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 A l'eau ! Fuite à fond de cale !

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Spes T.
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MessageSujet: A l'eau ! Fuite à fond de cale !   Dim 2 Nov 2008 - 21:45

[Ce Rp se passe pour Spes neuf mois après le pacte conclu avec Térébantine]



La peur.
Une seule syllabe pour désigner cette créature viscérale qui se jouait de sa haine ? Cette bête terrée en son corps qui tordait ses entrailles ?
Pourtant, ce type, il l'exécrait au plus profond de lui. Son souffle rauque rythmait ses pensées: il s'imaginait fort bien le torturant, l'achevant puis se sentant enfin... Enfin Libre ! Libre de ce tique qui s'accrochait à son corps à lui depuis sa naissance !
Ils étaient nés à deux en un seul corps, corps de Demi: le Drow et l'Humain.
Pourquoi, malgré ce que la vie lui fit endurer avec un cynisme cinglant, fut-ce le Boueux qui prit le dessus, reléguant aux moindres besognes le noble Elfe Sombre ? Et encore, heureusement qu'elles étaient là, ces besognes... Oui, tout ces assassinats, c'était lui, le Drow, qui les avait perpétrés. Ce serment, ce viol de leur corps, c'était lui.
Et en cet instant, c'était lui encore qui fuyait l'être le plus cher aux yeux de l'Humain.
Oui, actuellement, c'était le Drow qui dirigeait leur corps.

Spes courait, encore et encore. Pourtant, comme il se sentait lourd et fatigué ! 'Manquerait plus qu'il n'accouche prématurément. Il avait besoin de ce gamin, le premier pas vers sa tranquillité physique.
Quel esclave plus sûr que celui que l'on a élevé soi-même ?
Le vent marin le frappa avec violence, faisant claquer les pans de ses vêtements boueux derrière lui, tandis que le paysage se déroulait devant ses yeux glacés. De cette falaise, il surplombait le port.
Il ne demeura pas là d'avantage.
Les navires l'attendaient.

***


Deux jours déjà que nous avons quitté le plancher des hangliyosi, et je m'ennuie à crever. Je tourne en rond comme un rat sur le seul pont qui est accessible aux passagers. Oui, car j'ai payé, comble du comble. Mais je n'ai pas besoin d'ennuis cette fois-ci.
Pas besoin ?
En fait, je crois que si. Sans quoi, je crève.


Le Demi se redressa, son dos cambré appuyé sur l'un des mâts. Son ventre était plus qu'arrondi: il était enceint de neuf mois, déjà. Un grand navire que celui-ci, qui reliait Meca au continent, transportait une Demie enceinte sans en avoir conscience. Tandis qu'un sourire sournois se glissait sur les lèvres de Spes, il s'approcha du second. Lequel était en grande conversation avec le capitaine.

- . . . en ce qui concerne les esclaves ?
- Tu sais comme moi que l'esclavage est proscrit sur Meca... Il va falloir filer doux avec les autorités.
- Quand même. . . Ç'aurait pas été moins risqué de faire les échanges sur la terre ferme ?
- Réfléchis une seconde; une seule. Tu sais seulement combien est-ce qu'il y a de gardes le long des côtes ?
- Ok. Alors, on procédera environs trois. . .

Oups, en somme. Spes avait espéré une seconde ne pas être remarqué, mais comment cacher un tel ventre ? Il avait perdu sa souplesse, la maîtrise de son corps. La solution s'imposa à lui, toute trouvée: il avait dérapé sur une chique de tabac.
Ce fut le second qui le rattrapa, subitement surprit. Tandis qu'il bafouillait quelques questions, l'assassin n'eut aucun mal à piquer en toute discrétion les clefs qui pendaient à sa ceinture.

Et voilà comment Spes se retrouvait à arpenter un sombre couloir au bas plafond, à fond de cale. Il laissait courir son index le long de la paroi de bois, ce qui lui permettait d'éviter de se cogner à chacun des fréquents tangages que sont ces hoquets de la mer.
Une porte, et derrière comme une étrange rumeur.
Il fait sacrément sombre, heureusement que j'ai pensé à prendre une bougie !
Elle s'ouvre dans un grincement, et aussitôt il est prit d'un accès de toux, suffoqué par cette puanteur infecte qui l'assaille. Silence. Un court instant, puis il quitte cet appui providentiel que fut l'encadrement de la porte et s'approche du cœur de la pièce. Le bois, partout, grince.
Lentement, ses yeux de Demi s'habituent à la pénombre.
Et alors il voit.
Cireux, éclairés par la flamme dansante de la bougie, des visages. Oh, ils ne sont pas aussi nombreux qu'il l'aurait cru, mais ça fait quand même quelques poignées. Au prix de la tête, une sacrée somme.
Nonchalamment, il va s'assoir dans un coin.
Pourquoi s'y sent-il aussi bien ? L'obscurité ? Ou est-ce l'odeur poisseuse de mort qui vous encrasse les poumons ? Il sort de sa poche un bout de pain et entreprend de l'engloutir, sans pitié aucune.
Juste à coté de lui, adossée à la paroi, une jeune femme.
Amusant.
Pourquoi ? Aucune raison, en fait.
Interrompant sa mastication, le Demi lui tendit le pain.

