam Faerin
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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Sam 16 Jan 2016 - 14:48

Passée par la surprise, puis par la sensation d’être agressée, la jeune elfe s’est cependant bien vite adoucie. La grande douceur du regard qui t’accueille, l’apparente tranquillité, malgré les temps et les circonstances, de ta sœur te rappellent en partie ce pourquoi tu as décidé de te joindre à ceux qui combattront la menace sombre. Pour l’Anaëh, pour la sauvegarde de la Prime Œuvre, votre foyer, votre cocon et votre Déesse. Mais aussi pour vous-même. Pour tous ceux qui n’ont pas la science des armes. Tous ces elfes à travers les cités comme à travers la jungle, trop jeunes comme trop usés, ou simplement dont le tempérament était fait pour la paix.
Il te suffit de la fraction de seconde séparant la question de sa réponse pour t’imagine mille scénarios passés et futurs, tenter de replacer ton interlocutrice dans le cycle que mémoire et prévisions construisent, lui attribuer un présent, un futur selon les vôtres et surtout, lui imaginer un passé. Un passé durant lequel, à en croire les attitudes de son animal de compagnie, elle aussi devait avoir connu l’Ithri’Vaan. Ou alors le cerf n’aurait été qu’un cadeau ramené à elle dans l’Anaëh par un autre frère ou sœur parti à sa place ? Non… et elle te le confirmait. C’est bien là-bas qu’elle vit l’animal pour la première fois, et l’intention mise dans le mot marchande laissait même à penser qu’elle l’y avait acheté.
Ses yeux hurlent l’innocence, son visage est empreint de délicatesse, elle ne semble pas de ceux déjà façonnés par de longues expériences, et elle était déjà allé si loin ? Après tout, l’âge n’avait pas de prise sur les elfes, et pour peu qu’elle ait su éviter les individus abjects rôdant dans les Terres des mortels, elle n’avait aucune raison d’en ressortir rongée par une quelconque anxiété. Peut-être un âge avancé se cachait derrière ces traits angéliques… mais tu as bien du mal à y croire. Les corps des elfes vieillissent chacun à son rythme, mais vous aviez entre vous cette capacité presque surnaturelle à évaluer de l’âge de vos pairs et ton instinct te poussait à voir en elle une elfe rentrée depuis peu dans l’âge adulte.

- Vous avez connu l’Ithri’Vaan ? Tes yeux se perdent au loin, sur le cerf en train de brouter nonchalamment quelques brins d’herbe. Vous semblez bien jeune pour avoir déjà quitté l’Anaëh.

Agréablement surpris. Alors peut-être finalement la jeune génération abandonnait lentement les réticences de l’ancienne à s’ouvrir au monde. Peut-être grâce à eux le peuple Sylvain ferait-il, grâce aux savoirs trouvés à l’étranger, un pas en avant.
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Nienna Ancalímon
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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Mar 19 Jan 2016 - 9:48

Après un ou deux coup d’œil vers le Noss tu constata qu'il portait une armure, certes légère, mais présente. Un soldat, songeas-tu, silencieuse. Un fin sourire de gratitude se dessina sur tes lèvres roses pâles, elles ont la douce pâleur d'une rose quatre saison. Bien que tu saches tirer à l'arc et manier les dagues, tu n'étais que débutante. Les soldats avait un niveau que tu n'aurais pu atteindre avant quelques siècles d'entraînement. Au fond de toi, défendre l'Anaëh te fais envie, néanmoins comme le fait justement remarquer frère des bois tu es bien jeune. La guerre n'est pas un jeu, elle a de lourd conséquence et tu n'as sans doute pas encore les épaules pour les supporter.

- Mon père est marchand, il va souvent dans ces contrés, mainte fois je l'ai accompagnée. Vous connaissez l'Ithri'Vaan vous aussi ?


Tes yeux couleurs saphir se posèrent à nouveau sur le Noss. Tes longs cils blonds or comme ta chevelure donnaient à ton regard l'air d'un bijou sertit. Tu n'étais donc pas la seule elfe à te promener hors de la prime forêt. Bien entendu tu n'imaginais pas être la seule fille de marchand de toute l’œuvre de Kyria, mais il était tout de même rare de croiser quelqu'un qui avait quitté de son propre chef le couvert rassurant de l'Anaëh. Toi, tu partais pour suivre ton père, jamais encore tu t'y étais rendu seule.


- Je suis jeune, mais j'ai vu beaucoup de chose déjà.



