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 Quand il plut gros comme mon poing.

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Hans
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MessageSujet: Quand il plut gros comme mon poing.   Lun 26 Mar 2012 - 19:53

Il tombait des hallebardes. C'était une de ces pluies soudaines de printemps, à vous battre le crâne d'autant plus fort, que l'on avait ôté tout bonnet, trop empressé de retrouver la belle saison. Les espoirs étaient douchés, et les os trempés.

Anseric pensait avec goguenardise à Rémy, le Haudoin, qu'il avait laissé ce tantôt sur la route d'Olysséa. Bien que le comte regretta ardemment cette sortie printanière quelque peu traîtresse, pour rien au monde il n'aurait voulu être à la place de son bâtard. Où que celui-ci pusse être, il devait certainement affronter de bien pires maux, attendu qu'il avait entammé la traversée des Mont-Corbeaux, avec pour destination Kahark. Anseric, quant à lui, retournait sur ses terres, en coupant à travers la campagne Berthildoise. Il aurait du être en ce moment déjà chez un de ses vassaux, mais, las! cette averse subite lui avait fait perdre la route depuis une demi-lieue. Son veneur, un vilain du nom d'Ildéfonse (mais qu'on avait renommé Torsegueule, après son retour d'une riante cité Mervaloise), tentait de rassurer son maître, lançant tout les vingt mètres un laconique "Beh! je puis veoir la rouste!". En vain ; l'homme ne reniflait plus si bien les pistes, depuis que son nez avait été réduit en miettes.

Alors que la nuit tombait, et que la pluie redoublait de force (li païs s'estoit moult grandeman rafreschy), la compagnie aborda un bourg berthildoise. Lorsqu'on questionna la gueusaille, la surprise fut de taille ; on apprit qu'ici, c'était Laraus. À cette nouvelle, le pas si-sympathique Hans eut un regard en biais pour son tordu de veneur, qui sifflotait évasivement (il soufflait au travers de ses dix dents restantes, produisant un son étrange). Peu après, on vint s'annoncer à le porte du chatelêt, dont les portes avaient déjà été fermées, le crépuscule largement consommé. On demanda l'hospitalité du seigneur, et un garde s'en alla chercher son maître rapidement.
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Kerthan Vosker
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MessageSujet: Re: Quand il plut gros comme mon poing.   Lun 26 Mar 2012 - 21:27

Kerthan se tenait devant le feu, un tisonnier a la main en remuant les braises rouges du feu dans la pièce principale ou il se trouvait. Il était pensif et légèrement dans sa bulle. Malgré la pluie qui tombait a plein battant sur les vitres comme si on les tambourinaient a coup de marteau de guerre. Quelques éclairs n'étaient pas loin de se montrer devant tous, et il est sur et certain qu'être dehors par ce temps la, devait être réellement éprouvant et difficile.

S'agenouillant devant le feu, remuant de plus belle et lançant une bûche, il regarda le feu reprendre ses forces avec son habituel stupéfaction. Mais ce fut le moment choisit par un garde complètement essoufflé et trempé jusqu'aux os, braillant entre deux respiration qu'un groupe cherchait leur hospitalité. Lâchant ce qu'il avait sur le feu, il se précipita a la suite du garde avec l'injonction de l'amener jusqu'à eux. Il ne prit pas le temps de s’empêtrer dans une présentation question vêtements. Il avait son armure, son épée, et ses gardes, quoi de plus présentable ?

Descendant les escaliers en quatrième vitesse avec dérapage anticipés et contrôlés a cause de son armure dans la boue une fois dehors, il se présenta ainsi a la porte qui venait d'être ouverte et il se mit au milieu devant eux. Il leva la voix pour qu'ils puissent l'entendre.

