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 Renouveau

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Kelendil
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MessageSujet: Renouveau   Ven 10 Mar 2017 - 11:47


5ème jour de la 1ère ennéade de Vérimios, 9ème année du XIe Cycle

Kelendil avait enfin eut l'autorisation de sortir de l’hôpital. Cela faisait plus de deux mois qu'il était bloqué et il trépignait d'impatience. Etonnamment, vu son grade, il n'avait pas eu de visite. En effet, dès qu'on avait su qui il était, on aurait pu penser qu'une file se créerait à son lit, mais il avait demandé qu'on ne dise à personne qu'il était vivant et ou il se trouvait. Heureusement, le personnel soignant avait accepté sa requête, bien qu'ayant essayé de le faire changer d'avis. Il n'était donc guère au courant de ce qu'il s'était passé, juste que les elfes avaient remporté la victoire et repoussé les sombres mais suite à des pertes importantes. Ses blessures avaient mis un certain temps à se résorber, par soin magique ou naturel, par onguent ou tout ce qui pouvait aider. Il avait reçu plusieurs coups d'épées sérieux au corps et aux bras, et son bras gauche avait été brulé par l'incendie. Il s'en était sortit de justesse, ayant plus de chances de périr que de guérir au moment ou on l'avait retrouvé. Heureusement, les mages elfiques étaient les plus doués du monde. Le Commandant était resté prostré, aigri et en pleine réflexion sur ses choix et actes. Même s'il avait accédé à son rang au mérite et pas grâce à quelques connaissances, il était jeune, très jeune pour atteindre ce palier et cela s'était ressentit dans ses relations avec les officiers des protectorats. Ceux-ci avaient peu échangé et la symbiose entre les armées des protectorats et l'armée royale s'en était ressentie grandement. Il avait murement réfléchit, son combat contre le Seigneur Protecteur Neraën d'Eteniril et les mots qu'il avait dit remontant à la surface chaque jour. Le commandant se questionnait pour savoir s'il devait abandonner sa charge ou dans le cas contraire, comment faire pour parvenir à gagner le respect des autres.

Aujourd'hui il sortait, et il avait décidé de garder sa charge, tout ne sachant pas encore comment résoudre son problème. Il se rendait demander audience à la Seigneur Protectrice quand il croisa un elfe qu'il connaissait. Artiön, Commandant également mais pour le Protectorat de Daranovar. Cela te ramena des souvenirs, ceux de Daénor lorsque tu l'avait accompagné an royaume des humains, ces êtres qui attisaient ta curiosité mais qui t'avaient tant déçu. Tu te rappelais le camouflet de celui que les humains nommaient régent et qui avait demandé l'épée du Seigneur Protecteur, quel sacrilège. Kelendil décida, maintenant que sa décision était prise de rester Commandant en Chef des Armées Royales, d'aller lui parler

"Commandant Sinyàra si je ne me trompe pas"

Kelendil attendait qu'il se retourne, se demandant s'il serait reconnu lui aussi. Il avait besoin d'informations et si son homologue avait le temps, sans doute les aurait il.
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Artiön Sinyàra
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MessageSujet: Re: Renouveau   Sam 11 Mar 2017 - 3:48

Arches de fer, sculptures de marbres et routes pavées de Lanthaloran et Daranovar étaient ce à quoi l'existence t'avait habitué. Arrivé depuis quelques jours à peine et déjà tu ne pouvais t'empêcher de penser aux neiges des hauts plateaux qui commençaient tout juste à s'épaissir au jour de ton départ, tu ne pouvais t'empêcher d'espérer que la forêt chaude d'Ardamir connaisse elle aussi, juste pour cette fois, l'immaculé hiver que tu appréciais tant. Mais la dense forêt enserrant le palais de Chêne faisait front aux vents et cueillait les nuages glissant de la montagne. Ici les flocons étaient pluie et la neige terre imbibée d'eau. Elle manquait d'élégance à ton goût, la Cité d'Ardamir hiémale, mais cela elle le compensait autrement. La Cité de racines, et particulièrement le Palais de Chêne exudait une force inouïe.

Il y avait quelque chose dans l'atmosphère ici, une puissance qui vous prenait aux entrailles sans que vous puissiez l'expliquer. Pour autant que tu aimes vanter la puissance de Daranovar, l'agitation des temps actuels te forçait d'admettre que le climat y était loin d'être meilleur que dans les boues d'en bas de la montagne. La Main Armée de l'Anaëh, c'était toi. Là-bas sur les plateaux, tu protégeais les murs ; dans la Cité sans frontières au contraire, tu te sentais protégé.

Te prendre aux entrailles, il n'y avait pas que l'atmosphère de l'endroit pour le faire. Voilà quelques jours qu'au réveil tu te rappelais exactement de la raison pour laquelle Ardamir t'était si familière. Quand au petit matin tes doigts se perdaient contre la tempe, puis dans la chevelure de Kaëlistravae, quand d'une bise vous marquiez votre lever, et quand de la toilette au premier repas vous étiez comme des enfants vivant leur premier amour, tu te rappelais qu'elle est à Ardamir, la famille qu'il te reste.

La Main Droite et toi n'aviez pas grand temps pour discuter, car si tu te rappelais ton emploi du temps dans le Joyau des Montagnes, entre entraînement militaire, théorie et pratique thaumaturgique, entretiens avec Daenor et son conseil, projet de reconstruction des mémoires de Lanthaloran et nouvellement décryptage des secrets du feu Cénacle de Magie de ta ville natale ; avoir été de tous les diables, ton aimée sans jamais franchir les portes de son office pouvait en accomplir tout autant. Au départ tu étais resté auprès d'elle, puisque tu te devais de clarifier l'état des relations entre vos deux foyers, et que t'enquérir du climat d'Ardamir était pour cela important. Maintenant cependant elle abordait des sujets sur lesquels tu n'étais plus d'une grande aide, inculte que tu étais devant les problématiques de sa Cité, et en tant que distraction, tu préférais plutôt prendre congé d'elle jusqu'au soir, où vous pouviez finalement prendre le temps d'aborder des sujets plus personnels.

Armé de l'obligatoire manteau qu'appelaient les pluies intempestives de la région, c'est vers l'une des nombreuses Bibliothèque posée sur les branches que tu pensais te diriger ce matin, curieux de savoir si les arcanistes d'Ardamir eux aussi possédaient quelconques savoirs cryptés, et qui sait, peut-être par le même code que les Lanthlorans, après quoi soit tu offrirais de porter ton aide auprès des dispensaires, soit tu t'approcherais des casernes pour enrichir ta technique du peu que pouvaient t'apprendre les vétérans locaux durant ton séjour... du moins tu l'aurais fait si rien n'avait perturbé tes plans avant même l'enceinte du Grand Chêne quittée.

- C'est bien cela.

Par réflexe, tu te retournes, poing droit fermé contre ta poitrine, main gauche ouverte posée sur ton poing, yeux clos tu t'inclinais en de respectueuses salutations. Ce n'est qu'après que tu te sois relevé et que ton regard soit redescendu sur le visage de ton interlocuteur que l'évidence te frappa.

- Commandant Lennderiel ? Aux dernières nouvelles vous étiez porté disparu ! c'est un sourire de sincère soulagement qui s'affiche sur ton visage J'imagine donc que c'est Ardamir qui vous aura recueilli et discrètement soigné durant tout ce temps.

