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 Une faveur pour tourner la page. [Blanche]

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Arthur
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MessageSujet: Une faveur pour tourner la page. [Blanche]   Ven 30 Oct 2015 - 15:48

Combien de temps le séparait de son prochain départ de cette Péninsule qu'il peinait à reconnaître et dont le destin, de toute manière, semblait le vouer à la quitter… Il était revenu après avoir fini par admettre à contrecœur la perte de sa compagne avec la volonté d'y refaire sa vie, mais un œuf de dragon plus tard, le voila convaincu de la nécessité de la quitter à nouveau, pour son bien autant que celui de l'être à venir… Toute la question était de savoir pour quand cela serait, en attendant, il avait des choses à faire.
Il avait évoqué le sujet, espéré le soutien de la Gardienne pour cette histoire, mais dans la mesure du possible, il tenait à éviter de l'y impliquer, elle ou son époux, pour une chose finalement insignifiante et personnelle, aussi, après être parvenu à Beltrod et s'être offert un repos mérité dans les environs, il s'était mit à se renseigner, il lui fallait rencontre la Dame d'Hautval, assurément l'une des plus à même de réaliser son souhait… Encore devait-il réussir à la convaincre, et c'était là une tâche délicate qui s’annonçait.

Il finit par apprendre sa présence à Diantra, en vue de négociations pour la paix et l'organisation de la nouvelle couronne, quelque chose de cet acabit, auxquelles il n'offrit probablement pas le crédit qu'elles méritaient, mais que voulez-vous, il avait fait le choix, dans la mesure du possible, de se désintéresser de ces choses, de ce monde duquel il était issue… Il s'appliquait probablement trop à concrétiser cette décision.
Il prépara ses quelques affaires, n'oublia pas de faire parvenir un message à la Gardienne, à Beltrod, pour l'avertir de ses intentions, qu'elle ne s'inquiète pas de son éventuel absence, et se mit en route vers la capitale qu'il avait quitté voila plusieurs années… Lorsqu'il l'avait quitté, il était encore le fringuant et charmant courtisan qui avait évolué dans la Cour du Roi plus d'une décennie, quoique légèrement entamé par ses blessures pendant le Soulèvement des Barons et le Tournoi Royal, et c'est bien plus sauvage qu'il revenait.

Après avoir trouvé l’hôtel privé de la famille d'Ancenis, il fit le tour des rues alentours afin d'y trouver une adresse où il pourrait trouver une chambre en attendant, et celle qu'il trouva avait un nom tout indiqué… Certes, on pourrait y voir une malice, une ironie malsaine, mais au moins, aussi proche, il s'assurait qu'on le retrouve. Cela fait, ses affaires posées, il se rendit à la fameuse demeure privée et délivra son message.


Citation :
A l'attention de Blanche d'Hautval,

Je sollicite de votre part une entrevue privée afin de vous soumettre une question, et j'espère et vous serais gré, au moins pour me permettre de m'exprimer, d'oublier les éventuels griefs et différends que votre famille a à mon égard.

Que vous accédiez à ma demande ou la rejettiez, j'occupe une chambre à la Taverne du Borgne.

Bien à vous, et en espérant vous voir très vite,

Arthur de Melasinir.


Inutile d'en faire plus, et au vue de la période trouble que semblait connaître la région, il valait mieux ne rien dire que hasarder à lui conférer un titre. Il saurait comment la considérer lorsqu'on l'introduirait devant elle.
Le même jour, il prit un bain, rasa complètement la barbe dont il n'avait pas pu ou voulu s'occuper depuis qu'il avait entamé son escapade dans les Monts Corbeaux avec la Gardienne, et fit un tour du côté des marchés afin de s'offrir une tenue aussi présentable que possible, sans avoir à dépenser une fortune, et bien que la coupe ou le tissu ne soit pas aussi riche qu'à l'époque, il opta pour… et sans ironie encore, une tenue olive qu'il se plaisait à porter autrefois, il investit également dans un baudrier de cuir neuf, de nouvelles bottes… Avec cela, il serait paré.

De retour à son auberge, ses derniers achats et un bol de fruits fraîchement demandé, il retrouva son compagnon reptilien, roulé en boule… Il valait mieux, dans une certaine mesure, ne pas trop attirer l'attention.

Mais la prochaine fois, je t'accompagne !

Oh, peu importe… Gérer le dräke à cette entrevue serait le moindre de ses soucis, et il ne pouvait pas obliger, ni ne souhaitait d'ailleurs, le reptile à rester enfermer, ça n'était pas bon pour sa tête.

« Bien… Voyons ce que décide la Dame d'Hautval… Au besoin, on doit être prêt pour un départ précipité, après tout, la dernière fois que j'ai approché d'une Chouette d'Argent, je me suis presque retrouvé dans une cellule. »

Et ça, ça n'était en rien un souvenir plaisant.
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Une faveur pour tourner la page. [Blanche]   Sam 2 Avr 2016 - 15:32


Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle prit connaissance du rédacteur de cette missive. Attablée à son bureau, elle relisait ses quelques lignes sur ce parchemin autrefois roulé. Les pupilles se transcrivirent en deux minces fentes alors que les traits se rehaussaient d’une grimace de mépris. Elle lâcha finalement le parchemin et ses quelques doigts s’imprimèrent contre son facies. Le bras pendant, elle fixait le plafond et se renvoyait en exil lors de la prise de pouvoir de cet Homme qui devint Baron. Cet homme qui avait usurpé le titre de sa famille. Cet homme qui l’avait obligé à se cacher. Cet homme qui avait inspiré la crainte. Le regard perdu, troublé, … Blanche se ressaisit et éclata d’un rire presque dément. Odeline observait sa scène dans une moue partagée entre la curiosité et l’excitation.


« Ma mie, j’ai une tâche pour toi. Pour tes talents. »

La lieutenante se détacha du mur d’un coup de rein bien placé et s’approcha de Blanche pour glisser sa main contre le bureau et se pencher vers sa maîtresse, toute attentive.


« Je ne sais pas si tu connais toute l’histoire de la Baronnie d’Ancenis mais… Il y’a un homme, Arthur de Melasinir qui entraîna la destitution de ma famille du trône baronnial avant qu’on ne le renverse à nouveau après la mort du Feu roi Trystan. Il faut que tu le retrouves. Il doit trainer dans le coin. Je compte sur ta discrétion. Une fois que tu l’auras trouvé. Nous lui rendrons une petite visite… de courtoisie. Demande à Hermann »

Sur ces mots, la Lieutenante se redressa et d’un salut militaire se retira pour préparer l’entrevue à venir. Lors des prochains jours, Odeline troqua son armure de plate noire pour des habits du tout-venant afin d’entamer les repérages en compagnie d’un maitre-espion. Les us des arcanes de l’illusion facilitèrent la traque et Arthur ne dut pas se rendre compte qu’il était épié. Après c’était sans doute ce qu’il désirait aussi. Au bout de deux jours, les informations étaient réunies et furent communiquées à Blanche qui hésita sur les manières de se présenter.

