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 Tendre l'oreille et tordre le cou | Solo

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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Tendre l'oreille et tordre le cou | Solo   Mer 10 Jan 2018 - 17:41

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Printemps - 2e jour de la 1ere ennéade
10e année du XIe Cycle
Lendemain de la visite de Velkyn



Faibles.

Les anciens du Ive Ost étaient faibles.

Et pour la plupart, c'était une condition à laquelle ils n'aspiraient pas en hurlant à la face du monde leur mépris de la hiérarchie. Six ans auparavant, ces hommes et ces femmes étaient pleins de rêves, d'orgueil et de talent. Sur les huit-mille membres de l'ost chargé de surveiller l'Itrhi'Vaan, un millier avait périt lors de son explosion. Puis encore deux milliers dans les guerres de pouvoir qui en découlèrent. Pour des terres de sel et de sable, le sang coula à verse.

Le plus violent affrontement qui avait eu lieu entre despotes remontait à l'an 6. Peu après qu'ils n'aient été convoqués par la Prime Sorcière aujourd'hui disparue et traitée en traîtresse, les quatre bandes les plus puissantes s'étaient entre-dévorées jusqu'à l'implosion. Une sordide histoire de mage ayant refusés la reddition visiblement. On disait que seuls deux des quatre chefs en avaient réchappé et qu'aucun n'était indemne. Les guerriers survivants avaient trouvés refuge en tant que mercenaires, garde du corps, mage d'apparat, despotes de petites parcelles ou même sous-fifre d'autres despotes, morcelant plus encore les seigneuries improvisées autour de Sol'Dorn.

Puis la Matrone était arrivée et avait commencer à presser les despotes comme on broie le raisin pour en faire du moud jusqu'à ce qu'ils se mettent sous sa protection. En l'an huit, les taxes augmentèrent tant et si bien que ceux qui ne prêtaient pas allégeance étaient asphyxiés. La Deuxième Doth'ka trouva sa place dans les intrigues des cultes locaux de Teiweon et d'Uriz. Pendant un temps, une blessure infligée lors d'un revers de fortune affaiblit Phar'roos et l'empêcha de mettre ses plans les plus dramatiques à exécution. Mais peu après, que L'Horloge d'Uriz frappa. La courtaude Matrone voulait utiliser des mercenaires pour éliminer ses ennemis, un par un, en de grandes cérémonies pseudo religieuses. Tout cela s'était retourné contre elle. Un combat avait été décidé entre elle et Waer’jss Hla’zynge, le Capitaine de la Garde au Baed. Et comme si Sol'Dorn se refusait toujours à désigner de réels vainqueurs, les deux avaient été gravement blessés, laissant les coudées franches aux deux cultes principaux. Malheureusement, même eux ne surent s'imposer. Dépouillé de leur Grand Prêtre d'Uriz et vérolée par des querelles intestines entre partisans de Teiweon, la région sombrait de plus en plus dans le chaos et les quelques gradés se goinfraient toujours plus des taxes que ne régulaient plus la Doth'Ka drainant le peu que les despotes suçaient de leurs terres arides sous les coups de leurs concurrents.

Contrairement à celles qui l'avaient précédée, Krish se fichait de Sol'Dorn, du moins pour l'instant. Elle se fichait de Naelis. Elle se fichait de l'Ithri'Vaan. Elle se fichait même du Puy. Pour l'heure, et ça Eshk'Oroth l'avait parfaitement compris, seuls l'intéressaient les Flammes de ceux qui pouvaient encore retrouver le chemin du bercail.

Aussi, c'est chargé d'un sourire revanchard et d'un paquetage alourdit que l'envoyer de Griffe-Argent donna le signal qu'attendait sa monture. Enfin, il franchit les grilles du Palais qu'il avait habité pendant six ans et c'est sans peine qu'il trouva les écuries. Mettant pieds à terre, il déchargea lui même son pression sac de cuir et laissa les esclaves prendre en charge son coursier, notant avec amusement qu'ils portaient tous de discrets tatouages représentant les symboles divins. Il ne s'y attarda pourtant pas, traversant la demeure de son pas allongé. Au détour d'un couloir, la mine de Wik apparue, toujours aussi égale et distante. Cet homme était le plus grand glaçon de sa connaissance...

Il vint lui flanquer une tape dans le dos et lui hurler une joyeuse salutation dans les oreilles, sans grand résultat. Un fin sourire illumina tout de même ce visage froid, preuve ultime de son transport extrême. Fier comme un paon, l'ancien du IV ost s'esquiva dans la direction indiquée pour trouver sa patronne : celle d'un cercle de sable creusé à ciel ouvert par des esclaves acharnés.


