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 [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande

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MessageSujet: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Ven 14 Sep 2012 - 17:08

Dernier jour de Veriminos, an 6 du 11ème cycle
A une heure de Léliande, Langehack

Debout, au sommet d’une butte surplombant la cité, Sire Lélio di Vestini s’appuyait lourdement sur sa canne. Le dos bien droit, rigide et inflexible comme à son habitude, l’homme d’âge mûr était néanmoins la proie d’une vive émotion. Vingt-cinq ans. Vingt-cinq longues années que ses voyages évitaient soigneusement la ville de son enfance. Il soupira longuement et jeta un regard en arrière vers le carrosse, son cocher, un garde du corps et son jeune serviteur, Walter. D’un geste, il leur fit comprendre de patienter encore et se replongea dans la contemplation des lieux. Bien que la distance ne lui permette pas de tout distinguer clairement, il ne pouvait s’empêcher de calculer rapidement si une baliste pourrait atteindre les murs de la cité à cette distance, avec le bon vent. Avec un petit grognement exaspéré, il repoussa les considérations techniques pour tenter de voir la ville comme il la regardait jadis.

De loin, Léliande n’avait pas changée. Toujours, elle s’offrait toute entière à la mer. Si les autres rivages de Langehack souffraient des calanques qui les griffaient, ceux du sud offraient de larges criques de sables. Ici l’Olienne s’enfonçait légèrement à l’intérieur des terres ou plutôt, comme le disait un ménestrel des lieux, avait été happée par les doigts avides d’un amant désireux de la retenir. L’image, assez lourde, avait néanmoins l’avantage de coller parfaitement avec ce qu’on pouvait voir dès qu’on prenait un peu de hauteur : Les grosse avenues partant du port tentaculaire sillonnaient la ville et se rejoignaient à la porte principale comme les veines sur le dos d’une main crispée sur le tissu bleu de la mer. D’ailleurs, ne surnomme-t-on pas Léliande « La Capricieuse » ?

Un bref sourire s’épanouit sur les lèvres fines de l’érudit. Toute cette nostalgie le changeait en poète médiocre. D’une main fébrile, il repoussa ses boucles poivre et sel avant de lisser sa barbe. Et voilà que maintenant il reprenait ses tics de jeune homme ! Bast ! Bientôt il arriverait à voir une image dans les maisons patriciennes flanquées de leurs tourelles rondes érigées fièrement vers le ciel. Sèchement, il se retourna à l’attelage et reprit place dans la nacelle. Il rejeta la canne plus loin avec le mouvement rageur habituel et plissa les yeux en mirant le jeune Walter, le défiant de dire quoique ce soit. Très susceptible sur son « infirmité », il valait mieux ne piper mot quand la fatigue l’obligeait à s’aider d’une canne. Une heure après, ils arrivèrent à leur destination : Une auberge sur le port. Lélio renvoya tout le monde pour la soirée en pestant qu’ils devaient « s’amuser » avant le départ car sur place « ils n’auraient plus une minute à eux ». Après une dernière recommandation sur le fait d’être après le repas de midi sur le port, le vieil homme, seul, s’en fut sous les arcades du port, la démarche raide mais sans l’aide de sa canne.

Ainsi, Lélio déambula dans les petites ruelles labyrinthiques de sa chère Léliande. Malgré les ans, il retrouva rapidement le chemin vers quelques lieux : le marché à la criée sous les arcades du port, les pontons vers les différents navires, celui détruit et jamais reconstruit un peu à l’écart suite à une tempête lorsqu’il était enfant, la titanesque capitainerie, le palais de Raoht de Lancrais. Faisant halte à quelques pas des gardes protégeant la demeure, il frotta sa cuisse en grommelant. En reprenant sa marche, il se surprit à s’attarder sur les détails, les encadrements de portes et fenêtres de couleurs toujours vives pour repousser les mauvais esprits, les ponts parfois jetés entre deux demeures aux toits plats ou les greniers à grain. Enfin, sa destination s’offrait à lui : le temple d’Arcam et « la fontaine aux souhaits ».

*****
1er jour de Karfias, an 7 du 11ème Cycle
Port de Léliande, Langehack

Après le repas de midi.
Le cagnard du sud.
La tranquillité du port après les criées matinales des pêcheurs.
Le niveau de la mer le plus bas du jour.

Tout contribuait à une certaine indolence et une envie de sieste. Le lent reflux de la mer sur les plus basses marches du port léchait les chevilles de quelques enfants en grands conciliabules. Le sujet du jour : Qui était le plus fort entre le chef du Trait – une guilde de mercenaire – et le Capitaine des Aigles de Sang ? Oh évidemment, cela n’était qu’une distraction avant que ne vienne le vrai sujet du jour : L’expédition qui partirait à la marée depuis le ponton à coté. De leur place, les gamins avaient une vue en contreplongée sur la caravelle rapide sur laquelle navigueraient les explorateurs vers la mystérieuse Nisétis.

Evidemment, à part Gontran, aucun gosse ne savait vraiment ce que c’était Nisétis. Et encore, le moutard ne savait que ce que les autres marins lui avaient raconté. Car le dénommé Gontran était mousse sur l’ « Etincelle », un fameux trois mât fin comme un oiseau. Plus grand que les autres, il avait au moins 12 ans - autrement dit, un vieux -, son paternel l’avait traîné dans son sillage à la mort de sa mère. Et les explorations, ça le connaissait, l’Gontran : Il avait déjà fait tous les ports de l’Olienne. Bon, les autres le suspectaient un peu de mentir et de n’avoir fait que le trajet depuis Seram jusqu’à Léliande, mais il était plus grand et plus musclé alors ils l’écoutaient. Toujours est-il qu’on passa enfin au Grand Sujet du jour : Les aventuriers et Nisétis. Le Gros Hugo soutenait qu’il n’y aurait que des « gars avec d’tain grosses épées » car il est bien connu que les expéditions « c’est fait pour des mecs virils qui ont dans l’caleçon » tandis le frêle Aroldo lui opposait la nécessité d’avoir des mages parce que « les spectres des ruines, ça t’y bouffe la gueule même en armure alors qu’un mage, ça pourrait lui cramer la margoulette ». Alors que les deux belligérants en venaient aux mains pour se départager, Gontran usa de son autorité avec un cinglant : « N’importe quoi, les spectres y a que les chasseurs d’âmes de Tyra qui peuvent les buter ». Là-dessus, un des marins héla Gontran. Le mousse salua ses « amis » et cavala vers le pont pour accomplir ses tâches sur le navire.

*****
Sur le ponton du rendez-vous, une large file d’aventuriers patientait. Après un discours donnant quelques généralités sur le « type » de missions et la rétribution, l’engagement se déroulait toujours de la même manière :

D’abord, un grand costaud couvert de cicatrices vous examinait sous toutes les coutures avant de vous demander vos mains d’un ton sec. Il en observait les cales d’armes. Si ceux-ci étaient absents, ou si votre gueule lui revenait pas, il jetait un coup d’œil à un vieil homme aux cheveux poivre et sel bouclés, avec une barbe du même genre, un noble ou du moins un nanti, Sire Lélio di Vestini. Généralement, il secouait simplement la tête en signe de refus et vous pouviez repartir la queue entre les jambes : Non, vous n’étiez pas engagé.

Pour les mages et les combattants avérés : Après ce simple examen, Sire di Vestini prend note de votre nom et quelques autres informations et vous signifie que vous pouvez grimper sur l’Etincelle.

Pour nos demoiselles qui ne sont ni mages, ni combattantes, Sire di Vestini vous demandera ce que vous pouvez faire pour être utile. Si votre réponse est satisfaisante, il prendra également note de votre nom et vous fait signe de monter sur le pont de l’Etincelle.

Naturellement, si vous cherchez la bagarre directement, que vous refusez de vous soumettre à l’examen, on vous remerciera gentiment d’abord, avant que quelques marins de l’Etincelle ne vous jettent à la flotte à grands coups de pied dans le fessier, si vous vous montrez trop insistants. Par contre, personne ne fera cas de votre race ou votre métissage, bien que vous soyez les seuls dans ce cas. Tout le reste, l’équipage et les aventuriers sur le ponton, est exclusivement humain. (Bien qu’on puisse se poser des questions sur le grand couturé… )

_________________
Ombre fugace
Maître de ton destin

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Celindel de Delebrimir
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Sam 15 Sep 2012 - 12:48

Le papier souple et scellé livra ses secrets sans broncher. La fine écriture était délicate, délivrant ses flots de mots comme une cascade laissant glisser sur elle des trombes d'eau. La lettre provenait de ce bon Nakor, vieux mage et ami de Celindel, qui l'avait rencontré lors de la réunion des penseurs à Thaar. Penseurs...le terme était bien amusant pour qualifier cette réunion. Elle avait rassemblé de toutes branches du monde, et de toutes sociétés confondues. Du conciliant au pragmatique, en passant par le mégalomane et l'inconsciente, tous les concepts moraux semblaient s'être réunis dans une vaste salle, autour de bouteilles de vins, de nectars, et de mets somptueux.

Revenons-en à la lettre. Les quelques mots suffirent à aiguiser la curiosité de Celindel et...comment ? Avait-il bien lu ? Delebrimir referma la lettre, inspirant un grand coup et la rouvrit d'un coup sec en déchirant sans le vouloir, la partie supérieure. Il relut le passage...Non, il n'avait pas mal vu. Dragons.L'érudit se mit à trépigner d'impatience. Nisétis et sa civilisation, réputée pour jadis vénérer ces créatures de légendes...le Philosophe ne réfléchit ni une ni deux, et remonta sur la selle de sa monture, avant de donner une pièce au messager. La monture, foulant la frontière de Sainte Berthilde et d'Erac, rompit les airs, s'élançant de toute sa vitesse vers le sud est. Il se décida cependant, à faire une halte en Hautval, visite durant laquelle il rendit visite à son amie la baronne, Blanche. Il n'y demeura que fort peu de temps, car il devait rapidement se rendre au lieu de rendez vous convenu par Nakor. Ce fut donc une simple visite, mais avant qu'il ne disparaisse, Blanche lui avait demandé la raison de son empressement.

Franc parleur, et se doutant que cela n'était nullement un secret pour quelqu'un d'aussi influent, Delebrimir lui révéla alors sa destination et ses intentions. La baronne fut intéressée par les dires de l'Elfe, tant qu'elle lui demanda, si l'envie lui prenait, de faire des rapports sur ce qui se trouvait, et l'évolution de l'expédition. Delebrimir accepta de le faire, en prenant bien sûr compte que rien ne prouvait qu'il pourrait le faire. Les deux jours suivants ne se résumèrent qu'aux sabots du Meharas brisant la terre sous un galop rapide et robuste. Les premières tours de la ville Langecine se dessinèrent au delà des plaines, ce qui poussa Celindel à faire redoubler d'effort sa monture, qui, parvenue aux écuries de la ville, se précipita vers un abreuvoir. Le mage n'eut le temps que de retirer son sac qu'il traîna à la force de ses bras pendant un temps avant de réajuster sa poigne.

Puis s'en suivit une série de pertes. Les rues de la ville étaient souvent étroites, s'entremêlaient, se terminant par un mur ou débouchant sur une autre. Le mendiant quémandant l'aumône aurait pu rire, en s’apercevant que Celindel repassait devant lui, dans un sens ou dans l'autre, pour la dixième fois. Puis il se serait tu, quand Delebrimir se pencha pour lui demander où se trouvait une taverne nommée le Fleuron. Il lui indiqua la direction, recevant trois pièces pour avoir levé son bras. Il marmonna un remerciement, tandis que déjà l'écrivain s'élançait vers la taverne indiquée par le mendiant.

La taverne était bien chaleureuse, fréquentable, propre et saine. Elle n'était point sale, et n'accueillait pas tel ou tel recels ou trafics houleux. Cependant, il n'y avait pas vraiment de femmes, à la grande déception de Delebrimir, qui cependant vit son visage s'illuminer d'un rayon nouveau en apercevant Nakor qui leva son vieux bras fripé pour l'interpeller. Commandant au passage deux hydromels, l'Elfe courut s'asseoir à la banquette face à son ami :

- Je suis venu aussi vite que j'ai pu. Dis moi tout, que sais-tu sur cette expédition ?
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Nakor
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Sam 15 Sep 2012 - 15:25

Nakor avait fait la rencontre du jeune maître Walter Lamel en entrant dans Langehack et il avait ensuite passé son chemin. Il avait encore arpenté la ville intérieure et décida qu'il était temps de se rendre à la taverne. S'il avait fait très vite, Celindel arriverait au plus tôt dans quelques heures, au plus tard le lendemain. La fin de journée s'écoula et ce fripon de Celindel n'était point en vu. Il avait dû s'arrêter quelque part ... une femme avait dû le tenter et il n'avait pas résisté à ses charmes! Nakor hocha de la tête en soufflant, se disant que décidément, il y avait des choses qu'un homme âgé ne pouvait plus faire et que peut-être n'etait-ce pas tant une perte que ça que de ne plus avoir à succomber à la folie des sens. Trêve de bavardage, Nakor décida de descendre quelques verres de vins et alla se promener sur le port. Il termina d'entendre tout ce qu'il y avait à savoir sur les rumeurs et médita magiquement toute la nuit. Puis au petit matin il retourna à la taverne, prit un seul verre et le sirota très lentement. Trop au goût du tavernier, mais peu importe. Et voilà qu'après des heures interminables, Nakor entendit une énième fois la porte s'ouvrir mais cette fois il eut un sourire qui alla d'une oreille à l'autre : Celindel de Delebrimir! Enfin! Nakor leva sa main gauche et la secoua pour lui faire signe, gaiement. L'elfe passa une commande et s'empressa de venir retrouver son compagnon. A peine avait-il prit place qu'il lui posa la question! Celle que Nakor avait voulu entendre, celle qui traduisait tout l'intérêt que le vieux magicien avait éveillé en l'elfe. Nakor se mit à rire gentiment quelques secondes et leva une main droite apaisante

"Du calme Celindel, tu as dû faire une longue route, prend le temps de te détendre enfin."

