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 La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]

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Thibaud de Kelbourg
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MessageSujet: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Mar 6 Juin 2017 - 19:42


L'on but jusqu'à plus soif cette nuit-là. La revue des troupes était passée. Brochant avait montré ses bourses à tout le monde et l'on avait attendu que le banquet commence pour se mettre à vider les premières barriques. Alors les hommes se mirent à chanter. Des chants peu religieux, certes, mais enivrant et entêtant. Suffisamment pour que Thibaud ne se mette à fredonner toujours les mêmes paroles. Celles qu'il avait chanté à la dame de Lourmel une certaine nuit. « L'autre jour, l'idée m'est venue. Cré nom des Dieux, d'enculer un pendu. Le vent soufflait sur la potence, Voilà mon pendu qui s' balance, Je n'ai pu l'enculer qu'en sautant. Cré nom des Dieux, on n'est jamais content ». Son épouse, indignée, demanda à prendre ses congés pour regagner son nid. Le brave ne s'en offusqua point et cria « bon débarras ». Nul ne se risqua à lui conseiller de la suivre, ivre comme il était. Nul ne lui refusa un nouveau godet qu'il descendit dans la foulée. Sa vue se brouilla dès lors et lorsqu'il recouvrit son ardeur, une invitée lui tapa dans l'œil. La garce d'Alonna n'avait point l'air dans son état. Elle qui avait ramené le corbac sur ses penates. C'est que la bougresse avait la réputation de porter malheur et mort là où elle passait. Sacrée rosière que voilà. Le boucher leva ainsi son godet en direction de la rombière et se mit à sourire comme un enfant devant son jouet.

-A la dame d'Alonna qui a plus de couilles que tous les hommes présents !

Ce sur quoi les hommes levèrent leurs verres afin de les vider. La chose, quant à lui, le fit de nouveau rire. Cette dame avait prit la route avec ses hommes quelques mois plus tôt. Dans le campement en face d'Amblère, les hommes s'étaient amusés d'une telle présence. Chacun y était allé de sa petite pique grasse et dénuée de classe. Lui le premier avait aboyé des insanités. Force était de constater pourtant que la garce avait fait son effet et que ce ne fut alors que par miracle qu'aucun viol n'ait été à déplorer.

-Pardonnez ma vulgarité ma dame ! Ce n'est point dans mes habitudes de complimenter ainsi une si charmante femme. Mais quelle femme tudieu ! Si elles étaient toutes comme vous, pour sûr elles gagneraient les guerres à notre place, je jure !





Dernière édition par Thibaud de Kelbourg le Jeu 3 Aoû 2017 - 15:02, édité 1 fois
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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Mer 7 Juin 2017 - 17:38


Elle rit. Un rire franc comme on ne l’avait plus entendu rire depuis des lustres. Bon sang, que les hommes avaient de la boue dans la bouche plutôt que des palabres. Ils tentaient des discours cohérents sans grande classe – et a fortiori sans grande éloquence. Preuve en était, le seigneur à l’air ahuri qui tendait gauchement son godet avait bien failli en vider le contenu non dans son gosier asséché par l’alcool mais bien sur les godasses de son voisin. Pour sûr, l’enivrement était une douce perversion. Elle y avait gouté régulièrement, il y a peu encore, noyant son chagrin. Un chagrin dont elle n’avait encore déterminé la cause mais qui avait tôt fait de la faire s’écrouler ivre morte plutôt que pleurer son soûl ; car tels étaient les gens du Nord – même les femmes ! Pleurer n’était qu’une futile perte de temps. Mieux valait se bourrer la gueule : les effets étaient plus agréables et vomir était curatif selon quelques médecins fort bien avisés. Pour sûr, le seigneur sans classe qui beuglait une phrase aussi titubante que son pauvre corps en gouterait la nausée matinale car c’était là l’essence même d’une bonne cuite.
Fort impressionnée devant tant de charisme, elle appela un échevin en lui murmurant trois mots à l’oreille. Sans grande discrétion – car elle lui souriait joyeusement – elle se leva de son siège et se rendit son sans éviter quelques flaques peu engageantes au côté du sire, prenant céans la place de son infortuné épouse.

« Quelle verve mon ami ! »

Elle se saisit de la coupe vide et sèche qui avait dû appartenir à sa dame partie. Un geste de la main et elle s’en fit servir un plein calice.

« Je gage que tous ceux de notre attablée ne soit pas de votre avis ».

Un sourire torve vint souligner le visage de la Douce. De si près, elle remarquait derrière l’alcool des yeux perçants et un visage travaillé. Tout seigneur qu’il était, le monsieur ne semblait guère enclin à rester dans son castel. Le cuir tanné non pas seulement par les années mais aussi par le soleil, il était clair qu’il traînait plus aisément avec la gueusaille que la noblesse. Il avait d’ailleurs des airs de Jean et si elle n’était guère heureuse d’être présente, il avait au moins réussi à la faire se marrer et trouver le temps un peu moins long.
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Thibaud de Kelbourg
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Mar 13 Juin 2017 - 15:57


Amusé par la petite scène qui se déroula devant ses yeux, Thibaud resta stoïque en voyant la charmante baronnette s'approcher. Sans qu'il n'eut besoin de l'autoriser, la douce s'empara de la coupe de son épouse partie et s'en versa du nectar jusqu'à ras-bord. Après ce qu'il avait gueulé comme un veau peu avant, c'était faire là preuve d'audace en se risquant de venir à lui. Mais la chose le fit sourire et il vida la sienne peu après afin de ne point passer pour un faiblard. C'est que la garce avait eu une bonne descente dediou. Alors il s'amusa encore à l'écouter parler et la regarda d'un peu plus près. Seul un aveugle ne lui aurait pas reconnu une certaine beauté singulière. Brune au teint pâle comme la plupart des nordiennes, elle se traînait une sacrée réputation de veuve noire et d'autres qualificatifs peu reluisant. Assez généralement pour détourner les regards à son passage. Pas assez pour lui en revanche qui n'y voyait qu'une jeune femme noyée dans la masse bien qu'elle ait eu plusieurs bons arguments.  

-Pour sûr qu'ils le sont tous, ma dame. La plupart d'entre eux vous ont vu parmi vos hommes durant le siège d'Amblère. Il se dit même que vous auriez souffler l'idée des sapes à votre charmant de l'époque, paix à son âme. Le bougre a combattu comme un dément toute cette chienne de journée, ajouta-t-il en levant de nouveau sa coupe.

La soirée allait bon train. L'ivresse en avait gagné plus d'un en commençant par lui. Néanmoins, Thibaud avait encore suffisamment l'esprit clair pour tâcher de mener une conversation... sérieuse ou juste audible.

-Il nous manquera pour le printemps, mais je gage que vous reviendrez marcher avec les vôtres et votre suzerain, n'est-ce pas ? S'enquit-il en poursuivant de si tôt. Les nordiennes aussi devraient s'armer de fourches et de piques pour défaire la putain et son manchot.

Un sourire à demi forcé s'empara de son visage. Peut-être venait-il de frapper là ou cela faisait mal. Surtout lorsqu'il se disait que l'alonnaise entretenait tantôt des rapports avec les grands du monde. Point forcément les meilleurs d'ailleurs.