Alors que la nuit était tombée sur Diantra que l’ancien baron devait dormir à point fermé. Dehors, quelques protagonistes oscillaient tel des insectes entre les ruelles sinueuses. Le pauvre avait acheté de nouveau habit pour rien… enfin dans un premier temps. Un groupe de cinq personnes avaient fait irruption dans l’auberge et après avoir allongé quelques piécettes au tenancier pour son silence. La troupe était montée à l’étage.  D’un jeu de crochetage, la porte de la chambre d’Arthur fut ouverte et la compagnie fit irruption dans la pièce qu’ils verrouillèrent. Un homme en cape noire, armée, sécurisa la sortie de la fenêtre alors que deux autres s’approchaient du lit. Quelques filaments d’air se concentrèrent autours des membres d’Arthur pour le pieger de ces liens artificiels.


« Alors… Comment on se retrouve. Cela fait longtemps. »

L’Aéromancienne chassait de sa main libre sa capuche découvrant le minois de Blanche. Elle souriait sournoisement, le visage éclairé par les éclats lunaires transparaissant par la fenêtre.
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Arthur
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MessageSujet: Re: Une faveur pour tourner la page. [Blanche]   Sam 2 Avr 2016 - 16:25

« Vous avez pris le temps… »

Ce sont les premiers mots qui vinrent avec tout ce cinéma. Il les regretterait, c’était une possibilité, mais elle le voulait effrayé, peut-être, il allait, sur ce point, la décevoir. Mais tout de même, c’était la vérité ! Il avait donné l’endroit où il avait pris une chambre et ils leur avaient fallu deux jours pour débarquer ?
Mais pour l’heure, il rassemblait ses pensées, pour faire l’état des lieux de sa situation, et prendre le temps de se réveiller. Il avait demandé une entrevue mais tout de même, il y avait des valeurs qui se perdaient ! Les manières absentes et une rancune tenace font un amer mélange et tout ceci ne l’arrangeait guère. Il était conscient des risques, mais c’était à se demander si ça valait vraiment le coup, là, maintenant.

Enfin, il ferma les yeux, gardant son calme. Il avait besoin d’être lucide et concentré pour ce qui suivrait. Et un détail ne lui avait pas échappé… Ces humains. Ces pensées se tournèrent vers son compagnon à écailles qui, dans le désordre causé par ces intrus s’était réfugié à l’abri des regards. Un atout éventuel dans une telle situation.
Mais il revint à la principale intervenante de ce cirque… L’actuelle baronne d’Hautval et d’une foule d’autres choses par son époux auquel il n’accordait aucune importance. C’était d’elle que découlait tout ce mépris qui empêchait les choses d’être faites en bonne intelligence.

« Pas assez semble-t-il. » En levant légèrement les mains liées par magie. « J’espérais moins d’hostilité, et je regretterais de devoir en faire usage moi-même. » Oui, oui, il n’excluait pas l’idée d’y avoir recours. Tout du moins, c’est ce qu’il préférait afficher. Un adversaire trop sûr de lui commet des erreurs… Et si elle croyait que ses liens magiques suffisaient… Dans la magie, tout est affaire de concentration, et il avait une carte pour faire sauter cette dernière.

« Vous n’êtes pas venue pour discuter, alors dites-moi ce que vous espériez trouver en répondant à ma demande de la sorte, qu’on en finisse au plus vite. » Il en faisait peut-être trop, non ? Mais le petit jeu de la baronne ne l’intéressait pas, pas dans ces conditions, alors autant provoquer la suite des événements, et tirer parti de ce qu’une précipitation peut créer.
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Une faveur pour tourner la page. [Blanche]   Jeu 7 Avr 2016 - 12:06


En effet, ils l’avaient pris mais à la demande de Blanche, ils avaient voulu observer. Était-il accompagné ? D’anciens compagnons veillaient-ils à sa protection ? Avait-il engagé quelconque personne pour l’épauler ? Apparemment rien de cela. Il était seul à l’exception de cet animal. Seul et esseulé, ayant perdu sa femme, semble-t-il. C’était tout de même triste. Ah mais totalement, les valeurs étaient perdues mais pouvait-il vraiment y prétendre, vu son cas ? Blanche approcha alors que ses doigts continuaient de parsemer le vide dans une tendre mélodie sourde. C’était la manière dont elle composait. C’était semble-t-il un de ses catalyseurs, ce mouvement intempestif de ses phalanges. La brise se mua et évolua soulevant lentement les draps pour découvrir celui-qui-fut-Baron.

« Cherchez-le »


Fut un premier ordre et le pisteur de la troupe ainsi qu’Odeline avaient plus de chance de trouver le reptile sans doute en raison de leurs capacités inhérentes. Les billes rappelant l’océan tempétueux d’Eris revint alors se poser sur l’homme.

« Pourquoi êtes-vous si… incisif ? Je vais vous expliquer une chose. Je suis une femme. Noble qui plus est alors si je peux me distraire par quelques jeux « d’homme », pourquoi pas ? Ma vie n’est pas franchement trépidante bien que j’apprécie administrer mes terres. Cela est intéressant, vive aux côtés son peuple, recevoir leur respect après moult années. Ça, c’est le côté positif et agréable de mon rang. A côté de ça… Il y’a… le reste ».


Ses lèvres s’ourlèrent d’une petite grimace. Ses doigts finirent leur ballet aérien et Arthur se retrouvait libre de tout mouvement. Elle vint même jusqu’à poser séant sur sa couche pour reprendre.

« Donc si par moment, je peux m’offrir le luxe de quelques ‘’descentes ‘’ quelle qu’elles soient en compagnie de mes hommes, pourquoi pas ? »


Elle se pencha alors vers lui et on offrait une expression béate d’une femme excitée par l’action.

« Mes hommes n’ont pas mon rang mais vous ne trouvez pas que leur vie est extraordinaire, exceptionnelle ?!! Des missions d’espionnage ! Des infiltrations ! Des combats ! Ahhhhhh, ça c’est une vie qui n’est pas ennuyeuse. Je n’ai pas ma place au front. Et je dois passer mon temps à traiter avec des gens qui ne m’aiment pas forcément, des goinfres qui veulent toujours plus de pouvoir… Soit dit en passant, je ne tolérerais pas de remarques quant à mon mari, vous savez une personne le manipule, voilà pourquoi ses actes sont ce qu’ils sont… Enfin bref… où j’en étais ? »


« Votre Excellence, il est là »


Le minois de la Dame se redressa vers Clyde avec émerveillement.