Nakor était infâme avec son ami, qu'il tutoyait enfin et depuis peu. Il laissait encore du suspense. Le magicien se mit à rire et quand les deux verres arrivèrent et qu'il vit que son pauvre ami n'y tenait plus, il prit la parole avant que Celindel ne la reprenne

"C'est bon ça va, ça va, je vais te dire ce que je sais. Sur le chemin depuis Thaar jusqu'en Ydril, j'ai ouvert grand mes oreilles, les dragons sont dans les bouches de beaucoup de monde ... un nouvel engouement j'ai l'impression. A tel point que j'ai appris ceci : un notable du coin, un érudit je crois, regroupe une troupe d'aventurier afin de partir découvrir et visiter Nisetis. Ils espèrent tous trouver là bas quelque chose en rapport avec les dragons et le savoir des anciens habitants de ces ruines. Et devine quoi? Ils embauchent à Leliande, ce n'est pas loin d'ici. Je suis sur qu'un magicien elfe et un vieux fou comme moi, qui a vécu à Nisetis et qui y vit encore intéresseront l'homme en question."

Nakor s'approcha quelque peu, saisi un des deux verres et le leva pour trinquer en disant

"Je crois que nous tenons là une nouvelle aventure qu'en dis-tu?"

Bien sur que Celindel accepterait, ils trinquèrent tous les deux, cul sec. Le philosophe allait en commander d'autres, trouvant sans doute l'hydromel de la taverne à son petit goût quand Nakor attrapa son bras avec vivacité et lui dit tout bas sur le ton de la taquinerie amicale

"Tu as assez bu, ivrogne que tu es. Si nous partons maintenant, nous serons à Léliande à temps pour voir l'homme en question et chercher à nous faire embaucher. Aller!"

Puis le tirant de la chaise, Nakor entraîna Celindel de force, qui voulait encore boire. Ils partirent en riant joyeusement de la taverne et prirent la direction de Léliande. Lorsqu'ils y arrivèrent enfin, après s'être raconté un tout petit peu de leur voyage, ils arrivèrent devant une petite file de personne, un agglutinement plutôt. Un homme était là, fier gaillard, qui ne donnait pas envie d'aller l'ennuyer. Quand le tour de Nakor arriva, il toisa l'homme, qui avait quelque chose de spécial. Le grand costaud plongea ses yeux dans ceux du magicien et hocha doucement la tête vers le bas. Il fit un petit signe en direction du vieil homme et demanda à voir les mains de Nakor. Celui ci se mit à glousser et en se tournant vers Celindel il ajouta

"Tu vas voir qu'il va me demander en épousailles!"

Puis faisant face au grand costaud, il montra ses mains et ajouta

"Je suis désolé mais ... vous n'êtes pas mon genre Monsieur!"

Puis éclatant de rire, il se fit passer ses mains en revu, allait savoir pourquoi et il lui donna l'autorisation d'aller jusqu'au vieil humain là. Nakor se mit à réfléchir et se mit à sourire, il glissa alors à l'embaucheur

"Et bien Monsieur, un si grand guerrier, magicien avec ça ... vous êtes bien entouré!"

Evidemment que le grand costaud devait être un peu magicien sur les bords, il devait être capable de sentir la magie présente ou non en quelqu'un sans pour autant avoir des ressources magiques palpables par les mages. Intéressant, cette expédition promettait. La voix de l'homme s'éleva et il demanda le nom du vieil homme, sans aucun égard pour ses propos ou la petite blague qu'il avait faite en montrant ses mains. Un sacré taciturne dites moi! Le sorcier dit alors

"Je m'appelle Nakor."

Puis il monta sur le bateau, Celindel sur ses talons, qui avait osé demander au grand costaud, lors de son test

"Peut-être préférez vous les elfes?"

Deux crétins, rien de plus. Il donna par contre son nom avec plus de fierté

"Je suis Celindel de Delebrimir, philosophe, érudit et m ... "

Celindel fut alors coupé, le vieillard humain jetant un misérable "suivant" à la face de Celindel. Nakor le regarda monter sur le pont du navire et lui glissant

"Et bien ... il va falloir faire de grands efforts pour dérider ce jeune monsieur, si tu veux mon avis!"

Puis le vieux sorcier se déplaça un peu et alla se caler contre la rambarde du navire, sur le flan opposé du ponton, pour avoir une meilleure vue de ceux qui allaient entrer en scène dans le beau navire.
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Walter Lamel
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Dim 16 Sep 2012 - 17:24

La nouvelle lui était tombé dessus d'un coup. Bien sûr, il se doutait déjà qu'un voyage l'attendait. Mais quand son maître lui annonça où ils allaient et surtout qu'ils allaient prendre place sur un bateau, Walter eut un certain choc. Il n'avait jamais vu la mer, seul son père lui en avait esquissé une rapide description. Quoi qu'il en soit, ce voyage annonçait des découvertes ! Beaucoup de découvertes pour le jeune homme qui ne connaissait rien... D'ailleurs ! Nisétis... Nisétis... c'était un lieu lointain, oui. Mais qu'est-ce que c'était ? Il lui fallait en apprendre un peu plus sur Nisétis avant de partir. Il lui restait peu de temps...

Quelques jours avant, il avait rencontré par hasard un certain Nakor, un vieux mage plein de sagesses et de joie. Une rencontre plaisante... Il lui avait parlé d'un livre dont il était l'auteur. Et justement, c'est celui-ci qu'il choisit pour se renseigner sur Nisétis. Et plus que l'apparence et l'histoire de ce lieu, il en apprendrait aussi sur la magie.

Et c'est ainsi qu'il se retrouva a serrer dans ses bras ce vieil ouvrage. Ce serait sa lecture de voyage. Et puis, si jamais la chance se présentait, il pourrait discuter avec ce Nakor ! Ce dernier en serait ravi. Mais Walter avait peu d'espoir de retrouver un tel nomade. Les pas du magicien devaient le porter à droite et gauche du globe. Peu importe ! Son souvenir suffirait pour l'instant, et peut-être qu'un jour, il le retrouvait. Mais pour l'instant, il devait s'occuper de son maître, Sir Lélio Di Vestini, et de son futur voyage.

Son maître était resté assez peu bavard sur les raisons de cette expédition. Bien que le jeune aurait voulu en savoir plus, rongé par la curiosité, il se contentait de se taire, aussi sage et effacé que le plus brave des valets.

*******

Le maître avait fait stoppé le carrosse non loin de Léliande, sans doute pour étirer les muscles de toute l'équipé, mais il sembla à Walter qu'une sorte de mélancolie dirigea son geste. Celui-ci se tint un certain temps sur la butte, observant plus bas, la cité portuaire. Mais Walter porta son regard plus loin... La mer ! Et quelle beauté ! Quelle grandeur ! Il serait sans doute le moment de déclarer toute la puissance et la grâce des vagues, mais le jeune étudiant n'était pas poète, ou bien, un pitoyable poète. Il sourit en s'imaginant un instant chantant dans la rue, luth au bras et criant les beautés du grand bleu tel un ménestrel de bas rang....

- Les collants me rendraient ridicule, souffla t-il entre ses dents comme pour conclure ses pensées.

Oups ! L'avait-on entendu ?

- Hein ?
- Non rien, je.. pensais.

Le garde du corps de Sire Di Vestini oui, semblait-il. Mais peu importe. C'était le maître qui ne devait pas l'entendre, au risque de passer pour un idiot... Mais par chance, les pensées de ce dernier étaient toutes à Léliande et peut-être, à quelques souvenirs. Walter aurait voulu entrer un instant dans sa tête, voir un peu ce que son mystérieux maître pouvait bien manigancer... Le mage Nakor, lui, aurait sans doute pu le faire.

Ah ! Le maître venait de se retourner vivement et cela déclarait le départ. Et entrant dans le carrosse, il rejeta sa canne. Pourquoi n'en voulait-il pas ? Encore une fois, il aurait fallu être dans sa tête. Mais le regard pénétrant du maître lui fit stopper un instant ses réflexion. Il n'aimait pas que l'on fit une quelconque remarque sur son infirmité. Et bien que Walter n'en fit jamais une seule, Sire Di Vestini semblait préférer ne pas le faire oublier. Mais le jeune étudiant se promit de se pencher sur la question. Après tout, il trouvait que marcher avec une canne était d'un charisme incroyable.

*******

Le départ s'annonçait. Il était amusant d'attendre là, calmement derrière le maître, en observant tous ces nouveaux visages qui voyageraient avec eux. Des matelots, des mercenaires, des mages, quelques érudits... Un panel amusant de gens et... Oh ! Monsieur Nakor !
Son allure de vieillard souriant, sa longue barbe blanche, son haut chapeau, son bâton de mage si stéréotypé et cette couleur violette ! Cela ne pouvait être que l'homme rencontré quelques temps plus tôt. Alors ainsi la rencontre se faisait à nouveau. Ce voyage serait vraiment des plus... Oh ! Un elfe ! Voilà que la journée était pleine de surprise ! Lui aussi portait une robe et un bâton. Sans doute un mage. Et à la façon de Nakor, sa robe était ... visible. D'un rouge élégant et riche. Finalement, les elfes étaient assez ressemblant aux hommes. Bien sûr, ils étaient plus élégants et plus fins, semblant être plus sages aussi, mais il y avait deux bras, deux jambes, un nez, une bouche et toute la panoplie du parfait humanoïde. Ses longs cheveux blonds étaient soigneusement coiffés et attestaient comme la chemise noire sous sa robe, d'une certaine richesse. Cet elfe et Nakor voyageaient ensemble. Ils riaient ensemble à on-ne-sait quelle blague. Peut-être trop érudite, ou trop vaseuses pour que l'homme à qui ils s'adressaient n'en rit.

"Et bien Monsieur, un si grand guerrier, magicien avec ça ... vous êtes bien entouré!"

Sire Di Vestini, dans son habituel neutralitée lui demanda simplement son nom sans même lancer une quelconque discussion. Le vieux mage en serait sans doute déçu. Le peu que Walter connaissait de Nakor suffisait à deviner qu'il était du genre à vouloir discuter avec tout le monde, sur tout et n'importe quoi. Le silence et la froideur de Sire Di Vestini le vexerait-il ?

"Je m'appelle Nakor."

Il n'avait sans doute pas remarqué Walter. Et c'était bien dommage car il aurait été ravi de lui faire un petit signe de tête amical. Mais l'elfe suivit et donna son nom, un sourire encore amusé sur ses fines lèvres.

"Je suis Celindel de Delebrimir, philo ... "

Celindel de Delebrimir.. Mais.. Ne serait-ce pas l'auteur de "Une Utopie Humaine" ? L'ami de Monsieur Nakor donc. Voilà un voyage qui allait s'avérer des plus amusants. Le jeune homme n'avait lu que quelques livres mais déjà, il avait la chance de pouvoir rencontrer un auteur ! Deux ! En comptant le mage Nakor. Le coeur de Walter sautait d'impatience tandis que les deux amis s'avançaient sur le bateau et s’installaient auprès de la rambarde, observant les prochains voyageurs. A ce moment, le jeune étudiant en profita pour lui faire un signe de tête courtois, un léger sourire au coin des lèvres.

Revigoré par cette rencontre, il reposa ses yeux sur les autres voyageurs, curieux de voir quelles surprises l'attendaient, restant silencieux derrière son maître.


