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 Et une nouvelle page s'ouvre. ( Pv Sickert. )

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Angelina De Draycan
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MessageSujet: Et une nouvelle page s'ouvre. ( Pv Sickert. )    Mer 5 Oct 2016 - 0:17


Favriüs, Jour 1, Enneade 3. 9 ème année du 11ème cycle.


Au lendemain de l'enterrement de son meilleur ami, la dame de Solaria était partie en quête de celui qu'elle avait appris etre mandater par Soltariel, mais qui représentait tout autre chose pour elle. Un amiral pirate, un faux noble, un mercenaire, selon les besoins du moment. Elle avait eu beau se sermonner, il lui était impossible de laisser les choses tel qu'elles s'étaient terminées la veille. Leur histoire devait certes connaitre une fin mais pas de cette façon, elle ne faisait que se maudire de la manière dont elle lui avait annoncée les choses. Les émotions toutes exacerbées par la perte d'Oschide, elle n'avait pas sue trouver les mots permettant qu'il ne souffre pas, ou du moins dans une moindre mesure au vue de la situation. Qu'importe ce qu'il était advenu de leur relation ou le nombre de fois ou il lui eut brisé le cœur, elle avait passée une décennie a aimer cet homme, il méritait autre chose que des adieux aux allures de querelles. De plus elle avait un bien a lui restituait. La veille elle l'avait vu entouré de celui qu'elle avait appris etre le meilleur ami d'Oschide, Rhys, et de celle qui fit partie de la vie du duc sans qu'elle ne l'ait sue, Castielle.  

De ces quelques informations et avec l'aide de Méliane, elle n'avait dont eu aucun mal a trouver ou loger, celui qu'il y'a un an encore elle appelait, son pirate. Elle choisie de ne pas s'y rendre par elle meme, pas par lâcheté, mais par la crainte que leurs discutions ne tourne mal et aussi par le respect qu'elle avait pour son époux. Il n'aurait guère été convenable qu'elle se rende auprès d'un homme qu'elle avait aimée au lendemain de l'enterrement du frère d'Oscario. Néanmoins il était inenvisageable qu'elle le laisse repartir pour Soltariel sans lui avoir témoigner de ses sincères regrets. Ce qu'elle fit par le biais d'une lettre. Le vélin fut remit a un messager dans la matinée. Le vélin et un coffre de bois en acajou laqué. A l'intérieur sur un lit de velours rouge, reposait une dague qu'il ne reconnaîtrait que trop bien et qu'elle savait au combien cher a son cœur. Marion.  



A celui que jamais je n'oublierais,

Je crains a l'image de notre dernière rencontre de ne pas savoir trouver les mots justes et de vous blesser encore. Néanmoins je me dois d'essayer au moins une dernière fois, car je ne saurais laisser votre esprit se tourmenter de nos derniers échanges. Je ne veux surtout pas vous etre la source d'un quelconque tourment. Que dire que je n'ai pas déjà dit ? Quels mots seraient susceptibles d’alléger votre cœur ?  

Je ne demanderais pas votre pardon pour deux raisons évidentes. La première étant que je ne peux avoir honte ou regretter de m’être mariée. La seconde est que vous ne me devez rien et que je n'ai rien le droit de vous demander. Pourtant j'ose implorée que vous ne me teniez pas rigueur de la façon dont j'eu a vous apprendre mon union. Il n'y'avait rien de prémédité la dedans, comme en mon mariage ou en mes sentiments pour Oscario.  

Je portais le deuil de mon meilleur ami, du seul véritable ami qu'il me restait encore. Vous étiez la, je ne voulais pas que vous l'appreniez d'une autre bouche que la mienne et cela a conduit a vous causer une peine dont jamais je n'ai voulue etre l'instigatrice. Je pourrais vous expliquer les raisons de mon mariage, cette année passée sans vous, le fait que je me sois imposée, pour mon propre bien, de vous oublier. Mais cela ne serait que commander par le désir égoïste de vous voir comprendre. Je n'ai pas a exigée cela de vous, je n'ai pas meme le droit de le désirer.