Ce serait un mensonge que de te nier curieux des raisons pour lesquelles sa présence ici fut tue, c'en serait un autre que de te dire confiant devant le devenir de l'armée royale au moment de son retour. La milice est l'un des rares domaines où les immortels ne peuvent se permettre de s'étendre en débats, et Alëandir aurait après autant de temps sans nouvelles certainement au moins entamé la réorganisation de son corps armé. Tu avais trop peu d'information sur le sujet pour en débattre cependant, et tenter de les lui extorquer maintenant te semblant chose déplacée, tu te contenterais de rajouter, et toute et sincère bienveillance.

- Heureux de vous savoir rétabli. S'il n'en est pas déjà informé, j'espère la surprise être au moins aussi agréable à votre entourage. ton regard se refroidit rapidement ensuite, voyant que le front de ton vis-à-vis ne prenait pas de pli conclusif Mais en dehors des salutations, y a-t-il quoi que ce soit que vous vouliez me confier ?

Question rhétorique, simple confirmation de ta disposition à lui répondre. Ardamir n'avait décidément pas été mise sur ton chemin pour rien.

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Kelendil
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MessageSujet: Re: Renouveau   Mar 14 Mar 2017 - 11:21

Kelendil ressentait la symphonie, héritage sans aucun doute de son père druide, et il savait la souffrance qui avait été celle de la prime forêt. En ce moment, il ressentait encore un malaise en "l'écoutant". Bien qu'étant un elfe des cités, il était sensible à ce chant et il désirait l'apaiser, faire son devoir envers le Roi, mais aussi la forêt. Quel dilemme qui se présentait à lui. Kelendil n'eut pas à attendre longtemps la confirmation que son homologue le reconnaissait, il répondit à son salut par un poing fermé vers sa poitrine

"Vous pensez bien, des soldats d'Ardamir m'ont retrouvé, gisant au sol et inconscient. Ils m'ont ramené et j'ai été soigné durant tout ce temps."

Kelendil baissa le regard, avant de très rapidement le ramener vers son interlocuteur. Une lueur de détermination était maintenant visible dans ses yeux, preuve que le feu sacré ne l'avait pas quitté et qu'il était résolu, sa décision étant prise. Il s’apprêtait à mentir, et il détestait cela. Toutefois, il fallait bien trouver une excuse à ce silence et à sa disparition, sans se mettre à dos les gens important et laisser penser qu'il était lâche

"Je suis resté inconscient longtemps, puis il a fallu que je me rappelle"

L'amnésie était une excuse valable et le personnel soignant, très peu nombreux à avoir été à son chevet, ne le contredirait pas. Enfin, chaque chose en son temps et pour le moment, il avait besoin d'informations. Le Commandant en Chef des Armées royales salua son homologue pour son soutien qui semblait des plus sincères

"A vrai dire, je ne suis pas complètement remis, j'ai eu le droit de sortir, bien qu'avec tout un tas d'instructions sur ce que je ne pouvais, et surtout ne devais, pas encore faire. Quand à mes proches, ils ne sont pas encore au courant, je m'apprêtais à envoyer un message lorsque je vous ai croisé"

Ca, c'était vrai, il allait demander l'autorisation d'emprunter un messager volant pour prévenir ses proches et Aléandir qu'il était toujours vivant et qu'il s'apprêtait à rentrer prestement.

"Si vous permettez que je prenne de votre temps, j'aurais besoin d'informations. Mon état ne m'a pas permit d'en savoir suffisamment sur ce qu'il s'est passé, outre la défaite des sombres. Pouvez vous combler les manques et me permettre d'avoir une analyse plus poussée des évènements récents ?"

Kelendil ne savait pas si l'armée royale avait importé au Commandant de Daranovar, toutefois cet elfe était sans aucun doute l'un des plus compétent afin de combler ses lacunes.
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Artiön Sinyàra
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MessageSujet: Re: Renouveau   Mer 15 Mar 2017 - 1:31

Premier silence pour maintenir le calme au sein des cliniques. Second silence pour maintenir le calme dans un esprit troublé par la guerre. Les Protecteurs d'Ardamir et d'Eteniril avaient été contés tombés dans des folies temporaires, les mages d'Eraïson soufflaient l'histoire d'un plan étheré devenu cauchemardesque, et les combattants du Front Sud avaient pleuré assez de larmes pour éteindre les flammes embrasées par leurs assaillants. L'Amnésie du Commandant de l'Armée Royale et le secret qui avait entouré son état, lorsque l'on les remettait en circonstances trouvaient finalement pleine et entière justification. Puisse l'Anaëh être préservée de nouvelles batailles durant les saisons à venir. L'Oeuvre et ses enfants cherchaient le temps de guérir.

- Personne ne sort jamais des mouroirs tout à fait réparé. tu croises les bras, lâche un soupir suffisant Du moins c'est ce que les guérisseurs aiment raconter, mais là n'est pas le sujet.

L'Oeuvre et ses enfants cherchaient le temps de guérir, de guérir pour avancer, mais pour avancer il fallait avoir l'oeil sur son passé. Celui de Kelendil durant de longs mois était resté fermé, et peut-être l'amnésie avait-elle endommagé les mémoires des batailles qu'il aura livré. Au moins pour répondre à ses interrogations tu étais des elfes les plus qualifiés. Daranovar ne s'était pas intéressé aux dernières batailles. Le peu de tes hommes ayant fait le déplacement, toi y compris n'avaient fait ce choix que pour des raisons personnelles. Vous étiez un minuscule bataillon entremêlé avec les autres troupes. Vous étiez peu, mais puisque vous étiez peu, vous aviez le droit d'être partout.

- Et bien... tu désignes à quelques pas de la sortie du palais un amas de feuilles et de branches, ressemblant vaguement à ce qu'aurait été un banc sous son abri formés à même la Sylve Non pas que je doute de vos forces, mais puis-je vous inviter à vous asseoir ?

Tu attends que le garçon Lennderiel ait pris place, te tenant prêt à accompagner ses gestes aux cas où les complications que laissaient toujours entendre ceux des mouroirs se trouvent être une véritable menace, puis prend calmement place auprès de lui une fois le "danger" passé. Tes yeux se perdent dans le vide, à la recherche des mémoires, des histoires, recollant ce que tu as pu rassembler d'informations.

- En réalité, si vous vous rappelez de l'Anaëh se levant avec nous pour chasser les Peaux-de-Suie, il ne vous manque plus réellement de souvenirs de la bataille. tu marques une pause Et s'il vous reste les souvenirs de la bataille, il vous manque bien peu de choses. Le retour à la vie a été difficile pour nos guerriers, et plus encore pour les proches, que ce soient ceux des défunts ou des survivants. Le feu qui a failli vous avaler est parti avec plusieurs hectares de forêt. L'Oeuvre a perdu autant que nous, alors, c'est bien triste à dire, mais beaucoup d'entre nous ont passé les derniers mois à pleurer. Fävrius s'est endeuillé.

Fävrius a aussi vu monter les tensions entre les Terres Ancestrales d'Ardamir et Linaëh, dont les représentants ont donné bien mauvaise image d'eux durant le deuil. Si Bàrkios a par contre vu la situation à Daranovar se stabiliser, ni la première ni la seconde information ne te semblent le concerner. Le conflit tu préfères le taire tant qu'il peut être géré sans que les rumeurs y jettent des étincelles, la seconde ne ferait que rappeler à un Homme de Guerre l'indécente absence de celle que l'on appelle depuis des Cycles maintenant la Main Armée de l'Anaëh.