L'ombre de la Carpacelva qui partait en chasse et celle du dragon s'élevant dans le ciel, glissèrent sous tes paupières lors d'un battement de cil. Mais le raie de Lossë t'empêcha de t'attarder sur celle-ci. L'animal blanc posait sur toi sur son regard argenté il était mécontent. La présence du Noss ne devait pas lui plaire. Il avait un grave souci avec la gente masculine, sans doute que la personne qui l'avait capturé devait être un homme. Tu songeas qu'il faudrait un jour le désensibiliser à la présence des hommes. Même ton père avait du mal à l'approcher et pourtant cela fait presque cinq ans qu'il le voit tous les jours. Le seul a avoir jamais réussit à s'approcher du cervidé sans craindre de se faire embaucher c'était un druide Noss. Mais voilà bien longtemps que ne l'avait croisé.
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Estiam Faerin
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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Jeu 21 Jan 2016 - 11:53

C’est la soif de savoir qui t’as attiré vers l’Ithri’Vaan. C’est la recherche du mieux qui a poussé Halandarin à se risquer parmi les marchands du carrefour des civilisations. C’est pour y échanger des denrées que la jeune elfe et son père s’y étaient égarés. L’Ithri’Vaan, cette terre où se mêle les populations, l’un des rares endroits de Miradelphia où les rivalités interraciales s’étiolaient… malheureusement au profit de conflits plus internes. Mais au moins, en Ithri’Vaan, tu l’auras vite appris, rester loin des conflits est un bon moyen d’assurer sa survie.

- J’ai vécu en Ithri’Vaan pendant un temps dans ma jeunesse. À vrai dire, je ne pensais pas y passer de si longues années. J’ai quitté la ville dans l’idée d’un pèlerinage qui me permettrait de mieux comprendre les événements du Linoïn. J’étais complètement fou en ce temps-là, au point même de traverser l’Aduram, c’est dire.

Main derrière la nuque, tu laisses rouler tes yeux pour accompagner un sourire coupable, soupirant les maux que tu as subi durant la traversée. L’Aduram a beau hurler la mort, la violence et le meurtre, quelque part dans sa douleur se cache toujours la beauté de l’Anaëh, et alors que tu y étais, tu n’as pu que l’accepter. Tu maudis intérieurement le sortilège qui frappe les elfes s’approchant de ces bois, car les créatures que tu as pu y rencontrer font partie des choses les plus passionnantes qu’il t’a jamais été donné de croiser.

- Le silence de l’Ithri’Vaan, après les cris de l’Aduram était une bouffée d’air frais, et puis, la vision du monde des gens de là-bas est si particulière, qu’il m’a fallu bien longtemps pour la comprendre. Les méthodes de leurs mages surtout sont bien loin des nôtres. Les sorciers de là-bas sont bien plus prompts que nous à l’expérience, et leurs apprentissages progressent plus vite. Mais ils font aussi bien plus de dégâts sur la route.

L’Académie d’Alëandir était malgré les grandes forces qui s’y déchaînaient un lieu bien calme. Chez vous, tout se doit d’être maîtrisé avant d’être levé. On apprend lentement et avec précision. Votre peuple connaît son niveau actuel en magie car de vos apprentis, avant de les laisser livrés à eux-même, vous attendez qu’ils soient des maîtres. Dans les terres mortelles, la magie est plus chaotique. Le firmament est souvent en proie aux râtés de ses chercheurs. Ils cherchent le résultat sans toujours s’intéresser à la manière, mais leur dévotion envers leur art est tout aussi réelle. Ce sont des mages de passion, vous êtes des mages de savoir. Si seulement vos deux Universités s’alliaient, alors vous seriez des mages de perfection.
Fi de tes souvenirs, tu es en conversation, avec une charmante elfe qui a vécu les terres d’échanges d’une toute autre façon. Elle a vécu le commerce là où tu ne l’as que peu touché, et il te tarde de savoir ce qu’elle en a tiré. Car lorsqu’elle dit qu’elle a vu elle te semble bien plus que sincère, toi qui durant tes mille ans a chassé les témoignages, te voilà face à une femme qui traîne un bien lourd bagage pour son jeune âge.

- Avant de continuer… mon nom est Estiam. Je me ferais un plaisir d’entendre votre expérience du marchandage en Estrévent, s’il vous est agréable de la conter bien sûr.

Le mot aux consonances humaine butte quelque peu contre ton accent, mais utiliser la langue des autres était tellement amusant.
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Nienna Ancalímon
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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Jeu 21 Jan 2016 - 18:40

Les cités marchandes un univers à part où tous les peuples se croisent. Elle ne semble pas atteinte du fléau qui touche pourtant chacune des ethnies hors de leur frontière. Elle est un îlot de paix. Il y a certes beaucoup de chose que tu trouve inadmissible, mais tous n'es pas bon à jeter. Puis qui es-tu pour juger un mode de vie tout entier ? Sûrement que le tient ne leurs plairait pas non plus, au Estrévient. Puis tu n'y est que de passage, le temps d'acheter et de vendre aussitôt cela fait vous reprenez la route de prime forêt.

- J'ai rarement passé plus de deux ennéades dans ses cités. L'Aduram est un passage très dur et douloureux. Il ne dérange guère mon père il n'entend pas la symphonie.


