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 {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)

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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Mer 8 Mai 2013 - 17:37

Le vieux loup de mer, déjà un peu abusé par l'alcool, descendit dans la cale par des escaliers encore secs tout en se tenant à la paroie avant de s'avancer avec peu de prestence jusqu'à ce qui servait aux nouveaux venus de prison. La première qu'il fit en les voyant fut de grogner, visiblement peu content de les voir encore affalés contre les grilles. Franchement, même après plusieurs heures de voyage ils n'étaient pas capables de se réveiller ? Mais ils avaient besoin de faire leur nuit ou quoi ?! Bon... Alors là, se concentrer pour essayer de mettre cette fichue clef dans le trou ! Pas évident, ça tangue sur la mer héhé.

"Ah voilà ! Bon allez le premier héhéhé !

Le marin s'approcha du premier étranger à portée de main et déboucha le goulot d'une gourde dont on ne pouvait voir le contenu. Le gars était affalé contre une barre rouillée, visiblement lui aussi endormi. Le marin l'attrappa sans ménagement par l'épaule et regarda où cet individu était blessé sans remarquer que ses liens étaient effilochés, le réveillant ainsi, puis versa de son alcool directement sur la blessure tout en riant d'entendre son hôte hurler de douleur. Au moins il était sûr d'être réveillé maintenant. Puis il fit de même avec tous ceux de la cage sans se préoccuper de leur malaise, sans se dire s'il était bon ou non de faire de même sur la tête ou pas.
Des bruits de pas se firent entendre dans la cale.


-Hé le vieux, t'as toujours pas fini ? L'capitaine il demande l'aristo ! Non mais il est bourré en plus...

Le mousse alla prendre son collègue par la peau du coup pour le faire sortir de cellule et lui emprunta la clef pour referma celle-ci. Ensuite il ouvrit l'autre renfermant l'inconnu encapuchonné, prit la gourde et déversa le reste du contenu sur la plaie encore ouverte de celui-ci. Un nouveau cri, le dernier qu'on entendit dans la cale. Puis, tout comme son comparse, il s'empara dudit aristocrate - en était-il réellement un ? - et le traînèrent vers le pont. Puis plus rien. Dans la cale tout redevint silence, hormis le bois qui avait tendance à grincer, le sol qui semblait tanguer de plus en plus fort.


Quelques heures plus tard...

Le moussaillon ouvrit la porte donnant sur l'entrée de la cale, cette fois-ci trempé jusqu'aux os et une lanterne à la main. Il s'approcha en titubant de la cage où nos cinq personnages se trouvaient encore coincés, balancés de gauche à droite par la marée, ayant envie - ou l'ayant déjà fait - de rendre leur dîner de la veille... Bref ça sentait horriblement mauvais à cet endroit, à croire que des rats s'étaient donné la mort et moisissaient au fin fond de la salle ! A certains moments des gerbes d'eau de mer coulaient du pont jusqu'à cette maudite cale, mouillant tout ce qui se trouvait sur le passage. Oui, vous l'aurez compris, la tempête faisait rage à l'extérieur et même le capitaine avait du mal à tenir debout sans se tenir ! Donc des gens peu habitués à prendre la mer...


-Un pas trop sonné qu'il a dit, un pas trop sonné... Pfff... Oh et puis zut le premier qui vient !

Il ouvrit la cage et attrappa le premier venu (c'est-à-dire Alexis), la referma à clef et commença à traîner le guerrier vers la sortie.

-Ah et il faudra séparer la fille de vos grosses pattes aussi. Aaaaaah !"

Tout juste arrivés devant l'escalier, une grande floppée d'eau vint les cueillir et les faire tomber, les faisant glisser jusque dans le fond à une grande vitesse. Les deux se cognèrent contre les caisses et, d'entre eux, le mousse ne se releva pas, assommé. Au-dehors, on pouvait entendre les pirates beugler des ordres malgré la pluie et le vent.

_________________
Ombre fugace
Maître de ton destin

-Crédits de l'avatar: ETERNAL RETURN - Art of pierre / Alain D.
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Alexis d'Austra
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Ven 10 Mai 2013 - 13:08

Une petite demie heure après le passage du moussaillon, Alexis était parvenu à déchirer ses liens à force de patience, la corde s'effilochant sur les barreaux coupants au rythme des frottements frénétiques. Cette première libération, quoique soulageante pour ses poignets endoloris, n'avait nullement contribué à son échappée - il restait enfermé dans une cage, en compagnie des autres qui jonchaient mollement sur le sol, à l'exception d'un ou deux qui semblaient se réveiller petit à petit. Maintenant, il lui fallait attendre. Attendre un faux pas de la part des marins. Se laissant aller contre la cage, tâchant de rester discret au cas où un loup de mer venait à descendre dans la cale, Alexis pris son mal en patience, tâchant de garder un semblant de bonne tenue en dépit de l'agitation de la mer. Les flots, semblait-il, gagnaient en fureur, et bien qu'il fut un homme doté d'un certain pied marin, il n'arrivait pas à la cheville d'un de ses corsaires lorsqu'il s'agissait d'encaisser la colère des océans. L'hygiène ici était déplorable, mais Alexis n'était plus à cela près. L'odeur de l'urine agressait déjà sauvagement les narines, et au vu du sol qui se mettait à tanguer fortement, certains ne tarderaient pas à déverser leur tripes sur le plancher. Alexis ferma les yeux, tâchant de conserver une certaine maîtrise de soi, alors que se déchaînait la tempête. Il lui fallait tenir, et être patient. Il s'agissait de saisir l'opportunité, quand elle se présenterait. Se laissant mollement aller contre les barreaux, l'oreille aux aguets, le mercenaire inclina doucement la tête, ses longs cheveux sales tombant sur sa figure mangée par la barbe. Il fallait patienter. Oui, patienter...et tenir.


****


Le temps s'écoula. Deux, peut être trois heures passèrent avant qu'un bruit de trappe ouverte se fit entendre. Alexis tressaillit, tâchant de conserver son état de semi mort étalé contre les barreaux de sa prison. Il n'avait pas à beaucoup forcer les apparences. Mine de rien, les heures passées dans la cale l'avait atteint - la fatigue, la douleur et l'infernal mouvement de coque faisant très mauvais ménage - physiquement. Il n'avait pas déversé sa bile - ou du moins il n'en avait pas le souvenir - et c'était déjà là une prouesse considérable. Ouvrant doucement les yeux, il lança un regard en coin au moussaillon qui s'approchait de la geôle d'un pas claudiquant, marmonnant dans sa barbe. Une opportunité. Le vieux bougon vint ouvrir la porte, et le saisit à l'épaule sans ménagement. Alexis se laissa faire. Il valait mieux jouer les faux semblants pour le moment, en attendant le moment propice. Le forban le traîna rudement au sol hors de la cage, avant de refermer celle ci dans un claquement sinistre. Le mercenaire avait repéré la clé qu'il avait utilisé, et cherchait déjà du regard l'arme du malfrat. Là, sous la ceinture - un sabre court susceptible de servir pour se débarrasser de ce rustre de geôlier, comme de tout les autre susceptibles d'entraver son échappée. Alexis inspira doucement, s'apprêtant à bondir sur ses pieds, et à sauvagement agresser son gardien. Inspirer, expirer...Maintenant.

Alors qu'il faisait volte-face pour tordre le bras du loup de mer, Alexis fut surpris par une flopée d'onde qui se déversa sauvagement de l'entrée de la cale. Tombant sur le plancher avec son agresseur, Alexis tenta de saisir l'épée du vaurien braillant de surprise, en vain. La gerbe d'eau les fit glisser dans la cale, le bateau s'agitant alors que les flots hurlant se déchaînaient à l'extérieur. Alexis poussa un juron, alors qu'il percutait une caisse de plein fouet. La douleur était vive...mais il fallait se relever. Sa seule chance d'échappée était là. S'appuyant contre ladite caisse qui l'avait sonné, le mercenaire se releva tant bien que mal, titubant avec peine, alors que le navire tanguait furieusement. Poussant un grognement de colère, et scrutant d'un air mauvais le mousse étalé plus loin, ne se relevant pas après le choc, Alexis eut un petit sourire. L'opportunité était là. Il était temps de passer à l'acte.

Souplement, et avec la sauvagerie d'une bête qu'on eut décrit comme barbare, Alexis bondit sur le corps affalé du moussaillon, et enserra à pleine main, la gorge du rustre. Il s'agissait de ne laisser aucune faille dans la libération, et ainsi de ne laisser aucune possibilité à l'ennemi de les surprendre par derrière. Cela signifiait se débarrasser de tout individu susceptible de gêner, tout inconscient soit-il dans l'immédiat. Il fallait être prévoyant - et du reste, Alexis trouvait un malin plaisir dans cette basse vengeance. Sous l'emprise cruelle, le bonhomme reprit conscience, sans toutefois pouvoir réagir. Le mercenaire offrit un sourire féroce au corsaire, dont les yeux s'emplirent d'effroi. Alexis accentua sa poigne sur la gorge gonflée du malheureux, et montra les crocs. Une lueur de cruauté traversa son regard, alors que, d'un geste brusque, il rompit la nuque du moussaillon. Simple, efficace. Le corps, plus flasque que jamais, se laissa alla contre le plancher. Alexis eut un petit soupir d'aise et de soulagement, relâchant sa prise sur la gorge du mort, avant de lancer un regard vague à ce visage pétrifié dans une expression d'effroi. Qu'est-ce que cela fait, de voir sa vie disparaitre, alors que des mains écrasent notre gorge, et brise notre nuque ? se demandait-il, en considérant ces yeux grands ouverts. Sans doute était-ce atroce...La peur, devait être ô combien plus forte que la véritable douleur...

Alexis ricana doucement, rejetant la tête en arrière, ses cheveux trempés par le flot soudain qui avait fait intrusion dans la coque. Ceci étant fait, il s'empara du sabre du corsaire, et des clefs qui étaient attachées à sa ceinture de cuir râpé. Il était peut être hors de sa cage, mais tant qu'il serait sur un navire au coeur des mers en furie, la liberté n'était pas une option abordable. Il lui fallait prendre le contrôle du navire. Le mercenaire se releva vivement, venant s'agripper à un des barreaux de la cage, alors qu'une forte secousse menaça de l'expédier de l'autre côté de la cale. La tempête était forte dehors - il pouvait entendre les pas précipités et les beuglements de dizaines d'hommes. Des dizaines - il se savait très bon escrimeur, mais à un contre trente, les issues du combat ne jouaient pas en sa faveur, au bas mot. Il lui fallait un "soutien". Dans un soupire, Alexis s'approcha de la porte de la cage où étaient affalés ses compagnons d'infortune, et, tout en manoeuvrant prudemment en raison des violentes mouvement du navire, il déverrouilla la porte des geôle, tournant sèchement la clef dans la serrure.