- Bàrkios a vu les activités des uns et des autres lentement reprendre. Le lac de Cendres lui aussi a vu ses premiers bourgeons pointer vers le ciel. La majorité des soldats engagés a maintenant récupéré et est de retour à l'entraînement, et pour ce qui s'agit du deuil, et bien malheureusement un mois aura suffi à décider qui sont ceux que le chagrin emmènera inexorablement vers ceux qu'ils ont perdu. Tu baisses la tête Mais encore nous combattants du Front pouvons nous estimer heureux, parce que si nôtre victoire nous a beaucoup coûté, les histoires de la reprise d'Eraïson sont autrement plus terribles que tout ce que j'ai pu voir. Il paraît que là-bas tout et tout le monde a été pris de folie, des Chefs de Guerre à la magie elle-même. Dame Halyalindë n'est d'ailleurs toujours pas de retour sur ses Terres.

Tu lèves les yeux au ciel, les ongles jouant inconsciemment des percussions contre le manche de ton sceptre. Des jours meilleurs viendraient, tu l'espères. Des jours meilleurs venaient, tu le sentais. Ardamir t'inspire confiance.

- En dehors d'un récent déplacement du Régent Nedi Lucannui pour Linaëh, Alëandir n'a pas beaucoup partagé de nouvelles, et pour les difficultés que connaît l'organisation de Daranovar encore en ce moment, je n'ai pas eu l'occasion de m'intéresser à l'état de vos troupes. J'espère pour vous qu'ils auront suivi les dernières tendances et auront pris le temps d'oublier le sang et les lames. Si c'est le cas, alors votre place sera certainement encore sauve. Tu souris Vous nous êtes précieux. Aussi saugrenu que cela puisse paraître, c'est à de jeunes leaders comme vous et comme tu le fus il y a quelques siècles de cela que nous devons nos succès. Tu soupires S'il y a une seule chose que notre peuple est capable d'oublier, c'est à quel point peuvent être nécessaires des idées nouvelles.

Des idées nouvelles qu'aujourd'hui malgré le bagage de l'expérience tu te poussais à aller chercher. Des idées nouvelles qui peut-être un jour ne te viendraient plus, mais tu espères ce jour ne jamais arriver.

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Kelendil
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MessageSujet: Re: Renouveau   Ven 17 Mar 2017 - 12:03

Kelendil se demandait si Artiön remarquerait son mensonge ou pas, mais ce qui était fait l'était. Il regardait le Commandant de Daranovar, prenant en compte son âge et son vécu. Réputé froid, d'un avis purement stratégique et tactique, l'elfe était au firmament de l'efficacité, un exemple pour Kelendil, bien que celui-ci désirait garder un esprit plus...familial au sein des armées royales. Son statut aurait du l'éloigner du terrain et l'isoler, n'ayant de rapports qu'avec ses officiers et la paperasse, toutefois, ce n'était pas la façon de faire du Commandant en Chef des Armées Royales. Cela l'avait desservit sur le front, tombant d'abord dans un piège avant, après en être sortit, risquant sa mort lors de la dernière bataille sur le front. Est ce que son choix était mauvais ? il n'en avait pas la réponse pour le moment. Il s'assit lorsqu'il lui demanda

"Maintenant, je me rappelle de tout, mais c'est récent et je n'ai pas encore eu les informations sur ce qu'il s'est passé sur les champs de bataille. Mon dernier souvenir, outre mon lit d’hôpital, est donc le front ainsi que ma chute"

En plus des blessures qu'il avait reçu, Kelendil avait été atteint par un coup à la tête qui l'avait rendu inconscient, ce qui lui avait également sans doute sauvé la vie. Sur ordre royal, quasiment toute l'armée royale se trouvait sur le front, puis lorsqu'il s'avéra qu'Eraison avait été envahit, elle avait dû être divisée.

"Chaque elfe ayant péri et une lame enfoncée dans mon cœur. La vie est trop précieuse et nous sommes trop peu nombreux pour se permettre une telle hécatombe. J'espère que notre déesse mère ne prendra pas ombrage de notre manquement à la protection de son œuvre. Il faudra savoir passer outre le chagrin et nous remettre en question pour l'avenir et que cela ne se reproduise plus jamais"

Depuis le voile, la forêt poussait de manière anormale et bien plus rapidement qu'auparavant, savoir qu'une aussi grosse partie était partie en fumée était un crève cœur pour ses défenseurs. Kelendil prenait cela comme un camouflet et un échec personnel. Il fut marqué de surprise en apprenant que la Seigneur Protectrice n'était pas encore revenue, lui qui voulait la voir, c'était raté

"Dame Halyalindë n'est pas revenue, comment cela se fait il, avons nous au moins des nouvelles ?"

Kelendil la connaissait, et pas qu'un peu, bien que cela soit avant sa nomination au titre de Seigneur Protectrice. Au propos d'Artiön sur sa place qui serait peut être encore libre, il n'avait pas réfléchit au fait qu'on aurait déjà pu le remplacer, surtout sans la certitude de sa mort, cela le perturba un peu

"Cela fait trop longtemps que je suis éloigné des miens" par miens, il parlait des soldats et pas de sa famille "Je dois les rejoindre le plus rapidement possible"

Puis vint le compliment, cela toucha Kelendil plus que son interlocuteur le pensait. L'on disait souvent que la race elfique était sur son déclin et que seule la jeunesse pouvait changer les choses. L'armée avait été impactée par ce constat, outre les Aigles et c'est de la que venait le Commandant Royal

"Je vous remercie, je ne suis malheureusement pas encore parvenu à démontrer grand chose. J'espère que je serais à la hauteur des attentes que l'on a placé en moi. Que cela permette de préserver l’œuvre et de rendre sa splendeur aux elfes"

Kelendil n'était pas au fait des problèmes avec les Noss, il le saurait bien assez tôt. Il devait maintenant tenir son rang et mettre en place les décisions qu'il avait prise

"Dites moi, Commandant Sinyàra, pensez vous que nous pourrions entrevoir un rapprochement entre votre armée et celle d'Alëandir ? Je ne peux que déplorer le manque de cohésion qu'il y a eut dernièrement et je souhaiterais palier à cela"

L'armée Royale n'avait pas les effectifs afin de protéger tout ce que leur Commandant désirait. Maintenant qu'il avait ouvert les yeux et décidé de faire ce qu'il fallait, il se devait d'ouvrir des discussions avec ses homologues et, si possible, les Seigneurs Protecteurs.
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Artiön Sinyàra
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MessageSujet: Re: Renouveau   Sam 18 Mar 2017 - 0:25

Le compliment toucha plus que tu ne l'espérais et les citations inspirèrent des questions que tu n'attendais pas. L'absence de la Dame Protectrice d'Ardamir par exemple était de notoriété publique, et ainsi tu te retrouvas pris de court par sa question, au point même de l'ignorer dans le fil de la discussion. Ta pensée de terminait de l'analyser que maintenant. Kelendil avait dormi tout ce temps après tout. Il ne savait pas tous les changements s'étant opérés, même dans son environnement proche. Que l'on prenne la mesure de toutes ses lacunes et l'on se rendrait compte qu'il y a en réalité une infinité de choses à lui apprendre. Le peuple de l'Anaëh n'était donc pas si lent à évoluer après tout.