L'Aduram... l'évocation de ce bout perdu d'Anaëh te rend triste, la douleur que hurle la forêt maudite ta souvent arraché des larmes. La première fois tu ne pouvais même pas tenir sur ton cheval, ton père ta pris sur le siens et ta gardé contre lui comme une enfant. Vous n'avez pas fait d'arrêt ce jour-là, pas temps que vous n'en étiez pas sortie. Ton père a dû trouver une solution pour que les passages par celle-ci soit moins fréquent et en cas de passage obligé il achète une potion de sommeil ou de la cire pour que tu n'es pas à en souffrir.

Le Noss se frotte la nuque et sourit avec un air coupable. Aurait-il peur de te donner de mauvaise idée pour la suite ? Ou alors il se sentait mal pour la forêt perdu ? Tu ne serais le dire, mais quelque part tu penchais plus pour la seconde option. Tout le monde regrettait l'Aduram, tout le monde avait un pincement au cœur à l'évocation de ce nom. Mais peut-être qu'un jour on trouverait une forme de magie assez puissante pour retirer la souillure de celle-ci.

Tu ignorais tout sur la magie, tu n'avais pas eu la chance de naître avec ce don. Contrairement à ton comparse qui avait l'air d'en connaître un rayon sur le sujet. Non pas que ça ne t'intéressait pas, mais tout savoir d'un sujet qu'on ne peut nullement pratiquer par la suit doit être assez agaçant. Néanmoins tu espérais qu'un jour, grâce à la force des mages formés à l'Académie d'Alëandir, vous arriverez à soigner l'Aduram.


- Ithri'Vaan n'est pas très silencieux quand on passe son temps sur les marchés. Je me suis enfoncée jusqu'à me perdre dans la champs d'étale poussiéreuse. J'y ai croisé des marchands de toutes sortent. J'ai croisé le regard vide des esclaves qui attendaient d'être acheté.



La brise légère fit voleter ta chevelure d'or, dont quelques mèches caressèrent ton visage qui ne laissa paraître ni colère, ni peine. Bien qu'elles fussent toutes deux présentes au fond de ton cœur. Tu avais apprise au cours de ces voyages à garder ton sang froid.

La conversation avance doucement entre vous, l'air de rien, deux inconnus qui parlote sans soucier de leur différence : âge, d'ethnie... C'est ainsi que se créer les amitiés au cours d'échange aimable. Rit légèrement lorsqu'il change de langue, appelant Ithri'Vaan par son nom humain.

- Vous avez un charmant accent, pour ma part je me nomme Nienna, enchanté Estiam fils de la forêt.

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Estiam Faerin
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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Lun 25 Jan 2016 - 17:09

Tu t’amuseras toujours d’être appelé fils de la forêt. Parce que c’est ainsi qu’ils nomment les Noss, et c’est ainsi qu’ils étaient tous prompts à te désigner lors de leur première entrevue. L’armure, facture des cités est à ce point taillé à ta mesure que même à travers elle transparaissent tes origines claniques. Tu ne peux qu’en remercier un peu plus ton hôte en ces lieux, le forgeron à l’origine de cette œuvre. Tu t’amuseras toujours d’être appelé fils de la forêt par ceux des cités, parce que tu ne l’es plus entièrement aux yeux des Ornedhels.
Nienna a souffert l’Aduram, et plus d’une fois, mais y a-t-elle été éprouvée comme tu le fus autrefois ? Tu te retrouves confus quand ses dires semblent à la fois l’infirmer au même temps que ses attitudes l’affirment. Le jeu de ses yeux révèle la crainte qu’elle a de ce bois, et pourtant…elle trouve ne trouve pas l’Ithri’Vaan silencieux. L’Ithri’Vaan est à ton oreille le berceau d’un silence de mort. En Ithri’Vaan, il n’y a plus la Symphonie. Ton arrivée en Ithri’Vaan a suivi les douloureuses ennéades dans la forêt hurlante. Le simple fait de se soustraire aux mortelles supplications du bois maudit suffisait à trouver n’importe quelle autre mélodie d’une douceur extrême. Non tu n’as pas passé beaucoup de ton temps sur les marchés de Thaar, mais tes courtes expériences t’ont suffi à en apprécier le calme psychologique.
Tous les elfes ne sont pas pareillement sensibles à la Symphonie. Le père de Nienna ne l’est pas. Peut-être l’est-elle simplement moins que toi, comme tu l’es moins que ceux ayant emprunté la voie du druidisme.

- Les cris des marchands étaient tellement reposants en comparaison avec ceux de l’ancien Linoïn qu’ils m’ont autrefois presque paru comme un grand silence.