Hé bien, mes bons messieurs, qui êtes vous ?! Je suis Kerthan Vosker, Seigneur de cette petite ville qu'est Laraus. Vous avez demandé l'hospitalité et a me voir. Je suis présent, dite moi qui vous êtes j'en jugerais si oui ou non. On est jamais trop prudent !
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Hans
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MessageSujet: Re: Quand il plut gros comme mon poing.   Sam 31 Mar 2012 - 14:38

"Certes certes, mais prudence est nuisance lorsqu'un ami est dehors sous un temps pareil", répondit Anseric de sa voix de Stentor ; un de ses hommes leva bien haut la bannière du comte, et, dès lors que la garde fut assurée de la bénévolence de ses invités, elle laissa passer ceux-ci. Les arétans se retrouvèrent au sein d'un grand hall, ôtant sans attendre leur cuirasses et leurs jacques. Le comte, quant à lui, avait suivi son hôte jusque devant l'âtre, où il entreprenait de se sécher devant une si belle flambée. Sa plate, dans laquelle les flammes se reflétaient, aurait offert au seigneur de Laraus un spectacle coruscant d'une qualité sûre, si son porteur avait cessé de s'ébrouer continuellement. En effet, Anseric, dont la démarche témoignait alors de la texture spongieuse de ses habits, ne pouvait empêcher de remuer ses solerets, en chassant les goûtes dès qu'il le pouvait. Il avait tenté tant bien que mal de nouer le dialogue avec son hôte, mais demeurait interrompu à la moindre occasion par une coulée dans le dos, dans les jambes, ou que sais-je. Convenant que sa gestuelle n'était guère idoine, il lança un bref "Ah, ces humeurs, que les Enfers les emportent!", et se tint dès lors stoïque, recouvrant empire sur lui même.

Avisant que ses hommes s'étaient regroupés autour d'un foyer, le comte crut le moment opportun de parler pour de bon avec son invité. "Eh, jeune ami, je vous suis reconnaissant pour ce toit inespéré. Mon coquin de veneur m'a déconfié, et si je n'avais vu votre bourg, nous serions encore sous cette tempête, commença-t-il, alors qu'un coup de tonnerre accréditait sa parole, Que les Enfers l'emportent, celle là. Les Dieux soient loués, vous avez relevé votre herse ; le danger d'en faire autant n'est-il point trop grand, par votre pays ? Avec ces affaires, notre nouveau Roy, et nous qui n'avons eut véritable suzerain depuis des siècles! N'avez vous point eut à subir la jacquerie, de par chez vous ? J'en ai ouï-dire."

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Kerthan Vosker
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MessageSujet: Re: Quand il plut gros comme mon poing.   Sam 31 Mar 2012 - 21:00

Une fois tout ce beau monde a l'intérieur a l'abris de cette folle rincée d'eau, il s'était permis de faire un vite tour dans les hommes de son invité, Kerthan veilla aussi qu'on subviennent a leurs besoins pour le moment, avisant maintenant son invité qui l'intriguais. Amusé par le langage de ce personnage imbibé, il le dévisagea lorsqu'il lui parla sans aucune difficulté.

Nous avons bien plus que de simple brigands, dans nos alentours. Ce sont presque des pillards. Parfois, il arrive même qu'ils essayent d’assiéger la ville, mais mes hommes et moi même leur en avons fait vite oublié l'envie. Ce sont les personnes des alentours qui se mette dans le mauvais chemin car la vie n'est toujours pas très simple.


Il prit une inspiration longue en laissant un blanc entre les deux.

Vous savez, on ne reconnait pas vraiment un "ami", quand presque personne ne vient vous voir depuis qu'un nouveau "petit" seigneur a été nommé. Vous comprendrez donc que mon amitié, sans vous offensez, n'est pas accordée par le titre de la personne qui se présente devant moi.

Ma petite ville ne revêt d'importance pour personne sauf quand on viens s'y abriter par un temps pareil, et dans ces moments, on en est heureux. Je vous le dirais franchement, pas la peine de vous obliger a faire vos ronds de jambes face a moi. Vous avez votre abri, je doute que vous souhaitiez rester plus longtemps dans ce coin miteux de campagnes.


S’asseyant sur un petit tabouret en face du feu, un second était disposé a coté de celui ci, si l'invité désirait s’asseoir devant le feu.

