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 On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]

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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Mer 27 Avr 2011 - 17:37

Aureane avait passé une soirée agréable. Après tout, elle avait déjà été extrêmement nerveuse en ce qui concernait le mariage, alors si en plus elle avait dû s'inquiéter pour la nuit de noces, elle n'aurait jamais réussi à arriver vivante jusqu'à l'autel. On l'aurait sûrement retrouvée cachée à l'autre bout du monde en train de gratter les terres stériles pour creuser un trou et ne plus jamais en ressortir. Elle avait donc fait comme s'il ne devait rien se passer de particulier après le banquet. Rien du tout. Rien.

Rien.

Malheureusement, quand elle se retrouva seule, dans sa nouvelle chambre, en chemise de nuit, le "rien" devint soudain beaucoup moins "rien". Aureane inspira à fond, mais elle sentait la panique monter petit à petit. Elle restait plantée là, debout au milieu de la pièce, les bras croisés nerveusement, à ne pas oser bouger. Déjà, le lieu en lui-même ne l'aidait pas à se détendre. C'était bien trop beau pour elle, trop... luxueux. Elle avait l'impression - exagérée, certes, mais elle ne s'en rendait pas compte - que toute sa maison de Trois-Chemins aurait pu tenir dans cette seule pièce. Elle n'était pas faite pour vivre dans un manoir ! Et puis, il s'agissait d'un vrai lit ! Pas d'une paillasse au tissu grossier et rapiécé, bourrée de paille. Un lit avec des draps neufs ! Elle n'osa même pas aller s'asseoir dessus et pourtant elle avait les jambes bien peu assurées. Elle ne se sentait pas à sa place et pour le moment elle prenait conscience plus que jamais qu'elle venait d'épouser un noble. Et cela, c'était terrifiant.

Clémence lui avait assuré que tout se passerait bien. Enfin, c'était après lui avoir dit qu'elle devait se contenter de faire ce qu'on lui disait, de ne pas avoir l'air malheureuse et que ce n'était qu'un mauvais moment à passer. Alors Aureane avait du mal à comprendre comment c'était censé "bien se passer". Devant son air désespéré, sa tante avait finalement ajouté qu'elle n'avait qu'à se dépêcher de faire un fils à son mari et qu'avec un peu de chance il la laisserait plus souvent en paix. Cette idée avait un peu détendue Aureane : elle ne demandait pas mieux que de rendre Nicolaï heureux. Et puis, elle l'aimait, elle se disait que la situation aurait pu être bien pire. Si un autre homme avait dû ne serait-ce que l'effleurer elle serait partie en courant sans demander son reste. Et pourtant... elle avait un nœud à l'estomac. A Trois-Chemins on avait plus souvent des références de femmes battues par leur mari que pleinement épanouies. On s'épanouissait en silence, de toute manière, le bonheur consistait à avoir une quinzaine d'enfants bien portants et puis c'était tout. Elle ne se souvenait pas avoir vu un mariage qui ne soit pas arrangé par les anciens. Souvent, c'était les vieilles femmes qui en discutaient en allant puiser l'eau. Les jeunes n'avaient pas leur mot à dire là-dedans et il n'était pas question de faire quoi que ce soit hors mariage. D'ailleurs les parents rabâchaient autant qu'il le fallait l'histoire de la petite Marion qui était tombée enceinte, qui avait été chassée de chez elle parce qu'une fille-mère déshonorait la famille et dont le cadavre avait été retrouvé deux semaines plus tard dans un fossé. Après, évidemment, quand on vivait à la campagne on avait quelques idées pratiques sur la question, mais Aureane avait un peu de mal à s'imaginer à la place d'une vache et plus elle pensait à tout cela plus elle se demandait s'il n'y avait pas moyen de repousser l'échéance. Des réflexions qui ne l'aidaient pas vraiment à se sentir mieux.

Elle avait l'impression d'attendre depuis des heures dans cette chambre qui lui paraissait glaciale lorsque la porte s'ouvrit sur Nicolaï. Elle n'avait pas bougé, bras croisés, pour une fois blême... elle essaya d'esquisser un sourire mais n'y parvint pas. C'était censé être le plus beau jour de sa vie, du moins c'était ce qu'elle avait pensé quand ils avaient débuté le banquet et qu'elle avait pu lui prendre la main sans avoir à se préoccuper de ce que les gens pourraient en dire. Pourquoi fallait-il tout gâcher maintenant ? Heureusement, il l'avait déjà vue en chemise de nuit, ce qui n'ajoutait pas à son malaise, mais qui ne l'empêchait pas de garder ses bras serrés contre elle. Le conseil de sa tante lui revint en mémoire : avoir l'air un tant soit peu heureuse d'être là. Aureane baissa les yeux, incapable de soutenir le regard de Nicolaï : elle allait le décevoir à réagir de façon aussi angoissée.


Dernière édition par Aureane KalonErc'h le Mar 17 Mai 2011 - 17:57, édité 1 fois
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Mer 27 Avr 2011 - 19:53

Pour être tout à fait honnête, Nicolaï n'était pas du tout sur de lui et il était en train de légèrement paniquer intérieurement. Il ne fallait pas être stupide non plus. C'est bien beau les contes de fée et toutes les jolies histoires. Mais il ne fallait pas perdre de vue qu'il y avait tout de même quelque chose qui se passait entre la scène finale du mariage et le ''… et eurent beaucoup d'enfants''. Et pour être honnête, c'était la partie qui se trouvait là et qui n'était jamais expliquée qui inquiétait présentement Nicolaï.

De quoi avait-il peur? Essentiellement de mal faire ou de faire mal à Aureane. Se qu'il savait de la chose n'était pas pour le rassurer. Loin de là. En même temps, il fallait dire qu'entre les servantes des cuisines qui se racontaient entre elles comment le chevalier machin les avaient troussé sans ménagement au détour d'un couloir sans prendre garde au gamin silencieux et sans mémoire qui trainait dans les parages et les soldats qui se racontaient leurs prouesse sans faire plus attention audit gamin, l'appréhension de Nicolaï était quelque peu compréhensible.

Mais il ne pouvait pas non plus repousser indéfiniment l'échéance. Surtout qu'Aureane et son côté devait être en train de se faire un sang d'encre et s'il voulait lui éviter de perdre tout ses doigts et sa lèvre inférieure à force de stresser, il allait bien falloir qu'il se décide à y aller. Non pas que l'idée de cette nuit avec Aureane lui déplaise. C'était juste qu'il l'appréhendait.

Le jeune homme quitta à son tour le banquet pour rejoindre la chambre qui était destinée à accueillir sa nuit de noce. Dans son dos on lui lança quelques blagues et des conseils sans doute utiles mais qui mettait le jeune homme plus mal à l'aise qu'autre chose. Sans doute à cause du côté ''imagé'' de ceux-ci.

Nicolaï monta les marches, sentant sa gorge se nouer au fur et à mesure qu'il se rapprochait de la chambre. Lorsqu'il arriva devant la porte, il devait bien avouer qu'il était plus anxieux que jamais. Il savait que derrière cette porte l'attendait Aureane. Seule. Sans doute n'avait-elle que peu de vêtements sur elle. Il faisait confiance à Clémence pour avoir choisit une tenue qui aurait put donner envie à à peu prêt n'importe quel homme de la faire sienne. Il savait qu'elle était là derrière cette porte à l'attendre pour s'offrir à lui et pour tout dire, cela le terrifiait.

Mal assuré malgré tout, Nicolaï poussa la porte de la chambre et la referma derrière lui. Comme il l'avait pensé, Aureane était là. Toute droite au milieu de la pièce dans sa robe de chambre. Est-ce que c'était la lumière de la lune, celle du feu dans la petite cheminée qui chauffait la chambre ou était-elle aussi pâle que la craie?

Elle avait les bras serré contre elle comme si elle cherchait à se protéger et Nicolaï se maudit de sa stupidité. Elle était encore plus terrifiée qu'il ne l'était par se qui devait se passer cette nuit. Elle était là parce qu'il fallait bien que cela se fasse. Tout le monde attendait à se que ce mariage soit consommé. Aussi bien par tradition que simplement parce que s'ils voulaient avoir des enfants, il le fallait. Et il se doutait fortement qu'Aureane en voulait. Il parvenait à comprendre la mentalité de Trois-Chemins. Ou du moins une partie. Une femme qui a beaucoup d'enfants bien portant et qui tient bien sa maison est une bonne épouse. Et il se doutait fortement qu'Aureane avait été élevée dans l'optique de devenir une bonne épouse selon les critères de son village.

Aureane baissa les yeux, visiblement incapable de soutenir son regard. Elle avait peur de lui et de se qu'il pourrait lui faire subir. Quant à lui, il avait peur de se qu'il pourrait lui faire endurer. Le jeune homme s'approcha d'elle et prit ses mains. Elles étaient froides. Très froides même. Et légèrement tremblante.


« Tu as froid. »

Sans attendre la moindre réponse de sa part, Nicolaï fonça droit sur le lit dont il arracha littéralement la couverture. Il revint tout de suite vers Aureane avant d'enrouler la couverture autour d'eux. Doucement, sans la brusquer et en lui murmurant des paroles rassurante, il l'amena à s'asseoir à côté de lui.

Ainsi assis tout deux l'un contre l'autre alors qu'il la tenait dans ses bras à regarder le feu, cela lui rappelait certains moment qu'il avait beaucoup aimé.


« Tu ne t'en rappel peut-être pas, mais nous étions souvent ainsi quant nous sommes revenu du Puy. J'aimais beaucoup ces moments parce que je pouvais te prendre dans mes bras. Et il n'y avait personne pour nous juger ou nous dire que se n'était pas correct. »

Le jeune homme se tourna vers elle, lui adressant un sourire réconfortant.

« Je t'aime Aureane, murmura-t-il en déposant un baiser sur son front. »
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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Jeu 28 Avr 2011 - 17:01

Et s’il n'arrivait pas ? Aureane ignorait ce qu’il l’effrayait le plus, si elle souhaitait qu’il vienne au plus vite ou si elle préférait retarder encore un peu l’échéance. Nicolaï arriva enfin, après ce qui lui parut des heures à fixer la porte qui demeurait obstinément fermée. Il eut un léger temps d’arrêt avant de s’approcher d’elle alors qu’elle baissait les yeux, sans parvenir à dissimuler son angoisse.

Elle parvint tout de même à ne pas avoir de mouvement de recul lorsque le jeune homme lui prit les mains. Après tout, c’était Nicolaï, elle ne le craignait pas tant que cela, ou du moins elle s’accrocha à l’idée qu’il ne lui avait jamais fait le moindre mal. Il était d’ailleurs toujours aussi attentif et remarqua aussitôt qu’elle avait froid, mais elle n’arriva pas à le rassurer sur ce point. De toute façon, c’était une évidence et elle mentait bien trop mal. Il la lâcha et se dirigea vers le lit, la faisant se raidir encore davantage. Dans une seconde, il allait lui dire de le rejoindre et elle ne se retourna même pas pour voir ce qu’il faisait, incapable de s’y résoudre. Elle était toute occupée à essayer de ne pas paniquer lorsqu’un poids sur ses épaules la fit sursauter. Nicolaï venait de les envelopper tous deux dans une couverture. Aureane se décida à le regarder en face, ne sachant trop ce qui venait de lui passer par la tête et il en profita pour la faire asseoir à ses côtés sur le tapis, face à la cheminée.

Passée la surprise, la jeune femme se détendit sensiblement. On lui avait dit que la nuit de noces se déroulait au niveau du lit, elle en conclut que Nicolaï n’était pas vraiment pressé. D’ailleurs, elle le connaissait suffisamment bien pour sentir qu’il était quelque peu nerveux lui aussi. Cette constatation la rassura un peu, même si elle devait avouer qu’elle espérait qu’il saurait ce qu’il faisait. Il la prit sans ses bras et elle essaya de ne pas compliquer les choses en se dégageant, mais il devait bien se rendre compte qu’elle était plus tendue que les fois précédentes qui avaient été plus spontanées. Il y eut un petit instant de silence, pendant lequel elle fixa le feu sans oser bouger, puis le jeune homme reprit la parole, évoquant des souvenirs qu’ils auraient dû avoir en commun. Cherchant dans sa mémoire, Aureane se remémora quelques bribes de leur voyage et dut convenir qu’effectivement, ce n’était pas la première fois qu’il la prenait ainsi dans ses bras. Si la constatation la fit légèrement s’empourprer, elle la détendit également un peu : ce n’était pas vraiment l’inconnu.

Puis il se tourna vers elle, lui offrant un de ses sourires qui la faisait fondre. Les quelques mots et le baiser qui suivirent la firent rougir un peu plus, mais elle parvint enfin à se détendre, lui rendant finalement son sourire. Il venait simplement de lui faire oublier la raison pour laquelle ils étaient là, revenant à l’essentiel : il l’aimait. Le reste ne comptait plus vraiment et elle préféra ne plus y penser pour profiter au moins un peu de l’instant présent. Elle attendit quelques secondes avant de murmurer :


" Moi aussi, je vous… elle se reprit, les yeux brillants de bonheur, je t’aime. "

Une grande première. Non seulement elle l’avait tutoyé, mais en plus elle prononçait ces mots pour la première fois. A présent écarlate, elle détourna les yeux et fixa à nouveau le feu. Un sourire timide, quoique ravi, flottait sur les lèvres : elle se sentait bien mieux à présent.

Le silence s’installa à nouveau : elle se remettait de ses émotions et s’habituait à rester si proche de lui. L’une de ses mains jouait avec le tapis, nerveusement. D’accord, elle avait le droit de se trouver là, contre lui, mais ce n’en était pas moins étrange. Oh, pas désagréable, au contraire, mais elle restait quand même un peu nerveuse. Pourtant, elle avait bien envie de se blottir dans ses bras. Et soudain, hop ! Aureane se décida à faire une folie et posa sa tête contre l’épaule de Nicolaï. Du coup, elle était à nouveau tendue, mais elle réussit à se calmer peu à peu. Après tout, elle était bien, là, assise près de lui. Combien de fois s’était-elle interdit de se serrer dans ses bras parce qu’ils n’étaient pas mariés ? A présent, elle pouvait le faire sans crainte d’offenser qui que ce soit. Elle se souvenait un peu de leur voyage : Nicolaï avait raison, elle avait même dormi dans ses bras. Tout restait flou, pourtant, et ce n’était sans doute pas plus mal car elle savait qu’elle l’avait profondément blessé à plusieurs reprises. Elle espérait que le pire était derrière eux désormais. Ils avaient droit à une existence paisible, n’est ce pas ?

Perdue dans ses pensées, se focalisant uniquement sur les bras de Nicolaï qui la réchauffaient, Aureane finit par oublier sa nervosité et réellement se détendre en se blottissant contre lui. Elle aurait bien passé sa vie ici, au coin du feu à laisser son esprit vagabonder alors qu’elle restait serrée dans ses bras.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Ven 29 Avr 2011 - 6:23

Aureane ne put s'empêcher de rougir quant il s'adressa à elle et lui déposa un baiser sur le front. D'un autre côté, Aureane qui ne rougissait pas, se n'était pas vraiment Aureane. C'était une des choses qui pourrait sans doute plus tard assuré à Nicolaï que s'était bien elle et non un alien venu pour tenter d'envahir Miradelphia. On pouvait imiter beaucoup de choses chez Aureane. Mais jamais personne ne pourrait imiter cette façon qu'elle avait de rougir ainsi. La raison était des plus simple. Elle le faisait pour lui et uniquement pour lui ainsi.