- Bougez vous, vous autres... grogna Alexis, se tenant dans l'encadrement de la prison, une lueur animale dans le regard, sabre en main. On a un satané navire à saisir, et des forbans à pourfendre, reprit-il, une pointe de cruauté perçant dans le ton de sa voix, alors que dansait dans ses yeux, un feu de haine.



Dernière édition par Alexis d'Austra le Mer 15 Mai 2013 - 19:41, édité 1 fois
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Alric de Vareg
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Sam 11 Mai 2013 - 19:57

L'affrontement était des plus inéquitables, les deux guerriers paraient, attaquaient, esquivaient, pourfendaient les adversaires, mais ceux-ci se retiraient ou partaient se cacher à la vue des lames. Au final peu de pirates tombèrent avant que l'un d'eux qui se trouvait être plus agile que les autres ne profite d'un moment d'inattention dû à sa perte de sang pour lui faire tomber la hallebarde des mains, avant de lui asséner un grand coup de barre de bois dans la figure, faisant tomber le chevalier à terre.
C'était toujours gênant de décrire les derniers instants de la vie d'un homme, où il voyait arriver devant lui sa dernière pensée, ses derniers regrets, où ses lèvres mi-closes laissaient s'échapper les derniers mots d'amour ou de haine qu'il portait à certaines personnes. Dans le cas d'Alric la pensée fût à son grand frère qui l'avait devancé sur le trône du seigneur leur père. Il n'avait pas pu se venger, pas pu prouver à ce fraternel félon qu'il était meilleur que lui, mais ça n'importait plus maintenant et déjà il voyait des bottes s'avancer vers lui pendant que le guerrier avec qui il coopérait s'effondrait à son tour.


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Le réveil fût aussi brutal que douloureux: de l'alcool dans les plaies! De quoi commencer la journée dans la joie et la bonne humeur, par une chance folle le marin ivre qui s'en était occupé avait versé la majorité du breuvage corsé dans la plaie dorsale, la seule à vrai dire, à part la grande faite à la dignité du chevalier. Ce qu'il se passait, à vrai dire il n'en savait trop rien, le guerrier comprenait à peine qu'il était encore en vie et qu'on se battait non loin de lui et le pire: c'est qu'on lui avait confisqué son arme! Un tel affront ne devait pas rester impuni...

Quelques secondes plus tard il comprenait qu'il était dans le navire en qualité de prisonnier et que le soldat qu'il avait aidé tantôt était en train de les libérer, ses esprits lui revenaient... Et il y avait quelque chose qu'il n'aimait pas beaucoup. Prenant son courage à deux mains le combattant sortit de la geôle pour inspecter les environs: une cale de navire tout ce qu'il y avait de plus classique, un navire de taille moyenne qui devait contenir au maximum quelques dizaines d'hommes. C'était tout de même trop.


-"Merci de nous avoir sauvé, pour commencer. Après j'ai cru comprendre que vous vouliez les attaquer? Dois-je rappeler que nous ne sommes cinq et qu'ils sont peut-être plus d'une vingtaine? Vous avez un plan pour qu'on puisse les abattre?"

Nerveux, Alric fit les cents pas dans l'étroit conduit, cherchant une solution, la seule chose qu'il trouva fût un morceau de bois dur dont il s'empara pour s'en servir d'arme: c'était mieux que rien. Puis il remarqua la jeune demoiselle rousse qu'il avait entraperçu plus tôt! N'écoutant que son instinct chevaleresque, il se précipita à son chevet pour prendre de ses nouvelles.

-"Gente dame allez-vous bien? Ces pirates sans scrupules ne vous ont pas brutalisés au moins?"

Du coup la réussite du plan devenait une priorité absolu, en sa fonction de guerrier Alric ne savait que trop bien ce qui arrivait aux femmes isolées...
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Neïra "Fortune"
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Sam 11 Mai 2013 - 20:42

Si Neïra n'avait pas été ligotée nul doute qu'elle aurait fait regretter sa virilité au pirate qui la trempa d'alcool frelaté. Le liquide agressa les multiples plaies qu'elle avait accumulés comme autant d'aiguilles enfoncées sous sa peau, plus douloureuses à chaque mouvement de sa part. Elle serra les dents pour s'empêcher de se mordre la langue dans un faux mouvement et donna un coup de pied dans une poutre qui ne fit qu'enflammer sa cheville. Finalement le soûlard repartit avec un autre marin et un prisonnier.
Ils n'eurent pas longtemps à se reposer avant que la tempête ne commence. Le bateau semblait ruer comme un makragnos blessé et tirait de nouveau haut-le-cœur à Neïra. Elle n'avait pas spécialement le pied marin et son estomac au bord des lèvres. Son teint se faisait plus gris à chaque nouveau mouvement et elle dégobilla une première fois alors qu'une secousse plus violente la projetait au sol.
Mais les rasades d'eau de mer qui s'infiltraient étaient sa bénédiction, malgré la douleur qu'elles ravivaient dans ses plaies. La corde qui enserrait ses poignets se faisaient plus souple à chaque fois et, l'eau les rendant glissants, elle sentait que ses poignets fins pouvaient se libérer de l'étreinte. Ravie de pouvoir se concentrer sur autre chose que son estomac retourné, elle s'affaira à se débarrasser des cordages.

Elle y parvenait presque lorsque qu'un matelot reparu et elle cessa toute gesticulation. Mais il ne fit que s'emparer d'un des guerriers avant de disparaître dans le reste de la cale. Elle reprit alors d'autant plus ces contorsions et parvint finalement à sortir une de ses mains. De là, le reste ne fut plus que formalités. Elle venait de se libérer complètement lorsqu'un violente rasade d'eau la frappa. Elle essaya de relever mais le tangage reprit soudainement ses droits et elle tomba à genou pour cracher un filet de bile qui lui laissa un goût acre et acide.

Le guerrier qui avait été emmené vint alors ouvrir leur cage et l'un des autres hommes se leva et après quelques mots sur leur situation tactique se mit à faire les cent pas. Puis, brusquement, vint s'agenouiller près d'elle pour se soucier de son état. Il eut droit à une gifle métaphorique de la part de la tignasse rousse imbibé d'eau de mer quand elle releva la tête.

-Vos Dames doivent être bien étranges pour que vous me confondiez avec l'une d'elle, laisser ceux qui m'ont touché là où ils sont, ils ne feront de mal à personne six pieds sous terre.

Elle se releva fièrement, effet un peu amoindri par le violent roulis qui lui laissait les jambes flageolantes mais elle s'agrippa aux barreaux pour ne pas tomber de nouveau, puis sortit de la geôle à pas prudent. Personne en vue.

-Avec c'te tempête, ils doivent tous être sur le pont, et certains par-dessus bord. Sortir maintenant servirait à rien, autant attendre ici. Si l'un se pointe, on le plante. Lorsque ça sera calmée, on pourra envisagé un plan d'attaque, ils seront épuisés.
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Valerian d'Adhémar
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Mer 15 Mai 2013 - 13:22

Patience. Tel est le terme qui pourrait le définir, alors que ses sens se remettent progressivement de sa torpeur imprévue. Patient, le châtelain aux trois roses reste assis, le dos contre la cloison de la calle, à attendre que quelque chose se passe. Il s'inquiète quelque peu de ne voir le jeune prisonnier se réveiller, ni la rousse damoiselle montrer des signes de santé. Et tendis qu'il attend, tranquille, ses pensées elles ne restent pas inactives. Nombre de théories lui traversent l'esprit, à propos de la situation présente. Nombre de tactiques pour se sortir de là aussi, en imaginant nombre de cas, allant du moins inquiétant au plus sombre. Ainsi, il tente de prévoir plusieurs portes de sorties, plusieurs plans, afin que les piratent ne l'emportent pas dans cette partie. Car oui, ils ont pris l'avantage, en profitant d'un fort élément de surprise. Mais le seigneur d'Adhémar ne se laissera pas faire, et d'autres seront là pour l'aider.

Sa réflexion, cependant, est passablement perturbée par les mous et remous du bateau. Son estomac se retourne à chaque roulis, ces derniers se faisant de plus en plus nombreux, de plus en plus forts. Le tangage de la coque prend peu à peu de l'ampleur, et le berthildois perd peu à peu des couleurs. La tempête au dehors semble trouver un écho à l'intérieur de ses tripes, et c'est le visage livide que le fier chevalier en déverse le contenu sur le sol, à la vue de ses compagnons de cellule. Plus que la bile elle-même, les restes de son dernier repas ornent à présent le plancher devant lui, s'étalant au gré du tangage. Mais le malade ne perd pas de vue sa contenance, cependant. L'avantage, se dit-il, est qu'à présent qu'il n'as plus rien dans l'estomac, il peut se sentir plus léger pour la suite du voyage.

Et la tempête, finalement, éclate de plus belle. Les gerbes d'eau salées qui filtrent au travers la porte de la calle ont l'avantage de nettoyer le vomi, ou plutôt de l'étaler. Qu'importe, les infortunés n'en sont plus vraiment à cela près. Mais ce que la tempête à de bon, au bout de compte, c'est qu'elle fournit aux prisonniers une chance de sortir de leur cage. Et cette chance, l'homme choisi par le forban l'a saisie à pleine main. Certes, ses manières sont assez rustres, et Valerian n'aime pas tellement la cruauté qui se lit sur le visage du meurtrier de leur geôlier. Mais dans une telle situation, il ne faut faire le difficile quant au choix de ses alliés.

Alors tandis que la cage s'ouvre et qu'un second prend part l'évasion, le chevalier se contorsionne. Souplement, il parvient à passer ses jambes entre ses bras afin d'avoir les mains en avant, ce qui facilitera grandement sa totale libération. Un bonne chose de faite, oui, mais le fait de se tortiller ainsi associé au roulis des vagues lui donnent des hauts le cœur, et à nouveau un peu de bile s'échappe de sa bouche, avant qu'il ne s'étale dans son propre vomi, ayant perdu l'équilibre à cause du tangage. Dans un étrange grognement, il parvient à sommairement se relever, à temps pour entendre la gifle généreusement offerte au hallebardier par la rousse. Le commentaire qui suit aurait pu faire rire le pertuisanier, si ce dernier n'était pas en train de se retenir de rejeter à nouveau.