Je suis Kerthan Vosker. Qui êtes vous exactement ? Je reconnais vaguement votre bannière, mais sans plus.
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MessageSujet: Re: Quand il plut gros comme mon poing.   Mar 17 Avr 2012 - 12:27

À la réplique de son hôte, Anseric sût qu'il progressait en terrain piégé. Son interlocuteur était un bâtard, et ceux-ci étaient souvent de singuliers personnages. Le Haudoin n'était il pas un fieffé diable, prêt à la moindre coquinerie pour arriver à ses fins ? Ce bâtard-ci montrait être un gaillard des plus virulent, et si Anseric tolérait quelques écarts de la part de ses vassaux, il ne goûtait guère de cet arrogance de paria que manifestait le seigneur de Laraus. Il y décelait ce mélange de dénigrement et d'envie qui caractérisait les jaloux méprisant leurs ainés, faute de pouvoir se hisser à leur niveau. Kerthan était en bute à la bonhommie du comte, qui, s'il n'était pas une mauvaise âme, n'affectait pas pour autant cet aménité par plaisir. Il changea dès lors d'attitude, concevant à l'égard de son hôte quelque dessein.

"De quoi vous plaignez vous ? Votre naissance ne vous prédisposait guère à recevoir pareil fief, réjouissez vous de ne pas être où ce lignage aurait du vous conduire, par les Enfers! s'exclama notre bon Hans ; l'insulte était à peine voilée, aussi continua-t-il sans laisser à l'autre le temps de répliquer Je suis né aussi bas que vous, si ce n'est plus, et ne dois mon nom qu'à la bonne fortune qui voulût que mon aïeul eut remplacé un pont en bois pas un pont en pierre. Les démons vous emportent, vous et vos jérémiades! La noblesse se gagne à la pointe de l'épée, n'en déplut à feu notre aveugle de monarque, qui l'a appris à ses dépends. Allons, fils, les Cinq savent qu'il ne manque pas l'occasion de se faire un nom, par ce pays, n'en suis-je pas la preuve ? Si vous ne souhaitez pas que l'on s'arrête chez vous par pitié, rendez vous incontournable, je vous le dis.

Il ne sera pas dit qu'Anseric, de la maison de Rochepont se rend chez ses voisins par peur de la pluie, et pour y recevoir l'opprobre ; si nous ne pouvons causer en bonne intelligence, alors je m'en vas!"


Bien que l'habitude lui ait prouvé le contraire, Anseric espérait encore une fois que l'intérêt de son interlocuteur primerait sur la pique. Si ses deux cent livres de barbaque dissuadait généralement le manant de réagir, il avait néanmoins, par le passé, un peu trop découvert comment les hospitalités pouvaient tourner court.
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Kerthan Vosker
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MessageSujet: Re: Quand il plut gros comme mon poing.   Mar 17 Avr 2012 - 18:43

Face a la franchise et sa réplique piquante, Kerthan apprécia grandement la personne se tenant devant lui et afficha un sourire au fur et a mesure de ses paroles, qui finit par lui donner un rire sur la fin des paroles de cet homme.

Si je pouvais laisser ma place a quelqu'un de cette ville autre que moi, capable de gérer cette ville et d'aller faire la chasse aux brigands en pensant a ses hommes comme je le fais, je lui laisse la place tant qu'il est né ici. Vous méritez plus votre titre que moi, si vous êtes nez aussi bas que moi, j'ai été couvert par ce petit château avant ma succession sanglante.

Je n'accepte pas tout le monde par chez moi, pas ceux qui me cachent tout en affichant une façade. Vous ne m'en affichez aucune, je vous accueille comme lors d'une visite Mais allez vous me reprocher le fait de n'apprécier que les francs parler ?


Gardant un sourire des plus amusés, notre cher Kerthan proposa sa main avec tout le respect pour une personne qui considéré comme son égal comme bon signe.
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Hans
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MessageSujet: Re: Quand il plut gros comme mon poing.   Mer 25 Avr 2012 - 14:31

Anseric retira rapidement son gantelet d'acier, avant d'empoigner la main de son interlocuteur avec vigueur. "Voila qui est parler, bâtard! Ah, que ne ferais-je pour échapper à mes greffiers, et partir courir la gueuse. Que les Enfers les emportent ; le bon temps me manque... et si nous mangions ?"