Elle se détendit enfin. Plus tendue comme une corde à arc appréhendant qu'il lui saute dessus pour la faire sienne avec le peu d'égard et de délicatesse qu'il aurait dut manifester à son égard. Après tout, l'acte d'amour n'existait que pour assurer à la famille une descendance non? Mais quoi qu'il en soit, Nicolaï restait tout de même Nicolaï. Et les bonnes mœurs ainsi que le respect de traditions archaïques qui privilégiait la naissance n'avait jamais été son fort. Il fallait bien l'avouer et être honnête. Alors il allait tranquillement rester tout à fait fidèle à lui même et ne pas sauter sur la jeune femme comme un sanglier en rut.

Quelques secondes plus tard, se fut à elle de lui murmurer quelques mots.


" Moi aussi, je vous…je t’aime. "

Elle n'était pas en train de se forcer à le tutoyer ou à lui dire ces mots si délicieux à ses oreilles. Non. C'était tout autre chose. Ses yeux ne pouvaient mentir sur ce point là. En réalité, elle n'était juste pas habituée à les dire et découvrait cette nouvelle intimité qui leur était permise maintenant qu'ils étaient marié. Elle pouvait lui prendre la main, le regarder tendrement, se blottir dans ses bras. Personne n'aurait rien à y redire. Ils étaient marié. Alors personne n'avait son mot à dire maintenant. Pas même de vieux dragon de Clémence. Écarlate comme elle seule était capable de le devenir, Aureane détourna les yeux pour fixer le feu qui crépitait doucement dans la cheminée. Elle affichait un sourire peut-être encore un petit peu timide, mais parfaitement ravis.

Il la gardait doucement contre lui. Sans la forcer à se tenir là. Quant elle se sentirait prête à venir contre lui, elle le ferait. C'était toujours un petit peu la même chose avec Aureane. Elle n'était pas compliquée quant on avait comprit comment elle fonctionnait. Il était toujours possible de la forcer à faire tel ou telle chose. La plupart du temps, il suffisait juste de hausser un petit peu la voix et c'était dans la poche. Mais elle le ferait alors toujours contrainte et forcée. Là, ils avaient du temps. Et puis, il savait qu'Aureane allait finir par venir contre lui. Il la connaissait assez bien. Se n'était qu'une question de temps. Il fallait lui laisser le temps de se calmer petit à petit, de s'habituer à la situation et le reste viendrait tout seul. Quant elle se sentirait prête. Forcer un petit peu les choses et la serrer lui même dans ses bras ne ferait que la faire stresser d'avantage et la faire se tendre plus encore.

Pas vraiment l'idéal.

Se fut assez soudainement et de façon quelque peu inattendue que la jeune femme se mit en mouvement et fit la première folie de sa nuit de noce et de sa vie en tant que Madame KalonErc'h. Elle vint doucement poser sa tête contre l'épaule du jeune époux. Un peu tendue, se demandant peut-être s'il allait faire quelque chose, la repousser, trouver cette initiative déplacée de sa part peut-être. Mais Nicolaï la laissait faire. Et surtout, il la laissait se détendre. Elle en avait toujours besoin sans quoi elle ne se sentirait pas à l'aise. Il fallait y aller tout petit peu par tout petit peu s'il ne voulait pas la brusquer. Le jeune homme passa son bras autour de son épaule pour la serrer doucement dans ses bras.

Aureane se blottissait véritablement sans la moindre retenue contre lui maintenant.

Elle se sentait bien, mais Nicolaï lui se sentait tout de même toujours un petit peu tendu. Elle n'y pensait peut-être plus, mais lui ne parvenait pas à se sortir se qui était sensé de passer ce soir là de la tête. Et le fait d'avoir Aureane tout juste vêtue qui se serait contre lui n'arrangeait rien.

Ses doigts caressaient doucement les cheveux de sa jeune épouse.

Nicolaï se pencha sur elle et déposa doucement ses lèvres sur les siennes. D'abord, quelques petits baisers qui s'allongèrent petit à petit. Il restait attentif au corps d'Aureane contre le sien. Elle pouvait toujours mentir en prétendant que tout allait bien. Mais son corps lui ne pouvait pas mentir. Il savait qu'elle était particulièrement nerveuse à l'idée de cette nuit de noce. Mais il n'était pas très pressé. Il avait toute la nuit pour l'aider à se détendre un tant soit peu. Rien ne pressait.
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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Sam 30 Avr 2011 - 9:57

Aureane avait posé sa tête contre l'épaule de Nicolaï sans trop savoir si c'était une bonne idée, mais elle osait espérer qu'il resterait fidèle à lui-même et apprécierait l'intention. Enfin... il cherchait sans aucun doute à se rapprocher d'elle et, pour le moment, c'était le mieux qu'elle puisse faire sans se mettre dans tous ses états. Apparemment, elle avait vu juste et elle se remit à respirer librement lorsqu'il passa un bras autour de ses épaules. Hum. Bon. Elle aimait être dans ses bras, c'était un fait. Il n'y aurait pas eu de suite logique préprogrammée, elle aurait été enchantée et sans doute plus réceptive à ses attentions. Mais non, il fallait que ce soit LA nuit et elle devrait s'offrir à lui tôt ou tard. Elle sentit sa gorge se serrer en repensant aux paroles de Clémence : débrouille toi pour ne pas avoir l'air malheureuse. On ne lui demandait pas non plus d'avoir l'air heureuse, bizarrement, et elle avait l'impression qu'il était sous entendu qu'elle ne risquait pas de l'être. De quoi avoir du mal à se laisser aller. Pourtant, elle était soulagée qu'il lui passe le bras autour de ses épaules. C'était agréable. Et ils avaient un peu de temps devant eu, Nicolaï avait compris qu'elle avait besoin de se calmer un peu.

Elle ferma les yeux et se détendit un peu, partagée entre la gêne de cette nouvelle intimité et le plaisir de rester dans ses bras. Elle ne bougea pas lorsqu'il commença à lui caresser doucement les cheveux, mais mordit légèrement la lèvre avant... de se blottir un peu plus contre lui. Elle commençait à se dire que, quoi qu'il se passe, elle aurait au moins passé un moment très agréable avec son époux. Vu ce qu'on avait pu lui raconter, c'était loin d'être le cas durant toutes les nuits de noces. Elle avait beaucoup de chance de l'avoir, beaucoup de chance qu'il prenne autant soin d'elle, d'autant qu'il paraissait nerveux lui aussi.

A tel point qu'elle commença à se rappeler de la dernière fois qu'il l'avait embrassée. C'était aussi la première, d'une certaine façon. Enfin... il l'avait embrassée avant qu'ils ne soient séparés, après la bateau, mais elle était à demi consciente à cause de la fièvre et avait juste réussi à fondre en larmes, prenant pour la première fois vraiment conscience de ce qu'elle ressentait pour lui. Après, elle n'en était pas certaine, mais elle pensait qu'il avait recommencé lors de leur traversée des terres stériles. Seulement, si elle retirait une impression générale de bonheur intense, l'ensemble restait bien trop flou dans sa mémoire. Si flou qu'elle ne savait même pas si elle l'avait rêvé. Non, la seule et unique fois où elle était pleinement elle-même, elle avait été surprise, certes, mais ne s'était pas attendue à réagir de la sorte, à ressentir une telle foule de sentiments aussi forts. Elle lui avait même rendu son baiser, ne pouvant s'en empêcher. Ce souvenir était resté gravé dans sa mémoire, revenant régulièrement la tenter. Combien de fois ensuite avait-elle espéré qu'il recommence avant de se dire qu'elle ne devait pas souhaiter quelque chose d'aussi inconvenant ? En tous cas, elle n'avait jamais osé renouveler l'expérience et il s'était montré patient. A présent, elle aurait bien aimé savoir si cela lui ferait toujours autant d'effet. Quoique étant donné l'émoi qu'elle ressentait simplement en imaginant ses baisers, elle avait une certaine idée de la réponse à sa question.

Aussi, lorsque Nicolaï se pencha vers elle pour poser ses lèvres sur les siennes elle se figea mais ne s'écarta pas. Le regardant à nouveau, un peu inquiète malgré tout, elle le laissa renouveler l'expérience avec un petit frisson, à mesure qu'il appuyait un peu plus ses baisers. Elle finit par fermer les yeux, n'osant toujours pas bouger ou faire quoi que ce soit. Elle appréciait beaucoup de sentir ses lèvres contre les siennes, elle sentait son cœur s'accélérer malgré elle et avait de plus en plus envie de l'enlacer, mais, quelque part, une petite voix lui répétait que si elle se laissait aller, elle l'encouragerait à aller plus loin. Et ce que cela impliquait la terrifiait encore assez pour qu'elle se retienne de faire quoi que ce soit.

Elle était décidément une très mauvaise épouse qui ne faisait rien du tout pour arranger les choses. Elle connaissait assez Nicolaï pour savoir qu'il ne voulait pas la forcer ou lui faire du mal, mais cela signifiait qu'ils risquaient de se retrouver très vite dans une impasse. Ils ne pouvaient pas retarder l'échéance éternellement, il fallait bien respecter la tradition ! Alors Aureane décida qu'elle devait se forcer un peu et elle se contraignit à enlacer le jeune homme comme lui avait commencé à le faire. Elle craignit un instant qu'il ne s'aperçoive qu'elle se faisait quelque peu violence, mais en fait... en fait non, se trouver plus proche de lui lui donna simplement envie de lui rendre ses baisers, ce qu'elle fit sans plus réfléchir, se laissant envahir par le plaisir qu'elle ressentait.

C'était tout nouveau et particulièrement enivrant. En plus, aucune mauvaise conscience à se dire qu'elle commettait une faute impardonnable. Elle avait envie de l'embrasser depuis si longtemps ! Oh, elle restait fidèle à elle-même, aussi maladroite que timide, mais elle ne se contentait plus de jouer les poupées de chiffon contrainte de subir. Seulement, après un baiser un peu plus passionné, elle s'arrêta subitement et reprit ses distances, se remettant à rougir sans oser le regarder. Hum... elle se laissait emporter. Les grands principes trois-cheminois reprenant le dessus : c'était à l'homme de prendre des initiatives, pas à la femme. Et puis, dans le même temps, elle se remit à s'inquiéter de ce qui risquait de suivre. Elle se mordit la lèvre et baissa les yeux, ne sachant plus où se mettre.
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Dim 1 Mai 2011 - 13:44

Aureane ne bougeait pas. Elle restait immobile et le laissait faire. Difficile de dire si elle appréciait au moins ces baisers ou si elle était juste trop tétanisée ou effrayée pour le repousser poliment. Les deux hypothèses étaient parfaitement envisageable. En tout cas, il comprenait parfaitement qu'elle puisse se sentir un peu mal à l'aise. C'était aussi son cas et après tout, s'ils étaient tout les deux dans cette chambre cette nuit, c'était pour qu'elle s'offre à lui. Il y avait de quoi être... légèrement stressé par cette perspective tout de même.

D'une certaine façon, il pouvait toujours lui demander de s'allonger et de se laisser faire. Il aurait put lui foncer dessus et faire comme l'un des soldats d'Arcani avait dit un jour de façon fort explicite: ''comme on chasse le sanglier''. Cela donnait une idée assez simple de se qui s'était passé dans la chambre cette nuit là. Mais lui, il ne voulait pas la forcer ou la brusquer. Malheureusement, si elle n'osait rien faire non plus, ils se retrouvaient dans ce genre de situation: une impasse.

Nicolaï fut un petit peu surprit quant il sentit les bras de la jeune femme l'enlacer. Elle ne s'arrêtait d'ailleurs pas là, ne tardant pas à lui rendre ses baisers. Ils restaient enlacé l'un contre l'autre, leurs lèvres se cherchant, doucement jointe la plupart du temps. Découvrant avec plaisir cette nouvelle intimité. Combien de fois Nicolaï avait-il put en rêver? Il ne savait plus. Depuis qu'ils avaient été enlevé. Il ressentait déjà quelque chose avant, mais cela n'avait fait que se renforcer ensuite.

Timidement et maladroitement, leurs baisers se faisaient plus passionné.

Mais soudain... Aureane s'écarta. L'air un peu désolé et craintif. Elle s'était remise à rougir, à mordiller sa lèvre et à regarder ailleurs.

Doucement, le chevalier lui caressa la joue après avoir remis en place une mèche rebelle de ses cheveux.


« Ça ne va pas? »

Il ne comprenait pas. Une seconde plus tôt, elle lui rendait ses baiser avec un plaisir évident. Et là... là elle hésitait... elle remettait une distance entre eux. Comme avant qu'ils ne se marient et que cela aurait été inconvenant de se retrouver proche l'un de l'autre.
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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Dim 1 Mai 2011 - 16:53

Cette simple question fit à nouveau se mordiller la lèvre à Aureane. Si ça allait ? Eh bien... Elle releva les yeux et vit que Nicolaï ne comprenait pas vraiment sa réaction. Si seulement elle avait pu la lui expliquer, sans s'embrouiller et sans le blesser ! Mais c'était impossible, évidemment, et ce n'était surtout pas ce qu'on attendait d'elle. Aussi, elle prit son courage à deux mains, pour répondre avec un de ses plus beaux mensonges :

" Oui... oui je vais bien. "

Un mensonge pour faire plaisir ce n'était pas un vrai mensonge, n'est-ce pas ? Sauf que cacher la vérité n'était décidément pas son fort et son air dépité donnait assez peu de poids à ce qu'elle venait de se forcer à dire. Sachant pertinemment que Nicolaï ne pourrait la croire, elle finit par ajouter doucement :

" Je suis juste... un petit peu nerveuse... "

Bel euphémisme. Elle était morte de peur, cela sautait aux yeux. Elle avait beau se raisonner, savoir que le jeune homme n'essaierait pas de lui faire le moindre mal, de voir qu'il ne désirait pas la brusquer, de savoir qu'elle l'aimait de tout son cœur... tout était gâché par la perspective de ce qui l'attendait. Elle avait déjà eu des jours éprouvants avant le mariage, puis une cérémonie durant laquelle elle avait réussi à s'affoler tellement qu'elle s'en était évanouie, alors enchainer sur la nuit de noces commençait à lui mettre les nerfs à rude épreuve. Et pourtant, elle ne voulait pas décevoir Nicolaï, ce qui la fit ajouter d'une petite voix timide :


" Il parait que c'est normal... ne... ne faites pas attention. "


Elle s'était remise à le vouvoyer, mine de rien, même si elle lui disait à demi-mot de ne pas s'en faire pour elle. Un peu comme si elle prétendait que plus vite ce serait fait, plus vite elle se détendrait. Elle était pourtant loin d'être convaincue que ce soit la solution. Ces quelques mots menaçaient de la faire paniquer à nouveau. Et si... s'il prenait au pied de la lettre ce qu'elle venait de dire ? Sans réfléchir, elle replia ses jambes contre elle et les enserra de ses bras. Bon. Ils n'allaient pas aller loin si elle continuait comme cela.

En tous cas, Nicolaï ne semblait pas près à la prendre au mot et passé un petit moment de silence, elle se décida à lui jeter un coup d'œil. Il devait vraiment se demander comment s'y prendre et être quelque peu déboussolé. Elle garda encore le silence quelques minutes qui défilèrent très lentement. Le feu craquait dans la cheminée, couvrant le léger brouhaha qui s'échappait parfois du rez-de-chaussée lorsque des invités allaient échanger quelques mots à l'extérieur. Aureane s'était un peu écartée, mais pas assez pour quitter la chaleur de la couverture. Elle finit par se détendre un peu et après un bon moment à se demander ce qu'elle pouvait bien faire pour se rattraper un peu, elle alla poser doucement une main sur celle de Nicolaï.