" Avec c'te tempête, ils doivent tous être sur le pont, et certains par-dessus bord. Sortir maintenant servirait à rien, autant attendre ici. Si l'un se pointe, on le plante. Lorsque ça sera calmée, on pourra envisagé un plan d'attaque, ils seront épuisés. " Dit-elle, et elle n'a pas tout à fait tort.
" je suis d'accord avec la p'tite Dame, nous ferions mieux d'attendre ici que… " Il est stoppé par une remontée de bile qu'il retient, et reprends. " Que ça se calme. Ainsi, nous pourrions mettre une stratégie en place. "
Avançant relativement droit malgré le tangage, il approche un peu du seul a avoir une lame dans la main, lui tendant les siennes encore liée par la corde.
" Est-ce que vous pourriez… "
L'homme lui délie els mains sans lui laisser le temps de finir, et le livide reprend.
"Merci. Comme nous allons devoir nous aider, il est de bon ton de me présente. Je me nomme Valérian. Je ferai mon possible pour vous aider, cependant… L'un d'entre vous a-t-il une idée de comment prendre le contrôle de ce bateau ? "
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Alexis d'Austra
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Dim 19 Mai 2013 - 15:57

Alors que s'organisait la lente délivrance des quelques prisonniers, Alexis était déjà las - et quelque part agacé - de ses compagnons d'infortune. Ce n'était pas du mépris, ou même de la haine - simplement de l'ennui vague, suscité par divers comportement, comme l'élan chevaleresque du blondinet, qui s'était précipité auprès de la Rousse, qui, en bien des manières, semblait déjà plus dure à cuir que lui. Celle ci avait d'ailleurs émis la possibilité de rester terrés dans l'ombre de la cale. L'idée ne l'enchantait pas, mais a force de raison, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il s'agissait de la meilleure solution. Car en effet, en dépit de tous ses appétits meurtriers, et de tous ses talents martiaux, Alexis ne pouvait pas faire face à un équipage le débordant numériquement d'une trentaine d'individus. Il était blessé, et l'issue d'une dernier combat à deux contre quatre n'avait pas brillé par son issue exceptionnelle. Attendre, semblait-il, restait la meilleure solution. Cela le rendait furieux. Ce n'était pas tant le fait de se cacher lâchement dans les ombres - très sincèrement, le mercenaire n'avait que faire de l'honneur, et prenait même un malin plaisir à humilier ces naïves zélotes du code chevalier, avec une brutalité enjouée. C'était plutôt le fait de patienter, qui l'enrageait. Patienter encore un peu, avant d'infliger à ces forbans le sort qu'ils méritaient après leur larcin audacieux. Quelque part au fond de lui, Alexis haïssait qu'un mal commis à son égard reste impunis, et constamment il ressentait le besoin d'écraser tout ceux lui ayant porté offense. C'était une soif. Une soif insatiable d'imposer sa domination par dessus tout les autres êtres - une soif le lançant constamment dans une course effrénée au pouvoir. Quelque part, il y avait aussi ce vouloir vivre - cette furieuse envie d'exister, de s'imposer, de marquer dans la roche et dans la chair, la trace de sa vie.

Alexis lança un regard passablement agacé à Alric, rendu fébrile par le voyage ainsi que par le festival incessant de niaiserie qu'il pouvait voir se profiler à l'horizon alors qu'il s'accommodait du gaillard. Celui ci savait manier les armes - on pouvait le constater après un bref coup d'oeil vers sa physionomie - mais se targuait d'un coeur prétendument noble et courtois. De quoi rendre Alexis malade. Il serait utile, mais le mercenaire se préparait d'hors et déjà à n'accepter aucune faiblesse, aucun scrupule de sa part. Puis, il y avait la rousse, avec l'accent corsé et cette manie de trébucher sur les mots ici et là. Elle semblait plutôt sure d'elle, et probablement adepte des armes. Sans doute s'agissait-il d'une de ces femelle pirate qui écument les océans, ou encore d'une coupe-jarret des villes plutôt débrouillarde. Celle ci serait utile, et déjà plus simple à supporter - comme c'était souvent le cas chez les brigands, elle n'attachait sans doute aucune importance au concept d'honneur ou de retenue, et serait ainsi déjà plus vivable que le blond au regard placide. Enfin, il y avait un autre gaillard aux cheveux bruns, faisant d'amples efforts pour garder un certain contrôle sur son estomac chavirant, et aux airs nobles inspirant quelques tics nerveux à Alexis. Alors que le mercenaire scrutait vaguement la troupe, ce dernier personnage s'approcha de lui, et tendit ses poings liés. D'un mouvement sec, Alexis déchira les liens à l'aide du sabre récupéré sur le geôlier. Le brun prit alors la parole.

- Merci. Comme nous allons devoir nous aider, il est de bon ton de me présente. Je me nomme Valérian. Je ferai mon possible pour vous aider, cependant… L'un d'entre vous a-t-il une idée de comment prendre le contrôle de ce bateau ?

Alexis jaugea de haut en bas le dénommé Valérian, tâchant d'en apprendre un peu plus sur son interlocuteur. Définitivement un noble, ou un homme ayant acquis l'art des lettres au cours de son existence. Celui là se trimbalait sans doute toute la chevalerie du monde sur le dos, mais il avait fait preuve d'un peu pus de jugeote que le grand blond, renonçant aux belles manières avec une femme farouche comme celle ci. Quand bien même, Alexis eut le sentiment d'être tombé sur la fine équipe qui le ferait craquer à force de bêtises et mièvreries.

- Alexis, répondit sèchement le mercenaire.

Adressant un regard à la femme corsaire, Alexis siffla entre ses dents.

- Ce bonhomme là, dit-il en désignant du sabre le corps flasque tassé au fond de la cale, est descendu afin de ramener un d'entre nous sur le pont. Malgré la tempête, m'est-avis que d'ici quelques minutes, ceux là haut vont se poser des questions quant son à "non-retour". Et du reste, si l'onde continue s'agiter ainsi, la vermine viendra se terrer dans la cale à la recherche d'un abris face aux flots.

Alexis grinça des dents, fixant le plafond agité au dessus d'eux, et écoutant brièvement les bruits d'excitation générale retentissant sur le pont.

- Ils ne vont pas descendre un à un là dedans - c'est toute une marée de corsaires affolés qu'on va se prendre, quand la mer aura sapé leur moral. Et s'ils ne descendant pas, la tempête passera et on se retrouvera piégés comme des rats.

Alexis marqua une pause, se frayant un chemin vers un coin reculé de la coque, à la recherche d'objets coupants susceptibles de servir d'armes suffisantes pour occire quelques loups de mer.

- Cette tempête, continua Alexis alors qu'il cherchait parmi les caisses et le fouillis général, tout en tâchant de s'agripper ici et là pour garder son équilibre, cette tempête n'est pas une damnation...mais une opportunité à saisir. Là haut, c'est la confusion complète - ils paniquent, se débattent, tentent désespérément de rester sur le pont et de ne pas plonger à leur mort, dans l'abysse. Tâchons d'en tirer avantage.

Alexis revint vers les autres tant bien que mal, ramenant tout ce qu'il avait put trouver possédant un potentiel tranchant, ainsi qu'avec quelques mètres de cordage. Il présenta le tout à ses compagnons d'infortune, gardant une poigne solide sur le cordage.

- Il va falloir rester solidement campés sur vos appuis...et tuer le plus de ces satanés brigands. Je ne sais pas vous, mais je ne compte pas mourir dans la gueule de l'océan, avant d'avoir précipité quelques uns de ces foutus marins dans la tombe. Et au Diable le péril...Nous sommes en plein dedans.

Sur ces mots, Alexis esquissa un sourire sinistre, dégainant son arme avec fluidité, et s'encorda rapidement. Le tout était de rester grouper. Ainsi attachés, si l'un d'eux quatre tombait, les trois autres seraient là pour le retenir. Et si ils étaient trop nombreux à trébucher, alors il faudrait couper la corde. Rien qui ne soit compromettant au niveau de la conscience pour Alexis.

Ceci étant fait, le mercenaire s'approcha des escaliers menant sur le pont, s'agrippant fermement à une solide poutre de bois, alors que les autres s'encordaient à leur tour - ou non. Qu'ils le suivent ou non, Alexis s'en moquait allègrement. Si par miracle, ils parvenaient à abattre tout les marins, il leur faudrait ensuite prendre le contrôle d'un navire pris au sein de l'oeil de la tempête. Les probabilités de sortir de cet enfer d'onde vivant étaient infimes. Si, en revanche ils attendaient dans la cale, que le beau temps et le calme revienne, ils seraient probablement écrasés par le nombre de marins n'ayant pas un navire à deux doigts du naufrage à maîtriser. La seule chance de survie était là - elle était faible, et même ridicule. Mais elle était là tout de même.

Et quitte à mourir, Alexis comptait au moins arracher sa belle mort, trucidant sauvagement ses geôliers avec toute la rage dans son coeur, avant d'être avalé par la gueule des flots.

Déjà, Alexis bavait de rage, ses yeux étincelant d'une ire renouvelée alors que couvait la tempête, et que le sons des cris de désespoir résonnait dans sa tête. Il y avait la colère...et la haine, si intense qui fleurissait comme jamais alors que la perspective du massacre, et de l'assouvissement sauvage se dévoilait peu à peu, aux yeux rendus fous d'Alexis. Il ne pensait plus, et seul l'odeur imaginée et remémorée du sang semblait le tenir en éveil. La soif, la faim...C'était tout ce qui comptait à présent, alors que la mort le tutoyait et que le vide l'appelait, inlassablement. Seul comptait la chasse, et le frisson du meurtre. Ce n'était pas le navire, qu'il souhaitait récupérer; c'étaient les têtes de chacun de ses forbans. Il partait au carnage, un sourire aux lèvres.

Oui, cela semblait être une fin convenable.
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Neïra "Fortune"
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Mer 22 Mai 2013 - 17:28

Neïra écouta le plan du mercenaire. Si elle appréciait sa façon de penser et aurait pus en d'autre lieu cautionner pleinement ses idées, ce n'était pas le cas en ce jour. Alors qu'il s'était encordé et montait péniblement les escaliers, en se tenant à une poutre de bois pour ne pas tomber, la mercenaire agrippa la corde et tira un coup sec dessus. Si le mercenaire parvint à garder l'équilibre, cela eut au moins le mérite de stopper sa montée et de permettre à la rousse d'en placer une.

-Sortir maintenant est fou, on n'a aucune chance face à eux, on arrive à peine à tenir debout et nous n'avons qu'une arme.
Ils vont pas descendre tous à la cale, y en aura deux ou trois qui viendront chercher leur collègue, au pire. On les assomme, on leur pique leurs armes et ensuite on pourra commencer à causer avec ceux de là-haut. Si on veut réussir à s'en sortir, faut pas chercher à tous les affronter, mais capturer le capitaine. Si on arrive à le ''convaincre'' qu'il vaut mieux nous reposer à terre, l'affaire sera dans le sac.
Mais avant tout, il nous faut au moins récupérer des armes. On peut fouiller l'entresol, s'ils n'avaient pas prévus d'aborder un navire, ils ont pus en laisser traîner. Et inutile de se faire repérer avant d'être armés.