- T'en veux ?

Sûrement n'avait-il même pas l'intention de lui en donner... qui sait ? Pas lui, en tout cas.
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Maïwenn
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MessageSujet: Re: A l'eau ! Fuite à fond de cale !   Lun 1 Déc 2008 - 20:18

Maïwenn se réveillait. Elle essaya de se lever et chancela, tentant de tenir debout sur ses deux jambes qui pliaient sans qu'on ne leur ai rien demandé. Elle tomba. Oh, pas de très haut, mais elle s'affala sur le sol de la cale où elle se trouvait. Elle ne voyait rien, l'air âcre de la pièce étroite lui piquait les yeux et lui brûlait la gorge. Elle toussa, tentant vainement d'extraire cette horrible impression de compression.

Décidée à faire marcher ses membres, elle se leva d'un bond, et fit quelques pas maladroits avant de tomber encore une fois. Sur quelqu'un. Maïwenn mit du temps à comprendre où elle se trouvait. Elle sentait les os saillants en dessous de sa nuque et puis... Elle se rendormit.


Un bruit la réveilla en sursaut, quelqu'un approchait, elle se traîna maladroitement jusqu'à sa place d'origine et, pour la première fois depuis qu'elle avait été jetée sur ce bateau, elle se remémora comment elle y avait atterri. Tout d'abord, elle avait essayé de s'enfuir. Mauvaise idée, son dos se souvenait encore des coups de fouets qu'elle avait pris. Elle en avait vu d'autres, mais ça n'en était pas plus supportable pour autant. Et puis, elle s’était retrouvée dans cette cale avec un mal de tête incroyable. Une clé tourna dans la serrure et un… homme ? pénétra dans la cale.

Maïwenn le fixa, sa vision un peu trouble avait du mal à discerner correctement ses traits, ils étaient assez féminins, mais avec tous ces tatouages qui embrouillaient tout… et puis, à la lumière tremblotante de la bougie, elle aperçut l’énorme ventre que Spes trimballait, malheureusement pour sa théorie, cette nouille de Maï n’avait jamais vu de femme enceinte et en conclus donc que Spes était un homme ventripotent et qui osait venir la narguer en mangeant un pain juste devant elle. Maï tenta de l’ignorer mais sa naturelle curiosité repris le dessus. L’homme avait un beau visage mince qui ne collait pas avec son ventre, mais Maïwenn ne se souciait que très moyennement des proportions. Elle fut interrompue dans sa description.

T’en veux ?

Elle n’allait pas s’abaisser au rang de mendiante, si elle devait manger de ce pain elle en volerai un bout, mais elle savait que ça n’était pas une bonne idée, elle ne pouvait fuir. Elle se décida tout de même à répondre, pour qu’on ne la prenne pas pour une timide qu’elle n’était pas.

- Non

Sa voix n’était qu’un murmure, étouffé dans sa gorge séchée par la déshydratation, elle tenta de s’éclaircir la voix mais cela ne lui servit qu’à s’arracher la moitié des poumons. Elle sentit le gout métallique du sang dans sa bouche et décida de ne plus user de sa salive inutilement.
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Adeh
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MessageSujet: Re: A l'eau ! Fuite à fond de cale !   Jeu 4 Déc 2008 - 9:16

Qu'est ce qu'elle fout là, déjà ? Elle a rarement subit un voyage aussi chiant, faut l'avouer... Ou peut être qu'elle s'est faite au fait de voyager toujours avec les mêmes personnes, et qu'elle a du mal à en supporter d'autres, finalement ?

Bref, Azadeh fait route vers Meca, et, à ses propres dire, elle en a rarement eu autant plein le cul de la traversée.

Elle pas vraiment eu le choix, elle s'était rendue à Ydril en embarquant sur le premier navire venu, mais devait retourner urgement à Meca, il ne restait que quelques jours avant le prochain départ de son navire attitré , et s'il y avait une seule chose pour laquelle la cook était infiniment fiable, c'était pour ramener son derrière à l'heure pour ne jamais rater un départ. Fallait croire que fréquenter l'amiral de la marine marchande avait réussi à lui inculquer quelques principes... En omettant le fait qu'elle n'avait pas changé une once de son caractère insupportable et insubordonné.