En fait... en fait il y avait bien quelque chose d'autre qui ajoutait à sa nervosité et ne faisait rien pour arranger les choses. Un sujet qu'elle aurait peut-être dû aborder plus tôt, mais qu'elle avait préféré occulter tant cela l'oppressait. Elle finit par murmurer craintivement :


" Nicolaï ? "

Elle retira sa main, ne sachant trop comment il allait réagir et se tritura les doigts, détournant pour la énième fois le regard.

" Qu'est-ce que... vous... feriez... ferez... si... "


Elle était plus livide qu'autre chose à présent et se dépêcha de murmurer très vite, le temps qu'elle ait encore le courage d'aller jusqu'au bout :


" Si je n'étais plus... enfin, si j'avais déjà... enfin... vous voyez. "


Elle avait une grosse boule dans la gorge et se sentait incapable de formuler sa question plus clairement. Maintenant, peut-être que si elle se concentrait très fort, elle pourrait disparaitre sous terre dans la seconde. Nicolaï était peut-être le plus compréhensif des époux, mais elle se doutait qu'il avait ses limites, comme tout le monde et là, elle évoquait une barrière qu'elle n'était pas censée avoir franchi quelques puissent en être les raisons.
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Dim 1 Mai 2011 - 18:49

" Oui... oui je vais bien. "

C'était un beau mensonge. Sans doute le plus beau et le plus réussi qu'Aureane ait jamais réussi à lui servir. Cela ne faisait pas le moindre doute. En effet, Aureane devait être la plus mauvaise menteuse de toute la Péninsule. Oui mais voilà. Malheureusement pour elle, que se soit son plus beau mensonge était bien loin de suffire. Cela ne signifiait pas qu'il soit assez beau pour berner le chevalier. Loin de là. Elle avait l'air dépitée, baissait les yeux et tremblait légèrement. Autrement dit, rien qui pouvait ne serai-ce que laisser une illusion sur se qu'elle venait de dire.

Au moins, elle avait conscience que se qu'elle venait de dire ne pourrait pas être cru un seul instant et elle repris assez rapidement:


" Je suis juste... un petit peu nerveuse... "

Et il fallait dire qu'il y avait largement de quoi l'être. C'était leur nuit de noce non? Elle était sensée s'offrir à lui. Jamais elle n'avait dut passer une nuit qui pouvait se rapprocher de cela auparavant. Pas une nuit comme une autre. Et puis, il était normal qu'elle soit sur les nerfs. Il y avait eu tout les préparatifs du mariage, la cérémonie, la réception des invités, le banquet et maintenant la nuit de noce. Il n'était guère étonnant qu'elle ne se sente pas forcément très détendue à cette idée. Surtout qu'Aureane était tout de même Aureane et que Nicolaï ne se souvenait pas vraiment l'avoir déjà vraiment vue détendue. Elle était toujours tendue et sous pression.

" Il parait que c'est normal... ne... ne faites pas attention. "

Alors là, elle le connaissait mal. Pire. Elle ne l'avait sans doute jamais écouté un seul instant si elle pouvait dire cela. Après tout, il avait toujours tout fait pour qu'elle se sente le mieux possible. Il avait toujours tout fait aussi pour qu'elle ait son mot à dire ou qu'elle soit détendue. Autrement dit, il avait toujours fait attention à elle. Et se n'était surement pas ce soir que cela allait changer. Il n'allait pas faire d'elle une esclave à qui il imposerait la moindre chose parce qu'ils étaient marié. Il l'aimait avant qu'elle ne soit sa femme. Il l'aimerait de la même façon maintenant.

Et pour être honnête, le retour du vouvoiement le peinait.

Aureane ne tarda pas à replier ses jambes contre elle et à les enserrer de ses bras. Autrement dit, elle venait une fois de plus e s'enfermer dans sa bulle. Un petit cocon protecteur où personne ne pouvait entrer. Où elle ne laissait personne entrer. Et présentement, il n'y avait qu'une personne dont elle pouvait présentement pouvoir avoir envie de s'isoler et de se protéger. Ce simple constat eu pour effet de peiner le chevalier. Voilà qu'elle voulait se protéger de lui. Comme s'il allait lui faire du mal. Comme si elle pensait qu'il en était capable. Mais s'il avait voulut la faire sienne sans faire attention à elle, cela fait longtemps qu'il l'aurait fait.

Il se passa un moment en silence. Ne pouvant pas faire grand chose, Nicolaï se contenta de fixer les flammes qui crépitaient dans la cheminée. Les minutes défilaient et pour être franc, Nicolaï avait arrêté d'espérer le moindre geste d'Aureane pour se demander comment faire croire à Clémence que le mariage avait bel et bien été consommé. Parce qu'entre lui qui ne brusquerait pas Aureane et elle qui ne bougeait pas et restait obstinément refermée sur elle même, ça n'allait pas s'arranger. D'autant plus qu'elle s'était éloignée de lui. Ils pouvaient passer toute la nuit comme cela. Et si Clémence ne voyait pas de mariage consommé, Aureane passerait un sale quart d'heure.

Restait à trouver une ruse... et à tenter de bien dormir à défaut d'autre chose puisque ni Aureane ni lui ne ferait quoi que se soit. En tout cas, ils passaient une nuit de noce... inimaginable... d'une certaine façon.

Nicolaï sursauta légèrement quant il sentit le contact de la main d'Aureane contre la sienne. Il ne s'était pas du tout attendu à cela et avait de toute évidence été terriblement mauvaise langue.


" Nicolaï ? "

Voilà que soudain, elle retirait sa main. Et sa mine n'était pas des plus engageante. Nicolaï n'était pas certain de vouloir savoir se qu'elle avait à dire et aurait presque préféré ne pas être mauvaise langue pour le coup.

" Qu'est-ce que... vous... feriez... ferez... si... "

Plus elle parlait et plus Aureane devenait livide. Il avait envie de la couper, mais d'un autre côté, elle était lancée et il ne savait pas si l'arrêter maintenant était vraiment une bonne idée.

" Si je n'étais plus... enfin, si j'avais déjà... enfin... vous voyez. "

Nicolaï eu l'impression de recevoir un coup de poing dans l'estomac. Qu'est-ce qu'elle voulait dire? Est-ce que c'était une question mal formulée, mais une simple question? Ou... ou est-ce qu'elle était en train de lui avouer une erreur qu'elle avait commise par le passé?

Après tout, ils ne se connaissait pas depuis leur enfance. Il avait put se passer beaucoup de choses à Trois-Chemins. Qui pouvait le dire? L'image de Colin surgit soudainement dans l'esprit de Nicolaï. Colin. Un jeune homme qu'on pouvait sans trop se tromper qualifier de beau. Aureane lui avait été plus ou moins promise aussi. Plutôt moins que plus, mais tout de même. Peut-être avant qu'elle ne soit chassée du village ou plusieurs années avant... quant elle était encore un peu jeune pour se marier et qu'elle voyait peut-être un Colin le prince charmant dont elle était amoureuse, celui qu'était aujourd'hui devenu Nicolaï... peut-être que...

Mais tout cela, se n'était qu'une simple suite d'hypothèses après tout. Comment pouvait-on vraiment savoir? Mis à part en lui demandant?

Nicolaï se massa un moment le front. Peut-être que c'était ça. Peut-être que le fait de ne plus être vierge causait son angoisse et expliquait son comportement.


« Je ne sais pas, avoua Nicolaï. Je ne sais pas se que je ferais. »

Il resta un moment silencieux.

« Je sais que je t'aime... je pense que je voudrais que tu reste, finit-il par dire simplement. »

C'était la vérité. Il tenait à Aureane et ne voulait pas la voir partir. De cela, il était certain.

Puis, il leva les yeux et regarda la jeune femme. Son visage était neutre. Il n'y avait rien qu'elle puisse deviner en le regardant. Ni colère, ni espoir, ni doute.


« L'as tu déjà fait? »

Aucun jugement. Juste une question. Là, elle ne pourrait pas le lui cacher. Se n'était pas non plus dans son intérêt d'essayer de le faire. Il finirait par s'en apercevoir. Mais préférait qu'elle le lui dise.
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Dim 1 Mai 2011 - 20:21

Aureane n'osait plus vraiment regarder le jeune homme, mais, en même temps, elle voulait absolument savoir ce qui pouvait bien lui passer par la tête. La question lui avait fait un choc et il se massait le front en silence. Le silence le plus long de toute l'existence de la jeune femme qui s'aperçut qu'elle tremblait légèrement. Finalement, elle avait trouvé quelque chose qui la terrifiait encore plus que la nuit de noces : un éventuel rejet de Nicolaï. Elle ne pourrait jamais le supporter. Mais elle respecta ce temps qu'il avait besoin pour assimiler, lui jetant des coups d'œil à la dérobée pour avoir une idée de ce qu'il pensait. Elle savait qu'elle avait commis une erreur. Cette idée la rendait malade.

Comme le silence s'éternisait, elle finit par souffler, de façon presque inaudible :


" J'aurais dû vous en parler plus tôt... je n'ai pas osé. "


Ce n'était pas une excuse recevable, mais elle n'avait rien trouvé de mieux. A présent, elle craignait qu'il ne quitte simplement la chambre, ou l'en chasse, sans doute venait-il à peine de prendre conscience de celle avec qui il s'était marié. Aureane se mordit la lèvre et s'efforça de ne pas se mettre à pleurer. Elle n'avait jamais voulu cela.


" Je ne sais pas. Je ne sais pas se que je ferais. "

L'aveu lui fit plus mal qu'elle ne le pensait. Finalement, elle avait tellement espéré qu'il serait capable de comprendre ! Mais on ne plaisantait pas avec cela et il était normal qu'un noble exige de prendre pour épouse une jeune femme irréprochable. Elle aurait dû lui en parler plus tôt, au lieu de se bercer d'illusion. Elle aurait déjà dû s'estimer heureuse qu'il n'ait pas pris une décision par avance au cas où et ne la lui lance à la figure d'un ton glacial. Il lui donnait sa chance, c'était déjà pas mal... Elle sentit pourtant son cœur se serrer. Il avait l'air plus choqué qu'autre chose, quand elle y pensait, elle aurait eu envie de le serrer dans ses bras pour lui déclarer à nouveau son amour... mais elle n'osa bien évidemment pas et se contenta d'attendre la fin de la sentence.

" Je sais que je t'aime... je pense que je voudrais que tu restes. "

C'était presque une réponse à ce qu'elle venait de penser. Aureane essuya d'un revers de main ses yeux embués de larmes. Elle ne voulait pourtant pas pleurer, mais c'était plus fort qu'elle. En tous cas, la réponse la surprit réellement. Il accepterait qu'elle reste ? Vraiment ? Il accepterait ? Elle se remit à respirer plus librement et malgré les larmes, elle laissa échapper un sourire de soulagement. Elle n'en avait pas espéré tant et en même temps... si, avec lui, elle croyait aux miracles. Puis sa joie se glaça lorsqu'elle croisa à nouveau son regard. Elle avait cru un instant que la question était réglée, mais... non.


Elle se décomposa aussi vite, décontenancée. Elle se sentait à nouveau prise en faute et cette façon qu'il avait de la regarder... Elle aimait pourtant son regard, habituellement, mais là ses yeux aciers semblaient prêts à tuer. Du moins, c'est ainsi qu'elle ressentit le regard qui se voulait neutre. Elle se recroquevilla légèrement, incapable de le soutenir.

" L'as-tu déjà fait ? "

La question, en revanche lui fit plonger ses yeux dans les siens, de surprise : elle était sidérée. Elle ne put faire autrement que secouer la tête en bredouillant :

" Mais... mais... "

Il attendait une réponse ! Il l'aurait giflée, qu'elle n'aurait pas réagi autrement : elle éclata en sanglots, achevant sa phrase :

" Mais je... je ne sais pas... "

Le simple fait de devoir lui répondre avait l'air de la plonger dans une peur panique plus forte que tout ce qu'elle avait vécu jusqu'à présent, ou qui se rapprochait sans mal des nuits où elle se réveillait en sursaut après un cauchemar particulièrement violent. Il l'aurait menacée en la frappant qu'elle n'aurait pas été plus terrorisée. Elle enchaina soudain de façon tout à fait confuse, où Nicolaï eut droit à une première partie d'explications incompréhensibles, entrecoupées de larmes incontrôlables, ce qui fut suivi de parties de phrases un peu plus censées, il reconnut bientôt les mots "Trois-Chemins", puis il apparut qu'elle se calmait un peu, la fin devenant déjà plus compréhensible.

" Et après, comme nous quittions ma famille, j'ai... je n'ai rien dit... je ne voulais pas vous... vous rendre malheureux en cet instant. "

Elle se remit à pleurer, à nouveau repliée sur elle-même. Elle était vidée : elle n'aurait pas pensé qu'il lui demande des explications aussi précises et la blesse autant.
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Lun 2 Mai 2011 - 0:51

Aureane passait par différents états. Elle était particulièrement anxieuse, attendant avec une grande inquiétude qu'il lui dise enfin se qu'il en était, se qu'il avait décidé de faire si jamais elle s'était déjà offerte à un autre que lui. En même temps, elle lui demandait une réponse, mais que pouvait-il lui répondre? Il n'en avait pas la moindre idée. Il n'avait pas à un seul instant pensé qu'elle lui demanderait quelque chose comme cela. À vrai dire, il n'avait pas un seul instant imaginé la possibilité qu'elle ait put avoir un amant. Cela lui avait parut si... improbable. Alors non. Il n'avait pas d'idées toutes faites. Non, il n'avait aucune idée de se qu'il pourrait bien faire ou ne pas faire si elle avait en effet déjà perdu sa virginité avec quelqu'un d'autre. Tout se dont il était sur, c'était qu'il espérait que se ne soit pas le cas.

Mais d'un autre côté, si c'était bel et bien le cas, cela expliquait qu'elle vienne lui en parler maintenant. Avant l'heure fatidique à laquelle il s'en rendrait compte. D'une certaine façon, c'était sans doute mieux comme cela.

Mais d'un autre côté, il lui fallait à lui une vraie réponse. Il ne pouvait pas rester comme cela et attendre simplement. Se n'était pas possible. Sans doute n'avait-elle pas correctement mesuré toute l'empleure de la question et tout se que cela pouvait déclencher chez le jeune homme. Toujours était-il que maintenant, le mal était fait et qu'il allait bien falloir se mettre à table. Pas question qu'il renonce cette fois. Il voulait savoir si elle l'avait fait et si oui, avec qui. Et se n'était pas les pauvres excuses et demande de pardon qu'elle lui servait qui allaient l'apaiser. Non mais franchement, elle s'attendait à quoi honnêtement en lui lançant ce genre de bombe au milieu de la nuit de noce?

Elle ne pouvait pas faire cela et se défiler ensuite.

La question l'avait totalement prise au dépourvu. Mais à voir la réaction qu'elle avait eu, c'était la suite normale des choses. Elle ne comprenait peut-être pas l'impact que cela pouvait avoir pour quelqu'un ni en quoi se serait important pour lui. Puisqu'il l'aimait. À quoi bon? Mais c'était important pour lui en tout cas.


" Mais... mais... "

Aureane éclata littéralement en sanglot, incapable pendant quelques secondes de dire quoi que se soit avant d'achever laborieusement sa phrase.

" Mais je... je ne sais pas... "

Nicolaï restait là comme tétanisé par la scène qui s'ouvrait à lui. C'était tout à fait terrifiant. Comment la situation avait-elle put dégénérer à ce point. Elle était passée d'un bonheur inégalée à légèrement problématique quant elle s'était éloignée et pointait maintenant vers un ''totalement merdique'' amplement mérité.