Dernière édition par Walter Lamel le Dim 16 Sep 2012 - 22:17, édité 2 fois
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L'Hirondelle
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Dim 16 Sep 2012 - 17:36

    « Finalement, l'Hirondelle n'avait pas fait son nid à Ydril. Ce n'était pas faute d'avoir laissé sa chance à la cité, mais elle n'avait pas retrouvé cette étincelle qui l'avait charmée un siècle auparavant. Cela tenait peut-être aussi fait qu'elle avait passé plusieurs années perdue dans l'Anaëh et qu'elle n'avait repris les routes que depuis quelques semaines, mois tout au plus. Avec ses ailes qui la démangeaient, il faudrait longtemps avant que l'elfe se décidât à rester durablement quelque part.
    Très vite lassée de l'ambiance ydriliote, elle avait donc décidé de remonter un peu plus au nord. La troupe ne l'avait pas suivie — comme l'Hirondelle n'avait pas cachée qu'elle voyageait avec eux, ils avaient gagné en renom après sa petite prestation chez l'archonte — et ça n'avait pas été pour la déranger. L'Hirondelle aimait voyager seule, de temps en temps. Mais cette fois-ci, elle avait fait une exception et avait convaincu Etheldred de l'accompagner. Les deux femmes avaient échangé de longues heures durant, par signes, longues heures durant lesquelles l'elfe avait tenté de convaincre sa congénère qui, contrairement à elle, s'attachait assez aux gens pour regretter de les quitter sans un au revoir. L'Hirondelle l'aurait bien laissée derrière elle, sans le moindre regret, mais elle commençait enfin à se servir d'un fusain et rien que pour ça, Etheldred était une personne précieuse. Plus patiente que son amie, et surtout plus persuasive, la danseuse avait fini par la convaincre et elles étaient toutes deux parties à la faveur de la nuit. La vie n'était qu'un jeu, il fallait savoir soigner ses entrées et ses sorties ; voilà ce que l'Hirondelle pensait.
    Elles avaient voyagé quelques temps sans réel but — ce qui avait semblé perturbé l'humaine, sans doute habituée à s'intéresser à la destination plus qu'au voyage — puis l'elfe avait entendu parler d'une étrange expédition. Elle ne se serait pas attardée si le mot magique n'avait pas été prononcé, mais dès qu'on avait parlé de dragons, elle avait été littéralement intenable. Alors elles avaient fait route vers Langehack, plus particulièrement la ville portuaire de Léliande. Etheldred avait bien tenté de lui expliquer que, non, les dragons, elle n'en avait rien à faire, rien n'avait fait changer l'elfe d'avis. À chaque fois, elle répondait simplement qu'on ne tournait pas le dos à pareilles épopées. Et d'ajouter, parfois, comme faisant un effort, qu'une guérisseuse serait toujours la bienvenue. Et quand on lui demandait ce qu'elle pourrait bien apporter à pareille aventure, elle répondait simplement qu'on ne faisait pas d'histoire sans barde ni de mythe sans chanson.

    Ce fut donc une Etheldred encore sceptique et à convaincre et une Hirondelle intenable qui firent la queue pour pouvoir embarquer. Devant elle, il y avait une mercenaire qui attendait, elle aussi, qu'on lui demandât son nom et son état. Elle sera peut-être avec nous, prévinrent les doigts de l'Hirondelle à l'herboriste avant de sourire, comme pour l'encourager. Ni une ni deux, comme pour sceller leur embarquement avant l'heure, elle sourit à la concernée qui la regardait avec un air étrange. Ce devait être ses signes qui l'avaient surprise. Présente nous, intima-t-elle à Etheldred.
    La pauvre. L'Hirondelle pouvait parfois être plus imprévisible et innocente qu'une enfant. »
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Neïra "Fortune"
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Dim 16 Sep 2012 - 22:09

Les pas de Fortune l'avaient menés au travers de la côte sud. Elle était partie de Soltariel, traversé Scylla pour venir arpenter le duché de Langehack, à la recherche de petits travaux qui lui permettaient de survivre, ou de plus gros qui lui assurerait pour un temps une position confortable. Langehack avait toujours eu bonne réputation pour les mercenaires, une réputation qui l'avait fait rêver par-delà l'Olienne lorsqu'elle entendait les récits de marins au sujet de ce que pouvait se permettre un duelliste reconnus en ces contrées. Mais encore fallait-il être reconnus.

Elle était arrivé à Léliande la veille, au départ simple étape de son voyage. Elle avait passé la soirée dans un taverne, buvant un peu plus que de raisons malgré ses économies qui commençaient à faiblir, lorsqu'elle avait entendus parler de la fameuse expédition. Un duo de marins étonnamment sobre discutait de leur nouveau poste sur un bateau, nommé l’Étincelle, qui devait partir le lendemain pour Nisétis. L'étrangeté d'une telle destination -quiconque avait vécus à Thaar connaissait plus d'une dizaine de légendes sur Nisétis et tout autant sur ses mythiques occupants draconiques de l'ancien temps- intrigua la duelliste qui se joignit à leur conversation.
Ainsi avait-elle pus apprendre que plusieurs mercenaires seraient recrutés au départ du bateau, dès le lendemain, pour faire partie de l'expédition. Une occasion en or pour elle, dont la bourse commençait à s'alléger et qui pouvait la faire remarquer en haut lieu, de ce qu'elle avait compris le voyage était organisé par des gens influents du duché.

Elle se retrouvait donc le lendemain à patienter parmi toute une troupe de mercenaires que les rumeurs avaient attirés comme des mouches. Ceci dit, bien que la majorité de la troupe semblait destinée au combat, on y apercevait également des badauds curieux, quelques fameux ''érudits'' qui participaient au voyage prétendument pour accroître leur expérience et de jeunes gens, aussi bien hommes que femmes, qui semblaient posséder divers talents. Comprendre par là qu'ils avaient l'air moins perdus ou anxieux que les précédents.
C'était ainsi le cas de celles qui se tenaient juste derrière la spadassin, et à qui elle avait jeté quelques coups d’œils à l'occasion. L'une d'elle était humaine et ne se distinguait pas particulièrement du reste de la foule, elle semblait juste un peu plus jeune que ne l'était Neïra. Mais l'autre était, autant que pouvait en juger l'humaine, une elfe. Elle en avait déjà vus quelques uns à Thaar, tout au moins s'était-il présentés ainsi, mais aucun n'avait eu les yeux aussi verts. Des yeux qu'elle trouvait intrigants, dérangeants et envoûtants.

Elle remarqua également que l'elfe faisait des signes bizarres de ses mains, qui la désignèrent plusieurs fois. Elle regarda plus en détail l'elfe, haussant un sourcil en se demandant ce qui se passait et ce qu'on lui voulait. Pour toute réponse elle obtint un sourire amical, qu'elle rendit timidement. Les signes recommencèrent, sans la désigner cette fois. Ils semblaient plus à l'adresse de l'autre jeune femme en réalité. N'y tenant plus Neïra se rapprocha d'un pas des deux femmes.

-Excusez moi, mais vous me voulez quelque chose ?

Il n'y avait aucune agressivité dans ses paroles, ses interrogations prenaient le pas sur ses habitudes. Et elle se montrait plus volontiers accueillantes envers deux jeunes femmes qu'envers les mercenaires et brigands dont elle avait l'habitude de la compagnie. A vrai dire, elle était même un peu impressionnée, plus particulièrement par l'elfe, mais également par la banalité que semblait éprouver l'autre humaine à sa compagnie.
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Etheldred
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Lun 17 Sep 2012 - 19:55

Etheldred était habituée, depuis maintenant quelques années, à voyager sans personne. Elle n'avait plus cherché à lier amitié depuis bien longtemps déjà, mais l'Hirondelle avait une façon de se comporter qui avait fini par la faire céder : l'herboriste avait accepté de faire route avec la danseuse. Pour aller où, les dieux seuls le savaient, mais au fond l'humaine ne s'en souciait guère. Elle n'avait plus d'attache, plus de but depuis assez longtemps pour ne pas réellement s'en soucier. Quitter la troupe en pleine nuit était quelque peu étrange. Etheldred n'y accordait pas de réelle importance, mais elle aurait préféré remercier ceux qui l'avaient accueillie malgré sa réserve.

Plus que sur l'absence de but de leur voyage, la guérisseuse s'interrogeait sur le sens de celui-ci. Pourquoi suivre l'elfe ? Lui apprendre à dessiner, comme promis, oui, mais encore ? De fait, les séances se poursuivaient. Etheldred laissait l'Hirondelle reproduire un objet, un paysage, ou parfois une personne ou un animal, puis elle l'aidait à rendre les traits plus assurés. Ensuite vint le moment où elle la fit se focaliser sur les détails qui permettaient de rendre le travail plus réaliste. Enfin vinrent les séances sur les ombres qui devaient achever de donner un trait plus vivant à l'ensemble. L'herboriste en avait aussi profité pour se remettre elle-même à dessiner, remplissant son carnet de croquis de plantes rencontrées sur leur route.

Entre deux cours de dessin venaient ceux de musique et bientôt Etheldred fut heureuse de ne plus percer les tympans du voisinage en alignant quelques notes un tant soit peu mélodieuses. Loin d'égaler l'Hirondelle, elle pouvait au moins jouer un air simple sans avoir la furieuse envie de se boucher les oreilles.


***

Puis survint la rumeur sur les dragons. Etheldred avait peut-être l'âme d'une voyageuse, mais en aucun cas celle d'une aventurière et lorsque l'elfe annonça que prendre part à une expédition était une bonne idée, ce fut un "non" amusé, mais catégorique qui lui répondit.

L'Hirondelle était têtue et si ni la curiosité, ni l'appât du gain ne firent effet auprès de l'herboriste, au moins l'argument qu'elle pourrait soigner les gens si les choses tournaient mal fit mouche. Et puis, il fallait peut-être surveiller un peu l'elfe trépignante pour lui éviter de se faire croquer toute crue, non ? La guérisseuse ne voyait pas l'intérêt d'aller risquer sa vie de la sorte, mais après réflexion, se balader seule en forêt n'était pas tellement plus malin et c'était pourtant ce qu'elle faisait depuis une éternité. Alors un dragon de plus ou de moins...

Elles firent donc la queue, Etheldred priant intérieurement pour qu'on les refoule tout bonnement à l'embarquement. Il y avait du monde, avec un peu de chance, elles seraient de trop. Mais la danseuse avait déjà décidé de faire connaissance.

Eh hop, c'était donc parti pour les présentations avec une humaine qui devait visiblement être une guerrière prête à s'embarquer également.


" Bonjour, commença Etheldred amicalement, je vous présente celle que l'on surnomme l'Hirondelle et qui vient de me demander par signes de faire les présentations. "

La file avançait lentement, mais sûrement. Faisant quelques pas de plus, la jeune femme continua :

" Je m'appelle Etheldred. Nous venons nous embarquer, comme barde, elle désigna l'elfe, puis elle-même, et comme guérisseuse. "

Elle avait signé les derniers mots afin que l'Hirondelle comprenne le tour que prenait la conversation. Puis elle répéta ces mêmes mots aux deux hommes qui s'occupaient du recrutement. Pour sa part, elle aurait aussi pu évoquer qu'elle maniait l'épée et l'arc, mais d'une part ses armes étaient assez explicites, et d'autre part elle n'avait aucune envie de jouer à la guerrière à moins d'y être vraiment obligée.

Ce fut à ce moment que son regard tomba un peu plus loin sur une barbe blanche et un grand chapeau pointu, la faisant tressaillir. Un vieil homme se tenait accoudé au bastingage. Un vieil homme qu'elle ne connaissait pas mais qui lui faisait un effet étrange. Elle détourna les yeux et les reporta sur les recruteurs, perplexe, en attendant la réponse de l'inconnue.
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Celindel de Delebrimir
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Lun 17 Sep 2012 - 20:28

Accoudé sur la rambarde du vaste navire, le Philosophe contemplait, avoisiné à son ami Nakor, dont le tutoiement spontané l'avait étonné, mais il ne s'en déplaisait pas. Il n'avait plus à s'embarrasser de se tenir derrière un masque de courtoisie. Les deux mages étaient accoudés, dans la même posture désinvolte, occupés à regarder la file de manants passer les tests. Celindel remarqua qu'un petit jeune adressait un sourire à Nakor, qui lui répondit par un geste de la main.

- Les grands costaux ne me vont pas. Tu sembles préférer les petits jeunes.

Celindel se mit à rire malgré l'image qui se dressa dans son esprit. Il essaya de la chasser, en examinant d'un peu plus près ceux qui se dressaient devant l'imposant garde. Il sortit de son sac trois pierres qui lui servaient d'antistress. Il les fit léviter devant lui, alors qu'elles entamaient un cercle triangulaire. Le regard de Celindel se posa sur un petit groupe de trois femmes. Une Elfe, à en juger par la tenue et la morphologie, qui s'adressait à sa compagne via d'élégants signes de mains. C'était amusant, joli comme tout, mignon et déroutant à la fois. Sa compagne était une femme portant une grande cape. Le Millénarium ne put en dire plus, car son visage était caché. La troisième qui vint à leur rencontre était dotée d'une belle chevelure rousse. Assurément une guerrière à en juger par son attirail et sa tenue.

- Une belle brochette d'individus...Mais je ne sens pas d'aura magique. Il semblerait que nous ayons le monopole de la magie ici pour l'instant. Dis moi Nakor, tu te présentes bien ouvertement, et pour un fugitif tu sembles étrangement confiant. Sinon, que sais-tu des dragons ? En existe-t-il encore ? Je te le demande tant que nous sommes encore seuls.


L'Elfe sortit l'un de ses parchemins vierges et un support, et écrit quelques notes, la vision que cela lui évoquait. A vrai dire, cela lui faisait plus penser à un quai d'embarquement pour un navire transportant des immigrés. C'était désolant, mais simultanément - et paradoxalement - cette scène avait son propre charme que Celindel ne manqua pas de noter. Il nota alors qu'il trouvait Nakor bien silencieux. Alors il s'amusa à lui ôter son chapeau pour le placer sur sa propre tête. Alors, en riant, il constata qu'il n'avait jamais vu son ami sans son couvre-chef. Il l'enfonça sur sa tête d'Elfe, et prit la pose devant le pont d'embarquement, se dressant fièrement, poings sur les hanches. Puis il s'amusa à jongler avec ses pierres.

