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 Au service de Scylla ? [Irène & Aetius]

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Malaurie Mytheiril
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MessageSujet: Au service de Scylla ? [Irène & Aetius]   Mer 27 Juil 2011 - 23:34

Ce matin là était particulièrement brumeux et froid à Bordefente. Le moral des gardes s’en ressentait sur les hauteurs. L’horizon était gris, morose. Seul le chant lugubre des corbeaux venait ajouter à ce triste paysage une atmosphère pesante. Les pierres de Bordefente, privées d’une saine lumière, projetaient sur la cité une ombre malsaine. Silhouette déchirée dominant la ville, la forteresse abritait de sombres complots et une antique histoire. La plèbe préférait ne pas s’en approcher par ce temps. Les chemins y conduisant devenaient soudainement traitres et nombres de fous périssaient d’un faux-pas sur les pavés émoussés.

Le silence était d’or en cette matinée morne et sinistre. Le toussotement d’un garde au casque mal ajusté, un caillou jeté dans le vide par une vigie tiraillée entre l’ennui et le sommeil ; le moral de tous était dans les chausses. Dans les salles des gardes, les hommes fourbissaient machinalement les armes d’hast à la pierre à aiguiser. Le raclement répétitif de la pierre contre l’acier se mêlait au pas lourd des piquiers silencieux tandis que derrière un épais nuage d’herbe à fumer se déroulait une partie de cartes sans argent…et donc…sans intérêt. L’odeur du merdier se déversant depuis les latrines de la caserne embaumait l’air, réchauffant quelque peu les soldats aguerris au repos.

La bannière de Scylla ne flottait pas dans le ciel. Le zéphyr était absent. Bordefente était de glace…

Ce fut la malchance qui mena Malaurie Mytheiril, façonneuse de la famille dudit nom, aux portes de Bordefente par ce matin brumeux. Enveloppée dans une cape grisâtre aux bords salis par la boue, la jeune femme se présenta aux portes de la citadelle munie d’une simple lettre cachetée aux armoiries du seigneur Aetius d’Ivrey. Habillée de vieux vêtements reprisés qui avaient trop vu de chemins et de bourbiers, les bottes pleines des merdereaux de Pharembourg, la jeune femme ressemblait à tout sauf à une façonneuse intimidante…à une mendiante tout au plus…ou pire, à une gueuse vérolée de Merval.

La garde, trop préoccupée à se réchauffer convenablement avec les maigres rayons du soleil, ne fit pas grande difficulté et la laissa pénétrer par le dédale tortueux des couloirs et des cloîtres pour arriver dans la cour. La cour principale était un piège des plus retors que Bordefente pouvait offrir à ses ennemis. Une véritable fosse hérissée de meurtrières. De lourdes portes de bois ferrées protégeaient l’accès au donjon et aux ailes. La pierre, monolithique et froide, n’offrait aucune prise pour l’assaillant, le laissant à la merci de l’œil des archers et des arbalétriers. Coincée au beau milieu de la cour, négligemment observée par deux ou trois gardes faisant une ronde interminable, Malaurie sentit le malaise et le froid l’envahir.

Scylla n’était pas le comté le plus charmant qu’elle ait pu visiter.

La jeune femme porta sa main à sa ceinture et pressa délicatement l’une des ambres accrochées. Une douce chaleur se répandit dans son corps par le biais de son pouce et de son index tandis que la gemme se vidait lentement de sa magie. La façonneuse referma le pan de son manteau et fixa les différentes meurtrières. Personne ne semblait l’attendre. Elle prit la peine de relire la lettre du seigneur de Scylla adressée à Séluné Mytheiril.
« Maudite sois-tu Séluné…m’envoyer faire le boulot à ta place…tu as bien de la chance que le jeu en vaille la chandelle…pensa-t-elle furieuse."