Elle s'engagea à son tour dans l'escalier, dépassant Alexis en quelques enjambés et passant prudemment la tête par la trappe qui permettait d'accéder au niveau supérieur. Il ne s'agissait plus de la cale, mais de l'endroit où dormaient les marins, lorsqu'ils en avaient le temps, et que l'on reconnaissaient aux hamacs pendus entre les poutres. Il semblait désert, bien que le raffut de la tempête qui se faisait plus proche pouvait aisément couvrir de nombreux bruits. Elle s'y engagea donc prudemment, se mettant à fouiller les lieux à la recherche d'une arme oublié par un pirate ou de toute autre chose qui pourrait les aider.
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Alric de Vareg
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Sam 25 Mai 2013 - 18:56

La réponse des plus cinglantes de la pirate ne plu que très moyennement au chevalier errant qui l'accueillit en perdant instantanément tout sourire. D'accord toutes les femmes n'appréciaient pas qu'on vienne à leur rescousse, certaines se sentaient dévalorisées ensuite -pour des raisons qui échappaient au guerrier- mais elle ne devait pas pour autant l'humilier comme ça!
Heureusement pour elle un nouveau tangage du navire fit tomber Alric au sol lui faisant partiellement oublier l'affront qu'il venait de subir. Se relevant difficilement et tentant de conserver son précédent repas à la place qui lui était dû, il écouta le nobliau parler et demander leurs noms.


-"Alric de Hortelant, mercenaire pour vous servir."

La suite portait plus sur la manière de se sortir que là, ça valait mieux dans un sens, l'heure n'était plus aux mondanités. Le chevalier se vit donner un morceau de métal rouillé qui avait dû être un barreau il y a quelques siècles, il n'était guère solide mais suffirait pour faire mal à un pirate mal avisé.

-"Peut-être qu'un d'entre nous peut se faire passer pour un de ces pirates? Avec la tempête peu probable qu'ils fassent tout de suite la différence, il pourrait localiser le chef et on sortirait ensuite, vous en pensez quoi?"

Curieusement Alric ne souhaitait pas être désigné comme celui qui devrait remplir la mission, la tâche serait ardue, dangereuse et il ne croyait pas avoir l'expérience ni le talent nécessaire pour ne pas se faire remarquer. Il avait trop soif de justice et de vengeance et risquerait de tuer un forban sous un coup de sang, difficile de résister à la tentation parfois...
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Valerian d'Adhémar
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Mer 5 Juin 2013 - 10:23

* Dans quel pétrin suis-je donc tombé ? * Se surprend à penser le chevalier aux trois roses, alors que le guerrier sanguin propose sa basique stratégie. Si tant est que foncer dans le tas puisse porter le nom de stratégie. Et ce dénommé Alexis semble bien pressé d'en découdre, à en juger par son emportement à s'encorder puis se diriger vers la sortie de la calle sans plus attendre l'avis de ses compagnons d'infortune. Pour le chevalier, ce plan consiste ni plus ni moins à foncer sur le pont comme un taureau sur un drap balancé par le vent. En d'autres termes c'est se lancer vers une mort certaine, si l'on considère ses chances de s'en sortir seul face à tout un équipage. Non, leur seule chance de sortie, s'il y en a bien une, est d'agir ensemble. Et cela, fort heureusement, la rousse l'a visiblement compris car elle calme rapidement le guerrier trop zélé.

Vient alors son tour de présenter son idée, rassurant Valerian qui craignait être le seul à réfléchir. Réfléchir… A présent que son corps s'est un peu habitué au tangage, son esprit se fait un peu plus clair et il a l'estomac moins retourné. Non pas qu'il ait regagné la grande forme, non, mais l'envie de rendre l'entièreté du contenu de son estomac se fait moins sentir et c'est déjà un soulagement. Il en profite donc pour repenser à leur situation, afin peut-être de trouver un plan moins suicidaire.

En effet, foncer tête baissée sur le pont du navire, en pleine tempête de surcroit, n'est une option réjouissante. D'une part parce que les marin sont plus nombreux et en bien meilleur état que les prisonniers, et d'une autre parce qu'ils sont aussi plus habitués aux caprices des mers. Après tout le groupe d'infortuné n'est composé que de blessés et d'une personne ayant des haut-le-cœur plutôt coriaces. Quand bien même trouveraient-ils des armes dignes de ce nom - et pas ces barres rouillées comme celle qu'on lui a tendu – et si par miracle ils parvenaient à se défaire des forbans, cela ne servirait à rien si l'issue est de périr en mer à cause de la tempête ou de leur incapacité à manœuvrer un bateau. Il ne faut donc pas que trop de marin périssent, ou au moins qu'il en reste assez pour ramener le bâtiment sur la côte. D'un autre coté, les affronter sans objectif et ne faire que les affronter sans le tuer ne les mènerait qu'à une mort certaine.
* Alors que faire ? * Se demande-t-il. Ils pourraient tenter de capturer le capitaine, une entreprise aussi risquée qu'hasardeuse. En effet rien ne garantis que cet équipage de pirates leur obéira pour autant, ces derniers n'étant pas réputés par leurs scrupules à laisser mourir l'un des leurs. Alors comment les compagnons d'infortune peuvent-il faire pour retourner la situation à leur avantage ?

Un balancement, plus brusque que les précédents, fait perdre l'équilibre au chevalier aux trois roses, le sortant du même fait de ses réflexions. A temps pour qu'il se rende compte que la femme aux airs farouches s'extirpe hors de la cale, suivie de près par les deux autres. Ainsi donc, voilà qu'il est tombé avec des aventuriers aussi empressée les uns que les autres, ce qui ne lui laisse guère d'autre choix que de les suivre. S'appuyant contre une paroi afin de se relever, le ser d'Adhémar retient un haut le cœur. Il se rend compte ensuit qu'il s'est appuyé contre la porte de la cellule dans laquelle était retenu le mystérieux homme à la capuche, celui-là même qu'il avait aidé sur les quais avant qu'un tuile ne lui fasse perdre confiance.

" L'homme à la capuche… " Marmonne-t-il d'une voix a peine audible, recouverte par les plaintes du navire en pleine tempête.
Et maintenant qu'il y pense, quelque chose l'intrigue. Qui donc peut bien être cet homme, pour les pirates ? Pourquoi l'ont-ils enfermés seul dans une cellule ? Où et pourquoi l'ont-ils emmenés plus tôt, avant que la tempête n'éclate ? Autant de questions encore sans réponse, mais Valerian a un pressentiment : Cet homme est la clé. Et c'est pourquoi pendant que les trois autres exécuteront leur plan, à savoir capturer le capitaine s'il a bien suivi, lui ira de son coté. La capture du capitaine lui servira, en quelques sortes, de diversion. Et pendant qu'ils occuperont le gros des matelots, lui cherchera l'homme à la capuche qui doit être quelque part à l'intérieur du bateau. Si son instinct dit vrai, cela pourrait leur fournir une seconde porte de sortie, un "plan B".

Décidé, et soulagé d'un peu de bile supplémentaire, le chevalier monte à la suite de ses compagnons d'infortune qui ne sont déjà plus dans la cale. Il se retrouve alors dans la "chambre commune", et observe que chacun a trouvé de quoi s'armer mieux qu'avec des barres rouillées. Lui-même parvient à trouver une dague en fouillant dans les affaires des pirates. Et maintenant que chacun est prêt, la rousse et les deux autres s'en vont chercher le capitaine tandis que Valerian prend un autre passage afin de chercher sa propre cible.
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Mer 5 Juin 2013 - 11:24

En quelques heures à peine, la mer s'était déchaînée. Les flots grondaient et frappaient le long de la coque du navire, comme s'ils cherchaient à la briser, raisonnant quelques fois dans la cale creuse. Les embruns salés passaient par dessus bord et lustraient le pont à tel point qu'il devenait difficile de marcher sans glisser. La pluie qui se déversait des nuages noirs n'étaient pas pour arranger la situation, et bien que des ordres volaient de ci de là, seules des bribes arrivaient aux oreilles de l'équipage, quand ils semblaient seulement entendre quelque chose.

Si le calme ne redescendait pas d'ici quelques heures, le capitaine ne donnait pas cher de la vie de ses pirates. Une secousse plus forte que les autre fit chavirer tout le monde à bâbord et ouvrit violemment, par le même temps, la trappe menant au pont principal, où dormaient l'équipage. On ne remarqua pas de suite l'étrangeté de ce qui se déroulait sous le plancher, mais l'alerte enfla rapidement.

- LES PRISONNIERS SE SONT EVADES ! criait-on, espérant couvrir le vacarme des vagues.

Les pirates firent alors beaucoup plus attention à ce qu'on disait que lorsqu'il s'agissait simplement d'ordres et de cris de panique. La plupart dégainaient leurs lames tandis que le capitaine vociféra quelque chose qui devait ressembler à "Si jamais vous tuer le nobliau, je vous fait couper les... !" Un embrun venant le frapper en pleine figure, avant qu'il n'ait pu terminer sa phrase. Mais les autres avaient largement saisis la teneur de ses propos, et se rassemblèrent autour du trou béant quelque peu sur les gardes.

Le sort des prisonniers devint rapidement l'intérêt majeur de tous, passant alors avant le leur. Si on sentait une joie malsaine s'échapper d'eux, on pouvait aussi aisément deviner que certains d'entre eux n'était plus tant à l'aise et qu'ils auraient mille fois apprécié un combat sur la terre ferme, plutôt que sur la mer déchaînée.

_________________
Ombre fugace
Maître de ton destin

-Crédits de l'avatar: ETERNAL RETURN - Art of pierre / Alain D.
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Valerian d'Adhémar
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Jeu 20 Juin 2013 - 14:19

" LES PRISONNIERS SE SONT EVADES ! " Hurle-t-on sur le pont, entre deux ordres du capitaine.
De leur côté, les prisonniers échangent un regard empressé. Ils ont été repérés et l'alerte a été donnée, ce n'est plus qu'une question de temps avant que le navire tout entier ne soit mis au courant. De concert, les intrépides évadés se lancent sur le pont afin de mettre en œuvre leur plan. Et le chevalier aux trois roses, lui aussi, se met à agir. Cependant plutôt que de suivre ses compagnons de mésaventure dans la mêlée et au cœur de la tempête, il s'engouffre dans le couloir à l'intérieur du navire et débute ses recherches.
 
Plusieurs minutes et quelques haut-le-cœur plus tard, le chevalier finit par trouver quelqu'un. Mais le marin qu'il rencontre n'est pas l'homme qu'il cherchait, ce n'est qu'un marin sans importance qui se trouve là pour on ne sait quelle raison. Le duel entre les deux hommes débute dès que le flibustier remarque le fugitif, et ce dernier ne manque de se faire trancher le bras que grâce à une secousse soudaine qui le projette contre la paroi. S'en suit quelques échanges de coups, aussi peu adroits d'un côté que de l'autre. S'il n'était pas déstabilisé par son mal de mer et le balancement du bateau, le chevalier aurait déjà mis fin au combat. Mais voilà, il doit composer avec son désavantage, et bien qu'il prend de plus en plus l'habitude a mesure des coups, il n'est clairement pas au même niveau que s'il était sur la terre ferme.
 