« Ou est-il ? »


Le Pisteur eut un mouvement de menton en direction d’Arthur alors qu’il croisait machinalement les bras. Elle aurait plutôt espéré qu’on attrape le drake par la queue et qu’on lui amène sur un petit plateau mais bon, il fallait à la fois respecter l’animal ainsi que son maitre.

« Je peux le voir ? » Marquant quelques secondes de silence, ses yeux roulèrent dans ses orbites comme exaspérée par l’impatience. « Et après ça, nous pourrons vous laisser vous rhabiller, emmener vos affaires dans mon hôtel, vous offrir le gîte et le couvert et enfin vous recevoir dans la bonne et due forme. »


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Arthur
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MessageSujet: Re: Une faveur pour tourner la page. [Blanche]   Jeu 7 Avr 2016 - 16:26

Il aurait encore préféré une bonne vieille histoire de rancune usée par les ans, dont la véracité et les racines avaient à ce point pourries que la vérité sur laquelle elle reposait était ou oublié, ou déformé… Mais ce qu’elle lui racontait… Elle s’ennuyait dans son train-train quotidien… Elle s’ennuyait, et il avait eu le malheur de choisir ce moment pour vouloir traiter une question finalement dérisoire à ce moment-là. Autant dire qu’il n’allait même pas aborder le sujet qu’il comptait voir avec elle… Un être qui se soucie si peu de l’existence des autres, au point de leurs nuire pour combler un vide ne peut saisir qu’on prenne des risques pour remercier un ancien serviteur, ou pour offrir une sépulture vide à une épouse décédée.
Restait à supporter la compagnie de la baronne jusqu’à ce qu’elle s’ennuie et daigne le laisser reprendre son petit bonhomme de chemin loin de Diantra, loin d’Ancenis et de toutes ces histoires.

« Vous croyez que je vais me montrer plus compréhensif et vous excusez parce que vous êtes une foutue bonne femme que son mari est incapable de combler au lit, et qui s’ennuie dans ses draps de soie, tant et si bien qu’elle s’évade la nuit pour venir enfoncer des portes et secouer de pauvres types pendant leur sommeil ? »

Il ne pouvait pas simplement rester à dire oui-oui, à hocher de la tête en attendant que ça passe… Ce raisonnement l’agaçait, cette idée qu’on puisse pourrir l’existence simplement pour combler un vide et tromper l’ennui, c’était tout bonnement insupportable, encore plus lorsqu’on était celui qui le subissait. Et elle pouvait bien mal réagir, ça ne changerait rien.

Mais son attention fut un instant détourné par le « pisteur » qui venait de trouver son compagnon à écaille. Et il se permit un petit commentaire, à l’adresse du chien renifleur et de sa maîtresse.

« Je ne peux que recommander à votre homme de le laisser tranquille… Sans quoi je ne garantirais pas qu’il y préserve ses yeux, son esprit, et vous le vôtre. »

La menace était des plus sérieuses, et elle fut accompagnée d’un appuie conséquent, puisque le dräke s’immisça à l’orée de l’esprit de la baronne, y glissant l’évocation d’un danger et un encouragement à déguerpir, dans sa forme la plus élémentaire et simple, si bien que même elle en comprendrait la signification autant que la provenance.
Il était entendu, évidemment, entre les deux compagnons qu’il n’était pas question de réduire à l’état de légumes les êtres présents, à supposer qu’il en soit capable, mais il fallait exploiter l’ignorance, mais pour ce qui est des griffures… Le téméraire qui tenterait d’attraper le reptile en souffrirait assurément… Et le chevalier était attentif à la moindre inattention pour changer la situation.

« Je vais vous suivre, mais vous allez commencer par sortir de là. » Cela le peinait déjà suffisamment de devoir finalement satisfaire les lubies d’une noble qui s’ennuie dans son oisiveté ordinaire et qui ne trouve d’autres occupations qu’ennuyer un monde qui n’en voulait pas tant, il n’allait pas en plus subir ses autres caprices.
« Et vous ne verrez mon compagnon que lorsqu’il acceptera de se montrer, et sous pression, il est peu coopératif et totalement insensible aux caprices et aux ordres d’une noble. Donc dehors, et on vous rejoint. »

Il était trop agressif ? Ses mots trahissaient lourdement le fait que toute cette situation l’embêtait, pour rester poli, au plus haut point ? Eh bien, ma foi, on ne récolte que ce que l’on sème, et il n’allait pas se comporter comme un bon petit chien docile et obéissant, si elle mouillait à cette idée, elle allait s’ennuyer aussi fermement que dans le lit conjugal.
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Une faveur pour tourner la page. [Blanche]   Mer 13 Avr 2016 - 17:20


A savoir de qui fut le plus chiant des deux : entre un ex-baron braqué et arrêté sur des idées stéréotypées sans même connaitre la personne qui lui faisait face et une baronne qui avait tendance à s’emmurer lorsqu’on se montrait un peu trop agressif avec elle alors qu’elle n’y voyait rien de mal. L’Obsidienne accusa sans broncher les foudres du parvenu. Ce flot de paroles injuriant son nom avait le don d’échauffer ses hommes et plus encore Odeline qui était à deux doigts de lui sauter à la gorge pour l’éviscérer comme un simple porc. Un mouvement de sa main à plat les fit se tenir à carreau. Blanche ressentait presque de la pitié pour cet homme, seul, acariâtre, avec des idées arrêtées sur la noblesse. Elle se rendit compte que sa vie n’était pas si horrible que cela. En fait, c’était juste deux destinées différentes et chacun avait ses propres problèmes. Pour l’un, une petite plainte pouvait être le plus grand des fardeaux, quant à l’autre, il pouvait considérer celle-ci dérisoire. Ils étaient juste différents. Rien de plus.
Clyde n’avait pas l’intention de capturer le drake. En tant que rodeur et chasseur, il connaissait un peu près toute la faune qui peuplait miradelphia et savait que si les drake étaient pour la plupart inoffensifs, certains pouvaient être un peu plus dangereux. Donc comme à chaque fois, il jaugeait la puissance de l’animal afin d’aviser d’une tactique pour le traquer, capturer.  Blanche ne connaissait évidemment rien de tout ça. Elle jeta un coup d’œil à son gardien qui s’était contenté de repérer l’animal sans tenter d’y toucher. Le gout amer et douloureux de quelques souvenirs passés revenaient plier l’esprit de Blanche, cette peur de mourir et de laisser là, seuls, ses enfants, son peuple, sa famille, ceux qui comptaient sur elle la prit aux trippes. Son corps fut ébranlé par un tremblement alors qu’elle poussa un petit couinement en se redressant pour se jeter dans les bras de sa Lieutenante, cocon tout à fait rassurant pour elle. Les yeux d’Odeline dardaient Arthur avec haine et mépris.