-Oubliez mes insanités, ma dame, l'alcool de votre sire me fait parler plus qu'il ne le faut. Je ne puis hélas me taire lorsque l'on assiste à pareille démonstration du corbac Brochant. Il se pourrait que votre seigneur ait l'envie de gagner la guerre à lui seule !
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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Dim 16 Juil 2017 - 20:50

Elle rit sans se défaire de ses yeux. Ils avaient quelque chose d’hypnotique et de terrifiant. A croire que si l’on s’y plongeait trop, l’on finissait noyé. A moins que l’alcool ne lui donne son premier vertige ? Le brouhaha autour ne permettait qu’aux quelques bonhommes autour d’eux d’entendre. Il gueulait bien moins fort maintenant qu’elle se tenait tout près de lui. Tudieu, en voilà un qui n’avait pas sa langue dans sa poche ! A vrai dire, en ce lieu faire dans la dentelle n’était que peu utile. La plupart des gens encore accoudés avaient l’œil saoul et lubrique et la conversation empreinte d’une certaine lourdeur. On jouait tantôt à boire, tantôt à mater de la donzelle. Les quelques femmes qui restaient là gloussaient comme des poules. Celles qu’on ne considérait pas comme de mauvais genre avait déjà pris congé, à l’instar de l’épouse du goret arrosé. La baronne quant à elle, se foutait bien qu’on la voit encore attablée. Il courrait déjà assez de racontars sur elle, la cour avait de quoi manger pour l’an à venir.

« Ne soyez pas désolé mon brave ! Vous êtes bien le seul ici qui semble assez viril pour dire ce qu’il pense ». Elle finit de vider sa coupe et fit remplir les deux godets presque aussitôt. Pourquoi se brider ce soir ? Elle n’avait aucune raison de ne point s’amuser elle aussi. « Le Brochant ne rêve que de parader dans Diantra, l’on dit par ici qu’il a bien plus d’attrait pour les beaux atours que pour le sang ».

Elle ne se déparait pas de son sourire en coin. Cracher un peu de son venin la détendait plus qu’elle n’aurait cru, et son auditoire semblait plutôt satisfait. « Mais allons ! Vous me connaissez mais votre bouille ne me dit rien. Quel est votre nom mon ami ? Que je sache avec qui je lève le coude ce soir ».
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Thibaud de Kelbourg
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Mar 1 Aoû 2017 - 23:49


Si son vit ne sembla pas anodin aux paroles et aux touchés de la dame d'Alonna, Thibaud n'en montra rien. Passer pour un vil queutard auprès de ses pairs, que diantre ! Il était vrai que la garce avait de nombreux atouts pour elle. Sans compter cette bouche pulpeuse et cette chevelure sortie droit de l'entre de Tyra. Sorcière que voilà, son braquemart n'en était qu'au plus haut tandis qu'elle prononçait sa bile sensée le contrarier ou le désarçonner. Il n'en fut rien pourtant. Thibaud se garda bien d'une telle vilainie et balaya de ses pensées les liaisons qu'il eut put avoir avec une telle dispendieuse. N'était elle pas la dame qui avait voulu se faire plus homme que les hommes ne l'étaient ? Son inconnue vis-à-vis de sa personne l'effara pourtant et il voulut choisir ses mots pour se  présenter. Il sembla pourtant bien que sa réputation ait eue raison de lui.

-Thibaud de Kelbourg, ma dame, le grand protecteur du royaume des dieux, héla-t-il.

Sans attendre il s'empara de l'outre de vin posée sur la table afin de se dégourdir le gosier.

-Et que les dieux le veuillent ou non, je m'en vais vous ravir un baiser, dit-il en passant l'acte. Les hommes s'égosillèrent d'un tel revirement. Lui n'en était que plus fier d'avoir sut quérir la joue de la grande veuve d'hommes. Cela me portera chance à coup sûr !

Toujours la bouche collée sur la joue de la gente dame, Thibaud en profita pour glisser quelques mots de plus à l'ouïe d'icelle.

-J'ai à vous parler ma dame.
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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Mer 2 Aoû 2017 - 18:57

Il était curieux de trouver pareil homme ce soir là. Elle qui pensait à se retrouver seule au milieu de soiffards, elle en fût d'autant plus surprise qu'elle n'eut pas le temps de se dégager des lèvres de son compagnon. Pour sûr, il avait du répondant le bougre ! Qui aurait-été capable de s'approcher autant d'elle, alors qu'icelle possédait une fort fâcheuse réputation auprès des hommes qu'elle pouvait fréquenter. Il avait l'haleine du vin qu'on servait sans se modérer. Si tantôt, en début de soirée, cela avait été de la bonne vinasse, ce n'était maintenant certainement plus que de la piquette qui remplissait les cruches. Les coquins encore le gosier sec ne doutait même plus de la qualité de la boisson : pour peu que cela les enivre, ils pouvaient bien servir de la pisse. Même la froide baronne semblait bien moins inaccessible ; l'ivresse faisait son œuvre, et bien qu'elle ne fût pas complètement désinhibée, elle l'était assez pour se foutre pas mal du goût qu'avait sa coupe. Les lippes qui se mouvaient non loin de son oreille lui tirèrent un léger frisson. Le sire de Kelbourg avait une chose si extrêmement dérangeante qu'elle l'attirait comme un papillon à la flamme.

Elle opina du chef en portant son regard sur l'assemblée. Quel drôle de métissage ils faisaient là ! Un mélange de bon preux et de nobliaux, quelques bourgeois, des putes et des petites mains s’affairant toujours plus autour de la grande table. Un groupe qui ne manquerait pas de parler pour mille ans de l'instant d'après, où se levant, la dame de l'Alonnan invita le drôle à sa suite. Qu'ils parlent donc ! Cela donnera meilleur goût à leur beuverie et leurs grasses allusions. Elle s'imagina un court moment dans les bras du guerrier ; il n'était après tout pas déplaisant à l’œil. Du moins, n'était-il pas aussi commun que les curieux, qui levaient de grandes billes malhonnêtes en leur direction. Elle quitta la foule, l'homme sur ses talons. Elle ne connaissait pas le palais ducal, pas plus que Serramire, aussi se contenta-t-elle d'un endroit plus calme où seuls quelques mignonnes et leurs valeureux amis chafouinaient en gloussant. La belle trouva un banc et s'assit en souriant.

« Vous désiriez ? »

HRP:
 
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Thibaud de Kelbourg
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Jeu 3 Aoû 2017 - 9:48


Il n'eut pas à attendre longtemps avant que la dame ne se décide à l'emmener. La suivant de près sous les regards curieux et plaisants des invités de la table, Thibaud se laissa guider comme un vulgaire mouton de Panurge. Se rappelant de la réputation sulfureuse de la belle, il avait sut qu'en chuchotant ses dernières paroles, celles-ci, auraient eu raison de la nature intrigante d'icelle. C'est qu'Alonna en avait traversé des sales moments et que la seule à avoir survécu aux morts n'était autre qu'une femme donnant le sentiment d'appartenir au commun des mortels. En surface seulement. Se maintenir d'une telle manière était digne des meilleures prouesses et de la plus belle manière de survie. Pour cette raison, les récits et rumeurs qui lui étaient parvenues avaient toujours sut attiser sa curiosité. Et ce, jusqu'à la voir d'aussi près que possible en cette soirée.