Elle tenta de parler. Mais brisée par les sanglots et les larmes, sa phrase était purement et simplement incompréhensible. Qu'est-ce qu'elle tentait de lui dire? Est-ce qu'elle essayait vraiment de dire quelque chose ou est-ce qu'elle était simplement en train de vouloir formuler une même phrase sans jamais réussir à la faire complètement? Difficile à dire. Petit à petit, alors qu'elle se calmait un petit peu, il comprit quelques petites bribes de se qu'elle disait. Mais trois fois rien.


" Et après, comme nous quittions ma famille, j'ai... je n'ai rien dit... je ne voulais pas vous... vous rendre malheureux en cet instant. "

Sur ces quelques mots à peu prêt compréhensible, elle se remit immédiatement à pleurer, toute resserrée sur elle même. De longues secondes passèrent ainsi. Terriblement longues. Puis, Nicolaï sortit quelque peu de son état catatonique. Et la prit dans ses bras, lui caressant doucement les cheveux. Il la berçait comme une enfant. Se n'était pas la première fois. C'était arrivé souvent pendant leur retour du Puy. Elle se réveillait en pleurant ou en criant. Lui, il la prenait dans ses bras et la berçait jusqu'à se qu'elle se calme.

Les minutes s'enchainaient de plus en plus longues. Combien de temps s'était écoulé? Difficile à dire et de toute façon, le jeune homme n'avait pas véritablement envie de le savoir. Cette ignorance lui convenait très bien. Mais il ne pouvait s'empêcher d'être inquiet. Pour la simple et bonne raison qu'il n'avait jamais suppose qu'elle puisse avoir un amant avant cette nuit. Maintenant, c'était différent. Pire encore. Se qu'elle disait avait presque des allures de confession.

Lorsqu'elle se fut un petit peu calmée, Nicolaï prit la parole.


« Aureane, c'est important. Il faut que je sache. Est-ce que tu l'as déjà fait ou pas. S'il te plait. »

La jeune femme émis une légère plainte avant de laisser échapper quelques mots:

« Mais... mais je ne sais pas. »

Non, décidément, il n'allait pas laisser passer cette fois. Il allait lui falloir une meilleure réponse que celle là. Il ne s'en contenterait pas.

Doucement, il releva la tête de la jeune femme pour qu'elle le regarde à nouveau.


« Il faut que je sache. C'est très important. Si effectivement tu as... voilà, il faut que je convainc ta tante que se n'était pas le cas. Mais pour ça, j'ai à tout prix besoin d'une réponse. Il fait que tu me dise Aureane. Il le faut. »

Nicolaï baissa la tête.

Il y avait un autre facteur qui était en jeu.


« Il faut que tu me le dise. Parce que si rien est fait pour le cacher... c'est ma réputation qui est en jeux. C'est peut-être difficile. Mais je dois savoir. Et je ne peux pas me contenter d'un ''je ne sais pas'' malheureusement. Il me faut une vraie réponse. »

Nicolaï avait baissé les yeux et on voyait facilement à quel point cela le peinait. Mais il avait besoin de savoir tout de même. Il était allé trop loin pour rester comme ça maintenant.

« Par pitié Aureane. »
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Lun 2 Mai 2011 - 15:56

Aureane sursauta lorsque Nicolaï la prit dans ses bras, comme si elle craignait qu’il ne devienne violent. Étant donné les questions qu’il posait, comme si l’idée ne lui avait jamais traversé l’esprit, elle s’y serait presque attendue. Mais apparemment elle s’était trompée, car il se mit à la bercer doucement sans qu’elle ne comprenne ce revirement de situation. Elle finit par se calmer un peu, le temps aidant, et se blottit contre lui. Avait-il fini par comprendre ? Sans doute pas à cause de ses explications, maintenant qu’elle y pensait, car elle avait été si confuse qu’elle-même ne savait plus vraiment ce qu’elle avait dit. Elle aurait presque eu l’impression que rien ne s’était passé, qu’elle n’avait rien dit et qu’il l’aimait toujours autant. Elle ferma les yeux un bref instant et arrêta de sangloter.

Et pourtant, il n’en avait pas fini avec elle et reprit finalement la parole, alors qu’elle le dévisageait d’un air effaré. Que pouvait-elle lui dire de plus, étant donné qu’elle n’en savait strictement rien ? Baissant à nouveau les yeux, elle bredouilla à nouveau qu’elle ne savait pas, mais il lui releva le menton. Ce qu’elle lisait dans ses yeux lui fit sans doute encore plus mal au cœur que la réaction qu’il avait eu. Il la regardait comme si elle l’avait trahie !

Et puis, il insista à nouveau, comme si elle cherchait à lui cacher la réalité ! Elle n’avait jamais pu lui mentir. Même les rares fois où elle l’avait voulu, elle s’était vite rendue à l’évidence que dire la vérité lui allait mieux. Et puis, elle n’avait jamais menti que pour éviter de lui faire du mal ou de l’ennuyer, jamais pour se protéger elle. Elle se détacha un peu de lui, secouant la tête désespérément :


" Mais… mais je ne sais pas, c’est la vérité ! "

Comment pouvait-il ne pas la croire ? C’était absurde ! Elle avait davantage envie de se remettre à pleurer et d’aller se terrer quelque part que de s’expliquer, d’autant qu’elle venait de le faire… Enfin, avec un peu de recul, elle se doutait qu’elle n’avait vraiment pas été très claire. Aussi, elle hocha la tête pour lui signifier qu’elle allait répondre dès qu’elle réussirait à aligner trois mots cohérents et s’essuya les yeux. Ensuite, elle se força à retrouver son calme pour parler, craignant de ne gâcher définitivement leur mariage si elle ne faisait pas cet effort. Elle mit une bonne minute à retrouver un peu son sang froid, puis murmura en restant contre lui mais sans oser le regarder :

" Si je savais… ce serait soit le cas et jamais je n’aurais osé accepter votre demande en mariage sans avoir rien dit. Soit ce ne serait pas le cas et je n’aurais pas abordé ce sujet. "

Elle retint un sanglot et essaya de se maîtriser. Sans s’en rendre compte, elle s’accrochait à lui comme elle avait pu le faire dans des moments plus dramatiques. Elle ne voulait pas le perdre, même si ses questions lui faisaient mal et qu’elle ne comprenait pas qu’il les pose. Pour le moment, Clémence était le dernier de ses soucis, elle avait besoin de savoir ce que lui pensait, c’était beaucoup plus important à ses yeux. Elle soupira et reprit tout doucement :

" Je ne me souviens pas, c’est la vérité. Je n’ai que quelques images très floues qui reviennent et… et je les vois dans mes cauchemars. Mais ce n’est pas assez précis pour savoir quoi que ce soit. "

Elle s’était remise à pleurer, incapable d’évoquer ce qu’elle voyait en restant de marbre. Réussir à en parler était déjà un exploit en soi, il lui en demandait trop. Quand elle arriva enfin à reprendre la parole, elle lui jeta un coup d’œil peiné :


" Vous êtes presque mieux placé que moi pour savoir si c’est possible, mais… si vous n’avez rien dit, je pensais que… que c’était parce que vous ne saviez pas non plus, mais… que vous saviez au moins ce que vous déciderez. Et je n’ai pas osé poser la question avant pour ne pas gâcher les préparatifs et le mariage. Mais… mais maintenant je ne peux pas m’empêcher de me demander ce que vous déciderez. "

Elle se remit à pleurer, ayant sans doute parlé plus que jamais. La réaction de Nicolaï lui brisait le cœur. Elle ne s’était pourtant pas attendue à ce qu’il s’exclame avec le sourire que cela n’avait aucune importance ! Plutôt quelque chose comme "je serai obligé de te demander de partir" ou bien "il faut bien faire avec, c’est trop tard pour regretter". En fait, elle se demandait même comment ils avaient pu aller aussi loin avec ce doute… mais quoi qu’il en soit, qu’il demande des détails lui paraissait inutilement cruel étant donné qu’elle était incapable d’en donner et ne tenait surtout pas à pouvoir le faire.

" Je ne me souviens plus, et… et je ne veux pas être capable de me souvenir, je vous en prie, " finit-elle par supplier d’une petite voix.

Elle ne savait pas quoi ajouter de plus. Elle en avait déjà dit plus qu’elle ne pouvait le supporter. Tout ce qu’elle pouvait faire à présent, c’était rester blottie dans les bras de Nicolaï, s’il voulait encore bien d’elle, et essayer de chasser ses larmes et ses images qui lui venaient en tête.
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Lun 2 Mai 2011 - 18:18

Aureane avait l'air à proprement parler effarée des questions qu'il lui posait. Non mais est-ce qu'elle avait seulement réfléchi avant d'aborder le sujet? Qu'est-ce qu'elle avait espérer? Qu'il lui fasse un sourire enjôleur, se contente d'une réponse des plus sibylline avant de la serrer dans ses bras? Eh bien non. Se n'était pas le cas. Mais est-ce que c'était surprenant en fin de compte qu'il veuille savoir si elle avait déjà perdu sa virginité avec un autre ou pas? Apparemment, pour elle ça l'était et c'était même tout à fait inconvenant. En même temps, quant on y réfléchissait ne serai-ce qu'un tout petit peu, il fallait bien avouer qu'au vu des questions qu'elle lui avait posé, il était tout à fait normal voir naturel que le jeune homme veuille des réponses lui aussi. Et à ses yeux, c'était inconvenant. Et les questions qu'elle venait de lui poser, elles ne l'étaient pas peut-être?

" Mais… mais je ne sais pas, c’est la vérité ! "

Aureane était visiblement peinée par se qui était en train de se passer. Bien. Ils seraient deux dans ce cas alors. Lui aussi en était tout à fait désolé. Mais difficile de réagir autrement que comme il l'avait fait en même temps. De toute façon, quel que soit la vérité, il n'avait pas le choix. Aureane devrait vivre avec ce poids et lui aussi. Sinon elle venait de jeter un grand froid pour rien du tout. Ah on pourrait dire qu'ils s'en souviendraient de cette saleté de nuit de noce. C'était presque plus simple quant ils n'étaient pas marié pour le coup.

Aureane hocha la tête et Nicolaï la laissa remettre ses idées en ordre. Encore une fois, la brusquer même un tout petit peu n'aurait servit strictement à rien. Aureane était Aureane et voilà. Elle se força à parler. Peut-être craignait-elle un petit peu de gâcher définitivement cette nuit qui aurait dut être la leur? Pour être tout à fait honnête, Nicolaï se demandait sincèrement se qui pourrait sauver ladite nuit en ce moment. Il doutait même que quelque chose puisse la sauver. Les secondes passait, le silence s'éternisait et le chevalier n'était même plus certain de vouloir se lancer dans un quelconque sauvetage. Sauf peut-être pour qu'Aureane arrête de pleurer.

Restant contre lui comme si elle avait peur qu'il ne se dérobe, Aureane se mit alors à murmurer doucement:


" Si je savais… ce serait soit le cas et jamais je n’aurais osé accepter votre demande en mariage sans avoir rien dit. Soit ce ne serait pas le cas et je n’aurais pas abordé ce sujet. "

Il la croyait. À vrai dire, il l'avait plus ou moins crut, mais cela lui avait toujours parut si... insensé et si étrange que le chevalier n'avait pas sut comment réagir face à cela. Mais cela posait tant d'autres questions. Comment avait-elle put ne pas le savoir. Pourquoi lui avait-elle demandé cela?

Aureane s’accrochait à lui. Elle ne voulait pas qu'il parte. Elle voulait le garde prêt d'elle quoi qu'il arrive. Lui la laissait faire, ne comprenant pas encore vraiment se qui lui prenait. La jeune femme poussa un soupir avant de reprendre tout bas :


" Je ne me souviens pas, c’est la vérité. Je n’ai que quelques images très floues qui reviennent et… et je les vois dans mes cauchemars. Mais ce n’est pas assez précis pour savoir quoi que ce soit. "

Voilà qu'elle s'était remise à pleurer et Nicolaï fronçait les sourcils. Il comprenait de moins en moins se qu'elle était en train d'essayer de lui dire. Avait-elle refoulé ce souvenir? Se dire si fort que cela ne s'était jamais produit qu'elle avait réussi à s'en convaincre? Possible. Lui même avait bien occulté diz années de sa vie. Mais est-ce que c'était vraiment de cela dont elle parlait ou était-ce de tout autre chose?

Puis elle repit en lui jetant un regard peiné et désolé, comme s'il venait de la battre.


" Vous êtes presque mieux placé que moi pour savoir si c’est possible, mais… si vous n’avez rien dit, je pensais que… que c’était parce que vous ne saviez pas non plus, mais… que vous saviez au moins ce que vous déciderez. Et je n’ai pas osé poser la question avant pour ne pas gâcher les préparatifs et le mariage. Mais… mais maintenant je ne peux pas m’empêcher de me demander ce que vous déciderez. "

Un déclic se fit enfin dans l'esprit de Nicolaï. Le Puy. Elle avait peur d'avoir été violée quant ils étaient tout les deux captifs des drows. Et il devait bien avouer que c'était malheureusement une possibilité. Il ne savait pas se qu'elle était devenue entre le moment où ils avaient été séparé et celui où il l'avait retrouvé dans le bureau de son grand père. D'un côté, le drow lui avait affirmé qu'elle n'avait eu le temps de subir aucun outrage. Mais... de l'autre côté, il lui avait fourni une lettre d'une offre de paix destinée au roi. Lettre de paix qui s'était par la suite révélée être un piège tout à fait mortel. Mais... s'il s'était déjà posé la question par rapport aux agissements du drow, se n'était pas le cas par rapport à se qu'il avait dit pour Aureane. Il n'y avait simplement jamais repensé.

Aureane fondit à nouveau en larme, toujours serrée contre lui.


" Je ne me souviens plus, et… et je ne veux pas être capable de me souvenir, je vous en prie."

Doucement, le jeune homme posa sa main sur ses cheveux et caressa la longue cascade châtain. Il avait fait assez de mal comme cela pour ce soir. Bien assez même. Doucement, il essuyait ses larmes de l'autre main. Doucement, il la berça dans ses bras.

« Désolé Aureane. Je ne pensais pas... à ça. Je... désolé. »

Le jeune homme se mura ensuite dans le silence. Après tout, que dire? Il ne bougea plus, regardant obstinément devant lui. Il avait envie de partir. De la laisser là, de planter les invités, prendre son cheval et partir très loin. Oui, il en avait terriblement envie. De tout laisser derrière lui. Mais quoi qu'il en soit, il ne pouvait pas le faire. Il avait Aureane. Nicolaï ferma les yeux. S'enfermant dans sa propre petite bulle comme elle l'avait fait peu avant lui. Là il s'évadait.

Loin de cette nuit de noce complètement raté qu'il ne se sentait ni l'envie ni la force de sauver.
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Lun 2 Mai 2011 - 20:11

Aureane ne se calma pas vraiment quand Nicolaï la serra à nouveau dans ses bras : après tout, il l'avait déjà fait une fois et cela n'avait été que pour mieux reprendre ses questions incisives. Elle ne comprenait pas pourquoi il insistait tant. Il avait toujours paru compréhensif à ce propos, et tout à coup, il demandait des détails comme un étranger qui ne savait rien de ce qu'ils avaient vécu ! Pourtant, cette fois, pas d'interrogations, mais des excuses. La jeune femme resta interdite et fronça légèrement les sourcils en s'essuyant les yeux. Pourquoi ce revirement de situation subit ? Il ne pensait pas à ça ? Elle attendit une suite, qui ne vint pas, la plongeant dans une perplexité grandissante. Il ne paraissait plus fâché, juste... vidé. Comme s'il s'était replié sur lui même. Elle était pourtant toujours dans ses bras mais il semblait ailleurs. Une constatation particulièrement angoissante. Il ne refaisait pas une crise de délire, au moins ? Non... ce n'était pas cela. Il s'était coupé du monde, il s'était coupé - elle le comprit le cœur serré - d'elle.