- Excusez-moi l'impromptu retour en arrière, et ma première maladresse par la même occasion d'ailleurs. On dit de Dame Halyalindë qu'elle serait partie en pélerinage à cause de ce que lui a infligé la guerre. C'est la Main Droite, trop familier avec la cousine Yasairava, c'est le sobriquet de la Taledhelle qui t'échappe Kaëlis qui assure la régence d'Ardamir en ce moment.

Tu esquisses un fin sourire à penser à elle, mais au moins maintenant n'y perds-tu plus contenance.

- C'est auprès d'elle que vous devrez demander audience. Je crains par contre, et c'est plus toi-même que lui que tu plains en disant cela qu'elle ne puisse vous l'accorder avant quelques heures. Le cas d'Eraïson lui donne du fil à retordre et ses matinées s'en trouvent alourdies de besogne. À l'approche de l'heure du déjeûner elle prend toujours quelques temps de répit, je pense qu'il sera plus simple et pour elle et pour vous que vous alliez la rencontrer à ce-moment. Et ce serait autant de temps en moins qu'il te serait autorisé à passer avec elle.

D'avenants conseils et une sincère sympathie n'étaient pas sans dissimuler une certaine déception lorsqu'il s'agissait de Kaëlistravae. Elle était consciencieuse, et soucieuse du moindre détail de la vie de la Cité à sa charge, au point de ne plus trouver le temps pour elle-même. Sa passion était à la fois sa plus grande qualité et sa plus grande faiblesse ; là où tu te rappelles avoir vu Daenor adroitement déléguer les tâches et où tu imagines la précédente Protectrice Yasairava avoir su jongler avec les devoirs, Kaëlis voulait toujours s'enquérir plus que nécessaire d'absolument tout. La charge de Protecteur est lourde c'est vrai, mais elle n'avait pas à l'être autant.

Mais elle dérive ta pensée alors qu'une question t'a été posée. Questions à laquelle tu ne pouvais répondre avec fermeté que parce que chaque membre du Conseil formé autour du Protecteur de Daranovar possédait un fort pouvoir sur les charges confiées par leur supérieur. Ce que tu décidais et disait, tu avais devoir de le lui communiquer, mais tes décisions et tes dires, tu étais libre de les formuler sans qu'il ait à y appliquer le moindre sceau.

- Vous m'en verriez absolument ravi à vrai dire. S'il reste encore une seule chose en ordre à Daranovar c'est bien son armée, et malheureusement le reste des soucis logistiques auxquels fait face la Cité nous a forcé à nous replier sur nous-même quand nos frères avaient le plus besoin de nous. Tu lèves les sourcils au ciel L'autarcie rend le moral des troupes maussade. La réputation de Main Armée de l'Anaëh est depuis des Cycles notre fierté, et il faut bien avouer que même si ce ne fut que par obligation que nous nous sommes retirés, chacun en va de sa part de culpabilité. Renouer avec Alëandir pourrait être l'étincelle nécessaire à rallumer la flamme que notre Dyarque au départ un bien-aimé Lanthloran a emporté au tombeau.

Une relative stabilité s'était dernièrement instaurée, que ce soit entre Lanthloran et Daranovan ou entre Citadins et Noss sur le Protectorats des hauts plateaux. Les militaires nécessaires à assurer la surveillance des abords de la Cité et le calme aux frontières se faisaient de plus en plus rares ; et quant à ceux chargés de calmer les heurts engendrés par le Grand Deuil qu'avait entraîné le Voile, ils étaient devenus petit à petit des passants parmi d'autres. Les artisans Lanthlorans acceptaient maintenant d'oeuvrer pour les chantiers de Daranovar, à condition de pouvoir insuffler un peu de leur souffle aux nouvelles architectures. En contrepartie les tailleurs de pierre et les forgerons Daranovan finissaient par accepter qu'après que le monde ait fait si long battement de cil, il était bon d'accepter de changer sa vision. Que l'image de leur Cité soit pétrie de nouvelles mains ne la ternirait pas.

- Je tâcherai de communiquer la proposition au Protecteur Thoràndrion et je vous invite à en faire de même auprès du Régent Nedi Lucannui. Promettez moi que nous en rediscuterons une fois l'idée plus longuement pensée.

Tu te relèves, passe de nouveau ta cape par dessus tes épaules avant de croiser les bras devant Kelendil d'un air autoritaire.

- Mais trêve de sombres conciliabules, vous venez de sortir d'un long sommeil et ton visage se fendit d'un sourire et vous avez quelques heures avant qu'il vous soit possible de répondre à votre devoir. Que diriez-vous plutôt de faire plus ample connaissance sur un ton plus léger ? Vous savez ce que l'on dit. Il n'est pas bon de trop s'affairer si tôt après le réveil.

Voilà qui te donnerait moyen d'en savoir un peu plus à niveau personnel sur l'un des elfes dont tu ne sais finalement pas plus que ce que t'en ont raconté les champs de bataille ; tout en te donnant l'occasion de briser l'image de statue de glace que te prêtent souvent les étrangers.

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MessageSujet: Re: Renouveau   Mer 22 Mar 2017 - 9:49

Kelendil était perdu, il avait fait le choix de rester à l'écart, ne demandant aucune information à ceux qui le soignaient. Par la même, il avait fait une grosse erreur, il s'en rendait compte maintenant. Il devait rattraper tout le retard qu'il avait accumulé et se montrer digne des responsabilités qu'il avait accepté d'endosser. Il ne manquerait pas de se maudire intérieurement pour son manque de professionnalisme, toutefois le mal était fait et il devait aujourd'hui avancer

"Savez vous donc ce qui lui a été infligé ou est ce un secret ?"

Kelendil n'était pas de ceux qui cherchait à découvrir tous les secrets existants, sauf s'ils étaient en lien avec une campagne militaire, toutefois connaissant Halyalindë, il s'inquiétait pour elle

"Ce que vous me dites m'inquiète et je me demande si je dois demander cette audience ou rentrer le plus rapidement possible à Alëandir. Pourtant je pense que perdre une journée de plus pour acquérir certaines informations ne seraient pas forcément un mal"

Ce qu'il retirerait d'un entretien avec la personne qui régentait Ardamir pouvait s'avérer précieux pour le futur, ce ne serait alors plus une perte de temps. La suite lui amena d'ailleurs une nouvelle surprise. Daranovar et l'ordre était souvent vu comme un seul et même concept, aussi en entendant Artiön parlait comme si le désordre sévissait dans son protectorat sonna étrangement aux oreilles du Commandant des Armées Royales

"Que s'est il donc passé à Daranovar pour que l'ordre n'y règne plus ? plus nous parlons et plus je me rends compte des lacunes que j'ai, c'est déroutant.