" Uriz, jabbuk d'thalack lu'Ilharn Daedhel :;

Uriz, Maître des Guerres et Père des drows,
Kyorl uns'aa 'zil ussta 'liests harl'il'cik wun alust d'ussta buki killian ::
Regarde moi, tandis que mes ennemis s'agenouillent devant ma lame rougie de sang.
Kyorl uns'aa 'zil usstan skrel Dosst kaas wun nind rarr lu'quortek ::
Regarde moi graver Ton nom dans leurs cœur et dans leurs Braises,
Whol Eldaa :: whol thalack :: whol phraktos ::
Pour Elda. Pour la Guerre. Pour les Dieux.
P'wal F'sarn natha Glenn wun Dosst Orthae Hosse :;
Car je suis le soldat de Ta Glorieuse Armée
Lu'Usstan orn doera olt venta'kyorl xuil dosst kaas wun jas d'ussta velve ::
Et j'en deviendrai le général en traçant ton nom à la pointe de l'épée. "

Tel était la prière de l'Exécution, le Kyorl Uns'aa. L'une des préférées des soldats eldéens. Contrairement à la plupart des autres races, les dieux drows n'apportaient pas de protection ou de pouvoir lorsqu'on les suppliaient. Ils observaient. Ils regardaient leurs fils et leurs filles agir jour après jour et les récompensaient ou les punissaient en fonctions des réussites et des échecs qu'ils avaient connus par eux-même. Si un eldéen trébuche sans se relever, ses dieux ouvriront un gouffre à l'endroit de sa chute. S'il gravi les marches jusqu'au sommet, ils mettront le monde à ses pieds.  Ainsi était la croyance drows. Ainsi était la méritocratie la plus extrême de Miradelphia. Celle qui créait les esprits et les talents les plus aiguisés. Celle qui améliorait le monde jour après jour.

Murmurée face à l'ennemi pour attirer le regard d'un dieu sur un combat de valeur, le Kyorl Uns'sa était souvent réduite à son nom. Seuls les plus fanatiques l'articulaient entièrement sans se tromper dans la débauche de feu, de sang et cris et de chair tuméfiée qui ornaient la plupart des luttes. Pourtant, aujourd'hui, la langue agile qui venait de la déclamer sans erreur, bien peu à Thaar l'auraient taxée de fanatique.

Les gens d'Elda auraient sûrement eu un avis bien différent après les remouds qu'avaient causés la naissance d'Elghinn, le petit blafard béni de Natha et la survie de sa mère, une non Prima Sanguis.

Pourtant ni l'un ni l'autre n'aurait été proche de ce qu'en aurait pensé la principale intéressée.

La lame qu'elle tenait ce jour d'une main détendue obligeait son adversaire à lever la tête, tendant sa peau à la limite de la rupture. Posée au creux de sa mâchoire, la pointe jaugeait d'une pression tendre le rythme auquel son sang passait dans sa carotide. Les yeux de lave des deux combattants s'affrontaient sans ciller. Un léger sourire vint flotter sur les traits de la gagnante. Le mental de son adversaire n'avait pas lâché mais l’hémorragie affolait son cœur en un battement aussi rapide qu’erratique. Il avait beau tenir son bras serré contre son torse, la vie ne tarderait pas à le quitter s'il n'abandonnait pas.

A six pas de là gisait la main noire qui avait lâché la seconde arme que la combattante serrait contre sa paume. L'épée était de belle facture et un sang épais coulait le long de son tranchant pour tâcher de sa couleur rubis le sable sur lequel elle reposait.

Soutenant le regard du mutilé, Krish regardait la vie en couler goûte à goûte avec un léger rictus. Pas une fois elle lui fit l'affront de lui demander d'abandonner. Pas une fois l'idée d'abréger ses souffrances ne lui vint a l'esprit. Qu'il se batte contre sa propre lâcheté, ce héraut des combats. Comme elle l'avait fait elle-même face à l'Oeil de Feu. Au seuil de la mort, elle sentait dans ses pupilles dilatées qu'il percevait ce qu'elle avait vue.

Ce ne fut que lorsque la dernière étincelle eut disparue que le fil de l'arme mordit la peau sombre. Le sang suppura paresseusement. Le cœur avait cessé de battre.

Krish murmura quelques mots pour les mannes du défunt et se tourna vers le principal témoins de la scène pour s'apercevoir qu'il était désormais flanqué d'un nouvel arrivant. Le sérieux et le recueillement quittèrent ses traits en l'espace d'un battement de cil, toute tension disparaissant malgré les nombreuses lacérations béantes qui trouaient sa tenue de cuir noire. Elle se força cependant à d'abord aller saluer son maître d'arme, le prêtre d'Uriz qui la suivait depuis les débuts de sa grossesses avant d'esquisser le moindre geste en direction de son messager.