Bref, elle avait passé les trois quart du voyage dans la cuisine, à la cale, et ne comptait pas en sortir avant d'arriver à bon port. Tous des connards de rustres, sur ce foutu navire. Elle ne s'était pas fendue de merveilles en cuisine, ni même décliné son nom. Elle le faisait plus pour d'autres que son propre navire, pour que sa grande gueule ne porte pas préjudice à ses compagnons de route. Encore une chose dont elle n'aurait pas été capable quelques mois auparavant.

Et bien sûr, en vivant dans la calle, elle avait pas pu passer à côté... Les esclaves... Qu'est ce qu'elle pouvait y faire ? Elle en parlerait une fois à terre, sur Meca, à qui de droit. Mais jusque là elle était pas là pour sauver le monde, juste sa peau. Et provoquer tout un foin sur un navire était le meilleur moment de finir à la flotte, elle le savait parfaitement.

Donc, elle la fermait, et bouillonnait intérieurement à l'idée de toucher terre.



A l'heure qu'il est, elle est en train de fouiner dans la cale. Et elle peste. Un de ces porcs de l'équipage est ENCORE venu fouiner dans sa cuisine, et elle manque ENCORE de provisions pour le repas du soir. Et elle le supporte encore moins que tout le reste ! Quand elle pense que sur le Fossoyeur elle a obtenu d'installer un cadenas sur les provisions... Son navire lui manque encore plus que le plus fougueux des amants ! Ou presque ! En tout cas, elle est décidée à chercher elle même, parcequ'elle a pas du tout l'intention de monter sur le pont causer à se bras cassé de capitaine local.

Du coup, pendant qu'elle erre à la recherche de quelques tonneaux de rab' - y doit bien y avoir encore du lard sêché dans ces calles à la con ! - elle finit par entrevoir une lumière vacillante derrière un porte entr'ouverte. Tiens ? Si y'a un fouineur, y'a peut être des provisions aussi ! Son cerveau n'a pas fini de peser le pour et le contre qu'elle pénètre déjà dans la pièce.

Elle plisse le nez, merde, ça pue...
"Merde, ça pue!"

En fait, les lèvres d'Azadeh traduisent souvent l'exact contenu de ses pensées... Pas le temps de réfléchir plus longtemps, tant pis pour les conséquences. Ses yeux s'adaptent à la semi obscurité, tandis que son estomac la supplie de se tirer d'ici. Elle a le nez fin, faut bien ça pour cuisiner.

Ha... Elle distingue les formes efflanquées des esclaves... Elle les avait juste entendus jusque là... Elle tord sa bouche dans une grimace, elle aime pas forcémment voir ça, elle vit peut être pour sa gueule, mais c'est pas une raison pour marcher sur celle des autres...:
"Oh... Putain..."

C'est tout ce qu'elle a trouvé à dire, jusqu'à ce qu'elle capte encore autre chose. Un p'tit gars assis par terre en train de... manger?! Elle en oublie les esclaves, et ses bottes heurtent le sol alors qu'elle avance d'un pas ferme vers Spes, pour se planter devant lui, une moins sur la hanche et l'autre pointant vers lui un doigt accusateur:
"HE TOI ! Où t'as trouvé ça ? S'toi mon empaffé d'voleur de bouffe?!"

Drôle d'allure que cette donzelle qui se révèle à la lueur de la flamme de Spes... Une petite femme athlétique, à la peau sombre et sale, et aux vêtements amples et rapiécés. Ses cheveux noirs bouclent et broussaillent sans contrôle, et ses yeux sombres semblent porter toute l'accusation du monde pour un simple bout de pain...
Et elle dégage une odeur de... graillon ? De friture, peut être... De bouffe, en tout cas... Et ça peut devenir une torture pour les pauvre erres affamés qui se terrent ici...

En tout cas, elle semble furieuse, et en a oublié les esclaves. C'est que son esprit ne peut traiter qu'une information à la fois, et que la bouffe, ça passe avant tout ! Professionnalisme monomaniaque oblige.
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Spes T.
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MessageSujet: Re: A l'eau ! Fuite à fond de cale !   Ven 5 Déc 2008 - 16:28

Tandis qu'il mordait à pleines dents dans ce pain plus si frais, Spes fixait les yeux dorés de l'esclave. Il voyait ses pupilles s'agrandir et rétrécir, sans trouver le juste milieu. Elle devait le voir flou, surtout à la lumière de cette flamme vacillante. Ce qui était un beau gâchis.
Qu'elle fut vraiment dans un sale état, cracha du sang ou quelque autre fluide que ce soit ne le préoccupait guère. Il était drow jusqu'aux yeux. Et dignement enceint.
D'un voix on ne peut plus misérable, l'esclave lui répondit négativement. Un brin de dignité humaine ? Remarque, il ne voyait pas pas ce qui eut pu les maintenir en vie, sinon.
Oooh, s'il commençait à reconnaître de la dignité aux humains, c'est que le gamin pâlot cherchait à reprendre le dessus.
Sur cette sombre pensée, Spes tira une feuille séchée de sa poche et l'avala entre deux bouchées. La tête lui tournait, un peu.
Peut-être parce que l'odeur âcre et putride des esclaves commençait à s'incruster dans ses poumons, lui insufflant l'idée de se débarrasser en vitesse de ce pain juste avalé.