Tout ce que je peux dire c'est qu'aucune de mes décisions n'a été prise dans le but de vous nuire ou de vous faire du mal. Jamais, a aucun moment, cela n'a eu quoi que ce soit a voir avec vous. Au jour ou j'ai trouvée mon bonheur, bien que fragile de par les épreuves qui nous assaillent de toute part, j'ai souhaitée qu'il pusse en etre de meme pour vous et c'est la un souhait sincère que je renouvelle. Soyez heureux, trouvez le bonheur avec quelqu'un qui soit capable de vous aimer sans concessions et pour qui vous serez capable de prendre ses engagements que je ne vous ai jamais inspirée.

Notre histoire est au passée et pourtant jamais elle ne sera oubliée. Je vais m’efforcer d'en garder seulement le meilleur, ce fut trop peu mais ce fut précieux. En parlant de choses précieuses, je vous restitue en compagnie de mes mots, un objet que je sais avoir grande valeur a vos yeux. J'ai découvert l'avoir en ma possession alors que je faisais voyage vers la Nanie. Je ne sais comment il arriva dans mes effets, mais je crois devinée qu'une certaine conteuse de notre connaissance a tout deux ne doit pas y etre étrangère. Il fut bon d'avoir Marion un temps a mes cotés, comme il fut bon d'avoir une certaine redingote en ma possession pendant toutes ces années.

Si a l'mage de cette dague que vous chérissez, vous souhaitiez la récupérer, vous la trouverez a Solaria. Elle se trouve dans ma chambre, en bas de l'armoire, dans une boite recouverte d'étoffes. Elle attends que son légitime propriétaire ne la porte a nouveau avec fierté. Une fierté que vous méritez. Qu'importe que je n'ai pas toujours été d'accord avec vos choix de vie ou vos idéaux. A Tyra les larmes versées, les incompréhensions ou les abandons, je n'oublie pas le genre d'homme que vous pouvez etre. Un homme bien. Un homme que je n'oublierais pas.

C'est la, la toute dernière fois ou je vous appellerais ainsi, prenez soin de vous mon pirate. Qu'importe hier, aujourd'hui, ou demain, il fut une époque, bien que révolue, ou je n'aimais que vous et ou je ne désirais rien d'autre qu'un futur a vos cotés. Veuillez ne pas douter de mes sentiments d'alors ou croire qu'ils n'aient pas étés assez fort. Ils le furent et mon chagrin en fut d'autant plus grand, si bien que seul l'oubli me préserva du fait qu'il ne m'engloutisse. Oubliez moi a votre tour, gardez des souvenirs, les plus heureux, si tel est votre bon vouloir. Mais ne pleurez pas notre relation. Ne me regrettez pas. Que je ne sois pas l'excuse qui vous fera vivre dans le passé. Vivez. Aimez. Soyez heureux. Adieu, vous dont le souvenir me sera toujours précieux, vous que j'aurais aimée considérer comme un ami.

Avec toute mon affection, Angelina.

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Haize Sepiida
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MessageSujet: Re: Et une nouvelle page s'ouvre. ( Pv Sickert. )    Lun 24 Oct 2016 - 0:30



La douleur est tenace. Ce n'est toutefois pas une première. Il s'est enivré toute la nuit, son mal de tête n'a donc rien d'étonnant. Il a accompagné Rhys dans son ivresse et ce depuis la fin de la cérémonie en hommage au Feu Duc de Langehack et surtout, meilleur ami de Rhys. Un peu pour le support, un peu pour lui même. Disons qu'il a profité de l'état de son ami pour noyer le sien. Ça lui semblait une bonne idée, mais en ce moment, il le regrette un peu. Pas parce qu'il a accompagné Rhys, mais parce qu'il a mal à la tête. Mais il y a un moyen de lutter contre la gueule de bois. Manger et boire encore, mais moins. Lutter contre le mal par le mal, c'est ce qu'on dit, non ? Dans son cas il ne sait trop si ça fonctionne ou pas. Il aurait besoin de dormir, mais pourtant, il est au salon, une bouteille dans une main et un déjeuner dans l'autre. Il se laisse tomber dans la fauteuil, les jambes par-dessus l'accoudoir et il cale la bouteille entre son bras et le fauteuil. Il mange un peu.