Sitôt dit, sitôt fait, les hommes se groupèrent autour de l'âtre, pour casser la croute. Le comte n'était guère exigeant, et touillait avec contentement sa cuiller en bois dans une potée rougeâtre. Une fois repus, il héla ses inénarrables dogues, les Grand-vîts et les Estrangle-poulets, afin qu'il rameutassent l'assemblée. Le bon Hans, aux intentions on-ne-peut-plus louables, rassura son hôte d'un mouvement de tête, lui glissant rapidement qu'il avait "une offre qu'il ne pourrait pas refuser". La coterie s'étant rassemblée, notre homme épongea prestement sa cuirasse, où avait coulé un peu de jus. Il se racla la gorge, se leva, tout esbaudissant dans son corselet d'acier, parlant de sa voix de Stentor en ces mots :

"Vous avez là un bon seigneur, qui ne mâche pas ses mots, aussi je ne le ferais point. On me dit que des ribauds vous causent du dégât, qu'ils font grande pillerie de vos terres. Que fait votre marquis ? On me dit que vos vilains se font saigner, et que vos pénates sont violées. Que fait notre roi ? Ah, ce sont de mauvaises heures pour nous les justes. Le Roi... il mima une décapitation et le marquis... il haussa les épaules, soupirant Je ne crois pas qu'on puisse compter sur eux ; à vrai dire, je doute qu'on ait pu jamais le faire." Le comte laissa un instant planer ses mots, se réjouissant de la grogne ambiante. "Oncques ne vit un marquis se préoccuper de Lauraus, je gage! Bien peu ont cure de mon pays, à moi aussi. Eh bien, lorsqu'un sceptre n'est pas brandi, je vous le dis, on n'a pas à le servir! Qu'il dirige là bas, mais que dans l'Atral, on nous laisse régner! Qui de mieux que nous pour Sainte-Berthilde ? Haro!"

Alors que les hommes du comte hurlaient de concert, celui-ci se tourna vers son hôte. "Ami, vous déploriez que l'on vous méprise ; voyons si nos pairs en feront de même, une fois que nous serons maître de ces terres! Jurez moi hommage, et ferais de vous mon premier vassal, marquis de Sainte-Berthilde."

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Kerthan Vosker
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MessageSujet: Re: Quand il plut gros comme mon poing.   Sam 28 Avr 2012 - 11:09

Il avait une bonne poigne, signe qu'il était vif. Contrairement a Kerthan, qui avait une façon de serrer la main, sans la serrer a vrai dire. La façon de parler du personnage commençait vaguement a lui poser soucis, tant il n'y était pas habitué. Il finirait bien par apprendre au fur et a mesure, autant ne pas embêter l'homme avec ce petit problème.

Il put aussi remarquer qu'il n'était pas bien difficile question repas, ce qui était vraiment agréable.

Kerthan écoutât tranquillement Anseric devant ses hommes avec ses paroles. Les hommes de Laraus furent tout aussi attentifs, et réceptifs aux mots du compte. Après tout, Kerthan tirait principalement son caractère de cette petite ville.

Mais c'est une fois que le compte se tourna vers lui et lui proposa la place de Marquis de Sainte Berthilde.

Pardon ?

Il fit une telle tête qu'on aurait pu lui mettre des coups de poissons pas frais sur la tronche qu'il n'aurait pas bronché, tellement il était incrédule. Kerthan ? Marquis ? De Sainte-Berthilde ? Autant de responsabilité ? Il n'y avait pas a dire, c'était le bordel monstre dans sa tête sur le coup. Vous êtes un petit seigneur d'une ville, bâtard.. vous passez d'un coup Marquis ?