Un nouveau balancement secoue les deux hommes, mais cette fois le marin est sonné. Profitant de son avantage passager le noble plante sa dague dans le torse de son adversaire, et non sans une certaine réticence, met l'achève de manière rapide et sans douleur.
" Pardonne-moi,  je n'ai pas eu le choix. " Chuchote-t-il à l'adresse du mort en lui refermant les yeux.
Se relevant en se tenant à la paroi, le chevalier laisse là le corps du marin et reprend ses recherches.
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Alexis d'Austra
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Jeu 20 Juin 2013 - 16:09

- LES PRISONNIERS SE SONT ÉVADÉS ! avait-on beuglé du haut du pont, à l'étage supérieur.

Alexis avait poussé un grognement, voyant qu'il venait de se faire arracher l'initiative par les loups de mers qui commençaient dès à présent à se précipiter pour rejoindre la cale et rudoyer les fugitifs. Ah que ça l'enrageait, cette impression d'impuissance qui le prenait, alors que ses compagnons d'infortunes s'échangeaient des regards hébétés, rendus bêtes par la surprise et la soudaine réalisation que leur plan si bien ficelé tombait à l'eau. La ruse, la tactique et la stratagème était désormais d'une inutilité flagrante, alors qu'ils étaient à deux secondes de subir une charge de flibustiers saouls, rendus fous par la tempête. Il n'y avait plus qu'à agir, vite et bien, pour frapper ses forbans au point sensible : le moral. Alexis avait pu constater, au cours se des nombreuses années passées sur le champs de bataille, à quel point le moral était un élément stratégique durant une confrontation, capable de donner à une petite escouade la force d'un millier d'homme, ou a l'inverse, lorsqu'il était démolit, de saper fatalement la détermination et l'aptitude à se battre d'un ennemi. La moral était le nerf essentiel du guerrier, qui y puisait à outrance force, courage et résolution. En des circonstances plus "habituelles", Alexis aurait eu recours à des tactiques élaborées et soigneusement préparées pour abattre cette entité profonde qui dormait dans le coeur des hommes; mais là, dans l'immédiat, ce n'était pas envisageable. D'un autre côté, les mariniers étaient piégés sur leur navire en proie aux fureurs de l'océan, et peinaient à préserver leur vaisseau de la gueule de l'abysse alors même qu'une bande de prisonniers s'échappait des geôles pour en découdre. Le moral ne partait pas de très haut, et s'était probablement vu éprouvé par ces épreuves successives. Et désormais, il manquait simplement l'estocade; le coup de grâce, qui les ferait plier. Alexis eut un ricanement. Oh oui, il les ferait plier. 

Écartant ceux se tenant devant lui d'un geste brusque du bras, Alexis pris les devant du petit groupe, saisissant fermement la poignée du sabre qu'il avait glissé sous sa ceinture alors qu'il avançait d'un pas lent et sur du petit escalier de bois. D'un moment à l'autre, un forban allait dévaler les marches et lui bondir dessus. Il lui fallait être prêt. Le mercenaire renifla, humant la fragrance salée qui s'échappaient des planches trempées du pont, rejetant ses long cheveux ruisselant d'eau de mer dans un geste sec de la main. Il inspira, ses yeux pétillants de rage remuant nerveusement alors qu'il guettait le moindre mouvement. Puis un craquement alors que l'on ouvrait la trappe menant à la cale, et un grand fracas de pas martelant le fragile escalier, ponctué de ricanements obscènes. Les forbans apparurent au pied de l'escalier, s'entassant les uns derrières les autres, gesticulant dans tous les sens alors que plusieurs essayait de rejoindre le plancher de la cale dans un commun mouvement, pour fondre sur les fugitifs en un clin d'oeil. Les féroces secousses auxquelles le navire était en proie, ainsi que la confusion générale joua en la faveur d'Alexis, qui bondit en premier sur le pirate au regard torve qui peinait à tenir son fer.

Féroce, le mercenaire agressa sauvagement son assaillant, frappant brutalement la lame du bretteur pour qu'il la lâche, avant de lui coller son poing dans la mâchoire. Le pirate cracha un juron, déséquilibré par le coup et les sursauts traîtres qui faisaient tanguer le navire. Macabre, machinal, Alexis frappa à trois reprises l'homme tombé à ses genoux, exécutant des coups verticales se ponctuant par de vives éclaboussures et des gargouillements suppliant. Le misérable s'étala comme une loque sur l'escalier, compliquant pour ses camarades, la descente qui l'était déjà bien assez. Alexis ne fit pas l'erreur de laisser son avance lui filer entre les doigts, et enchaîna sur la prochaine crapule, qu'il saisit par le scalp à pleine poignée, le tirant brutalement en avant dans un cri de surprise. Cette fois, il fit glisser le fil de son sabre sur le cou du loup de mer, déchirant la gorge prestement. Le flibustier s'écroula sur son pair, un épais flot de sang s'écoulant dans un chuintement, sur le plancher moisi. Fort de cet avantage qu'il avait arraché aux pirates, Alexis mit un genoux à terre pour saisir la dague coincée sous la ceinture du pirate égorgé, tâtant à l'aveuglette la taille du soldat trépassé. Quand il parvint enfin à mettre la main sur l'arme blanche, une autre fripouille fondait sur lui, épée en avant. 

La brusque secousse qui ébranla le vaisseau fut salutaire pour Alexis, qui vit la pointe du fer dévier sur le plafond, alors que le forban tombait à la renverse dans les escaliers. Alexis peina à se relever, ricanant bassement de l'infortune de son adversaire, puis vint écraser son pied sur les côtes du corsaire qui poussa un hurlement de douleur, alors que les os cédaient dans un craquement. Sans se soucier d'abréger les souffrances du misérable, abattit son sabre sur le torse d'une énième vermine, qui dévalait à son tour les marches de l'escalier pour voir ses trois camarades minablement étalés sur le plancher. Celui ci fut plus prompt à réagir, faisant fit de la blessure que venait de lui infliger le mercenaire, et frappa à son tour Alexis, la pointe de sa rapière traçant une douloureuse estafilade sur le torse déjà éprouvé du mercenaire. Furieux, Alexis fit un  brusque pas en arrière, laissant son adversaire trébucher sur le corps mollement affalé de son camarade de ripaille, qui poussait encore, ici et là, quelques gémissement. Le corsaire chuta tête la première sur le genoux du mercenaire dans un cri d'exclamation, brusquement interrompu par le coup brutal qui vint le frapper à la nuque, dans un craquement immonde. 

Alexis haleta, faisant un pas en arrière alors que ce quatrième corps s'étalait mollement au sol. Il n'était pas homme à combattre une armée de pirates, et s'il parvenait à défaire le prochain de ses adversaires, ce serait le prochain qui lui porterait le coup de trop. De toute évidence, la disposition des escaliers, couplé à la confusion générale jouait largement en sa faveur. Mais la fatigue guettait. Il fallait porter un coup si cruel, que les canailles peineraient à s'en relever. Déjà, Alexis pouvait entendre un énième groupe de forban descendre l'escalier. Il clignait des yeux, sa vision se troublant alors que la douleur et l'épuisement commençaient à faire leur effet. Un dernier coup. Brutal. Déstabilisant. 

S'armant de courage, et de toute la férocité rôdant dans son coeur de bête, Alexis empoigna son sombre à deux mains, le disposant devant lui comme on tiendrait une lance prête à embrocher le prochain manant assez bravache pour le charger. Puis, après avoir pris un peu de recul, il se précipita dans les escaliers, allant à l'encontre des corsaires accourant vers la cale. Il pouvait distinguer leur visage, sinistre spectre déformé, dansant sous la lueur des torches et des lanternes. Il pouvait entendre leur rire se détacher de la confusion générale. Il pouvait sentir leur haleine putride - ou peut être s'agissait-il de la sienne - flatter ses narines intoxiquées par le sel. Et il pouvait voir la chair de leur torse, si gracieusement exposée, alors qu'il venait les cueillir dans son estoc. Le coup fut assassin, et l'élan que chacun avait accumulé ne rendit la collision que plus abominable. La pointe du sabre occis brutalement le moussaillon chargeant Alexis, qui contempla le grand chevelu avec une pointe de surprise, baissant son regard sur le fer enfoncé jusqu'à la garde dans sa panse béante. Il émit un petit râle alors que l'immonde trouée dans son ventre vomissait avec réticence ses tripes. Alexis cala son pied sur la bedaine crevée du gaillard, s'efforçant d'extirper au plus vite son sabre de la chair encore chaude, impuissant alors qu'un pirate talonnant le misérable pourfendu, bondissait sur le mercenaire, arme au clair, avec l'intention d'arracher une vengeance pour son frère tombé. Montrant les crocs, tirant vainement sur le sabre coincé par les tripes et les muscles déchirés, Alexis vit le coup du flibustier frapper son épaule droite dans un éclair fulgurant, meurtrissant cruellement sa chair, et lui arrachant un rugissement de douleur.

Déjà, le forban s'apprêtait à porter un nouveau coup. Alexis lâcha la poignée de son sabre, abandonnant cette cause perdue, pour saisir la dague qu'il avait dérobé précédemment. La canaille manqua de lui trancher net la tête, Alexis esquivant de justesse le revers assassin, tordant le cou de son mieux. Puis, il chargea, tête baissée son agresseur, celui ci ce pliant en deux sous le coup avant de s'écrouler sur les marches dans un grognement. Alexis poussa un hurlement enragé en éclatant la pommette du flibustier, ses phalanges ensanglantées s'écrasant sur le visage du corsaire. Dague dans l'autre main, il poignarda à mort le matelot, frappant le visage, jusqu'à en défigurer le bougre, qui expira dans un râle douloureux, ses yeux crevés, noyés sous le sang, par les coups assassins fixant vaguement le ciel obscur. Alexis eut un rire lent et cruel, alors qu'il se relevait, effectuant quelques pas en arrière pour contempler les dépouilles de ses victimes, avant de rejoindre la cale. Trop; ils étaient trop. Déjà, d'autre forbans accouraient dans l'escalier, et le mercenaire manqua de trébucher, sa vision s'obscurcissant méchamment, et son peu devenant moins sur. Le goût métallique du sang restait sur sa langue, et la douleur dans son épaule se réveillait férocement alors que s'évaporait l'euphorie guerrière. Il fallait tenir.

Tenir, toujours tenir. Les pirates accoururent dans la cale, armes au poing, prêts à en découdre. Alexis encaissa les premiers coups, répliquant comme il le pouvait, aveuglé par la fatigue et le sang qui coulait sur ses yeux. Puis un méchant crochet du droit vient le cueillir, lui faisant perdre l'équilibre. Il se releva, pourtant, arme en main, et frappant à l'aveuglette avec la rage si propre aux félins blessés, dont le coeur déborde d'une fierté telle, qu'il refuse de céder. 

Il était lion, frappant à l'aveugle, ces charognards de pirates, faisant fît des blessures qu'il accumulait, réservant les cris, les larmes et la souffrance pour un temps postérieur à la bataille. Pour l'instant, il fallait tenir.

Il fallait vaincre.

Il fallait tuer.