La façonneuse espéra en son fort intérieur que le seigneur de Scylla n’était pas de ces seigneurs pédants et insipides. Travailler pour des nobles, soit, mais pourvu que celui-ci soit à la hauteur de ses ambitions. Séluné ne voulait pas s’en occuper elle-même, Malaurie récupèrerait toute la récompense, comme convenu…En espérant que ce ne soit pas encore une des manigances de sa sœur…

Elle replia rapidement la lettre. Une femme se dirigeait vers elle depuis une porte dérobée. D’instinct, la façonneuse plaça sa main sur l’un de ses sceptres. Un réflexe peut être un peu trop osé, mais la façonneuse préférait se méfier. Elle n’était pas chez elle et ce n’était pas elle qui avait été appelée par Scylla.
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Irène Aurst
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MessageSujet: Re: Au service de Scylla ? [Irène & Aetius]   Ven 29 Juil 2011 - 23:55

Cela faisait à peine trois jours que l'on clamaient partout l'entrée en guerre, et Irène arborait déjà deux magnifiques cernes bleuâtres sous les yeux. Il avait résulté de cette annonce une agitation générale qui n'avait épargné personne ; la jeune couturière avait été réquisitionnée pour aider, partout où l'on pouvait avoir besoin d'elle. Et quand on la laissait enfin retourner dans sa chambre, elle s'écroulait sur son lit sans même prendre la peine de se déshabiller, et profiter de ses quelques deux ou trois heures de répit pour dormir. Comment, dans ses conditions, aurait-elle pu suivre son plan originel ?

Irène replia ses bras sous sa gonelle - le vêtement le plus chaud qu'elle possédait. Elle grelottait malgré elle, victime de l'air glaciale qui s'était infiltré en trop peu de temps sous les plis de sa robe et caressait sa peau à chacun de ses mouvements. Quand la famille Aurst été revenu d'Erac, il avait fallu tout recommencer. Le tissu était rapidement venu à manquer, et à vrai dire, prévoir pour l'hiver n'était pas une priorité absolue pour que l'on dépense de l'argent là dedans. Irène pensait qu'elle aurait le temps, une fois au château, pour se coudre quelques tenues pour lutter contre l'hiver. Douce illusion. Elle avait essayé, bien sûr, à la lumière d'une bougie, après son service. Au bout d'un ou deux points, ses paupières se faisaient lourdes et elle commençait à somnoler. Consciente du danger que représentait une chandelle allumée, elle finissait toujours par renoncer et dormir. Du temps gaspillé, selon elle, car elle dormait mal, seule sur la paillasse humide. Mais qu'y pouvait-elle ? Son corps réclamait son du.

Scylla jouissant d'un climat méditerranéen, les hivers n'étaient d'ordinaire pas si terrible. Était-ce la fatigue ? Ou un temps plus rude ? Elle avait beau bouger, aider, courir en tout sens... Rien à faire. Son corps refusait de se réchauffer. Alors, quand une servante lui demanda d'aller chercher de l'eau au puits, Irène ne put réprimer un gémissement d'agonie. Ce n'était pas exactement la définition de la "vie de château" qu'on lui avait donné. Les murs épais coupaient certes du froid, mais une fois éloigné à plus d'un ou deux mètres du feu, il semblait presque à Irène être dehors. A contre cœur, mais exécutant les ordres, elle emprunta une petite porte dérobée.

Il y avait quelqu'un, là, debout au milieu de la cour. Que voulait-t-il - ou elle, elle ne voyait pas bien ? Pourquoi ne rentrait-il pas à l'intérieur pour se mettre au chaud ? Irène ne put réprimer un accès de gentillesse - ou de curiosité - et s'approcha d'un pas rapide vers l'inconnu.

« Bonjour, vous... Vous ne voulez pas vous mettre à l’abri ? »

Qui elle était, ce qu'elle voulait... Ce n'était pas vraiment ses affaires. Et il faisait trop froid pour s'attarder sur ce genre de détails.
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Malaurie Mytheiril
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MessageSujet: Re: Au service de Scylla ? [Irène & Aetius]   Lun 1 Aoû 2011 - 17:14

Malaurie considéra un instant la personne qui se tenait devant elle. Une servante de Bordefente certainement. Elle n’avait pas le charisme d’une dame de compagnie et encore moins celle d’une châtelaine, bien qu’ayant la mise d’une demoiselle de cour. La façonneuse examina son interlocutrice de pied en cape, n’épargnant aucun détail dans son analyse. En seulement quelques secondes, elle avait en tête une bonne image de cette jeune fille.
Elle sortit la lettre cachetée au nom du comte de Scylla et montra le cachet descellé à la supposée servante. Le cachet de Scylla, bien que brisé, était encore aisément reconnaissable.