- Reconnais que cela me donne un certain style, Nakor...

En se plaçant de nouveau près du bastingage, il remarqua que la dame encapuchonné fixait le duo, et plus précisément, le vieil homme. Il regarda Nakor d'un œil suspect.

- Tu es épié, Nakor. Lâcha l'Elfe avec une tape sur l'épaule.



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Larme pourpre
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Mar 18 Sep 2012 - 16:25

Aucun doute c’était ici, il y avait foule sur ce ponton près d’un beau bateau nommé « étincelle ». Son sac sur l’épaule, la jeune femme se dirigea vers l’attroupement pour se joindre à la file d’attente. Il y avait vraiment de tout dans celle-ci, du vagabon mal penaillé et la catin du coin au riche bohnomme bien vêtu portant l’épée fine à la ceinture pour faire « style » car on pouvait douter qu’il sache correctement s’en servir.

Depuis l’arrière, on pouvait voir quelques personnes monter à bord les unes après les autres et presque autant repartir déçues non sans avoir pour certains protestés, sans grand succès bien sûr face à la carure de l’individu qui se chargeait de faire le tri. Même un type apparrement bourgeois s’était fait jeter comme un malpropre. Peut-être pensait-il qu’il s’agissait d’une promenade de plaisance pour découvrir le lieu très touristique qu’était Nisetis ? Si c’était le cas il faisait lourdement erreur. Ces individus avec des espèces de robes colorées ? Etait-ce des érudits ou des mages ? Les deux sans doute. Il y avait des femmes aussi, sans parfois de distinction particulière pouvant laisser penser à des aventurières ou autres mercenaires. Si on les laissait monter, alors son plan était parfait, il fallait juste attendre son tour. Quelqu’un derrière l’aborda quelque peu maladroitement (bousculade) sous les rires de probables complices derrière lui :

« Wow, désolé mam’zelle, c’est qu’y a du monde ! Alors dites ? On est là pour le plaisir ou pour le travail ? Les deux à la fois ça se trouve hein ? Je peux réserver mon tour à l’avance peut-être ? On pourrait… »

On pourrait ? C’était sans compter la pointe qui était en train de s’appuyer douloureusement dans son entre-jambe et le furieux regard pourpre qu’il n’avait pas encore aperçu de la jeune femme à laquelle il venait de sous-entendre qu’elle était une catin. A-t-on pire idée de drague ? Le freluquet ravala sa fièrté malsaine après avoir soudainement pali pour se mettre à l’abri de ses camarades, laissant ainsi sa place à d’autres personnes dans la foule. Non mais je vous jure ! Pourquoi les femmes subissaient ce genre de choses ? Quoi que… Ses souvenirs lui rappelaient bien que l’inverse se faisait également, mais ce n’était en rien comparable ! Surtout si on pensait à une certaine personne qui profitait de ses charmes pour vous attirer une cible dans un endroit isolé afin de mieux l’éliminer en silence et sans témoins…

Arriva enfin son tour. Ah ce que c’était frustrant comme situation ! Mais le contrat était clair et il serait respecté à la lettre… L’armoire à glace jeta un œil sur ce qu’il avait devant lui : une jeune femme, plutôt mince, habillée un peu comme une saltimbanque avec ses habits laissant entrevoir des parties nues et lisses sans intérêt toutefois, comme ses manches fines et laches, largement fendues, resserrées à certains endroit ne laissant entrevoir que des parties entre les muscles et ne permettant pas de definir quoi que ce soit à ce propos. Il y avait également cette espèce de jupette cachant la vraie taille du bassin et ce pantalon, fendu aussi, plus ample sur les molets mais ressérés aux chevilles, ainsi que ces chaussons souples. N’oublions pas au dessus de la ceinture portant deux petites dagues, cette taille fine dénudée laissant entrevoir quelques muscles, ainsi que ce bustier cachotier qui semblait somme toute renforcé de cuir. Dommage que la moitié inférieure du visage soit entièrement couverte d’un lourd voile noir aux mailles sérrées le rendant impénétrable, car le reste n’avait pas l’air mal : des longs cils, des cheveux tressés avec des petit rubants, rien d’extravagant mais donnant un certain charme, et puis assurément un sang métissé de part la couleur de ses yeux et ses oreilles légèrement déformées. Si l’homme avait un léger doute à première vue, un regard sur le sac duquel dépassait (exprès) le manche de quelque chose lui retira définitivement le mot « catin » de l’esprit. Et puis, le voile sur le visage était étrange. Pas question qu’elle monte à bord sans lui montrer ce qu’il y avait en dessous. Lorsque sa main s’approcha, la jenne femme détourna la tête visiblement gênée en le repoussant.

« Montre ! »

Alors, lentement, la tête tournée et les yeux baissés, elle souleva un côté du voile puis le laissa retomber.

« ‘aid… »

« Ah… Je vois… »

Fut tout ce que le costaux trouva à dire après avoir vu ce qu’il avait vu : sans parler de la cicatrice partant de la gorge et remontant sur le côté, ce profile était défiguré par une affreuse blessure laissant une bonne partie des dents apparentes sans la protection de la joue qui devait se trouver là. Avait-elle était arrachée par quelque annimal féroce ? Avait-elle été brûlée ou rongé par quelque feu, magie ou acide ? A vrai dire on s’en contrefichait un peu, cela donnait seulement du poids au fait que la jeune femme devant lui en avait connu d’autres et qu’elle n’était pas là juste pour « le plaisir » si on peut dire, mais bien pour « l’aventure ». N’ayant pas l’idée de demander à vori l’autre coté (heureusement sans doute), le type enchaina car il y avait encore beaucoup de monde à voir.

« Tes mains »

(Notez qu’il ne prenait même pas la peine de la vouvoyer, pour divers raisons sans doute dont le fait de sa position de Capitaine ayant l’habitude de tutoyer ses hommes). Après avoir déposé son sac devant elle, laissant entendre quelques cliquetis, la jeune femme présenta élégamment une main puis l’autre à son « juge ». Que dire de ces mains ? Elles étaient douces (merci les lotions), mais musclées, y avait de la poigne la dessous. De la magie ? Aucune idée. En tout cas elle avait l’air d’une aventurière et on ne faisait pas de discrimination sur la laideur. Son corps et ses mains disaient qu’elle ayait du métier, après, si elle se révélait inexpérimentée et mourrait lors de l’expédition, ce n’était pas son problème. Il jeta un regard à son mystérieux amiral qui semblait pensif (dans le sens dans la lune plus que pensif à propos de la jeune femme). Un signe distrait de la main indiqua son accord. Le balourd sévère demanda encore :

« Ton nom ! »

« Aï »

Un type derrière le vieil homme nota cela dans un registre –(avec l’orthographe qu’il voulait)– tandis que la jeune femme au regard pourpre fut invitée à monter à bord, un pied bien devant l’autre pour provoquer un déhanché naturel.

C’était fait ! Première expérience en conditions réelles et c’était un franc succès ! Décidemment, toute cette lecture, ces longues observations puis cette pratique discrète avaient portés leurs fruits !... Il fallait dire que dans ce « métier », sourtout lorqu’on ne sait faire que cela, tout ce qui peut servir et s’apprendre fait le passe-temps de l’assassin qui y consacre sa vie. Ajoutez à cela les conseils avisés de certain(e)s ainé(e)s, les recommandations des tenants de boutique et le matériel de qualité mis à disposition, comment ne pas devenir expert en déguisement ? Ne restait que le jeu d’acteur dans l’histoire mais celui¬-ci, jusque là, semblait convaincant.

Ne restait plus qu’à « attendre » la situation la plus propice…

Spoiler:
 
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L'Hirondelle
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Mar 18 Sep 2012 - 18:31

    « L'Hirondelle avait bien des raisons d'être heureuse ; la plus évidente était aussi sans doute celle que n'avait pas envisagé Etheldred. L'humaine avait dû deviner que sa compagne de voyage était habituée à courir les chemins de la Péninsule. Ce qu'elle ignorait, cependant, c'était que l'elfe n'avait jamais mis les pieds à Nisétis. L'idée de découvrir un lieu totalement inconnue la ravissait au plus haut point, plus encore quand elle se lançait, par la même occasion, sur les traces de ces créatures légendaires qu'étaient les dragons. Elle ne savait pas ce que l'expédition trouverait, ni même ce qu'elle comptait trouver. Mais elle savait qu'elle aurait la chance unique d'admirer les ruines d'une ancienne civilisation, de s'intéresser à son histoire, de s'en nourrir même. Et quand elle reviendrait vers les chemins connus, ce serait des nouvelles danses et des nouvelles mélodies, chargées d'une histoire qu'elle ne pouvait deviner. Oh, l'Hirondelle était pleine d'imagination et, si elle le désirait, elle pourrait sans doute singer ce qu'avait pu être Nisétis. Elle aurait pu composer un air dont on aurait juré qu'il provenait de là bas. Mais ce n'était pas pareil, ce ne serait jamais pareil.
    Les dangers valaient la peine d'être affrontés, les épreuves d'être surmontées. Tout ce qui comptait, c'était de vivre. Vivre sa vie, non pas seulement regarder les jours défiler. Cela faisait trop de soleil qu'elle voyait mourir, happé par le bout du monde. L'ennui n'avait pas sa place dans son univers. Alors l'idée d'être refoulée ne lui était même pas venu à l'esprit et ce fut pleine d'assurance qu'elle se saisit de sa flûte, offrant à l'assistance et au vent quelques notes pour prouver les dires de la guérisseuse.
    Tu pourras aussi jouer pour eux, tracèrent les doigts de l'elfe avec bonne humeur alors qu'elles montaient toutes trois — la mercenaire avait été acceptée sans surprise — à bord du navire. Elle offrit à nouveau son sourire à l'humaine qui venait de les rejoindre plus ou moins malgré elle et, à l'attention d'Etheldred, signa : regarde, toi qui avais peur de t'ennuyer pendant le voyage, tu vas pouvoir m'aider à lui apprendre. Car ainsi était l'Hirondelle, l'idée qu'on refusât de lui parler ne semblait pas l'effleurer. »
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Nakor
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Mer 19 Sep 2012 - 18:40

Celindel et Nakor étaient monté sur le navire, ils avaient passé le fameux test et attendaient donc accoudé au bastingage, que la suite des opérations se fassent. C'est alors qu'il se rendit compte qu'il connaissait le jeune garçon qui était derrière le vieil homme qui embarquait tout cet équipage. Mais oui, c'était lui qu'il avait rencontré la veille et qui avait un livre de Celindel dans les mains. Le vieux magicien salua d'un signe sympathique Walter et lui sourit ouvertement pendant que l'elfe fit une remarque amusante. Nakor gloussa sur place, et, se remettant bien droit sur ses deux jambes, il glissa à Celindel

"Ce jeune homme, hier encore, était en train de lire un de tes livres, sur les humains et leur utopie. Il m'a ensuite promis qu'il lirait mon livre et nos chemins se sont séparés."

Nakor en oublia jusqu'à la présence du Millénarium et fit quelques signes à Walter, qui le regardait encore, en ouvrant la bouche lentement pour être sur de bien se faire comprendre. Il fit d'abord tourner ses deux index l'un autour de l'autre et sans émettre un seul son, fit mouvoir sa bouche pour dire muettement et en espérant que le jeune maître Lamel déchiffrerait sur ses lèvres

"A ... prés!"

Puis, continuant ses signes, il pointa Walter du doigt en disant sur ses lèvres

"Vous!"

Puis de la main il fit une vague, comme s'il voulait ramener l'air devant lui, jusqu'à son visage, en mimant

"Venez"

Puis il pointa sa bouche pour finir tout en mimant

"Parler!"

Puis hochant la tête comme pour demander s'il avait bien compris, le jeune Walter sembla confirmer ... peu importe ce qu'il avait compris. Le vieux magicien sourit encore plus grandement et retourna contre le bastingage. Celindel c'était mit à jouer avec des pierres et il posa une question au vieux fou. Il entendit toute la question, mais ne répondit qu'à une seule partie

"Je ne suis pas un fugitif Celindel, je n'ai commis aucun crime, si ce n'est d'assister à la mort de Trystan de Diantra. Aetius d'Ivrey sait que je le sais. Je sais qu'il le sait. Mais je n'ai proféré en sa personne aucune menace, tout comme lui envers moi. Il m'a juste précisé que je n'étais plus le bienvenu au palais et moi je lui ai dis que comme au fil des siècles, les dictateurs finissaient toujours par tomber. Aucune rançon ne court sur ma tête mon cher confrère si cela peut te rassurer! J'ai juste été congédié de mon poste de conseiller, voilà tout."