Aureane n'était pas douée pour parler, mais elle savait réfléchir et, comprenant qu'il ne dirait plus rien, elle s'efforça de trouver la clef du problème. Elle s'était exprimée, il avait réagi de façon incohérente et finalement, s'était calmé en expliquant qu'il ne pensait pas à ça. Mais à quoi alors ? A quoi d'autre croyait-il qu'elle faisait allusion ? Au Puy, évidemment. Elle soupira, resta blottie contre lui, incapable de s'en séparer et chercha encore de longues minutes la logique qu'il avait pu suivre. Le temps passait alors qu'elle tournait et retournait dans sa tête chacune de leurs phrases. En vain : tout la ramenait au Puy. Quoi d'autre ? Elle essaya de reconstituer leur conversation, ce qu'elle avait dit et omis, parce que cela lui avait paru tomber sous le sens... ce qu'il avait répondu, de plus en plus agité... Comme si... comme s'il n'avait pas été au courant... comme si elle lui annonçait...

Elle sursauta soudain, le dévisagea, horrifiée, en portant une main à sa bouche.


" Non ! "

L'exclamation lui avait échappée, ce qui ne lui arrivait pas souvent. mais elle sentait la panique monter à nouveau alors qu'elle secouait la tête frénétiquement :

" Nicolaï ! Non ! Vous n'avez pas cru que... que je... elle baissa les yeux et souffla comme s'il s'agissait d'une grossièreté, que je vous avais trompé ? Ou que... qu'avant vous... "

Bien-sûr que si ! Quoi d'autre ? Elle ne voyait que cela pour expliquer toutes ses questions et pour entretenir la confusion le temps de ses réponses. C'était, c'était... complètement affolant ! Savoir qu'il avait compris que ce n'était pas le cas la bouleversait malgré tout, parce que penser qu'il avait pu imaginer, un seul instant qu'elle avait... elle aurait pu se sentir insultée, se fâcher en protestant qu'il l'offensait gravement, mais elle ne voyait qu'une chose : la détresse qu'il lui opposait et qui la désespérait. Elle se dégagea de son étreinte, mais ce fut pour lui prendre les mains en essayant de capter son regard :


" Mais je vous aime ! Je t'aime ! Jamais je ne te ferais cela ! Nicolaï ! "


Elle ne réfléchissait même plus à ce qu'elle disait, pour une fois. Elle était choquée qu'il puisse la croire capable d'une telle horreur, mais en même temps, elle s'en voulait terriblement de l'avoir laissé penser une chose pareille. Elle n'osait même pas imaginer dans quel état il avait pu se sentir. Et pourtant, il lui avait dit... il avait prétendu qu'il accepterait qu'elle reste ? C'était inconcevable. Il l'aimait tant que cela ? C'était vraiment possible ? Pas qu'elle ait jamais douté de lui, mais, tout de même... Elle avait du mal à y croire et en même temps, venant de lui... tout lui paraissait possible. Justine avait raison, il aurait dû vivre dans un conte de fée, il l'aurait mérité. Et elle... elle soupira. Elle, elle gâchait tout. Elle n'était pas une princesse de conte de fées. Elle était la grenouille qui n'avait rien à faire là. Mais la grenouille, toute petite qu'elle était, ne pouvait pas laisser son prince charmant dans un tel état d'abattement.

" Nicolaï ! "
Elle se souvenait avoir mis du temps à l'appeler par son prénom. A présent, cela lui paraissait naturel, mais elle craignait qu'il n'exige d'en revenir au "messire" avant d'avoir eu le temps de dire "ouf". Aureane paniquait légèrement, même si elle ne savait plus vraiment pourquoi tant elle s'embrouillait les idées. Peut-être parce que l'avoir rendu si malheureux simplement parce qu'elle était incapable de s'exprimer clairement la rendait malade de désespoir. Si les rôles avaient été inversés, comment aurait-elle réagi, elle ? Elle ne lui lâchait plus les mains, comme si elle voulait s'assurer qu'il était encore bien là.

" Je suis désolée, je suis tellement désolée... "

Elle aurait mieux fait de se taire, comme toujours. Au lieu de penser à calmer ses petites angoisses personnelles, elle aurait dû se comporter comme une bonne épouse, mener à bien cette nuit de noces et ils auraient bien vu par eux-même ce qu'il en était de la réponse à sa question. Elle aurait juste voulu savoir... mais si, même en la sachant adultérine il aurait été prêt à la garder près de lui... alors la réponse ne faisait aucun doute, non ? Un poids énorme venait de s'envoler et elle se calma un peu. Elle n'avait plus à se préoccuper d'elle mais uniquement de lui. Elle tenait toujours les mains de Nicolaï, doucement, comme si elle avait peur de le froisser, et après un instant de silence, elle baissa les yeux, se mettant à murmurer si bas que lui seul pouvait l'entendre :

" Jamais je ne ferais une chose pareille. Je t'aime, je t'aime depuis longtemps. Jamais je ne supporterais de vivre avec un autre que toi. Jamais, je préfèrerais mourir. Je me serais opposée à mon père s'il le fallait pour vivre avec toi. Je ferais n'importe quoi pour toi... "

Elle avait la voix qui tremblait, avait du mal à parler, l'impression d'improviser les vœux de leur mariage qu'elle avait été incapable de prononcer. Des vœux que lui seul méritait d'entendre et qui venaient du cœur. Elle espérait juste qu'elle ne lui avait pas fait tant de peine qu'il ne l'écoutait plus. Comment pouvait-elle se rattraper ? Déjà, en arrêtant de parler, étant donné que lorsqu'elle osait s'exprimer tout finissait mal. Ensuite... Clémence ne lui avait pas dit ce qu'il fallait faire si on désespérait son époux pendant la nuit de noces. Mais justement, on n'était pas censé déplaire en quoi que ce soit à son mari. Aureane sentit les larmes qui lui montaient à nouveau aux yeux. La gorge nouée, elle laissa échapper d'une petite voix :


" Je suis désolée, je ne suis pas une bonne épouse. Tu es le mari le plus parfait que j'ai jamais vu et moi je suis la pire des épouses. "

Elle en revenait toujours au même, quand elle y réfléchissait et cette constatation lui brisait le cœur.

" Je suis comme la grenouille des contes de fées. J'aurais dû rester tout au fond de ma mare, cela aurait mieux valu pour toi. "

Et puis, parce qu'elle pouvait bien dire ce qu'elle voulait, elle ne pouvait pas s'en empêcher, elle se blottit à nouveau dans ses bras en l'enlaçant :

" Mais je t'aime trop pour ça. "
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Mar 3 Mai 2011 - 5:34

" Non ! "

L'exclamation qui venait d'échapper à Aureane fit sursauter Nicolaï et il ouvrit les yeux pour découvrir une Aureane à l'air tout à fait horrifiée. Elle se rendait à présent sans doute compte de se que lui s'était imaginé pendant qu'elle parlait du Puy. Lui avait pensé à biens d'autres choses. Des choses qui étaient loin d'être des plus réjouissantes. Des image comme elle et Colin enlacé dans ce petit endroit sous les arbres avec cette balançoire qu'elle lui avait montrer en lui expliquant que c'était là que les enfants venaient jouer.

La jeune femme était visiblement paniqué et se mit à secouer la tête frénétiquement pour démentir. Nicolaï lui, gardait un regard bas.


" Nicolaï ! Non ! Vous n'avez pas cru que... que je... que je vous avais trompé ? Ou que... qu'avant vous... "

Bien sur que si il y avait crut. Si il avait imaginé qu'elle l'avait trompé. Qu'elle s'était offerte à un autre avant de le connaître. Un autre... autant dire les choses clairement et tels qu'elles sont: à Colin. C'était se qu'il avait imaginé alors qu'elle était là à lui poser ce genre de question. Il n'avait pas un seul instant imaginé qu'elle était en train de parler du Puy. Et honnêtement, cela le peinait. Comment avoir put croire qu'Aureane avait fait une chose pareille? N'importe qui pourquoi pas. Mais Aureane tout de même...

C'était insultant pour elle. D'où le fait qu'il n'osait pas vraiment la regarder. Mais cela était sans le moindre doute mal perçus par elle qui prenait cela comme un reproche qu'il lui faisait ou les Cinq savaient quoi encore. Aureane se dégagea de l'étreinte dans laquelle il l'avait enfermée pour prendre ses mains et les serrer dans les siennes.


" Mais je vous aime ! Je t'aime ! Jamais je ne te ferais cela ! Nicolaï ! "

Il y eu un moment de silence. Le jeune homme n'osait toujours pas relever les yeux vers elle et les gardaient obstinément baissé.

" Nicolaï ! "

Il n'osait toujours pas relever les yeux vers la jeune femme ni prononcer le moindre mot, mais ses paroles avaient déjà commencer à faire leur effet. Et le fait qu'elle refuse de façon particulièrement obstinée de lui lâcher les mains aussi. C'était comme des ancres qui le maintenait à elle et la jeune femme n'avait de toute évidence pas l'intention de le lâcher. Il fallait aussi dire que cela convenait très bien au jeune homme. Qui serrait doucement les mains dans les siennes.

" Je suis désolée, je suis tellement désolée... "

Finalement, Aureane aussi baissa les yeux. Ils étaient bien partit comme cela, aucun des deux ne regardant l'autre. Mais la jeune femme n'en avait pas fini avec sa déclaration d'amour qu'elle lui faisait. Comme si elle se mettait à improviser des vœux de mariage ou à réciter ceux qu'elle aurait dut réciter devant l'autel plus tôt dans la journée. Mais ces mots étaient des trésors et des secrets qu'elle ne réservait qu'à lui seul et qu'elle ne voulait partager qu'avec lui.

" Jamais je ne ferais une chose pareille. Je t'aime, je t'aime depuis longtemps. Jamais je ne supporterais de vivre avec un autre que toi. Jamais, je préfèrerais mourir. Je me serais opposée à mon père s'il le fallait pour vivre avec toi. Je ferais n'importe quoi pour toi... "

Il y eu un moment de silence. Que répondre face à cette déclaration plus qu'éloquente? Pire quant ladite déclaration qui est faite viens d'une personne telle qu'Aureane qui a tant de difficulté à exprimer clairement ses pensées et se qu'elle ressent d'habitude. Difficile à dire. D'une toute petite voix, la jeune femme reprit.

" Je suis désolée, je ne suis pas une bonne épouse. Tu es le mari le plus parfait que j'ai jamais vu et moi je suis la pire des épouses. "

La pire des épouses? Selon les critères de Trois-Chemins c'était bel et bien possible oui. D'un point de vu assez basique, elle avait purement et simplement sabordé sa nuit de noce. Alors dans ce cas là, on pouvait en effet bien dire que c'était la pire des épouses. Il ne devait pas y en avoir beaucoup à Trois-Chemins qui avaient ainsi mis leur époux dans tout leurs états. Mais même s'il avait été très peiné, lui ne venait pas de Trois-Chemins.

" Je suis comme la grenouille des contes de fées. J'aurais dû rester tout au fond de ma mare, cela aurait mieux valu pour toi. "

Imaginer Aureane en petite grenouille barbotant dans sa mare tira un instant un sourire à Nicolaï. La seconde qui précédait une Aureane qui se jetait sur lui pour l'enlacer de ses bras et se blottir tout contre lui.

" Mais je t'aime trop pour ça. "

Après quelques secondes, Nicolaï referma ses bras sur elle et lui adressa un sourire en caressant doucement sa tête. Elle l'aimait. Trop peut-être pour les critères de son village. Et la petite grenouille toute bleue était allée trouver le prince. Sautant et jouant les ressort. Mais elle était sortit de sa mare où barbotait les autres grenouilles. Plus courageuses que la moyenne.

« Alors allons à la fin du conte, proposa Nicolaï avec un sourire. »

Il laissa passer quelques petites secondes. Le temps sans doute qu'elle se demande se qu'il voulait dire et d'avoir attiré son attention.

« Si j'ai bonne mémoire, à la fin, la grenouille deviens une jolie princesse, dit-il avec un sourire. »
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Mar 3 Mai 2011 - 17:56

Aureane aurait été incapable de s’exprimer ainsi devant qui que ce soit d’autre, et c’était sans doute la première et la dernière fois qu’elle serait aussi explicite, mais ils avaient sans doute besoin tous deux qu’elle mette enfin des mots sur ce qu’elle ressentait. Pourtant elle n’était pas sûre du tout que cela suffirait à lui faire comprendre à quel point elle l’aimait : elle n’était pas très douée pour s’exprimer, déjà en règle générale, alors s’empêcher de pleurer en plus n’arrangeait pas les choses. Elle fut presque surprise lorsque Nicolaï l’enlaça à son tour. Après tout, selon sa logique, elle ne pouvait que comprendre qu’il lui en veuille énormément et elle se demandait bien comment se faire pardonner. Mais non, apparemment, elle avait encore sous estimé ses trésors de générosité et il ne la repoussa pas. Elle se calma un peu : se réfugier à nouveau dans ses bras était un soulagement immense et elle adorait qu’il lui caresse ainsi les cheveux.

" Alors allons à la fin du conte. "

A la fin du conte ? Où ils vivaient heureux et avaient beaucoup d’enfants ? Aureane releva la tête pour croiser son regard et ne put rien faire d’autre que lui rendre son sourire en rosissant légèrement. Elle irait n’importe où pour lui, au bout du conte, au bout du monde – et d’ailleurs c’était un peu ce qu’elle avait fait en traversant la péninsule. Il n’avait plus l’air de trop lui en vouloir et cette idée acheva de la rassurer.


" Si j'ai bonne mémoire, à la fin, la grenouille devient une jolie princesse. "

Aureane laissa échapper un petit rire et enfouit son visage contre son épaule en rougissant pour de bon. L’idée d’être une jolie princesse lui paraissait plus amusante qu’autre chose, mais pour son prince charmant elle aurait été prête à faire n’importe quoi.

" Il y a un étang, à Trois-Chemins, "
reconnut-elle à mi-voix en souriant.

Mais peut-être ne comprit-il pas tout étant donné qu’elle continuait à se cacher un peu contre lui, sa timidité reprenant légèrement le dessus. Elle aimait bien observer les grenouilles quand elle était petite : elles au moins vivaient tranquillement comme elles l’entendaient. Elle enviait cette vie sans histoire, à l’époque, et trouvait que barboter dans la vase valait toujours mieux que se marier avec le fils Colin qui lui paraissait trop vieux.


Comment Nicolaï avait-il pu croire une seule seconde qu’elle s’était offerte à un autre que lui ? L’idée lui paraissait tout simplement inconcevable. Autant parce qu’elle n’avait jamais aimé que lui que parce que cela ne se faisait tout simplement pas. Qu’il puisse ne pas comprendre de quoi elle parlait ne lui avait même pas effleuré l’esprit. A présent, elle se disait que ses réponses si éloignées de ce que qu’elle attendait auraient dû lui mettre la puce à l’oreille. Mais elle espérait que ce n’était qu’une méprise passagère et qu’à présent ils allaient pouvoir oublier ce sujet fâcheux.