Reprenant ses esprits, il répondit vivement, sans aucune agressivité :

Moi, Marquis ? Vous vous payez ma tête, j'ai du mal a y croire. Je vous paris que vous n'en n'êtes pas capable.. Et si cela arrive.. Hé bien, j'aurais un serment a faire. Mais sincèrement, je ne vois pas comment vous allez faire.
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Hans
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MessageSujet: Re: Quand il plut gros comme mon poing.   Dim 6 Mai 2012 - 17:03

Dépité, le bon Hans haussa les épaules ; quelle déception! quelle tiédeur! Il voulu chasser les doutes de son hôte comme on chasse des mouches, c'est à dire en fouettant l'air de ses mains. "Comment vais-je faire ? Mais par la force, que diable! Croyez vous que je vous demanderais votre assistance, s'il m'était quelque autre moyen ? Non, diable, je ne peut décemment estourbir l'ensemble du pays pour m'en déclarer ensuite maître ; de quoi aurais-je l'air, à régner sur des cadavres. Allez, ami ; plus personne ne dirige ici depuis des lustres, mais je ne pourrais néanmoins guère être accepté, c'est pourquoi j'ai besoin de votre aide. il marqua un arrêt, grave J'espère que vous accepterez cette offre, car elle ne se présentera pas deux fois. L'occasion s'offrira sûrement de nouveau à moi, les seigneurs justes ne manquent pas, ici. Je souhaite prendre le marquisat pour assurer son futur, comprenez moi bien, mentit-il, car celui-ci s'annonce mouvementé. Il nous est nécessaire, nous autres qui avons encore la tête sur les épaules, de faire front à ces changements venus du Sud. Êtes vous de ceux qui acceptent que le fils d'un bâtard aveugle les dirige ? Le père ne m'avait jamais enchanté, l'enfant n'en fera pas différemment, je vous le dis. Qui de mieux que nous autres, pour guider nos pénates dans le droit chemin ? Chacun chez soi, et les moutons seront bien gardés!"

Anseric avait toujours eut le goût des longs monologues ; quelque part, je pense qu'il aimait s'entendre parler.

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Kerthan Vosker
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MessageSujet: Re: Quand il plut gros comme mon poing.   Dim 6 Mai 2012 - 17:16

Kerthan regarda l'homme avec une certaine.. Réserve. Les seigneurs ne manquent pas, i lest vrai, mais justes.. Il n'appréciait guère la formule qui lui semblait une tentative de flatterie. De la a dire qu'il souhaite assurer l'avenir du Marquisat.. Kerthan en était purement sceptique. Il répondit a son invité.

Votre offre, je l'accepte. Mais si je vous jure fidélité, ce n'est pas en tant que simple vassal. Mettez moi a votre niveau et je ne vous serai nullement désagréable. Mais vous me dites qu'un fils de bâtard aveugle ne peut diriger ? que vous n'aimiez pas le père, je n'en ai cure car il ne m'as jamais porté d'attention comme tout le reste. Que vous souhaitiez ne pas voir l'enfant, passe encore. Mais je ne me mettrais pas en marche avec une armée sur une autre contrée pour massacrer des villes entières simplement parce qu'elle ne partage pas vos opinions.

Je n'ai aucun raison d'apporter mon soutien a Aetius d'Ivrey, je vous apporte le mien car vous me permettez de pouvoir veiller a la sécurité du Marquisat.


Il laissa un moment de silence qui sembla s'éternisé alors que ce n'était que quelques secondes. Il se mit dans une position plus ouverte et souriante, tendant une main a Anseric avec un large sourire.

J'accepte, sans aucun soucis, je ne veux qu'éviter que cette contrée soit mise a sac et saignée a blanc. Je suis votre homme, Anseric de la Rochepont, ainsi que tout ceux qui m'accompagneront avec ma garde personnelle !
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Hans
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MessageSujet: Re: Quand il plut gros comme mon poing.   Dim 6 Mai 2012 - 18:08