Nakor minimisait l'impact de sa dernière rencontre avec celui que l'on nommait désormais le régent. Mais pas tant que ça, Aetius le rat d'Ivrey, n'avait jamais dit que la tête du vieux fol, comme il aimait appeler Nakor, était mise à prix. Et le sorcier arpentait encore la péninsule comme bon lui semblait. Sinon il ne parla pas des dragons et de ce qu'il savait dessus. De toutes les façons Celindel prit sa plume et se mit à écrire quelques notes. Nakor se tut donc et allait regarder de plus prés qui était en train de monter à bord quand ... Celindel lui prit son chapeau. Le visage de Nakor n'afficha aucune émotion, aucune stupeur, aucune sensation, rien, aucun changement. Comme si tout était normal. Mais au fond de lui ... en réalité ... une tornade nébuleuse, une tempête stellaire, un chaos de destruction de haine et de férocité venait d'exploser. Sa fureur aurait fait trembler les fondements même de la terre. Il s'imaginait déjà, un couteau à la main en train d'égorger Celindel, puis jetant le couteau, il finissait le travail avec ses dents, avant de déchirer de ses propres mains les entrailles de l'elfe, de se repaître de sa chair, de boire son sang et de se vautré dans son cadavre encore chaud en hurlant comme un damné. Pourtant rien ne transparaissait et Celindel termina son trait d'humour en lui demandant son avis de couturier à la mode. Nakor, un large sourire sur les lèvres, se mit à rire tranquillement en disant, d'un ton badin

"Non, vous n'avez pas une tête à chapeau mon cher Celindel et la couleur ne vous va pas du tout au teint!"

Le magicien gloussa gentiment. Puis en claquant des doigts, il invoqua sa magie de l'air et fit revenir le chapeau sur sa propre tête. Celindel observa alors une nouvelle venue et précisa une petite chose à Nakor. Celui ci se tourna en direction de la personne en question et étrécit son regard. Bon sang ... il l'a connaissait, c'est certain, son visage lui était familier ... mais il n'arrivait pas à se souvenir où. Il repassait sa mémoire en revue : la serveuse de la taverne? Non. La vendeuse de poisson du marché? Non. La compagne d'un noble qu'il connaissait? Nakor se mit à marmonner dans sa barbe, se sentant sur la voie

"Hum ... des nobles ... oui, des nobles et un combat. Un combat et un jeune homme, du sang et ... ho par tous les dieux! Comment se nommait-elle déjà? Et ce jeune paladin qui m'avait aidé avec son épée ... Marcus? Non, non Marius! Oui Marius ... ça alors ... Marius! Et elle, c'était la guérisseuse, oui ... rhaaaa, son nom bon sang, je perd la boule! Etoile ... non, Etincelle ... Etheldred! Oui c'est ça, Etheldred. Alors ça!"

Heureusement qu'un magicien était un peu entraîné à trier ses souvenirs, les passer en revue, retenir beaucoup de choses et faire attention aux détails. Il dit alors à voix haute.

"Allons nous présenter, je connais cette femme. Je l'ai déjà rencontré en Alonna."

Puis se mettant au niveau de Celindel, il s'arrêta et comme un conspirateur, approcha un peu son visage, qui regardait toujours dans la direction d'Etheldred, et glissa à l'elfe, sans même le regarder, sur un ton atrocement calme, cela en faisait même froid dans le dos.

"Ha et ho fait Celindel, tant que j'y suis ... la dernière fois que quelqu'un a touché mon chapeau, je l'ai foudroyé avec tant de puissance que son corps a pris feu sous l'effet de la concentration élevée en énergie de mon éclair. Je l'ai alors regardé brûler pendant qu'il hurlait à la mort sous l'effet de la souffrance et à l'heure qu'il est, ses restes nourrissent les corbeaux d'Anaëh."

Puis se mettant à sourire de manière forcée, Nakor avança en direction de la petite troupe de femme. En y réfléchissant bien, il ne fallait pas être trop étonné de cette bougonnerie à propos du chapeau du magicien, d'une, il faisait parti intégrante de lui, aux vus du nombre de siècles durant lequel il l'avait gardé sur la tête et de deux, si un humain d'à peine quatre vingt ans était irascible au possible quand quelqu'un touchait aux choses qui lui appartenaient, on pouvait aisément deviner qu'un humain de six cent vingt six ans l'était à peu prés sept fois plus. Il n'avait donc pas tué Celindel, ne lui avait même rien fait, mais vous noterez qu'il était repassé, un peu plus haut, au vouvoiement avec son compagnon elfe. Cela serait sans doute passager, comme à chaque fois avec un vieux monsieur, mais tout de même, le philosophe aux oreilles pointues n'était pas passé loin. Nakor n'était pas qu'un vieillard gentil et rieur, il était aussi un homme qu'il ne valait mieux pas énerver et qui par dessus le marché, était plus que bougon à souhait.
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Neïra "Fortune"
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Mer 19 Sep 2012 - 19:01

Neïra hocha imperceptiblement la tête lorsque l'humaine lui expliqua la signification des étranges signes. Elle se demanda si l'elfe était muette ou si elle refusait d'adresser la parole à des humains, comme l'on pouvait parfois l'entendre dans les histoires des tavernes de Thaar. Cela dit, le sourire de l'elfe et son attitude ne laissait pas vraiment croire à la duelliste qu'elle pouvait se refuser à parler par orgueil.
Elle ne remarqua pas vraiment le regard que porta Etheldred, puisque tel était son nom, sur l'un des occupants du bateau, elle même n'y avait jeté qu'un regard pour savoir avec qui elle allait devoir endurer un long voyage. Pour sa personnalité, le bateau serait le plus insupportable, une fois arrivé à Nisétis elle aurait sans doute le loisir de s'isoler un minimum comme il lui était parfois nécessaire.

-N... Fortune, ici comme duelliste, répondit-elle pour présentation.

Elle se retourna dans le sens de la file lorsqu'un grognement lui fit comprendre qu'elle était arrivé au niveau du recruteur. Elle montra sans problème ses mains et ses avant-bras. Les cales du combat étaient clairement visibles et d'anciennes cicatrices parsemaient encore sa peau. Qui plus est, son attirail évident jouait en sa faveur. Elle fut invité à monter, et attendit sur la rampe d'embarquement ses deux nouvelles compagnes. Elles furent également acceptée pour leur talent tout particulier et elles allèrent s'installer sur le pont. Neïra s'installa sur le bastingage, et défit négligemment les rubans qui maintenaient habituellement sa chevelure, laquelle retomba en boucles épaisses sur ses épaules.
Elle remarqua que l'elfe lui accorda un sourire qu'elle lui rendit sans trop y penser. Puis les mains de l'Hirondelle s'agitèrent de nouveau en tout sens, sans que Neïra ne puisse même essayer de comprendre ce qu'elle disait. Aussi se résigna-t-elle à demander à Etheldred qui visiblement savait la comprendre.

-Qu'est-ce qu'elle vient de dire cette fois ?

En relevant les yeux elle aperçut un duo d'hommes qui s'approchaient d'elles. En temps normal elle aurait sans doute été méfiante mais il s'agissait là d'un vieillard qui devait s'approcher du siècle d'existence et d'un autre elfe. Bien que celui-ci ne dégage pas autant de sympathie que l'Hirondelle, elle décida de ne pas les accueillir trop abruptement et se força à ne pas les fixer du regard hostile qui la caractérisait si souvent.
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Celindel de Delebrimir
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Mer 19 Sep 2012 - 19:54

Ce bon vieux Nakor ! Une colère cachée par un visage si amical, qu'on ne pouvait s'empêcher d'apprécier, parfois qu'on avait même de pincer les joues en lui murmurant qu'il était mignon. Celindel plaça vigoureusement sa main sur l'épaule de son vieil ami, et choisit cependant de placer de l'humour afin de calmer le vieil homme :

« Allons allons Nakor...ce n'est pas des choses à dire à ton âge...Tu dis que ce petit avait un de mes livres...Etonnant, je ne savais pas que les jeunes esprits se tournaient si tôt vers l'excellence...

Celindel se mit à rire en regardant son ami, mais il redevint sérieux rapidement cependant. Nakor ne lui avait pas répondu. Le sujet qu'il avait lancé était sensible à la mémoire du vieillard, autant il préféra ne pas rappeler à son cher ami des épisodes tristes de sa mémoire. Il le regarda avec un visage peiné. Qu'avait dû ressentir Nakor quand il avait vu le roi mort devant lui, et Ivrey suspendu à son corps ? Quelle rage avait dû l'envahir quand ce même Ivrey le bannissait de la grande capitale des Hommes. Qu'est ce que cela devait être ? Seules deux personnes savaient ce qui s'était réellement passé, le reste n'était que suppositions, mais l'ancien conseiller royal ne pouvait rien y faire.

« Nakor, tu ne m'as pas répondu au sujets de Nisétis et des dragons. Ne me mens pas, tu y as passé de bien longues années, et tu es un des rares sur cette terre à avoir publié avec autant de savoir, un ouvrage à cette effigie. Dis moi ce que tu sais, sinon nous n'irons pas...enfin, je n'irais pas bien loin, et je doute que tu te plaises à garder ton savoir. »

A mesure qu'ils parlaient, ils s’avançaient vers le trio de femmes qui avait intrigué Nakor. Arrivé de plus près, Celindel peut observer plus attentivement le trio. Il n'y avait pas grand chose à rajouter à ce qu'il avait déjà vu, à part que le regard de la dame rousse l'intrigua au plus haut point. Il était dur...dur comme un enfant à qui on avait privé son dessert. Elle n'était pas dénuée de beauté cependant, malgré les traits durs de son visage. Il rangea deux de ses pierres dans son sac, commençant à jouer avec la troisième en la faisant léviter, tandis qu'il inclinait son visage face aux femmes face à lui.

- Bien le bonjour mesdames. Je me permets de me présenter, Celindel de Delebrimir. Je me serais bien affublé de ce que je suis, mais pour ledit voyage je ne serais qu'un mage en quête de savoir et de nouvelles connaissances.

Son sourire était enjoué, son visage illuminé d'une habituelle bonne humeur !
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Walter Lamel
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Mer 19 Sep 2012 - 20:58

"Hein ? Mais que faisait-il ? Ce vieux mage jouait encore un de ses tours ? Voulait-il l’impressionner par quelques sorts ? Où voulait-il encore se faire remarquer ?

Non, non, il y avait autre chose... Peut-être dansait-il... Apparemment non. Dommage, cela aurait été des plus amusants. Un vieil homme dansant on-ne-sait-quel pas endiablé ! Haha... Oh mince ! Qu'a t-il fait là ? Raté.. Bon j'espère que je comprendrais quand même... Là.. il doit s'éventer. Après tout, c'est vrai qu'il fait chaud. Et encore plus sous une robe aussi longue et sous autant de poil... Ah non. Ce n'était pas ça. Ah ! Sans doute lui disait-il quelque chose. Hum... Le rejoindre.. oui.. Le rejoindre pour... pour manger ?! Ce n'était pourtant pas l'heure... Pour... Ah ! Pour parler ! Ah oui oui d'accord ! Messire Nakor désirait discuter avec moi! Voilà qui était plaisant à entendre. Ainsi avait-il intéressé au moins une personne."


Le jeune valet lui sourit et hocha la tête d'un air entendu, ravi par cette invitation, puis il tourna ses yeux vers les nouveaux arrivants (ratant malheureusement la chance d'apercevoir le haut du crâne de Nakor).

Un ou deux lascars furent jeté lamentablement, puis trois femmes approchèrent. Trois d'un coup. Et non dénuées de charme qui plus est. Mais Walter n'était pas vraiment dans ces idées là. L'attirance de la chaire lui était encore égale, bien trop jeune et innocent qu'il était. Il ne pouvait réfuter le plaisir à observer de jolies femmes mais c'était loin d'être pervers ou quoi que ce soit d'autre. Alors il les observa dans leur ensemble, tentant de deviner qui elles pouvaient être...

L'une semblait visiblement être... muette. Oui, ses mains s'activaient et tentaient chaque fois d'exprimer le fond de ses pensées. Et le femme bouclée dont les traits étaient sans doute les plus beaux aux yeux de Walter semblait la comprendre avec facilité.
La troisième était moins... féminine. Oh bien sûr, elle était belle et on voyait tout à fait son corps de femme. Mais son allure de combattante et son regard fier la rendait moins... élégante sans doute.
Elles passèrent toutes trois sans encombre et il se fit un plaisir de les saluer bien bas.

Du coin de l'oeil, il nota un peu d'activité au fond de la rangée. Une femme et un homme. Une montée de violence peut-être. Il ne discerna pas grand chose mais les mouvements et l'air sentaient la mauvaise ambiance. Qui était donc cette femme voilée ?
L'homme face à elle recula, un peu effrayé. Qu'avait-elle fait ?

La file avança et Walter pu l'apercevoir de plus près. Elle cachait la moitié de son visage, et avait d'étranges yeux violacés. Son regard dur laissait penser une vie douloureuse. Elle était sans aucun doute une femme de caractère, silencieuse mais sauvage et strict. Il ne valait mieux pas venir en ennemi sans doute. Walter se fit une note mentale puis s'amusa à imaginer ce qu'elle pouvait cacher sous son masque...

Peut-être une grande beauté. Tellement grande qu'elle éblouirait les yeux de tous au point de les faire brûler. Ou peut-être un gros nez. Ou alors, il lui manquait peut-être une dent ce qui aurait chèrement amoindri la beauté globale du visage. Oh ! Des crocs! peut-être avait-elle des crocs comme dans les contes, ou une langue de serpent. Il sourit en imaginant finalement un mélange de tout ceci puis revint au présent. La femme montait déjà dans le navire.