Elle resta ainsi un long moment dans ses bras sans bouger, les yeux fermés, savourant juste l'instant de calme qui avait suivi la tempête. Dire qu’elle avait commencé la soirée en osant à peine s’approcher de lui ! A présent, elle n’aurait pas voulu être ailleurs que là. Oh, pas qu’elle se sente prête à faire des folies, mais elle était serrée dans ses bras et ne comptait pas en bouger tant qu’il l’y laisserait. Ils étaient bien, enveloppés dans la couverture alors que le feu crépitait. Si bien que…

" Nicolaï ? "

Elle leva la tête vers lui, attendit qu’il capte son regard, sembla hésiter un instant à dire quelque chose… puis tendit un peu le cou pour lui déposer un petit baiser sur la joue. Sur ce, elle rougit jusqu’à la racine des cheveux et reposa sa tête contre lui, un sourire béat jusqu’aux oreilles, mais incapable de le regarder en face après cet acte d’une indécence extrême. Mais bon… elle était sa femme à présent et même si elle exagérait sans doute un peu d’aller aussi loin, elle espérait qu’il n’allait pas lui en vouloir. D’ailleurs, elle finit même par se dire que cela lui ferait peut-être même plaisir… non ? Elle n’en était pas certaine, mais ce dont elle était sûre, c’était que, elle, cela lui avait fait plaisir !
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Mer 4 Mai 2011 - 10:12

Nicolaï sourit en entendant qu'Aureane avait laisser échapper un petit rire. Puis, la jeune femme enfouis rapidement son visage dans son épaule alors que ses joues étaient en train de rosir.

" Il y a un étang, à Trois-Chemins, " dit-elle à mi-voix.

Nicolaï ne comprenait pas vraiment cette allusion à un étang de Trois-Chemins. Mis à part que, comme dans tout les étangs au monde, il devait être peuplé de grenouilles. Peut-être pour tenter de continuer sur cette histoire de prince et de grenouille. Un peu flou comme parallèle. Mais après tout pourquoi pas. Ou alors Aureane établissait-elle quelque chose avec une référence de son passé que lui ne possédait pas. C'était bel et bien possible aussi.

Les deux jeunes gens restèrent un long moment dans les bras l'un de l'autre. Savourant juste ce calme réconfortant après leur quiproquos malheureux qui s'était déroulé quelque temps plus tôt. Ce calme faisait du bien. Beaucoup de biens même. Et avoir Aureane blottie au creux de ses bras était bien loin de pouvoir être considéré comme quelque chose de désagréable. Loin de là.

Le feu qui crépitait doucement devant eux, enroulé dans une couverture, Aureane tout contre lui... que pouvait-on demander de plus?


" Nicolaï ? "

Nicolaï sortit de sa légère torpeur pour se retrouver face aux grands yeux bleu d'Aureane. Elle hésita une seconde avant de lui déposer un léger baiser sur la joue. Cette simple action eu immédiatement pour effet de la faire rougir à concurrencer toutes les tomates transgéniques ou non qui pouvaient exister. Mais elle ne s'attarda pas à sa hauteur et reposa bien vite sa tête contre son torse.

Un baiser sur la joue. C'était peu comparé à ceux qu'ils avaient échangé un peu plus tôt mais... mais il fallait bien le reconnaître. Un baiser sur la joue de la part d'Aureane, ça devait à peu de choses prêt se rapporter à quelque chose comme un streap tease pour une autre personne. En tout cas, qu'elle ose un pareil baiser devait lui paraître tout à fait indécent. Eh oui. Elle venait de prendre une initiative. D'un autre côté, étant marié, ils pouvaient aller bien plus loin qu'un petit bisous sur la joue sans que personne n'ai à y redire quoi que se soit.

Nicolaï caressait doucement les cheveux de sa bien aimer et fini par déposer un baiser sur son front. Ils étaient bien là tout les deux. Se serait agréable si cela pouvait durer toujours. Tellement agréable.
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Mer 4 Mai 2011 - 12:47

Aureane sourit lorsque Nicolaï l'embrassa sur le front et se serra davantage dans ses bras. Les minutes continuèrent à défiler lentement. On n'entendait plus d'invités, sans doute pour la plupart, étaient-ils rentrés se coucher à leur tour. Aureane avait fermé les yeux et respirait calmement, toujours blottie contre Nicolaï. Mais elle ne dormait pas, non. Elle ne pourrait pas profiter d'être serrée dans ses bras si elle s'assoupissait. En tous cas, la retenue nerveuse dont elle avait fait preuve jusque là finit par disparaitre au fil du temps. Étant donné qu'elle avait le droit d'être là et que cela lui faisait manifestement autant plaisir qu'au jeune homme, elle n'avait plus de quoi s'inquiéter.

Elle le sentait qui respirait aussi calmement, et se souvint de la première fois qu'il l'avait prise dans ses bras. C'était dans les égouts et l'odeur était abominable, elle était complètement terrorisée parce qu'elle venait de manquer de se noyer, ce qui faisait suite à pas mal d'autres raisons de paniquer complètement et de finir traumatisée. Mais malgré tout cela, elle se rappelait quand même à quel point elle avait été soulagée qu'il soit là. Lui, et pas un autre. Elle ne savait pas trop ce qu'elle ressentait pour lui, à l'époque, mais c'était déjà un sentiment fort. A présent, elle ne demandait qu'à rester là et elle savait qu'elle l'aimait plus que tout au monde.

De longues minutes passèrent encore.

Puis dans le lointain, on entendit sonner matines, ce qui la fit soudain sursauter légèrement. Eh ! Déjà ? N'avaient-ils pas quelque chose à faire ? Elle ne bougea pas, cependant, restant où elle était. Nicolaï avait dû entendre aussi bien qu'elle qu'il était déjà minuit et ils avaient encore du temps devant eux. Oui mais... elle ne savait décidément pas trop comment devait se dérouler une nuit de noces - quoiqu'elle avait quand même l'idée générale -, mais personne ne lui avait dit qu'il suffisait de rester assis côte à côte sur un tapis en regardant le feu dans la cheminée. Enfin... peut-être qu'on pouvait commencer par là, pourquoi pas, mais cela commençait à être un peu long... non ? Aureane n'osait rien dire, évidemment, se disant que Nicolaï savait sans doute bien mieux qu'elle se qu'il avait à faire.

Mais... justement, il lui caressait les cheveux doucement et ne semblait pas décidé à faire quoi que ce soit d'autre, alors elle commençait un petit peu à s'inquiéter. Au bout d'un moment à retourner la question dans sa tête, elle se fit la remarque que ce qui s'était passé n'avait pas arrangé les choses et qu'il n'avait peut-être plus du tout envie de tenter quoi que ce soit. Alors Aureane se mit à nouveau à se mordiller la lèvre, se demandant ce qu'elle devait faire. Elle n'en avait absolument aucune idée. Clémence lui avait dit qu'elle aurait juste à faire ce que son époux lui dirait. C'était une idée angoissante, mais qui avait le mérite d'être très simple. Là... Hem...

Peut-être qu'il avait changé d'avis, finalement. Qu'il se disait qu'il n'avait pas envie de prendre le risque de passer après un drow. Réaction qui serait on ne peut plus normale, même si Aureane savait que cela lui briserait le cœur. Peut-être qu'il l'aimait mais qu'au fond il ne la trouvait pas du tout attirante. A Trois-Chemins on n'avait jamais dit à Aureane qu'elle était jolie ou quoi que ce soit dans ce genre. Il fallait dire qu'elle était comme les autres, mal nourrie et habillée avec les vêtements de ses sœurs ainées, il n'y avait pas de quoi tomber à la renverse et de toute manière les compliments n'étaient pas le fort des villageois. A présent, elle était toujours présentable, pleine de vitalité étant donné qu'elle avait une vie agréable - si on oubliait quelques enlèvements de ci de là ^^ - et ses grands yeux bleus pétillaient le bonheur. Mais elle n'était pourtant pas sûre du tout qu'elle avait vraiment de quoi plaire au chevalier. Alors peut-être qu'il se demandait comment se tirer de ce mauvais pas et lui expliquer qu'il aimait autant faire chambre à part ou, pire, que finalement il regrettait leur mariage.


Tant et si bien qu'à force de se monter la tête toute seule, Nicolaï pu voir qu'elle s'était à nouveau raidie et qu'elle avait les larmes aux yeux, qu'elle retenait de toutes ses forces. Évidemment qu'il n'avait même pas envie de l'embrasser, elle ne faisait que pleurer ! Elle se maudit intérieurement et s'efforça encore de ne pas se faire remarquer. Elle ne savait pas trop si elle pouvait dire quelque chose ou pas. D'un côté, il lui avait répété des centaines de fois qu'elle pouvait s'exprimer librement, d'un autre, elle l'avait fait un peu plus tôt et la nuit avait viré au cauchemar. Maintenant que tout semblait être rentré dans l'ordre, elle ne voulait pas risquer de déclencher un nouveau cataclysme, d'autant qu'elle ne savait vraiment pas de quoi elle parlait. Surtout que si une partie d'elle-même se répétait qu'il fallait qu'ils se décident, une autre continuait à mourir de peur et lui susurrait qu'attendre encore un peu ne serait pas plus mal. Mais au final, ce qui lui tournait en tête, c'était qu'il n'avait vraiment plus l'air d'avoir envie de faire quoi que ce soit avec elle. Bref, elle ne savait pas trop quoi faire.

Sauf que forcément, Nicolaï n'étant pas aveugle, il finit par remarquer qu'elle était à nouveau dans tous ses états et qu'il se demanda ce qui se passait. Du moins, ce fut ce qu'elle comprit à son expression. Prenant sur elle pour se calmer, un peu, Aureane finit par baisser les yeux et bredouiller en reprenant une jolie couleur rouge :


" Nous... nous ne devrions pas... faire... quelque chose ? "

Elle avait un peu l'impression d'avoir tenté le tout pour le tout. Soit elle avait vu juste, il ne se sentirait pas offensé et... ben elle ne savait pas quoi, mais au moins c'était dit ; soit il allait la trouver particulièrement impertinente et elle savait très bien que si son époux avait été un Trois-Cheminois, elle se serait pris une claque qui lui aurait fait traverser la pièce en un rien de temps. Elle imaginait assez mal Nicolaï la frapper, mais d'un autre côté, elle avait l'impression de passer son temps à piétiner allègrement les convenances avec lui et elle se disait que tôt ou tard il estimerait qu'elle allait trop loin et le lui ferait comprendre. Or, comme son père disait si bien en bougonnant : on apprend bien plus vite avec une paire de tartes pour aider l'information à s'encastrer dans le cerveau.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Mer 4 Mai 2011 - 16:42

Ils étaient comme isolé du monde dans cette heure. Dehors, on entendant plus que les bruits nocturnes tout à fait habituels. Rien d'autre que cela. Les invités devaient en train de dormir... ou peut-être de cuver leur vin sous la table du banquet. Ça dépendait. Mais au fond, cela n'avait pas la moindre importance. Cela n'en avait même aucune. Il était là. Il avait Aureane dans ses bras. Rien d'autre n'avait la moindre importance. Ni ce mariage, ni la répudiation de la baronne, ni Lok'Van, ni tout ces autres choses qui pouvaient l'occuper. Tout se qui importait, c'était qu'Aureane était dans ses bras. Et cette fois, elle n'était plus sujette à des crises de délire. Cette fois, elle n'était pas en train de faire des tresses à son cheval en l'appelant Justine. Cette fois, elle était elle même. Bel et bien consciente. Et c'était ainsi qu'elle venait se blottir contre lui.

Au loin, sans doute à Sigamar, on sonna les matines. Minuit. Déjà et enfin. Il ne savait pas s'il devait être étonné que se soit seulement minuit après les minutes interminables de leur soucis qui avait entaché le début de cette nuit de noce. Ou s'il devait au contraire se réjouir que la moitié de cette nuit se soit déjà écoulée.

Le temps semblait filer à la fois si vite et si lentement. Sans se rappel sonore, Nicolaï aurait même crut qu'il n'y avait plus d'heure. Qu'ils s'étaient perdu dans un temps différent où celui-ci était suspendu. Comme pour garder une trace éternelle de ces moments de tendresse des deux jeunes marié.

Mais non. Le temps continuait à s'écouler et rien ne les faisaient bouger. Ils étaient à nouveau dans cette impasse totale. Lui ne voulant pas la forcer, elle ayant trop peur pour se lancer dans quoi que se soit. Que faire alors? Bonne question à laquelle il était particulièrement difficile de répondre. Il avait avancé une fois pour faire un peu bouger cette nuit de noce. Pour dépasser ce blocage.

La question qu'elle lui avait alors posé ainsi que cette possibilité évoquée avait largement de quoi calmer n'importe quels ardeurs. Ceci était déjà bien suffisant tout seul, mais il y avait aussi un certain autre revers qui n'avait pas encore été évoqué. Et si en effet, elle avait déjà perdu sa virginité au Puy d'Elda, entre les mains d'un drow. C'était une possibilité. Mais quel effet une pareille découverte aurait-elle sur elle? Elle serait sans le moindre doute totalement anéantie par cette nouvelle. Alors oui. Le chevalier hésitait. Il ne savait pas quoi faire. Et ne faisait rien. Se n'était pas une solution convenable, mais cela avait le mérite de préserver quelque peu Aureane de se qu'elle pourrait découvrir. Et de le préserver lui aussi d'une cruelle désillusion ou d'un nouveau coup d'éclat de la jeune femme.

Petit à petit, la jeune femme s'était tendue. Elle savait que l'heure avançait aussi. Mais elle se demandait sans doute se qui allait se passer maintenant. Le soucis étant que même si elle le lui avait demandé, il n'aurait pas été capable de répondre. Il n'en savait rien du tout. Que faire? Il se posait cette question qui tournait en boucle dans sa tête depuis un moment déjà, mais n'avait pas la moindre petite étincelle de réponse.

Baissant les yeux, Aureane commença à devenir toute rouge. Ça, c'était le signe qu'elle allait dire quelque chose qu'elle jugeait relativement indécent. Ou qu'elle n'aurait pas dut avoir à dire aussi.


" Nous... nous ne devrions pas... faire... quelque chose ? "

Nicolaï regarda ailleurs un moment. Il allait lui répondre quoi maintenant? En effet, il aurait dut être allongé sur elle dans le lit plutôt que là à la regarder amoureusement dans le blanc des yeux pendant des heures. Non mais franchement. Il allait lui répondre quoi hein?

« Si, finit-il par dire. »

Il y eu un nouveau moment de silence pendant lequel Nicolaï se maudit allègrement. Bien sur qu'il y avait quelque chose à faire. Elle était timide. Pas stupide. Lui en revanche en tenait une sacrée couche. Non mais franchement. À leur âge, qui ne savait pas se qui pouvait se passer pendant une nuit de noce à l'exception des innocents? Et surtout Aureane qui avait tant de frères et de sœurs qui s'étaient déjà marié et si jamais par miracle elle ne savait pas, Nicolaï pouvait compter sur Clémence pour lui avoir fait un joli topo explicatif.

Doucement, le jeune homme se dégagea et alla prendre une petite bûche pour la remettre dans le feu. Et puis, il fallait qu'il bouge. Il était nerveux. Et s'il ne bougeait pas... non. Il fallait qu'il bouge.


« Tu es terrifiée, finit-il par dire. Terrifiée à l'idée de se qui pourrait se passer. Et je n'ai pas l'intention de te forcer. »

Posant la buchette dan l'âtre, il prit le tisonnier pour remuer un peu les braises avant de le reposer.