-Je suis désolée que votre protégé n'ait pas été à la hauteur.
-Il s'est battu jusqu'au bout. Même Initié, ils n'avait tout simplement pas ce qu'il fallait pour être ordonné. » balaya l'homme d'un revers de main, son visage ravagé incapable du moindre sourire. « Tu t'es bien battue également. Tu pourras prononcer mon nom à Elda sans que j'en éprouve trop de honte.
-Je dois comprendre que je ne vous reverrez plus avant mon départ.
-Tu dois comprendre que je ne suis plus ton professeur depuis que quelqu'un de bien plus illustre que moi à accepter ce paris.
-Soit. J'aurais peut-être du te laisser celui-ci en vie ?
-Je ne me contente pas de seconde main.
-Serait-ce un trait d'humour ?!

Un regard glacial pour toute réponse, puis l'homme tourna les talons, laissant là le corps mutilé de ce qui avait été un élèves assidu, à défaut d'être prometteur. Sur un signe de tête à l'intention du patient messager, Krish leva une main à l'intention de l'un des esclaves chargé de ratisser le sable.

-Emmenez le et prévenez les Prêtres. Veillez à ce qu'il ait des funérailles décentes.

L'esclave se plia en deux sans un mot, et partit en courant pour rameuter assez de monde pour remplir dignement la tache qui lui avait été confiée sans risquer de perdre un quelconque attribut qu'il aurait préféré gardé sur son anatomie. Pendant que ce petit théâtre se mettait en place, Krish rengaina avec un grognement et passa la lame de l'initié à sa ceinture. Son bras gauche était crispé et légèrement tombant.

-Une épaule déboîtée ?
Remarqua Eshk'Oroth tandis qu'elle venait vers lui.
-Possible.

Il étendit sa grosse main, s'assurant d'un regard qu'elle n'y voyait pas d'inconvénient, et s'empara du coude de la forgeronne. Faisant pivoté le membre selon une rotation précise, un nouveau grognement de douleur vint saluer la remise en place fluide de l'articulation.

-Ust'Kor... » cracha la blesser  tout en tenant son bras contre sa poitrine. « Dit moi que tu as été aussi adroit à Sol'Dorn.
-Adroit je ne sais pas. J'ai joué du cimeterre une ou deux fois en tout cas. Votre message en a fait tiqué plus d'un.
-C'était bien le but. Il faut bien leur décoller la pulpe à ces lourdauds.

D'un mouvement de menton, elle proposa à son sous-capitaine de la suivre dans les dédales de son palais. Si elle ne passait pas les voir, ses deux cher guérisseurs allaient la couver encore plus qu'à leur habitude. Eshk'Oroth ne put s'empêcher de sourire en jaugeant la silhouette qui le précédait d'un pas. Beaucoup de choses avaient changés durant ses deux mois d'absence, mais l'atmosphère du la demeure lui plaisait plus que jamais. Il y avait quelque chose dans l'air. Une activité sous-jacente que seuls quelques élus pouvaient distinguer.  Krish, elle, semblait surtout impatiente d'entendre le compte rendu de sa mission. Ils n'avaient pas fait trois pas qu'elle commençait l'interrogatoire.

- Alors ? Combien ?
-Vous connaissez mon amour pour les décomptes de troupes, mais je dirais que sur les huit milliers de départ, ils ne sont plus que trois-milles dans les Seigneuries. A deux ou trois contingents près.
-Entre deux et quatre-mille, quoi. » le railla-t-elle sans avoir besoin de donner plus d'exemples de sa légendaire précision en tant qu'éclaireur. « et combien pour y penser sérieusement ?
-Quelques centaines. Mais il leur faudra plus qu'un petit discours pour franchir le pas. Des actes. Les manigances de Phar'roos et de l'ancienne Prime Sorcière les ont passablement refroidis. Par contre...

Laissant glisser son sac de cuir le long de son bras, il en confia la sangle à sa patronne avec un large sourire qu'elle lui rendit, enthousiaste. Enthousiasme qui disparut lorsqu'elle l'ouvrit d'un coup sec. Elle le referma prestement et posa une main sur sa bouche.

-Deux mois de voyage. Ça refoule un peu, ouais.