La seule souffrance que tu auras subi là-bas, c’est la colère face à cet ennemi de la vie qu’est leur monnaie. Tes talents t’ont permis de trouver ta place dans leur système abject, de longues réflexions t’ont permis d’en comprendre les avantages, mais les inconvénients pesaient bien trop lourd. En Estrévent, tout a une valeur en monnaie, tout n’est que denrée échangeable contre de minables pièces d’un métal bien commun. Tout, et même des vies. Elle aussi a croisé le regard des esclaves de l’Ithri’Vaan, ces pauvres créatures condamnées à donner leur vie en échange de trois morceaux de fer dont ils ne verraient jamais la couleur. Condamnés à agir sous la coupe d’un maître trop rarement bienveillant. Les victimes d’un monde où les possessions définissent l’homme.
Mais tu préfères faire fi de cette part des Terres Mortelles lorsque tu évoques tes souvenirs, car tu n’as à rapporter à tes pairs que ce que tu juges pouvant les faire avancer. Il est souhaitable pour un elfe d’ignorer toute souffrance contre laquelle il ne peut agir. Car la souffrance vous tue et es sombres discussions ne sont pas ce dans quoi tu cherches à t’enfermer à l’orée d’une ère déjà bien ténébreuse. Quels sont donc les autres secrets de celle qui a déjà beaucoup vu ?
Grâce soit d’Ardamir, ton regard se pose sur une basse branche, sur laquelle tu prends place assise, invitant ta camarade à te rejoindre.

- Mais assez des malheurs de l’Ithri’Vaan, quelles sont d’autres des tant de choses que tu disais avoir vu ?

Avec la proximité vient une certaine forme d’intimité. Tu tutoies et invite à tutoyer celle à qui tu t’es de toute façon déjà ouvert.
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Nienna Ancalímon
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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Mar 26 Jan 2016 - 8:15

L'argent, un concept très particulier, ton père y était très habitué et très habile avec celui-ci, ce qui n'était clairement pas ton cas. Ma foi, ton paternel avait eut près de cinq cents ans pour si faire et trouver un certain intérêt. Il est vrai qu'il n'avait aucune valeur dans la prime œuvre, mais il était fort utile une fois en dehors. La qualité des produits elfes étaient très largement reconnu dans les cités marchandes, ton père avait donc rarement à marchander un prix convenable. Malheureusement, cela faisait de vous des proies de choix pour les brigands. Vous êtes donc toujours bien entouré lorsque vous vous promenez hors de l'Anaëh. Vous êtes en générale une petite dizaine d'elfes de quoi dissuader très largement ceux qui auraient envie de s'en prendre à vous.

Pour en revenir à l'argent, ton père ne le garde guère vu qu'une fois ici, il ne lui sert plus, il partage équitablement avec vos accompagnateurs qu'ils puissent acheter des produits de bonne facture. Lui aussi fait quelques achats pour ta mère, car elle ne voyage pas contrairement à vous. Le plus souvent, comme tu te promènes toujours avec lui lors des vents, les commerçants t'offrent des cadeaux afin d'amadouer ton père. Tu n'as donc guère besoin de plus de cadeaux. Il n'est arrivé qu'une fois qu'il achète pour toi quelque chose en Ithri'Vaan. Ce n'est pas réellement quelque chose, mais quelqu'un, Lossë. Il l'a acheté son bourreau, pour le sauver, car tu ne pouvais pas supporter l'idée de sa mort...

- Aujourd'hui, lorsque nous traversons l'Aduram je dors ou bien j'ai les oreilles bouchés. J'ai tellement souffert les rares fois où j'y suis passée, sans protection, que j'étais incapable de tenir sur ma monture.


Il y avait bien trop de coupe-jarret dans la forêt perdue pour que vous vous y attardiez. Votre petit groupe traçait son chemin assez rapidement. Tu n'entends donc plus l'Aduram, sauf de loin, tu en perçois un chuchotis crève-cœur lorsque tu te réveilles ou retires la cire de tes oreilles. Depuis les vendeurs et crieurs Estrévient te paressent plus bruyant. Mais après il faut dire que tu y passes parfois des journées entières à y suivre ton père, dans ce dédale de chapiteau bariolé et poussiéreux, donc forcement tes oreilles finissent par bourdonner. Le Noss ne devait surement y passer trop de son temps à l'époque.

Ton cousin se posa sur une branche, qui avait du confondre la terre avec le ciel tant celui d'Adarmir était feuillu. Il t'invita d'un geste polie de la main à partager se banc improvisé avec lui.


- Merci !



Dis-tu avant de prendre place sur cette dernière. Tu t'assis légèrement en biais afin de faire face à ton voisin. Tu poussa une mèche de ta blonde chevelure derrière ton oreille longue et pointue, pour qu'elle ne chatouille plus ton visage. Tu ralentis ton geste alors que champêtre ami te demandait ce que tu avais vu d'autre.

- J'ai assisté au réveille de la Carpacelva, nous étions cinq sur la berge de l'Uraal à ce moment là. Et j'ai aussi croisé un dragon...