« Et j'ai peur que si on découvrait... que tu n'étais plus... j'ai peur de se que cela pourrait te faire... et je n'ai pas envie de me retrouver dans la même situation qu'un peu plus tôt. C'est... c'est difficile... de s'arrêter... comme ça. »

Il se tenait debout non loin d'elle et se triturait nerveusement les mains.
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Mer 4 Mai 2011 - 17:39

Que Nicolaï détourne le regard fit blêmir Aureane, ce qui lui fit retrouver une couleur à peu près normale. Oh non. Elle avait dit une bêtise. Il ne la frapperait pas - elle commençait à avoir assimilé son mode de fonctionnement - mais elle l'avait malgré tout contrarié. Lorsqu'il lâcha un "si", elle eut une petite mimique désolée, ne sachant qu'ajouter. Voilà une situation qui était bien gênante et qui la rendait vraiment triste, surtout qu'elle ne savait pas ce qui justifiait une telle hésitation. Du moins, tout ce qu'elle imaginait menaçait de la faire fondre en larmes alors elle préférait ne pas y penser. Malheureuse, elle baissa la tête et s'absorba dans la contemplation du tapis.

Puis il se dégagea et elle lui lança un coup d'œil légèrement craintif en se demandant ce qu'il allait faire. Mais il ne fit que rajouter une bûche dans le feu. Puis il se décida enfin à parler, lui faisant à nouveau baisser le regard. C'était donc cela : le problème, c'était bel et bien elle. Elle soupira légèrement et garda le silence un moment. Elle aurait bien voulu se serrer encore contre lui, mais elle ne pouvait même plus, il s'était relevé. C'était vrai, malheureusement, elle était effrayée et elle se demandait si elle ne risquait pas de découvrir... Elle prit sur elle pour se calmer et essaya de réfléchir. A ce rythme, ils seraient encore à se lamenter au lever du jour et le même scénario se répèterait toutes les nuits, elle n'aurait plus qu'à prier pour l'Immaculée Conception !

Bon. Il lui avait dit ce qui l'arrêtait. Il ne devait pas s'arrêter. Alors elle devait lui démontrer que ce qu'il prenait pour des obstacles n'existait pas. Dernier détail à prendre en compte, elle ne savait pas mentir, alors ce n'était même pas la peine d'essayer. Et puis, de toute manière, elle ne le voulait pas, elle tenait à être honnête avec lui. Alors maintenant il s'agissait de bien réfléchir, de mettre de côté cette petite voix qui lui répétait qu'elle pouvait bien laisser les choses en l'état, et de plaider sa cause pour qu'il se décide à faire son devoir. Brrr, dis comme ça, ce n'était pas très engageant. Bon. Il y avait sans doute moyen de voir ça différemment pour éviter de paniquer et lâcher l'affaire.


Elle garda le silence quelques minutes, puis se mordit la lèvre avant de relever les yeux vers lui et de se mettre à parler calmement :


" Je ne suis pas terrifiée. J'ai déjà été vraiment terrifiée, je sais ce que c'est. Vous ne m'avez pas enlevée, vous... elle eut un petit sourire d'excuse et rosit un peu en se reprenant, tu ne m'as pas maltraitée et je sais que tu ne le feras jamais. Je suis là parce que je le veux et j'en suis heureuse. Je veux... être ta femme pour de vrai. Je mentirais si je disais que je n'avais pas du tout peur, mais je ne suis pas terrifiée. La terreur c'est quelque chose d'affreux et avec vous... avec toi, il ne peut rien m'arriver d'affreux. "

Elle fit une petite pause, soutenant son regard pour lui prouver qu'elle était sincère, même si elle sentait qu'elle avait les joues qui s'empourpraient. Décidément, pour lui, elle était aussi prête à parler encore et encore. Même avec ses sœurs les plus proches elle ne se souvenait pas avoir discuté autant. Habituellement, elle écoutait. Mais avec lui, c'était différent. Elle marqua un petit temps et reprit doucement :

" Vous... tu ne risques pas de me forcer, je suis heureuse d'être là. Je savais ce que j'acceptais en me mariant, personne ne m'a forcée et surtout pas toi. "

Avec tout ce qu'elle avait pu subir ces derniers temps... elle doutait qu'une nuit de noces soit pire. Alors, bien-sûr qu'elle avait peur, mais encore une fois, elle était avec lui, c'était différent. Bon, la suite à présent, pendant qu'il voulait bien l'écouter et qu'elle osait poursuivre.

" Pour ce qu'on risque de découvrir... elle baissa la tête, s'assombrissant, je crois que je me suis assez torturé l'esprit comme cela sur le sujet... il serait peut-être temps de savoir sauf si cela... si... vous... si cela vous... "

Les verbes "dégouter" et "répugner" tournaient dans sa tête, mais elle ne put se résoudre à les prononcer et reprit dans un murmure :

" Si c'est pour cela... je comprends. Mais si c'est juste pour m'épargner... reculer l'échéance ne changera rien, ce ne sera que pire. "


Elle n'était plus vraiment à cela près. Elle prit un petit moment pour chasser les idées noires qui risquaient de la faire s'effondrer à nouveau et se concentra sur le fait qu'elle l'aimait. Alors elle se força à le regarder à nouveau en face. Il avait l'air complètement déboussolée et elle eut envie de le prendre dans ses bras, comme elle l'avait fait dans le cellier. Il put voir qu'elle avait l'air relativement déterminée - enfin, pour une Aureane inquiète - lorsqu'elle conclut :

" Vous vous inq... oh, pardon... tu t'inquiètes trop pour moi. Je ne vais pas si mal que tu le crois. Je... je pourrais être face à un homme que je connais depuis mon enfance mais que je n'aime pas. Là, je serais terrifiée. Mais toi, je t'aime ! Je sais que je suis trop... trop émotive, mais... mais ça ne veut pas dire que je suis malheureuse. Tu comprends ? Que veux-tu que je demande de plus ? Je t'aime ! Et... elle rougit à nouveau mais osa quand même lui faire un petit sourire terriblement gêné mais étrangement content, et je te donnerai plein de beaux bébés ! "

Bon, ce n'était sans doute pas ce qui primait pour lui, mais l'idée avait l'air de la réjouir, c'était sans aucun doute le nec plus ultra à Trois-Chemins. Étant donné qu'elle n'avait pas d'autre référence heureuse sur la nuit de noces, elle utilisait celle qu'elle avait sous la main.
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Jeu 5 Mai 2011 - 0:18

Nicolaï restait là, totalement immobile alors qu'Aureane, assise restait tout à fait silencieuse. C'était bien difficile de faire quoi que se soit de plus. Il ne savait ni quoi dire, ni quoi faire. Et maintenant hein? Pauvre andouille, Aureane n'était pas le genre qui prenait les devants. C'était à lui de le faire. À lui de se bouger un petit peu. Bon sang, elle n'allait pas se refuser à lui non plus. Alors qu'est-ce qui lui prenait de rester planter là comme un navet dans un champs? Il attendait quoi? Qu'elle se lance dans une danse du ventre langoureuse? Qu'elle le viole? Bon sang, on était en train de parler d'Aureane là. AU-RE-A-NE.

Mais la voilà qui relevait les yeux vers lui, se mettant à parler doucement et calmement.


" Je ne suis pas terrifiée. J'ai déjà été vraiment terrifiée, je sais ce que c'est. Vous ne m'avez pas enlevée, vous... tu ne m'as pas maltraitée et je sais que tu ne le feras jamais. Je suis là parce que je le veux et j'en suis heureuse. Je veux... être ta femme pour de vrai. Je mentirais si je disais que je n'avais pas du tout peur, mais je ne suis pas terrifiée. La terreur c'est quelque chose d'affreux et avec vous... avec toi, il ne peut rien m'arriver d'affreux. "

Nicolaï en restait coït, ne sachant vraiment pas se qu'il pouvait dire ou non. Aureane était en train de le regarder. Elle soutenait son regard. Est-ce que c'était les flammes ou autre chose? Ses yeux semblaient comme illuminé. Il ne savait trop à quoi l'attribuer, mais les saphirs des prunelles d'Aureane l'attiraient plus qu'à l'accoutumé. C'était étrange et terriblement grisant.

Malgré ses joues qui rougissaient doucement, elle le regardait sans hésitation.


" Vous... tu ne risques pas de me forcer, je suis heureuse d'être là. Je savais ce que j'acceptais en me mariant, personne ne m'a forcée et surtout pas toi. "

Mouai. En même temps, il aurait été difficile pour elle de dire non à un chevalier. Mais qu'est-ce qu'il était en train de raconter, pauvre crétin qu'il était? Elle l'aimait. Elle n'arrêtait pas de s'évertuer à le lui dire. Alors non. Il n'allait pas commencer avec ce genre de stupidité. Quant même, il ne fallait pas exagérer.

" Pour ce qu'on risque de découvrir... je crois que je me suis assez torturé l'esprit comme cela sur le sujet... il serait peut-être temps de savoir sauf si cela... si... vous... si cela vous... "

Si cela vous quoi? Vous répugne? Vous dégoute? Vous répugne? Il fallait se rendre à l'évidence. Il y avait peut-être malheureusement un petit peu de cela. Se n'était pas la faute d'Aureane. Il en était bel et bien conscient. Mais l'idée qu'elle ait put être violée pour un drow, cela le... difficile à expliquer et plus encore à décrire. Mais... mais cela restait Aureane. Il... il l'aimait. Et... et elle aussi. Cela... lui suffisait. Elle se torturait avec cela... se torturerait sans doute encore s'il s'avérait qu'elle avait été le jouet d'un Sombre. Mais... c'était Aureane. Que faire au juste? La repousser? Indéfiniment? Elle était son épouse. Oui, quant il l'avait épousé sous le regard de Néera, il n'avait pas un seul instant pensé qu'elle pouvait avoir été l'amante forcée d'un drow. Mais cela ne changeait rien. Il avait envie de hurler. Mais hurler ne changerait rien. Et ils n'étaient même pas sur que cela ait put avoir lieux.

" Si c'est pour cela... je comprends. Mais si c'est juste pour m'épargner... reculer l'échéance ne changera rien, ce ne sera que pire. "

Il était perdu. Ne savait plus quoi faire ni dire. Des images atroces lui passaient devant les yeux. Drows à la peau noire. Il ne voulait pas y penser. Se sortir cela de la tête. Ça n'avait rien à y faire et il ne voulait plus le voir. Assez. Il fallait que sa s'arrête. Et que ça s'arrête tout de suite ou il allait craquer.

Mais si lui était déboussolé et envahit de visions sordides, Aureane n'avait pas l'air en meilleur forme. Sa mine était triste. L'idée de découvrir qu'elle avait été l'amante inconsciente d'un Sombre devait lui faire aussi peur que le simple fait de partager une première nuit avec son époux.


" Vous vous inq... oh, pardon... tu t'inquiètes trop pour moi. Je ne vais pas si mal que tu le crois. Je... je pourrais être face à un homme que je connais depuis mon enfance mais que je n'aime pas. Là, je serais terrifiée. Mais toi, je t'aime ! Je sais que je suis trop... trop émotive, mais... mais ça ne veut pas dire que je suis malheureuse. Tu comprends ? Que veux-tu que je demande de plus ? Je t'aime ! Et... et je te donnerai plein de beaux bébés ! "

Nicolaï aurait eu un verre en main, il se serait littéralement étouffé à la dernière phrase d'Aureane. Qu'est-ce qu'elle avait dit? En tout cas, elle avait l'air toute contente à cette idée. Pleins de bébés. Des bébés partout. Nicolaï ne comprit pas immédiatement la logique dans tout cela avant de se remémorer une chose: le modèle familial d'Aureane. Déjà que Trois-Chemins n'était pas particulièrement un modèle de quoi que se soit, mais bon, passons. Non. Se qui lui fit comprendre, c'est lorsqu'il se rappela le nombre de frères et soeurs d'Aureane. Une famille heureuse était sans doute pour elle une famille dans laquelle il y avait beaucoup d'enfants. Vision... eh bien... ça avait l'air de lui faire plaisir comme perspective d'avenir. Pleins d'enfants. Alors... pourquoi pas.

L'idée tira un sourire à Nicolaï. C'était amusant tout cela. Imagine tout un tas d'enfants à Dyriet. Oui, cela avait quelque chose de particulièrement drôle.


« Et comment est-ce que tu les imagines Aureane? Tout ces enfants? »

Doucement, Nicolaï alla se réinstaller à côté d'Aureane.

« Des petites filles aux yeux gris et des petit garçons aux yeux bleus? »

Doucement, le jeune homme se pencha sur elle et déposa ses lèvres sur celles d'Aureane.

« Ou l'inverse? »

Les lèvres de Nicolaï commencèrent à s'attarder de plus en plus longtemps sur celle de la jeune femme. Il chassa les images des Sombres qui venaient lui trotter dans la tête. Qu'importe se qui avait put se passer. C'était lui qu'Aureane aimait. Si un Sombre l'avait prise, il n'avait eu qu'une ombre et rien d'autre. C'était Aureane. C'était lui qu'il aimait. C'était lui qui avait son amour. Lui et nul autre.

Doucement, tout en l'embrassant, Nicolaï attira Aureane contre lui.
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Jeu 5 Mai 2011 - 16:57

Aureane voyait bien qu’évoquer les drows faisait du mal à Nicolaï. Mais il fallait bien dire ce qu’il en était. Et si lui trouvait cela affreux, alors il pouvait imaginer ce qu’elle ressentait et qui était sans aucun doute bien pire. Mais peut-être aussi ne s’était-il rien passé, auquel cas ils se tourmentaient pour rien. Elle ne savait pas comment elle réagirait si elle apprenait le pire, mais pour le moment, elle devait se contenter de ne rien savoir. Si Nicolaï la rejetait à cause de cela… ce serait sans doute encore plus terrible pour elle, même si d’une certaine façon elle ne pourrait que le comprendre. Cette idée lui serra le cœur, mais elle se força à continuer à parler.

Au moins, elle avait pensé à aborder ce sujet à temps, puisqu’apparemment lui n’y avait pas pensé du tout. Qu’aurait-il fait s’il avait découvert qu’elle n’était plus vierge et qu’il s’était imaginé, comme un instant plus tôt, qu’elle l’avait trompé ? Elle n’osait même pas deviner dans quel état il se serait mis. Le pire c’était qu’elle aurait été elle-même suffisamment ébranlée pour ne pas réussir à aligner un seul mot et qu’elle aurait donc été incapable de se justifier. Les dégâts auraient été bien pire. Sauf si, évidemment, aucun drow ne l’avait touchée et qu’elle s’était inquiétée pour rien. Elle aurait alors pu épargner une belle angoisse à Nicolaï. Elle soupira et reprit la parole pour en finir avec sa démonstration. Fallait-il qu’elle l’aime pour oser ainsi parler et, surtout, aller contre ce qu’il venait de dire !


Nicolaï n’eut d’abord pas l’air de saisir le concept des beaux bébés, à tel point qu’Aureane en perdit son sourire et fut soudain persuadée d’avoir fait une gaffe monumentale. Peut-être que lui ne voulait pas d’enfant ? Cela lui avait paru tomber sous le sens mais peut-être s’était-elle trompée ? Dépitée, elle allait baisser les yeux lorsqu’elle le vit sourire à son tour. Oh, il avait compris, finalement ? L’idée ne lui déplaisait pas tant que cela ? Tant mieux, parce qu’elle aurait été bien ennuyée dans le cas contraire. Elle n’avait encore jamais entendu parler d’un homme qui se mariait mais ne voulait pas de descendance. Voilà qui aurait été absurde !