Dernière édition par Alexis d'Austra le Ven 28 Juin 2013 - 10:24, édité 1 fois
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Alric de Vareg
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Dim 23 Juin 2013 - 13:05

L'alerte sonna aux oreilles d'Alric comme un glas qu'un novice en prêtrise s'amuserait à faire jouer sans fin. C'était sans doute déjà terminé: il ne reverrait jamais la péninsule, ses amis, ses hommes, tout se terminerait là, dans un bateau pirate. Les dieux s'étaient joués de lui quand ils l'avaient emmenés à Thaar, il n'en avait plus aucun doute. Abattu, il choisit de monter sur le pont, laissant là ses camarades.


Que faire désormais pour vaincre le destin, tromper la mort comme il l'avait fait tant de fois ces dernières années? Il n'en savait rien, aucune des situations dans lesquelles ce guerrier avait trempé n'était comparable à celle-ci. C'était la nuit, la nuit perpétuelle qui tombait sur eux comme la hache du bourreau sur la nuque du criminel. Pouvait-il se résigner? En avait-il seulement le droit? Fermer les yeux et attendre le Grand Voyage. Sa poigne se ferma sur ce qu'il avait ramassé par terre: un harpon. Que pouvait donc cet objet pour lui? Tout et rien à la fois, il serait dans les minutes suivantes son meilleur ami, son amante et son pire ennemi, une arme dangereuse, mais futile.


Le mercenaire vit les autres partir au combat, vers leur mort prochaine, les fous, que voulaient-ils donc? Une mort bâtarde sous un coutelas forban? Se voir remettre les chaînes de l'esclavage ou...

-"Nous nous battons pour l'espoir..."

Ces mots étaient sortis spontanément, il n'avait rien eu à faire. Pourquoi dire ça quand le monde semblait s'effondrer autour de lui? Il n'en savait trop rien dans le fond. Un doute s'insinua dans son esprit, une petite larme de songe vint réchauffer son âme attristée par la peur: ces gens combattaient pour leur liberté, pour leur vie, pour avoir le droit d'espérer.
Lentement, avec détermination, Alric s'avança sur le pont tanguant, ne faisant guère attention aux vagues frappant la coque. Sous ses cheveux blonds, son regard vert devenait noir, les pirates l'entouraient, riant, se moquant, crachant des insultes.


Tout en eux l’écœurait.


Ils étaient là, avides, fourbes, cruels, des parodies d'êtres humains, des choses hideuses que leurs mères auraient dû noyer à la naissance au lieu de les laisser grandir. Heureusement il était là pour corriger cette erreur de la nature. Quand il avait quitté son foyer, il avait juré de faire régner la justice grâce à ses guerriers. Le glaive de l'Ordre et du Bien allait frapper impitoyablement les démons impurs devant lui, il serait l'instrument de leur défaite.

Le premier pirate se rapprochait de lui, riant de son immobilité, il taquina du bout de son coutelas rouillé l'armure  ventrale d'Alric, pensant probablement que la peur le paralysait.
Il ne ria pas quand ses orbites faciales furent traversées par le fer d'un harpon, ni quand la main du mercenaire se saisit de sa lame pour en faire sa deuxième arme. Les quatre autres bandits se regardèrent, consternés, tandis que le guerrier fonçait dans la cale d'où il était sortit. Un second criminel tomba d'un harpon lancé dans son ventre. Les trois autres descendirent les escaliers, lentement.


Ils ne se doutaient pas que cachés derrière une caisse, un regard vengeur les guettaient. Et quand ils eurent assez avancés... C'est un animal bardé de métal qui leur sauta dessus, toutes lames dehors.
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Neïra "Fortune"
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Dim 23 Juin 2013 - 19:45

Neïra pesta lorsque la trappe centrale du bateau s'ouvrit sous le fracas des vagues. Ils ne savaient même pas refermer une cale ou quoi. La pluie battante qui se déversa sur elle l'aveugla un moment, et elle n'eut que le temps d'entendre le cri d'alarme avant qu'une vague de la projette au sol. Dans sa chance, un pirate avait également versé par-dessus le trou béant et s'était écrasé contre le plancher. Ne perdant pas une occasion, la rousse se jeta sur lui pour le fouiller. Le forban se réveilla mais elle le frappa à la tempe avec un morceau de bois qui traînait. Elle n'aurait sus dire s'il était évanoui ou mort, mais il ne se relèverait pas de sitôt, de cela elle était certaine.

Elle récupéra finalement un sabre à sa ceinture et soupesa l'arme. Plus lourde que sa rapière, elle allait devoir s'y habituer. Et puisqu'elle entendait déjà les pirates descendre dans la cale et croiser le fer avec ses compagnons, elle décida de les prendre à contre-pied. L'intérieur des bateaux n'étaient pas haut, et il ne fallut pas trop d'effort à Neïra pour se hisser sur le pont à travers l'ouverture. En revanche, y rester s'avéra bien plus difficile alors qu'une nouvelle lame frappait la coque.
Il ne restait sur le pont que le nombre suffisant de pirates pour empêcher le bateau de partir totalement à la dérive. L'un d'eux abandonna toutefois son travail pour se tourner vers elle. Le duel qui s'engagea était navrant de maladresses. L'un était un piètre combattant, habitué aux proies faciles, l'autre devait lutter contre chaque vague et faillit tomber plus que de raisons au sol. Mais finalement, profitant du creux d'une vague, elle glissa une botte bien réalisé qui priva son adversaire de son arme et le frappa profondément à la cuisse, l'empêchant de combattre encore. Neïra l'envoya rejoindre son confrère dans la cale. Puis le contrecoup de la vague secoua le navire et la projeta finalement au sol, où elle glissa jusqu'au pied du mât.

Elle se releva pour voir le capitaine du navire se tenir face à elle. Et d'évidence, celui-là n'était pas un marin d'eau douce. Elle évita un premier coup et manqua trébucher en esquivant un second. Le poids de son arme la gênait et le roulis incessant l'empêchait de coordonner ses mouvements. A l'inverse, le capitaine était un vieux loup de mer qui savait se servir des mouvements en apparence chaotique du bateau pour s'éloigner de l'action ou plonger sur la rousse avec plus de forces. Il n'arrivait pas à la prendre de vitesse mais savait frapper quand elle était le plus déstabilisé, et il ne s'en était fallut que d'un cheveux pour qu'ils ne répandent pas son sang sur le pont.
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Jeu 27 Juin 2013 - 21:36

La tempête faisait toujours rage. Le combat qui avait débuté là où dormaient les pirates éclatait désormais sur le pont, où il ne restait que très peu de l'équipage. Le capitaine s'en était pris à la rousse, comptant sur son second pour diriger convenablement le bâtiment à travers la mer enragée. Cependant, ce dernier ayant du mal à se faire entendre au dessus du grondement des flots abandonna rapidement l'espoir de sortir l'équipage entier vivant de cet imprévu.

Un marin fut arraché de son post et précipité dans l'eau par une lame avant même d'avoir pu crier. Le second fut quant à lui obligé de lâcher la barre lorsqu'un des prisonnier se jeta sur lui avec autant d'agressivité qu'il lui était possible de manifester sur le pont en branle. Désarçonné par cette attaque, le pirate tentait tant bien que mal de garder un oeil sur leur cap, chose qui lui fut fatal dans l'échange de coups qu'il donnait. Une lame trancha rapidement sa gorge et ce fut un corps sans vie qui s'affala sur le plancher.

Non loin du mat, proche de la porte de la cabine du capitaine, ce dernier livrait un combat sans pitié avec la prisonnière. Bien qu'il eut d'abord une certaine retenue dans ses coups, ne voulant abîmer son joli minois, il changea rapidement d'avis lorsqu'il constata l'habileté qu'elle avait au combat, malgré le peu de stabilité dont faisait preuve le pont. Rapidement, il eut l'avantage. Mais c'était sans compter l'adresse de la jeune femme, qui réussit à éviter bien des coups qu'il pensait être fatals. Au bout d'un certain temps d'échange de passes, le capitaine fut touché à la jambe. Rien de grave, si une blessure à peine refermée ne s'était pas trouvée sous la lame de son adversaire.

Le dernier coup qui lui fut porté toucha un point vital, et la jeune femme put constater qu'elle l'avait achevé. La coque frappa alors violemment quelque chose. Sans aucune direction, le bâtiment était venu s'échouer sur un littoral, brisant son fond sur un rocher et empêchant ainsi tout revirement de bord immédiat. Ceux qui manquèrent de chance s'écrasèrent sur le rocher fort pentu, d'autres tombèrent à la mer... rares furent ceux qui étaient réveillés à rester sur le pont. Les prisonniers furent séparés les uns des autres, par la plus grande chance aucun d'entre eux ne tomba directement sur le rocher.

Au lendemain matin, alors que le soleil ne faisait que pointer le bout de son illustre visage, nos héros se réveillèrent les uns après les autres, allongés sur une plage de sable fin parmi les débris du vaisseau. Derrière eux se trouvait une forêt visiblement vierge. De l'autre, les pirates se réveillant de leur torpeur, prêts à découper de l'Humain à la petite cuiller...

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Neïra "Fortune"
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Ven 19 Juil 2013 - 14:16

Neïra ne se laissa pas abattre par l'avantage de son adversaire, et sa ténacité paya lorsqu'elle parvint à le toucher à une jambe. C'était un coup léger, mais sans qu'elle n'en comprenne la raison le capitaine parut en souffrir grandement. Tant et si bien que la rousse put reprendre un avantage dans ce combat perdus d'avance. Finalement, elle parvint à détourner la lame de son adversaire et à plonger la sienne entre deux côtes.
Dans un dernier souffle, le pirate lui tomba dessus, cherchant à l'atteindre d'un poignard et mordant la chair de sa poitrine, sans grande profondeur heureusement. Elle écoperait d'une méchante balafre mais n'en mourrait pas. Elle se laissa tomber en arrière et éjecta le capitaine par-dessus elle, avant de se relever avec un rictus de douleur. Ce fut à ce moment que le bateau percuta les rocs de la côté, et elle valsa par-dessus bord, plongeant avec force dans l'eau salée, le choc éjectant l'air de ses poumons. Elle parvint à refaire surface et à récupérer de l'air avant qu'un débris ne la frappe à la tempe et ne l’assomme.