- Monsieur Sickert, un colis pour vous. Sickert renverse la tête pour savoir qui s'adresse à lui et il le regrette aussitôt. Ça lui donne le tournis. C'est le jeune Thomas. Elle est arrivée en avant midi- mais vous dormiez, Monsieur.
- Je ne vois pas de quel Monsieur il peut s’agir. Tu vois un Monsieur ici ? Je vois qu'un ivrogne pour le moment. Et à vrai dire, je ne le vois même pas, mais toi tu dois le voir.
- Euh… mais… c'est quand même pour vous, Mon… Sickert.
- Tu apprends rapidement, dit-il en tendant la main et le garçon lui tend une boîte et une lettre.

Il se demande bien qui aurait pu lui écrire. Enfin, pas tant lui écrire que de savoir qu’il est ici. Et pourquoi un colis ?  Il se méfie aussitôt de la boîte. Elle est beaucoup trop luxueuse. Il l’agite mollement. Quelque chose de dur. De métallique. Il ouvre la boîte avant de lire la lettre. Alors maintenant, il est certain de la provenance de la lettre. Il reste un moment à fixer Marion. Son premier amour, remis par son dernier amour. Il referme la boite d’un coup sec et se frotte les yeux. Une flopée de jurons et d’insultes et de malédictions contre le monde entier défilent dans sa tête. Mais du point de vue du jeune Thomas, il ne semble être qu’un homme las et passablement ivre.

- Merci Thomas…

De toute évidence, ce n’est pas le bon moment de bavarder avec Sickert et Thomas s’éclipse silencieusement, un peu déçu tout de même. Il semble que ça ne soit pas le bon moment de bavarder avec personne, se dit tristement le garçon.

Sickert reste de longues minutes, le temps de terminer de manger, bien que l’appétit y soit encore moins que les minutes précédentes. Son premier réflexe est de chiffonner la lettre sans même la sortir de l’enveloppe et c’est ce qu’il fait, avec beaucoup de hargne. Il élance même le bras pour balancer la boule à travers la pièce, mais il se retient. Il passe les minutes suivantes à défroisser la lettre, minutieusement, retardant le moment où il retire la lettre de l’enveloppe. Et même après, il ne la lis pas tout de suite. Il la pose sur la boite contenant Marion et il attends. S’il a de la chance, quelque chose viendra le déranger pour reporter à plus tard la lecture de cette lettre. Il ne veut pas la lire, mais il doit la lire, mais pas tout de suite. Jamais, ce serait bien, non ?

Mais rien ne vient. Rien, ni personne. Rien ne vient détourner son attention. De longues minutes à attendre, mais rien. Toujours rien. Il ne sait même pas si ça fait longtemps ou pas. Tout reste irrémédiablement silencieux. Il aurait pu sortir et provoquer sa propre distraction. Mais de toute évidence, il n’est pas assez fort pour le faire. Alors lentement, il déplie la lettre et met quelques secondes de plus avant de fixer son regard sur les mots. C’est long. Il reste immobile, excepté le mouvement de ses yeux qui glissent sur les mots. Peut-être y a-t-il quelques mouvements convulsifs quand sa mâchoire se serre. Il reste immobile un long moment.

Des reproches, toujours des reproches. Si elle voulait qu’il ne souffre d’aucun tourment, elle aurait dû biffer la moitié de sa lettre. Mais elle ne connaissait pas tous les détails. Elle ne pouvait pas savoir, parce qu’il n’avait pas tout raconté. Elle avait tort quand elle disait qu’elle ne lui avait pas inspiré des engagements. C’est seulement que le genre d’engagement qu’elle désirait, il ne pouvait pas les lui accorder comme elle le désirait… pas encore… plus jamais… mais elle ne pouvait pas savoir… il avait fait des choix… et ce n’était pas les bons, de toute évidence… par pour son Ange...