" Et comment est-ce que tu les imagines Aureane ? Tous ces enfants ? "


L’interpellée haussa les épaules avec un petit sourire timide. Bonne question, tiens, elle n’y avait pas pensé. Tout mignons, sans doute. Elle hésita un instant, écarta la couverture pour qu’il vienne également s’en envelopper lorsqu’il se réinstalla près d’elle, puis hocha la tête à sa suggestion, aux anges. Oh oui, l’image lui plaisait beaucoup ! Elle imaginait des petits Nicolaï et des petites Aureane miniatures qui couraient dans tout Dyriet en piaillant. Ils seraient heureux dans ce magnifique environnement et elle se promit qu’ils ne connaitraient jamais la faim et le froid.


Il l’embrassa et elle se laissa faire, heureuse comme tout. Elle ne l’aurait jamais reconnu, parce que cela ne se faisait pas, mais elle adorait le contact de ses lèvres contre les siennes. Cela dit, son expression ravie suffisait à donner une idée de ce qu’elle en pensait. Elle avait l’air sur un petit nuage.

" L’inverse aussi, les deux ! "


Oh ben oui, sur une quinzaine d’enfants, on pouvait avoir pas mal de combinaisons ! Nicolaï recommença à l’embrasser et elle se mit à rougir un peu plus, à mesure qu’elle se décidait à lui rendre ses baisers. Apparemment, il n’avait pas décidé de l’abandonner et cette idée la détendit énormément. Le pire était passé, en un sens, même si elle était encore nerveuse à l’idée de ce qui risquait de suivre. Mais pour le moment, ils restaient à l’écart du lit et il ne faisait que l’embrasser, ce qui n’avait pas beaucoup de rapport avec une nuit de noces selon les critères de Trois-Chemins.


En tous cas, Aureane était loin de se plaindre et, passé un petit temps d’adaptation, elle osa même passer les bras autour du cou du chevalier pour l’enlacer. Chacun de ses baisers lui faisaient battre le cœur un peu plus vite et elle était bien contente de pouvoir enfin l’embrasser sans craindre les foudres de Clémence ou de qui que ce soit. Finalement, elle se fit la remarque que quoi qu’il se passe ensuite, cela aurait au moins valu la peine pour cet instant là. Elle ne savait pas trop si Nicolaï avait décidé ou non de mener à bien la nuit de noces, mais elle voulait bien passer le reste de son temps à lui rendre ses baisers qui lui faisaient oublier tout le reste ! Elle ne protesta pas lorsqu’il l’attira encore plus près de lui, ne pensant plus du tout à la nuit de noces, trop occupée à goûter à ses lèvres de plus en plus longuement.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Jeu 5 Mai 2011 - 19:22

Nicolaï serait Aureane dans ses bras alors que leurs baisers se prolongeaient de plus en plus. Petit à petit, les barrières tombait. Il sentait ses joues s'enflammer alors que tout son corps était prit comme d'une étrange frénésie. C'était sans doute un rêve. Il était bel et bien forcé de l'avouer. Il avait souvent rêvé ce moment. Des rêves dont il ne pouvait que rougir lorsque le matin venait et qu'il finissait par se réveiller. Oui. Il en rougissait mais pourtant, il n'aimait rien de plus que la retrouver dans ses rêves?

Maintenant, Aureane était bel et bien là, dans ses bras. Contre lui, l'embrassant avec une passion qui ne faisait que grandir...

Doucement, délicatement, Nicolaï renversa la jeune femme, l'allongeant sur l'épais tapis qui les avaient accueillit jusqu'alors? Il ne pouvait plus ignorer le désir qui coulait en lui. Ni cette bosse dans son pantalon. Eh oui, Nicolaï est un homme, il n'est pas castré et attiré par Aureane. Ça vous épate hein.

Il ne savait trop pourquoi, mais des paroles qu'il avait entendu prononcé par des soldats d'Arcani lui revenaient en mémoire à ce moment là: ''les caresses gamin, n'oublie surtout pas les caresses.'' ''les petits baisers dans le cou, ça les fait toutes fondre et il ne reste plus grand chose avant qu'elles ne s'ouvrent comme des fleures.''

Sans être vraiment certains de savoir se qu'il faisait, les lèvres de Nicolaï descendirent doucement pour embrasser le cou d'Aureane.

Tout doucement, une de ses mains caressait son flan pendant que l'autre tirait tout en douceur sur le légère ficelle qui maintenait un petit peu fermé le buste de la chemise de nuit.
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Ven 6 Mai 2011 - 17:38

Aureane n’avait strictement rien contre le fait de se laisser embrasser, plus rien non plus contre l’idée de rendre chacune de ces délicieuses attentions qui la faisaient parfois frissonner de plaisir. Tout ceci était tout simplement merveilleux ! Mais quand Nicolaï entreprit de l’allonger doucement sur le tapis, elle commença à se poser quelques questions, légèrement inquiète. Elle cessa d’ailleurs un instant de lui rendre ses baisers en se demandant un petit peu ce qui se passait et il put sentir ses mains qui se crispaient dans son dos. Qu’est-ce qui lui prenait au juste ? Puis… passé un petit moment d’incertitude, elle fut à nouveau distraite par les lèvres du jeune homme qui continuaient leur travail enivrant. Ne pouvant résister plus longtemps, elle ferma les yeux et se serra contre lui, recommençant à l’embrasser également. Elle ne voulait surtout pas qu’il s’arrête et ne réfléchissait plus à ce qui se faisait ou non, une grande première.

Elle commençait à être envahie par une agréable chaleur, son cœur tambourinait dans sa poitrine, mais elle rouvrit des yeux quelque peu étonnés lorsque Nicolaï entreprit de l’embrasser dans le cou, la coupant dans son élan. Voilà qui était… hum… étrange. Elle fixa le plafond, perplexe, ne bougeant plus en se laissant faire. Les lèvres du jeune homme se promenaient doucement dans son cou, lui tirant finalement un petit rire. La demoiselle était chatouilleuse et commençait à apprécier l’expérience qu’elle ne trouvait pas désagréable du tout. Elle ne savait pas trop ce qu’elle devait faire, mais elle appréciait beaucoup et n’avait pas du tout envie qu’il s’arrête, elle referma les yeux et se laissa faire, à nouveau détendue.


Ce qui la détendit beaucoup moins, en revanche, ce fut se sentir qu’une main de Nicolaï commençait à la caresser doucement. Si elle se concentrait sur ses baisers, tout allait bien, mais au-delà, elle avait tendance à se crisper, mal à l’aise. Oh, ce n’était pas vraiment désagréable, elle ne savait d’ailleurs pas trop si elle voulait qu’il continue ou non, mais c’était inhabituel et un peu déroutant. Elle frémissait parfois, sans savoir vraiment pourquoi, mais se tendait la seconde suivante. Nicolaï ne devait pas avoir beaucoup de mal à s’en apercevoir, on aurait dit qu’elle oscillait entre plaisir et nervosité. Elle n’osait plus vraiment bouger et fixait à nouveau le plafond d’un air un peu indécis, comme si elle était en train de se demander ce qui se passait. Est-ce que c’était agréable ou bien effrayant ? Hum… un peu des deux, à voir la tête qu’elle faisait en laissant Nicolaï poursuivre sans oser dire un mot.


C’est alors que le jeune homme décida de s’attaquer à la chemise de nuit, ce qui cette fois reçut une réaction immédiate. Aureane se figea, complètement pétrifiée. Elle savait bien qu’il allait la débarrasser de ses vêtements à un moment ou un autre, mais juste quand elle commençait à s’habituer un peu à être si près de lui… c’était beaucoup trop prématuré à son goût. Sentir ses mains à travers le tissu n’était pas désagréable, elle devait bien le reconnaitre, elle avait même un peu frémi de le sentir si proche, mais de là à se dévêtir… elle ne serait plus du tout en terrain connu et c’était plus angoissant qu’autre chose. Elle ferma les yeux de toutes ses forces en espérant qu’il ne s’aperçoive pas de sa nervosité – il était hors de question de protester – et ne bougea plus du tout en attendant la suite.
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Ven 6 Mai 2011 - 20:00

Ne pas avoir remarqué qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas... moui. Aureane pouvait toujours l'espérer. Seulement, elle était aussi mauvaise manipulatrice et actrice que menteuse. Une véritable catastrophe. C'était difficile de ne s'apercevoir de rien lorsque la jeune femme que vous étiez en train d'embrasser et de caresser se figeait soudain comme un bout de bois mort. Autant dire que c'est le genre de très léger, mais alors vraiment léger hein, d'une subtilité à toute épreuve, qui vous mettaient la puce à l'oreille.

Nicolaï se figea à son tour. Le jeune homme s'éloigna doucement d'Aureane. Pas beaucoup. Il se redressa juste sur ses mains pour plonger ses yeux dans ceux de la jeune femme. Elle le regardait et il vit qu'elle était anxieuse. Terriblement anxieuse. Elle avait peur également.

Le jeune homme ferma les yeux. Il avait encore l'impression qu'il s'apprêtait à la forcer et se n'était pas son attitude qui allait dire le contraire. Elle avait beau dire qu'elle se sentait prête et qu'elle l'aimait, ses actes, s'ils ne la détrompaient pas sur le dernier point, le faisait sur le premier. Quoi qu'elle dise et quelque soit la bonne volonté qu'elle pouvait y mettre, Aureane ne se sentait pas prête. Elle était totalement terrorisée par se qui était en train de se passer.

Qu'elle ne s'avise pas de dire le contraire de toute façon. Son corps était bien assez parlant pour elle.

Doucement, Nicolaï refis le lacet de la robe, laissant doucement glisser la corde avant de faire un petit nœud. Un joli petit flos sur lequel il déposa doucement un baiser. Il resta un moment la tête basse. Sans bouger. Il espérait honnêtement qu'Aureane ferait de même.

Quelques longues minutes s'écoulèrent ainsi avant qu'il ne redresse la tête.


« Pardonne moi, je vais sans doute un petit peu trop vite. »

Il lui adressa un sourire qui se foulait rassurant mais cachait assez mal une certaine frustration. Doucement, le jeune homme se pencha sur elle pour l'embrasser. Elle avait de toute évidence aimé qu'il le fasse puisqu'elle lui avait longuement rendu ses baisers. Avec cela au moins, il pouvait dire qu'il ne faisait pas d'erreur. L'embrasser, la serrer dans ses bras... cela elle l'appréciait. Il en était au moins certain.

Il se recula soudain. Un peu brusquement peut-être. Mais s'il continuait à rester contre elle, il allait à nouveau vouloir... et elle allait se figer une fois de plus. Non. Elle avait besoin d'un peu plus de temps.

Il s'en rappelleraient de cette nuit de noce.

Prenant doucement la main d'Aureane, il l'aida à se relever avant de l'envelopper dans un châle.


« J'y pense, je... euh... je... »

Il parut hésiter, comme s'il cherchait se qu'il allait bien pouvoir lui dire. Ses doigts fébriles sur le châles alors qu'il faisait tout se qu'il pouvait pour contenir cette envie presque animale qu'il avait envie de sauter sur Aureane.

« Je ne t'ai pas offert ton cadeau de noce. Ça te plairait de le voir? »

Le sourire qu'il lui accorda était légèrement tremblant, mais se voulait plein de bonne volonté. Petit à petit, le jeune homme réussissant à se calmer, l'illusion marcha à nouveau à merveille.
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Aureane KalonErc'h
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MessageSujet: Re: On n'avait pas un truc à faire ? (pv Nicolaï) [terminé]   Sam 7 Mai 2011 - 10:10

Aureane rouvrit les yeux lorsque le jeune homme s'éloigna. Que se passait-il ? Pourquoi s'immobilisait-il tout à coup ? Elle avait fait quelque chose de travers ? Oh... il avait dû voir qu'elle était légèrement nerveuse. Bon, d'accord, vraiment anxieuse. Elle le regarda refaire le lacet de sa robe en silence, se demandant pourquoi il faisait marche arrière. Le baiser lu tira tout de même un petit frisson, mais Nicolaï semblait décidé à ne plus bouger. Perplexe, Aureane attendit la suite, à nouveau plus calme. Elle aurait bien eu envie de l'embrasser à nouveau mais la tête qu'il faisait l'en dissuada. Qu'est-ce qui clochait ? Sûrement son comportement à elle, mais elle ne savait que faire pour y remédier. Timidement, elle l'enlaça à nouveau pour essayer de se rattraper un peu.

" Pardonne moi, je vais sans doute un petit peu trop vite. "

Aureane se mordit la lèvre, indécise. Oui, non, peut-être... elle ne savait pas trop en réalité. Il l'avait effrayée, oui, mais de là à ce qu'il s'arrête comme ça, comme s'il venait de commettre une faute impardonnable... il ne fallait rien exagérer.


" Ça va," murmura-t-elle, relativement convaincue.

Bien-sûr qu'il lui avait fait peur, mais c'était uniquement lorsqu'elle avait compris qu'il entreprenait de la déshabiller. Pour cela, oui, il allait trop vite. Mais autrement, elle ne se sentait pas vraiment brusquée, elle était même plutôt agréablement surprise. Alors qu'il lui demande pardon lui paraissait disproportionné. Aussi, elle fut soulagée lorsqu'il se pencha à nouveau sur elle pour l'embrasser. Elle paraissait à nouveau aux anges lorsqu'il se recula brusquement et reprit ses distances, la laissant hébétée. Que se passait-il encore ?


Docile, elle suivit le mouvement lorsqu'il l'aida à se relever, et s'assit sur le tapis en se demandant encore une fois ce qui lui passait par la tête. Doucement, elle posa ses mains sur les siennes alors qu'il tenait le châle et essaya de comprendre où il voulait en venir. Elle se sentait complètement perdue et il avait une drôle d'expression. Son cadeau de noces ? Maintenant ? Elle n'avait pas pensé qu'elle serait aussi déçue et ne put le cacher, baissant la tête. Ce n'était pas à son cadeau qu'elle pensait, en cet instant, c'était à lui. Bien-sûr qu'elle avait réagi trop nerveusement, mais cela ne voulait pas dire qu'elle avait eu envie qu'il arrête tout comme cela ! C'était... c'était frustrant.

Mais évidemment, elle n'allait pas lui dire cela à voix haute et elle haussa légèrement les épaules, lui laissant comme toujours le choix. Si c'était ce qu'il voulait eh bien... elle voulait bien aussi alors. Avec toutes ces émotions, elle avait oublié cette histoire de cadeau de noces. Elle-même avait beaucoup réfléchi au sien, optant pour une solution trois-cheminoise qui avait à son sens le plus de valeur. Qu'est-ce que Nicolaï avait décidé de lui offrir ? Oh, au fond, cela n'avait pas grande importance, elle ne l'avait pas épousé pour l'argent, heureusement. Pleine de bonne volonté, elle mit de côté ses sentiments mêlant soulagement - elle était bien enveloppée dans son châle - et déception - je veux des bisous ! répétait une petite voix dans sa tête - pour sourire en hochant la tête :

" Cela me plairait, oui. "

Elle faisait tout ce qu'elle pouvait pour s'adapter, même si c'était la nuit de noces la plus étrange qui soit. Certes, elle n'avait pas beaucoup de référence, mais même en cherchant bien elle ne voyait aucun rapport entre ce qu'elle vivait et ce que Clémence avait pu lui dire. Tant mieux, elle n'allait pas s'en plaindre, même si forcément elle était un peu déstabilisée par tout ça. Mais il valait mieux se sentir un peu nerveuse qu'être réellement morte de peur comme elle l'aurait été si tout s'était déroulé à la mode de son village. Il fallait qu'elle se fasse à l'idée que Nicolaï ne ferait jamais rien comme tout le monde et étant donné qu'au fond c'était ce qui l'avait séduite, elle n'allait pas s'en plaindre. A nouveau souriante, elle osa même proposer :

" Voulez-vous voir le votre ? "
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