Il n'y eut bientôt plus que de lointains échos de la tablée. En s'éloignant de là, ils avaient perdus la douce et paisible chaleur octroyée par les quatre ou cinq cheminées tournant à plein régime. Réchauffé non sans mal par l'alcool qu'il avait ingéré, il ne sentit lui, qu'un léger picotement sur le visage. Ce n'est qu'après s'être assise sur un petit banc que l'alonnaise s'exprima. Que désirait-il ? Il était temps de parler. Ces grands yeux avides de connaître quelques vérités où précieuses informations ne cessaient plus de le scruter.

-Ce que je désirs ? S'enquit-il par dessus comme si cela avait été une évidence : « Tirer un coup dediou ! », eut-il envie de rajouter. Je désirs narguer Tyra elle-même en m'adressant à vous, votre honneur. N'y a-t-il pas d'autres femmes plus désirable que vous ne l'êtes ? vous qui avez fréquenté la mort en de nombreuses reprises. Vous qui avez tenu tête à tous les grands hommes que possède notre royaume. Que je sois atteint de surdité et de cécité si vous m'étiez indifférente ! Alors que tous ces misérables là-bas continuent à se gausser de notre départ, peu me chaut, car je suis en cet instant aux côtés de la plus ravissante et mystérieuse dame que notre royaume ait connu et que je serai le plus chanceux des hommes si vous m'accordiez un baiser !

C'eut été la manière la plus élégante qu'il trouva afin de plonger ses lèvres enivrées sur celles qui représentait l'objet de tous ses désirs. Avant qu'elle n'acquiesce ou non, Thibaud se para d'une énième preuve d'affection afin que la dame cède.

-Que je meurs ou sois damné si vous me le permettez ne m'importe. Je mourrais heureux.
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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Jeu 3 Aoû 2017 - 12:31

La baronne le fixa un instant, un peu surprise de la requête. Était-ce la boisson qui rendait son compagnon si hardi ou bien était-elle assez enivrée pour que l'idée ne lui paraisse pas tout à fait désagréable ? Ce n'était certainement pas une bonne chose que cela, et à en juger par les regards qu'avaient envoyés les invités de la grande salle, demain éveillerai de nouveaux ragots à son sujet. Si elle n'en soufra pas – du moins en apparence – c'est qu'elle s'y était résolu ; qu'on la prenne pour une donzelle facile ne l'enchantait guère mais au moins les petites gens s'en allaient reluquer ailleurs que dans ses affaires autrement plus importante. S'attardant sur ses tenues ou ses fréquentations, ils en oubliaient la main impérieuse qui menait dans l'ombre sa politique de changement. L'on aima bien plus discutailler de ses fréquentations que ce qu'elle négociait avec. D'ailleurs ils n'étaient pas nombreux ceux qui s'intéressaient vraiment à cela. Aveugles, elle avait tout le loisir pour les duper par quelques sourires bien placés.

Elle se leva, faisant face au chevalier. Elle ne savait foutre pas où se trouvait Kelbourg, mais à en juger par ses pittoresques envolés, il n'avait pas la langue dans sa poche. Elle laissa même échapper un petit rire finalement ; qu'il était curieux ce messire, audacieux et pourtant il apparaissait là comme un enfant impatient. Eut-elle été sa mère qu'elle l'aurait sans doute privé du dessert qu'il quémandait ! Mais, faute d'être sa génitrice, laissant mourir les éclats de son hilarité dans la fraîcheur de la nuit des Morts elle s'approcha assez pour que leurs souffles se mêlent. A cette distance, il sentait la fermentation et les effluves d'à peu près tout ce qui fût posés sur la table. Elle s'en accommoda assez pour ne point reculer : Alanya leva ses mirettes sur le bonhomme sans bouger davantage.

« Si je cédais vous seriez bien déçu mon ami ». Ses lippes étaient si proches des siennes que chaque mot qui s'échappait semblait caresser la surface humide du seigneur. Ce n'était pas une riche idée que ce petit manège mais elle ne pouvait s'en empêcher. Son cœur criait encore Arichis quand son corps et son âme ne priait qu'à l'oublier. Tant d'hommes gisaient à ses pieds, tous partis le royaume de Tyra, tant de sang et de douleur qu'une vie ne suffirait à expier. Un peu plus ou un peu moins, au final, cela ne changerait pas l'opinion que tous se faisaient de la Veuve.
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Thibaud de Kelbourg
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Jeu 3 Aoû 2017 - 13:24



Si proche de lui, si proche de ses lèvres. Il sentit son souffle aviné et se crut au palais des mille jouissances. Envoûté par cette cruelle beauté qui ne cessait d'enflammer en lui les brasiers du désir, il se laissa maltraité et corrigé par les piques acérés s'échappant de la torride alonnaise. Que les dieux en soient tous témoins. En cet instant, en ce lieu, jamais ne connut-il si grande frustration et excitation. Sans doute eut-il violé la dame si elle n'en avait point été une, mais il y avait là dans ce jeu malsain bien plus à jouir qu'à pleurer.

-Me féliciterai-je d'être votre ami lorsque j'aurai pu être votre amant ? Une nuit, une seule, celle où nous célébrions les morts. Alors nous aurions pu les fêter comme il se doit devant la déesse elle-même.

Toujours devant elle, toujours si proche, l'ardent désir ne désemplissait guère.

-En quoi serai-je alors déçu ma dame ? reprit-il en chuchotant devant ses lèvres. L'on ne peut être déçu d'avoir côtoyé la mort de si près et de s'en être sortie indemne.

Guidé par le seul désir de parvenir à ses fins, ses lèvres se posèrent sur celle de la dame avant de déborder sur le cou et l'épaule à moitié nue. Ses mains quant à elles caressèrent subtilement les fourrures parcourant son corps pour la protéger du froid. La douceur d'icelles lorsqu'il les frôla l'amena plusieurs années en arrière lorsqu'il restait enfouis sous les fourrures de son père à l'hiver. Petit retour en enfance qui ne l'empêcha guère de garder en tête des images bien salaces et peu pentiennes. A l'abri des regardes indiscrets, mais non des oreilles, il n'en avait que foutre qu'on l'observe et que l'on rapporte la chose à son épouse. Sans doute trouverait-elle encore le bon prétexte pour l'emmerder une énième fois. Qu'à cela ne tienne, il s'en cognerait comme d'une guigne.

-Céderez-vous où me renverrez-vous seul avec ma déception, mon amie ? Je puis vous aider à choisir.

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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Jeu 3 Aoû 2017 - 14:55

Embrumée par l'exquise collation, la proximité avec le charmant inconnu lui paraissait de plus en plus ambiguë. Si, dès lors qu'elle était sobre, elle l'aurait envoyé paître – à regret – ce soir elle n'en avait plus la force. Et plus le temps s'écoulait, plus le brasier de l'envie s'enroulait autour de son corps. Pour sûr, si elle avait possédée une queue, elle banderait si fort qu'il serait bien indélicat de laisser son vît seul ! Alanya l'écoutait avec toute l'attention qu'elle était capable en cet instant, entendant peut-être seulement le début de chaque phrase, peut-être les quelques palabres de la fin. Cela lui importait peu ; il parlait plus qu'une damoiselle, et pourtant elle n'entendait guère autre chose que son cœur bondir dans sa poitrine. Ça et ses lèvres orphelines qui auraient bien trempées une fois encore dans un calice. Mais pour toute consolation, ce fût les lèvres du preux qu'elle trouva. Pas aussi humide que le vin, toutefois elle demeuraient aussi enivrante.