« Qu’est-ce que tu lui as fait, chien ! »

Ben oui, parce que à ce qu’ils sachent, Blanche n’était pas encore devenue folle et de passer d’un état un peu excité par l’aventure à celui d’une peur se basant sur les instincts primaires étaient tout sauf normal. Le Chasseur intervint donc.

« Ce n’est pas lui, c’est son compagnon. Ils doivent être en contact. »

La lieutenante fut encore de plus mauvaise humeur. En fait, elle aurait préféré l’écorcher et le pendre par la peau de ses couilles. Elle cracha au sol en fixant droit dans les yeux le chevalier errant. Ses pupilles commencèrent à se dilater lentement mais la voix de Clyde l’interrompit dans un soupir.

« Ça sert à rien d’user de tes talents, cela va empirer les choses. Faisons comme il dit. De toute façon, ces gens-là nous méprisent quoiqu’on fasse. La rancœur a pourri leur cœur. Essaye plutôt de calmer, Blanche. »

Clyde se gratta l’arrière de la tête, embêté par la situation avant de tourner les talons et d’un geste d'emmener le reste de la troupe. Odeline confia un instant la Baronne toujours aussi perturbée à un des gardes et ensemble, ils quittèrent la pièce pour sortir tout simplement de l’auberge. La dernière à sortir était la Femme-sauvage qui s’arrêta sur le pas de la porte.

« Sale porc ! Ne t’avise plus de la mettre dans cet ét… »

Déjà elle s’était armée d’une dague pour la lui lancer en guise d’avertissement mais Clyde intervint une nouvelle fois. Une main retenait désormais son poignet avant de lui faire ranger sa petite lame. Les deux échangèrent ce regard sérieux et sévère pour que finalement la protectrice quitte le couloir, le menton haut et vexée. Le pisteur lui s’en retourna vers Arthur et lui sourit en refermant la porte.
L’amour rend parfois aveugle comme on dit, et fait commettre des actes irraisonnés. Quoiqu’il en soit, ils étaient désormais tous dehors et attendaient que le Chevalier errant sorte. Blanche avait repris ses esprits et étaient désormais indisposée à tout amusement. S’il désirait une entrevue sérieuse dans la forme, il l’aurait.
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MessageSujet: Re: Une faveur pour tourner la page. [Blanche]   Mer 13 Avr 2016 - 18:18

Il avait choisi d’afficher l’insensibilité de celui qui n’éprouve guère de remords quant à ce qu’il provoquait. La réalité était qu’il avait des regrets, mais la nécessité, parfois, se veut souveraine, faisant fi de nos aspirations véritables. Des regrets, oui, d’avoir incité son compagnon à un tel jeu autant que de l’avoir fait subir.
Mais qu’importe parfois la manière, seul compte le résultat… Et il avait obtenu ce qu’il escomptait : Ils étaient sortis, les laissant se préparer, seuls.
La raison de toute cette manœuvre se trouvait dans l’un des sacs qu’il allait dissimuler avec d’autant plus de soin, car il n’avait aucunement l’intention d’emmener toutes ses affaires, et moins encore l’œuf que lui avait confié Jena. Il hésitait malgré tout, ne voulant pas relâcher sa vigilance vis-à-vis de ce dernier, mais redoutant tout autant la tendance qu’avait les nobles à désirer s’emparer de ce qui ne leur appartient pas… Et face à autant d’hommes, il ne pourrait guère défendre son bien, et il doutait qu’instruire du fait qu’il lui avait été confié par une Gardienne de Néera ait quelques effets.

Désolé que tu ais eu recours à cela.

Il eut une impression, comme un haussement d’épaule mental du reptile qui sortait de sa cachette, dont l’attitude en disait plus que ses pensées. Il était fébrile, la situation avait été tendue et le chevalier avait marché sur un fil, à la frontière qui aurait fait basculer l’ensemble dans l’horreur et le sang, et le dräke en était conscient.

Il utilisa le temps de l’habillage pour réfléchir à la problématique que posait l’œuf… Il avait été idiot, tout ceci était le fruit d’une erreur, d’une bonté d’âme se confrontant à un monde qui en est dépourvu, et le voilà à devoir conjuguer avec les conséquences pour préserver tant sa propre existence qu’une promesse d’avenir qu’il ne voulait pas perdre.
Il repensa aux mots qu’eut l’homme, « Ces gens-là nous méprisent quoiqu’on fasse, la rancœur a pourri leur cœur. », et cela le fit sourire. S’ils avaient fait preuve d’un minimum d’égard à son sujet dès le départ, il n’y aurait probablement pas eu de mépris ou d’agressivité. A choisir cette voie, pour des raisons aussi futiles que l’ennui et l’envie des hommes et femmes d’actions, la baronne et ses sbires avaient choisi la manière dont les choses s’étaient produites jusqu’à présent.

Achevant sa préparation, ayant revêtit son armure de cuir noire, il prit le sac contenant l’œuf sur son dos, le reste de ses affaires sur l’épaule. Il préférait garder un œil sur lui, quel que soit la situation, considérant que si la baronne voulait le voler, il ne pourrait l’empêcher d’envoyer des hommes après leurs départs pour récupérer ses biens… Autant se laisser une petite chance de le défendre jusqu’au bout.
Le reptile était venu se percher sur l’autre épaule, la queue partiellement autour du cou, pour la stabilité. Et jetant un dernier coup d’œil derrière lui, comme redoutant ce qui l’attendait au-devant, autant que pour être certain de n’avoir rien oublié, il finit par ouvrir la porte et rejoint la troupe de la baronne.

« On ne récolte que ce que l’on sème, chasseur, vous devriez le savoir. Prétendre que vous auriez réagi avec courtoisie et bienséance à la façon dont vous m’avez traité, c’est soit de l’hypocrisie, soit une marque de profonde soumission. »

Il avait dit cela avec une certaine légèreté et un sourire qu’il lui rendait. C’était indirectement adressé à Blanche… Et il allait éviter de se prononcer sur celle qui semblait prête à bondir et mordre au moindre mot qui ne soit pas des louanges faites à sa maîtresse, il admirait la loyauté autant qu’il contemplait avec suspicion le manque de retenue… A quelques égards, cela lui rappelait un garde du corps un peu trop attaché à celle qu’il protégeait… Et ce souvenir le renvoya presque une décennie en arrière.

« Nous sommes prêts à vous suivre. »

Avait-il seulement le choix ?
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Une faveur pour tourner la page. [Blanche]   Mar 19 Avr 2016 - 20:56


On avait fait monter la Dame du Val sur Senir, son propre destrier, protégée par Odeline qui chevaucherait sur la même selle. Exceptionnellement et ce malgré les protestations préalables de l'arcaniste que Arthur n’avait absolument pas entendu puisqu’il était occupé à se préparer, la Lieutenante lui pretterait sa monture. Clyde tenait donc les brides qu’il tendit à Arthur une fois dehors. Le chasseur détailla la bête avec un certain intérêt.