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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Mer 27 Jan 2016 - 13:17

En lui demandant ce qu’elle avait vu, bien sûr tu espérais de tout ton cœur une histoire des plus fantasques. Même aussi jeune, on ne se vante pas avoir vécu d’événement bien commun. Tu t’attendais à du formidable, mais la révélation fut un choc bien plus violent que ce à quoi tu t’étais psychologiquement préparé. Carpaceleva s’était réveillé… alors sa harde était en chemin. La meute du roi des animaux s’était levée pour écraser l’entièreté de ceux qui s’y opposeraient, et de ceux qui face à eux oublieraient de lui témoigner leurs respects. Voilà donc l’une des sources de déformation de la Symphonie, voilà donc l’émetteur de l’un des hurlements enragés qui se propagent à travers tout l’Anaëh. Si les bêtes courroucées se sont rassemblées près de l’Uraal, c’est un témoin d’à quel point la forêt se sent menacée par les sombres.
L’Anaëh a décidé que ses enfants ne livreraient pas bataille seuls.
Seulement le réveil de l’Ëala n’était pas son histoire la plus exceptionnelle, car il ne restait jamais que l’un des esprits de la forêt. Un des fils de la Mère, à sa façon, toujours à vos côtés. Elle avait aussi eu l’occasion d’observer de ses yeux l’une des créatures les plus rares de Miradelphia tout entier. L’une de ces bêtes légendaires qui se perdent et traversent les contrées, allant à la fois partout et nulle part à la recherche d’on ne sait quoi. Elle a vu de ses yeux une créature que beaucoup, et toi y compris n’ont jamais pu voir autrement qu’à travers les yeux d’un autre. Tu n’en as jamais vu que dans les pages de tes grimoires. Tu n’en as jamais entendu qu’à travers tes racontars, des dragons.

- Il est une poussière d’or qui guérit tous les maux.
Il est un cœur de fer dont la justice est absolue.
Il est un regard d’airain à la saveur des regrets.
Les trois reptiles de métal font de peines et bonheurs leurs jouets.
Il est un volcan au rugissement animal.
Il est une vague qui serpente sous la mer.
Il est un nuage se déplaçant contre le vent.
Il est une statue aussi vivante que les bêtes.
C’est à l’image du souffle des quatre reptiles mages qu’ont été façonnés les éléments.
Il est un enfant dont les paroles font naître le rêve. Un nourrisson inconscient de sa force.
Le lézard aux écailles d’ébène ne voit ni bien ni mal, tant que son âme juvénile est empreinte de sourire.


C’est d’instinct que tu as fait mots des écrits, contant l’une des innombrables légendes dépeignant chacune à leur façon le mystère des dragons. Un jour peut-être seras-tu de ceux qui alimentent ces racontars. Peut-être un jour pourras-tu de tes yeux vérifier leur véracité. Mais pour l’instant, c’est elle qui tenait les clefs, et tu ne pouvais que l’écouter.

- Lequel des dragons des légendes as-tu donc eu la chance d’observer ?

Par réflexe, attendant d’elle-même quelques maigres éléments descriptifs, tu as pris en main tes éternels manuscrits vierges et ton matériel de dessin. Qui sait, sa dépiction pourrait bien être plus poignante encore que celle des légendes.
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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Jeu 28 Jan 2016 - 12:52

Combien aurait tout donné pour être à ta place ? Anciens, maîtres, érudits, même les plus vieux n'avaient sûrement jamais eu cette chance. De la chance, tu devais en avoir beaucoup d'ailleurs ou bien cela était une mis en garde de la mort. Te trouver sur la route de la meute meurtrière ainsi que sur celle du reptile que de fabuleuse rencontre dangereuse. Si fabuleuse que tu serais l'une des plus prompts à oublier leur dangerosité.

Le danger avait quelque chose de très attirant. Tant qu'il n'avait pas forme humaine. Mille mourir piétiné par la grande chasse ou carbonisé que de finir entre les mains d'un drow !

L'annonce de ta rencontre avec la bête d'écaille sembla avoir choqué le Noss. Une gifle aussi soudaine que non-mérité aurait sans doute eu le même effet. Quelques vers d'une légende sur les gardiens du ciel lui vinrent spontanément, avant qu'il ne te demandât intrigué : lequel des huit légendes, tu avais croisé.

Sur le coup, tu n'y avais pas fait attention, mais la bête n'était pas celle que l'on s'attendait à voir dans l'Anaëh. Tu n'y avais guère songé avant, car après tout, tu n'en avais que très peu parlé autour de toi. Doucement, tu plongeas dans tes souvenirs. Ton iris azur s'assombrit tout autant que ton visage, trouble son les eaux de la mémoire qui se déversaient.

Les ombres qui s'étaient, plus tôt, glissé sous tes paupières prirent alors vies. Ta voix se fit plus douce et basse comme-ci tu avais peur de les faire fuir. Et lentement, tu offris au Noss une description.