La baronne frissonna, non pas de froid bien que quelques flocons tombaient ça et là – l'alcool lui apportant la chaleur nécessaire – mais sous la douce insistance du seigneur de Kelbourg. Pute-vierge, il allait parvenir à ses fins le bougre si elle ne se défaisait pas de lui ! Pourtant elle ne bougea pas, inspirant l'air qui semblait toujours plus brûlant. Elle n'aurait su dire si elle en souhaitait davantage ou non, si on les observait ou pas, si présentement il lui plaisait ou aucunement. Après tout, elle se fichait bien de son visage pour peu que ses lèvres continuent leur œuvre. Se laissant finalement aller, les mains de la douce se posèrent sur son torse dont elle suivit les lignes lentement. Chaque seconde les rapprochait un peu plus de l'inévitable, et quand bien même elle en entachait un peu plus sa réputation, il n'y avait là rien d'insurmontable.

On la traitait déjà comme une putain, qu'elle se retrouve ici avec un homme de chair et d'os ou avec les déblatérations de quelques jaloux, cela ne changerait guère la face qu'on se faisait de l'Alonnaise. Puis merde, elle en avait envie. Elle avait envie de se faire du tord, de lui en causer aussi. Elle souhaitait emmerder le monde entier si cela était possible ; allons, Alanya ! Ses doigts frôlèrent la peau fraîche de son cou, puis croisèrent sa barbe avant de se saisir sans douceur de sa tignasse. Elle se glissa presque aussitôt derrière lui, ses cheveux fermement serrés dans sa poigne de femme. S'il le voulait, il pouvait se dégager en un mouvement mais avant même qu'il y pense, elle approcha ses lèvre de son oreille. « Le jeu, messire, est ce qui importe le plus. Si je vous cédais, il s’arrêterait dès lors. Vous perdriez votre saveur, comme je n'aurais plus la même valeur à vos yeux ». De sa main libre, elle caressa son cou avec douceur. « Il n'y a rien de pire qu'un fantasme assouvi ». La Sainte Néera lui pardonne d'avoir tant bu, cette nuit là.
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Thibaud de Kelbourg
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Jeu 3 Aoû 2017 - 16:00

Alerte:
 



Il n'en fallut pas plus pour que ses braies ne deviennent inconfortables. L'endroit était devenu bien trop exigu pour constituer une si injuste prison. Son vit ne demandait plus qu'à s'exprimer pour aller chercher l'entre humide et sinueuse de cette divine créature. Ce n'est qu'une fois sous son emprise, lorsqu'elle s'empara de lui, qu'il se laissa aller aux plus pernicieux fantasmes. Les mots susurrés à son oreille eurent alors l'effet de précipiter une incontrôlable montée de plaisir. La garce jouait avec lui, voulant montrer qu'elle le dominait. Peut-être était-ce le cas dans le royaume des Hommes, mais point dans son royaume à lui. Lui résister était sûrement la meilleure façon de le faire jouir. Cette femme avait sut lui parler et montrer son intérêt. La caresse le long de son cou finit de le convaincre. Était-ce donc de cette manière qu'elle avait traité ses époux morts ? Il s'en délecta, rien qu'à cette pensée.  

-Non, le jeu ma dame, est tout autre, proféra-t-il en se retournant brusquement.

Face à elle, les yeux emplis de désirs brûlants, Thibaud s'en vint la plaquer contre un mur glacial. Animé par la joie qu'il avait à serrer le bassin de l'alonnaise contre le sien, son regard brilla comme s'il avait été possédé par un sortilège. Car cela ne faisait aucun doute. La sorcière d'Alonna l'avait ensorcelé.

Que c'était bon !

-Laissons la frustration derrière, oublions les regrets, cette nuit-ci, je vous fais ma reine, ajouta-t-il en retroussant la robe de la veuve noire.

Si sa bouche replongea sur celle de la dame, ses doigts eux vinrent titiller le lieu de tous les plaisirs. Ainsi, aux premiers gémissements, il s'en alla fourrer sa caboche au dit-lieu des plaisirs afin d'y tremper ses lèvres et sa langue. Aux relents d'alcool s'ajouta bientôt ceux de la mouille toute fraîche et trempée. L'instant dura de longues et belles secondes, assez pour qu'il parvienne à sentir sa peau et celle de la dame frissonner.  En Remontant la tête délicatement  et en n'omettant point de baiser le corps pâle et lisse de la belle, Thibaud s'égara quelques moments sur les seins généreux et confortables.

-Souhaitez-vous encore continuer avec vos règles ?

Il n'attendit point la réponse. Son vit trouva non sans allégresse l'entre du bonheur. Ce qui fit gémir de nouveau la belle. Et comme un dément il usa de va-et-vient assez généreux pour jouir à son tour de tout son saoul.

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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Jeu 3 Aoû 2017 - 17:09

Les pelisses appuyées contre le mur froid, elle n'eut la force de le repousser. Non, en vérité, elle ne le souhaitait pas. Elle aimait trop l'attention qui lui portait, ses mains, sa bouche, son regard. La baronne se sentait désirée, pour la première fois depuis longtemps. Cet homme, qu'elle ne connaissait guère, était perdu dans les méandres de son corps, s'abandonnant lui aussi à quelques bassesses que sa femme saurait lui faire payer. La Damedieu s'abstienne de jugement sur leurs pauvres êtres, ils étaient simplement incapables de se retirer de l'autre. Il n'y avait plus de raison en cet instant ; aussi personne n'en chercha davantage. Ils se voulaient l'un l'autre et cela leur suffisait pour s'adonner à quelques mœurs qui aurait tôt fait crier Philippe de Broissieux. Ah ça, elle l'entendait fort bien la gifler en espérant que cela la ramènerait à elle.Le Faucon en avait reçu des centaines de corrections. Mille fois peut-être s'était-il acharné à lever sa main sur son visage et à chaque fois il s'assurait qu'elle s'endurcissait ; peu lui importait aujourd'hui les corrections, les coups et la douleur. Peu lui importait aussi la conséquence de ses actes. Qu'ils aillent se faire foutre, tous autant qu'ils étaient.

Elle gémit, une fois puis eux. Son corps frissonnait de désir – de plaisir?- à mesure qu'il lui donnait l'assaut. Pour sûr, cet homme là avait dû en connaître un bon nombre, des douces et des moins fragiles, des filles biens et des putes. Quelque chose lui disait même qu'il connaissait mieux toutes les donzelles de la Péninsule que sa propre épouse. La pauvre, se doutait-elle seulement, au moment où elle quitta la table, qu'elle cédait sa place à l'amante du soir ? Elle laissait ses doigts découvrir tout ce qu'elle pouvait, ses lèvres s'entremêlant parfois aux siennes comme pour y noyer quelque chose. En vérité, elle aurait simplement aimé de faire taire. Il parlait plus qu'une coquine. Après tout, il l'avait, toute entière, des pieds à la tête. Il lui était inutile de poursuivre son petit manège, d'autant plus qu'elle les aima silencieux. A trop parler, on en venait à gâcher l'essentiel. Ses lippes glissèrent jusqu'à son cou qu'elle croqua comme l'on croquait une pomme, à ceci prêt qu'elle s'appliqua à simplement lui laisser une jolie marque plutôt qu'un trou béant. Le souffle court, elle planta ses billes grises dans les siennes. Ils n'en avaient clairement pas fini.