« J’ai audience avec le comte de Scylla. Pouvez-vous me conduire auprès de lui ? »


Une brise glaciale siffla entre les meurtrières. Elle rangea rapidement la lettre et suivit d’un pas pressé son escorte. Rapidement sous les arcades puis finalement dans un hall à l’atmosphère tiède où d’épaisses tentures retenaient le peu de chaleur de la forteresse. Elle posa son regard sur les fresques à moitié effacées situées sur un pan de mur aux pierres nues. D’épiques batailles étaient narrées dans ces gravures agrémentées de pigments colorés et donnaient à cette salle une atmosphère antique.

Une seule table se tenait dans ce hall, ainsi que quatre chaises de bois de chêne, grossièrement sculptées. Deux sentinelles mollassonnes s’appuyaient nonchalamment sur leurs piques, essayant vainement de lutter contre le sommeil. L’une d’entre elles ronfla pendant quelques secondes, avant de se réveiller en sursaut.

« Le comte est-il présent à Bordefente ? J’ai fait un long voyage depuis l’Est pour venir jusqu’ici…j’espère ne pas avoir à attendre trop longtemps… »


La magicienne s’avança et prit place sur l’une des chaises. Elle tira de son havresac noir une simple pomme verte et croqua à pleines dents dedans. Le jus sucré du fruit défendu redonna un peu de vigueur à la façonneuse fatiguée. Elle en tira rapidement une autre de son sac et la tendit à la servante.

« Vous en voulez une ? Oh pardon…j’oubliais les présentations…Je m’appelle Malaurie.»


Elle croqua à nouveau dans sa pomme et replongea son attention sur la servante. Malaurie enviait les vêtements propres de la jeune femme. Elle avait traversé la moitié des contrées humaines sans prendre le temps d’apporter autre chose que quelques affaires de rechange dans son havresac.

La façonneuse se mit à maudire sa sorcière de sœur pour des générations. Si le seigneur d’Aetius était capable de se payer les services de sa sœur, c’était certainement une importante demande. Séluné n’accordait pratiquement jamais son temps à des broutilles. D’importants évènements devaient se tramer pour qu’elle décide d’envoyer l’une de ses sœurs faire le boulot à sa place. En effet, Séluné détestait prendre directement part aux évènements.
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Irène Aurst
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MessageSujet: Re: Au service de Scylla ? [Irène & Aetius]   Dim 7 Aoû 2011 - 14:31

Le regard appuyé de l'inconnue mis Irène étrangement mal à l'aise. Un éclat d'angoisse et d'incertitude apparu dans ses yeux alors que ses mains se joignaient et se crispaient l'une à l'autre. Les quelques mots de l'étrangère sonnèrent comme un couperet. Une invitée du Comte... Une invitée du Comte ! L'éclat d'angoisse se transforma l'espace d'un instant en un éclair de panique et la couturière s'inclina en une révérence maladroite tout en prononçant un flot constant d'excuses pratiquement inaudibles tant la voix était tremblante et le débit de parole élevé. Finalement, elle pris son courage à deux mains et entreprit de guider l'invitée jusqu'à l'intérieur, reportant la tâche qui l'avait poussé dehors à plus tard.

Irène ne savait trop quoi penser. Généralement, les invités du seigneur d'Ivrey n'arrivaient pas si tôt le matin, et il y avait toujours quelqu'un pour les accueillir, guider, servir. Cette situation n'était peut-être pas surprenante, toutes les conventions avaient été bouleversées par la guerre en approche, mais la jeune servante ne savait pas comment se comporter avec son hôte, que dire ? Que faire ? Où aller ? Puis, au vu de sa tenue, elle ne ressemblait pas vraiment à une noble ou quoi que ce soit d'approchant. Mais il y avait cette lettre, elle devait donc être importante... Alors qu'elles passaient devant deux gardes somnolant, la voix de la voyageuse s'éleva une nouvelle fois, pour savoir si le Comte était présent.

« Le comte est présent. Silence. Devait-elle y mener l'hôte immédiatement ? Il était encore très tôt et elle craignait de le déranger. Mais.. Il est tôt. Peut-être serait-il mieux d'attendre un peu ? Si vous... n'y voyez pas d'inconvénient, bien sûr... »

Et tout cela en espérant du plus profond de son coeur que quelqu'un ayant déjà accompli ce genre de tâche se charge de la jeune femme, ou lui dise que faire. Ses pieds les menèrent jusqu'à un hall au mobilier rustique, mais qui sembla convenir à la voyageuse car cette dernière pris place sur une chaise. Elle sorti de son sac une pomme, puis une seconde qu'elle proposa à Irène, faisant fi des convenances. La couturière fut encore un peu plus décontenancée, ne devait-il y avoir aucune familiarité entre les serviteurs et les invités ? La jeune femme s'appelait Malaurie. Irène s'approcha et pris la pomme, la faisant rouler entre ses doigts. Refuser son présent aurait été offensant, n'est-ce pas ?