« Personnellement, je ne vois pas la soumission comme une faiblesse. La vie est précieuse, chaque âme l’est donc je préfère me soumettre et rester en vie. Après tout dépend quel type de soumission, pour moi il y’en a des bonnes et des mauvaises. Mais tout cela n’engage que moi. Chacun réagit comme lui dicte son instinct. Belle bête. »

C’était son opinion et donc ne faisait pas foi de vérité absolue. Clyde n’avait rien de ces gens qui peuplent les montagnes de Hautval. Non, il avait la peau un peu plus foncée, quelque peu basanée. Il n’était sans doute pas péninsulaire et pour avoir été esclave par deux fois, il avait un avis sans doute bien différent de beaucoup en ce qui concerne ce sujet épineux. Pour lui, c’était aussi une histoire de fierté. Il n’en était pas dénué, mais il l’était à sa manière. Son avis sur la vie d'un être quel qu'il soit était tout simplement différent. La monture confiée à l’ancien noble, Clyde rebroussa chemin pour monter la sienne après une petite tape sur l’encolure. La troupe put ainsi se mettre en route jusqu’à l’hôtel de la famille Ancenis. Blanche avait préféré le recevoir au sein de son hôtel plutôt qu’au Palais de Diantra, elle jugeait cela plus sécuritaire. Arthur tout comme Blanche était le centre de la délégation, la garde veillant bien à protéger leurs arrières comme leurs flancs et éviter toute embuscade. Les rues n’étaient pas franchement sures quand la misère frappait aux portes des affamés. Après un temps, ils parvinrent jusqu’à la « villa » possédant une petite enceinte pour dissuader quiconque de venir s’y aventurer sans en pâtir. Ils mirent alors pied à terre et on conduisit les cheveux aux écuries. Blanche échangea quelques mots avec Odeline.

« Je vais me changer, donnez l’ordre qu’on lui offre une chambre si il le souhaite et de quoi le sustenter en attendant. »

Après une maigre révérence, la Baronne s’éclipsa avec deux domestiques alors que la Soldate dispensait ses instructions. Une partie de la troupe se dissout pour vaquer à d’autres occupations et le reste escorta Arthur jusqu’à une pièce aux allures de petit salon si on exceptait sa sobriété déconcertante. En effet, la décoration était banale et minimaliste comme toujours. Généralement, quelques étagères peuplaient les murs avec des ouvrages, une ou deux tapisseries trônaient par là quand ce n’était pas des coffres. Une table et quelques chaises habillaient le centre de la pièce. Lorsqu’il fut installé, on ne mit pas longtemps à apporter de quoi le désaltérer : du vin évidemment mais il pouvait aussi avoir droit à une cruche de lait frais aussi bien pour lui que pour son animal, à moins qu’il ne demanda de l’eau, ce qu’on lui apporta. Deux assiettes, l’une sucrée, l’autre salée furent aussi dispensées si jamais, ils eurent faim. Arthur dû attendre une bonne grosse vingtaine de minutes avant qu’on n’annonce la Duchesse. Blanche entrait dans la pièce habillée d’une robe noire contrastant parfaitement avec sa peau laiteuse qui ne semblait souffrir d’aucune cicatrice. Un corset bustier en cuir de même coloris lui remontait davantage son avantageuse poitrine. Elle était naturellement accompagnée de deux de ses protecteurs, la première était celle qu'il « connaissait » bien, Odeline - ; qui suivait Blanche comme son ombre -, le second était Clyde puisque cela semblait plutôt bien se passer avec lui, niveau relationnel va-t-on dire. Croisant nonchalamment ses longues jambes galbées après avoir pris place, Blanche joignit ses doigts en détaillant dans un premier temps la bête de ses deux mers tempétueuses puis en vint à Arthur.

« Quelle est votre requête, dont vous vouliez m’enquérir ? »

Il voulait du formel, il en aurait donc.
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MessageSujet: Re: Une faveur pour tourner la page. [Blanche]   Mar 19 Avr 2016 - 23:17

Bête ? C’est quoi ce compliment !
Laisse couler, je doute qu’ils soient du genre à considérer qu’un lézard puisse être aussi malin qu’eux.
Mouais… En tout cas, ça ne me plait pas !
A moi non plus, mais je crois les avoir suffisamment échauffé, alors on va faire comme si, et on va essayer de laisser les choses se calmer… C’est qu’il faudrait penser à en sortir vivant et avec mes affaires. Et je crois préférable, au besoin, qu’ils te sous-estiment, on sait jamais.


L’échange n’avait duré qu’un instant, mais il exigea d’Arthur qu’il se remette en tête ce que venait de dire le chasseur.

« Oh, mais je ne crois pas non plus que ce soit une faiblesse, j’ai moi-même été au service d’homme et de femme, et je suis encore aujourd’hui le serviteur des idéaux et principes que je me suis choisis. La différence, c’est que vous placez votre vie au-dessus de tout, c’est légitime, ça n’est pas mon cas, et je préfère mourir que de les trahir. »

C’était deux visions différentes, la plus naturelle et commune était celle du chasseur, assurément, mais il en avait toujours été éloigné, conscient de devoir servir une personne d’abord, puis une cause et un idéal plus grand que lui-même. Qu’importe ce que la vie lui envoyait à la figure, il demeurait sur cette voie, incapable de vivre autrement, et de toute manière, il doutait pouvoir accepter ce qu’il considèrerait comme un aveu d’échec à l’échelle d’une vie, si cela lui prenait.
Là-dessus, ils l’escortèrent, lui et surtout leur maîtresse jusqu’à l’hôtel particulier de la famille d’Ancenis. Même si il l’avait lui-même réclamé, à l’origine, c’était un sentiment étrange que de se retrouver dans le nid des chouettes d’argent. La troupe se dispersa et on le conduisit dans une sorte de petit salon à l’esthétique assez curieusement simple, mais ça n’était pas pour lui déplaire, et il n’allait pas faire la moindre remarque, il avait connu mieux, c’est sûr, mais aussi bien pire, alors en soit, la sobriété était agréable.
S’il demanda de l’eau ainsi qu’un bol, il ne prit pas le risque de boire ou de manger ce qu’on lui servait, préférant l’eau de sa gourde et pour son compagnon reptilien, ses propres réserves de baies. Certes, elle ne ferait pas tout ça si elle avait simplement envie de le tuer, mais il était dans une demeure hostile à son existence, à priori, alors il valait mieux faire preuve d’un excès de prudence.