« Oui ». Son jeu, ses règles. Elle lui attrapa la bouche une nouvelle fois avant de le pousser lentement, sans violence afin de n'attirer davantage de regards. Si la plupart des gens qui se trouvaient là s'en donnait aux mêmes genre d'activités qu'eux, il demeurait toujours quelques curieux auxquels elle lança un sombre regard. Elle s'approcha du seigneur, en glissant contre sa joue son souffle chaud et encore court. Ce n'était qu'une entrée en matière, du moins elle l'espérait assez pour ne pas avoir à pêcher seule. « Vous pourriez avoir beaucoup plus. Mes règles sont tellement plus excitantes... ». Elle lui passa à côté pour s'en retourner de là où ils venaient tous deux. Elle attendait de l'audace, de la témérité. Elle voulait savoir de quelle trempe il était fait, comprendre jusqu'où il la désirait. Sans lui laisser un dernier regard, elle espérait sincèrement qu'il veuille s'amuser, lui aussi. Il lui fallait de la vinasse. Plus de vinasse.
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Thibaud de Kelbourg
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Ven 4 Aoû 2017 - 0:02



Qu'elle fut reine, noble, ou putain n'y changea rien. Il la prit de toutes ses mains comme un boucher l'eut fait avec son gigot. Avec plus de délicatesse forcément. Il la chérissait et la désirait autant qu'un homme aviné en proie à la plus belle des liqueurs. Cela n'aurait été que mensonge et ignominie de dire qu'il ne faisait que la baiser à tel point le moment lui plaisait. De toutes les femmes qu'il avait chérit avec un consentement plus ou moins relatif, elle était celle qui avait montré jusque-là le plus de passion et d'envie à se laisser ainsi prendre au jeu et à le mener ainsi. Que ne fut pas alors sa surprise lorsqu'elle cessa tout coït afin de faire monter en pression la passion qui l'animait. Que choisir entre la volonté de la forcer à subir son désir ou la suivre dans son machiavélique plan ? De toutes les circonstances qu'il eut déjà connu, jamais l'alcool en ses veines ne fut assez fort pour appréhender une telle question. Qu'arriverait-il s'il se laissait ainsi aller à quelques perversités de l'alonnaise ?

-Ma dame, je suis votre obligé, s'entendit-il proférer tandis qu'il la suivait dans les dédales de la grand-salle.

Là-bas, comme un enfant, il suivit sa douce à l'entre-jambe aussi sulfureux et demandeur qu'il n'eut jamais connu et la vit se saisir de deux coupelles de vinasse. L'ambiance était gargantuesque pour ne point dire que les hommes et les femmes se laissaient aller eux aussi à quelques ignobles pitreries. Comme si le monde entier avait suivit leur exemple et pourtant la chose était monnaie courante dans les dîners de cet acabit. Alors, en regardant de nouveau son amante d'un soir, Thibaud se vit vider la coupelle remplie de rouge. Que diantre, l'alcool était coupé à l'on ne sait quelle mauvaise eau, le faisant regretter sa bière argonnoise. « Là ici, je vous prendrai comme on s'empare d'un sac de grain », se dit-il. Mais la mie attendait autre chose. Oui, cette dame n'était point faite comme le commun des mortels. Il but une nouvelle coupe afin que l'ivresse s'empare totalement de lui. Autour, les nobliaux autrefois attardés à se peler le jonc, batifolaient désormais comme des puceaux en quête de rombières. C'était là la nuit des morts ! La nuit de ceux qu'il fallait fêter et honorer ! Que diantre, cette dame à ses côtés n'attendait que ça. Elle, qui à ses côtés, parut alors loin de lui. Qu'il aimait ça, ce sentiment d'être ignoré et d'être scruté à la fois ! Plus personne ne les regardait ! Plus personne ne s'intéressait à eux ! Devenus anonymes et pourtant si connus, il lui mit un doigt en son entre et la regarda se retenir de jouir devant les plus grands hommes qu'ait fait le nord.
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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Ven 4 Aoû 2017 - 12:10

Sans délicatesse, elle posa la coupelle et se saisit de son poignet en plantant ses yeux de grisaille sur la bouille du sire odieusement désirable. Ce qu'il lui paraissait le plus enthousiasmant dans tout cela, c'est qu'ils ne se connaissaient pas ; ils savaient tout au plus leur nom et quelques ragots mais ils ne s'appréhendaient pas. Au lendemain, ils repartiraient chacun chez eux, peut-être même ne se souviendraient-ils pas de leur petit jeu de la veille. Ils se croiseraient de nouveau, c'était inévitable, mais ils feraient comme si jamais rien ne s'était passé dans le cœur de la capitale Serramiroise. Du moins la baronne s'en tiendrait à cela ; son envie et son égarement ne dureraient que quelques heure, jusqu'aux matines tout au plus. Il perdra alors tout l'intérêt qu'elle lui portait à présent, ainsi que tout ce qu'elle lui trouvait de bien. Il n'était guère différent des autres hommes, sinon qu'il luisait au fond de ses mirettes quelque chose de redoutable. Il était l'incendie, le brasier dont les langues enflammées venaient s'éprendre de son corps nu. En vérité, le chevalier de Kelbourg n'avait guère plus : son cœur et son âme semblaient perdus à jamais.

« Pas ici ». Alanya, toute avinée qu'elle était, restait encore assez consciente pour que cela lui apparaisse de mauvais augure que de se trimbalait son amant d'une nuit au vu et au su de tous. Certes, la plupart ignorait jusqu'à leur présence mais elle sentait planer quelques regards indiscrets. Ici, elle n'était point dans son castel et ne pouvait agir aussi impunément ; le Corbac, s'il n'avait que faire des histoires de fesses de ses vassaux, lui reprocherait tôt ou tard ce comportement. D'ailleurs où était-il ce putain d'emplumé ? Lui qui jamais ne perdait une occasion de se montrer ne s'était pas attardé à son propre banquet, s'éclipsant elle ne savait trop où pour d'obscures raisons. Néanmoins elle avait fort à parier qu'à l'ombre d'une arcade l'épiait Jaljen. Il était toujours là quand on le désirait le moins.