Je vous promet d'en parler et de tout mettre en oeuvre pour que se rapprochement se fasse. Nous sommes tous des enfants de la Déesse et nous ne devons pas nous quereller, mais agir de concert; Peut être que c'est cela que nous avons oublié récemment"


Sa tête commençait à tourner en se rendant compte du gouffre d'informations qui lui manquaient, tout comme l'envergure du travail de reconstruction qu'il faudrait faire, plus dans la psychologie collective des Elfes qu'en ce qui concerne les structures. Aussi l'invitation d'Artiön fut elle bien accueillie

"Vous avez raison, et lorsque de la sagesse parle, il faut l'écouter"

Kelendil sourit à son interlocuteur et l'invita à le suivre jusqu'à un endroit plus approprié

"Est ce indiscret de vous demandez le motif de votre présence à Ardamir ? Votre présence doit être requise à Daranovar si je prends en compte ce que vous me dites. Est ce que vous cherchez aussi à rapprocher les deux Protectorats ?"

Une question naïve ou trop directe, mais Kelendi n'était pas le plus doué en matière de discussion lorsque l'on ne parlait pas stratégie ou champ de bataille.
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Artiön Sinyàra
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MessageSujet: Re: Renouveau   Lun 3 Avr 2017 - 20:55


Le silence en dit parfois bien plus long que les mots. C'est un silence pesant que tu offris à ton interlocuteur lorsqu'il te demanda si les raisons précises du départ de la Dame Protectrice d'Ardamir t'avaient été communiquées. En vérité, tu doutes que quiconque en dehors des témoins direct ait la moindre idée de ce qui avait pu justifier une décision aussi extrême de la part de Dame Yasairava. Peut-être ses concitoyens auraient-ils l'occasion d'en apprendre plus à son retour. Peut-être. Certainement. Mais ce n'était pas ton affaire à toi, et ce serait probablement perçu comme de la curiosité mal placée que de t'en enquérir. Tu dois bien avouer tout de même que tu aurais aimé savoir, au moins autant que ton compagnon du jour semblait avoir envie de rattraper son retard.

Les questions fusaient de sa part, au point que tu ne saches plus réellement où donner de la tête. Ce n'était pas tant des informations personnelles que des données relatives à ton occupation qu'il te demandait de partager avec lui, mais il est difficile après tout une fois le sujet engagé de faire dévier l'esprit d'un soldat zélé. Votre promenade serait l'occasion de lui répondre à tête reposée, de manière plus officieuse que tu ne l'aurais fait si les conditions avaient été autres. Au vu de votre situation, ton point de vue, tout subjectif qu'il soit, avait sa place, et te sachant bientôt amené à avoir à défendre l'objectivité devant le Conseil d'Ardamir, tu aimerais tant ne pas avoir à faire de faux-semblants en dehors des véritables discussions politiques.

- Si vous ne savez pas les troubles que subit Daranovar, c'est plus la faute de la Cité elle-même que de votre coma. tu lances une oeillade vers le lointain C'est depuis les ténèbres du Voile qu'elle semble avoir du mal à retrouver la lumière. La végétation a rendu la Cité de Lanthaloran complètement inhabitable selon les standards Taledhels et c'est donc vers leur jumelle Daranovane que se sont tournés les sans-abris. Mais vous savez, il est plus facile pour deux peuples de vivre en harmonies lorsqu'ils ne sont pas entre les mêmes murs. Daranovar et Lanthaloran pouvaient auparavant se payer le luxe de choisir ce qu'elles voulaient l'une de l'autre, mais depuis qu'elles ne sont plus qu'une, la logistique est devenu un véritable cauchemar, et l'opposition des Noss à la reconstruction des bâtiments abîmés de la Cité d'Arme ne fait que rajouter du sel dans la plaie. Tu souffles Kÿria soit louée, les derniers mois ont permi de trouver un terrain d'entente entre les trois partis, et un semblant d'équilibre m'a l'air de se reformer, mais pour que tout fonctionne, nous ne pouvons nous permettre de laisser Daranovar seule face à elle-même plus longtemps.

Tu continues d'avancer nonchalamment, tentant de calquer ton pas sur celui de ton interlocuteur, affaire plus compliquée qu'il n'y paraissait d'ailleurs au vu de votre différence d'enjambée ; mais comme un enfant le ferait, tu t'amusais à jouer de l'écart entre tes pas et de la vitesse de ta marche pour toujours soit l'attendre soit le rattraper.

- Et puisque vous le demandiez c'est d'ailleurs la raison principale de ma venue en Ardamir. C'est cette Cité celle dont la mentalité approche le plus celle de Lanthaloran, alors un contact avec elle pourrait être le parfait choc nécessaire aux décideurs Daranovans pour comprendre les requêtes de ceux de Lanthaloran. Ton regard s'assombrit Cela et aussi les excuses que nous devons, en tant que Protectorat, aux Terres d'Ardamir pour notre absence durant des affrontements qui marqueront certainement l'histoire comme ayant été parmi les plus durs que l'Anaëh ait connu. Non pas que nous ayions tout bonnement refusé de leur apporter notre aide, loin de là, vous devez savoir comme les issues politiques peuvent impacter la mobilité des armées, et c'est ce qui fut notre problème ; mais en tant que la Main Armée de l'Anaëh, nous nous devions tout de même de faire mieux.

Le sourire te revient, car il est aussi une raison beaucoup plus personnelle à ta présence ici, et ce n'est pas de l'escorte d'Aëthel jusqu'à ses terres natales dont tu parles, mais bien de celle que tu aimes.

- Mais je dois bien vous l'avouer, si je suis ici, c'est aussi parce que ma bien-aimée est Ardamirienne et que je projette depuis longtemps déjà de lui faire ma demande. Au vu de l'aversion des Ardamiriens pour la chose militaire, et de la réputation de Daranovar, je ne porte pas grande espérance en une entreveu avec le conseil, alors je m'accroche encore plus à l'espérance de son oui à elle.
PS:
 

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MessageSujet: Re: Renouveau   Ven 28 Avr 2017 - 13:44

Le secret est une chose que tous pensent indispensable et qui, pourtant, est un fléau pour ceux qui doivent agir en étant dans l'ignorance. Kelendil était de ceux qui détestaient cela et qui étaient donc toujours à la recherche de l'information. La sentiment d'impuissance qui était le sien alors qu'il constatait toutes les lacunes qu'il avait étaient un vrai crève cœur. Il regrettait son choix de rester anonyme durant ses soins, l'écartant du plateau décisionnaire et l'isolant par la même occasion. Il devrait rapidement pallier à cela s'il voulait être à la hauteur du rang qui était le sien. En écoutant Artiön, les tensions existantes entre les citadins et les noss s'étaient intensifiées, même si elles semblaient en passe d'être réglé au sein de Daranovar. Le Général des Armées Royales savaient que le nombre de noss était important, il lui était difficile de penser qu'une lutte interne très grave pouvait voir le jour. Les dernières tentions aussi vives avaient amené les Sombres à se séparer de leurs cousins et à l'état de guerre constant entre les deux. Les ravages que les assauts successifs avaient engendré étaient une calamité, et cela même sans compter ceux de la dernière guerre

"La cohabitation est toujours compliqué au début. De larges compromis doivent être mis en œuvre avant d'apprendre à se connaitre mieux et à s'adapter à chacun. Toutefois, le temps nous étant indifférent, nous y sommes toujours parvenus. Je suis content d'apprendre qu'un consensus a vu le jour et que la sagesse l'a remporté sur les velléités de chacun."

Kelendil s'assombrit également quand le dialogue revint sur la guerre, marchant cote à cote comme deux compagnons d'armes cherchant à tuer le temps

"Il parait que les dégâts sont considérables, autant matériellement que mentalement. Ma petite troupe est vite tombée sur le front, je n'ai pas ressentie la Symphonie lors de la contre attaque d'Eraison, étant inconscient."