L’attente lui permit de se poser, de considérer l’éventualité d’essayer de désamorcer un brin la situation, d’amoindrir, si il était possible, la tension qui régnait. Il en avait suffisamment fait, considérait-il, pour faire comprendre que la soumission ne serait pas au rendez-vous. Inutile d’en faire davantage, désormais.
Quand elle revint, sa tenue avait de quoi surprendre, et le contraste était d’autant plus marqué, bien que l’un et l’autre soit habillé de noir, de la tenue de vagabond par endroit usée du chevalier errant à la robe dont la coupe mettait en avant les courbes pour le moins généreuse de la dame, et dire qu’ils étaient issus du même monde, et avait, en d’autres temps qui paraissaient bien loin à présent, était du même rang.
Si sa vie avait été différente, il n’aurait pas été aussi insensible qu’il l’était aujourd’hui aux charmes ainsi exposés de la baronne – ou comtesse, ou archiduchesse, les dieux le préservent de savoir précisément la façon dont il devait la considérer -, mais il n’allait pas céder face à de tels arguments de diversion.

En tout cas, pour appliquer sa décision de… calmer le jeu, et à présent que les choses étaient établies, il pouvait faire preuve d’un peu plus de manière… Aussi s’inclina-t-il, pas trop bas, il ne voulait évidemment pas suggérer plus que du respect, n’est-ce pas. Et si elle s’était assise, lui avait fait le choix de demeurer debout, au moins tant qu’elle ne l’invitait pas à faire de même.

« Eh bien… » Même si il doutait sérieusement, maintenant qu’il y était, autant essayer, ça ne coûtait rien. « Elle est simple. J’avais acquis une modeste demeure dans les montagnes, au nord d’Ancenis, je souhaite la récupérer pour l’homme qui a servi ma famille aussi loin que je me souvienne, pour le remercier pour sa loyauté et lui permettre de couler ses dernières années paisiblement. »

Avant d’envisager les contreparties, autant lui laisser la main et voir si elle était d’humeur à accepter ce genre de fantaisie, et surtout, à quel prix.
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MessageSujet: Re: Une faveur pour tourner la page. [Blanche]   Jeu 28 Avr 2016 - 17:53


Clyde répondit tout simplement après avoir enfourné sa selle.

« Sans l’ombre d’un doute, je mourrais pour ma maîtresse, la baronne de Hautval. »


Il avait sans doute oublié de préciser qu’il avait seulement rencontré il y’a 5 ans de cela, les personnes pour qui sans nulle doute, il vendrait son âme : sa nouvelle famille, la Garde d'Obsidienne et la Baronne. Mourir pour quelqu’un et chérir la vie n’étaient pas deux choses contradictoires non plus.

*

Arthur put s’asseoir, une fois l’inclinaison notoire de faite, elle l’invita à s’installer et tandis qu’il exposait sa première demande, elle fit voler la cruche de vin dans les airs jusqu’à elle au même titre qu'une coupe puis se servit. Non les boissons n’étaient pas empoisonnées. D’ailleurs, elle but une longue gorgée alors que son regard vagabonda sur l’une des pâtisseries. Elle se pencha un instant et en chipa une, c’était un petit chou fourré à la crème qu’elle ne tarda pas à croquer. Bien que son attention était tournée vers les mets de choix, elle n’en était pas moins attentive mais ne montrait tout simplement aucune expression qu’il put déchiffrer si ce n’est la neutralité la plus totale. A la fin de ses propos, Blanche levait les yeux sur Arthur, laissant planer quelques longues secondes de silence.


« Etes-vous au courant que la personne la plus habilité à répondre à votre demande, n’est non pas moi mais Bathilde d’Ancenis, la légitime baronne en attendant qu’elle soit en âge de gouverner... Donc cette demande s’adresse plutôt au conseil de régence dont mon père fait partie. »

Elle termina sa petite pâtisserie et prit une seconde gorgée pour faire passer le sucre.

« Je suppose que vous voulez que je plaide votre cause auprès de mon père,.. Vous auriez un nom à me donner ainsi que celui de votre demeure ? Je ne peux pas pour l’instant vous promettre l’issue de votre requête puisque que ce ne sont pas mes prérogatives mais je ferais mon possible pour qu’elle aboutisse. »

Les billes s’ancrèrent alors dans les orbes reptiliennes du drake et Blanche parut pensive un long moment.

« Avez-vous autre chose à me demander ? »

En fait, Blanche était plutôt surprise qu’il s’adressa à elle pour ça. Mais bon, sans doute comptait-il sur son influence.
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MessageSujet: Re: Une faveur pour tourner la page. [Blanche]   Sam 30 Avr 2016 - 16:27

« Je n’ignore pas qui sera amené un jour à régner sur l’Ancenois, mais j’agis de la manière qui me parait la plus… prudente. Négliger l’influence que vous pouvez avoir sur la baronnie serait une grossière erreur. Ignorer la manière dont vous auriez pu accueillir de me savoir de retour là-bas sans en avoir d’abord été informé une plus grande. Et si j’en crois la manière dont vous m’avez traité à l’auberge, je crois avoir fait le bon choix. »

Il avait imaginé plusieurs scénarios, probablement exagéré, mais rien ne l’est dans un tel rapport de force, avec le passif qu’il traîne, et c’était finalement de passer par Blanche directement qui lui avait paru la voie la plus sûre pour en sortir vivant, à défaut d’obtenir ce qu’il venait chercher.

« Quant à ce que j’attends de vous, en réalité, ça ne dépend que de vous. Vous pouvez ne rien en faire ou en effet la transmettre au conseil de régence, ce qui signifierait dès lors que vous ne vous y opposez pas personnellement. Il appartiendra ensuite pleinement au conseil de décider ce qu’il en fera. Pour le reste, le Grand Prêtre de Primepreste est au courant, c’est à lui que j’avais confié l’endroit où je me retirais pour qu’il m’envoie chercher en cas de danger, il saura également comment retrouver mon ancien intendant. »

Au fil des années qu’il avait passé en Ancenis, plus qu’avec aucun des seigneurs, il avait noué une relation étroite et de confiance avec celui qui dirigeait la colline qui prie, considérant essentiel que les deux s’accordent et collaborent pour diriger correctement l’Ancenois. Il lui avait confié, à lui seul, la plupart des informations sensibles qu’il ne voulait pas voir tomber entre les mains des chouans, considérant sa neutralité… D’autant que ces informations n’avaient d’importance que pour lui-même.