Bientôt il pourrait les rejoindre. Cela lui tardait tellement qu'il ouvrit son sac et en sortit un vieil ouvrage sur lequel on pouvait lire "De la Découverte des Catacombes".
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Adlaenne
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Mer 19 Sep 2012 - 22:51

Adlaenne était épuisé. Elle qui était pourtant en avance à la base se retrouvait en retard. Plus elle courait, plus elle avait l'impression de se perdre dans les ruelles de cette ville qu'elle ne connaissait pas. Un vrai labyrinthe.

Elle jurait tout ce qu'elle pouvait et s'en étonnait elle-même. Avait-elle jamais juré ainsi ? Avait-elle déjà juré tout simplement ? ...
Elle prit le temps de se stopper dans sa course pour demander son chemin. Après tout, retard pour retard, il était inutile de s'égarer encore plus. Une dame dans la force de l'âge passait par là, certainement une habitante. Elle était très gentille et surtout...très bavarde. Adlaenne adorait écouter les autres parler, mais la situation ne s'y prêtait pas du tout. Aussi fut-elle attristée et coupable de couper la vieille dame dans ses histoires pour reprendre sa course.

" Et si le bateau partait sans moi ?" pensait-elle en angoissant encore plus que ce qui était gérable. Comment ferai t-elle ? Aurait-elle une mauvaise réputation ? Et Monsieur Altiom lui en voudrait-il ? Évidement qu'il lui en voudrait. Et pourquoi lui avait-il confié cette mission à elle ? Il n'y avait pas de courrier dans l'histoire après tout... Et pourquoi avait-elle accepter ?... Il n'y avait vraiment pas de courrier ! Ah oui... "L'aventure"...

- L'aventure, l'aventure... répétait-elle en arrivant enfin à destination, complètement essoufflée. Il va falloir que je ma calme avec l'aventure... Je jure de ne plus JAMAIS courir pour un satané bateau ! Je me sens déjà mal rien qu'à le voir sur l'eau...

Elle était essoufflée et se parlait toute seule... Très belle image.
Une fois son souffle quelque peu reprit, elle tenta d'arranger très rapidement sa coiffure. Un dernier coup d'oeil dans sa sacoche pour voir s'il ne manquait rien et c'était bon. Adlaenne s'avança lentement vers la passerelle. " Et si je tombais ?" pensait-elle avant d'avancer rapidement.
Mais ce n'était là que la première étape. Un gros bonhomme l'attendait et il était très effrayant. Il portait un regard sur elle qui la mettait très mal à l'aise. Ressemblait-elle vraiment à une intrus ?...

- Mains !

Adlaenne sursauta. Il n'était pas de bonne humeur celui la. Et pas poli. Néanmoins elle obtempéra sans poser de question.

- Je suis Adlaenne, je viens pour représenter Monsieur Altiom d'Ydril. Dit-elle d'une petite voix intimider.

Après ce bref examen, on lui demanda ce qu'elle savait faire.

- Et bien,... Je sais cuisiner. Je sais écrire aussi... Je suis messagère de métier.

On la regardait bizarrement, elle le savait. Elle avait baissé les yeux, trop peu confiante, mais elle le ressentait...

Et puis finalement, on la laissait passé. Un espèce de soulagement et puis en même temps... Une malédiction. Adlaenne regardait le pont du navire avec un air défaitiste. Elle allait être malade. C'était sur. Aucun doute possible.

Il y avait du monde sur ce bateau. Adlaenne jeta un bref regard à chacun et puis finalement, bien trop tendu et angoissé face au voyage qui s’annonçait, allait se poser dans un coin du pont, assise par terre et ouvrant son livre pour continuer sa lecture. Il ne fallait pas paniquer. Personne n'était mort d'un mal de mer. Non personne. Et les autres ne semblait pas effrayé eux... La jeune messagère respirait fortement et tentait d'en prendre de la graine.
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Etheldred
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Jeu 20 Sep 2012 - 16:07

Etheldred commençait à s'inquiéter légèrement de devoir monter sur le bateau : elle avait beau chercher, elle ne se souvenait pas avoir fait une telle chose auparavant. D'ailleurs, la mer avait aussi un côté impressionnant. Elle chassa ces pensées : chaque chose en son temps. Déjà, monter à bord. Faire la traduction entre l'Hirondelle et l'inconnue - qui se révéla s'appeler Fortune. Du moins, fut-ce ainsi que cette dernière se présenta. L'herboriste ne manqua pas remarquer l'hésitation du début. Mais au fond, cela n'avait pas grande importance. Elle-même avait hésité à utiliser l'un de ses noms de famille mais y avait renoncé.

" Elle veut que je vous apprenne à signer, " traduisit-elle en se demandant ce que Fortune en penserait.

L'Hirondelle avait cette manie de ne pas se demander si les gens avaient envie d'apprendre. Peut-être une caractéristique elfique, de s'imaginer que tout le monde recherchait la connaissance.

La jeune femme regarda autour d'elle d'un air curieux lorsqu'elles eurent enfin accès au bateau, mais fut coupée dans sa contemplation par l'arrivée de deux hommes. Un elfe, qu'elle salua en elfique spontanément et... cet humain étrange qui lui avait déjà fait un drôle d'effet. A tel point qu'elle ne sut plus comment régir et regarda autour d'elle comme pour éviter de paniquer : un jeune homme qui lisait, une jeune femme essoufflée, une autre dont le visage était caché derrière un tissu... et son regard tomba à nouveau sur le vieillard.

Par les Cinq ! Elle ne savait comment, mais il faisait partie de son passé ! Et il n'avait pas l'air de très bonne humeur ! Etheldred murmura un "bonjour" à son attention, ne pouvant s'empêcher de le dévisager en se demandant si elle s'imaginait n'importe quoi ou si elle l'avait réellement connu. Si c'était le cas... alors elle était incapable de mettre un nom sur le visage qui se trouvait sous ce grand chapeau.


" L'Hirondelle, Etheldred, " bredouilla-t-elle en guise de présentations avant de se secouer mentalement : qui que soit ce vieil homme, il n'allait tout de même pas la manger toute crue !

" Je crois... vous connaitre ? Pardonnez-moi, mais j'ai perdu une partie de ma mémoire, " reprit-elle plus calmement à l'adresse du vieillard.
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Larme pourpre
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Jeu 20 Sep 2012 - 17:12

La mystérieuse jeune femme arriva sur le pont puis constata l’hétéroclisme de ses camarades d’un rapide coup d’œil. On ne pouvait pas bien voir en étant dans la foule mais à présent, il ne faisait aucun doute que tout le monde avait la « tête de l’emploi », même cet étrange duo de magiciens, l’humain à la longue barbe blanche et au chapeau pointu ainsi que son camarade elfe qui faisait léviter des boules lisses et dures qui, à n’en point douter, pourraient aisément être soudainement projetées à la vitesse de l’éclair. Certes, ceci était une supposition mais mieux valait ne sous-estimer personne. Après tout, parmi ceux qui avaient été rejetés, certains semblaient tout aussi magiciens que lui.

Le pont commençait à bien se remplir, mais il n’y avait pas que des mercenaires en tout genre, il y avait aussi des hommes d’équipage disséminés de-ci de-là pour préparer le départ, comme celui posté en haut de la verge et celui en train de refaire ou de vérifier un nœud de la voilure. Aï repéra un coin un peu isolé et permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. Ce n’était pas très loin des deux mages et d’un groupe de trois femmes, qui venaient s’aborder pour commencer une discussion. L’une d’elle faisait des signes élégants avec ses mains à la place de ses mots. Il ne faisait aucun doute qu’elle était muette mais son langage lui était particulier et Aï ne pouvait que deviner ce qui semblait explicite. Derrière parfois des messes basses ou simplement des silences, beaucoup de regards étaient tournés vers les quelques femmes, autres que prostituées, qui étaient montées à bord. On ne changera pas les habitudes masculines, que ce soit par quelconque intérêt mental ou par simple méprise et autre méfiance (‘des femmes sur un navire ?’), Aï était suivie du regard alors qu’elle se déplaçait non sans sa démarche féminine, vers l’endroit qui l’intéressait. Il fallait dire qu’en dehors de son mystérieux voile noire, le reste de ses tissus était coloré de couleurs harmonieuses comme du bleu pâle pour le haut avec le corset plus foncé. Les rubans dans les cheveux étaient assortis à la couleur de ses yeux, couleur contrastée plus bas par la jupe sombre et l’étrange pantalon dans un ton violacé. L’ensemble pourrait clairement lui donner un air de saltimbanque ou de diseuse de bonne aventure. Toutefois, les dagues à la ceinture n’étaient pas pour là pour décorer et le sac rempli de « matériel » ne contenait probablement pas que des massues ou autres outil de jonglage de « pacotille ». Toutefois, cet accoutrement et attirail était voulu, c’était le paradoxe de « plus une chose est visible moins elle est suspecte ». Oui, car on ne vous a encore rien dit à propos d’Aï : son histoire, sa blessure… Pour cela, revenons de longs jours en arrière, lorsqu’un assassin des lames dansantes du nom de Larme pourpre, se voit confier une mission.

A ses débuts dans la guilde, jamais on ne lui aurait confié ce genre de mission car l’assassin agissait toujours dans l’ombre, préférant l’observation, la discrétion et la distraction pour agir au moment opportun. Dans la plupart des cas cette façon d’agir était la plus efficace, mais elle n’empêchait pas de nombreuses confrontations directes. Tant que les protagonistes étaient éliminés, cela ne posait pas de problème, mais il était impossible d’agir en pleine foule, et parfois, il fallait attendre longtemps le moment opportun. Cependant, ce « métier » d’assassin était la seule chose que Larme pourpre savait faire dans sa vie et naturellement, tous les moyens lui permettant de s’améliorer sont sa principale, si ce n’est unique, source d’intérêt. Pour cela, l’environnement de la guilde est le plus propice à commencer par une bibliothèque remplie d’ouvrages plus intéressants les uns que les autres et que l’assassin n’a pas assez d’une vie pour tous les lire –(ceci dit en passant, toute cette lecture lui a permis en six ans de s’améliorer également intensément dans ce domaine et celui de l’écriture)–. Ensuite, le nombre d’aînés avec qui s’entraîner, partager des informations ou ne serait-ce qu’observer était impressionnant car chacun avait quelque chose de particulier, quelque chose qui lui était propre. Enfin, il y avait les tenants de boutique, ceux qui fournissaient armes, vêtements, accessoires et potions diverses, des spécialistes en la matière, qui avaient toujours des conseils avisés. D’ailleurs, c’est grâce à eux que Larme pourpre a pu s’entraîner à une technique bien connue des assassins (mais jamais testée par notre assassin) qui est le déguisement, ou l’art de la tromperie. Le déclencheur de ce changement soudain d’intérêt fut la mission d’assassinat de la reine. Son aînée, de par son expérience, maîtrisait cela parfaitement, et malgré que ce soit une femme, se faire passer pour un soldat fut chose aisée (du moins du point de vue de Larme pourpre), et cela se révéla non seulement efficace mais indispensable afin de pénétrer dans la place et ouvrir la voie à Larme pourpre pour couvrir les arrières. Mais laissons là cette vieille histoire. Depuis lors, l’assassin a consacré une bonne partie de son temps libre (et ce temps variable peut être parfois long) entre deux missions pour parfaire son apprentissage de l’art du déguisement. Se servir d’un miroir et déambuler dans les couloirs de la guilde ne fut pas suffisant pour vérifier si le plus difficile : le jeu d’acteur, était efficace. Il fallait faire des excursions en ville. Malheureusement, Thaar n’était pas l’endroit le plus propice même avant les troubles récents. Les villages étaient peu nombreux mais ce fut un bon début, et pratiquer durant une mission « facile » (du moins courue d’avance) afin de suivre quelqu’un plusieurs fois parmi la foule en changeant de rôle pour ne pas paraître suspect fut un entrainement complémentaire efficace.

Etant donné que tout était consigné dans la guilde, du moins que les dirigeants étaient au courant des faits et gestes de chacun (dès fois on pouvait se demander comment), les agissements, intérêts et « progrès » de Larme pourpre ne passèrent pas inaperçus et lorsque cette demande arriva, lui confier fut peut-être un moyen (en tout cas ce fut l’occasion) de tester ses nouvelles performances. Et voilà donc notre jeune assassin allant chercher des accessoires aux boutiques avec les conseils des tenants.