« Ce messire vous importune Madame ? ». La voix de Jean cingla l'air. Foutre-Arcam, elle l'avait oublié, lui et sa troupe de gusses en charge de la protéger. Eut-elle été violée par le bonhomme quelques instants plus tôt qu'ils ne l'auraient même pas su. Ah ! Depuis quand se tenait-il là ? Elle leva un visage souriant vers son homme de main. Lui ne riait guère. La mine sérieuse en tout point, les sourcils froncés par la colère, s'il était d'apparence d'un grand calme il était difficile de passer outre ses phalanges blanchies. Aurait-il été jaloux, le bon Jean ? Balivernes ! Elle se leva en se tenant à son siège pour ne point tanguer. C'est que le monde bougeait à une allure incompréhensible, et que le clairet lui montait à la caboche plus que de raison. « Ah mon brave Jean ! Un preux parmi les preux ! Ola déridez-vous donc mon brave, cette mine vous vieillit ». Elle éclata de rire en lui tendant la coupe qu'elle venait de récupérer des mains de son ami. « Je dois m'entretenir avec Messire de Kelbourg dans mes appartements pour une affaire autre plus urgente ». Elle sourit encore de plus belle et se saisit d'une cruche, attendant que son amant se lève pour se saisir de son bras. « Amusez-vous donc mon bon, car nous, nous n'y manquerons pas ».

S'il avait fallut se souvenir du trajet jusqu'à la porte de sa chambre – gracieusement prêtée par son suzerain – elle en aurait été bien incapable. La porte de bois grinça en s'ouvrant puis en se fermant sur les deux amants. Elle porta un regard vers le chevalier à la lance bien tendue, s’humidifiant les lèvres. Un brasero et quelques bougies éclairaient la pièce d'une douce lueur, un lumière pernicieuse qui laissait danser les ombres sur les corps et les visages. « Qu'aimez-vous ? ». La question, si on n'aurait pu faire plus vague, avait été énnoncée lentement, presque dans un murmure. Elle était toujours aussi curieuse d'apprendre un peu plus sur l'homme qui se tenait, la trique aux braies, devant elle.
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Thibaud de Kelbourg
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Dim 6 Aoû 2017 - 0:59



Ce regard tout d'abord. Bouleversé comme un jeune lévrier avant sa course, il resta prostré. Médusé, éberlué, décontenancé et pourtant presque sur le point de hurler comme un loup après sa course effrénée. Devant cette audience effarouchée, ou tous les hommes et femmes copulaient comme des baleines en mal de reproduction, sa foi fut touchée. Il venait de trouver là celle qui était sur le point de hurler à tous ses désirs. Son aplomb n'en alla que de mieux. Ce ne fut pas ce triste seigneur qui l'empêcha de pourfendre toute cette folie. S'appela-t-il Jean, pierre ou Judas que son chibre n'en alla que mieux. La tête perdue dans les méandres d'une dimension qui se voulait parallèle, il fut bien hors de mesure d'ouvrir la bouche pour dire qu'il était en ce moment même sur le point de faire jouir l'une des puissances nordienne.

La chanson n'était point pentienne mais qu'à cela ne tienne, il suivit la douce dans les couloirs sinueux et noirs de la vielle taverne. Une épopée se déroula tandis qu'il gravissait les couloirs. Trop de jambes à enjamber. Trop de chopes à éviter. Son corps, devant lui. La chevaucher comme une jument prête à se faire prendre à la moindre aubaine. Ce corps, si frêle et ferme. Si avenant et voluptueux. Tout pour lui. Que les dieux en soient témoins, cela ne pourrait point se finir sous les meilleures hospices.

La question, une fois prononcée dans la chambrée, ne fut que les prémices des pires hostilités. Comment expliquer à la plus jolie fleur qu'elle était désormais dans les mains du mal ? Celles qui s'y étaient frottées s'en étaient mordue les doigts. La dégénérescence à l'état pure allait pouvoir se produire.

-Vous n'aimeriez pas savoir, répondit-il.

Une bête. Ce fut un animal qui prit sa proie avant de la mener jusqu'au lit. Douce et tendre il les aimait ainsi. Mais lorsque la douce se fit plus qu'attirante, il se prosterna et dit.

-Je ne puis...

La violence s'estompa. Toute envie de la persécuter ne devint qu'un lointain souvenir. Elle qui s'offrit à lui comme la plus vierge des dames, que n'eut-il point l'envie de la mener jusqu'aux sentiers les plus extrêmes ? Eut-elle était reine, gueuse ou vierge. Il l'aurait séant mise dans la pire aventure qu'une femme puisse connaître. L'alcool lui joua un tour, l'amenuisant et le contraignant à n'être qu'un faible bétail. La créature de tous les désirs s'offrait toujours à lui et l'envie de meurtre s'amenuisait.

Son corps était nu. Criblé de failles et d'entailles. Debout devant cet être si désirable, son vit bandait comme le bras d'un chandelier portant son appareil. Tic tac, tic tac, tic tac. D'un moment à l'autre, le corps dénudé qui lui faisait face pourrait se transformer en charcuterie.

Là.

Là.

Rien ne se fit. Il tomba comme un sombre animal sur le fessier de sa proie. En proie à de lourdes larmes, il n'en montra rien et se contenta de la chevaucher comme le plus noble gentilhomme. Ce ne fut pas les larmes qui l'arrêtèrent tellement ce fut bon. Pourtant, au fond de lui, la viande qui s'offrit à lui n'eut jamais meilleur goût que les cuisses dans sa bouche.



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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Dim 6 Aoû 2017 - 12:37

Accrochée au corps de l'homme, elle n'aurait du dire ce qu'elle préféra à ce moment là. Passant une main impérieuse dans la tignasse brune, s'étalant sous son corps lourd, le silence qui régnait presque en maître, à peine dérangé par les souffles courts des amants. Il demeurait dans la pièce sans richesse une quiétude étrange alors que vacillaient les flammes et les corps. La baronne passait ses doigts habiles ça et là, sans réellement s'en rendre compte. Ses jambes nues encerclaient le pauvre bougre qui s'abandonnait à la tâche mais elle ne s'en souciait guère. Elle regardait d'un air vague le plafond de la masure. Les poutres étaient pleines de toiles d'araignées, et le torchis n'était guère de qualité. Pour autant, aucun flocon ne semblait pouvoir s'inviter dans la chambrette et cela lui suffisait. Le lit de paille lui piquait le dos sans douleur alors que les draps sentaient le propre bien qu'il restait quelques tâches dont elle préféra ignorer l'origine.

Elle n'avait guère envie de plus que ce qui lui donnait à ce moment. Niché au creux de son corps, le bougre se retrouvait utilisé pour essuyer les peines de son cœur. Cela faisait pourtant bientôt une année qu'il avait quitté le royaume. Son amour partit, sans un mot, que lui restait-il ? La tristesse et la désolation, voilà tout. Le Faucon se retrouvait à voler seul – une fois encore. La joie et le bonheur était réservé à d'autres qu'elle ; alors faute de pouvoir s'en accommoder tout à fait, elle s'amusait dans les bras d'un sombre seigneur aviné. Ah la belle paire qu'il faisait là ! Repensant à ses quelques paroles, elle fronça les sourcils. S'il était une chose qu'elle abhorrait, c'était bien le mystère. Quel sombre secret le preux de Kelbourg cachait-il ? Et puis merde, elle s'en fichait comme d'une guigne pour peu qu'il la lima assez pour qu'elle s'oublie. Car c'était bien cela qu'elle cherchait dans les bras du mignon : elle voulait un instant ne plus être elle.