Il reste immobile un long moment, sans savoir exactement s’il a relu la lettre plusieurs fois ou une seule fois, mais son premier mouvement est presque involontaire. Il doit respirer, non ? Il inspire brusquement, cherchant son air quelque secondes, puis il se redresse et s’assoit. Il pose la bouteille au pied du fauteuil, garde la boite contenant Marion sur ses genoux et regarde la lettre encore une fois. avant de froisser la lettre encore une fois et de la jeter de toutes ses forces vers la cheminée ou il reste des braises rougeoyantes.

Et une secondes plus tard, il se retrouve à genoux devant les braises à secouer le papier qui commence à noircir, en proie à une sorte de panique qu’il ressent, mais ne comprend pas très bien. Ou qu’il ne veut pas comprendre. La lettre sauvée des flammes, il s’adosse au mur près de la cheminée et ouvre la boîte contenant Marion. Il y jette la boule de papier et glisse ses doigts sur la lame de Marion. Elle ne se nomme pas Marion pour rien. après avoir lu cette lettre censée l’apaiser aux dire de son auteur, il pourrait très bien renommer celle lame Ange. Marion était tranchante et acérée et si sa fausse mort l’avait ravagé, il avait l’impression que c’était encore pire. Peut-être parce qu’il avait cru Marion morte et qu’il n’y pouvait rien. Mais son Ange était toujours vivante. Un mélange de rage et de douleur, pire qu’un coup de lame. Il n’est pas certain d’avoir ressenti quelque chose du genre depuis… depuis longtemps. Comme le mal de mer, mais en pire. Et pourtant, les vieux réflexes reviennent, pour soulager le mal de mer.

- Calme-toi, Haize, calme-toi… respire, se dit-il en inspirant profondément.

Haize. Haize Sepiida. Tout ce qui lui restait en commun avec Sepiida, c’était son Ange. Son Ange, Marion et une vieille carte en possession d’Alice.

Il repose Marion dans sa boîte et la lame tinte sur la chevalière que lui a offerte Castielle. Il a un reniflement sarcastique et observe un moment le cadeau. Ça ne lui ressemble pas. Il n’a jamais porté ce genre de bijoux. Pour lui, ses lames sont ses seuls ornements, mais Castielle n’en avait-elle pas fait une arme ? Il inspire profondément et se passe la main sur le visage. Il pose la boite sur le sol et vient pour se relever, mais il voit la bouteille. Il la récupère et se relève. La bouteille dans une main, la boite de l’autre, il a une brève hésitation, puis il soulève la bouteille et en prend une longue lampée. L’alcool lui brûle la gorge, mais il apprécie. Surtout en ce moment. En ce moment exacte en fait. Un peu chancelant, il essaie de se ressaisir avant de quitter le salon. Il fait quelques pas dans le couloir et s’appuie sur le mur du coude. Il ricane avant de reprendre son équilibre. Oh bon sang, cet état d’ivresse n’est pas à la veille de s’achever. Il traverse le couloir et et marche jusqu’à la chambre de Rhys. Il ne prend pas la peine de frapper à la porte et découvre exactement ce qu’il s’imaginait trouver. Une chambre vide et un lit impeccable. Il s'appuie contre la chambranle et avale une autre lampée de l’alcool. Il fixe le lit vide et bien fait. Il a un reniflement.

Ou est Rhys ? Il n’est pas rentré cette nuit. Et il a disparu. Peut-être était-il trop ivre pour remarquer son départ. C’est bien possible… il regarde l’avancée de sa bouteille.

- Je vais en manquer, ça c’est sûr. Il recule et referme la porte. Thomas ? appelle-t-il en cherchant le gamin. Tu sais si Rhys est rentré cette nuit ? Le gamin secoue la tête. Sickert hésite, puis remet la boîte à Thomas. Tu veux bien me poser ça dans ma chambre ? Il retient la boîte quand Thomas la saisit. Ne fouille pas. Il ricane lorsqu’il voit l’air outré de Thomas. Je blague. Mais fouille pas, dit-il en s’éloignant.

Il est temps de retrouver Rhys et de finir la nuit ou la journée, constate-t-il en plissant les yeux face au soleil qui décline, si possible inconscient sous une table.
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