- Son crâne était armé d'un trio de pointes, d'ambre son iris semblait fait. Long et racé tel était son fascié, l'extrémité haute des naseaux pincés. Sa parure d'écaille avait la couleur d'or orangé clair qu'ont les dunes des terres arides. Ses ailes étaient immenses comme les voiles des navires marchands, étirés par un bras et trois doigts grands et minces. Elle avait la couleur du crépuscule. Son regard avait la lourdeur de celui qui sait et qui a tout vécu. Son souffle puissant me fit chavirer et immense bonheur s'est alors emparé de moi.


Tu finis ta description la dessus tournant de nouveau ton iris bleuté vers ton frère silencieuse. Peut-être attendais-tu une question, une réponse ou juste qu'il finisse de dessiner.


Dernière édition par Nienna Ancalímon le Lun 1 Fév 2016 - 11:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Lun 1 Fév 2016 - 11:27

Tu avais déjà dans le poignet les traits de celui des grands reptiles qui ne vole pas, le dragon de terre que l’on raconte profondément lié à l’Anaeh. Tu pensais avoir à tracer la silhouette de l’Hydre au visage unique que décrivent les innombrables récits de légendes des anciens elfes. Sans même les contredire, elle ferait en réalité mentir ses défunts aînés. Les lignes de ton dessin se courbent et s’aiguisent, tu traces les contours anguleux, tranchants, d’une bête menaçante. Pour l’instant de noir et de blanc uniquement, ta dépiction pioche dans les images décrites par les recueils dont tu en tiens la connaissance, leur apporte la correction que te fournissait le témoin oculaire qui se confessait maintenant à toi. Tu prends du temps, énormément de temps, temps pendant lequel les questions et réponses se battant dans ton crâne s’éteignent. Ton attention entière est accordée à ton œuvre, parce que tu n’as pas droit à l’erreur. Une fois l’encre versée, une fois les teintures appliquées, impossible de les arracher au papier.
Tu le fais grand, tu le fais imposant au point d’en être effrayant, mais tu le fais surtout savant. À son visage écailleux tu prêtes l’expression de ces elfes donnant l’impression de tout savoir, d’avoir déjà tant vécu qu’ils n’ont plus goût à la vie. De teinture d’or, d’ombrage indigo, jouant sur les reflets pour atténuer et accentuer, tu essaies de donner la brillance du métal à la couleur de sable, tu dissimules une lueur de malice dans le regard d’une créature qui tu l’espères n’est pas aussi ennuyée de l’existence que peuvent l’être certains de tes pairs.
Une heure passe, deux heures passent, trois heures coulent… le temps file. Il devient apparent que ce n’est plus en tant l’un de tes habituels griffonnages de science mais bel et bien en tant qu’œuvre d’art que tu traites la pièce. Le soleil déjà éparse sous les feuillages a commencé sa fuite, te posant un ultimatum, à défaut de ta camarade qui, elle n’avait toujours pas fui ta compagnie, malgré le mur de silence. Elle observait attentivement, et l’absence de remarques te conduisait à penser que le cheminement de tes doigts, si imparfait, se rapprochait de l’exactitude. Combien de fois as-tu plongé dans ses iris simplement pour en décoder le mouvement ? Tu traces avec une extrême lenteur, car pour avancer ton trait, tu attends l’approbation de l’un de ses battements de cils. Lorsque son visage semble se pincer, alors tu changes de direction, lorsqu’au contraire ses yeux brillent, alors tu prends en confiance et avances plus vite que de raison.
La lumière est bien fébrile, et le soleil bien bas lorsque tu mets le point d’orgue à ta peinture, sourire aux lèvres… espérant ne pas devoir le laisser fondre face au jugement de l’elfe témoin.

« D’entre tous les dragons, c’est une chance d’avoir croisé celui aux écailles de cuivre. Tu n’aurais peut-être pas été là pour me le raconter si un autre d’entre eux t’avait soufflé. »

Et tu lui tendais ton manuscrit, espérant qu’elle revoie dans ton dessin quelque chose d’approchant au maximum son expérience réelle.
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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Sam 6 Fév 2016 - 18:20

La pointe du crayon glisse et cours sur le bout de parchemin laissant dans son sillage des serpents noirs nuits qui sillonnent avec lenteur son support de bout en bout. Sous tes yeux avides se révèlent à nouveau le légendaire, l'image que tu avais gardé de celui-ci s'imprimait lentement sur la page blanche. Un peu comme-ci le Noss avait réussit à lire tes songes et l'avait capturé du bout de sa plume pour le coller entre les quatre coins de sa feuille.

Tout d'abord fait de charbon et de cendre l'animal avait l'air d'un vieux rêve fait de poussière nocturne. Puis les couleurs vinrent et chassèrent la noirceur. Le fantôme de particule se changea en une bête chatoyante comme l'aube entre les doigts habillent de ton frère. Tu l'avais regardé œuvrer sans instant penser au temps, qui malgré le silence, s'écoula sans attendre les deux elfes. Quand tu redressa la tête tu ne sus si les teintes du dragon étaient restés collé à tes pupilles ou si l'heure se faisais tardive. La seconde option apparu être la bonne, après quelques instant à observer le paysage. Ton frère mit entre tes mains son travail terminé et te confirma la chance insolente que tu avais eu. Croiser celui-ci et pas un autre légendaire… Tu pensais que lui autant qu'un autre aurait pu te tuer, alors oui, tu avais une chance à peine croyable. Tu esquissa un sourire avant d’acquiescer de la tête.