Une goutte tomba sur son épaule. S'extirpant de ses rêveries, elle mata une fois de plus la charpenta mais rien ne lui indiqua quelques défauts. Alors, ses mirettes mornes se posèrent sur le chevalier du Nord. Les yeux embués, il la regardait sans la voir lui aussi. Oh oui, qu'elle charmant couple faisait-il ! L'un pourfendait de son dard sans conscience tandis que l'autre subissait les assauts sans les sentir. S'ils se seraient tenus côte à côte, cela aurait eu le même effet. Pourtant il n'était pas mauvais ; elle qui n'avait découvert le plaisir du lit que récemment, il lui faisait assez d'effet pour qu'elle se détache de ses illusions. Alors, profitant d'un mouvement un peu moins despotique, elle le fit chavirer sur les côtes, puis le contraint – sans grande force – à se retrouver sur le dos. L'Alonnaise détailla un moment les traits tirés de son visage où roulaient les pleurs. Peut-être même n'en avait-il même pas conscience. Du bout de l'index, elle vint effleurer son corps, penchant la tête quelques fois pour admirer les nombreuses cicatrices qui ornaient sa peau. Si elle ne déplorait aucune scarification du genre, son corps frêle était somme toute aussi meurtris en dedans.

Qu'il était curieux de parfois que les Dieux, cruels par essence, mettent sur le chemin des mortels leur propre reflet. C'était une torture que de le regarder, allongé à sa merci les yeux bordés de sanglots. Cela lui pinça le cœur et lui noua le ventre alors même qu'elle s'empalait de nouveau. Imposant une cadence régulière, elle se pencha pour déposer un baiser salé au coin de sa mâchoire. Son souffle contre sa peau luisante sous l'effort, elle mordillait presque aussitôt son cou. « Cela vous fait mal ? ». Elle ne parlait guère de souffrance physique ici, et si le vin embuait son esprit elle était encore assez clairvoyante pour comprendre que son amant d'un soir était en proie à des démons qu'elle même ne préférait pas affronter. C'était là une bien belle nuit.
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Thibaud de Kelbourg
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Mar 8 Aoû 2017 - 15:27




Luttant de toutes ses forces pour ne point céder à ses pulsions malsaines, Thibaud en oublia la dame en quelque moment. Elle jouissait, oui, et lui aussi. Les corps serrés l'un à l'autre n'avaient eu d'autre but que de réunir deux inconnus d'un soir au yeux des dieux. Lui qui avait défié Tyra elle-même en osant baiser la veuve alonnaise, qu'allait-il obtenir en fin de compte si ce n'est une mort certaine et la pire des frustrations ? Qu'attendait-il vraiment pour mettre ses mains autour du cou de la dame et de serrer de toutes ses forces ? Il aurait continué à la pénétrer et se serait délecté de la voir étouffer tandis qu'elle continuerait à jouir.

Leurs yeux se rencontrèrent de nouveau à la lueur dégagée d'une chandelle. Elle le vit aux larmes tandis qu'il luttait. Sans-doute crut elle qu'il s'extasiait au point de pleurer de bonheur. Nenni, le dément se retenait seulement de la frapper jusqu'au sang et jusqu'à ce que la mort elle même la délivre de son joug. Si la dame avait alors put lire en lui, elle l'aurait vu se battre contre son plus grand désir. Elle aurait su que sa vie ne tenait plus qu'à son simple renoncement. Alors, la dame, aurait joui de plus belle comme jamais. Fut elle assez maligne pour comprendre ce qui lui plaisait lorsqu'elle lui mordilla le cou après l'avoir embrassé ? Si sa réputation en faisait une veuve farouche, sa personne ne s’apparentait qu'au commun des mortels. Déception ? Aucunement. Elle était la preuve qu'au sein même des simples mortels subsistait quelques personnes capables de se distinguer et de briller de mille feux l'histoire d'une nuitée.

Est-ce que ce mordillement lui fit mal alors ? Son sourire démontra le contraire sans qu'il n'eut besoin de l'ouvrir une énième fois. Non, ce qu'il voulut, il le trouva de suite et sans qu'aucune giclée de sang ne vienne salir les murs. Il la regarda, droit dans les yeux. Assez pour que la dame ne puisse détourner le visage et contempler autre chose. Assez pour que ni elle ni lui ne soient happés par des démons extérieurs. Ses yeux, ceux du dément antérieur, disparurent alors au profit de ceux plus aimant et pénétrant. Ce lieu, ce moment, resteraient gravés en sa mémoire pendant longtemps si l'amnésie d'un lendemain de boisson n'osait l'assaillir. Il chassa ce doute de son esprit et continua à la regarder tandis que son vit enfoui dans les méandres de la dame reprenait prudemment mais sûrement sa tâche.

La haine et la fougue cédèrent la place à une passion qu'il ne connut jamais. S'il se devait d'être autant aviné pour connaître tel sentiment d'extase, alors il finirait sa vie saoul des matines aux nuitées sans ne plus jamais boire une seule goutte d'eau. Mort aux cons, mort aux vaches, mort aux bien-pensant, la cavalcade ne cessa point encore.

-Surprenez-moi..

Eut-elle demandée la pareille que la dame aurait sans-doute finie par le regretter de façon bien amère. Non, elle ne le devait point.
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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Mar 8 Aoû 2017 - 20:39

Il y avait quelque chose d'effroyablement excitant dans ce jeu sans lendemain. Peut-être parce qu'elle s'était rendu coupable d'un pêché, peut-être était-ce la boisson qui lui conférait un étrange sentiment d'invulnérabilité. Pour la première fois de sa vie sûrement, elle faisait quelque chose qui lui plaisait. Elle ne pensait pas à ses gens, à sa famille ou son suzerain ; empalée dans un délicieux supplice, elle était seule avec ses désirs. Brûlante comme la flamme qui s'échappait des quelques bougies, ardente comme les brasiers qui brûlèrent les corps des braves. L'incandescence dont elle faisait preuve était encouragé par sa propre envie. L'envie de se corrompre, certainement, amplifiée par l'ivresse. Elle n'aurait su dire ce qui l'avait conduite ici sinon ; ils n'avaient échangés rien de plus que quelques paroles, suffisant pour finir dans les mêmes draps. Il pourrait se targuer demain d'avoir bien baisé l'Alonna, si crédule après deux coupes ! Elle s'était jetée dans la gueule du vilain loup sans s'en rendre compte, et comme l'agneau qu'elle était, restait piégée dans ce tourbillon de sentiments incohérents.

Son corps frôlait le sien. Une caresse chaude, douce et incroyablement addictive. Aurait-il voulu s'enfuir qu'elle ne lui en aurait pas donné l'occasion. Non, elle le voulait là, tout contre elle, à l'intérieur d'elle. Tel le comédien qu'elle voulait qu'il soit, il jouait sa partition à la perfection. Après tout, pour lui non plus ce n'était pas une rencontre désagréable. S'il avait pu être ailleurs – comme elle eut été quelques instants plus tôt – il était à présent bien là. Son regard ne lâchait pas la belle qui, redoublant d'efforts, s'en allait et venait le long de son chibre. Tantôt lente, tantôt plus vive, ses mains découvraient le contour de ses muscles tendus, sa peau sentait sa respiration courte et saccadée. Il n'y avait rien au monde qui ne l'excita plus qu'en cet instant ; même avec Arichis, elle n'avait jamais eu le loisir de ressentir cela. Il était là, étendu à sa merci, pantin désarticulé qui subissait avec envie son triste sort.