Si Artiön ne le savait pas déjà, il était dorénavant au courant que Kelendil faisait parti de ceux qui entendait le chant d'Anaëh

"Je ne connais pas les raisons qui ont empêché Daranovar d'aider durant ce dernier conflit, à moins que cela ne soit les tentions dont vous me parliez. Maintenant, je sais que les gens d'Ardamir sont sages et j'espère qu'ils ne rejetteront pas la main qui leur ai tendue. Mieux vaut tard que jamais, parait il, et nous sommes plus fort uni que chacun de notre côté. Cela me rappel que j'ai échoué dans ma fonction de faire marcher les troupes Royales à l'unisson avec celles des Protectorats, je vais devoir m'amender et trouver une solution."

L'annonce de sa demande future était un rayon de soleil dans cette conversation. La race des Elfes n'étaient pas la plus peuplée et chaque naissance était une fête

"Si j'espère que les mentalités différentes entre Ardamir et Daranovar ne seront pas un frein pour une entente, je souhaite encore plus que votre bien aimée accepte votre demande et qu'elle vous rende heureux. si je peux me permettre, qui est l'heureuse élue ?"

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Renouveau   Lun 8 Mai 2017 - 12:44

J’ai confiance en la sagesse des gens d’Ardamir, reste à savoir si les propositions que je pourrai me permettre de leur faire leur paraîtront assez valides pour être acceptées d’une source en laquelle ils n’ont pas entière confiance. Tu soupires Je garde tout de même bon espoir.

La question suivante, bien qu’elle fut tout à fait justifiée, et même logique dans le courant de cette conversation, te laisse interdit quelques instants. Ce n’est qu’au moment d’annoncer aux autres son nom que tu te rendais réellement compte de la place qu’occupait Kaëlistravae, en ce moment en particulier, dans la hiérarchie politique d’Ardamir. Elle est la Main Droite, celle régentant la Cité à la place de la Dame-Protectrice. Elle est celle qui tranche lors des prises de décisions. Elle est un personnage important aux yeux des siens, et chaque fois que tu y réfléchis, tu ne peux t’empêcher d’avoir l’impression de la leur dérober.
La manière dont vous gérerez votre union, une fois les temps des retrouvailles passés, et mis face à vos obligations respectives. La place que vous seriez capable de donner à l’élu de votre cœur dans votre vie sans empiéter sur celle des peuples reposant sur vos épaules. C’étaient chez toi en tout cas de grandes sources d’inquiétudes. Ce n’est qu’auprès de Kaëlistravae elle-même que tu le laissais paraître cependant, car elle était la seule concernée et la seule apte à réfléchir une véritable solution.

- Et bien à vrai dire, le fait que je connaisse si bien l’emploi du temps de la Main Droite n’est pas un hasard. Tu hausses les épaules Kaëlistravae Yasairava et moi entretenons une relation depuis longtemps et il est temps pour nous à mon avis de l’officialiser.

Si tu sais bien dissimuler tes incertitudes, tes rêveries n’en restent pas moins des plus apparentes, et il sera facile pour quiconque de voir l’étincelle s’allumant dans ton regard se levant vers l’horizon chaque fois que tu parles de ton aimée, des liens que vous avez tissés, et du nœud que tu veux y serrer. Les quelques minutes suivantes de votre marche se font dans un silence d’une inattendue légèreté, toi moitié perdu dans tes pensées, moitié dans la contemplation de jardins suspendus dont vous ne pouviez que rêver dans ta Cité natale ; lui respectant simplement ton silence, car certainement comprenant ton momentané besoin d’introspection.

- L’idée de fonder une famille vous est-elle déjà venue à l’esprit ? La question est soudaine Je sais que vous êtes encore très jeune, et ne vous êtes donc peut-être pas imposé ce genre d’interrogations, mais tu prends ton menton entre tes doigts avez-vous déjà réfléchi à ce que serait votre vie à la fois en tant que mari, père et soldat ? tu lèves les yeux Probablement est-ce une question à laquelle on ne trouve réponse que mis face à la situation, mais je dois bien vous avouer que l’idée de risquer ma vie à la guerre ne m’a jamais été plus effrayante qu’aujourd’hui que le mariage me fait envie tu roules des pupilles Et pourtant, il m’est inconcevable de me retirer de mes fonctions et d’abandonner mes frères d’armes.

Car tes frères d’armes sont au même titre qu’elle ta famille. Lorsque l’on se lie à son épouse, on n’abandonne pas pour autant les liens qui nous unissent à notre fratrie… mais lorsque ces liens sont tendus au-dessus du vide et que vous jouez les funambules, il peut être difficile de savoir quelle est la meilleure chose à faire.

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MessageSujet: Re: Renouveau   Ven 12 Mai 2017 - 11:15

Les sentiments que Artiön laissait paraitre étaient contradictoire pour Kelendil. D'un côté il disait avoir bon espoir, et de l'autre il semblait craindre que ses propositions soient insuffisantes ou mal perçues. Venant de quelqu'un d'aussi prévoyant et fin stratège, c'était des plus étrange

"C'est main dans la main que nous parviendrons à reconstruire et à forger les liens qui nous permettrons un jour de ne plus vivre dans la peur d'une nouvelle invasion drow. Nous avons toujours subis jusque la, les renvoyant à chaque fois chez eux, malheureusement, ils reviennent sans cesse. Peut être qu'il faudrait penser à porter la guerre devant leurs portes plutôt que d'attendre qu'ils ne soient de nouveau sur les terres que la mère nous a donné"

Kelendil avait déjà pensé plusieurs fois qu'il faudrait que les elfes frappent les sombres pour les repousser plus loin qu'il ne l'était actuellement, et aussi pour leur faire comprendre que les elfes d'Anaëh n'étaient pas passifs. Toutefois, pour ce faire, il faudrait sortir de la forêt. Cela était une demande qui semblait complètement aberrante et il n'avait jamais osé le demander ou en parler plus clairement que par une anecdote comme celle qu'il venait de faire.

Un sourire entendu naquit sur les lèvres de Kelendil lorsqu'il entendit que la bien aimée d'Artiön n'était ni plus, ni moins que la soeur d'Halyalindë, la dame protectrice d'Ardamir. Puis il s'éteignit devant l'air rêveur du commandant. Celui-ci devait se demandait si on permettrait à une dame de cette envergure de quitter ses terres et de laisser ses obligations pour suivre son futur époux. D'autant que les elfes n'ont pas la même idée de l'amour que les humains. Kelendil continua de marcher aux côtés de son homologue, muet, le laissant à ses rêves, chose que l'on ne pouvait prendre à personne, jusqu'à ce qu'une question fuse, une à laquelle il ne s'était pas attendu

"Comme vous l'avez dit, je suis encore jeune et je me suis consacré à ma vie militaire jusque la. Ma montée en grade des plus rapide ne m'a guère laissé de loisirs pour réfléchir à ce genre de...concept"

Kelendil laissa un léger silence avant de se décider à être des plus honnête avec cet elfe qui s'ouvrait à lui. il s'arrêta soudainement, l'air grave

"Pour être tout à fait franc, j'y ai naturellement songé, tout en sachant que ce ne serait pas avant longtemps. Il serait vaniteux de vous dire que je sais ce que vous ressentez, c'est faux. Ma mère faisait partie de l'armée, cela me permet d'avoir une expérience de la dualité qu'à enduré ma mère, entre sa famille, son mari, son fils et son métier et ses camarades. Je l'ai déjà entendu parler avec mon père de la crainte qu'une famille apporte aux militaires. La guerre apporte la mort et les soldats sont les plus exposés, ne pouvant pas fuir devant le combat. Au final, elle disait qu'elle transfigurait cette crainte en puissante volonté de vivre, que cela lui apportait une opiniâtreté qu'elle ne savait pas posséder avant d'avoir fondé une famille, au plus profond d'elle et qui la transportait durant les combats. Par moment, elle hésitait à abandonner son métier, mais comme vous le dites, le lien qui se tisse entre frères d'armes et puissant et ils deviennent alors une famille à part entière. Elle continue d'avancer tous les jours..."