C'était un grand paradoxe de la féodalité qui se jouait là ; la noblesse d'épée, dans ses origines, avait toujours eut à cœur de protéger ses gens, consciente qu'ils dépendaient d'eux. Paradoxalement, elle les saignait plus ou moins d'impôts et les privait allègrement de libertés. Si l'érudition -limitée- d'Anseric ne l'avait jamais amené à formuler explicitement cette controverse, son bon sens ne lui avait néanmoins pas épargné quelques réflexions. Il s'était construit ainsi sa pensée, qui piochait sans vergogne tant du côté de l'humilité que de l'orgueil profond. L'homme croyait dur comme fer à son bon sens de la gestion et de la justice, et se targuait de n'avoir rarement eut à faire à des émeutes, et autres jacqueries - ce qui était vrai, du reste. Paradoxalement, il s'estimait bien au dessus de ses ouailles, ceci justifiant donc qu'on les mène à la baguette. Quelque part, il souhaitait le bien à ses brebis pour mieux les tondre.

Anseric secoua une nouvelle fois la main de son hôte avec force. "Je vous entends bien, ami.

"Je ne suis pas mauvais bougre, et soyez en témoins, si d'autres nous rejoignent, ce dont je ne doute pas, il se peut bien que le marquisat vous accepte comme seigneur sans qu'aucun paysan ne soit effleuré. Mais si d'aventure, nous avions à faire à des récalcitrants, nous devrons à grand regret les écarter de notre voie. Je ne dis pas cela par gaieté de cœur, Kerthan, mais quel risque prendrions nous, si nous laissions d'autres, qui sait, bien mal intentionnés, régner sur nos gens ?"

Ragaillardi par le soutient de son interlocuteur, le comte se tourna vers l'assemblée, afin d'afficher cette bonne entente.

"Je ne l'oublierais pas, cette dévotion ; chaque chose se doit d'être récompensée : la fidélité par l'amour, la valeur par l'honneur, et le parjure par la vengeance. Hauts-les-cœurs!"


[vous aurez reconnu cette petite citation du seigneur des anneaux]
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Kerthan Vosker
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MessageSujet: Re: Quand il plut gros comme mon poing.   Dim 6 Mai 2012 - 18:41

Il lui rendit sa poigne vigoureuse, chose rare pour Kerthan. Il hocha la tête a ses paroles qui lui étaient adressées et fit signe a un de ses hommes de s'approcher de lui. Il lui donna l'ordre de faire entendre ce qui avait été décidé a tout ses hommes, ainsi qu'à ceux capable de suivre Kerthan a son commandement. Cela pourrait rassembler au moins 200 soldats qui patrouillaient pour Kerthan, laissant les routes moins sûr pour un temps. Ensuite, venait les volontaires. Cela rajoutait au bas mot bien encore 200 hommes volontaires a le suivre.

L'usage de la force ne l'enchantait guère pour prendre la place de Marquis, mais celui en place était d'un mou a tout épreuve face a ses demandes que s'en était insupportable. L'arrivée d'une telle proposition ferait presque passer Anseric pour un Messie mais ces dernières paroles avaient mit un doute sur Kerthan qui devait rester sur ses gardes.

Il pris a part ses hommes présent dans la salle pour discuter avec eux et leurs exposer les faits.

Messieurs.. Nous allons suivre cet Anseric de la Rochepont pour l'aider a hisser un nouveau marquis.. Il me l'as proposé a moi. J'ai accepté, nous verront bien ce qui en ressort. Nous allons enfin pouvoir redresser la situation du Marquisat et des alentours de Laraus.. De toute façon, nous n'avons rien a y perdre de tenter de renverser un tel pouvoir aussi poussiéreux.