« Oh ! C’est Larme de sang aujourd’hui ! Quoi ? Je me trompe ? C’est pas ça ? Larme pourpre ? Ouai, je sais, je te charrie –(ou pas ?)– ! Alors quoi ? De nouveaux vêtements ? Tu as encore grandi ? Tu fais combien déjà ? Un peu plus d’un mètre soixante-dix, un mètre soixante-quinze maintenant ? Quoi ? C’est pas pour ça ? Ah ! Moins vite avec tes gestes ! Un déguisement, j’avais compris ! Alors tu t’entraines encore aujourd’hui ? Quoi , une mission ? Oh ! Alors dis-moi qu’est-ce qu’il te faut ?... »

Le tenant était âgé et il avait de la bouteille. Il était naturel pour lui de tutoyer cette jeunesse « inexpérimentée ». Il lut ce que Larme pourpre avait inscrit sur son carnet et réfléchit sur le croquis légendé. Il hocha la tête plusieurs fois avant de conseiller d’autres formes, couleurs et attaches plus adaptées. Non seulement les habits qu’il fournissait étaient de qualité mais ils étaient tous étudiés pour que les assassins puissent aisément cacher dans des plis, poches dissimulées et autres astuces du genre de nombreux objets, et le tenant de l’armurerie savait aussi conseiller du matériel adapté pour cela. Après tout, c’étaient des experts en la matière et de leurs conseils pouvaient dépendre la vie de l’assassin, alors ils avaient tout intérêt à être avisés.

« Qu’est-ce que tu en penses ? Ouai, je te vois bien là-dedans ! Tu pars demain ? Par la mer avec le passeur ? Parfait, tu auras tout ce qu’il faut à ta taille pour ce soir ou demain matin à l’aube au plus tard. Oublie pas les accessoires et le maquillage, il faut adoucir ce regard, je te l’ai déjà dit : donner du volume à ces cils… Eh, t’es là à côté ?

De l’autre magasin, une voix lui répondit :
« C’est à moi que tu parles ? J’ai un nom tu sais ! »

« Ouai, mais comment tu veux que je devine que c’est toi et pas l’autre ? Bref, j’ai noté des trucs pour toi sur le carnet de Regard pourpre. Vois ce qu’il lui faut. »

« Regard pourpre ? Ah, je vois !…
–(ou pas ?)– D’accord, fais donc venir par ici que je m’occupe de ça ! »

Tandis que le premier inscrivait dans son registre toutes les informations relatives à cette rencontre et à la demande, l’autre tenant examina le problème, proposa ce qu’il avait de meilleur et posa des questions pour savoir si Larme pourpre savait comment procéder. De toute façon il répéta de nouveau les explications : comment appliquer la cire, coller la peau etc…

« Bon je me souviens que le résultat m’a semblé correct la dernière fois parce que si le départ est pour demain ça va être court pour faire un essai. Je vais aller chercher tout ce qu’il faut, mais pour la peau, la colle et tout ça, il faut que je les prépare, ce ne sera pas avant quelques heures, d’accord ?... »

Et ainsi, Larme pourpre en fin de matinée, prenait le passeur. Larme pourpre ? Non, c’était Aï !... L’assassin avait passé sa soirée puis sa matinée à se préparer et à s’équiper. Bien s’épiler à la cire chaude, s’enduire de lotions hydratantes, adoucissantes et légèrement parfumées, puis se tirer, se coincer la peau et y coller un autre cuir et de la cire spéciale par-dessus, sans oublier le maquillage. Ils avaient tout un tas d’échantillons de peaux de toutes les teintes et de toutes les particularités. Des peaux humaines… D’où venaient-elles ? C’était un mystère, mais il fallait espérer qu’elles ne proviennent pas d’innocent vu que c’était contre les préceptes de la guilde (bien que si on évitait de tuer des innocents, rien n’empêchait de se servir de ces derniers une fois mort pour quelqu’autre raison)… En dehors du maquillage, des habits colorés et des rubans dans les cheveux, et de la peau lisse et belle, il fallait aussi s’assurer de paraitre vraiment féminine. Malheureusement, la poitrine de Larme pourpre n’était pas assez convainquant, mais qu’à cela ne tienne, il y avait aussi des accessoires pour cela : des vessies replies selon son souhait et enfermées dans un moule de peau renforcée par du cuir un peu plus résistant. Au touché c’était vraiment convainquant mais visuellement ce n’était pas parfait et il valait mieux le cacher sous ses habits. Le décolleté était donc à éviter avec cet artifice mais avec cela Larme pourpre, pardon : Aï, avait gagné du bonnet D… ou quelque chose comme ça parce qu’un peu aplati par le corset tout de même…

Aï se trouvait donc à présent à bord de l’Etincelle, non loin d’un groupe deux mages et de trois jeunes femmes en train de débuter une conversation et sous le regard dévisageant du mercenaire d’â côté qui, malgré son regard froid, faisait cela sans gêne. Il fallait dire qu’Aï venait de s’adosser et s’accouder au rebord, faisant ainsi ressortir un peu sa poitrine. Allait-on encore la « draguer » ? Enfin, de toute façon il fallait s’y faire, cela faisait partie du rôle, et jusque-là, personne ne pouvait se douter de rien, pas même la cible.


Spoiler:
 
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Nakor
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Jeu 20 Sep 2012 - 19:04

Nakor écouta Celindel, qui avait posé sa main sur l'épaule de se dernier et fit encore un peu d'humour, comme pour minimiser l'audace infernale de son geste infâme et damné. Le magicien étrécit le regard et, avec une pointe d'amertume dans la voix, une fois que le Millénarium eut fini de rire, il glissa

"L'excellence? Votre livre sur les humains Celindel! Vous parlez sans aucun doute de nous, du haut de votre tour de mépris elfique envers notre race, avec des mots ciselés et assez tranchant pour couper une roche d'un seul coup. L'excellence ... pfff la farfadaiserie la plus borné qui doit exister oui!"

Puis se détachant de l'emprise manuelle de son compagnon elfe, il fit encore quelques pas alors que des questions pleuvaient encore. C'en était une de trop alors qu'il avait énervé le vieux fou. Dans un mouvement théâtral de robe, la barbe blanche se retourna et planta un regard meurtrier dans celui de Celindel

"Vous n'irez pas bien loin sans moi en effet Celindel, là pour le coup, nous sommes tous les deux d'accord. Mes connaissances sur Nisetis, je les ai gagné au prix de souffrances dont vous ne soupçonnez même pas l'existence et j'en ai payé le prix fort croyez moi! Alors ce savoir, je le dispenserai quand bon me semble, au compte goutte et surtout à qui j'aurai envie de le dispenser, certainement pas à quelqu'un qui exige!"

Puis ouvrant méchamment les yeux et affichant une aura de colère, le magicien décida de reprendre son contrôle. Il souffla longuement, ferma les yeux et prit une profonde respiration avant de rajouter, sur un ton amical et légèrement apaisé mais absolument las et portant le poids de bien trop d'année pour un pauvre être humain

"Je suis un homme compliqué Celindel, vous ne découvrez là qu'une facette de ma personnalité, comme tout un chacun peut en avoir et en a, évidemment! Je ne suis pas d'humeur à parler de cela pour le moment. Laissez faire le temps, vous avez passé plus de mille ans sans rien savoir des dragons, vous pouvez bien attendre encore un peu quand nous serons sur place."

Puis, Nakor se retourna et avança en direction du petit groupe de femme en ajoutant, dans son dos

"Et puis je détesterai vous gâcher la surprise!"

Il s'avança et bien évidemment, ce fut Celindel qui se présenta à la petite troupe. Et finalement, Nakor remarqua le petit manège d'Etheldred, elle l'évitait du regard. Le magicien fit une moue songeuse et attendit la suite. Elle prit enfin la parole et expliqua quelque chose qui surprit la barbe blanche. Il ne tint pas longtemps avant de prendre la parole et balbutia pendant qu'il était encore sous le coup de l'étonnement, tout en inclinant légèrement la tête pour saluer

"L'Hirondelle!"

Puis il planta un regard interrogateur sur la guérisseuse avant de continuer

"Vous avez perdu la mémoire? Suite à un choc physique? Un choc émotionnel peut-être? Remarque, qu'avec ce qui c'est passé là bas! Ce n'est pas si étonnant non plus ... nous nous sommes rencontré lors de la bataille d'Alonna, terrible combat pendant lequel j'ai eu mon rôle à jouer. Tout à la fin, en aidant un paladin à arriver jusqu'à vous, j'ai fais votre rencontre Etheldred! Vous l'avez soigné en lui appliquant des soins que seule une bonne guérisseuse pouvait lui administrer. J’ai alors usé d'un peu de magie pour soigner ou plutôt apaiser son esprit et canaliser ses forces vives. Je m'appelle Nakor, mage itinérant. Tout ceci vous rappelle-t-il quelque chose mon enfant?"

Le magicien était étonné de voir qu'une si jeune femme avait perdue la mémoire! Cruelle nature !
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Walter Lamel
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Jeu 20 Sep 2012 - 19:55

Quelques instant plus tôt, une jeune femme venait de monter. Plus jolie encore que les autres. Peut-être grâce à sa jeunesse. Au moins quelqu'un qui se rapprochait de son âge en tout cas. Elle était un peu essoufflée et ses joues avaient prit une teinte rosée. Elle semblait jeune et timide, ce qui contrastait étrangement avec le reste de l'équipage. Notamment avec tous ces matelots suant et coulant. Il serait intéressant d'aller lui parler peut-être, si sa timidité le lui permettait en tout cas.
Après elle, la file sembla se rabougrir et, mis à part quelques matelots et mercenaires peu recommandables (et surtout peu intéressants), tout le monde devait être monté à bord.
Le jeune homme jeta un coup d'oeil à son maître qui ne le vit pas et il décida qu'il était grand temps de monter lui aussi à bord. Il s'éclipsa donc, serrant le livre de Nakor contre sa poitrine et monta quatre à quatre le ponton afin de rejoindre la navire. Il était plaisant de sentir l'odeur de la mer.. Ce sel... cette écume. C'était un parfum encore inconnu pour Walter il y a quelques jours.
Il passa tout près du groupe des deux mages mais ne s'arrêta pas. Il était en pleine discussion. Mieux valait les laisser puis les rejoindre plus tard.

"...que les jeunes esprits se tournaient si tôt vers l'excellence..."
"L'excellence? Votre livre sur les humains Celindel! Vous parlez sans aucun doute de nous, du haut de votre tour de mépris elfique envers notre race, avec des mots ciselés et assez tranchant pour couper une roche d'un seul coup. L'excellence ... pfff la farfa..."

Il continua, peu intéressé par ce qui semblait être une légère dispute. La situation avait du se dégrader extrêmement vite.. Très étrange. Peut-être que le vieil homme était très susceptible. Ou peut-être que l'elfe était un odieux personnage...

Il s'arrêta finalement au pied du mat et passa sa main dans les cheveux afin de dégager son visage. Il leva les yeux vers la vigie et se retint de tomber, pris de vertiges. Il secoua un peu la tête puis observa autours de lui. Il lui restait de nombreuses pages à lire et le moment s'y plaisait. Les matelots s'affairaient partout, les voyageurs traînaient ça et là et ... et dans un coin, comme recroquevillée sur elle-même, la jeune dame lisait. Elle devait avoir trouvé un coin parfait. C'était à l'abri, dans un coin tranquille, rien de mieux pour lire. Mais s'approcher d'elle paraîtrait louche. Peut-être aurait-elle peur ! Et puis, jolie comme elle devait être, immédiatement elle croirait que Walter viendrait, comme tant d'autre, pour la.. "draguer". Il secoua la tête puis serra l'ouvrage dans ses mains comme s'il serrait son courage, et avança.

Il s'approcha lentement, timide. Si elle le regardait, il lui sourirait gentiment sans mot, puis s'installerait à une distance respectueuse. il ouvrirait ensuite rapidement son livre et cacherait son embarra en plongeant ses pensées dans la lecture.
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L'Hirondelle
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Dim 30 Sep 2012 - 12:42

    L'aventure n'était pas encore commencée que, déjà, l'Hirondelle se sentait comme chez elle. Il y avait de l'animation, des rencontres et même des révélations. L'elfe s'était attendue à ce que les premières concernassent les dragons, mais avoir enfin la confirmation qu'Etheldred était bien amnésique — la danseuse avait fini par s'en douter mais la concernée n'avait jamais voulu en démordre et avait gardé le silence pendant leur voyage — suffisait à la mettre de bonne humeur. Quelques minutes plus tôt, elles étaient deux et désormais, il y avait une guerrière et deux mages pour leur tenir compagnie. La présence d'un elfe ne la dérangeait pas outre mesure. Elle savait d'expérience que ses congénères avaient l'habitude de rester entre eux, dans ce genre de cas, et si elle avait parfois craint que cette attitude ne décourageât les humains à se mêler à eux, celui-ci semblait déjà bien à l'aise parmi les Fils de Vie.
    L'attention générale fut naturellement tournée vers l'herboriste. L'Hirondelle savait qu'elle n'aimait pas particulièrement ça, bien au contraire, surtout que le mage à la barbe vénérable la pressait de questions. Néanmoins, c'était sans aucun doute compréhensible, s'il la connaissait, il était normal qu'il tentât de savoir ce qui avait bien pu se passer.
    Malheureusement, avec Etheldred accaparée par des questions d'importance sur son passée, la danseuse redevenait muette et incapable de communiquer avec son entourage de façon directe. Cela ne semblait pourtant pas la déranger outre mesure, elle écoutait avec attention tout en laissant son regard aller de ci de là. Elle vit donc un jeune homme commencer à bouquiner, un — une ? — enfant monter à bord... On en était encore qu'aux frémissements de l'expédition. L'Hirondelle se demandait à quoi tout cela allait ressembler dans quelques jours. Saisis ta chance d'en apprendre plus sur toi, mon amie, encouragèrent les doigts de l'elfe.
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Neïra "Fortune"
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Dim 30 Sep 2012 - 14:50

Neïra sembla étonner lorsque Etheldred lui expliqua que l'Hirondelle souhaitait qu'elle apprenne leur langage de signes. Elle ne se souvenait pas que quelqu'un ait jamais voulus lui enseigner quoique ce soit depuis l'époque où elle apprit à se battre. Un frisson lui remonta l'échine à se souvenir mais elle n'en laissa pas plus paraître.