« Et c’est ma foi la seule raison pour laquelle je voulais vous rencontrer. Quand vous vous serez lassée de ma compagnie, laissez-moi simplement repartir, avec mes affaires et mon compagnon. Et si vous voulez y mettre des conditions, faites, si elle ne déroge pas à mes principes, je les accepterais et les honorerais. »

Peut-être qu’elle en avait de toute façon l’intention, ou non, mais il doutait que la chose soit gratuite. Il resta attentif, ne sachant quoi ajouter, ni vraiment de quoi serait fait la suite. Il doutait qu’elle soit d’humeur à discuter de tout est de rien, à supposer que la chose fasse partie du personnage, mais si c’était ce qu’il fallait pour assurer sa survie, il n’y voyait rien à redire, et il ferait un piètre interlocuteur en matière de politique.
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MessageSujet: Re: Une faveur pour tourner la page. [Blanche]   Mar 10 Mai 2016 - 20:38




« Vous ne m’avez toujours pas signifié où se situait votre legs. Sachant que je ne finirais par savoir où votre demeure se situe donc autant m’épargner quelques lettres à écrire. »

Ce n’était pas dit avec un air désagréable ni condescendant. Le ton était plutôt neutre. Avant de statufier en sa faveur ou non, Blanche préférait savoir à quel patelin l’édifice était rattaché si, il était à Ancenis même ou dans une région de l’Ancenois.

« Et cette dotation, vous désirez la donner à votre serviteur… et ami dans le but d’y revenir pour parfois vous reposer ou pas ? »

Blanche cherchait à savoir évidemment s’il était désireux de retrouver les contrées ancenoises afin d’y couler des jours « heureux ». En fait, cela n’avait pas franchement d’importance car à partir du moment où la requête serait acceptée, les chouettes auraient toujours un œil vigilant sur ses agissements. Et tant qu’il serait tranquille, il aurait naturellement la paix. Il fallait comprendre cette vieille famille qui remontait aux origines du Royaume péninsulaire ne désirait pas qu’on la dépossède à nouveaux de son héritage. Une fois mais pas deux comme le souligne l’adage. Certainement pouvait-il associer cela à de la paranoïa mais se faire retirer ses fiefs étaient tout de même un événement traumatisant. Un fin sourcil s’arqua à ces derniers propos. « Se lasser de sa compagnie » dit-il. Sans doute faisait-il référence à l’ennui que Blanche lui avait témoigné vis à vis de sa vie. Or certes si son quotidien n’était pas trépidante en dehors des alambiquées politiques, elle mettait toujours un point d’honneur à s’intéresser aux demandes les plus anodines, même celles du paysan d’un hameau perdu.

« Je transmettrais tout cela à mon père… Ce sera d’ailleurs l’occasion pour Bathilde de s’exercer à ses futurs devoirs puisque votre requête est assez simple. »

Elle se saisit à nouveau de sa coupe pour s’imbiber le gosier d’un peu de vin et observer Arthur de son œil inquisiteur. Ses billes oscillèrent tantôt sur l’ancien baron, tantôt sur son drake. Après avoir laissé un petit moment de silence planer, elle reprit.

« Qu’est-il advenu de votre femme ? Si vous voulez bien me partager cette information. Elle était une prêtresse de Néera. Seriez-vous veuf … Je vous arrête tout de suite, je ne me réjouis pas de votre malheur. Je connais la douleur qui est celle de perdre l’être aimé… Et on ne se régale pas de ces choses-là. »

Puisqu’Arthur était désormais sur la défensive, Blanche préférait mettre les choses au clair tout de suite.
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MessageSujet: Re: Une faveur pour tourner la page. [Blanche]   Jeu 12 Mai 2016 - 15:59

« Je ne saurais vous le dire précisément, quelque part dans les montagnes au nord d’Ancenis, à l’écart des villes et villages. »

Il n’avait jamais su lui-même la situer sur une carte. Il y avait conduit le Grand Prêtre, à l’occasion, pour qu’il sache à peu près, mais c’était trop vague, trop isolé pour être pointé avec précision.

« Je ne m’y rendrais pas moi-même. Je veux tourner la page, mais j’ai encore des dettes à honorer avant de pouvoir quitter sereinement et sans regret la Péninsule, et celle-ci en fait partie. »

Il pouvait fort bien le dire, la chose était vraie, et elle assurerait à son interlocutrice de ne plus l’avoir dans les parages. C’était également pour lui l’occasion de formuler ses intentions à haute voix, sans pour autant y fournir les détails… Passer un temps encore en Péninsule, à voyager, se rendre chez lui, restituer ce qu’il empruntait encore à son cousin, s’y séparer de son nom et voir comment les choses se présentaient vis-à-vis du dragon avant d’aviser du moment pour repartir en Ithri’Vaan et y disparaitre pour de bon.

« Alors rassurez-vous, on ne me verra plus en Ancenois, je n’y trouverais que des regrets et une vie qui ne me correspond plus, et si je peux m’en épargner, je n’hésiterais pas. »

Son exil, la disparition de Roxane et ses errements en Terres Stériles avaient accéléré le changement qui s’était entamé après qu’il soit presque mort pendant le soulèvement des barons… Et l’œuf que lui avait confié la Gardienne justifiait à ses yeux d’autant la voie qu’il suivait, renonçant à la noblesse de son sang, son héritage, ses prétentions éventuelles, à une vie posée.

Il acquiesça, y ajoutant un remerciement simple quand elle lui indiqua qu’elle transmettrait sa demande à son père, c’était déjà une victoire en soit, le reste ne lui appartenait pas, il ne s’y pencherait pas davantage… Un jour, qui sait, il recevrait une lettre de Jonas l’informant du succès ou non de sa requête, mais il ne se rendrait pas là-bas pour vérifier.

La question qui vint ensuite le surprit. Non qu’il soit hostile, il savait quoi dire sans en révéler trop, mais cela suggérait un intérêt qu’il n’attendait pas de la part de la baronne.

« Les Terres Stériles me l’ont prises peu après que nous soyons arrivés dans cette région. » répondit-il simplement, légèrement détaché. La douleur s’en était allée, il n’avait plus à en souffrir. Seul demeurait le vide, l’absence que ne comblait pas son compagnon à écailles – qui commençait à gesticuler sur son perchoir.
Cela susciterait d’éventuelles questions, et il lui fallait déjà réfléchir à la manière dont il détournerait l’attention des questions plus… sensibles. C’était chose aisée, mais il s’était montré honnête et franc, jusqu’à lors, plus ou moins, il valait mieux paraître le rester et esquiver d’une manière douce les secrets qui couvaient.