Messieurs, faites passer le mot a vos camarades, nous partons dès que j'en donne l'ordre qui ne saurait tarder vers Sainte Berthilde.
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Hans
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MessageSujet: Re: Quand il plut gros comme mon poing.   Mar 8 Mai 2012 - 11:40

Le comte fit irruption au beau milieu des hommes de Laraus, bien trop à sa joie pour se priver de participer aux réjouissances. "À la bonne heure, à la bonne heure!" s'exclama-t-il, à l'entente des paroles de Kerthan. Si la soudaineté de sa proposition avait pu faire penser à certains qu'elle provenait d'une démarche spontanée, il n'en était rien. Quelques années de déreliction royale et d'absence de marquis avaient insufflé à Anseric l'esprit de rébellion. Aujourd'hui assuré des deux tiers du territoire, l'homme n'avait cessé de ronger son frein, dans l'attente que la providence vinsse placer sur son chemin l'outil de sa réussite. Kerthan était ce moyen là ; et quelque part, l'Ivrey aussi, ayant mis fin à cette satanée paix royale. C'était une voie pavée d'or qui se déroulait sous les pieds du comte, à qui bientôt, si les Cinq étaient favorables, ferait allégeance un jeune marquis. Il serait dès lors une pièce maîtresse de l'échiquier politique, et donc apte à conserver son indépendance (il l'espérait, du moins). Ce souhait tant chéri depuis deux génération de Rochepont prendrait enfin forme. En pour y arriver, il convenait de bien s'y prendre.

Rien n'avait heureusement été laissé au hasard, puisque le mois suivant la mort du Roy, on avait fait lever le ban et les milices dans les terres arétanes et olysséanes. Le matois Haudoin, que nous avions mentionné plus haut, avais pris la route de Kahark afin d'y rallier les osts des monts-corbeaux. Lorsque le moment serait jugé opportun, on passerait ainsi les cols direction Sainte-berthilde, tandis qu'Anseric mènerait son ban vers les réfractaires à l'autorité du nouveau marquis. Avec la force mise en oeuvre et la soudaineté de l'attaque, il y avait fort à parier que bien peu des petits vassaux berthildois oseraient se lever pour défendre... pour défendre quoi, au juste ?

Pressé de mener à bien ses menées, Anseric fit mander son clerc, l'incitant d'écrire sans attendre.

"Allez, note. Envoie à tout vassaux et vavasseur l'expression de mon soutient, ainsi que celui de la baronne mon épouse, envers la personne de Kerthan, de la maison Vokser, pour son accession au trône de Sainte-Berthilde, de par son lignage illustre, et son courage certain. Tu y adjoindras les formules habituelles. Bien."

Comme Anseric quitait Laraus dès le lendemain, les courriers partirent de concert ; le temps heureux fut tant favorable aux coursiers de la malelande, qu'alors qu'il arrivait à Arétria, le comte se surprit à découvrir la première réponse (celle d'un simple chevalier), initiant dès lors un flot de soutiens (ou de contestations, bien entendu).

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Kerthan Vosker
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MessageSujet: Re: Quand il plut gros comme mon poing.   Mar 8 Mai 2012 - 19:52

Même si le comte mit un peu son grain de sel avec la conversation avec son interlocuteur, l’agitation commençait a se propager au reste de la demeure pour finir par s'étendre a la ville. Après tout, le seigneur allait tenter de prendre le Marquis, quoi de mieux ?

Mais il ne manqua pas d'écouter ce qu'il dit a son clerc visiblement. Il allait participer et selon les mots dit par Anseric, il allait "recevoir tout le soutient" qui le suivait. Il permit avec le plus de confort le repos des hommes et du comte en lui même. Mais il fut soulagé une fois qu'ils étaient tous repartis.

Prêter allégeance lui semblait un compromis a débattre envers Anseric, une fois Sainte Berthilde prise. Kerthan n'avait nullement l'intention de ne pas soutenir l'homme qu'il aiderait, mais tout cela demandant réflexion car la décision avait été prise sur le vif du sujet. Kerthan redevenait sceptique et resterais avec sa propre conscience sur son futur et les actes qu'il allait devoir assurer envers Anseric.

Le seigneur de Laraus, décida de faire une fête le lendemain du départ du comte a ses frais pour fêter, soit l'ascension du prochain marquis.. Soit.. autant ne pas en parler. Les festivités battaient trop leurs pleins pour être arrêtées ou perturbées sans acte vraiment important, et tout le monde avait la bonne humeur. On ne pourra jamais autant en profiter, on ne connait pas d'avance le lendemain.
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Quand il plut gros comme mon poing.
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