Kelendil s'arrêta soudain, il venait de se rendre compte qu'il avait complètement oublié sa mère. Il ne s'était pas renseigné pour savoir si elle était toujours vivante, elle qui devait avoir combattue au milieu des épéistes d'Ardamir. Le temps était ce qu'il est chez les elfes, cela faisait maintenant quelques années qu'il ne l'avait plus vu. Un sentiment de honte s'empara de lui alors qu'il se posait mille et une questions.
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MessageSujet: Re: Renouveau   Jeu 8 Juin 2017 - 20:28

Elle avait quelque chose de touchant la confusion qui avait pris ton interlocuteur lorsqu’il se tenta à répondre à ta question. À son âge, ce n’était définitivement pas l’une des interrogations régissant sa vie, et ce ne le serait pas avant longtemps, mais à son âge, il devait encore être baigné des inquiétudes que sa position devait causer à ses parents… à moins que la vie n’y ait déjà mis un court. Mais heureusement son discours vint te sortir des pensées cette sombre idée, la mention de ses parents à un temps présent laissant à penser qu’ils devaient encore arpenter les terres de Kÿria. Tu manquas de rire lorsqu’il s’en vint à rapporter ce qu’il savait de l’expérience de sa mère, parce que la tienne, bien qu’elle n’en soit qu’encore au stade d’hypothèse avait quelque chose de très similaire. Ton visage se fendis encore un peu plus lorsque tu réalisas qu’au vu de votre différence d’âge il fut bien possible que le tien ait tourné aux alentours de celui de ses parents. Il en était ainsi chez les immortels. Chaque jour vous côtoyiez ceux qui auraient pu être vos fils et vos filles, croisiez des anciens à l’allure d’adolescents et de jeunes adultes aux visages vieillis.

- Je partage l’avis de votre mère. On n’est jamais aussi attaché à la vie qu’au jour où elle menace de nous échapper. Tu poses une main compatissante sur son épaule C’est le doux paradoxe avec lequel doivent vivre les soldats qui connaissent l’amour. Côtoyer la mort fait à la fois notre charme et le malheur de ceux qui y ont succombé.

C’est parce que vous passiez vos vies proches de la mort que beaucoup d’entre vous les viviez aussi intensément, et c’est cette intensité souvent qui avait conquis le cœur de vos amants. Cela avait été l’histoire de ton père avant toi, et c’était la tienne maintenant. C’est ta fougue qui avait autorisé Kaëlistravaë à se complaire dans la sienne, et à ultimement devenir une personne qu’elle n’avait le droit d’être qu’à tes côtés, mais aujourd’hui que l’heure approchait d’à jamais sceller vos vœux, la source de ta fougue devenait effrayante. Peur de l’inconnu quand tu nous prends.
Ta poigne sur l’épaule du jeune Commandant se resserre, le maintenant figurativement debout, et de ton pouce tu te tentes à le rassurer. Qu’il ne se vexe pas si tu le paternes, c’est ainsi que tu es, c’est ainsi que tu seras toujours.

- Mais j’imagine à présent que savoir ce qu’il est advenu d’elle vous importe plus que ce que je pense de sa philosophie. Tu le libères finalement pour croiser les bras sous ta poitrine Votre mère est d’Ardamir si je ne m’abuse ? Si elle a été rapatriée alors les guérisseurs des dispensaires devraient pouvoir vous aider à la retrouver. Je vous invite d’ailleurs à ne pas perdre de temps, je m’arrangerai pour vous obtenir un rendez-vous auprès de la Main-Droite si vous le souhaitez.

Parce qu’il n’y avait pas plus grande inquiétudes que celles liées à l’inconnu, il serait malvenu de ta part de te dresser en obstacle sur la route qui mènerait Kelendil à la vérité du destin de ceux qu’il aime… fut-elle des plus funestes.


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MessageSujet: Re: Renouveau   Mar 20 Juin 2017 - 13:01

Qu'il ne veuille pas relever l'idée farfelue de Kelendil, ou que ce soit intentionnel car il ne partageait pas son avis et qu'il ne voulait pas ouvrir le dialogue, Artiön ne répondit pas à la question soulevée de d'aller assaillir es sombres plutôt que de rester sur la défensive tout le temps. le commandant de Daranovar avait apparemment eut le temps de réfléchir à la question de la famille et il semblait partager l'avis de la mère de Kelendil. Ce dernier avait toute l'éternité, et au moins quelques décennies, avant de penser au mariage, à moins que celui-ci ne le rattrape. Outre la jeunesse, ou la vieillesse qui marquait souvent une grande sagesse et un respect accrue, la différence d'âge n'était pas une chose très importante pour les elfes, aussi le Commandant des Armées Royales ne releva pas que son interlocuteur aurait pu être son père

"La menace de mourir est une chose qui devrait nous être presque inconnue. Il m'est d'une grande tristesse de constater que la plus grande menace contre les elfes, ce sont ses voisins"

Kelendil avait longtemps était très curieux à l'égard de humains, et bien plus progressiste que beaucoup de son espère. Toutefois, son passage dans ce qu'ils appelaient le Royaume humain, auprès de Daénor avait passablement ternie l'image de cette race à ses yeux. Le vol de l'épée par celui qui les gouvernait et l'hostilité dont il avait été les victimes au cours de leur périple était une plaie encore ouverte pour Kelendil. Parler avec un représentant de Daranovar n'aidait pas, en ce moment, à ne pas y penser. Peut être même que Artiön reprochait secrètement à Kelendil de n'avoir pas su protéger son Seigneur comme il aurait dû l'être.

"L'amour, c'est un sentiment subjectif pour moi, mais je vous crois sur parole. Il doit être surprenant de devoir vivre avec cette dualité qu'est l'amour pour une personne et l'amour fraternel avec nos hommes"

Déjà se soucier de sa famille était une chose, alors qu'est ce que cela devait être pour une personne aimée d'un amour plus profond encore, du moins si cela était possible. La main d'Artiön sur l'épaule de Kelendil lui apportait des sentiments divers, surtout après avoir ravivé inconsciemment le souvenir de la protection de son Seigneur Protecteur en terre humaine. De la haine envers les humains, de la honte envers son homologue, mais aussi de le fierté d'avoir atteint un rang similaire à quelqu'un d'aussi renommé, et aussi un nouveau sentiment naissant de par ce contact, celui qui lie un mentor à son disciple. Et pourtant, les deux elfes avaient beaucoup de chances de ne plus se croiser avec longtemps. Artön semblait avoir lu en Kelendil comme dans un livre ouvert en devinant qu'il s'inquiétait pour sa mère. Pourtant, le Commandant en Chef des Armées Royales était aussi quelqu'un de pragmatique, qui ne laissait pas son coeur prendre le dessus sur la réalité

"Si elle a succombé, alors il n'y a plus rien à faire pour elle, et si elle est blessée, les infirmiers sont plus compétents que moi. Il sera temps d'aller aux nouvelles lorsque je l'aurais décidé. Hors pour l'instant, j'ai l'honneur de converser avec vous."