- Combien je fus chanceuse est difficilement chiffrable. Néanmoins j'aurais aimé que cela dure plus longtemps. J'aurais aimé en apprendre un peu plus sur ces êtres fabuleux.


S'est avec une pincée de rêve brillant que tu contemplais sans te laisser le parchemin. Au bout d'un petit moment tu te tourna vers le Noss pour lui rendre le papier, que tu tenais avec précaution.

- Vous que savez-vous des dragons ?

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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Mer 17 Fév 2016 - 11:24


Que sais-tu des dragons ? Et bien en voilà une question. Et en particulier venant de celle d’entre vous qui a eu la chance de croiser l’un d’entre eux. Savoir est un bien grand mot. Tout ce que tu sais d’eux tu le sais des livres, des légendes et des racontars. Tu ne fais que te fier à ce qu’ont dit d’autres avant toi sans pouvoir l’affirmer ou l’infirmer. Faire confiance au témoignage de ceux qui ont eu la bonté de ne pas être égoïstes de leurs savoirs est ta seule et unique alternative. En vérité, tu ne sais absolument rien des dragons, tu ne fais que croire.

- Pas grand-chose en vérité. J’aime apprendre, j’aime comprendre… mais j’aime aussi les histoires, et c’est malheureusement tout ce que nos bibliothèques possèdent sur les dragons. Au moins l’on peut confirmer l’existence d’un seul d’entre eux, et un conte devenu vérité, même floue, nous amène à en croire un autre. La grande majorité de ce que l’on appelle les légendes de l’Anaëh sont des histoires vraies embellies par les conteurs au fil des cycles… mais finalement jamais de beaucoup. Nôtre forêt est tellement merveilleuse après tout, qu’il nous est difficile de lui passer un déguisement plus élégant encore.

Après tout vous êtes un vieux peuple, et depuis les premiers temps du monde vous observez, vous notez, vous conservez et mémorisez. Vous êtes devenu trop anciens, vous en avez bien trop vu pour savoir réellement inventer. Car en avez-vous vraiment besoin ? Ne reste-t-il pas bien assez de mystères à éclaircir parmi les vérités de ce vaste monde pour se passer de nos propres créations ? Aux foutaises l’on préfère l’hypothèse. Face à l’inconnu on oppose l’analyse… ou un volontaire oubli. Oui parfois certains sujets sont jugés épineux, bardés d’épingles empoisonnés, tandis que d’autres sont considérés ennuyeux et indignes d’intérêt. Le peuple Sylvain a de grandes connaissances, mais comme tous les peuples intelligents, par-delà sa curiosité, il possède une vanité qui le pousse parfois à ignorer.

- Parler des dragons est comme parler des Ëalas, de la magie ou même des rêves. Ce sont des choses que certains ont vu, parfois peu, parfois nombreux. Ce sont des choses que même lorsque l’on sait leur existence, on ne saurait réellement expliquer. Parce qu’elles ne s’expliquent pas. Chacun en a sa vision personnelle, une interprétation qui n’appartient qu’à lui. Certains voient la magie, moi je l’entends. Certains ont vu dans les dragons des créatures merveilleuses, d’autres des bêtes monstrueuses. Et même en le décrivant de la manière la plus fidèle qui soit, personne ne peut partager un rêve.

Tes doigts jouent avec l’air, font tourner la poussière. Le nuage de glaise se condense et se lisse en un millier d’écailles de métal. Faisant au mieux, puisant dans de savants alliages des éléments, tu sculptes de ta magie un reptile à l’image de celui de ton dessin et fait battre ses ailes. Tu t’amuses à donner vie au dragon miniature pour passer le peu de temps qu’il reste avant la nuit noire. Et tu souris tendrement, comme l'enfant que tu étais il y a déjà bien longtemps de cela.

- Mais on peut partager la magie.
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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Jeu 18 Fév 2016 - 11:38

Que sais- tu des dragons ? Toi, qui as eu la chance de le voir. Il n'était pas resté assez longtemps à l'orée de la forêt pour en faire un analyse complète et détaillé de la bête. Quel taille faisait-il ? Tu ne serais rien dire de plus que : il était immense, à part quelques particularités physiques que tu avais par miracle gardé en mémoire tu ne connaissais que quelques lignes des légendes les plus connus. Tu pensais pas en voir un jour alors étudier longuement des créatures supposément disparues ne t'avaient jamais semblait d'un grand intérêt. Bien-entendu à l'heure actuelle ta curiosité te poussais à en savoir plus sur eux. Tu ne l'avais juste assez pour avoir un petit arrière goût de pas assez, enfin petit, c'était presque une obsession dernièrement.