-D'accord, ça occupera le voyage.

Elle répondit avec le sourire aux lèvres. Elle était décidément dans un de ses bons jours. Puis les deux hommes arrivèrent et se présentèrent. Elle leur retourna un salut quelque peu froid, avant de se détourner d'eux. Elle n'avait rien à leur dire et au moins l'un semblait bien plus intéressé par la jeune guérisseuse. Neïra remarqua que l'Hirondelle adressaient de nouveaux signes à son ami, et si elle ne put réellement les comprendre, elle devina un quelconque encouragement.
Apparemment la jeune femme était amnésique. Quelle chance, Neïra aurait bien aimé pouvoir oublier certaines des choses qu'elle avait vécus. D'un autre côté, son passé était aussi une douloureuse et efficace motivation. Et elle n'aurait voulus pour rien au monde oublier les spectateurs scandant son nom. Elle se détourna de cette question vaine et resta silencieuse, observant l'agitation qui occupait le pont et les quais autour d'eux.
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Celindel de Delebrimir
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Mar 2 Oct 2012 - 15:34

La vieillesse semblait atteindre l'esprit de ce bon vieux Nakor, mais cela ne le rendait pas moins adorable. Delebrimir était l'un des seuls qui ne craignait aucunement la puissance de l'Ancêtre, peut-être était ce de la folie, mais il savait bien que jamais le vieux fou ne lui ferait du mal. Il se tourna vers Nakor, tandis qu'un petit silence s'installait dans le groupe des cinq qui venait de se constituer.

« Oui mon livre sur les Humains, Nakor ! Ne viens pas me dire que tu n'es pas d'accord avec au minimum la plupart de mes propos, ne viens pas me dire que tu penses que l'Humanité est un mélange de vertu, d'honneur et de droiture, dans quel cas tu te contredirais. Et puis je doute que tu m'aies fais venir, que tu m'aies prévenu par une lettre sur cette expédition, sans m'apprendre ne serait-ce qu'un dixième de ton savoir sur les Dragons. »

Les dernières paroles étaient murmurées à l'oreille du vieillard, de manière à que seul lui l'entende. Delebrimir préférait conserver l'avantage qui liait les deux mages, les plaçant déjà sur une immense longueur d'avance sur le reste des présents. Le Philosophe se doutait bien que le vieux mage avait durement payé son savoir, et que comme tout trésor, il se gardait jalousement de le dispenser. Mais qu'il comprenne, son vieil ami Elfe n'avait pas fait le voyage pour se contenter que de choses acquises par le bas peuple, et certainement pas pour rester dans l'ombre. En espérant que son ami se rende compte de ce que ressentait l'écrivain, ce dernier se détourna et se dirigea vers le petit Homme dont avait parlé Nakor. Celindel arriva sur son côté, remarquant qu'il tenait fermement un livre à la reliure de cuir. Il lui plaça vigoureusement la main sur l'épaule tendant l'autre en signe de présentation :

« Je me nomme Celindel de Delebrimir, mais cela, vous le savez déjà. Comment vous nommez vous ? »


Le millénaire avait fortement envie de connaître ce jeune homme, qui, selon les dires de Nakor, s'était intéressé à l'une de ses œuvres, l'un des essais dont Celindel était l'auteur, l'un des recueils bien anciens que le Philosophe avait rédigé de cela plus de cinq siècles. Il était étonnant de voir que l'ouvrage avait survécu, et tombait entre des - bonnes - mains avisées.
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Etheldred
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Mer 3 Oct 2012 - 18:21

"Vous avez perdu la mémoire? Suite à un choc physique? Un choc émotionnel peut-être? "

Si seulement elle le savait... Mais non, il n'y avait que ce réveil au milieu de nulle part et ces bribes de souvenirs plus ou moins logiques. De ce qui précédait ce qui ressemblait à une renaissance, il n'y avait rien d'autre qu'un vide que rien ne semblait pouvoir combler. Etheldred ouvrit la bouche pour répondre, mais le vieil homme parlait à une telle allure qu'elle n'était pas certaine d'avoir l'occasion de placer quelques mots.

"...Remarque, qu'avec ce qui c'est passé là bas! "

Là-bas ? Avait-il décidé de parler par énigmes ? Elle le regardait avec une expression de plus en plus perdue. Inquiète, aussi, parce que soulever des pans de son passé c'était comme jouer avec le feu, elle avait fini par le comprendre. Elle ne connaissait rien de cet homme, au fond.

" ...Ce n'est pas si étonnant non plus ... nous nous sommes rencontrés lors de la bataille d'Alonna, terrible combat pendant lequel j'ai eu mon rôle à jouer.

Etheldred sursauta. Alonna. La guerre. Son regard s'assombrit. Pourquoi fallait-il que cette maudite guerre revienne toujours dans ses recherches ?

" Tout à la fin, en aidant un paladin à arriver jusqu'à vous, j'ai fait votre rencontre Etheldred! Vous l'avez soigné en lui appliquant des soins que seule une bonne guérisseuse pouvait lui administrer. J’ai alors usé d'un peu de magie pour soigner ou plutôt apaiser son esprit et canaliser ses forces vives. Je m'appelle Nakor, mage itinérant. Tout ceci vous rappelle-t-il quelque chose mon enfant?"

Si cela lui rappelait quelque chose ? Elle avait lu et relu son carnet suffisamment pour que ce nom ne lui soit plus étranger. En revanche, le détail des soins... non, si ce n'était ce qu'elle avait écrit, les souvenirs se refusaient toujours à elle. N'importe qui aurait pu prendre la place de Nakor en prétendant être le magicien, elle aurait été incapable de s'en apercevoir. Elle hocha pourtant la tête lentement.

" Nous nous étions revus par la suite et vous m'aviez proposé de créer une école, n'est-ce pas ? "

Elle attendait confirmation, anxieuse. Savoir si elle pouvait au moins se fier à ce qui était écrit dans son carnet. En même temps, elle détaillait le magicien, essayant de se remémorer réellement leurs deux rencontres.

" J'ignore ce qui s'est passé... Je me suis réveillée en forêt d'Anaëh, sans aucun souvenir. "

Elle n'avait pas particulièrement envie d'en parler devant tout ces inconnus. Etre le centre de l'attention n'était vraiment pas dans ses habitudes. Elle eut un petit sourire reconnaissant pour l'Hirondelle qui l'encourageait à en apprendre plus. Oui, mais pour apprendre quoi ? C'était justement quand elle avait décidé de tourner la page qu'elle rencontrait le mage qui se cachait dans son carnet !


[hrp : désolée pour le retard, je manque de temps en ce moment pour me poser et rp correctement. Je vais tâcher de répondre plus vite à l'avenir. -__- ]
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Walter Lamel
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Dim 7 Oct 2012 - 14:22

Perdu dans le fil de ses pensées, et surtout de sa lecture, il fallut un moment avant que Walter ne lève la tête, comprenant que l'on s'adressait à lui. Pourtant la main posée sur son épaule aurait pu lui mettre la puce à l'oreille. Mais non, le jeune homme était à ce moment, bien trop plongé dans sa lecture. En effet, c'était un chapitre où l'on faisait face à une porte scellée par magie. L'auteur tentait d'évaluer sa source et sa puissance avant de la désactiver.
Il ne put donc pas retenir un petit mouvement de recul lorsqu'il comprit qu'il était la cible. Mais son visage inquiet fut rapidement balayé par l'étonnement. Son regard passa du visage à la main tendue, puis de la main tendue au visage, et il se décida enfin à la serrer doucement, presque mollement..

"Heu.. je.. Bonjour Monseigneur De Delebrimir. Je.. je suis Walter Lamel."

Il se força à sourire (tout timide qu'il est).

C'était la première fois qu'il serrait la main d'un elfe. Et mieux encore, c'était la première fois qu'il en approchait un d'aussi près. Même s'il s'était fait la remarque un peu plus tôt, il ne put s'empêcher de penser à nouveau que leur deux espèces se ressemblaient énormément et qu'il était étrange qu'il y ait tant de tension...

En y réflechissant, Walter comprit pourquoi l'écrivain se trouvait là, devant lui, et venait le saluer. Après tout, il n'y avait que deux raisons logiques. La première était simplement la possibilité que Celindel était quelqu'un d'amical, ouvert à la conversation et attiré par les jeunes hommes. Oui, sinon, il aurait discuter avec la belle demoiselle à ses côtés. C'était étrange. Mais ça restait possible. Cela dit, la seconde possibilité était plus raisonnable et c'est celle-ci qu'il choisit. Celindel venait pour son livre. Il connaissait Nakor. Nakor connaissait Walter. Et Walter avait lu "Une Utopie Humaine". De fil en aiguille, il avait du être au courant et la curiosité le faisait venir.

Mais il avait mit trop de temps à y réfléchir, et maintenant, l'elfe avait repris la parole. Dommage. Il aurait pu l’impressionner peut-être. Il faudra trouver autre chose maintenant. Et il s'imagina monter tout en haut du mât en un temps record, les mouettes lui becquetant les vêtements, puis plonger dans la mer et tirer le bateau au bout d'une ficelle par la seule force de sa nage... et bien d'autre chose un peu trop farfelues qui faillirent lui faire perdre le fil de la conversation.
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Nakor
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MessageSujet: Re: [Rumeurs et Dragons]Départ de Léliande   Mer 10 Oct 2012 - 16:52

Celindel interpella Nakor, voilà que les deux anciens déblatéraient comme un vieux couple. La barbe blanche écouta de force et lança un regard plein de mystère dans celui de son compagnon et lui dit

"Ha ça!"

Et, tournant la tête pour que Celindel ne le voit pas, il se mit à sourire. Les dragons ... ho oui, il en savait des choses sur Nisetis et les dragons. Mais cela viendrait plus tard. Ils allèrent au devant des troupes femmes mais l'elfe millénaire finit par quitter la compagnie et alla ailleurs sur le navire. La discussion se mit en route et Etheldred sembla un brin surprise d'entendre Nakor parler. Elle réussi difficilement à prendre enfin la parole et sembla bien se souvenir de la bataille. En fait non, pas de la bataille mais d'une rencontre qui s'était produit plus tard, après la bataille d'Alonna. Le magicien se mit à sourire avec ardeur, se souvenant lui même de cette rencontre avec un chevalier dans une taverne de Diantra. Il hocha vigoureusement la tête et prit la parole

"Ouiiii tout à fait, nous nous étions vu en Diantra, dans une bonne taverne de la ville. Nous avions discuté et je vous avez demandé si cela vous intéresserez d'ouvrir une école d'herboristerie, en effet c'est un savoir qui est vitale et qui peut servir encore plus s'il est transmit à grande échelle. Mais nos chemins se sont séparés longtemps et depuis lors, bien des choses se sont produite. En tout cas je suis ravi de voir que vous allez bien et ..."

Puis se frottant l'arrière du crâne, comme s'il cherchait la meilleure façon de présenter les choses, Nakor ajouta d'un air badin

" ... pour ce qui est du reste et bien ... parfois, il faut d'abord accepter avant de pouvoir se retrouver!"

Nakor parlait clairement par énigme mais il savait la jeune femme suffisamment intelligente pour qu'elle comprenne son allusion. En effet, avant de retrouver la mémoire à la suite d’un quelconque choc, il fallait accepter que l'on puisse avoir affaire à des souvenirs terribles, durs ou insupportables. Sans cela, le cerveau garderait enfouie le souvenir en question pour pouvoir conserver l'intégralité et l'intégrité de la personne. Le vieux fou s'inclina, se mit à sourire et, en plantant son regard dans sa compagne qui parlait par signe, il murmura sans prononcer un son mais en articulant bien

"Bonjour à vous aussi!"

Il regarda une dernière fois Etheldred et ajouta, en voyant Celindel auprès de Walter Lamel

"Et bien, je suis ravi de vous avoir revu et de savoir que vous êtes du voyage, j'espère que nous aurons l'occasion de discuter encore. A bientôt!"

Puis il alla rejoindre Celindel et le jeune monsieur qu'il avait rencontré quelques jours plus tôt. Interrompant leur conversation, Nakor tendit une main et prit la parole

"Bonjour à vous jeune maitre Lamel. Ainsi c'est pour cet homme qui vous travaillez? Et alors dites moi ... auriez-vous trouvé aussi un exemplaire de mon livre?"

Nakor vint se placer à côté de Celindel et lui glissa

"J'ai rencontré ce jeune monsieur hier, pendant que j'attendais ton arrivée dans la cité! Il semble intéressé par les livres et tout ce qui peut permettre un apprentissage!"

Puis serrant son bâton dans sa main gauche, il attendit de voir comment la conversation allait tourner.
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