Eu par son propre stratagème. Elle s'attendait à ce que l'odeur soit exécrable mais à ce point... Devant les yeux brillant de moquerie de l'ancien militaire, elle ravala sa honte et rouvrit la poche d'où s’échappait l'exhalaison méphitique. À l'intérieure de la panse noire grouillaient une masse d'un rose grumeleux piqué d’arêtes noires ou blanches dans lesquelles s'ébattait de flasques larves dont la taille aurait fait tourné de l’œil plus d'un médecin. Le détail de cette macération immonde était difficile à déterminé mais une icône de métal noir était encore partiellement visible, une statuette représentant un guerrier flamboyant.

-Combien ? Demanda-t-elle en plissant les yeux.
-trente-trois.
-Seulement...
-trente-trois personnes qui se tranchent une oreille sans hésiter, sur la demande d'un inconnu, pour une chance de prouver devant les dieux qu'ils sont encore prêt à se conduire en Eldéen. Honnêtement c'est plus que ce que j'espérais. Ceux là sont prêt à tout pour sortir du cauchemar dans lequel ils se sont fourrés. Ils seront au rendez-vous. Et puis il y a encore tous ceux qui se sont éparpillés en Ithri'Vaan qui ne pourraient être touchés qu'un par un.
-C'est pas faux... Enfin. Passons. Des cas intéressant ?
-Cinq anciens du C'nros plus dégoûtés par la vie en Ithri'Vaan que par l'exécution de leur ancien leader par la Prime Sorcière. Et deux despotes au parcours un peu particulier. Y'aze, une ancienne cavalière et une sale garce ambitieuse. Elle faisait partie de la première grosse vague de désertion il y a plusieurs décennies. Rakk Zert’ohan les avaient couverts pour ne pas avoir de soucis avec l'Olath Blada.
-ça ne m'étonne pas du personnage. Il n'aurait jamais du accéder au rang d'Obok Senger.
-En tout cas, elle n'était pas gradée et a aussi été la première à faire affaire avec la seconde Doth'ka pour outrepasser les taxes.
-Elle prend des initiatives et s'y tient... Pourquoi a-t-elle sauter sur cette occasion ?
-Son alliance avec la Deuxième Doth'Ka lui ai revenu en pleine gueule lorsque Sol'Dorn est redevenu un merdier chaotique. Cela dit, je ne sais pas exactement pourquoi elle avait autant hâte de se remettre au combat. Tout ce que je peux dire, c'est qu'elle avait la rage.
-Et le deuxième ?
-Gorhur Dan'Hiun. Chef des Lances Noires, l'un des quatre Grands de l'an six. Coléreux et raciste. Il ne supporte pas l'idée de se faire manipuler mais supporte encore moins l'état de l'Ithri'Vaan. Il était l'un des sous officier de Rakk Zert’ohan et a gardé soudé plus de mille soldats pendant les deux ans qui ont suivit la chute du IVe. Si vous voulez mon avis, il voulait surtout prendre l'avantage sur son supérieur mais ça a dérapé, et la rumeur veut qu'il ait encore de la famille à Elda.
-ça c'est du beau monde. » sourit la forgeronne en refermant le sac pour glisser à son épaule valide. « Les opposants ?
-Sans grande influence hors des Seigneuries. Ils sont trop occupés à survivre. Depuis les essaies de la Prime Sorcière, même les grands despotes n'ont plus que deux ou trois-cent déserteurs sous leurs ordres et ils passent leur temps à se faire des crasses ou à guetter les miettes de Sol'Dorn. Aucun de ceux qui sont restés là-bas n'est négociant dans l'âme. Ils jouent selon les règles que d'autres leur imposent et cherchent à s'imposer par la force alors évidement, ça ne leur réussit pas.
-Rappelle-moi de t'envoyer plus souvent en mission tout seul.
-Je dois comprendre que notre arrangement tient toujours ?
-Il tient si tu amènes ça au temple et qu'ils sont bien trente-trois à venir comme promis. » acquiesça-t-elle en lui remettant le chargement dont il avait déjà du s'occuper pendant les deux derniers mois. « Après fait ce que tu veux de ta soirée, tout es pour moi.
-Vous êtes inhabituellement magnanime, Patronne.
-C'est toi qui a été inhabituellement efficace.

Sur cette ultime réplique et le sourire carnassier du  vétéran, la forgeronne disparue dans le laboratoire de ses deux guérisseurs. Un bandage d'immobilisation pour la soirée et elle pourrait retrouver Elghinn. Malgré la douleur sourde de son épaule et ses multiples égratignures, elle ne pouvait s'empêcher de sourire.

L'heure du départ sonnait.

Et les ennéades à venir s'annonçaient fort bien.


_________________

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