« Hum... Je... Merci. Je m'appelle... Irène. Irène Aurst. Je suis... couturière au service du seigneur d'Ivrey, depuis peu. »

Irène pris une chaise à son tour et croqua dans la pomme juteuse et sucrée. Ce bref échange l'avait quelque peu rasséréné et elle était bien moins effrayée par... Malaurie, désormais. Elle se permit même un coup d'oeil furtif pour la détailler. Des cheveux courts et bruns entourait un joli visage et... Deux yeux de couleurs différentes ? L'un était or et l'autre violet. Etrange. Son corps était bien proportionné, mais caché par une tenue de voyage visiblement sale et dans un état discutable. La couturière hésita, puis...

« Si vous le souhaitez... Peut-être que mes collègues et moi pouvons... vous trouver... une tenue plus... enfin, pour votre visite chez le Comte ? »

Les mots étaient maladroits, mais l'intention était bonne.
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Malaurie Mytheiril
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MessageSujet: Re: Au service de Scylla ? [Irène & Aetius]   Dim 7 Aoû 2011 - 18:34

« Irène donc…Soit ! »

Malaurie croisa les jambes et croqua une dernière bouchée de son précieux aliment. Satisfaite, elle posa le trognon sur la table et s’essuya rapidement les mains dans un mouchoir de tissu. Rien ne valait une bonne pomme pour reprendre des forces. La magicienne ne savait pas trop comment se comporter en ce lieu, elle ne connaissait absolument pas les us et coutumes des Scylléens. Aussi préférait-elle ne pas paraître trop décontenancée par la situation.

Elle attrapa dans l’une de ses bourses pendant à sa ceinture une pierre d’ambre taillée en disque et se mit à jouer machinalement avec. Patienter…la voie la plus facile vers l’ennui. Bordefente et ce temps morne lui minaient déjà le moral. Le Seigneur de Scylla devait être quelqu’un de sinistre pour vouloir vivre ici. A moins que ce ne soit une demeure temporaire. La forteresse semblait bien gardée et prête à se défendre contre une attaque, si on omettait volontairement la somnolence de la garde.

Un pincement de lèvres. Quelque chose la gênait dans tout ceci…un mauvais pressentiment concernant la suite des évènements. Son intuition ne la trompait que rarement. Elle était prise dans une histoire dont elle ne comprenait pas tous les tenants et les aboutissants.

La jeune Irène lui révéla alors qu’elle était la couturière du seigneur de Scylla. Malaurie fut étonnée de voir qu’une aussi jeune fille puisse être la couturière personnelle d’un comte. Si tel était le cas, elle devait être particulièrement douée. Malaurie regarda attentivement les mains de la jeune Irène Aurst. Ces dernières étaient particulièrement fines et semblaient habituées aux travaux d’une extrême précision. Malaurie ne douta pas un seul instant des compétences d’Irène ni de la véracité de ses propos. Ses doigts parlaient pour elle, le corps humain était une histoire à lui tout seul.

C’est alors qu’Irène lui proposa de lui trouver une nouvelle tenue. Malaurie ne comprit pas tout de suite ce qu’Irène lui demandait. C’est alors qu’elle se rendit compte que ses vêtements de voyage étaient particulièrement salis par la poussière et la boue scylléenne. Elle n’avait pas pris note du fait qu’elle allait rencontrer un noble et non un paysan. Il lui fallait représenter le pouvoir de sa famille et non passer pour une vulgaire saltimbanque engagée pour quelques artifices pyrotechniques.

« Et bien, j’avoue que je n’avais pas prévu de me retrouver si loin de chez moi sans tenue adéquate pour me présenter au comte…Je serai d’accord pour que vous voir l’étendue de vos talents mademoiselle Aurst… Je vous suis donc… »


Malaurie se leva d’un bon et rangea la chaise. Elle emboita le pas à Irène et la suivit dans le dédale des couloirs. La façonneuse était particulièrement sale et crasseuse. Un bon bain et des vêtements propres lui feraient le plus grand bien.
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