Cela était le plus beau de tous les spectacles. Ainsi allongé, le loup se retrouvait malmené par la douce brebis. Elle s'empara de ses lèvres une fois ou deux, et dans exaltation du moment, peut-être encouragée par ses paroles auxquelles elle ne pensait pas avoir prêté attention, elle se saisit de ses poignets qu'elle maintint aussi fermement qu'elle le put ; elle n'était guère d'une grande force, le chevalier s'en déferait sans mal mais ses doigts s'imprimaient assez dans la chair pour lui imposer l'immobilité. Une douce illusion qui la galvanisa quand de sa langue dans caressant sa glotte, elle saisit sa lippe entre les dents. Les quenottes appuyèrent tant sur la pauvre viande qu'elle finit par céder, laissant le liquide carmin s'en aller caresser le menton de l'amant. La Furieuse se redressa, assise sur lui, le surmontant fière et enivrée par la chevauchée qui se déroulait alors. Que les Cinq gardent cela pour eux, car aux matines, elle regretterait certainement cela...
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Jeu 10 Aoû 2017 - 20:24



Si tantôt l'ivresse l'avait assaillit de la plus mauvaise manière, il était désormais corps et âmes voué aux plaisirs de la dame. Que n'avait-il déjà connu pareil moment, l'excitation n'en avait pas démordu et restait sincère. La voyant s'affairer à la tâche, il ne put se dire qu'il avait à faire qu'à la meilleure des femmes. Pourtant, la simple idée de ne probablement jamais la revoir l'encanaillait d'autant plus. Cela serait probablement la dernière fois de sa vie qu'il jouirait autant alors peu importe ce que l'on dirait de leur « entrevue » dans les jours à venir, il ne répondrait que par un sourire narquois assez évocateur pour faire taire les commérages. Retournant à ses affaires, il vit l'alonnaise survoltée et explosive. En proie à une démence exquise, il l'aima au plus haut point. Assez donc pour oser s'emparer d'elle avec force et paraître comme l'animal dominant. Sous son emprise totale, il laissa la dame jouer le rôle de brebis égarée et s'en alla toujours plus profondément dans son entre.

Dans son dos, les premiers rayons de lumière apparurent fébrilement, laissant présager que les premières matines seraient bientôt carillonnées. Les rayons se faufilèrent ainsi entre les boiseries recouvrant la seule fenêtre. Voyant peu à peu s'illuminer la chambrée de la dame, il l'a vit bien mieux et sentit bien chanceux. Lié à elle pour une nuit seulement, il regretta déjà que le soleil ne vienne. Son chibre lui en décida pourtant autrement et se raidit assez pour diffuser sa semence tandis que la dame était en train d'hurler de toutes ses forces. L'instant dura quelques secondes avant qu'une vague de chaleur ne le submerge et qu'il ne sente la fatigue poindre. Pétrifié devant elle, il s'affaissa sur son corps, le visage blotti contre le sien. Sans se parler, leur seul regard suffit. Il n'y avait là rien à dire pour ne point risquer de briser un tel moment de plaisir.

A l'aube, chacun irait rejoindre les siens, feignant d'oublier cet instant gênant et ô combien plaisant. Lui-même s'en irait rejoindre la couche de sa vilaine épouse ronflant encore comme à son habitude. L'instant passé en cette nuit des morts ressurgiraient pourtant un jour où l'autre et le ferait jouir de nouveau. Mais avant que cela n'arrive, la belle était toujours à ses côtés, enlacée comme la plus douce et paisible amante. Les deux êtres finirent ainsi leur course nocturne effrénée et s'endormirent pour le reste du temps qu'ils leur resteraient. Car après, il en serait terminé.  
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MessageSujet: Re: La nuit de Semano...semono...oh et puis merde [Ala]   Jeu 17 Aoû 2017 - 16:48

 « C'était à chier ».

Il n'y avait là meilleurs mots d'amour alors que pointait au derrière de ses dents l'envie de gerber et l'odeur d'une bonne cuite. Elle-même n'était guère fraîche : accolée à un homme nu qui puait le foutre, la sueur et l'alcool, elle avait les cheveux en bataille et le corps tout endolori. Au dehors luisait à peine le jour mais elle ne sut se rappeler quand elle avait fermé les yeux pour s'endormir comme une masse contre le messire sent-bon. Ses yeux lourds, presque plus douloureux que le reste, finirent de s’accommoder non sans mal. Si bien qu'elle resta un moment là, à écouter les ronflements torrides de son voisin. Pour sûr le bougre dormait à poings fermés. Il ne brocha même pas quand elle s'extirpa de sa peau moite, pour s'asseoir au bout du lit. Le regard dans le vide, elle tentait de se souvenir de sa soirée.

Non pas qu'elle avait perdu tout le flot de ses pensées dans l'ardue bataille qui s'était jouée là un peu plus tôt, mais certaines choses lui étaient encore abstraites : son nom, comment ils en étaient arrivés là aussi. Il n'était pas vilain garçon mais tout de même, la baronne n'avait pas pour habitude d'inviter le premier chaland dans son plumard. D'ailleurs, elle n'avait que de vagues souvenances de leurs ébats de la nuit passée ; peut-être avait-elle adoré sur le moment mais là, l'entrecuisse la tiraillait tant qu'il était difficile de croire que cela aurait pu lui plaire dans la vinasse. Elle aurait parié avoir des hématomes un peu partout à vrai dire ; et ça, ce n'était pas un signe bien encourageant pour le brave qui se reposait enfin. La terrible odeur qui émanait d'eux lui tira un méchant haut-le-cœur qui manqua de peu de lui faire repeindre le sol façon soûlard serramirois.

Elle s'enroula du draps humide et chiffonné où se mêlait étrangement du sang et quelques fluides sans doute résultats involontaires de leur baise. Car il ne pouvait s'agir là d'amour ; le mystérieux amant s'était trouvé là au bon moment, profitant de l'ébriété de l'Alonnaise pour se la farcir une nuit. A moins que ce ne fût elle qui l'attira dans ses serres ? Qu'importait qui profita de qui, elle regrettait assez à présent la boisson et de le retrouver là au matin, enchevêtrés l'un l'autre pour savoir qu'elle n'avait pas dit non. Plus encore, il lui semblait que sur le moment, cela lui avait parut une bonne idée. Alanya, entourée de son habit de honte, se rendit à la fenêtre pour profiter un instant de l'air salvateur. Bordel de Tyra, elle avait sale mine et l'estomac au bord des lèvres. Et l'autre derrière ronflait tout ce qu'il pouvait.

Si elle l'avait écouté un temps, maintenant ce bourdonnement l'insupportait. Et plus le pauvre homme respirait, et plus son crâne semblait au bord de la rupture. Et puis elle ne se rappelait même pas de son nom. Elle s'en voulait, non pas de ne pas avoir retenu ce qu'il lui disait mais qu'il soit encore allongé à dormir quand elle, ne rêvait que de le faire taire. Se massant d'abord les tempes en essayant de se calmer – car ce n'était pas elle mais la boisson qui réagissait -, elle finit par abdiquer. Se saisissant d'un pichet qu'ils avaient sûrement montés la veille, elle lui vida l'entier contenu sur la trogne. Kresbur, Kalberg... Kelbourg ! Voilà que ça lui revenait.

« Dehors ».
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