Ton frère sylvain te dis qu'il n'en savait pas plus que toi, son savoir sur le sujet s’arrêtait là où les livre finissent, là où commence le rêve et l'imagination. Les elfes ne sont guère des personnes à enjoliver les choses, pas comme les vendeurs d'Ithri'Vaan qui ne cessait de vanter leur marchandise. S'ils leur étaient possible de faire croire à quelqu'un qu'une de leur babiole était un puissant artefact ils n'hésitaient guère.

Toi-même alors de ta description, tu avais juste rendu l'animal tel qui t'était apparu. En utilisant jusque quelques termes qui permettrait à ton frère de poser avec assurance et de mieux visualiser ce que tu avais vu. En parlant de livre et de parole rendu, le Noss avait fait allusion à une bibliothèque... Il est que la bibliothèque d'Alëandir était pleine de parchemin sur tous les sujet possible que les elfes avaient trouvés intéressant d'étudier un tant soit peu ! Car oui certain sujet semblait bien moins passionner les elfes que d'autre, comme tout un chacun vous aviez vos lacunes. Lacunes sûrement peu nombreuse au vu de l'âge de votre peuple, mais néanmoins présente. Il y avait aussi des savoirs perdus parce que personne ne les a pris en considération ou à cause de vole de parchemin.

L'heure avance et vous oublie, vous deux posez sur votre branche basse. Le chef d’œuvre entre les doigts tu reporte néanmoins ton attention sur ton frère, il fait danser ses doigts dans l'air et des particules la poussière se changea en dragon airain qui battait avec puissance des ailes afin de voler. Tu souris à ton tour comme une enfant émerveillée par le tour qu'il vient de réaliser sous tes yeux. La magie est un art merveilleux et complexe, tu tends doucement un main pour frôler la bête miniature. Un petit rire clair fait vibrer tes cordes vocale.

- Votre magie est très belle, sans doute parce que vous la partagez. Il se fait tard...


Dis-tu doucement en constatant que le crépuscule laissait place à la pénombre.
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MessageSujet: Re: Un conte d'Estrévent [ PV Nienna ]   Jeu 25 Fév 2016 - 19:55


Elle s’approche un peu et il fuit. Elle s’approche beaucoup et il vacille. Elle le frôle et il tremble. Vous jouez comme deux enfants les aventures de l’animal imaginaire. Ta magie mimant la vie à défaut d’être la plus simple et la plus efficace sait impressionner. Tes créations plaisent à l’œil et ravivent les mémoires de ceux qui t’entourent… mais plus important encore, elles te ressemblent. Ta magie est unique. Elle est à ton image. L’expression de ton caractère. Et lorsque tu ne fais pas d’effort conscient de sculpture, c’est là qu’elle est la plus belle ; car elle traduit d’elle-même tes ressentis et forge tes émotions en de sauvages avatars. Un jour elle est féline et joueuse, le lendemain elle ouvre ses ailes à la recherche de liberté, d’autres fois elle se cache sous sa carapace. Ta magie est très belle oui, parce qu’elle est en entière harmonie avec ton être, jusqu’aux parties les plus reculées de ton inconscient.

- Agréable compliment que voilà. Tu m’en vois flatté.

La poussière s’effrite et le cuivre s’en va en brume dans le vent. Une autre de tes créatures vient de trouver fin à sa vie factice, portant avec elle le fin cortège que provoque la vision d’un tableau qui s’effiloche. Vous les mages êtes des artistes après tout, condamnés à produire des œuvres d’autant plus belles qu’elles sont éphémères. Ton regard se perd un instant sur le nuage de poussière qui se dissipe, libérant d’entre sa cage de miroirs l’un des derniers rayons du jour. Puis tu souris tendrement à ta camarade, te laissant glisser au sol.

- Tu as raison… si le soleil nous abandonne pour aller chercher du repos, c’est qu’il serait sage de suivre son exemple. On a intérêt à se reposer tant que l’on peut. Les prochains jours seront éprouvants pour nous tous les deux.

Toi tu pars à la guerre, elle, elle part loin de la guerre. Cela reste pour vous deux un long voyage. Et puis… l’Anaëh est dangereuse, et l’Aduram l’est encore plus. C’est finalement sa propre guerre qu’elle irait mener sur la route de l’Ithri’Vaan… au moins serait-elle moins cruelle que celle qui se joue au Sud contre les Sombres. Une main tendue vers celle qui quitte maintenant la branche, pour l’aider là où elle n’en a pas réellement besoin ; l’une de ces délicatesse que vous les hommes prenez plaisir à faire aux femmes, simplement car elles méritent vos attentions. Tu l’accompagnes dans sa descente, puis la suis un instant dans sa marche. Tu prends le temps de traverser Ardamir à ses côtés jusqu’à ce qu’elle ait retrouvé son foyer.

Saluer une fille, saluer son père. Pendant un instant oublier que les temps sont au feu et au fer.


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