Neïra revint à elle douloureusement. Elle sentit quelque chose dans sa gorge et se tourna sur le flanc pour vomir un mélange d'eau salée, d'algues et de bile. Elle toussa plusieurs fois, chaque secousse distendant un peu plus sa nouvelle balafre qui la faisait souffrir plus sûrement qu'un fer à blanc. Elle osa la regarder. Elle était sale, couverte d'une croûte mêlant sang, sel et sable. Elle ne semblait pas encore infecté, heureusement pour Neïra, qui ne se faisait que peu d'illusions quand à son sort si cela se produisait. Elle avait vus suffisamment d'esclaves mourir ainsi dans les geôles drows pour savoir qu'une telle infection à la poitrine scellerait sous sort aussi sûrement qu'une lame entre les côtes.
Se redressant à genoux, ignorant les multiples contusions et coupures qu'elle avait écopée de son séjour dans l'eau agitée, elle jaugea les alentours, d'abord mollement et sans vraiment voir ce qui se passait. Ce ne fut que lorsqu'elle aperçut plusieurs des pirates qui se réveillaient également qu'elle prit conscience du danger. Elle ne vit que l'un de ses compagnons de cellule à proximité, et surtout aucune arme en dehors de quelques bouts de bois. Elle récupéra un cylindre de bois fracturé, qui pourrait faire un épieu de fortune et s'approcha de l'autre encore endormi, avant de le secouer pour essayer de le réveiller, sans quitter des yeux les pirates qui gisaient plus loin.
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Alexis d'Austra
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Lun 29 Juil 2013 - 10:03

Le sable...

Il se sentait enrobé par le sable, coulant lentement sur le rivage battu par les vagues. Pour lui, tout semblait tourner au ralenti; il pouvait ressentir chaque lame d'eau venir s'écraser sur son corps et le pousser un peu plus loin sur la plage, submergeant son visage, avant d'y laisser un petit sillon salé brûlant ses narines et ses lèvres. Pourtant, en dépit de la morsure brûlante de l'océan, et des rayons assassins du soleil qui battaient son corps à demi couvert par les lambeaux de vêtements, il se sentait en paix, comme planant vaguement entre vie et mort, sans être précipité par une quelconque force, ni assailli par une entité hostile. Il se sentait en profonde communion avec le monde et son être, ainsi flottant sur les rivages, à l'abandon. Et il y avait ce son si particulier, qui vous hante quand l'ouïe est momentanément perturbé. Un son que l'on pouvait assimiler au rien, au néant. Un sifflement peut être, qui loin d'être strident, semblait chantant, mélodieux...Par moment, il pouvait entendre un bruit lointain et profond, s'apparentant aux vagues qui venaient s'étaler doucement sur la côte...Et plutôt que les ténèbres, Alexis voyait un monde laiteux. Un petit morceau de paradis, venu le cueillir alors qu'il reposait là, sur les étendues sablonneuses.

Il s'y plaisait tant, dans ce moment de semi inconscience, qui le faisait tranquillement basculer vers la mort et l'oubli...C'était si calme, et il s'y sentait en paix, sentiment qu'il n'avait jamais ressenti de son vivant, fut-ce dans sa tendre enfance. Et maintenant, il pouvait se sentir couler, doucement dans le vide...Le vide...Le vide.

...

Les secousses apparurent, et le monde fantasque d'Alexis se mit à trembler. Tout s'écroulait autour de lui, et la quiétude comme la sensation de repos, s'effacèrent soudainement. Il pouvait voir ce monde de blanc s'ébranler sensiblement, et bientôt, les sons apaisant qui charmaient ses oreilles furent remplacés par un vortex croissant de cris et de raffut. Il voulait s'accrocher à ce petit morceau de rêve, ne jamais avoir à le quitter...Tout ce qu'il voulait, c'était s'en emparer et le chérir, le conserver jalousement. Mais inévitablement, comme l'écume dans le creux de nos mains, ou comme une bougie dans le vent, la vision paradisiaque se brisa, pour laisser place à l'aveuglement du réveil. Son Shangri-La disparut, et Alexis fut pris d'une quinte de toux phénoménales, l'eau salée envahissant ses poumons. Il cligna des yeux, afin de stabiliser sa vision. Il était sur une place, allongé sur le ventre. Du bruit venait de derrière lui; des grognements et des cris, des jurons et des rires...Et il y avait toujours ces tremblements, causés par la rousse qui n'avait de cesse de le secouer.

Il fut tenté de l'injurier, de la battre pour l'avoir arraché de sa rêverie. Mais ce n'était pas le moment. Très vite il comprit que la situation allait nettement empirer pour eux s'il n'agissait pas vite. Se tenant la tête, Alexis se releva avec précipitation, à la recherche d'un bout de bois susceptible de lui être salutaire dans l'affrontement qui s'annonçait.

Là, un morceau de poutre; probablement un débris du navire...Le mercenaire bondit sur cette arme potentielle, et la saisit à deux mains, avant de se tenir sur ses deux jambes, qui peinait encore à supporter son corps tanguant ici et là. Il grinça des dents, ses yeux furieux se posant sur les pirates qui commençaient déjà à les charger.

Combien étaient-ils ? Dix...vingt ? C'était une bataille désespérée...Alexis grogna, resserrant son emprise sur la poutre.

Perdu pour perdu, il allait vendre chèrement sa peau.
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Alric de Vareg
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Dim 8 Sep 2013 - 14:05

Pourquoi continuer à lutter alors qu'on se sent partir? Certains diraient à cause de notre volonté de vivre, d'autres à cause de nos regrets, d'autres à cause de la peur de l'inconnu. Quelque soit la réponse, Alric l'avait fait sienne: il voulait vivre, se battre, se marier, avec un enfant, répandre la justice sur le monde! Pas mourir comme ça, au milieu d'une mer, sans que quiconque ne puisse venir le pleurer...

Une violente douleur aux côtes le fit se réveiller en sursaut, il était sur une plage de sable fin, couché dans une position grotesque et les poumons plein d'eau salée, qu'il recracha immédiatement. Il lui fallut quelques dizaines de secondes pour se rendre compte de son environnement: ses compagnons d'armes étaient partis se battre, ils se préparaient à recevoir un assaut de pirates... Il devait participer!

Il tenta de se relever mais son bras gauche le faisait incroyablement souffrir, sans doute était-il cassé.
Dans cette situation il ne pourrait certainement pas faire longtemps le poids contre plus d'un seul adversaire, fût-il particulièrement mauvais au combat. La dernière solution restait donc de couvrir ses alliés avec toutes les forces qui lui restaient, en priant les dieux que la mort soit rapide ou ne soit pas.
Avec difficulté il ramassa ce qui semblait être un bout de ferraille assez lourd pour une seule main. Chaque goutte de son sang coûterait cher à ces gredins, il en faisait la promesse.
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Eden
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Dim 8 Sep 2013 - 21:10


- Par Erif, f'est quoi fe bordel...

Que faisait-il étendu sur le sable au beau milieu de nul part, une feuille d'algue dans la bouche, des débris de coque de bateau autour du corps, au sein d'un groupe de personnes tenant des bouts de bois et semblant totalement démunis ? Il l'ignorait. C'était comme s'il venait d’atterrir ici, jeté par un oiseau de malheur. Il se leva difficilement, et s'éloigna en boitant légèrement, les yeux rivés sur les deux groupes de pirates qui se faisaient face... Il tentait de comprendre ce qui l'avait amené ici, et surtout de savoir quel camp choisir...

Le semi drow ne se souvenait pas de tout. L'esprit relativement anesthésié par la fumée des feux de Thaar, il avait été mis complètement K.O avant d'être balancé dans la cellule d'un navire quelques heures auparavant, juste après l'affrontement sur le port. Il n'avait pas eu le temps d’apercevoir le visage du maudit pirate qui l'avait pris par surprise... Une affaire personnelle, vengeance, ou simplement un enlèvement, un soucis de race ? Il le saurait assez tôt.

Reclus dans une cage à peine plus grande que son corps, la porte métallique le retenant prisonnier avait finit par s'ouvrir, sans doute la chance du marin ne l'avait pas quitté.

La poisse du pirate en revanche l'avait bien vite rattraper lorsqu'un tonneau rempli de vin lui était tombé sur la jambe droite, le balayant et l'immobilisant au sol pendant une dizaine de minutes... jusqu'à ce qu'un mouvement du bâtiment torturé par les vents infernaux lui permette de se libérer de son emprise. Si par chance "les gens du haut" l'avaient oublié, le raz-de-marée incessant qui faisait virevolter le navire, lui, n'avait pas sembler vouloir le laisser se la couler douce au fin fond de sa cale. Il avait donc décidé de rejoindre le pont supérieur, curieux de connaitre l'identité des pirates qui l'avaient mis mal.

Puis le choc était venu. Un choc ahurissant d'une violence inouïe même pour un gosse des mers ayant connu quelques naufrages comme lui. C'est ainsi qu'il s'était retrouvé là, sur cette plage, encore un peu sonné, les yeux passant d'un groupe de personnes à l'autre. C'est là qu'il vit cet humain aux cheveux noirs, l'air exténué, harassé comme s'il revenait des Enfers, se saisir d'un reste de poutre du navire crashé pour s'en servir d'arme face aux hommes d'en face, visiblement. Il connaissait ce regard, celui d'un type qui avait les bonnes raisons de vouloir se battre.

Instinctivement il se rangea du côté des trois hommes et de la femme rousse, se contentant de leur jeter un bref regard compatissant. Les types d'en face, étaient des pirates, comme lui. But they had fucked with the wrong guy. Il fut le premier à s'avancer, bout de bois d'à peine vingt centimètres en main mais dans une colère meurtrière qui s'intensifiait à mesure qu'il s'avançait...

- Vous êtes qui ? On peut savoir à quoi ça rime, tout ça ? Ou on se contente de s’entre tuer, ici et maintenant ?
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Valerian d'Adhémar
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Mar 17 Sep 2013 - 14:03

Un fracas, une secousse et le grondement du tonnerre. Ces bruits terribles rappellent la tempête qui fait rage sur la mer, reflet en ce monde de la colère des dieux. A l'intérieur du navire, le chevalier aux trois roses se sent de plus en plus mal. Le tangage incessant lui donne mal au cœur, ses forces s'amenuisent à mesure que la tempête se renforce. Puis il y a les cris, suivis d'un bruit sourd, et de l'eau. Un véritable torrent qui s'engouffre dans la coque du navire et se déverse dans la nouvelle ouverture. Le chevalier n'a qu'à peine le temps de comprendre ce qu'il se passe. Il voit l'eau apparaît au bout du couloir, ouvre la première porte qu'il trouve, mais il est déjà trop tard. L'eau salée s'engouffre dans la petite salle, la pression l'envoie contre la paroi, sa tête cogne contre le bois, et la froideur des ténèbres s'empare à nouveau de son esprit.
Quelle mort pitoyable, pense le chevalier aux trois roses, alors que l'eau salée se déverse lentement dans ses poumons et qu'il sombre dans l'inconscience.

~~°~~

Une île, une plage, les décombres échoués d'un bateau meurtri par une tempête. De valeureux combattants se battent pour leur survie. Ils se battent contre ceux qui, avant le naufrage, étaient leurs ravisseurs. Ils se battent avec force, avec courage, guidés par cet instinct de survie qui pousse à se surpasser, jusqu'à son dernier souffle, pour voler autant de temps que possible à la mort. Ils ne sont que cinq, n'ont pour armes que des morceaux de planches récupérés dans les débris du navire, et pourtant ils font fièrement face à leurs adversaires.