Kelendil trouvait que c'était un privilège de parler avec quelqu'un d'aussi éminent que le Commandant de Daranovar. Pourtant il avait du mal à s'exprimer aussi librement qu'il l'aurait voulu

"Dites moi, que pensez vous que nous devrions faire à partir d'aujourd'hui ? Avez vous des idées pour stopper cette stupide haine qui enfle entre nous ?"

Kelendil parlait bien entendu des différends entre les elfes des cités et les noss. Il était bien ridicule de vouloir faire perdurer une race si celle-ci s'entredéchirait.
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MessageSujet: Re: Renouveau   Mer 21 Juin 2017 - 19:28

De sa passion à son entrain, de son pragmatisme exacerbé à la presque inconscience qui semblait prendre par surprise certaines de ses expressions, tu retrouvais tellement des traits de ta jeunesse - dont certains te caractérisent encore – dans le caractère de Kelendil que c’en était presque déstabilisant. Ou alors étais-ce le fait de ne pas être celui déclarant aussi impassiblement la potentielle mort de son parent, mais celui l’accueillant. Après tout, tu avais accompagné ta mère jusqu’à Holimion où tu as dû la laisser, et le décès de ton père aussi profondément t’avait-il affecté t’était rapidement devenu une anecdote. Troublante certes, mais une simple anecdote qu’il ne t’était pas tant douloureux de ramener en surface. Tu affiches un léger rictus satisfait en réponse à la réplique de Kelendil, que tu garderas même à travers ta réponse à la question pour le moins épineuse qu’il aura soulevée.

- Vous m’en voudrez très certainement de vous offrir une réponse aussi générique, mais je ne pense pas que l’on soit en position de faire quoi que ce soit d’autre qu’attendre, observer, et tenter à l’occasion de créer le dialogue. tes mains quittent le creux de tes bras pour se rejoindre dans ta nuque Il y a autant de manières de réagir qu’il y a de clans en Anaëh. À Daranovar les Noss sont particulièrement rêches, mais ils sont curieux, et portent le même respect que nous Taledhels dans les armes, alors quand malgré les nouvelles restrictions sur nos prélèvements de ressources, le partage de l’avancée de tous les savoirs touchant de près ou de loin à leur environnement et le nouveau dessin de nos espaces de circulation des heurts viennent à éclater, il suffit de passer par la loi martiale pour que les tensions redescendent. Tu soupires Heureusement d’ailleurs, nous avons pu obtenir de la majorité des clans alentours que les duels ne se livrent pas à mort.

Et au moins de ce côté, la mentalité guerrière de Daranovar jouait en sa faveur. On ne pourrait certainement pas en dire autant des Ardamiri ou des elfes de la Quatrième Saison pour qui tout pourrait se révéler être bien plus complexe.

- Dans tous les cas il s’agit d’essayer pour les deux partis d’entendre ce que revendique l’autre, et de trouver un terrain d’entente sur lequel s’accorder. Problème étant, trouver un équilibre satisfaisant la majorité n’est pas toujours évident, parfois peut-être impossible, et dans ces cas-là on se trouve obligé de s’imposer par la force ; et je doute très fort de la volonté des autres Protectorats de mettre en place une loi martiale.

Mais si tu restes assez détendu malgré d’aussi sombres déclarations, c’est parce qu’il reste une chose en laquelle tu as foi.

- Je doute qu’il soit possible d’arriver à un compromis parfait avec les Ornedhels. Nous ne connaissons plus ce qu'ils voient, et ils ne voient pas ce vers quoi nous avançons, mais moyennant un minimum d’efforts, je doute plus fort encore que nous en venions à nous entredétruire. Si nous sommes fidèles au respect porté à notre Mère et à sa Création, nous continuerons d’avoir nos différents, et éventuellement parfois le sang coulera, mais nous sommes certains de rester un seul peuple pour le reste de l’éternité. Nous sommes capables de nous unir pour le bien commun, les Drows entre tous les malheurs qu’ils ont apporté nous auront au moins prouvé cela. Tes bras se croisent à nouveau Je dirai qu’il ne nous reste plus maintenant qu’à ouvrir les yeux assez grand pour voir un bien commun dont la guerre ne serait pas à l’origine… ce qui est presque ironique venant de quelqu’un de ma position.


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MessageSujet: Re: Renouveau   Mar 11 Juil 2017 - 10:51

Pragmatique, voila le maitre mot de la discussion qui avait court en ce moment entre les deux Commandants. Kelendil avait posé une question simple à laquelle il y avait plusieurs façons de répondre, et Artiön choisit de le faire avec des faits et aucune emphase, une simple évocation de probabilités et d'observation. Le Commandant royal fit de même, écoutant et procédant à l'analyse de ce que son interlocuteur disait, cherchant et croisant les données pour se faire un tableau de la vision de son homologue. Attendre, voila un mot qui pouvait être à double tranchant pour un militaire. Celle juste avant la bataille qui amenait l'angoisse ou alors qui exacerbait les sens, ou encore la bienfaitrice qui permettait de fortifier une position ou de mettre au point un plan.

"Comme il est étrange qu'un même peuple soit composé d'autant de disparités. La tâche n'en est que plus ardue pour arriver à une union lorsqu'il y a autant de diversités que de clans. Au final, Daranovar à de la chance de pouvoir compter sur la discipline martiale afin de contrôler sa population, il est évident que les autres protectorats n'auront pas tous cette chance."

Les personnes extérieures à la race elfique disaient toutes que les choses bougeaient lentement chez le peuple de la prime foret, pourtant, ce n'était pas toujours vrai. Par contre, prendre le temps de l'analyse et écouter, c'était une qualité à laquelle Kelendil pensait que son peuple possédait, outre quelques esprits plus belliqueux

"J'espère de tout mon être que la discussion prévaudra et que nous parviendrons à trouver un compromis avec chaque parti. Je serais vraiment triste de devoir lever mon arme contre l'un des miens"

Kelendil voyait encore plus grand que juste la fratrie entre frère d'arme. Pour lui, il devait protéger la forêt et son peuple, dans l'entièreté, et pas juste la cité royale ou ce que le Roy lui demandait. Au sein des rangs des Aigles et maintenant à toute l'armée royale, il avait toujours prôné la tolérance entre tous, et cherché à rapprocher. c'était aussi pour cela qu'il avait rejoint de l'armée royale, en plus de l'honneur que cela revêtait d'être contacter par elle

"Un bien commun, nous en avons un, il s'agit de préserver l'oeuvre de la mère. Il est juste dommage que nos points de vue sur la façon d'y parvenir divergent, et que cela entraine des heurts entre nous. Il ne nous reste plus qu'à nous demander comment faire pour qu'il y ait le moins de sang possible qui coule parmi nos semblables."
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