« Puis-je vous poser une question, Blanche ? » Oui, c’était osé, mais bon, le formalisme avait-il encore vraiment sa place dans cette situation ? « J’ai compris votre cousin lorsqu’il tenta de me renverser, il y a huit ans de cela. Même si je l’ai contrecarré, sa démarche, de son point de vue, était compréhensible. » Il n’avait pas la volonté de rouvrir une plaie quelconque, il ne se moquait pas, il comprenait réellement, sans pour autant accepter. « Je peux comprendre que votre famille ait pu nourrir une certaine rancœur, un temps du moins. » On les avait chassé de leurs domaines ancestrales – et on leur avait infligé une défaite significative – il était donc normal d’être rancunier. « Mais je ne comprends pas qu’elle demeure encore… Vous avez récupéré vos terres sans que le sang ait à couler, et je ne crois pas que mon règne ait été source de déclin pour ces dernières, l’Ancenois m’a davantage affecté que l’inverse. Le roi qui vous a chassé, sa famille, rien ne subsiste. » Il ne dirait pas que les Ancenis étaient pour partis responsables, mais il n’en pensait pas moins, à travers leur bâtard, Aetius. « Et du temps où vous étiez déjà baronne et moi baron, je ne crois pas avoir fait montre de la moindre hostilité, alors que j’avais l’oreille du roi et duc, je n’ai jamais voulu vous faire chasser. » Le constat posé, il était temps d’en venir à la question.
« Alors pourquoi ai-je encore l’impression que vous ayez de la rancune ? Pourquoi être venue me chercher de la sorte, cette nuit, et m’avoir traité ainsi ? Les vôtres ont été chassé de vos terres huit ans, j’ai perdu mon roi et ami, abandonné les terres que j’avais sous ma responsabilité, perdu mon épouse, renoncé à tout ce qui faisait ma vie auparavant. Que dois-je subir encore pour que vous considériez que nous sommes quittes ? »

Il n’accusait pas, il n’était pas agressif, il était sincèrement curieux, il voulait savoir, bien qu'il n'ait aucune intention, volontairement, de payer davantage pour normaliser une situation absurde, il voulait pouvoir croire qu’il pouvait, un jour, abaisser sa vigilance sans risquer un coup de poignard… Bon, il ne cesserait jamais d’être méfiant, mais il était quand même intéressé… Il avait suggéré de laisser de côté les différends et s’était pris une réaction des plus hostiles en retour. C’était bien qu’il y avait encore anguille sous roche.
Et tout cela faisait également figure de diversion. Oublions les Terres Stériles et ce qu’il avait bien pu faire dans un tel milieu.
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MessageSujet: Re: Une faveur pour tourner la page. [Blanche]   Ven 24 Juin 2016 - 16:44



A la première réponse tant attendue, Blanche se contenta, finalement d’un hochement de tête. Elle se renseignerait. Vaguement. Ce n’était surement pas si important qu’elle voulait bien le croire. Un coude vint s’appuyer mollement contre l’accoudoir de son siège et Blanche laissa sa joue se reposer contre son poing. La coupe dans son autre main, elle faisait onduler le vin au sein du calice. Il sembla que cette femme s’évertuait à ne jamais se reposer, sans cesse en mouvement bien qu’elle put avoir quelque épisode d’apathie sévère. Une nouvelle fois, elle eut un hochement de tête, esquisse moue pensive. Pour lui la Péninsule, c’était, semble-t-il, fini. Ainsi soit-il. Les yeux fuirent un instant vers les vitraux de la pièce et elle marmonna plus pour elle-même que pour apporter quelque chose à la situation.

« Cette même Péninsule qui vous fait et vous défait, un nid de vipères plus dangereux encore que les marais de Faélia. »

Mais malgré toute l’hystérie, la paranoïa, le stress qu’engendraient cette vie qu’elle menait dans la cour des « Grands », de ces gens qui se croient au-dessus des lois, au-dessus des dieux, la Baronne ne pouvait se résoudre à quitter ce monde. D’une part, elle pouvait admirer la facilité avec laquelle Arthur avait quitté ce microcosme et qui plus est sans regret. Non, elle pourrait même l’envier à dire vrai. Mais la Dame du Val était bien trop enchevêtrée dans cette prison péninsulaire. Et puis d’un seul coup, il lui apparut qu’il devait nécessaire avoir un but pour quitter tout cela. Il ne pouvait en être autrement après tout. C’était la raison la plus plausible pour qu’il finit le Royaume des hommes. Les yeux se plissèrent tandis qu’elle réfléchissait à ce qui pourrait l’attirer vers un ailleurs surtout qu’il venait d’avouer que sa femme était morte. Blanche baissa instinctivement les yeux en signe de respect. Elle se redressa et murmura.

« Mes plus sincères condoléances… Parfois… J’ai envie de haïr Tyra… Sans indiscrétion qu’est-ce qui vous a poussé jusqu’aux Terres Stériles… c’est aux confins du monde, si vous vouliez fuir, il y’avait Thaar ou Naelis… »

Trop tard, la question était déjà posée. Blanche est naturellement curieuse. Elle avait gardé cela de sa jeunesse. Tout n’avait pas été consumé. Il subsistait quelques souvenirs de sa curiosité juvénile. A sa question, elle haussa un sourcil de surprise et non pas d’offuscation.

« Hm… Mon père et moi-même ne raisonnons pas de la même manière. Mon père doit sans doute avoir déjà digéré la chose et sa sagesse fait qu’il ne doit certainement plus vous en vouloir puisque pour lui vous avez sans doute déjà payé… A ce titre, mon père, Raymond d’Ancenis est un exemple à suivre… Enfin, je devrais suivre son exemple mais… moi, je ne suis pas comme lui. »

Elle se tut, esquissant une moue de dégout. En effet, la Baronne semblait se mépriser elle-même ou du moins quelqu’un de ses traits de caractères.

« J’ai envie de vous dire que la réponse à votre question est simplement le fait que je suis une femme ? Non… C’est bien plus que cela, je suis rancunière de base et en fait, je suis craintive. Oui, cela sans doit sans doute être ça. Les dernières années furent pour moi difficile moralement parlant… Les morts, les trahisons, je pense que c’est pour moi un fardeau trop lourd… Donc j’en viens à me méfier de tout et de rien. »

Elle marqua une pause par une gorgée de vin.

« En fait, ma venue de la sorte, je ne pensais pas que vous la preniez aussi mal. C’est sans doute mon côté joueur et enfantin. Je ne pensais franchement pas à mal en mobilisant ma garde personnelle et en faisant irruption ainsi dans votre chambre. Après vous vous en êtes offusqué d’une manière auquel je ne m’attendais pas. Je ne sais pas si c’est le fait de… En fait, je ne sais pas. Cela n’avait ni pour but de vous blesser, … Enfin je voulais dire, …. Veux dire… Je ne pensais pas à mal quand j’ai agis de la sorte. Après je n’étais pas au courant de tout ce que vous avez traversé. Je m’en excuse, ce n’était vraiment pas pour me venger de quoique ce soit, c’était juste pour… Je ne sais pas. Sans doute les histoires d’aventure me sont-elles montées à la tête. »

Blanche était sincère dans ses propos. A la base, elle ne voulait en aucun cas le blesser ni même l’offenser. C’était tout simplement jeu. Elle voulait vivre une histoire comme une aventurière.

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