Contre eux, les pirates sans navires sont plus furieux que jamais. Cette femme rousse leur a porté malheur, et les déchets qui l'accompagnent sont tout aussi responsables de la perte de leur navire. Les ordres précédents n'ont plus vigueur, tout ce qui compte à présent est de les tuer. A cause d'eux, les dieux de la mer se sont mis en colère. A cause d'eux, la tempête a été plus terrible que toutes les autres. A cause d'eux, le navire a échoué sur une île inconnue. A cause d'eux, ils sont tous perdus. Alors maintenant, ils doivent mourir. Et si possible, en souffrant.

La même île, une autre plage, d'autres naufragés. Ceux-là sont beaucoup moins nombreux,  une quinzaine tout au plus. Séparés du reste de l'équipage pendant la tempête, le courant les a emmenés jusqu'à une crique de l'île, à une lieue ou deux de la plage où se trouve le gros de l'équipage. Quinze corps dispersés le long de la petite plage, au milieu de planches brisées, tonneaux percés, et quelques armes éparpillées.

L'un de ces naufragés, étendu sur un  rocher, est pris de soubresauts. Il tousse, se tourne instinctivement sur le côté, et recrache toute l'eau de ses poumons. Puis il laisse son corps à nouveau s'étendre sur le rocher, dos contre sol, bras et jambes tendues.
Il semble que mon heure ne soit pas encore venue, se dit-il.
Il ouvre les yeux, et les referme immédiatement. La lumière du jour, même au travers des nuages, lui brûle les yeux. Presque autant que le sel et le sable brulent les blessures qui parsèment son corps. Il rouvre alors lentement les paupières, s'habituant progressivement à la lumière, jusqu'à ce que le flou ne soit plus qu'un vague halo autour des nuages. Etrangement, et malgré les récents évènements, il se sent bien. Un sourire étire ses lèvres, rien de tel que de passer si proche de la mort pour se sentir en vie.

L'homme tourne alors la tête vers le coté, afin de voir un peu ce qu'il y a autour de lui. Mais voir n'est pas encore le mot, percevoir, plutôt. Sa vision en effet n'est pas encore tout à fait claire. Il perçoit des formes, des ombres, qui s'éclaircissent à mesure qu'il cligne des yeux pour se els humidifier. Il y a une forme étrange qui semble bouger. Un "truc" qui a l'air en mouvement, qui semble se rapprocher.

Quand la vue du naufragé reprend de sa clarté et qu'il comprend ce qu'il voit, il est juste le temps de rouler sur le côté. Une lame frappe la roche, juste là où, une seconde plus tôt, se trouvait le torse de l'homme à terre. Ce dernier roule à nouveau sur le côté, et la lame se plante dans le sable. Mais cette fois l'homme peut mieux voir l'affreux personnage qui tente de lui planter son sabre dans le corps, et il peut mieux anticiper le prochain assaut. Un autre coup d'estoc, visant la tête cette fois. N'ayant pas le temps de se relever, l'homme à terre évite de justesse la lame et se sert de ses jambes pour repousser violement l'agresseur. Ce dernier, surpris, tombe alors à la renverse. S'en suit un 'tchak', un gémissement, et plus rien. L'homme au sol en profite pour prestement se relever mais l'agresseur n'est déjà plus une menace : il s'est fait empaler sur une planche brisée.

Il est peut-être trop tôt pour se réjouir d'être en vie, se dit Valerian, en observant autour de lui.
Se sortir de là ne sera pas chose aisée, conclut-il rapidement. D'un côté il y a la mer, mais il serait fou de tenter de s'en sortir à la nage. Il est impossible de savoir s'il y a une autre rive non loin. De l'autre côté, tout autour de la crique, les remparts naturels remontent à plus d'une vingtaine de mètres. Il pourrait tenter d'escalader, mais en aura-t-il la force. Bah ! En a-t-il vraiment le choix ? De toute manière, ce n'est pas encore le moment d'y penser.

Après s'être étiré les muscles, le noble naufragé entreprend de fouiller les débris à la recherche de choses lui pouvant être utiles, mais aussi de voir s'il y a des survivants. Sur les quinze naufragés de la crique, quasiment aucun ne s'en sortira. L'agresseur empalé, pour commencer, est mort en quelques secondes. Trois pirates étaient déjà morts avant que leurs corps n'atteignent la plage, mortellement blessés durant le naufrage. Quatre ont étés noyés, et deux sont inconscients. Sur les quatre restants, qui se sont réveillés, le chevalier a dû en tuer trois pour se défendre et le dernier se retrouve avec un morceau de bois planté dans la cuisse. Il hurle pour le moment toutes sortes d'injures au responsable tout en pressant sa blessure pour ne pas perdre trop de sang, mais il n'est plus une menace pour le chevalier aux trois roses.

Parmi les objets récupérés dans les décombres, le chevalier a pu se procurer quelques vivres. Principalement des pommes, et autres fruits rendus salés par l'eau de mer, mais aussi un peu de vin dans des tonnelets. Il a de plus démêlé une belle quantité de cordage, trouvé deux torches qu'il laisse sécher, et s'est fabriqué une sort de traineau pour transporter ses trouvailles. De plus il a pu récupérer le sabre de l'empalé, une dague, et quelques autres armes diverses dont sa pertuisane, maintenue par l'un des pirates naufragés qu'il a tué après son réveil. Après quoi le naufragé a entrepris d'allumer un feu pour passer la nuit et soigne à présent le pirate blessé, ce dernier ayant perdu connaissance après s'être asséché la gorge en injures. Ainsi se termine pour lui une journée forte en mésaventures et en émotions.
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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Lun 23 Sep 2013 - 19:49


Le bâtiment n'était plus que morceaux de bois échoués sur le rivage. L'île sur laquelle les pirates s'étaient échoués n'était pas répertoriée sur les cartes. Ils avaient perdu le cap depuis un moment déjà et le corps de leur capitaine flottait, inerte, dans l'eau.  Les pirates qui avaient survécu s'éveillaient un à un, en même tant que leurs prisonniers. Enfin, leurs anciens prisonniers. Parce que désormais, ils étaient bel et bien libres.

Il ne restait de l'équipage qu'une dizaine de pirates tout au plus, les autres étant morts noyés, pendant le naufrage, ou par l'acier durant le combat par lequel ce dernier fut précédé. Certains, blessés, ne tarderaient pas à mourir. Restait donc ce petit groupe, debout, sur le sable, face aux cinq évadés. Mal en point, certes, mais prêt à se battre pour leur survie. Mais, il ne fallait pas se leurrer. Sans chef, ils avaient peu de chance d'être plus fort ensemble que séparément. Et celui qui s'avançait désormais vers eux n'avait visiblement pas l'intention d'attendre une réponse indéfiniment.

 - Euh, attendez, on n'est pas non plus obligé de se battre hein. Doucement ! J'ai pas d'armes, je vais pas te frapper gamin !  Alors sois gentil, pose ton arme, on va parler. J'ai... j'ai quelque chose qui peut t'intéresser, qui peut tous vous intéresser, d'ailleurs.

Le pirate qui avait pris la parole au nom de tous sortit alors de sous son gilet un morceau de papier. Trempé. Qui promettait de se déchirer on ne peut plus rapidement s'il n'était pas posé à plat dans l'instant. Chose qu'il fit, sur une pierre non loin de lui et des autres. Et tout le monde put alors reconnaître les traits d'une carte. Une carte au trésor.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: {Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)   Mar 24 Sep 2013 - 20:09

La mâchoire ballante, Neïra observa ses deux compagnons et un troisième larron qui faisait presque plus jeune qu'elle se préparer à se battre. Elle qui n'avait eu dans l'idée que de les réveiller et de tracer la route par la forêt toute proche, elle contemplait d'un œil torve ces trois idiots vouloir jouer à celui qui avait les plus grosses. Elle n'avait rien contre une bonne bagarre et pensait qu'elle réglait la plupart des problèmes, mais là il y avait exagération. Ils n'allaient quand même pas foncer sur... à peine plus de pirates qu'eux, remarqua-t-elle en observant ceux qui se relevaient, les autres, blessés, probablement destinés à mourir. Finalement, ça semblait jouable.
Elle suivit donc le jeunot à quelques distances, mais les survivants ne semblaient guère décidés à prendre les armes. L'un d'eux baragouina même rapidement quelques plaintes et les enjoignit à se calmer. Neïra ne relâcha pas pour autant le bout de bois, mais elle sembla s'apaiser un peu. Le pirate diplomate voulut leur montrer quelque chose et sortit un parchemin de ses vêtements, qui menaçait de disparaître à tout instant. Il l'étendit sur une roche vaguement plate et elle s'approcha pour voir un peu mieux ce qui y était inscrit. Le tracé grossier évoquait certainement une île et les récifs qui l'entourait. Puis une sorte de chemin qui menait à un symbole difficilement déchiffrable, une carcasse de bateau peut-être. Elle soupira.

« Vraiment, une carte au trésor ? On a pas de bateau, pas de vivres, pas d'eau et vous voulez aller chercher un trésor ? » Elle se passa une main sur le visage : « Faites commes vous voulez, moi je vais voir si on peut récupérer quelque chose d'utile dans les débris, et ensuite explorer l'île. »

Aussitôt dit aussitôt fait, elle laissa là le petit groupe de survivants et se dirigea vers la mer, où flottaient encore de nombreux morceaux de bois. Elle s'intéressa plus aux objets enfouis dans le sable, les morceaux en métal. Parfois l'un d'eux émergeait des sédiments et après quelques minutes de fouille, elle parvint à mettre la main sur un couteau d'abordage qu'elle glissa à sa ceinture, puis continua à fouiller, si éventuellement quelques vivres avaient avaient pus survivre jusque là. En parcourant un peu le littoral, elle tomba sur l'endroit où semblaient avoir atterris les tonnelets contenus en cale, piégés au milieu d'affleurements rocheux. La plupart avaient été éclatés et leurs restes flottaient misérablement, mais quelques uns semblaient encore intacts, en espérant que l'eau de mer ne se soit pas trop infiltrée. Elle escalada quelques rochers saillants pour se rapprocher d'eux. Elle s'entailla la plante du pied et pesta tout son soul, mais parvint finalement à ramener sur le sable deux tonnelets. Elle revint près du groupe et laissa tomber ce qu'elle avait trouvé sur le sable, puis se laissa tomber et examina la plaie sous son pied. Elle déchira une large bande de tissus de son pantalon et l'enroula autour de sa blessure après l'avoir nettoyé autant que possible du sable qui s'y était incrusté. Elle grimaça en serrant, après quoi elle se pencha sur sa blessure à la poitrine. La croûte qui la recouvrait était particulièrement moche, mais elle se voyait mal faire un meilleure bandage avec le peu qu'elle avait sa disposition. Elle contenta donc d'essayer d'aller la laver à l'eau salée, faute de mieux, et serra les dents. Après quoi elle revint en boitant légèrement.

« Alors, toujours décidés à partir chercher votre trésor ? »
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{Quête} Trois pièces, deux monstres et un bout de bois. (PV)
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