"HE TOI ! Où t'as trouvé ça ? S'toi mon empaffé d'voleur de bouffe?!"

Il ne l'avait même pas entendu venir ?! Était-il sérieusement malade, ou quoi ? Quoique, à la réflexion, il lui avait bien semblé entendre quelqu'un jurer. Un coup d'œil lui apprit que la porte était désormais largement ouverte. Bah, au moins, ça aérerait. Une ombre se leva, chancela, tomba et se heurta la tête sur l'une des charnières de la porte. Elle se releva, pourtant, et sortit dans le couloirs. La rumeur ambiante avait sacrément gagné en intensité.
Spes, ignorant avec superbe ce que pouvaient bien souffrir les autres, leva son fin visage vers celle qui l'interpellait.
Un bout de femme, de caractère on ne peut plus entier, apparemment musclé. La lueur de la flamme lui apprit que si sa peau était foncée, ses yeux et ses cheveux noirs, elle n'était qu'une humaine.
Son bout de pain, il l'avait juste gardé du repas de la veille. C'est qu'il avait faim tout le temps, en ce moment ; un morveux en état larvaire bouffait pour quatre au creux de son ventre.

- Oui, c'est bien moi. Des réclamations, peut-être ?

Mais c'est qu'elle faisait une totale fixation sur un peu de bouffe ?! Ou alors qu'elle cherchait, comme lui, à passer le temps sur ce navire pourri, qui commençait au passage à tanguer sérieusement.
Il laissa tomber le pain à ses pieds, et se redressa. Il peinait un peu, et lorsqu'il voulut poser ses mains sur ses côtes, il s'aperçut qu'elles n'étaient plus vraiment au même endroit que d'habitude. Comment pouvait-il oublier à ce point son état ?
La tête lui tournait, beaucoup.
D'un coup, il vomit aux pieds de la femme brune, se retenant tout juste de s'appuyer à son épaule.
Il était digne Drow, pas n'importe quelle fiente de mouette ! Et il lâcha la lumière en cage, qui s'éteignit à l'instant même où elle touchait le sol.
Le bateau eut un violent soubresaut, qui claqua la porte, et le précipita en avant. Dans un noir à couper au couteau, il chuta sur le plancher. La femme et l'esclave ? Déjà oubliées. Quelque chose d'encore pire occupa d'un coup toute la place, dans son esprit. Il était trempé. Et ce n'était pas du vomi.
Tâtonnant, il chercha à se relever. Une main osseuse saisit son mollet ; il la repoussa d'un coup de talon à l'aveuglette. Il piétina quelques membres, sans savoir vraiment ce que c'était.
Merde de merde, la porte ne s'ouvrait plus ! Mais où était la clef ? Il avait mal partout, et plus de lumière pour la chercher. Dégainant sa rapière, il l'introduisit dans la serrure. Ses mains étaient flasques comme de la gelée. Il n'y arriverait pas comme ça.
Alors, il se tourna, et cria pour couvrir le tumulte. L'air poisseux et putride lui enfla les poumons.

- Eh, la fille ! Il est temps d'user de ton cimeterre, si tu ne veux pas que les marins profitent de ton absence pour piller les cuisines !

C'était douteux, comme menace, mais il avait bien une petite chance de tomber juste.
Quant à la clef, où se trouvait-elle ? Rien de plus stupide : il l'avait laissée tomber aux pieds de l'esclave en se relevant, quelques minutes auparavant.

***


Deux ponts plus haut...
Le ciel était voilé, un bon vent soufflait et poussait le navire, ce qui était fort rare sur Eris, et d'autant plus précieux. Les marins s'activaient afin d'adapter l'orientation de la voilure à celle du vent. Soudain, un cri de la vigie fit lever les nez.
Au loin, un navire. Il venaitt droit sur eux. Le second, qui s'époussetait les mains après avoir aidé une jeune femme enceinte à se relever, se raidit. Il savait, lui. Car il était vendu. Avant tout le monde, il connaîssait le pavillon de ce navire.

*


Tribord toute ! Les voiles claquèrent violemment, manquant se déchirer. On avait pas encore eu le temps de les abattre. Un boulet de canon frôla la figure de proue, goguenard.
Curieusement, ce fut le moment que choisit le ciel pour virer au gris cendre. Voilà une journée qui s'annonçait bien, foi de matelot !
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